CARACTERE AR ICE RER RONA ER ACT R P
THE LIBRARY
OF
SARAH COOPER HEWITT
PRESENTED IN MEMORY OF
HER FATHER
ABRAM S. HEWITT
AND HER SISTER
ELEANOR GARNIER HEWITT
RS ALACE
PARI TA
n
(RH
WTA
fl
}
ji
5
{
n
L
1, pi;
\
ST
iti
2 7
VISA
+
È
hez]
2
i
D
l
ù
ES
È
SK
TT
i
I
dedita
==
SS
da
Cà S
Rene
SI
aa
cs
RE
o»
i eo ET
+ M OUVRAG ee
SE IZ A
: no Di e LI Ci i
4 x NA | TT Za 0
( PISRRE CASPARD MORO-11R 6)
gra DU VISE ip e EE
sog ZI TUE Le A
de Ganmes e ke Mhatrafes
Aradul ew Stanca
—_——__—»@—_/_——_——-
gere "i (cd © rag a er
ne
( LEOPOLD CRILANOVICH )
ou ee
x
it
Tai
D Lin | È
(VENISE chel'EDITEUR
i 1
AU
PAST
f
| DI Pi |
( PIETRO GASPARE MORO - DIN
(7 abbellita == È
d'Incisioni e di htografie -
badoltamnLrancese
DA
ASA: à ST
i IMOPOLD O CRILANOVICH. |
_—_—-— MERI Sr RAT
=>
(CYENELÌA premo L'EDITORE 5)
(Ce
rt ala
È
(DA
ta
ue
Prononcé par les lèvies d’un bon
citoyen le nom de patrie y appelle
toujours un doux sourire; ce nom
ebranle toutes les facultés de l’es-
prit et inonde lè coeur de la joie la
plus pure; c’est lui qui a enfanté
tant des héros, c’est la muse qui
nous inspire les hymnes les plus tou-
chans, c’est la source sacrée des plus
nobles vertus. Mais si c’est le nom
d’une patrie illustre, d’une patrie
distinguée per sa civilisation et ses
vertus; le nom d’une patrie qui a été
le modèle de toutes les nations et qui
dans tous les temps a brillé du plus vif
éclat, ne devient-il point alors une
Voix secrète qui ordonne à tous ses
enfans de ne rien négliger pour culti-
ver les lauriers immortels qui ceignent
le front de leur mère? Venise, bien
qu'elle ait aujourd’hui perdu sa
nationalité, est pourtant si grande
dans l’histoire, si intéressante dans
sa chûte, si imposante jusque dans sa
dépendance, qu’elle offrira toujours à
l'esprit et au coeur le plus intéres-
sant sujet d’ étude. Belle par son ciel,
belle par ses monumens, Venise est
Quando* suona il nome di patria.
sul labbro del vero cittadino gli ec-
cita un amoroso sorriso; a questo
nome entro al petto il cuor si con-.
fonde fra la gioia e l’ ebrezza del
gaudio; è un nome che fece .degli
uomini eroi; egli è la musa ispira-
trice delle più calde desianze; il
maestro più saggio di discipline no-
bili ed eccellenti. Che se questo nome
valga una patria illustre, una patria
per leggi di civiltà e di ‘costumi di-
stinta; se questa sia stata 1} modello
de’ governi, se conseguito abbia un
alto grado di reputazione e di pos-
sanza, non solo nei facili ma nei
difficilissimi tempi, allora non è ella
una voce arcana che intima ad un
suo fislio di usar dell’ ingegno e del-
la mano a coltivare gli allori di cui
il erine adornossi? Vinegia, benchè
di sè ormai non signora; è tuttavol-
ta tanto grande ne’ suoi fasti, tanto
interessante nella sua caduta; tanto
imponente nella sua dipendenza, che
puote ben d’ assai per indirigere la
mente ed il cuore a parlare su lei,
Bella pel suo cielo, bella ne’ suoi
üne nation; de la forme du gouver-
nement mème qui varla et se mo--
‘ difia selon les circonstances, des mo-
yens auxquels ies Vénittens eurent
recours pour arfiver au plus haut
degré de grandeur, de richesses et
de puissance; de toutes les institu-
tions en um mot qu’ un génie puis-
sant laissa après lui comme un te-
stament du passé, institutions qui sé
divisent en sacrées et civiles, com-
prenant dans les, premières toutes
fes oeuvres spéculatives et morales,
arustiques et littéraires, dans les se-
condes l’influence du élergé sur le
peuple, selon PEvangile, conforme
aux principes répüblicains.
Ces fondemens, que l’on péut re-
garder comme la cause et l’effet du
pouvoir dans un etat, devaient don-
ner aux moeurs une empreinte origi-
nale. En. effet, puisque les premiéres
causes d’ action ont été differentes
chez les Venitieus de celles de tout
autre peuple antique et moderne, il
est clair que les consequences, c’est-
a-dire les inoeurs, devarent aussi
l'être. Or, cela une fois prouve, il est
evident que tout progrès devait être
mecessalrement subordonné à l’im-
pulsion prennère chez un peuple
qui ne fut à sun berceau ni abso-
iumeut miserabile, ni absolument
tranquille, mars parfaitement initié
aux secrets de la grandeur et de
la prospérite dout il avait joui ju-
squ' alors sur le’ continent. L'image
de la prosperite ne saurait s’effacer
du coeur humain ; les oeuvres de l’es-
prit et du coeur, comme celles de
la force physique, devaient donc se
ressentir de leurs causes premières,
bieu qu'aux siècles du moyen âge
forme del reggimento stesso che si
accrebbero e modificarono secondo
le circostanze della repubbiica ; dai
mezzi di cur Viniziani usarono per
fiorire in uno stato esteso, ricco €
potente ; da tutti quegli studi ancora
che il genio prosperoso fascia qual
testamento di ciò che fu, i quali si
spartiscono in civili e sacri, negli
uni comprendendo tutte le opere spe-
culative e morali, artistiche e let-
terarré, negli altri la influenza det
clero sul popolo secondo il Vangelo,
che si conforma ad ogni foggia di
regolare civile governo.
Da queste fonti, che ponne dirsi
la causa e l’effetto dei poteri di uno
stato, 1l costume doveva prendere
un carattere di origimtalità, concios-
siadio, date le prime cause di azione
differenti da quelle di ogni altro po-
polo antico e moderno dell'universo;
era conseguente la particolarità del
medesimo. UI0 provato, ogui ragione
di progresso doveva essere subor-
dinata alle prime impressioni del-
l’utile appresso un popolo che nei
suoi principit non era assolutamente
misero nè perfettamente iranquillo;
sì per intero istruito di ciò che è
grandezza, perchè di poco nella Vi-
uegia terrestre la aveva lasciata. Le
immagini della fortuna fiorente sono
di un'impronta incancellabile nelle
menti umane; quindi così le opere
dell’ intelletto e del cuore, siccome
quelle della mano, seutir dovevano
delle cause loro, benchè nel secoli
di mezzo, od a dir meglio in quel-
li della quasi barbarie, odorino del
depravato gusto, che pero, dobbiam
se (4
è
pu pour mieux dire de la quasi-bar-
barie, elles aient subi l'influence du
mauvais goût qui, toutefois, nous de-
vous le dire pour l’honneur de notre
patrie, ne vint jamais à bout de de-
truire ce caractère de grandeur et de
solidité qui distingua les grecs et
les romains.
Ayant considéré l'originalité des
moeurs comme la conséquence d’une .
cause première dont dépendent les
accroissements de la république, il
est aisé de reconnaître l’origine des
moeurs particulières ou présentes qui
se relient précisement aux générales.
Cette union prouve que la diffé-
rence entre les coutûmes répubh-
caines et les présentes consiste seu-
lement en ce que l’ urbanité des
gouvernemens républicains était bien
faite pour allumer dans tous les coeurs
l’ ambition la plus noble, tandis qu’
aujourd’ hui les coutùmes sont plu-
tot un moyen de divertissement in-
différént, mais nécessaire au soulage-
ment de la population.
Après avoir exposé la raison de la
différence entre les moeurs antiques
et modernes de Venise, faisant toute-
fois dépendre ces dernières des pre-
mières, nons ayons cru sage de suivre
un système logique dans leur classi-
fication, les divisani en deux parties,
sacrée et civile, parties qui furent phi-
losophiquement développées par les
anciens. Nons avons cru en outre que
Ja méthode la plus avantageuse à ado-
pter dans l’exposition des moeurs de
Venise, c'était de suivre naturelle-
ment l'ordre des saisons, commençant
par les délassemens de |’ automne.
Chaque trait caractérisque de ces
moeurs forme une scène particulière,
LA
Li
dirlo, non fu mai potente a distrug:
gere ne’ nostri quel
grandioso e quel
solido, ch’ erano i
grandi caratteri
#
per cui le greche e le romane opere
si distinsero,
Così messa la originalità del costu-
me come conseguenza di una prima
causa da cui le ragioni del progresso
della repubblica dipendono, è facile
comprendere la provenienza de’costu-
mi particolari od odierni che per noi
a punto a’ generali si collegarono.
Cotal colleganza è pruova che la
differenza fra gli usi repubblicani
ed i presenti consiste soltanto in
questo, che quelli del governo ari-
stocratico valevano ad incendere
negli animi il desiderio di emulare
intraprese gloriose che rimembra-
vano, mentre 1 monarchici sono piut-
tosto mezzo di divertimento indiffe-
rente, ma necessario al sollievo della
popolazione.
Dopochè esponemmo la ragione
della differenza fra gli antichi e mo-
derni costumi di Vinegia; ai quali
ultimi peraltro demmo ‘una dipen-
denza ai primi, ci parve opportuno
voler tenere la via del raziocinare
nell'ordinamento dei medesimi, con
lo spartirli in due parti, civile e
sacra (parti che pur furono filosofi-
camente svolte negli antichi); e piut-
tosto miglior cosa estimammo pren-
dere le odierne usanze civili di Vi-
negia secondochè si osservano nel
volgere di un anno, cominciando
dalle villeggiature autunnali. Ciascuu
tratto di questi costumi forma una
scena particolare, ché non è consen-
— 8 —
ear il est gontrare aux principes
dé Ja saine logique de rallier plu-
sieurs choses de nature différente à
un trait particulier; il faut les sé-
parer les unes des autres, si l’on ne
veut point faire disparaître sous
Jeur nombre le fait même qui en est
le sujet.
Il semblera peut-être inconvenant
que dans cet ouvrage nous ayons passé
des principes les plus élevés à des de-
scriptions minues et familières, mais
nous trouvons dans ce que nous avons
dit jusqu’à présent de l’idée et du plan
général de cet ouvrage une réponse
toute prête: c’est, nous le répétons,
que l’on doit étudier les effets jusque
dans leurs causes, et que l’on ne sau-
rait traiter un sujet moral sans le
considérer sous ce rapport. Que l’on
ne s’avise donc point de nons ac-
cuser inconsidérément d’ incohéren-
ce; en fait de moeurs, pour si min-
ces et si humbles que soient les ef-
fets, leurs causes importantes et so-
lemnelles leur prêtent toujours l’ ine
terêt le plus grand.
Nous avons exposéle caractère moral
de cet ouvrage ; espérons que, grâce
au motif qui nous l’a inspiré, il sera,
sinon loué, du moins excusé par les
bons citoyens, et que les étrangers le
considéreront certes comme une in-
contestable preuve de patriotisme ;
mais lorsque nous réfléchissons qu’
un ouvrage de ce genre équivaut à un
abrégé moral de tout ce qui s'opère
dans un état, nous devons avouer que
l’entreprise est épineuse et que l’ef-
fet n'y répond point toujours à notre
bonne volonté. En un mot, entrepren-
dre d’ extraire: de l’histoire entière
Ziente al principit ‘di un buon ra-
gionare se in fatto di costume vi
concorrano assieme cose di natura
differente, le quali debbono disce-
verarsi le une dalle altre per non
distruggere il fatto medesimo che n’e
il soggetto. 7
Ad alcuno potrebbe sembrare per
ayventura incongruo esser noi in
progresso dell’ opera da sottili prin-
cipii passati a descrizioni minute e
famigliari; ma, da quello che sin qui
abbiam messo fuori per far cono-
scere l'indole universale di questo
nostro lavoro deriviamo la risposta
che ci giustifica. Perchè abbiam det-
to che gli effetti devono conside-
rarsi entro le loro cagioni, e che per
nessuna guisa sì può traltare cosa
morale senza considerarla in questo
rapporto. Chi volesse adunque in-
colparci d’' incoerenza è avvisato di
guardarsi a'piedi, avvegnadio il co-
stume da cause grandi e solenni pro-
cedente, per quanto minuta é semplice
ne sia la descrizione, ha un’ impor-
tanza assai rilevante.
Esposto il carattere morale della
nostra opera, noi, per il fine che ci
spigne ‘a pubblicarla, crediamo che
dagli amatori della patria, se non di
laudi seguita, sarà almeno scusata, e
da’ stranieri avuta certamente come
un saggio di patrio affetto. Quando
poi siam consci a noi stessi che
imprese di questa guisa equivalgono
ad un compendio morale di tutto
quello che si opera in uno stato,
dobbiamo confessare che |’ assunto
è arduo, i mezzi spesso disacconci
e talora impacciati, e talfiata troppo
spediti. Infatti egli è istesso clie an-
RARO
d’un pays une pensée qui indique
avec une certitude morale le cara-
ctère général et particulier de ce
même pays, c’est la plus pénible et
la plus ardue de toutes les entreprises.
Au reste, nons avouons franchement
que c’est sur l’analyse que nous avons
posé les fondemens de cet édifice
litiéraire et patriotique. Si dans la
synthèse notre faible talent et nos
efforts ne réussissent pas toujours à
le satisfaire, nous prions le lecteur
d’avoir égard aux efforts que 1° a-
nalyse a coutés à notre esprit, et de
vouloir bien croire que nous aurions
pu peut-être constamment nous sou-
tenir, si dans les difficultés diverses
que nous rencontrions, nous avions
toujours pu nous passer de génie.
Exiger partout des phrases recher-
chées et des vérités largement dé-
velloppées, des raisonnemens subtils
et profonds à Ja fois, un’ style élé-
gant et rapide, ce serait prétendre
que la matière fut ioujours élevée
et susceptible de tous les genres d’é-
loquence.
dar a trovare l'addentellato fra i ro-
vi e le prunaie quando s'imprende
a volere da tutto quanto fece un
governo spremere un concetto che
indichi il carattere generale e par-
ticolare di quello con una morale
certezza. Confessiamo d’altronde, che
questo luogo a cui attaccare la fab-
brica, direm così, de’ nostri studii
patri fu da noi rinvenuto per la
analitica, Che se nella sintesi ci ven-
ner meno loingegno e l’arte, nol non
facciam altro che pregare sì ris-
guardi alla fatica della mente messa
nell’ analisi, e si reputi che l’arte
forse sarebbe stata ad essa per tutto
sollecita soccorritrice, se nelle diffi-
coltà grandi che si paravan davanti
avesse potuto sempre da se senza
lo ingegno bastare. Quindi lorchè
si richiede in, ogni cosa la es-
pressione. studiata e la verità am-
plamente svolta, i ragionamenti ac-
cortamente distesi, la lingua sempre
vezzeggiante e vispa, non si farebbe;
altro che chiedere una veste solenne
per il giorno delle angustie.
pil $ TE
ave pio See dita grep A
hi 3
| red, ke COTES K
‘4 mafe Br da à
è
Poiadbp abi sf gh: Jia)
na des pl
RI RT "A
[PERL PE sua do
des RAC IRE SERRE
RE
QUELS “Hot :
DE.
141
25 Pr
° SER atau “A rs 72
«
RES mie EURE |
tr»
CA
i e
04
j
|
111
f
#
a pus
Co»
CET CN e
PR ii È
alichali pd id
ERI ME
PE
ni GIE Lt BOT?
7
TR CUS
+
y 2 à gato ZE
- ad} ne
> + #9 lus 33
di Mme L'an
an me
Je
de.
J
si
AAA
TZ:
SE 48
Ly
2A
LL
i
/
DEA
4 A; vi /
A
Vi \\
i
me > li
Pirano Regia Citriai Venezia
)
UN MOT DE PREFACE UN CENNO PROEMIALE
de Traducteur del T7 vaduttore
mita
MAO: + OMS AG
Pat,
PRU a
CU
a + Fa È I LOTO pini ni
| ae RE ' \ Sun à
RENE AI pur i | Nr: Ò LEON Li AAA
È + Le] s . h t i È %
Jamais préface ne fut plus juste-
ment motivée, j'ose le dire, que celle
qu'on va lire, si toutefois les quel
ques lignes qui suivent méritent un
titre st pompeux. On n°y trouvera
certes point, selon l'usage, un pa-
négyrique ennuyeux de l'ouvrage
qu'elle précède, encore moins un
insignifiant étulage d’eloges men-
diés et obtenus de la complaisance
de quelques amis: c’est tout sim-
plement l'expression d'un sentiment
vrai, et l’accomplissement du plus
sacré des devoirs, celui de rendre
hommage à la vérité,
Arrivé en Italie, 1 y a quelques
mots, imbu des préventions défavo-
rables que les Français mes com-
patriotes ne portent que trop sou-
vent duns ce payss et que bon nom-
bre d’'entr'eux, ce qui est bien pis
encore, reportent obstinément dans
leurs foyers, j'ai été plus heureux
et plus juste que ces derniers.
Quelques semaines de séjour ont
. dessilé mes yeux ; Jai reconnu
clairement toute l'injustice de mes
preéventions, et certes, je ne pre-
ends point avoir eu méme en cela
Mai fu prefazione; come io ho;
che più di questa necessaria tornas-
se, se però alle poche linee da cui
essa risulta possa darsi una simile
appellazione. Esse non formeranno
il panegirico all opera che prece-
dono, ed a gran pezza meno un’
insignificante enumerazione di elo-
gi; le più volte dall’amicizia e dalla
simpatia derivati; ma la significa
zione di un sentimento vero, e
l adempimento del più sacro dove-
re: dare omaggio alla verità.
Giungeva în Italia da pochi mesi
imbevuto di sfuvorevoli prevenzioni
verso la stessa, delle quali riempiuti
arrivano quivi quasi sempre i miet
compatrioti francesi, e sogliono
con seco riportarle, cosa fortemente
peggiore, ripatriando. Io fui più
felice e più giusto di questi, av-
vegnadio alcune settimane di $0g-
giorno mi fecero cadere dagli occhi
la benda, e chiaramente conobbi
ingiuste le mie prevenzioni. Nè di
fermo perciò io vanto merito al-
cuno. L'accoglienza ch'io nv ebbi
le moindre merite 5 l'accueil que
j ai recu de torts les Italiens, et des
Venitiens surtout, était trop franc
et trop hospitalier pour qu'il en
put étre üutrement. Libre alors des
préjugés qui avaient jusque là trou-
blé ma vue et fuussé mon jugement;
j at pu voir les Italiens tels qu'ils
sont; c’est-a-direé bien différens de
ce que la plupart des voyageurs
nous les ont dépeints. Peuple déchu,
mais non degenere ; hunulié, mais
non aviliet demoralisé, les Italiens
peuvent encore se montrer dignes
de leurs ancètres, jadis maitres de
L'univers: ve dei
Je tv arrête ; ce n'est point si:
rement la matière ou la bonne vo-
lonté qui me manques mais les
bornes que je me suis fixées et
une autre raison encore ne me per-
mettent pas de m’ étendre sur ce
sujet comme je le voudruis. D? ail-
leurs ce n° est point une upologie de
la nation italienne que jul entrepri-
se: cette noble tiche est réservée à
de plus illustres défenseurs. Pour
moi, en écripant cette préface, je n'a
eu d'autre but que d'exprimer pu-
bliquement ma sympathie pour le
peuple italien; sympathie si vraie
que, venu à Venise dans l'intention
de ne n'y arreter que quelques se-
maines, j y suis depuis plusieurs
mois, et j y resterai probablement
long=temps encore, ayant entrepris
la traduction que je présente au-
jourd hu au public.
Puisque l’ occasion d'en parler
s'offre st naturellement ici, je vais
en profiter pour renfermer en
quelques lignes tout ce que je crois
«io à dire à ce propos: c'est que
1
4
setta
da tutti gli Italiani, e dai Vinigia-
ni specialmente, fu così cordiale e
sincera; che veniva impossibile mi ri-
manessi nelmio primo pensiere. Li-
beratomi dai pregiudizi che furono
della nua mente signori, mi venne
fatto di vedere gli Italiani tali e
quali essi sono, cioè differenti molto
da quello che dallu meglio parte dei
viaggiatori descritti mi furono. Po-
polo decaduto, ma non degenerato;
umiliato; ma non avvilito e demora-
lizzato, gli Italiuni hanno ben donde
per reputarsinon indegni di que’ lo-
ro maggiori che stesero lo scettro
di dominio sulla terra universa . .
E qui facciò sosta; non già per-
chè muitria 0 volontà mi mun-
chi, ma per la prefissami brevità.
D’ altra parte non è questa un’a-
pologia della nazione italiana ch'io
stami proposto; assunto che ad-
domanderebbe un ingegno ben al
mio superiore ; imperocchè per
questi cenni non riquardai ad altro
da quello infuori di manifestare
la mia simpatia per il enetico po-
polo ; simpatia cost vera e così
sentita che, condottomi a Vinegia
col divisamento di fermarmivi poco”
tempo, fanno bene alcuni mesi ch'io
mi vi trovo, e rimarrovvi d'ayvan-
taggio, conciossiachè abbia preso a
voltare nella francese favella la
opera presente.
Giacchè spontaneamente mi è
pérta occasione di parlarne, ne
vuo’ trar profitto per racchiu-
dere in poco quello ch'io vorrei
dire su tal proposito, cioè ch'io
cei
je n'aurais jamais publié un ou-
vrage français à l étranger, et en-
core moins une traduction, si l’ a-
mitié n° avait point triomphé de mes
scrupules et de mes irrésolutions.
Tout lecteur intelligent appréciera
aisément mes motifs.
Quant à l'accueil que cette pu-
blication recevra en Italie, il doit
m'intéresser à double titre; en effet,
si j'étais assex heureux pour qu'on
l’y accueillit avec indulgence, mon
coeur, plus que mon amour-propre
encore, serait charme d'un suffrage
que je considererais, non seulement
comme un succès flatteur, mais aussi
comme une nouvelle preuve de la
bienveillance italienne. Au reste,
quelque sort le destin qui l'attend,
cette traduction aura toujours un
grand prix à mes yeux: elle n'a
fourni l’occasion de rendre justice
à un peuple trop souvent calomnié;
mon témoignage est malheureuse-
ment bien peu de chose dans la ba-
lance de l’opinion publique, mais au
moins certes, n'est-ce point le mé-
rite de la sincérité qui lui manque.
C’en est assez ; après avoir volé
un instant avec mes propres ailes, .
je vais humblement les replier main-
tenant et reprendre mes chuines
de traducteur ; je m'y résigne avec
moins de regret, à présent que mon
coeur au moins et ma conscience,
dirais-je presque, sont satisfaits ;
J'ai accompli ce que je regarde +
_ comme un devoir véritable, j'ai réa-
| lisé un de mes voeux les plus chers,
et j'ai prouvé à mes amis que je
n° hesite point au besoin à repeter
hautement ce que je leur ai dit
tant de fois en particulier.
non qvrei pubblicato guammai in
estero paese un’opera franzesca, e
meno una traduzione, se l amicizia
non avesse trionfuto de’ muei seru-
poli e delle mie irresoluzioni. Gli
intelligenti lettori qiustificheranno i
miei motivi.
In quanto all'accoglimento che
questa traduzione in Italia riceverà,
deve doppiamente interessarmi. In-
fatti, se abbastanza fossi fortunato
di vederla con indulgenza accolta, il
nuo cuore più ancora del mio amor
proprio godrebbe deliziosamente di
un suffragio che considererei non
solo come un lusinghiero successo,
ma extandio siccome novel benevolo
contrassegno dell’ italiana nazione.
Tuttafiata, quantunque sia il destino
che le è riserbato, questa traduzione
avrà sempre un gran merito agli
occhi miei, di avermi sommbaustrata
l'occasione di render giustizia ad un
popolo troppo spesso calunniato.
Che se la mia sentenza è di un gra-
do ben lieve nella bilancia della pub-
blica opinione, ail essa certamente
non mancail merito della sincerità.
Dopo essermi un istante soste-
nuto con le mie proprie al, vado
umilmente a ripiegarle e ripren-
dere le mie catene di traduttore.
Mi vi rassegno con meno ramma-
rico, adesso che il mio cuore e la
mua coscienza vennero soddisfatti.
Ho adempiuto a quel che considero
come un sacro dovere, ho realizzato
uno de’ voti miei più cari, ho pro-
vato a’ miei amici che non esiterò
mu un solo istante ad esternar
altamente quello che dissi lor tunte
volte in particolare.
iz SOL La into y:
Ke”
: Mais Le SA enon
i dan PRE dute dures, Pat.
o
FE Mi
si
è st Lipidi à
Sie > te IR tf;
ar, Te LL gu
sh to
,
AA Se HA
is pi vibestà
ic TE nue été
; SRE ON a D
+ pilote GREP EURE Tk pat 2 Fra ly GAI Mugi
#1, la i =
de “UE na pari too >
(RABIUA: sale p"qprustaniuta ; sagra
ie “hp
patata L'on # ask À: tot, pin >
NO +
PIC ce. 91 Ur Pz gui ie adr 4 shox |
4% Lee x hs HE bou |
na
bi US Dia È
Spr drenata seo PERSI 1,08
i DN fas À È Va , / n
ali Due SAS ptt tata i UT SM
+ È der a ica : OPPAIE
+ % i }
Î ; à » 4
à, | PRET ENT ALT DITE at ACTA
4 i
n
on. Ria x
dopage +, 0 SARA *
PACA “à
È Fi Vic
Sons en CAD i
Esagrast site E Lat artt PP pi e A a dpi li Uras Wi
as Sugo iui sé i TI % V ITA alt È di ni Dé | «24 AUS 3 TEA Lap (07) À 294) è d vj
er Vase AVI 4 o { È À n NU va) ara 4», ares
Ra + 3 4 x! Mt SENS ssl dh Be
M ana riti: (NET we { on Me:
clp eis Lod must gs LE Sul ir er
i pn pat RICE CUS VC
vo FO AY. Pts bi” alevgort sì GAB ut. du uo vx
Mii rw ga vini MENA he Ms | puri pla cars vai
punk TS FUN
Dl
quin sb Abitoa: Agna: Un Cr
des: La hot: à Soa Sid di n mb is AE
Ce +.
past da ax x va ni pie Là “one a) eu ss “ sta
4
lo pi MY TE:
Mile Us. IRA e” CI
3 là iaia 1
rezsorata
SRL maman
SAI SPS IAS
Origine des moeurs venitien-
nes et caractère particutier
qui les distingue.
Ne Spr
Delle fonti de’viniziani costumi
e come per esse abbiano un
carattere loro particolare.
+
DI
KE
L
5
A j
HN SEA EE) at Hack SIMA
+ . cite riche d’or, mais plus
encore de gloiré; puissante par ses
richesses, plus puissante encore
par sa vertù ; fondee sur de solides
marbres, assise plus solidement en-
core sur les bases dela concorde ci
vile; entouree par les flots incorru-
pübles de la mer, protegée par des
lois plus incorruptibles éncore.
PETRARQUE.
Si, animé par les plus nobles, senti-
mens de l’amour patriotique; on aimait
à s’entretenir de temps en temps des
objets qui intéressent le plus vivement
Vesprit et le coeur d’un bon citoyen,
certes on ne saurait mieux faire que d’é-
iudier les moeurs du pays qui nous vit
naître, d’ exposer les scènes de sa vie
privée et de dessiner ses fastes inscrits
dans les oeuvres admirables d’ un génie
industrieux et puissant. Mais si ces
moeurs privées sont parfaites et classi=
ques, siles plus merveilleux chefs-d’oeu-
vre des nations civilisées de l’ancien et
du nouveau monde à peine peuvent sou-
tenir la comparaison avec ces prodigieux
ouvrages, alors notre espril, uniquement
occupé de la gloire de nos ancetres, peut
s’élever au plus haut dégré d’ enthou-
siasme, et égaler, s’il est possible, par
V étude de l’esprit et la force de la pa-
. role, ce muet mais éloquent langage de
la vie privée et des chefs-d’oeuvre des
arts. Or, si l’on veut comparer les Vé-
nitiens avec les autres peuples et pro-
noncer un jugement sur le plus ou moins
. + » città ricca d’oro, più ricca
di fama ; potente per facoltà, più
potente per virtù; fondata sopra
solidi marmi, più solidamente
piantata sulle basi della civile
concordia ; cinta da salsi incor-
ruttibili flutti, protetta da più in-
corrutubili consigli.
PETRARCA.
Quando con le più calde disposizioni
di animo patrio di tratto in tratto piaces-
se andare intrattenendosi sugli oggetti
che toccano più da vicino il cuore e la
mente di un vero cittadino, nessuna co-
sa riuscirebbe migliore da quella in fuori
di meditare il costume della terra che
ci fu culla, e quindi di trarre le scene
della vita privata, e di delineare i di lei
fasti espressi nelle opere maravigliose
dell’ industre genio possente. Ma il pri-
vato costume se sia eccellente e classico,
se le meravigliose operazioni del genio
appena appena ammettano comparazione
con quelle delle nazioni incivilite dell’an-
tico e del nuovo mondo, allora l'animo
vòlto alla. contemplazione della gloria
dei maggiori, trova accendimento per
ispignersi alto, ed adeguare, se possibile
fosse, colle espressioni della mente e del-
la parola quelle eloquentissime del co-
stume e delle esterne opere. Quindi se
voglionsi compararele cose fra di loro, ed
istituirne raziocini intorno alla minore o
maggiore ‘bontà di costume e di ester-
na produzione, noi certamente i costu-
sl
de perfection des moeurs et des arts chez
les uns et chez les autres, il est hors de
doute qu’un tel parallèle ne peut qu’ac-
croître encore le trop juste sentiment
d’amour national qui nous anime à trai-
ter un tel sujet, i
Mais comme il est impossible de détail-
ler à la fois les causes particulières de
toute chose, voici le plan que je me pro
pose de suivre dans l’examen de tout ce
qui concerne les moeurs Vénitiennes anti-
ques et modernes et ses productions ar-
tistiques : dans les premières pages, je
traiterai en général toutes les questions
capables de donner une connaissance
exacte des unes et des autres, me résers
vant d approfondir plus tard cette ma-
tière dans un discours détaillé sur le su-
jet en question. De ceite manière, on
pourra saisir plus facilement la vérité
des propositions générales, èt une lu-
‘miére plus pure se répandra en même
temps sur celles qui, bien qu’ elles en
semblent séparées au premier abord, se
rattachenttoutefois intimement aux prin-
cipes généraux.
Quiconque veut établir un système
général sur les moeurs des peuples: ne
saurait s’écarter des premiers pas qu’ils
firent dans leur enfance, C’est lorsque les
peuples débutent sur li scène sociale qu?
ils manifestent au publiciste un caractère
particulier qui les distingue, et ce cara-
ctère est toujours l'effet du besoin. Les
Vénitiens, à l’aurore de leur existence
politique, ne furent ni aflligés par une
extrême indigence, ni exempts des crain-
tes qu’ éprouvent tous les hommes qui
fuient l’ esclavage pour chercher la liber-
té. Ainsi leurs premières actions procé-
daient d’une crainte et d’un besoin pré-
sents. Mais les besoins et la crainte dans
des âmes libres et patriotiques, bien loin
de les abrutir, les aiguisent au contraire
et les perfectionnent, parce qu’ ils les
obligent à chercher les moyens d’éloigner
l’une et de subvenir aux autres.
mi e le ÿiniziane opere con quelli e
con quelle degli altri popoli raffrontan-
do, avremo assai di che nutricare l’in-
terna fiamma di patrio affetto che a co-
desto meditare ci sprona.
E perchè tutte le particolari ragioni
delle cose non si porieno andare. rivili-
cando, così a sporre ordinatamente tutto
quello che ha pertinenza al costume vi-
niziano antico e moderno, ed alle pro-
duzioni artistiche, scientifiche e letterarie
de’ Viniziani, noi fin dal principio, gene-
ralmente dicendo, metteremo fuori tutti
que’ragionamenti che inducano un'esatta
conoscenza di queste e di quello, rimet-
tendoci alle nozioni particolari nel di-
scorso minuto dell’uno e dell’altre, don-
de più agevolmente si comprenderà la
verità delle generali proposizioni, e si
spargerà lume di chiarezza col mezzo di
questo*sopra quelle le quali, quantunque
sembrino disparate, pure si collegano
strettamente coi generali principii.
A stabilire norme generali sui costu-
mi dei popoli non può discostarsi dalle
prime mosse che essi fecero nella loro
infanzia. Egli è quando gli uomini se-
gnano sul quadro sociale i primi lor toc-
chi che al pubblicista mamifestano qual
carattere peculiare li distingua dagli
altri; e questo carattere è l’ effetto del
bisogno. Viniziani fin dal primo albore
della lor vita non furono nè astretti dal-
P estremo rigore dell’indigenza, ned il-
lesi dai timori che hanno gli uomini che
fuggono servità per salvar libertà. Per-
tanto l effetto della loro azione primiti-
va procedeva da un bisogno presente e
da un presente timore. Bisogno e timore
in animi liberi e conti delle cose civili
non infermano gli spiriti, sì li assoliglia-
no, caldamente inviandoli a rinvenire
que’ mezzi che valgano ed i bisogni a
rimuovere ed i timori a sgomberare.
Pourstiivis par les barbares, les habi-
tans de la terre-ferme se réfugièrent sur
nos ilôts déserts et fangeux, et la, soit qu’
ils trouvassent d’anciens habitans, comme
c’est l’opinion la plus commune, suit qu?
eux-mêmes s ÿ établissent les premiers,
ils ne voyaient autour d’eux qu’une mef
immense et libre, des terres incultes et
des ennemis qui, s’ils ne pouvaient tottf-
menter les peuples, les épuiser, les pri-
ver de leurs biens, ne leur laissaient pas
un instant de paix dans leurs demeures.
Nos ancetres, ayant trouve un asile, et
connaissant à fond les arts et les métiers,
cherchèrent, pressés par la nécessité, les
voies qui répondaient le mieux à leurs
besoins. Déjà, errants sur de petites bar-
ques ; ils. parcouraient | Adige, le Ta-
gliantento, le Sile, la Livence, échangeai-
ent les denrées du continent avec les
produits de la péche,etse rendaient aus-
si souvent atiles aux pays voisins pour
le transport des marchandises. Ces pre-.
miers essais de leur industrie et le voi-
sinage de la mer indiquaient assez clai-
rement aux Vénitiens la route qu’ils de-
vaient suivre, tandis que la terre-ferme
était désolée par les barbares, l Ita-
lie oppressée, et perdue toute espé-
tance d’un meilleur avenir. Le nom-
bre des habitans s’ accrut rapidement,
et les besoins de la vie s’ étant accrus
en même temps par une suite toute na-
turelle, ils s’adonnérent à la marine, et
parcoura nt les mers, fréquertérent les
nations étrangères. Enhardis par le bon
succès de leurs premières expéditions,
ils bornèrent moins leurs désirs, et
bientôt une foule d° entr’ eux, débar«
quant tantôt sur une côte, tantôt sur une
autre, glanèrent de leur mieux dans les
propriétés d’autrui, et transportèrent
leurs gains avec ardeur au sein de leur
chère patrie.
Alors se présentèrent d’autres besoins
que ceux de la vie matérielle. Les riches-
ses immenses dont regorgeaient les îles
e
Sur isolotti deserti e limacciosi quei
del continente portavansi, e quivi, o. che
tinvenissero, come è universale opinione,
antichi abitatori, o ch'eî, dalle barbari-
che incursioni sospinti, primi vi si pos
nessero, non vedeano intorno the mare
immenso e libero, terre inculte e nemici
che se non poteano fafestare i popoli
mungendoli e disertandoli di ogni benc;
non gli volevano quieti e tranquilli nelle
loro sedi.
Riparati così i nostti primi avi, con-
scii delle arti e mestieri in mezzo alle
angustie delle cose, mossero da quella
parte che più rispondeva 21 loro biso-
gni. Giù per F Adige, pel Tagliamento,
pel Sile, per il Livenza con alcune bar-
chette andavano vagando, € permutavas
no co’ prodotti della pesca le merci del
continente; e talfiata giovavano a’ paesi
vicini con trasportare derrate. Questi
principii di loro industria, ed il mare vi-
cino suggerirono a’ Viniziani assai facil-
mente a cosa dovessero volgersi, mentre
il continente era discorso dai barbari,
gli Italiani erano oppressati, ed era vòlta
in fuga ogni speranza di fortuna miglio=
re. Quindi accresciuti di numero, e di
conseguente cresciuti anco i bisogni,
eglino si posero sul mare, e quiñct €
quindi scorrendo, pratiearono con le na-
zicui straniere, e fatti audaci dell’ esito
bene avventurato delle prime spedizioni,
allargarono i toro desiderii, ed in breve
molti di que’ valorosi misero un piede
or su questa or su quell’altra costa, spi-
golando dell’ altrui quel meglio che po-
terono, e nel seno della patria diletta a-
lacremente trasportandolo.
Qui sursero altri bisogni che non era-
no quelli di far procaccio de’ mezzi di
sostentare la vita. Riboccando nelle isole
enfantèrent Pavidité et l’ambition qui ne è
croissent et ne se dévellopent jamais das
vantage que lorsque les intérets coms -
muns ne sont pas réglés et contenus par
un bon gouvernement politique et civil:
Ce fut à cette époque que l’on posa
les bases de la constitution républicaine
exclusivement destinée à garantir la li-
berté ou à toûrner à l avantage du bien
national les forces particulières des mem-
bres qui composaient le naissant Etat dé
Venise:
Nos ancêtres s étaient d’abord lais:
sé gouverner par des tribuns, mais ces
magistrats , ne décidant rien sur les
affaires d’ importance sans le consente:
ment, de l'assemblée nationale, appor-
taient mille retards et mille empeches
meris dans les cas qui exigeaient de sa-
ses et promptes ‘résolutions. Voulant
donc obvier à cet inconvénient; on ju+
gea necessaire de concentrer le pouvoir
dans les mains d’un seul à qui l’on don:
ha le nom de doge et le droit de décider
de son chef, lorsque tous les membres du
conseil national ne pourraient se rassem-
bler. Cette élection fut la souree de nos
tables avantages, mais elle causa aussi
de grands maux. En effet la puissance
ducale se rapprochant beaucoup du pou-
voir royal et absolu, les doges boule:
werserent souvent les interets nationaux,
et exposerent l État aux plus terribles
conséquences:
\
Le droit d’hérédité que P on accorda
et ravit alternativement aux fils des do-
ges, selon qu'ils se rapprochaient plus ou
moips du mérite de leurs pères, pronve
évidemment que ces chefs de la répu-
blique, investis d’ un pouvoir si éten-
du, prévariquèrent quelquefois, et que
la nation était si jalouse de sa liber-
té qu’elle n° hésitait pas un instant
à la revendiquer lorsqu’ elle la croyait
sérieusement menacée. Remarquez en
gran copia di dovizie tolte agli altri, le
umane cupidini germogliarono, lè quali
allora crescono piucchemai e si distendo-
no quando i comuni interessi non sono
ancor regolati e bene disposti per politico
e civile governo. i
E qui fu dove si posero le basi fon:
damentali della repubblicana costituzio-
ne; le quali intesero esclusivamente a
guaréntire la libertà e ad attivare con
maggior frutto dei beni nazionali le for-
ze dèi singoli membri ehe il nascente :
stato veneto componevano.
Erano già in sulle prime i nostri la:
sciatisi reggere ai tribuni; ma questi
poteri divisi; benchè in cosé universali
non deliberassero che col consenso della
nazionale assemblea, erano di grande
rintoppo ad espedirsi di quelle bisogna
che domandavano sensate e pronte riso-
lazioni. Indi si pensò che a questo difet=
to volendo provedere, mestieri fosse di
concentrarli in una sola persona, a cui
diessi il titolo di doge, ed il diritto di
deliberare nelle circostanze in cui tutte
le persone votanti nel nazionale cons
cilio non si potessero convocare. Sur-
sero non per tanto grandissimi danni,
benchè da questa elezione. d’ altronde
rilevanti vantaggi provenissero ; con-
ciossiaché la ducea, essendo pressoché
regia ed assoluta autorità , dapprinci-
pio non cessò di manomettere qualche
fiata gl interessi nazionali, e di esporre
lo stato alle conseguenze le più formi-
dabili.
Il diritto di eredità che fu tolto e
concesso alternativamente a’figliuoli dei
dogi secondochéè più o meno si accosta-
vano ai buoni diportamenti paterni,
prova evidentemente che codesti capi
della repubblica di tanto potere inve-
stiti prevaricarono qualche volta, e che
non s’infermesse mezzo a- rivendicarla
quando veniva soverchiamente minac-
ciata. Aggiungi, questa libertà, la quale
poteva assai nci cuori dei veneti, chia.
outre que cette liberté, qui avait tant
d’empire sur les coeurs vénitiens, démon-
ire clairement que leurs chefs savaient
accorder parfois les droits suprémes avec
ceux de la liberté, choses si opposées
d'ordinaire. Et puisque le gouvernement
d’un prince bon, sage, actif et prudent
peut en quelques années faire fleurir le
bien public, même dans le pays où un
long esclavage a énervé et détruit l’es-
prit national, à plus forte raison les
princes Vénitiens, qui étaient souvent
des hommes d’ un grand mérite, choisis
qu’ils étaient par la nation elle-même,
pouvaient diriger à leur gré vers le but
que leur ambition croissante leur in-
diquait un peuple qui jouissait, dans
toute sa plénitude, de la force d’hom-
mes libres et résolus. Et voilà pourquoi,
bien que l’autorité ducale eût été re-
streinte avant le VIII.® siecle, déjà nos
ancétres étaient assez hardis et assez
puissants pour battre sur mer les Es-
clavons, s’opposer vigoureusement aux
progrès des armes françaises sur la ter-
re-ferme, acquérir rapidement une in-
fluence étonnante à Byzance, dominer sur
l’Italie inférieure et élever Venise à un
haut dégré de splendeur. Il est donc
prouvé que si le gouvernement d’un seul
parmi des hommes libres peut, s’il vient
à prévariquer, entraîner des maux et
des inconvénients, passagers d’ailleurs,
incalculables sont les avantages qu’il
procure lorsqu'il s accorde avec l’esprit
national. La forme du gouvernement ne
pouvait néanmoins avec le temps s’ada-
pter et se plier aisément aux besoins du
pays. Venise s’accroîssait à vue-d’oeil, ses
relations s’étendaient, et, par suite,sesin-
téréts commencaient naturellement à se
diviser en extérieurs et intérieurs. Vou-
lant donc régler les uns et les autres, il
fallut, soit pour les internes, soit pour
les externes dispositions, adjoindre aux
doges d’autres personnages distingués par
leurs vertus et leur mérite, à qui l'on
, in quegli stati
riva eziandio che i capi loro qualche
volta sapevano temperare co’diritti sus
remi quei della libertà, cose dissocia-
te; in un tempo anteriore. E siccome
la vita di un buon principe, saggio, pru-
dente ed attivo puote in breve giro di
anni far fiorire ogni bene civile anche
ove la spirito naziona-
le non è pronto ed alacre per antico
servire, così i principi viniziani, che
buoni occorrevano spessissimo , perchè
eletti dal comune consenso della nazio»
ne, tanto meglio potevano drizzare il
governo a quegli scopi che i crescenti
desideri conseguire volevano, perche po
tevano usare della forza di uomini liberi
e volonterosi. Ed ecco, benchè prima
del secolo VIII l'autorità dei dogi fos-
se poco ristretta, che i nostri potevano
armare legni per battere gli Slavi, o sì
veramente gli abitatori delle liburniche
e dalmatiche coste, opporre alla forza
delle armi franzesche, farsi ragguarde-
voli in Bisanzio, imporre all Italia infe-
riore, ed innalzare Vinegia ad un alto
grado di floridezza. Ecco dunque vero
che se il governo di un solo fra uomini
liberi prevaricando . produce danni e
questi transitorii, tenendosi collo spirito
nazionale i massimi vantaggi importa e
conduce. La forma però del governo
coll’ andare del tempo non si poteva di
leggieri a’ nazionali bisogni intieramente
acconciare. Di giorno in giorno che Vi-
negia ampliavasi i suot rapporti cre.
scevano, e pertanto i suoi interessi co-
minciavano naturalmente a dividersi in
interni ed esterni. Volendo adunque
che gli uni agli altri si componessero
bene, era mestieri che tanto pegli in-
terni quanto pegli esterni provvedimen:
ti accedessero alla dignità ducale altri
personaggi per virtù e per meriti di.
stinti, a’ quali venisse addossata o que»
sta o quell’altra porzione di reggimento,
ma così, che la privata amministrazione
come pubblica manifestamente apparis-
+
+
ore
pùt confier les diverses branches d’ admi-
nistration, mais de telle manière pourtant
que la gestion privée fùt considérée com-
A : . SU,
me gestion publique. Par suite, de vio»
lens soupçons commencèrent à germer
dans l'esprit du peuple qui, à mesure que
la prospérité s’augmentait, voyait ceux
qui, dés long-temps, se fesaient appeler
nobles, usurper sous ses yeux tantôt
l’un, tantôt Pautre des droits qui ap-
partenaient auparavant à la société
commune; usurpation qui enfanta bien-
tôt l’exaspération des esprits, les sou-
lévemens, les révoltes et mille autres
troubles publics qui auraient abouti à la
ruine de la république, si les patriciens,
dont le pouvoir s’ était consolidé avec
le temps, n’eussent définitivement ré-
servé à eux seuls le droit de décider
sur la chose publique et décrété que le
salut de l Etat exigeait le cessation de
tous rapports entre nobles et plébéïens.
Il est vrai que cette décision fit couler
bien du sang, mais pour si terribles qu?
\ en furent les conséquences, elles le fu-
rent moins aux nobles qu’ aux plébéiens
qui se virent dépouillés sans retour d’un
droit qui leur était si précieux. Les
grands aussi s’en ressentirent vivement,
à dire vrai, tout victorieux qu’ils é-
taient, car le peuple ayant refusé de
les secourir dans plusieurs guerres qu’
ils avaient alors sur les bras, les nobles
pris à la gorge, se virent contraints à
dissiper en frais de guerre les trésors
amassés pour les besoins publics et l’em-
bellissement de la capitale (1). L'esprit
variable du peuple finit enfin par se plier
aux circonstances et le pouvoir, partagé
d’abord entre tous, s’étant concentré en-
tre les mains de quelques grands, le gou-
vernement devint une véritable aristocra-
Lie. Les nobles voyant, leur puissance tel-
lementaccrue après la victoire remportée
sur le peuple, jugèrent à propos de di-
(1) Laugier.
se. Nacquero quindi le suspizioni grandi
negli animi de’popoleschi, i quali secon-
doché le fortune aumentavano, vedevan-
sì andare innanzi quelli che fin dapprima
si dicevano nobili, e pigliarsi or questo
or quello diritto che d’ avanti alla co-
mun societade apparteneva; e perciò le
concitazioni degli animi, le insorgenze,
le sollevazioni, le riotte, e mille altre
civili disturbanze occorsero , le quali
intentavano la rovina del governo, se i
nobili, afforzatisi del potere, risolutamen-
te non avessero tirato a se ogni facoltà
di deliberare nelle cose pubbliche, e
messo bando che in appresso, per le esi-
genze dello stato, le comunicazioni fra
_ nobili e plebei non avrieno potuto sus-
sistere che con universale pernicie. Ben
è vero che questa risoluzione levò molto
sangue cittadino; ma quantunque si fosse
la conseguenza, dessa non fu tanto infau»
sta a’ nobili quanto lo fu a’ plebei, che
al postutto si videro dispogli di quella
faceltà che tanto accarezzavano. Anche
maggiorenti però, a voler dire lo vero, ne
risentirono assai benché vittoriosi, impe-
rocché la plebe difese di soccorrere lo»
ro in alcune guerre insorte; e dovettero
pigliarla per la gola, profondendo quei
beni che avevano ammassato peribisogni
nazionali e per ornamento della capita-
le (1). L’animo del volgo volubile alla
fine prese le imbeccate, e quello che dap-
prima era governo costituito dalla po-
tenza di tutti, fu rappresentato da pochi
potenti e virtudiosi; vale a dire si tras-
mutò in una perfetta aristocrazia. Ora gli
aristocrati dopo la vittoria contro la
plebe veggendosi alti di potere, pensa-
rono che fosse mestieri diminuire quello
del supremo capo della repubblica, e
perciò, fatto diversi senato-consulti, il
diritto assoluto di dominio del medesi-
mo fu pareggiato a quello degli altri
aristocrati, lasciandogli, diremmo quasi,
(1) Laugier.
— 2
minuer celle des doges, et en conséquen-
ce ils publiérent divers sénatus-consul-
tes par lesquels son autorité absolue
fut réduite à celle des autres nobles, On
ne lui laissa, pour ainsi dire, que le nom
de souverain, et les apparences extérieu-
res de grandeur, nécessaires pour le di-
stinguer comme chef supreme de la
nation.
Les aristocrates avaient usurpé le pou-
voir, mais une forme parfaite de gouver-
nement n’avait point encore été adoptée.
‘ On n’ayait pas encore songé aux disposi-
tions particulières qui subdivisent Le pou-
voir sous l’action de diverses autorités.
Ce besoin se fesait principalement sentir
au XIIL® siècle lorsque nos ancêtres, au
moyen de leurs flottes, inondèrent tout
l’Orient à l’époque des croisades. L’hi-
stoire nous apprend que les Vénitiens é-
taient alors si florissans qu’ on les regar-
dait comme le peuple le plus riche du
monde. Or, si les richesses dans un Etat
libre ne sont point employées en objets
de munificence nationale, si l’on n’en
use point pour le plus grand bonheur
public et particulier, si on ne leur don-
ne point une. valeur qui réponde à l’ac-
ctivité et à L industrie du peuple, elles
introduisent les germes funestes de la
corruption, et chassent du coeur cette
activité efficace qui, tandis que d’un cô-
té elle éloigne de la mollesse, de l’autre
produit des biens qui font la joie du tra-
vailleur. Et une longue expérience ayant
appris aux Vénitiens que cet excès de
richesses pourrait nuire à leur prospéri-
té, ils résolurent d’un commun accord
d’ établir pour chaque branche de l’in-
dustrie nationale divers commissaires et
agents revetus de la noblesse vénitienne,
et dont la rigoureuse droiture sur tout ce
qui concernait |’ intérét général, fut mi-
se à l’abri de la tentation de prévari-
quer par les bénéfices immenses que cet-
te charge leur offrait. En conséquence,
les nobles de Venise résolurent de s’as-
il solo titolo di sovranità e quegli es-
terni monumenti di grandezza ch’erano
necessarii per distinguerlo come capo
della nazione.
Senonché, assunto il supremo dritto
di deliberare dagli aristocrati, la forma
perfetta del governo non erasi per anco
stabilita. Mancavano quelle disposizioni
particolari le quali suddividono il po-
tere sotto l’azione di varie maestrature.
Questo bisogno incontravasi particolar-
mente nel secolo XIII, quando i nostri
per mezzo delle crociate scalarono con
le loro flotte l'universo Oriente. Di-
cono gli storici, che a questa volta Vene-
tici s' ebbero tanta copia di beni, che sti-
mati erano uomini di uno stato il più
ricco di tutto il mondo. Ora in un go-
verno libero se non si adopera delle do-
vizie in oggetti di munificenza naziona-
le, se non si convertono in usi confe-
renti alla maggiore felicità pubblica e
privata, se non si dà loro un valore che
corrisponda all’ attività ed alla industria
del popolo, introducono î mali semi
della corruzione, e sbandano gli animi da
quella operazione efficace, la quale men»
tre da un lato disvia dalla mollizie, da
un altro ingenera beni, la salubrità dei
quali giocondissima torna all’ operante.
E siccome Viniziani conoscevano per
lunga esperienza di casi che questo ef-
fetto della redundanza dei beni porrebbe
aggiuso ogni loro fortuna florida, statui-
rono unanimemente di preporre a tutti
i rami dell’industria nazionale varii com-
messari ed agenti della viniziana nobil-
tade insigniti, i quali per rapporto al co-
mune interesse non potessero fuorviare,
arraffando soverchi frutti dell agir loro.
Quindi li veneti aristocrati concordaro-
no di porsi in eoncilio per istabilire non
4
sembler en conscil, non seulement pour
arrêter définitivement les principes gé-
n raux d’action, mais aussi les régles
particulières qui devaient diriger com-
missaires et agents dans l’administration
de la chose publique. On a déjà observé
dans le Tableau Historique de Venise qu?
au XII. siècle, plus qu’à aucune autre
époque, les Vénitiens s'occuperent de
formuler des lois qui, bien que modi-
fiées et accrues pour les mêmes raisons
au XV.°, ont toujours été la base fonda-
mentale du gouvernement. Or, comme
la loi est le tableau des moeurs et sert
même de régle pour les coutûmes à ves
nir, il arriva qu’au XV. siècle les
moeurs vénitiennes avaient une forinean=
tique quant à leur essence, et moderne à
cause de nouveaux statuts nécessités par
les biens que, dans le laps de neuf siécles;
l’industrie nationale avait acquis et aug-
mentés. Ainsi, puisque lon ne saurait
faire connaître les moeurs en général sans
remonter aux lois fondamentales et en
examiner , sinon les détails, au moins
’ensemble, nous allons passer en revue |
les statuts concernant les diverses bran-
ches de l’industrie, ce qui doit pré-
eisément nous mener droit aux moeurs
vénitiennes.. ; i
Les lois de Venise peuvent se diviser
en deux branches pripcipales: les lois
civiles et militaires formaient la premiè«
re; les lois concernant le culte extérieur
dû à Dieu et aux saints formaient la see
conde.
Quant aux lois qui regardent 1’ ordre
civil, les Vénitiens pensèrent sagement
qu’il était nécessaire de ne jamais per-
mettre aux grands la transgression des
règlemens qui les contenaient dans le
respect dû à la justice. Us fixèrent donc
‘clairement les droits et les devoirs du
doge, des inquisiteurs d’Etat, du conseil
des X, des Quarante et du grand conseil.
Ainsi, les dignitaires les plus élevés de
VEtat devant obéir à une régle:générale,
solo formalmente i principii generali di
azione, ma quelle norme particolari die-
tro le quali e commessari ed agenti do-
vessero la pubblica cosa rettamente am-
ministrare. Nel Quadro Storico di Vene-
zia si osservò come in quest'epoca del
trecento più che mai Viniziani messero
loro ingegni alla forma delle leggi .le
quali, benchè nel cinquecento per le
stesse ragioni modificate ed aumentate,
furono però sempre la base fondamen-
tale del governo. Ora siccome le leggi
sono il quadro dei costumi e norma an-
cora alle future costumanze, così ad-
divenne che nel secolo XV li nostri co-
stumi avessero la forma antica in rela-
zione alla loro essenza, c la moderna
rispettivamente ai nuovi statuti derivan-
ti dai beni che col processo di nove se-
coli l'industria della nazione aveva ac-
quistato ed acercsciuto. Ed avveghaché a
conoscere il costume in generale non si
può altrimenti fare che risalire alle leggi
fondamentali e vederle, se non minuta-
mente, almeno in*generale nella impor-
tanza loro, così noi lo faremo distenden-
doci ad osservare quegli statuti che avea-
no rispetto ai diversi rami dell’industria,
il che appunto dee fraitarci la meglio
parte di conoscenza sul costume.
Le leggi viniziane possono dividersi in
due rami essenziali, in quello cioè che
avea riguardo all’ ordine civile e milita-
re, edin quello che rispettava al culto
esteriore dovuto al Signore ed ai Santi.
E dicendo delle leggi che risguarda-
vano all’ordine civile, Viniziani cre-
dettero saviamente opportuno non si
dovessero trasgredire quelle discipline
che contenessero in divozione alla giusti-
. zia ed allaequità i maggiorenti dello sta-.
to. Quindi statuirono quali diritti e do-
veri spettasséro al doge, agli inquisitori
di stato, al concilio dei X, alla quarantia
ed al maggior-covsilio. Così nasceva che
i poteri più cfficaci dello stato dovendo
il s’ ensaivait qu’ ils ne pouvaient, lors
même qu’ils Pauraient voula, se laisser
emporter au torrent des passions privées,
et par conséquent à des abus de pouvoir
qui sont le germe des maux les plus fu-
nestes pour Etat, puisque, grâce à cette
distribution régulière des droits et des
devoirs de chaque magistrat, bien con-
rue de
ent été
pis. Ainsi done, si les chefs de l Etat
sur le-champ découverts et pu-
cux-m'mes ne pouvaient se laisser en-
trainer au mal, à combien plus forte rai-
son n’était-il pas impossible de le faire
aux magistrats inférieurs qui dépendaient
des premiers? S° il s’élevait un soupçon
sur quelque employé subalterne , qui
pouvait échapper à Vocil du sénat qui,
par la sagesse de sa constitution, de-
vait nécessairement découvrir jusqu'aux
moindres foutes des fonctionnaires pu-
blics? Mais si les chefs,de la république
eux-mêmes étaient si sévé-ement surveil-
lés, à quel point ne devaient pas } être
les simples citoyens qui voyaient briller
dans es magistrats l’éloquence, la mode-
stie, l’indulgence ct la fermeté réunies ?
Combien est juste l’ancien proverbe qui
dit que chacun se conforme à l’exemple
du prince! En outre les lois civiles qui
subdivisaient les charges devaient en mè-
me tempsles classer de facon que chaque
affaire, selon sa nature, fût traitée par
icl ou tel magistrat. En effet, permettre
à tous fndistinctement de prononcer ju-
ridiquement leur jagement sur des ma-
üières semblables, € aurait été un véri-
table désordre.
Nous avons vu plus haut que le ARE
siècle fut un des plus florissans pour Ve-
nise, si l’on considère spécialement les
trésors imménses ct Vincorruptible vertu
qui se conservaient et s° accroissaient
encore. Une suite naturelle defcel état de
choses fut la création de magistrats char-
gés de survciller Les diverses branches
tout le monde, ces abus aurai-'
agire in conformità ad una massima uni-
versale, non potevano essere distratti da
private cupidigie e conseguentemente da
quegli abust di potere ehe sono il ger-
me funesto d inconcepibili mali agli sta-
ti; conciossiachè per questa regolare
disposizione dei diritti e dei doveri déi
singoli magistrati, diritti è doveri a tutti
nolt,i violatori di questi sarieno stati con
tostezza disvelati, ed all’uopo puniti. Se
dunque ciò che costituiva il nerbo del-
l’ autorità dello stato mon poteva alle
male arti inclinare, quanto men lo do-
vevano quegli altri maëéstrati inferiori
che dello in tatto da lui dipendevano?
Occorreva quindi qualche suspizione so-
pra an ministero subalterno, chi poteva
faggire all’ occhio del senato, che per la
saggezza della sua istituzione necessa-
riamente intravedeva e discovriva i più
piccoli mancamenti de’ministri? Che se
quelli che presicdevano alla pubblica
cosa andavano così riguardati per noû
adombrare ed incespare, cosa dovevano
essere i privati cittadini i quali nelle ma-
gistrature vedevano la equità eloquente
e chiarita, la modestia. speéchiata ,
la bontà indulgente e ta forza confor-
me? È ben vero l’antico adagio che allo
esempio del principe tutto il mondo
s’informa. Le leggi poi civili che suddivi-
devano ministri, dovevano eziandio clas-
sarneli perche le bisogna; secondo la na-
tura loro, o da quello o da questo mae-
strato trattate venissero y conciossiadio
sarebbe stato disordine. che indistinta.
mente avessero essi portato: giuridica-
mente loro sentenza sopra un oggetto
della medesima qualità.
Più insuso abbiam detto che il secolo
XII fu uno de’ più floridi del veneto go-
verno se si risguarda specialmente, ai
molteplici beni ed alle incorrotte virtà
che si serbavano ed accrescevano. Quin-
di andava di conseguenza vi si insti
tuissero maestrature le quali tenessero
forte sui diversi rami clio componeta-
+,
x
qui formaient la totalité des richesses
vénitiennes. Or, le besoin ayant poussé
nos ancêtres à s’adonner à la marine, et
les ressources maritimes. formant leur
principale force, ils dürent naturelle-
ment s’ appliquer à perfectionner leur
art, à découvrir les nations et les ports
les plus avantageux pour l échange de
leurs marchandises, à lier des relations
avec les puissances étrangères au moyen
de la diplomatie, à obtenir auprès d’el-
les des charges et des dignités, afin de
pouvoir protéger les établissemens et les
colonies vénitiennes, et enfin, s’appliquer
à mettre les Vénitiens au niveau des con-
naissances scientifiques, artistiques et
économiques des autres peuples. Il fal-
lait done que la marine eût des inspec-
teurs particuliers qui veillàssent à ce
que l’étude de la Nautique, de la Géo-
métrie, de la Mécanique, de 1° Astrono-
mie, de la Physique, de 1 Architecture
navale fùt encouragé et sagement réglé.
En outre il fallait un Amiral ou chef su-
preme de la flotte, qui connùt à fond,
non-seulement les réglemens en question,
mais aussi la Géographie, l’Ethologie (ou
science des moeurs des peuples), la Phi-
losophie, les Langues, la Politique et la
Diplomatie pour traiter avec les souve-
rains étrangers en qualité de chargé
d'affaire oureprésentant dela république,
l Economie enfin pour: pouvoir équita-
blement balancer les intérêts de son pa-
ys et ceux des autres nations. Il fallait
encore un magistrat qui veillàt dans l’in-
térieur de 1° Arsenal à l’activité des tra-
vaux, car chacun sait que le temps me-
sure la valeur des choses et que là où
régnent la paresse et 1’ indolence, il est
impossible de se former une idée juste
des choses et d’en calculer les effets.
En outre lorsque l’activité des marins
avait obtenu les bénéfices que l Etat en
attendait, il fallait que d’autres magis-
no la università delle fortune della re-
pubblica. E perocchè il bisogno primo
suggeriva agli antichi avi nostri di affi-
darsi alle sorti marittime , nasceva che i
principali loro esercizi referendosi alla
marina, introducessero altri bisogni, i
quali consistevano nel perfezionare que-
st’ arte, nel trovare porti e nazioni con
le quali mercantare col massimo utile,
nell’ aprire una comunicazione fra la re-
pubblica e gli stati esteri mediante ia
diplomazia , nell’ assumere gradi e di-
gnità appresso gli esteri sovrani onde
guarentire le colonie viniziane ed i fon-
dachi che vi si porrebbono , e nel da-
re simultaneamente allo stato scientifi-
ci, artistici ed economici rapporti con
altre popolazioni. Quindi si richiedeva
necessariamente che per la marina vi fos-
sero uomini del senato i quali invigilas-
sero perchè lo studio della Nautica, del-
la Geometria, della Meccanica, dell’ As-
tronomia, della Fisica, dell’Architettura
navale venisse promosso e saviamente
temperato. Oltre ciò vi voleva l’ ammi-
raglio od il duce supremo della flotta il
quale ne sapesse assal avanti di cosiffal-
te discipline e della geografia eziandio,
dell’ etica o dei costumi dci popoli, di fi-
losofia, delle lingue degli esteri, di poli-
tica per trattar seco loro, di diplomazia
per conferire legalmente co’medesimi
come autorità delegata o rappresentante,
di economia per poter bilanciare equa-
mente gli interessi del proprio con quel-
li degli altri stati. Vi doveva essere .n-
cora il magistrato che intendesse nello
interno dello arsenale all’attività dei la»
vori, perchè ognuno sa che il tempo mi-
sura le cose e dà il valor alle cose; e per-
ciò si dice che là ove è ignavia e vecor-
dia, non è andazzo a poter formarsi un
sicuro termine delle cose per calcolare
dei loro effetti.
Da presso, quando l’attività dei ma-
rini avesse riportato gli avvantaggi che
lo stato si aveva proposto, era biso-
.
— 29 —
trats particuliers se chargeassent de di-
sposer le plus avantageusement pos-
sible pour la république des denrées,
des produits et des ouvrages étrangers
importés à Venise. Les magasins de cet.
te ville étaient donc seus la surveillance
de divers mandataires du sénat qui, d’a-
près des ordonnances particulières, ré-
glaient le pr des marchandises, les
échangeaient avec l Etranger et en fi
xaient la valeur, afin que les citoyens
n’eussent poiut à souffrir des caprices
du marchand, qui, s’il n’est point surveil-
lé, donne souvent aux denrées un prix
supérieur à leur valeur véritable. Mais ces
réglemens étaient en vigueur au-dehors
comme au dedans de la ville, carles pro-
vinces sujettes à Venise devaient, con-
formément à la politique de l’ Etat, ado-
pter les usages et les statuts Vénitiens, le
sénat traitant en véritable père les habi-
tans des pays conquis comme ceux de la
capitale. Les mandataires à qui le sénat
confiait le gouvernement des provinces
conquises, étaient à peu prés ce que sont
aujourd hui les gouverneurs ét les vi-
ce-rois.
Si les objets acquis n’étaient pas des
stinés à l’usage des particuliers, mais à
des ouvrages publics, alors le soin en
était remis à d'autres présidents et à d’
autres directeurs. I” histoire vous aura
déjà appris qui lorsque il .s’ agissait de
paver quelques quartiers boueux de la
ville, de poser les fondemens d’ édifices
publics, etc., c’étaient des commissaires
ad hoc qui traçaient le plan des constru-
ctions, et le soumettaient immédiate-
ment au sénat, afin de pouvoir ensuite
mettre la main à l’ ouvrage avec la dili-
gence et l’activité qu’ exigent de pareils
travaux.
On peut dire que jusqu'au XV. siè-
!
gno che altri maestrati particolari a-
vessero cura che le merci, le grascie, le
derrate e le opere straniere nel seno del-
la repubblica traslate, fossero disposte in
modo il più utile per la medesima. Quin-
dii fondachi di Venezia erano diretti
da diverse persone dal senato deputate,
le quali dietro particolari statuti sta»
bilivano li prezzi alle mercatanzie, le
permutavano con le straniere, ne fis
savano i valori perchè i cittadini non
avessero a soffrire per il capriccio del
mercante, il quale se non è vigilato di
spesso dà alle merci un valore maggiore
alla intrinseca lor qualità. Ma non sola-
mente nello interno erano in vigore questi
provvedimenti, sì nello esterno ; concios-
siadio le provincie soggette alla domina-
zione dei Viniziani dovevano per princi»
pio esclusivo della loro politica assume-
re un fare conforme al veneto ‘governo,
perchè da lui veniano risguardati con
occhio del padre tanto i sudditi della
capitale, quanto quelli delle terre sog-
gette. I ministri della repubblica delega-
ti a curare i dipendenti a lei nelle terre
di sua conquista rappresentavano le ve-
ci del governo alla maniera, stessa che
noi veggiamo fare dai vicerè e dai go»
vernatori a’ tempi nostri.
Se poi gli oggetti acquistati non fosse-
ro stati per uso dei privati, ma ayesser
dovuto convertirsi in pubbliche opere,
allora altra maniera di presidenti e di:
rettori delle opere stesse si richiedevano.
Già si sa per le storie che o fosse da la»
stricare diversi tratti palustri della città,
o si avesse da porre le fondamenta a edi-
fizi,a templi e così via, commessari si de-
putavano i quali formavano i loro studii
per le pubbliche costruzioni, e gli as-
soggettavano da presso alle deliberazio-
ni del senato, per poter poi dar mano.
con quella diligenza operosa che si ri»
chiede a condur bene a fine un qualun.
que proposto.
La gerarchia ecclesiastica de’ Viniziani
-
= 90 16
éle un évêque fat le chef de l'hiérarchie
ecclésiastique à Venise, mais Laurent
Giustiniani, à qui ses vertus ont mérité
F honneur insigne d’être mis au rang
des saints, ayant été, apres la suppression
du Patriarchat de Grado, revêtu de la
dignité de Patriarche de Venise, le sénat
se vit alors obligé par les cirtonstan-
ces de réformer, au moyen de lois civiles
coërcitives, l’ordre et les moeurs du cler-
gé, conformément aux lettres encycliques
que le Patriarche publiait pour le me-
me objet. Ce fat alors sttrtout que les Vé-
nitiens montréerent l’ influence dont ils
jouissaient auprès du concistoire papal,
car on peut avancer hardiment que des
puis le XV.° siécle jusqu’à plus de la
moitié du XVIII, ils eurent toujours
pour évêques; soit x Venise, soit dans les
provinces, des nobles où tout au moins
des sujets vénitiens.
Vers la fin da XVII. et au commen:
cement du siècle présent, les potentats
Européens, et Napoléon surtout, fi-
rent FPimpossible pour que Rome remit
aux souverains la nomination des évé-
ques, et se réscrvàt seulement le droit de
confirmation et de consécration. Nos ans
cetres pourtant, sans tant guerroyer avec
le St Siége, obtinrent presque dés l’au-
_rore de leur influence politique ce. pri=
vilége qui ne laisse pas d’être important
pour la bonne harmonie entre les droits
civils et ecclésiastiques. De plus, comme
ceux qui arrivaient à Venise au faite des
grandeurs sacrées, étaient presque tou-
jours patriciens, le sénat pourvut à ce
que les menses épiscopales et surtout la
patriarcale, continuàssent à jouir des re-
venus primitifs qui certes, n’étaient pas
modiques, puisque chacun sait avec quel-
le adresse les clercs, tant séculiers que
réguliers, avaient su profiter dans les pre-
miers siècles de l'Eglise, de la généreuse
piété des croyants catholiques.
fino al secolo XV può dirsi atesse capo
da un vescovo; ma investito, colla sop-
pressione dél patriarcato di-Grado, della
dignità e della giurisdizione di patriarca
di Vénezia Lorenzo Giustiniani, che per
la santità della vita, la mitezza dei co-
stumi ificorrotti fu assunto all’alto onore
de’santi, allora nelP amplitudine dei casi
il senato provvide a rif(8mare per civili
leggi coercitive 1’ ordine e la vita de’ che-
rici, unitamente alle lettere encicliche
che il patriarca medesime al medesimo
éffetto spacciava. Fu allora specialmente
che Viniziani mostrarono diavere fortein+
fluenza nel concistoro papale, pechè può
ben dirst senza dubbio di errare che dal
secolo XV fino oltre la metà del XVIII
eglino ebbero sempre non si in Venezia
che nelle provincie vescovi tratti dalla
nobiltà, o per lo meno figliuoli della re-
pubblica.
Sul terminare del secoto XVIIF e sui
principii del presente; i potentati curo-
pei e specialmente Napoleone fecero tan-
to perchè Roma consentisse che le no-
mine dei vescovi appartenessero ai go+
verni civili, é che essa si ritenesse sol-
tanto il diritto della conferma e della
éonsecrazione dei medesimi. Eppure, i
nostri senza tanto guerriare di opinioni
colla santa sede, si può dire che sin dal
bel principio della loro‘ influenza politica
conseguissero questo effetto, che pure è
vilévantissimo per la composizione dei
diritti civili ed ecclesiastici insieme. Sic-
come poi erano quasi sempre uomini di
gente patrizia quelli che ai supremi gra-
di della dignità ecclesiastica erano mos-
si, così ancora il senato provvide che le
mense épiscopali e peculiarmente la pa-
triarcale ritenessero gli antichi proventi,
i quali certamente erano ricchissimi,
giacchè si sa quanto bene, scorsi i secoli
della chiesa primitiva, i cherici sì se-
colari che regolari avessero saputo ap-
profittare della pietà generosa dci cre-
denti cattolici.
e 31 —
7
Mais tous les corps ecclésiastiques: ne
pouvaient s’ administrer ex officio. H
existait à Venise une loi civile qui obli-
geait tous les corps ecclésiastiques à ren-
dre compte à l Etat de leurs revenus,
et lorsqu? ils dépassaient les bornes qui
doivent être fixées à la modique fortune
des ministres de Dieu, on prélevait l’ex-
cédent pour lé déposer dans le trésor pu-
blic, tandis que si au contraire les rentes
de quelque corps ecclésiastique étaient
insuffisantes pour pourvoir convenable-
ment à son entrelien, c’était V Etat qui
comblait le déficit. Une autre loi véni-
tienne relativement aux fonds des famil-
les sacrées, établissait aussi sur cet article
deslimites déterminées. Une troisièmeloi,
arrêtée parle sénat an commencement du
XVI.° siècle, statuait en outre que, dans
les cas urgents, les biens ecclésiastiques é-
taient déclarés aliénables, ou du moins
leurs revenus disponibles de manière que,
sans priver le clergé des moyens de subsi-
stance, on pùt soulager en même temps
les besoins de la répüblique. Le sénat
qui, par les diverses dignilés dont il jo-
uissait, était à même de connaître la con-
duite morale et civile des cleres ne
négligeait point, chaque fois qu’une so-
ciété religieuse se refusait à remplir telle
ou telle autre obligation, de lui interdi-
re tout exercice des fonctions sacrées, et
au besoin même, de la punir selon les
lois qui concernaient la lésion du droit
public.
Nous avons dit que les magistratures é-
taient constituées de manière è pouvoir
aisément découvrir et redresser tout abus
politique, et que par conséquent elles sa-
vaient agir vigoureusement lorsque les
circonstances l’ exigeaient; mais cepen-
dant la politique demandait que lorsque
les délinquants appartenaient de loin cu
de près au culte des autels, leur juge-
ment et leur punition fussent remis à
une commission ecclésiastique. IT s° en-
snivait que Ie champ des questions cc:
Ma tatti i corpi ecclesiastici non pe-
tevano amministrarsi ex officio, Vi avea
una legge civile appo i Veneti la quale
statuiva dovessersi riconoscerele rendite
di tutti i corpi morali ecclesiastici, e
quelle che eccedessero i confini entro i
quali 1’ economica fortuna dei ministri
dell’ altare dovea essere ristretta, si de>
cimassero, depositando le giunte nel
pubblico erario, ed allo incontro si sup-
plisse coi prodotti del pubblico se li pro-
venti di alcuni non fossero stati bastan-
te al loro convenevole mantenimento.
Anche un’altra legge ricorrea ne” vene-
tici statuti relativamente ai fondi delle
famiglie sacre, per cui essi non potevano
averne che una determinata quantità. Si
stabiliva con un’altra legge, che fu vins
ta in pregali nel priocipiare del XVI
secolo, che ove imperiose circostan-
ze dello stato lo richiedessero, i ‘be-
ni ecclesiastici fossero alienabili, od als
meno disponibili i frutti loro in quella
misura che non privasse i cherici dei
mezzi da sostenersi, e conferisse poi e-
‘gualmente ai pubblici interessi. Il senato
che per quelle differenti dignitadi che
aveva cera necessariamente al caso di co-
noscere la condotta morale e civile dei
cherici, non trasandò, alloraquando al-
cune società religiose certe obbligazioni
non disimpegnavano, di sospendere ogni
loro azione, e se bisogno vi fosse stato,
di punirle secondo le leggi che riguar-
davano alla lesione del pubblico diritto.
Noi diceinmo che così erano composte
le maestrature da poter di leggieri ogni
mal uso politico comprimere e distorna-
re, e che perciò ove gliene occorreva la
circostanza, sapeano farlo di netto; ma
nondimanco la politica insegnava, che
le pene che si dovevano infliggere a’ rei
che fossero iniziati, o che veracemente
le cose sacre ministrassero, fossero rico-
nosciute da una delegazione ecclesiasti-
ca e per essa sancite. Ne derivava di qua,
cho i negozi ecclesiastici‘avevano un fos
PE" 00
clésiastiques offrait toujours un libre ac-
ces à tous les droits du civil, ou pour
mieux dire, le gouvernement civil jouis-
sait sur ces matières d’une influence aussi
grave qu’ indépendante. L’ office de la
Sainte Inquisition en cffet était en tout
conforme à celui des Inquisiteurs d’Etat,
Si ceux-ci connaissaient des actions qui
blessaient les principes fondamentaux de
Ja république, de leur côté les ministres
de la Sainte Inquisition connaissaient
des faits moraux qui, non-seulement s°
opposalent aux maximes de la religion,
vais pouvaient aussi attenter à celles de
Ja république. De manière que la Sainte
Inquisition se combinait sur plusieurs
points avec l'office de 1’ Inquisition ci-
vile et politique; d’où s’ensuivait néces-
sairement que les intérets civils et ec-
clésiastiques se combinaient simultané-
ment entr” eux. ;
Les collégiales canoniales étaient aussi
sous la surveillance politique de l'Etat,
et les paroisses de la capitale elles-mé-
mes réconnaissaient des employés civils
revétus par le sénat d’un pouvoir délibé-
ratif sur les intérêts de chacune d'elles.
Noas avons aujourd’hui pour la dota»
tion des clercs que l’on nomme patrimoi-
ne ecclésiastique, divers règlements qui
ont beaucoup de conformité avec les ca-.
mons du concile de Trente. Les Vénitiens
pourtant n’avaient point tout-à-fait les mês
es principes ;, plus. désireux d’avoir de
bons que de doctes ministres des autels,
ils n’exigeaient pas de nombreux certifis
cats d’une science ample et variée; mais
P étude de la morale, du droit canon et
de la théologie suffisait pour permettre à
tout homme de bonne volonté de se con:
sacrer au service divin, et l’on pourvoyait
aux frais, soit avec une partie des menses
épiscopales, soit avec une pension viagé-
re, soit par l’entretien assigné av sein de
quelques familles régulières, ou enfin au
moyen des contributions volontaires que
les patriciens offraient aux jeunes-gens
ro aperto perché quello civile vi entras-
se co’suoi diritti, che è meglio dire, lo
stato civile esercitassesur essi un’impore
tanza gravissima ed indipendente. L’ uf-
ficio della sacra Inquisizione di fatto era
conforme a quello degli inquisitori di
stato. Se, questi inquisivano di quelle
azioni che si opponessero a’principii fon-
damentali della repubblica, non meno i
ministri della sacra Inquisizione si vede-
vano inquirire que’fatti morali che oppo-
nendosi alle massime di religione potes-
sero attentare simultaneamente a quelle
della repubblica. Sicché la sacra Inqui-
sizione per alcuni lati si combimava con
l’ufficio della civile e della politica, e
perciò contemporaneamente si compo-
nevano cogli interessi ecclesiastici gli
interessi civili.
Le collegiate canonicali erano puran-
co sotto la veglianza politica dello stato,
è le parrocchie medesime della capitale
riconoscevano alcuni ministri civili, in-
vestiti dal senato di un potere deliberati»
vo intorno agli interessi di ciascheduna.
Noi di presente per la dotazione dei
cherici, che si chiama patrimonio eccle-
siastico, abbiamo alcuni regolamenti i
quali si conformano ai canoni del Con-
cilio Tridentino. I Viniziani però non
aveano questo costume ; anzi, pieghevoli
ad avere buoni ministri sacri, non esige-
vano solenni prove di ampla scienza mol-
teplice, ma, studiata la morale, la teolo-
gia e la canonica, lasciavano che gli uo-
mini di buona volontà venissero conse-
crati all’altare; e ciò facevano con asse-
gnamento vitalizio o a carico delle mense
vescovili, o con l’assegno di qualche
prebenda, o col mantenimento assicurato
in famiglie regolari, o finalmenté mercè
le contribuzioni che offriano i patrizi a
que’ giovani chiamati alla religiosa car-
ricra, a’ quali assegnavasi qualche chiesa
da reggere, o figliale o ‘succursale; 0 col
— 33 —
destinés à l'Eglise, leur confiant la direc-
tion de quelque paroisse, succursale ou
&hapelle particuliere. Et voila comment
sans jamais manquer de prêtres, ils n’en
avaient jamais de trop.
Ils veillèrent ensuite à ce que les mi-
mistres réguliers ne pussent former qu’
un. nombre fixe de communautés, et ‘
voulant obvier à l’excessive générosité
des fidèles ils attachèrent aux legs cere
taines conditions, En général tels sont
les principes de constitution civile et
ecclésiastique qu’ adoptérent les Veni»
tiens pour parvenir au brillant dégré de
splendeur où nous les verrons.
Mais les lois concernant la constitu»
tion de l’Etat ne pouvaient etre séparées
de celles qui tendent à conserver l’é-
galité des rapports entre les actions et
la loi, entre la loi et la nature. Ces lois
se divisaient en civiles et ecclésiastiques.
Les lois civiles se subdivisaient en lois
naturelles, statistiques, criminelles, politi-
ques, de commerce et de procédure civi-
le et criminelle. Les lois ecclésiastiques,
en archéologiques, herméneutiques, exé-
gétiques, théologiques, dogmatiques, mo-
rales, canoniqués, pastorales, d’éloquence
sacrée et sciences bibliques.
Pour régler la compilation du code na-
turel, il est cértain que l’on doit étudier
Phomme dans ses ‘rapports aveé Dieu,
avec ses semblables et avec lui-même,
et que par conséquentses droits et ses
devoirs respectifs doivent être sagement
distingués sous ce triple rapport. L’anti-
Gue jurisprudence romaine fut probable
ment le nicdelt que les Vénitiens se pro-
poserent dans la classification de ces droits
et de ces devoirs de la race humaine,
Toutefois comme l’homme est un animal
raisonnable, et que ses facultés peuvent
plus ou rnoins s’étendre ou se restreindre,
selon que l'action primitive est plus où
moins favorable à l’un où à l’autre, il s
ensuivit que les Venitiens appellés à la
Vie civile, mis par une impulsion par
nome di privato oratorio ; ed eeco la ma-
niera per cui i nostri ned avevano difet -
to di cherici, nè ve ne numeravano di
soverchio.
Disposero poi, che i regolari ministri
non potessero formare che alcune deter-
minate famiglie ; e volendo ovviare alla
troppa generosità de’ fedeli, misero con-
dizioni a'legati. Ecco generalmente qua-
li principii di costituzione civile ed ec»
clesiastica tennero i Veneti per fiorire in
quell’altezza che li vedremo.
Ma le leggi risguardanti alla costitu-
zione del governo non potevano essere
separate da quelle altre che tendono a
conservare la giustezza dei rapporti fra
le azioni e la legge, fra la legge e la na-
tura. Queste leggi adunque si divide va-
no parimenti in leggi civili ed ecclesia-
stiche, Le civili in naturali, statistiche,
criminali, mercantili, di procedura civi-
le, criminale ed in leggi politiche. Le ec-
clesiastiche, in archeologiche, ermeneu»
tiche, esegetiche, dogmatiche, morali,
canoniche, pastorali, omeletiche, ed in
scienze bibliche.
Se si risguarda alla compilazione del
codice naturale, egli è certo che hassi a
contémplar | uomo nei suoi rapporti
con Dio e co’ suoi simili e con se stesso,
e conseguentemente che siano bene di-
stinti i doveri ed i diritti a questo tri-
plice termine corrispondenti. L’antica
giurisprudenza romana fu forse l’ esem-
pio a cui Viniziani s’informarono per
statuire questî doveri e questi diritti del-
l uomo. Nondimeno siccome l’uomo è
animale ragionevole, ele sue potenze pos»
sono essere e più distese e più coartate,
secondoché }' azione primitiva era più o
nieno favorevole a dilatamento od a ri-
stringimento, così occorse che l’uomo
venetico, aggregato in convivenza civile,
attivo per un determinato impulso par-
5
ticnliére, dàrent obtenir des juriscon-
sultes un système particulier de lois. De
ce principe tire son origine le code des
actions, basé pourtant tonjours sur le
code naturel, et adapté aux moeurs véni-
tiennes qui, comme nous l’avons déjà dit
plus haut, pri ’sentaient un aspect anor-
mal, et divers de celui des autres peuples.
Chez les Vénitiens on peut considérer
le codé de commerce plutôt comme le ta-
bleau deleuractivité que comme un guide
sûret unique pour qui se propose de trai»
ter des droits et des deyoirs des nations
qui échangent entr elles marchandises et
guméraire, conservant toujours aux cho-
ses leur juste valeur. Le code s’ étendait
bien, il est vrai, à toutes les branches
de commerce, mais on ne saurait le con-
siderer comme une collection de principes
mercantiles applicables è a tousles penples,
et encore moins à tous les Etats et à tous
les temps du monde civilisé. On y trou-
vait en effet une multitude de lois qui
ne se rapportaient qu’au commerce de
Venise, par la raison que ce commerce
était absolument distinct et séparé de
celui des autres peuples.
Le code politique était un recueil de
maximes, fruit de la prudence d’un gou-
vernement libre et ancien, qui servaient
de bases à tous les reéglemens, soit au de-
dans, soit an dehors de l’ Etat, et elles
servaient encore de juste mesure pour
apprécier Je dégri de prospérité publique
par la condition des particuliers,et pour
trouver parce moyen les dispositions ca-
pables de maintenir les sujets dans le de-
voir, les nobles dans l° exercice régulier
de leur ministère, et la république dans
une profitable harmonie avec les Etats
étrangers.
La partie des. dispositions légales ex-
posée jusqu'ici, apres. avoir parlé de la
forme du gouvernement civil et religieux
a Venise, n'aurait point suffi pour nous
offrir la cause de.la perfectibilité de la
morale humaine, si des châtimens et des
ticolare a lui soltanto, doveva dai giuress
prudenti essere trattato,con una manie;
ra speciale di leggi. Surse quindi il codi-,
ce delle azioni, il quale si appoggiava
sempre sul codice naturale, conforme
al yiniziano, che per le relazioni dette
più sopra presentava alti particolari e
da quelli degli altri uomini distinti.
Il codice mercantile può meglio dirsi
appo Veneti ii ritratto della loro attività,
che una guida sicura ed unica a chi vuol
trattare dei diritti e dei doveri di nazio»
ni e di popoli che fra loro. mercanzie
permutano e pecunia, serbando sempre
equità dei valori, Si foggiava bensì que:
sto codice a tutti i rami di commercio,
ma non lo si potrebbe equiparare ad una
collezione di principii mercantili applica»
bili lo ripetiamo a nazioni, a popoli che
mercanteggiano, ned a tutti i tempi ed in
tutti gli stati del mondo incivilito. Dif-
fatti in esso vi erano molte leggi che
esclusivamente si riferiano al venetico
commercio per quella ragione che il traf-
fico divenuto era cosa spartita e distinta
dal traffico delle altre nazioni.
Il codice politico era una raccolta di
massime desunte dalla prudenza di un
governo .antico e libero, le quali servi-
vano di fondamento a tutte le disposizio-
ni dello interno e delo esterno dello sta-
to, ed era ancora una misura equa per
conoscere dalla condizione del popolo la
grandezza della repubblica, onde da que»
sto rinvenire que’ provvedimenti i quali
mantenessero il suddito nei termini del-
la sua devozione, i nobil nella regola-
rg condotta dei lor ministeri, e tutto lo
stato in un’ utile armonia con le estere
. potenze.
Avendo esposto fin qui parte delle di-
sposizioni legali dopo indicata la forma
del civile e religioso governo dei. nostri,
vogliamo dire che ciò non sarebbe stato
bastevolea porgere la causa della perfetti-
bilità della umana morale se nonsiayesse
‘
)
»
EE 195
récompenses! n avaient point été réser-
vés aux bonnes et aux mauvaises actions.
On a observé que dans lesrépubliques le
parti le plus avantageux à suivre était
de donner un prix immense aux plus
petites choses quand elles sont destinées
a récompenser la vertù. La raison en èst
que Îa liberté étant encore viérge, et par
conséquent énergique le désir de chaque
citoyen de la conserver telle à force d'ac-
‘ tions héroïques et généreuses, il serait
trésspernicieux que les grands hommes,
comme on eh compte toujours au sein
des républiques, se partageàssent d’écla-
tantes récompenses. En outre lon intro-
‘ duirait par là Pesprit de cupidité, déplo-
ble écüeil des âmes fières et libres, on
affaiblirait l’ardeur de chaque particulier
pour le bien public, et l’égoïsme s’ ini-
sinuant bientôt dans tous les coeurs, sa-
perait les bases des pouvdirs civils. La-
_cédémone accordait bien pei de chose
aux Vainqueurs, Athènes n’était pas plus
généreuse envers les siens, et Rome ju-
squ a Marcellus, ne déploya dans ses
récompenses civiques que la simplicité
de ses vertus sublimes. Aux jeux Py-
thiens, Eléens, Isthmiques, Néméens, O-
Iympiques, quel prix obtenatent les va-
inqueurs à la course à cheval, au pugilat,
les conducteurs de char, lés athlètes ? Un
trépied, une couronne de laurier, un
casque, une cuirasse, un bouclier ou
tout autre arme, Dans les premiers tem-
ps Venise aussi, que l’on peut nommer
la plus parfaite de toutes les républi-
ques, quel prix offrait-elle à ses preux ?
tes bénédictions du penple, les lare
ines si douces de la joie, un inscription
honorable sur leur urne funéraire, un
mausolée, qui n’était rien enfin en compas
raison du mérite éclatant de ses braves.
Pourtant Venise produisit des héros de-
‘Puis son aurore jusqu’à son coucher, et
des héros vraiment grànds, enfantés non
par l’audace et la témérité, mais par un
invmoible courage, tuais par un brutant
dato alle azioni premii e pene a lor cori-
venieuti. Nelle repubbliche si osservò es-
seré stato il miglior provvedimento quello
di assegnare un valore grandissimo alle
cose più piccole che servono a ricom-
pensare le virtü. La ragione si è perchè,
incorrotta ancora la libertà, e perciò
forte essendo il desiderio in ciascuno dei
membri che le compongono di mante-
nerla con atti generosi € preclari, nasce-
rebbe massimo scapitò sé ai sommi no |
mini, ché ve ne son sempre nelle re- à
pubbliche, si compartissero ricompense
di rilevanza soverchia. Con di più s’in-
trodurrebbe lo spirito dell’avaro guada-
gno, infausta meta per Te anime volon:
terose e libere ; sicché affievolirebbesi
l’ energia delle azioni per il bene uni«
vefsale, e introducendosi 1 egoismo, si
atcagiorierebbe irreparabilmente la dis-
soluzione dei civili poteri. Lacedemone
dava poco premio ai gloriusi vincitori,
ed Atene nov era Targheggiatrice di do-
ni squisiti, e Roma, innanzi a Marcello,
spiegava nelle ricompense la semplicita
delle superbe sue virtu. Ai giuochi pitii,
elei, istmici, nemei, olimpici, qual premio
aveano i cavalcatori del celete, quale gli
atleti, quale gli aurighi, quale i pugilato
ri senonchè un tripide, una laurea corona,
un cimiero, una corazza, uno scudo od al-
tro arnese marziale? Nei primi tempi an-
coVinegia, che può dirsi lo spirito di tut-
te le repubbliche, qual premio offeriva
ella a’ suoi prodi? La benedizione del
popolo, la dolce lagrima della gioia, una
parola di conforto sul cippo sepolcrale,
ed'il mausoleo, ch’erano un nulla rispetto
ai meriti de’suoi valorosi, Eppure Vine-
gia contò eroi dal suo nascere infino qua-
si al suo tramonto, ma eroi veramente
eroi, costituiti non dall’audacia e dalla
temerità, ma dall’invilto coraggio, ma
da un desiderio possente’ d’ incarnare
. alti concepimienti, ma da una prudenza
conta delle cose, la quale prudenza uni-
ta alla forza, nulla Ha che le sia di rin
— 36 —
désir de réaliser les plus hautes conce-
ptions, mais par une prudence maîtresse
des événemens, prudence qui, lorsqu’elle
s’unit au courage, ne trouve point d’ob-
stacle qui l’arréte, qui la retarde, qui
l’entrave. Ulysse est grand dans Homes
re, mais Ulysse, tout robuste de corps
et tout hardi de coeur que le poëte nous
le représente, n’aurait point immolé taut
de héros à la gloire de sa patrie et abat-
.ta les orgueilleux remparts de Troie, si
Minerve, c’est-à-dire la prudence, n° a-
* vait point toujours veillé à ses côtés.
Nous avons dit qu’il y a deux voies
pour obtenir la fin que se propose tout
gouvernement sage: l’émulation, fille des
récompenses; et la terreur, conséquence
naturelle des châtimens. Nons avons dé-
ja parlé de la première, reste donc à exa-
miner la seconde, introduité dans le co-
de criminel de Venise qui, par sa nature,
exige une étude particulière et appro-
fondie sur l’importauce de ses principes.
Dans les républiques, un mauvais cito-
yen, s’il n’est point réprimé, cause un
scandale universel qui détruirait bientôt
la liberté. Rien ne prouve mieux la véri-
té de cette assertion que ce que l’on a
toujours observé dans les républiques. La
soif du pouvoir, dit Salluste, qui forvie
même les hommes les plus modérés dans
leurs désirs, s'étant introduite à Bome la
république ne tarda pas à être déchirée
par une foule de factions que la terreur
seule put dompter et soumettre à l'ordre.
Et Tacite vient à l’appui de cette remar-
que lorsqu’ il dit que le gouvernement
d’un seal fut principalement utile parce
qu’il ramena la paix dans la république, et
cet unique chef fut Auguste qui proscri-
vit tant de citoyens, qui affaiblit l’au-
torité des nobles et du sénat, qui u-
surpa enfiù tout pouvoir. Il est évident
que lorsque les citoyens, dans une ré-
publique, abandonnent le sentier de la
vertu, l unique moyen de sauver l’Etat
c’est de le purger de tous lès mauvais
‘toppo, nulfa che la distorni, nulla che la
rintuzzi. Ulisse è grande appo Omero;
ma se Ulisse, sebben forte del corpo, ar-
dimentoso di spiriti, non avesse avuto
sempre da lato Minerva, cioè la pruden-
za, Ulisse non avria raggiunto lo scopo di
travolgere all’orco tanti corpi di eroi, e
sovvertire le rocche di Ilio, ed abbatte»
re Troja.
Noi abbiam detto, che due sono le vie
per conseguire gli alti fini dello stato ;
temperando cioè ad unità le azioni, ani-
mandole col diletto del premio; oppure
reprimendole col terror della pena. Della
prima abbiamo parlato ; rimanci ora toc-
care della seconda, la quale fu classifica-
ta dal codice criminale de? Veneti, e di
sua natura richiede particolar meditazio-
ne sull’ importanza de’suòi principii.
Nelle repubbliche un malvagio citta-
dino, se non venga tolto di mezzo, porta
uno scandalo universale, per cui si sof-
focherebbe la libertà. Nessuno maggiore
indizio della certezza di questo effetto
può essere da quello in fuori che si vi-
de avvenire in tutte le repubbliche. In-
trodotasi, dice Sallustio, in Roma la
cupidine di dominare, la quale forvia
anche gli uomini più temperati nei loro
aspiri, occorse che la repubblica venisse
lacerata, ed a molte fazioni distratta, le
quali non si puotero più riordinare ad
una che mettendole sotto il terrore; ed il
medesimo annalista Tacito;/benchè in di-
verso significato, fa la medesima conside»
razione, quando dice, che ad avere lapace
nella repubblica giovò fosse timoneggia-
ta da un solo. E questo fu Augusto, che
proscrisse tanti cittadini, che compresse
V autorità de’nobili e del senato, che ar
raffò ogni diritto di dominio. Dunque è
vero che alloraquando le repubbliche non
si regolano più alle virtà, l’unico mezzo a
citoyens par la voie du terrorisme. Les
Vénitiens pourtant n’avaient pas besoin
au XIII.® siècle de surveiller sévèrement
Lo
CS |
les actious des citoyens pour les réprimer
par la terreur, si elles étatent criminelles,
mais prévoyants comme ils l’étaient en
toute chose, ils se préparérent à com-
battre par un code rigoureux les consé- .
quences inévitables de la surabondance
des biens. Ainsi l’on peut dire que lé
code criminel au XIJI.® siecle n’était qu’
un code préventif. Ils furent en outre
admirables dans l'application qu’ils fi-
rent aux actions perverses des statuts du
code Romain, dans lequel la multiplicité
et la scélératessé des crimes font bien voir
ce que l’homme peut devenir lorsqu'il
page dans l’abondance de tous les biens.
Ils eurent ensuite la sagesse de régler les
lois pénales et coércitives de. manie-
re qu’elles pussent toujours s appliquer
convenablement aux cas diverses qui
p'uvent se présenter dans un gouver-
nement libre. Mais comme la considé.
ration du présent et de } avenir ne
suffit pas pour former un bon code et
que les lois coërcitives doivent (tre im-
médiatemeut soutenues par des lois exé-
cutives, lés Vénitiens voulurent que le
châtiment suivit de pres le délit, afin que
I inévitable châtiment d’ une mauvaise
action fùt assez notoire et retentissant
pour apprendre aùx citoyens que l’on ne
saurait commettre un crimeimpunément,
et encore moins obtenir à force d’intri-
gues et de suppliques, l’adoucissement de
la punition infligée, ou la faculté da
moins de laisser courir le temps au profit
du coupable; en un mot, afin que les ci.
toyens reconnùssent en même temps } a-
ctive surveillance du gouvernement et
la justice vengeresse, d’une manière plus
conforme au délit et plus propre à con-
- tenir les sujets dans le devoir. En outre
les pères conscrits de Venise statuérent
que l’on devait différencier les peines
criminelles selon que le délit blessait les
voler salvare lo stato è quello di spur-
garlo dei pravi cittadini col mezzo del
terrorismo, Viniziani però delsecolo XII
non avevano un rigoroso bisogno di
sommare le azioni per istabilire norme
a comprimerle, se malvagie, in un modo
di terrore; ma siccome egli erano in tut-
te cose previdenti, con un codice severo.
sì prepararono contro quegli effetti che
emergono sempre dalla redundanza dei
beni; laonde si può dire, che il Codice
Criminale fosse nel secolo XIII un codi-
ce di previsione. Furono poi ammirabili
in questo da comporre insieme le azio-
ni cattive colle norme del Romano Co»
dice, nel quale per la moltiplicità dei
casi e per la pravità delle azioni, tante
se ne enumerano,; che ben si può dedurre
qual possa essere l’uomo messo in lar-
ghezza di fortune; ed ebbero eziandio il
saggio giudizio di ordinare le leggi dei
delitti e delle pene in una maniera che
potessero essere sempre valide, conformi
sempre alla possibilità di quelle azioni che
nei liberi governi sogliono accadere.E sic-
come a stabilire un codice non basta che
tu risguardi al presente ed al futuro tem.
po, ma the pensi debbano le leggi coer-
citive essere accompagnate immediata-
mente dalle leggi esecutive, così perche
la perfetta conoscenza di un’azione male
vagia avesse una pena. aperta e clamoro»
sa, la quale avvisasse i cittadini che im-
punemente non si ponno commeltere
delitti, né per maneggi secreti raddolcie
il vigore delle pene, oppure trasferire il
tempo delle medesime a beneficio dei
delinquenti, eglino vollero che la pena
seguisse Immediatamente il delitto, onde
da tutti contemporaneamente si ricono»
scesse la vigilanza solerte del governo
e la giustizia punitrice in un modo più
conforme ai delitti e più utile a serbare
nel termine det doveri loro i -cittadini
stessi. Oltracciò:, i padri della veneti-
ca repubblica deliberarano si dovessero
distinguere ke pene «criminali seconde
droits de lEtat où ceux des partîculiers.
Par crimes d’Btat, ils n’entendaient au-
tre chose que les lois violées de propos
délibéré par un citoyen ou un étranger
au service de ta république dans le des-
sein de la renverser. On ignerait donc à
Venise ce que l’on nomme crime de le-
‘se-majesté, parce que les sénateurs ne
considéraient comme tel qu’ un atten-
tat à la sûreté ou aux droits de ba nation
entiere. À Rome aussi avant Anguste
on regardait simplement le crime de le-
se-majesté comme un attentat à la sûre-
te et a la majesté du sénat et da peuple
romain. Les temps changerent ensuite
pour Rome, et la république ayant été
remplacée par un individu qui la repré-
sentait à lui seul, puisque il avait réuni
en lui les droits de tous, il s’ ensuivit
que le crime de lèse:majesté attaqua et
concerna seulement le prince à qui fut
réservée 1° autorité de le punir par la
peine de mort où de lui pardonner par
l'effort d’uue sublime clémence,
Vers les derniers temps, la découverte
de l Amérique par Christophe Colomb
à la fin de XV.° siécle ayant mis fin à
leur prépondéranee maritime, et la per
te de la fatale bataille d’ Agnadel a-
yant de beauconp diminué leur puis-
sance, l’activité des Vénitiens en res-
sentit terriblement le contre-coup ; ies
riches citoyens de la république commen-
cèrent à penser exclusivément à eux me-
mes, et si parfois ils s’occupérent. d’inté-
réts nationaux, ce fut moins par un reste
d'esprit républicain mele à leur indivi-
dualisme que parce que ils ne défendaient
pas seulement alors l'honneur de la répu-
blique,mais aussi leur domination privée,
&e fut précisémént à cette période de
parfaite lachété que les grands commen-
cerent à s’arrogér tantôt un droit exclu-
sif, tantôt un autre, ét conséquemment à
regarder comme crime de lèse-majesté
ce qui n'était qu'une injure particulie
che ledevano i diritti dello stato od i die
. ritti della persona. Per quelli dello sta-
to non intendevano altrimenti che i di
ritti violati deliberatamente da un citta-
dino o da uno straniero, a’ servigi della
repubblica a fare che questa cadesse o
si alterasse. Quindi non avevano il cri:
menlese orl il delitto di lesa maestà, per-
che non volevano riferire questi diritti
che alla totalità della nazione. Anche a
Ruma prima della monarchia si pensava
che il erimenlese altro non equivalesse
che ad una colpa la quale intentasse alla
sicurezza ed alla maestà del senato e del
popolo romano: Ma mutatisi i tempi e
cessa la romana repubblica in mano di.
uno che avendo: in sè uniti i diritti dé
tutti la rappresentava, venne che il cri-
menlese od il delitto di lesa maestà ri-
sguardò solamente al principe, a cui era
serbato l’ autorità o di punirlo con lx
pena di morte, o di perdonarlo con la
generosità della clemenza. i
Viniziani degli ultimi tempi, quando
non erano più attivi, avendo Vinevia
cessata la sua influenza marittima’ per la
scoperta dell’ America fatta al finire del
secolo XV da Cristoforo Colombo, e per-
duto gran parte della sua dominazione
con la battaglia infausta di Agnadel sul-
Adda, à cittadini opulenti della repubs
blica pensarono esclusivamente a sé, e
se talfiata deliberarono per i pubblici
negozi, non fu altro che un individuali-
smo misto ad una reliquia di spirito re-
pubblicano, per cui si difendeva non
l’onor nazionale, ma le private doini-
nazioni. Fu appunto in questo stato di
quasi perfetta ignavia che i potenti pre
sero a voler avere or questo or quello
diritto esclusivo, e perciò a disegnar co-
me erimenlese quello che in fatto non era
che un’ingiuria privata; il che vuol dire
che il diritto di lesa maestà dal seco-
lo XVI fin quasi il termine del XVHI
se Lala
re; ce qui signifie qu’ à dater du XVI
siècle jusqu’à la fin du XVIII le crime
«le lèse-majesté ne fut autre chose qu’
un crime ou un offensc commis contre
une persoine puissante.
Mais puisque lon distinguait les délits
entr’eux, il était bien naturel qu’on dis
slinguàt aussi les peines, et sur cet arti-:
cle les Vénitiens adoptèrent, sans restri-
ction, le système de la rigueur, en fesant
toutefois rarement usagc, et dans ce cas,
toujours avec justice et avec solennité.
Ceux qui avaient trahi l'Etat ou que l’on
croyait fermement du moins coupables
de ce crime horrible, subissaieat Pinfà»
mie du bannissement ou la mort qu’ils
recevaient tantôt exitre les deux colon-
nes qui s'élèvent sur la Piazzetta, tan-
tôt dans les salles du palais ducal. Le
meurire et le vol, le viol, la profana-
tion des lieux et des choses sacrées, les
blasphèmes, ete, étaient punis de diverses
manières selon les diverses époques ;. on
sait bien en effet qu’il y a certains âges de
la vie civile où le délit peut être amené
par d’impérieuses circonstances, comme
il peut être aussi le fruit de la scéléra-
tesse innée et de la ferme détermination
du coupable. Le sénat toutefois, lorsqu'il
institua les lois criminelles, n’oublia pas
de déclarer qui elles pourraient étre abro-
gées, suspendues, dérogées et subrogées,
parce que ces lois, comme nous l’avons
dit d’abord, étant presque toutes pré
ventives, n° auraient pu toutes avec le
temps conserver la même efficacité,beau-
coup la même disposition et quelques
unes auraient même pu devenir enfin
pernicieuses (1).
Nous nous proposons de diviser de mè,
me la politique de Venise en deux bran-
ches: l’une conceruant les relations de
l'Etat avec les autres peuples et la sureté
intérieure, l autre qui nous prouvera la
{1) Histoire des i Gismondo
Sismondi.
poteva appellarsi un delitto contre una
persona potente.
Ma il mezzo ancor delle pene doveva
distinguersi, se si distinguevano, i delitti
fra loro, ed iz questo Viniziani adotta;
rono a pennello il sistema del rigore co-
me abbiam tocco, eseguendolo però rara»
mente, e con giustizia,se lo eseguivano, e
con solennità. Quelli che avevano tradi-
to lo stato; 0 che si supponevano rei di
quella colpa esecranda, soffrivano la in-
famia del bando o la morte, che loro ve»
niva data fra le due colonne che alte
s’innalzano nella piazzetta, o secrctamen-
te nelle stanze del ducale palazzo. La
uccisione ed i furti, i stupri e le profa-
nazioni dei luoghi sacri, le bestemmie
ereticali e così avanti, aveano differenti}
pene nei differenti tempi ; imperocchè è
noto esservi alcune etadi della vita ci-
vile in cui il delitto può essere disposta
da circostanze imperiose, ed ancora com-
messo con una deliberazione di animo
Ad
una volta però il senato nello statuire le
turpe e deliberatamente scellerato.
leggi criminali non ommise che di quan:
do in quando potessero essere abrogate,
sospese, derogate e surrogate, perché es-
sendo le medesime per la più parte pre-
| ventive, col corso del tempo né tutte
avrien potuto avere efficaccia, né poche
la stessa disposizione, ed alcune anco»
ra potevano essere anziché no pernicio-
se (1).
‘Anche la politica viniziana noi vo-
gliam distinguerla in due parti,in quella
che avea a retaggio i rapporti dello stato
con altri stati e colla interna sicurezza,
e nell’ altra da cui si ha la perspicacia
(1) Storia delle Repubbliche, AO
do Si smondi.
sagacité avec laquelle les Vénitiens fesa-
ent tourner les choses et les événemens
extérieurs au profit de la magnificence,
de la gloire et de la sûreté de leur pays.
Si nous étudions la première, c’est-à-dire
celle qui concerne les relatious extéricu-
res, il est digne de remarque que les Vé-
nitiens n’ adoptérent jamais de titres ho-
norifiques et pompeux dansleurs relations
diplomatiques, qu’ils ne cherchèrent ja-
mais à s’ériger en médiateurs entre deux
peuples étrangers et enfin qu'ils nambi-
tionnèrent jamais de prouver combien é-
taitimmenseleur force interne et externe.
Leurs desseins politiques étaient absolu-
nent cachés sous un voile épais, et ce
n'était que dans leurs conséquences im-
portantes qu'un oeil pénétrant pouvait re-
connaitre leur sagesse et leur profondeur.
On sait d’ailleurs avec quelle pompe
ieut les ambassadeurs, les nonces, les
chargés d’affaire, et comme ils n’oubliai-
ent rien pour prouver, à force d’ amabi-
lité et de magnificence, combien était
vif et véritable leur désir de s’aitirer
Pamitié d’autrui. Ils obtenaient par-là
trois résultats de la plus grande impor-
tance: le premier, c’ était la prévention
favorable qu’ ils fesaïent naître à leur
égard par un semblable accueil dans l’es-
prit des représentans des nations étran-
gères; accueil qui leur prouvait néces-
sairement que la politesse, la courtoisie,
Famabilité étaient des vertus innées chez
les Vévitiens ; ce sont elles principale-
ment qui attachent tous les coeurs, et
lorsque V on fait briller ces précieuses
qualités dans un but politique, elles de-
viennent un sûr moyen d’obtenir tout
ce que l’on désire. Personne n’est assez
sauvage et rustre, assez impassible et ré-
galcitrant pour ne pas se laisser prévenir
en faveur de ceux qui le comblent de
politesses. La Jo1 des compensations est
éternelle comme le monde, et le bien ne
saurait être payé par le mal. Cette loi
et quelle solennité nos ancélres receva-
dei viniziani nel regolare le cose esteme
da poter formare nella materialità un
soggetto che conferisse alla magnificen-
za, alla gloria ed alla sicurezza. E pi-
gliando quello che rispetta ai rapporti
dello stato veneto cogli esteri stati, è os-
servabile che Viniziani non adoperaro-
no mai titoli di maggioranza in fatto di
sentenze politiche, né presunsero di far-
si mediatori fra P uno e l’altro degli sta«
ti esteri, né cercarono mai di mostrare
che si conoscesse quale autorità di forze
esterne ed interne esercitare potessero.
I loro consigli politici erano muti di ogni
luce, e solo a traverso gli effetti dei me-
desimi lo sguardo veggente potea rileva-
re quanto fossero previdenti e profondi.
E’ noto ancora che i nostri allora-
quando ricevevano le legazioni, le am-
bascerie, le messaggerie, accettasserle in
un modo solenne e magnifico, e nulla in-
tralasciassero che potesse servire a di-
mostrare, mercedio la gentilezza e la
pompa, come ei inelinassero a voler es-
sere amici degli altri. Ne nascevano da
questa banda tre effetti rilevantissimi,
che amiamo’ ricordare. Il primo era la
prevenzione che con tal guisa di tratta-
mento mettevano nell’ animo dei rappre-
sentanti le esterne nazioni, per il quale
eglino necessariamente vedeano nei no-
stri uomini il gentile costume, la cortesia,
la amorevolezza ; cose che vincolano le
menti ed i cuori, e quando sieno usate
con fine politico sono il mezzo di avere
ciò che si si propone di conseguire. Nes-
suno è di natura tanto silvestre e rude,
e di animo: tanto schivo. e brutale che
quando si vegga dagli altri cortesemente
trattato, non si disponga a favorirgli. La
legge della compensazione è eterna quan-
to il mondo, ed i beni non ponno veni-
re compensati da’ mali. Essendo questa
giustizia invariabile, i Viniziani dunque
ricevendo con dimostrazioni di anime
étant invariable, les Vénitiens donc, en
accueillant avec toutes les démonstra-
tions d’un coeur sincere, généreux et
civil les représentants des puissanées é-
trangéres, parveñaient à obtenir le ré-
sultat le plus avantageux, celui de pou-
voir glisser dans les traités telle ou telle
autre clause en leur faveur, sans avoir à
craindre de trouver de forts obstacles du
còté des ambassadeurs. — Le second
©’ était que par cette pompe extérieure
nos ancétres prouvaient aux étrangers
que la république vénitienne était réel-
lement ce qu’ ils supposaient qu’elle fût,
’ est-à-dire grande, généreuse, magnifi-
que; ce qui produisait un autre effet, à
savoir, que les ambassadeurs étrangers se
persuadaient bien que l’on ne saurait plier
les Vénitiens aux vues intéressées des au-
tres Etats;par suite, nos ancêtres savaient
faire tourner à leur profit les traités d’al-
liance offensive et défensive, de renouvel-
lement ou d’agrandissement de pouvoir.
L'adresse et la force assurent toujours
le succes des entreprises généreuses, Zs
Le troisième résultat enfin,‘non-moins
important, c’était que la magnificence
extérieure et les équitables conditions
que le sénat imposait aux autres Etats
excitaient merveilleusement l'admiration
des nations sujettes, et leur montraient
que l’ insolence des rebelles et des fa-
ctieux vient toujours se briser contre la
sagesse et la force.
Maintenant que nous ayons exposé les
conséquences qui dérivaient de l’accueil
gracieux fait aux ambassadeurs, aux non-
ces, aux légats, aux commissaires, aux
agents, et aux envoyés étrangers, nous
allons quitter Venise et nous transporter
dans les différentes capitales de l'Europe
avec les représentans de Venise, afin d’
étudier la conduite civile et politique
du sénat et du peuple vénitien.
Non-seulement les envoyés devaient
traiter avec les cabinets et les ministres
étrangers les matières sur lesquelles rou-
sincero, generoso e gentile i rappresen-
tanti delle potenze straniere, consegui-
vano il massimo effetto, di potere nelle
convenzioni mettere in mezzo questa 0
quell’ altra eccezione a lor profittevole,
senzache dai detti rappresentanti aves-
sero a temere ostacoli forti. — Il se-
condo era, che con Ja munificenza este-
riore i nostri chiarirono agli stranieri
la viniziana repubblica fosse veramente
quella che da essi era reputata splendida,
grande, magnifica ; il che pure partoriva
un altro effetto, dovessero questi rappre-
sentanti pensase non essere ‘tanto facile
Vinegia piegarsi ai voleri interessati de-
gli altri stati. Quindi dai trattati di lega
offensiva e difensiva o di rifusione o di
estendimento di potere i nostri ne cava-
vano profitto. La destrezza e la forza as»
sicurano sempre i buoni effetti delle im-
prese generose. — Il terzo effetto, non
meno importante degli altri era, che la
esteriore magnificenza, la giustezza delle
condizioni che il senato esigeva dagli al»
tri stati influissero mirabilmente a far
meravigliare i popoli soggetti, ed a far
conoscere la saggezza e la forza non
dicrollare per lo insolentire de’ faziosi
e degli insorgenti.
Ciò detto rispetto a quello che costi»
_tuisce gli effetti derivanti dal modo di
ricevere ambasciatori, nunzi, legati, com-
messari, agenti, deputati stranieri, con-
vien ora che noi partiamo di Vinegia e
che ci trasferiamo nelle capitali del mon-
do coi ministri viniziani, per conoscere
la condotta civile e politica gel senato
e del popolo viniziano.
Di fermo, non solo e’ dovevano confe-
rire co”gabinetti e cogli esteri ministri
intorno a quelle bisogna che costituisco-
6
lent d’erdinaire les intrigues diplomati- - i__no gli ordinari maneggi degli stati, ma
ques, mais en outre, lorsqu'ils 8° étaient
acquittés de leurs missions principales,
ils devaient chercher tous les moyens et
toutes les connaissances qui pouvaient
Jeur servir à surprendre les secrets des
gouvernemens étrangers. Par conséquent
on a vu bien souventlesambassadeurs vé-
pitiens fournir les détails les plus exacts,
non-seulement sur la condition générale
des autres peuples, mais aussi sur toutes
leurs mesures particulières , soit pour
telle ou telle branche de prospérité na-
tionale, soit dans telle ou telle autre cir-
constance, lorsque l Etat penchait vers
sa ruine on qu’il était menacé d’une ag-
gression étrangère. De là provenait que
le sénat vénitien pouyait juger, sans
crainte de se.tromper, des forces, des
projets, des délibérations des autres
puissances, et que par conséquent il
pouvait aussi adopter dans ses délibéra-
tions avec la plus grande précision pos-
sible le parti le plus avantageux à suivre
dans toutes. les conjonctures sociales.
Souvent les sénateurs se rassemblérent
pour étudier à fond les relations que leur
soumettaient les ambassadeurs auprès
des cours étrangères, et pour en extraire
les idées dont se forme le jugement au
moyen duquel l’homme sage obtient
des avantages, éloigne des inconvénients
ou modifie à son grè sa propre influence
et l'influence politique d’autrui; aussi
avant que les ambassadeurs étrangers
eussent exposé l’objet de leur mission,
Je sénat savait déjà tout, et avait arrêté
les résolutions à prendre. En effet les
représentans ou envoyés étrangers, des
leur entrée dans la capitale, pressentaient
à coup sûr, à l’ accueil qu’ils recevaient,
tout ce qui*devait advenir dans le con-
seil, et conséquemment n° hésitaient
point à exposer sincérement les dispo-
sitions de leurs cours respectives, bien
sûrs qu’elles n’étaient plus un mystère
pour le gouvernement de Venise. Pres-
espeditisi delle loro imcombenze imme-
diate, cercavano tutte quelle conoscenze
al di fuori le quali inducessero di ne-
cessità lo disvellamento delle disposizio-
ni degli stranieri governi. Quindi noi
vedemmo spesse fiate, col mezzo di que:
sti ambasciatori viniziani, relazioni esat-
tissime delle condizioni delle altre po-
tenze. Di più, un certo ragguaglio indi-
viduale delle mosse specifiche delle me.
desime intornota questo od a quell'altro
oggetto di nazipnale prosperamento o
di rimedio nella circostanza che la na-
zione declinasse al peggio o che fosse
minacciata dalla violenza di forze ester-
ne. Nasceva da ciò, che il senato vini-
ziano parlasse sicuro in tutte quelle co-
se che concernevano le forze, la inten-
zione e la deliberazione degli stati, e che
conseguentemente statuisse ‘con tutta
precisione dalla sua parte quali delibera-
zioni egli stesso piglierebbe in questa od
in quell’ altra sociale emergenza. Spesso
accade padri nostri si raunassero a eri-
brare la ragione delle relazioni che a lor
facevano gli ambasciatori appo le estere
corti, e ne raccogliessero le idee che
formano il criterio, di cui l’uomo saggio
se ne vale od a conseguire i beni, od a
prevenire i mali, od a modificare l’in-
fluenza propria, o l’influenza politica
altrui. Quindi prima che i legati stra-
nieri esponessero al senato la ragione di
. lor missione, a lui era tutto manifesto,
ed aveva già abbracciato il partito da
prendersi. Infatti come questi rappre
sentanti delle altre nazioni entravano
nella capitale della repubblica, dal mo-
do con cni erano ricevuti avevano il
presentimento sicuro di quanto sarebbe
avvenuto nel consiglio, e perciò sincera-
mente esternayano le disposizioni delle
rispettive lor corti, che già discoyer-
te conoscevano. Quasi sempre il senato
colpiva quel segno verso il quale saet-
tando bersagliava, Incontraya che une
que toujours le sénat frappait droit au
but où il visait. Une puissance étrangère
montrait-elle de favorables dispositions
pour Venise? Ses ambassädeurs étaient
immédiatement admis aux assemblées du
sénat, et bbtenaient aisément objet qui
formait le but de leur mission; mais il n°
en était certés pas ainsi lorsque quelque
souverain étranger menacait un allié
de la république, ou machinait secrete-
ment contre la république elle-même.
| Dans ce cas, on conservait toujours les
dehors et les démonstrations d’üne ma-
gnificencé solennelle, d’ une générosité
étonnante et d’vne meïveilleuse riches-
se, mais accompagnées d’une sombre in-
differente qui empéchait l’ambassadeur
de se présenter devant le sénat. On al:
léguait tantôt un prétexte, tantôt un au:
tre pour traîner les choses en longueur,
tandis que la noblesse donnait les fêtes
les plus somptucuses auxquelles elle vou-
lait que les représentans ‘étrangers parti-
cipassent, fesant enteudre à la fois qu’
elle ävait pénétré les projets de la puis:
- sance hostile, et que l’indifférence qu’
elle montrait pour ses représentans était
son unique réponse, Cet étalage prodi-
gieux d’opulence était bien fait pour
donner ‘une haute idée de la richesse
et de la püissance de la république,
prérogatives brillantes auxquelles les
Vénitiens joignaient cette connaissance
parfaite des matières civiles, si précieuse
pour an Etat, comme nous Vavons dit
aütre part (1).
La politique vénitienne avait aussi les
yeux fixés d’une manière spéciale sur tes
moindres actions des GARE sv de
pouvoir veiller sans cesse à la sûreté de
V Etat. Nous avons parlé : à l’article des
lois criminelles des délits les plus graves
(1) X. Laugier et Dari dans lés en-
droits’ de leur ouvragés qui traitent de
l'accueil que le sénat fesait dux dmbas-
sadeurs étrangers.
stato avesse buone inclinazioni per la
tépubblica? allorà i suoi ambastiatoïi
äppo Veneti venivano immediatamente
Ammessi alle conferenze col senato, e
prontamente conseguivanogli effetii del-
la loro missione j cosa che non avveniva
lorquando qualche potenza minacciasse
un alleato della repubblica, oppure con-
tro il médesimo stato vinizidio segreta-
mente macchinasse. Anche allora erario
le dimostrazioni di mignificenza solénrie,
di generosità singolare, di splendida ric- :
chezza, ma con una cupa indifferenza
impedivasi accortimerte 1’ ambasciatore
estero si presentasse nel consiglio dei pa-
dri, pretestando questo 0 quell'altro nio=
tivo di ritardo, mentre intanto la nobiltà
non cessava di darsi ai più sontuosi, fe-
steggiameriti, dei quali voleva anclie gli
esteri rappresentanti partecipassero, ddu
do così a conoscere ad utia volta, ‘che
avevano orinui frugäto i sensi della iiimi-
ca potenza, è che la rispostä che tie dava-
no era la trascuranza in cui teuevano la
medesima ne’ suoi ambasciatori rappre-
sentata, inferendo quasi di rielto,. con
uno sfarzo grandioso di opuleriza, che il
loro stato era ricco e possente da non
temere nimici, accoppiando peraltro alla
ricchezza ed alla possanza quella perfetta
cognizione delle cose civili, la quale frut-
tai rilevanti vantaggi degli stati; come
altrove abbiam tocto (1):
La politica viniziana converse gli oc-
cli eziandio in un modo speciale alla
disquisizione delle cose chie passavano fra
cittadini, onde in qualunque caso prov-
vedere alla sicurezza dello stato, Parlan-
do delle leggi criminali, abbiamo accen-
fi
(1) Vedi Luugieh è Daiu in quelle
parti ove b Abe del modo con cui it se-
nate riceveva forastieri ambasciatori.
= 4h —
contre l’ordre public, ou tendant même
à sa subversion, et nous en avons aussi
indiqué.les châtimens respectifs. Main:
tenant nous devons examiner par quelles
voies politiques le sénat vénitien pour-
vut constamment à la sûreté interieure et
extérieure du pays. Nous avons dit éga-
lement qne dans un gouvernement libre
les lois criminelles doivent être basées
sur la terreur, et nous u’avons pas ou-
blié les magistrats chargés par les sé-
nateurs de cette importante branche
de gouvernement. Les inquisiteurs d’ E-
tat décidaient sur ces matiéres, mais on
peut les considérer plutôt comme les
exécuteurs des principes politiques et
des lois criminelles que comme des arbi-
tres suprèmes en pareille matière. Leur
charge avait pour objet de diriger les
manèges secrets de la politique, de choi-
sir de lcur pleine autorité des hom-
mes uniquement destinés à aller épier
en tous lieux les dispositions favorables
ou hostiles des citoyens pour l’ Etat, et
même sans l’ entremise de semblables
agents, de conférer sur ces matières tan-
tôt dans le palais ducal (1), tantôt dans
l’ eglise de S. Moïse ou bien à S. Jean
et S. Paul, dans le péristyle intérieur
(1) Les nobles venitiens étaient «i loin
de favoriser un espionnage vil et humi-
liant, qu'ils fonderent plusieurs lieux pu-
blics où chaque citoyen püt venir depo-
ser'contre ceux qui avaient attente à la
sttreté et à la paix de l'Etat. Par conse-
quence en divers lieux de la ville où
chacun pouvait voir l accusateur, ils fi-
rent placer dans l'interieur des murs
certaines boîtes avec un trou assez élroit
pour ne donner passage qu’ à quelques
feuilles de papier pliées. Dans le corri-
dor que l’on trouve au haut de l’ Escalier
des Géants on voyait en face, sans com-
pter la boîte susdite, divers trous, au mo-
yen desquels si l’on ne voulait pas écrire,
on pouvait communiquer de vive voix les
secrets politiques à un fonctionnaire pu-
blic qui, renferme dans une salle intérieu-
re, recevait toutes les depositions sans
étre vu.
natò alcune colpe delle più grandi che
spettavano contro l’ ordine civile ed alla
sovversione del medesimo, e ne abbiamo
anche indicato le pene relative. Ma qui
convien prendere ad esame per quali vie
il senato viniziano provvide all’ interna
ed esterna sua sicurezza col mezzo del-
la politica. Abbiamo detto parimente es-
sere necessario.che in un governo libe-
ro le disposizioni criminali abbiano un
fondo di terrore, e parimente non ta-
cemmo quali ministri perciò usassero i
membri costituenti il veneto senato. Sta-
tuivano gli inquisitori di stato, ma questi
potevano dirsi piuttosto gli esecutori dei
principii politici e delle leggi criminali,
anzichè di per se inquisitori delle colpe
di stato. Eglino avevano ad oggetto di
loro magistratura il dirizzare i maneggi
secreti della politica, l’eleggersi indi-
pendentemente da qualunque altra au-
torità nomini che andassero raccogliendo
qua e là tutto quanto occorreva in fatto
di disposizione di animo favorevole o
sfavorevole al governo, ed eziandio sen-
za l'elezione di questi esploratori, di ri-
cercare sulle disposizioni volontarie che
si facevano tanto saliti la scala dei Gi-
ganti nel palazzo ducale (1), quanto en-
(1) Era tanto lungi che viniziani ari-
stocrati coltivassero una maniera di spio-
naggio vile ed umiliante, che vollero
alcuni luoghi pubblici stabilire, a’ quali
potesse qualunque cittadino accostarsi a
deporre contro quelli che alla sicurezza
e tranquillità dello stato intentato uves-
sero. Quindi in parecchie parti della cit-
tà, ove ciascuno avrebbe potuto vedere il
depositore, fissarono nell’ interno de mu
ri certe cassette le quali avevano un
piccolo foro capace di pochi fogli pie-
gati che entro si volessero colare. Nel
corridoio poi che si trova appena pog-
giata la scala dei Giganti, si vedevano
nella parte di fronte, oltre la accennata
cassetta, alcuni fori dai quali, non vo-
lendo deporre scritti, si comunicavano
i secreti politici ad una persona dello
stato che eravi nella stanza di dentro, la
quale non veduta raccoglieva ogni cosa.
d'une édifice aujourd’hui transformé en
hôpital.
\
Tant que la terreur fut nécessaire,
ì’ inquisition fut sacrée, inviolable, vier-
ge comme étaient sacrés, inviolables,
vierges les sentimens d’ équité qui diri-
geaient les patriciens dans leurs délibé-
rations. Mais lorsque les passions privées
mêlées au terrorisme menacèrent de le
changer en un instrument de barbares
caprices, lorsque l’ espionnage devint un
véritable fléau pour les citoyens, alors la
politique intérieure affaiblit l'énergie des
esprits, et l’inquisition, objet d’une hai-
ne secrète, préparait elle-même l’état de
faiblesse et d’imbécillité où elle tomba
au XVIII.® siècle, et avec elle succomba
sans retour la puissance de Venise. Dans
un Etat. la faiblesse volontaire doit avec
le temps devenir pernicieuse; car l’inac-
tivité est une, véritable mort physique
et civile. L’ homme est né pour agir;
l’action c’ est pour lui l'existence.
Mais la politique ne se bornant pas à
la tranquillité externe et interne, et
s’étendant à tous les moyens qui peu-
vent raviver les images de la vertu, mon-
trer aux citoyens la splendeur et la ma-
gnificence des grands , et les exciter à
le devenir eux-mêmes, nous devons l’é-
tudier aussi sous le rapport civil, moral,
religieux, scientifique et artistique, puis-
que de la condition plus ou moins floris-
sante de la morale; de la chose publique,
de la religion, des sciences et des arts
dans un Elat, on en déduit aisément la for-
me ou pour mieux dire, la perfection. Les
Vénitiens commencèrent au XIV.° siècle
* à dévelloper leur génie, et le XV.° n’é-
tait pas encore écoulé que déjà ils l’ava-
ient élévé à un brillant dégré de splen-
deur, Ce siècle, qui peut rivaliser avec
tro lo pareti della chiesa di S. Moise, la»
teralmente alla via, ed in altro luogo, a
SS. Gio. e Paolo, vogliam dire nell’ atrio
di quello stabilimento che ora sì è con
vertito nello spedale.
Finchè il terrore era necessità, l’in-
quisizione era sacra, immacolata, ver-
gine, come sacri, immacolati, vergini
erano i sentimenti di equità che mo»
veano i patrizi nelle loro deliberazio-
ni. Ma quandochè il terrorismo per ins
sinuazione delle passioni private potè ans
che venire diletto di sevizie; allora lo
spionaguio fattosi il flagello dei cittadi-
ni, la politica interna infermò la eners
gia degli animi, e la inquisizione, divenu-
ta oggetto di odio secreto, preparava a
se stessa quello stato di debolezza ed
imbecillità, in cui nel secolo X VII fu
veduta. Cadde per conseguente ogni pos-
sanza viniziana, e cesse agli uomini fore
ti e volonterosi. Negli stati la debolezza
volontaria non dura senza pernicie, ché
laignava mente in corpo fatigato equivale
a morle civile e fisica. L'uomo è nato
per agire fisicamente e moralmente nel
«medesimo tempo : la sua esistenza è ese
pressa nell’ azione.
Senonche la politica non estendendosi
soltanto alla tranquillezza esterna ed în»
terna, sì anco a que’ provvedimenti che sj
fanno per tener vivele immagini della vir»
tù, per persuadere j cittadini della gran-
dezza e magnificenza dei maggioringhi e
eccitargli ad essere grandi pur essi, do-
manda che noi la consideriamo ancora
nella sua influenza civile, morale; reli-
giosa, scientifica ed artistica, avvegna-
dioche egli è vero che dalla civiltà, dal.
la morale, dalla religione, dalle scienze
e dalle arti che più o meno fioriscono
in un governo, si deduce della forma
o meglio diremo della bontà esterna ed
interna di esso. Viniziani cominciaro.
no dopo del secolo XIV a sviluppa-
re. gli ingegni, e già non era discorso an-
cora il secolo XV che gli avean portati
ceux de Péricles et d’ Auguste, éternisa
les fastes glorieux de Venise. Cette ré-
publique qui, à dater de l'an 1400, s’é-
tait non-seulement agrandie sur l’Adria-
tique, la Mer Egée, la Méditerranée, les
côtes d’ Afrique et d’Asie, mais était
aussi devenue presque la souveraine mat-
tresse de l{talie entière, formait un Etat
puissant qui, grâce à la délicatesse qui lui
‘était propre, à la finesse de son goût per-
‘fectionné par un paralléle continuel entre
les chefs-d’oeuvre de la Grèce et ceux de
l’ Italie, et grâce surtout au concours des
‘lumières et du génie de ses nobles en-
fans, put ntieux que tout autre peuple
employer ses trésors à produire des chefs-
d'oeuvre et des édifices, monuments éter-
tiels de ses triomphes et de sa gloire.
Ayant indiqué les fins que la politique
se propose sur les actions humarnes dont
nous avons traité plüs haut, il nous reste
à nous occuper de ses règles en matière
d'influence civile; mais comine lorsqu’ il
s’agit de définir l’administration civile
ét municipale ou la police; ce qui est
la même cliose, on ne saurait que décri-
re les moeurs privées d’un peuple ou d°
üne nation, nous nous réservons d’ en
parler plüs tard, puisque nous devons
traitér ce sujet avec détails, partant tou-
jours des principes que nous exposons
maintenant. Mieux vaut parler de la mo-
rale, animée ou dirigée par la politique,
afin de comprendre l’importance des do-
cuments nationaux de Venise qu’on peut
certainement regarder comme ùn excel-
lente école pour former de bons citoyens.
‘ Envisager la morale vénitienne subjecti-
vement et objectivement est le parti le
plus sage, puisque ainsi nous offrirons
quant au sujet, les matières morales qui
sont immenses, ét quant à l’objet la fin
vers laquellé doit tendre tout bon gou-
vernement.
Le fonds de la morale vénitienne (ct
- par là nous cutendons ces principes d’é-
CN
ED
‘ad un sommo grado di altitudine. Que:
sto secolo, che compete con quello del
sapere di Pericle e di Augusto, può ben
dirsi esternasse i fasti gloriosi de’ Vini-
ziani. Venezia, che dopo il millequattro-
cento non solamente erasi allargata d’as-
sai nell’ Adriatico, nell’Egeo; nel Meditet-
raneo; sulle coste dell’ Africa e nell’Asîa,
ma puranco quasi insignorita di tutta
Italia, era una repubblica che con la dis
licatezza propria a lei sola, con la finez-
za del gusto, conseguito per tanti con-
fronti fra le opere classiche della Grecia
e della Italia, animata da spiriti no-
- Lili e generosi ad incarnare le cose. del-
la bellezza, potè sicuramente delle sue
ricchezze usare a fermrsi di que” mont:
menti che perpetuassero la mémoria
delle sue fortune e delle site glorie.
Dati i fini clie si può proporre la p6-
litica intorno a quelle azioni umane che
più insuso abbiamo detto, noi doviemmo:
osservare la sua condotta nell’ influenza
civile; ma siccome quando st tratta di
diffiniré la civiltà o la urbarità o la poli-
zia, che üna cosa sola suonano; non si
fa altro che descrivere i particolari co-
stumi di un popolo e di una nazione ;
noi. dobbiamo soprassedere, conciossia-
chè di questa urbanità ci oécorrerà di-
scorrere alla minuta; facendola derivare
dalle cose che ora sponiamo. Meglio è
che per noi si parli della morate diretta
dalla politica, per tomprendeté Y împor-
tanza degli atimaestramenti nazionali di
Vinégia, i quali senza più devono» ris:
guardarsi come uña scuola precipua a
formare il buon cittadino. Prendere la
morale viniziana subbiettivamenteed ob-
biettivamente è il miglior modo ché vi
abbia, perchè ‘nel soggetto daremo la
materia della morale; chie è amplissima,
e nell’ oggetto il fine, quello che dee vos
lere qualunque
sa
+
La materia della morale viniziana (c
con questo nome di morale intendiamo
governo buono e saggio.
Soi
sjuité nationale et individuelle, et Finté-
ret réciproque qui lie un citoyen libre
à un autre citoyen libre, afin de conserver
la liberté et d’accroitre la fortune et la
gloire du pays) avait pour sujet les ace
tions particulières et générales des cito-
yens sur tont ce qui concerne la justice
distributive et commutative et la cone
duite pratique des particuliers, soit en-
ir eux, soit envers leur gouvernement.
Il n° y en eut jamais certes qui, plus
que le Vénitien, ait dans toutes ses déli-
bérations solennellement montré à l’uni-
vers la sagesse et la justice réunies pour
le bien des particuliers. Une seule déci-
sion du sénat put sembler injuste, celle
qui ravit la couronne de Cypre aux Lusi,
gnans pour la mettre sur la tete d’ une
fille de Venise, et la réunir ensuite à la
république. Quelques écrivains conti-
»uent encore à reprocher aux Vénitiens
l'injustice de la mort de Carmagnola; et
réellement vers ces derniers temps, il
ne manqua pas d’auteurs qui en dirent
tout le mal imaginable. Daru les accusa
aigrement et Alexandre Manzoni dans
sa tragédie (1) n’hésite pas à regarder la
mort de ce héros comme le fruit d’une
trahison de Venise, et par conséquent,
comme un injustice incontestable. Cette
prétendue injustice trouva pourtant des
défenseurs, mais, quoiqu” il en soit, deux
exemples . d’injustice , controvers?s ju-
squ’à nos ‘jours, ne peuvent empè cher
de reconnaître dans la république Veni-
tienne un fond de probité et d’honnéteté
naturelles qui en fesait le modèle de tous
les gouvernemens. Lorsque nous disons
qu elle fut probe et honnéte, nous ne
mettons pas dans la balance les con-
trats suggérés par la politique, contrats
qui, à Pombre du nom imposant de
raison: d’ Etat, blessérent quelquefois
directemeut on indirectement les droits
d'une autre nation, ce qui au reste,
(1) Brécisément intitulée Carmagnola.
quei principii di equità nazionale ed in-
dividuale, e quel vicendevole interesse
che lega un cittadino ad un altro, per
conservare ed accrescere la patria. for-
tuna e gloria) avea per soggetto le azio-
ni particolari e generali de?’ cittadini in
quello che concerne alla giustizia distri-
butiva e commutativa ed alla pratica con-
dotta del privato verso l’‘altro privato
ed al governo cui ‘appartiene. ]1 governo
veneto in tutte le deliberazioni che fece
ha solennemente dimostrato ‘equità e
sapienza combinate assieme col bene dei
singoli. Talune deliberazioni parvero
ingiuste, tra le quali la tolta corona a
quelli di Lusignano che regnavano in Ci-
pro, per metterla sulla testa ad una fi-
glia di Vinegia, per poscia riunirla al
berretto ducale. Alcuni scrittori non ces-
sano ancora di rimproverare al senato
un’ altra ingiustizia nella morte di Car-
magnola; e veramente anche negli ulti-
mi tempi gli scrittori non mancarono di
dirne assai male. Darù lo appalesò agre-
mente; ed Alessandro Manzoni nella sua
tragedia (1) nan dubitò di svelare nella.
morte di questo eroe un tradimento del-
la viniziana repubblica, e per conseguen-
za un’aperta ingiustizia. Nondimeno que-
sta pretesa ingiustizia troyò ben riputati
difensori. D'altronde due casi d’ingiusti-
zia. i quali però sono ancora gantrover-
si, non potranno far sì che si nieghi al-
la repubblica viniziana un fondo di pro-
bità ed onestà ‘naturale, che la rendeva
specchiatissima. Quando diciamo che un
governo fu probo ed onesto, non inten
diamo di escludere tutti que? fatti indi-
minutamente'i quali, passando sotto il
riguardo d’imperiose ragioni di stato,
leggiam tal volta nelle storie, sembra-
no ledere o direttamente od indiret.
tamente i diritti di qualche altra nazio-
ne. Data dunque la giustizia distributiva
e commutativa nella pienezza di glo
(1) Carmagnola appunto intitolata.
d’ apres les idées généralement adop-
tées sur cet article, ne constitue point
un crime véritable. La justice distributi-
ve et commutative brillant pendant qua-
torze siècles de tout l’éclat de le gloire,
quels généreux exemples de probité pri-
vée ne devait-elle point enfanter? Les
Vénitiens étaient si francs, si loyaux, si
intègres, que chez eux la tromperie était
inconnue, la ruse un fantôme effrayant
et le mensonge une brutale prostitution
de la sincérité naturelle. De Jà dérivait
ce qui constitue l’objet de la morale, et
les citoyens harmonisant avec les prin»
cipes de la république, ne manquaient
point de cette union de principes dont
se forme une efficace unité. Que si I° us
pité efficace et active dans un Etat libre
produit le bonheur relatif, la justice
du sénat et du peuple était donc une
source perpétuelle de biens, car [à où
régne la justice règne | harmonie; et
l’harmonie est la cohérence de prin-
cipes ; l’union des principes c’est l’unité
ou beauté; le beauté c’est l’amour, c’est
Ja felicité. Ayant donc exposé le sujet
et l’objet de la morale, nous allons passer
à P influence indirecte que la politique
exerce sur la religion.
La religion protégée par Ja politique
est ur moyen puissant de rendre les ci-
toyens bons, tranquilles et obéissans.
Mais il faut que la politique la considere
alors, non comme un agent subalterne,
mais comme un principe indispensable
aux hommes, comme un anneau central
qui unit le ciel etla terre, comme un be-
soin naturel de la raison, et par consé-
quent elle doit toujours s’y conformer
rigoureusement.
Les dispositions que la politique véni-
tienne adopta sur Particle de la religion
concernérent donc l’extérieur, c’est-à-di-
re ils pourvurent au moyen d'objets sen-
sibles à ce que les esprits fussent veri»
tablement pépétrés d’une vive et sincere
dévotion envers le Tout-Puissant, fesant
D. —
ria per il corso non interrotto di quats
tordici secoli, quali esempli di probità
privata non ne dovevano emergere? Li
cittadini della repubblica erano così
schietti e, leali, così integri, che appo
loro l’inganno potevasi dire ignoto,
l’ insidia una larva paurosa e la men-
zogna una brutta prostituzione alla na-
turale sincerità. Da ciò ne deriva quello
che costituiva l’oggetto della morale, ed
i cittadini armoniando coi principii del-
la repubblica non mancavano di quella
alleanza di massime che rappresentano
la unità efficace. Che se l’unità efficace
ed operosa in un governo produce la fe-
licità relativa, la giustizia del senato
adunque e del popolo era fonte perenne
di bene, perchè ove il giusto si serbi è
armonia, ed armonia è coerenza di
principii, ed upione di principii è uni»
tà o bellezza, la bellezza è amore, è fe-
licità. Dato così il soggetto e 1’ oggetto
della morale, convienci passare a quel-
l’altra parte su cui la politica influisce
indirettamente, che è la religione.
La religione tutelata dalla politica è
il mezzo potentissimo per avere quieti,
ubbidienti e buoni i cittadini. Convien
poi che la politica non usi dalla religione
con un modo di superiorità, ma invece
la coltivi e sostenga convenientemente
come cosa tutta necessaria agli uomini,
come un anello centrale a cui si lega il
cielo ‘e la terra; che essa la abbia come
un bisogno essenziale dell’ uomo, e per-
ciò direm anzi sia confederata con essa.
Le ‘disposizioni che la politica vinizia-
na prendeva intornoallareligione furono
perciò esterne, cioé provvedevano, con
mezzi cadenti sotto i sensi, gli animi u-
mani fossero penetrati da una sincera ed
accesa devozione versoIddio, al quale ef«
fetto si presentavano i templi, gli arredi
vo —
don aux églises à cet effet de riches or-
hemens sacrés, favorisant la fréquence des
fonctions solennelles, privées ou publi-
ques, et les exemples de piété religieuse
qui, soit dit en passant, sont peut-être le
moyen le plus avantageux et le plus sûr
de maintenir le peuple dans la bonne
route. En conséquence les magistrats qui
pensaient sagement sur la politique, ac-
cordaient volontiers leur concours aux
évèques'afin de veiller à ce que les clercs
s° acquittàssent exactement de leurs de-
voirs non-seulement dansles églises, mais
aussi en tout autre lieu, à ce qu’ils
priassent pour la conservation des auto-
rités constituées, à ce qu’ils leur incul-
quässent des principes de soumission et
démonstrassent évidemment que sans les
autorités il n°y a point d’ordre, et sans
ordre, point de bonheur, que la seule
tranquillité des Etats peut enfanter la
prospérité publique, et qu’avec une for-
tune médiocre il est plus facile d’exer-
cer les vertus civiles et religieuses qui
obtiennent une récompense éternelle a-
prés leur mort à ceux qui furent bons et
humbles pendant leur vie. Tels étaient
les moyens extérieurs par lesquels la po-
litique de nos ancêtres pourvoyait au
bien civil et moral des peuples, auquel
Ja religion se pretait admirablement. Le
fameux publiciste Montesquieu lui-même
s’écriait presque hors de lui dans un
transport de joie: « Chose étonnante!
la religion chrétienne qui semble n'avoir
d’autre objet que de mériter aux hom-
mes la béatitude éternelle, forme aussi
leur félicité ici-bas ! »
Il nous reste maintenant à voir quel
système, soit pour les temples, les orne-
mens sacrés, soit dans les fonctions ex-
térieures du culte divin, avaient ‘adopté
les pères conscrits de Venise, suivant tou-
jours les grandes maximes de l'Evangile
pourobtenir la double fin de rendre heu-
reux les sujets par les biens de la vie
présente, et de les préparer par l’exer-
sacri, l’uso delle funzioni solenni e pri-
vate e pubbliche egualmente, e gli esem-
pli di religiosa pietà, i quali esempli per
avventura piucche tutt’altro son neces»
sari per tenere nella buona via il po-
polo. Quindi i magistrati si prestavano
co’ vescovi perchè i cherici adempies-
sero esattamente a’loro doveri, non so-
‘ lamente nelle chiese, benanco al di fuo-
ri, perchè pregassero per la conservazio-
ne delle autorità costituite, inculcassero
le massime di soggezione alle medesime,
e dimostrassero ad evidenza che senza
le autorità non vi è ordine, non vi e fe-
licita: che la sola tranquillitade degli
stati puote produrre i beni civili, e che
col mezzo delle moderate fortune si può
aprirsi una via ad esercitar meglio le vir-
tù cittadine e religiose, e quindi procac-
ciarsi il premio della beatezza che dassi
a colui il quale rettamente vive e som-
messo. Questi erano i mezzi esterni coi
quali la politica dei nostri provvedeva
al bene civile e morale dei popoli, a cui
la religione mirabilmente si prestava.
Anco il famoso pubblicista Montesquieu
esclamava quasi fuori di se per ebbrez-
za di gioia: » Gran cosa! La Lu
» cristiana, la quale non sembra avere
» altro oggetto che di trarre gli uomini
» all’eterna beatezza , forma a loro la
» felicità anche nella vita presente!
Ciò detto, è da vedere come tanto nei
templi, negli arredi sacri, nelle opere e-
sterne del culto religioso i padri coscritti
del veneto stato si diportassero, usando
sempre delle grandi massime del Vangelo
per conseguire il duplice scopo, di feli-
citare i sudditi coi beni della vita, e col
prepararli ornati di cristiane virtà ad
avviarsi colà ove i giusti hanno guider-
DINI
cice de toutes les vertus chrétiennes
à passer dans un monde meilleur où
une incorruptible félicité est réservée
à tous les justes, Nous avons dit que
les Vénifiens dans lid application de la
politique aux choses religieuses, sui-
vait V’esprit évangélique , et ils le
prouvérent bien par tant d’édifices ad-
mirables dont nous nous occuperons ‘
bicutòt. L’ Evangile est une loi d’amour
qui par conséquent est Dieu même, Qui-
conque observe les lois évangéliques,
ressent- l’influence de cette plé: itude et
de cette charité qui sont Dieu mime, et
dans les ouvrages humains qu’il élève,
sait clairement revêtir d’une formela pen-
sée qui l’absorbe, c’est-à-dire un amour
sans bornes. — Chàteaubriand, dès les
premières pages de son Génie du chri-
stianisme, déclare qu’une comparaison
entre les chefs-d’oeuvres du génie chré-
tien et ceux du paganisme ne peut qu "è
tre défavorable aux derniers. Il ny a
point de science, de doctrine on d'art
chrétiens qui n’ait été porté au dégré de
perfection qui caractérise extérieurement
l'influence de I? amour divin.
Les®temples, oeuvres du culte exté-
rieur, élevés dans la capitale de la répu-
blique, exigeraient maintenant un exa-
men particulier sur le style de leur ar-
chitecture, et par conséquent il nous
faudrait Dci en revue les différentes
époques où ils furent construits, afin
d’ en distinguer les styles différens, mais
nous en parlerons plus tard. Ce qu il
importe de savoir pour le présent, « e est
que la Basilique de S. Marc, bien que
ce soit un complexe de styles, peut ètre
considérée comme un mus? de d’antiquités,
un document du caractère et du goût du
moyen-âge, une DEGUVE de la toute puis-
sance de nos ancètres, un asile solitaire
où le coeur est saintement ému par les
religieuses inspirations que fait naître
en foule le majestueux silence de cette
enceinte sublime ; on peut la considé-
done indefettibile, eterno 2 Abbiam
detto che Viniziani; usando della politi=
ca in cose di religione, sentissero alta-
mente dello spirito, evangelico; e vera
mente provarono di sentirlo per quelle
opere | del culto esterno che ora verremo
trattando. Il Vangelo è e la legge di amo-
re, che è Dio stesso. Chi adempie alle
leggi evangeliche, sente l'influsso del-
I. amplitudine e della carità, che è Dio;
e nelle umane opere che porge fa net-
tamente rilevare, che nell’ informarle al
proprio concetto era dall’ amore infinito
compreso — Chateaubriand fin da prin:
cipio del suo Genio del Cristianesimo
pronunzia; che le opere del genio eri-
stiano non ponno senza sfregiare quelle
del genio gentile mettersi loro a paraggio.
Non vi è scienza, disciplina od arte dei
cristiani, la quale non fosse portata a
quel grado di perfezione che caratterizza
estrinsecamente l’ influenza dell’amore
divino. x
Ora fra le opere del culto esterno vi
sono i templi, i quali nella capitale ve-
neziana sì alzarono. E° domanderebbono
una speziale distinzione per quello che
concerne il loro ordine architettonico, e
conseguentemente converrebbeci andar
passando le diverse epoche della repubbli:
ca nelle quali vennero queste moli erette
per determinarne lo stile, ma di, ciò par:
leremo altrove. Quello che importa sa-
pere di presente egli è, che la basilica
di S. Marco, benchè sia. un complesso
di stili, é da aversi un, museo di anti-
chità, un documento del carattere del
gusto dei tempi di mezzo, una prova
della possanza dei nostri, un asilo romi-
to, in cui il cuore è mosso secretamente
da quelle sante ispirazioni che derivano
dal maestoso silenzio del ricinto subli-
me ;. può dirsi infine un tutto in cui la
rer comie un ensenible rierveilletix où
les sentimens les plus tendres de la pié-
lé s'unissent aux plusmobles conceplions
du génie des arts, un monument grans
diose de la reconnaissance d’une puissane
te république envers le süprème dispen:
sateur dé tous les biens, un nionument
enfin qui réveille à la fois les souvenirs
de l’histoire et les pensées de religion,
les notions des temps avec celles des
choses, l’idée de la félicité témporélle
avec celle de l’éternelle béatitude. Nous
pourrions passer en revue bien d’autres
temples où brille du ménie éclat la piété
Vénitienne , et celui de S. Jean et S:
Paul, ét celui des Frari et celui de S.
Etientie qui font naitt'e les mêmes Emo:
tions; moins par leur antiquité et le
vout ädmirable de leur architecture que
par ün indicible empreinte de mysté
rieuse piété qui révèle en niême temps
la force républiedine et les plus intimes
sentimens de dévotioh.
Les ornemens sacrés de Vénise n° éta-
ent point certes inférieurs ou même
seuilenient compar ablesà ceux que l’on ad
mire. dans les tempies les plus fameux de
Ÿ univers catholique, et si les heureux
enfans de li Révolution Française n’a-
vaient converti à des usages profanes
une grande partie des ricliesses sacrées,
rious pourrions aujourd’hui prouver plus
incontestablement encore aux étrangers
quels furent nos trésors, et notre piété:
Cependant üne Bonne partie de nos
ürnemens sacrés échidppa du sort com
intin; que Pon visité la cathiédrale de
S: Mare et plusieurs autres églises de
Vénise, on verra dé ses propres yeux
si fios éandelabres, nos lämpes d’ ar-
gent sont peu bombieux, si nos tentu-
res et nos tapis sont inesquins, s’il y a
disette de calices, dé patènés, d” osten-
soirs, de vases sacrés, de lustres, de cier-
ses, de surplis, d’aubes, etc. Sans nul
doute, après un parallèle consciencienx
entre les églises de Venise et celles des
pietà si associa alle i ispirazioni dei geni
delle arti; un luogo dove si scorge di-
rem quasi il sentire di unà nazione ri-
conoscente verso il fattore di tutti i
beni ; un luogo per il quale si risveglia-
io le idee dello stato con quelle della re-
ligione; le nozioni dei tempi con quelli
delle cose; la niemoria della felicità con
quella della beatitudine. Potremmo di-
scorrere altri templi nei quali non man:
co lo raggio d’amore rifulge. Quello dei
SS. Giovanhi e Paolo, quello de’ Frari,
e quello di S. Stefino sono apparteneriti
alla classe chie risveglia le attennate idee;
non sì per Pantichezza ed il gusto del
travaglio, quanto per quel certo secreto
pietoso che in esse si scorge, da cui si
disvela l’uso della forza repubblicana
è gli intinii sentimenti della pietà.
Gli arredi sderi dppo Veneti tion pa-
fivano medietà o minoranza su quelli
che si banno hei templi più illugtri del
mondo cattolico; e se le mälaügürate
impfese della rivolazione francese non
avessero convertito in uso profago gran
parte di questi arnesi consecrati agli al-
tati, noi oggigiorno avrem bene di che
meglio mostrare alle nuzioni quali fum-
mo in dovizie, quali in pittà e quali in
politica. Nondimanco di questi sacri ar-
fedi grati parte fu salva; € se vadasi
nella basilica di S. Matco è in qualche
altra cliesa di questa capitale, si vedrà
se sia poco la copia degli argentei doppie-
ri, se sdrusciti gli arazzi e i tapetti, se
Vha povertà di calici, di patene, di. os-
tensori, di pissidi, di vasi sacri, se di can
délabri e di lampade, di pianete e piviali,
è così innanzi. Certo se si confrontino
gli arredi delle chiese venete con quelli
delle chiese di molte altre città, non po-
‘trà scusarsi uom che sia dal convenire
in quello che più insuso abbiam detto.
N
autres peuples, personne ne pourra s’em-
pecher de convenir avec nous de ce que
nous avons avancé plus haut.
‘Mais il est encore du ressort de la po-
litique de veiller aux solennités, d’encou-
rager les pratiques les plus avantageuses
au culte sacié, et d’accroître sans cesse
la piété par ces moyens réunis. Aussi chez
les Vénitiens les cérémonies sacrées é-
taient empreintes d’une onction, d’ une
majesté particulière. On y voyait accou-
rir une foule de particuliers qui, portant
une banniére, un guidon sur la toile du-
quel un pinceau habile avait représenté
quelque trait de la vie d’un saint, pré-
eédaient la corporation qui appartenait
à ce saint, parcourant processionellement
les rues, et unissant leurs voix à celles
du clergé, ils chantaient des hymnes de
louanges et d'actions de gràce au sou-
verain maître de toutes choses. On y
voyait assister les grands de Venise mé-
lés indistinctement aux plus pauvres,
avec un piété ardente et exemplaire, ca-
pable de porter les plus heureux fruits
pour la religion chrétienne.
Les Vénitiens regardèrent comme leur
premier et le plus essentiel devoir de s’
affectionner le clergé, et nous dirons mè-
me, de s’en former un auxiliaire dévoué.
Lorsque le gouvernement ne protége
point les ministres de l’ autel, il doit
tomber tôt ou tard. La raison en est que
les consciences de tous leur éiant confié-
es, elles se corrompraient bientôt si leur
sublime sacerdoce n’était point vénéré
comme il le mérite. Personne n’aime à
avoucr sa fublesse. L’homme qui s’estime
naturellement lui-même, répugne à s’hu-
milier devant autrui, et il le fait seule-
lement lorsqu un puissant intéret l’y in-
vite. Or, si les ministres de l’autel, in-
terprètes de cette religion admirable qui
va miséricordieusement chercher elle-
meme le péchear pour appliquer son
baume divin sur les plaies de l'âme, ces
ministres, disons-nous, s’ils n° étaient
Ma della politica è ancora. vigilare
alle solennità, e promuovere gli usi mi-
gliori delle cose sacre, e volere che con
questi mezzi viemmeglio la pietade si
serbi. Quindi appo nostri le religiose so-
lennita si facevano con una unzione di
santità più specchiata. Molti cittadini vi
accorrevano, e prendendo una massa do-
rata 0 dipinta, da cui pendeva una tela
svolazzante, sulla quale da maestro pen
nello qualche santo colle sue gesta era
pinto, avviavansi, precedendo la scuola
che a quel santo medesimo era intitolata,
santamente processionando, ed unendo
le proprie alle voci del clero cantavano
gli inni delle lodi e dei rendimenti di
grazie al Supremo Signor delle cose. In
queste processioni vedevansi pure i mag-
giorenti dei Veneziani assistervi con a
canto un poverello, ed in un modo così
‘ sinceramente pietoso, da far frutto di
cristiana religione con un esempio il più
perfetto e più dolce.
I Viniziani credettero primo cd essen-
ziale loro dovere di tenersi amicate, €
se vuoi anco devote le persone del cle-
ro; poichè i ministri dell’ altare se non
vengono sostenuti dal governo, il gover-
no necessariamente cade. La ragione pre-
cipua è, che le coscienze degli uomini
essendo in lor mano, ove la santità del
loro grado non sia stimata e venerata,
sarebbero guaste e corrotte. Nessuno
vuole confessare debolezza. L’uomo, che
ama naturalmente se stesso, rifugge dal-
P umiliarsi innanzi altrui, e lo fa allora
solamente che un interesse possentissi-
mo ve lo spinga. Ora i ministri dell’ al-
tare che predicano la religione, la quale
pietosamente va cercando le ferite de-
gli animi per guarirli dalle morali infe-
zioni, se non fossero creduti degni ed abili
a questo effetto, o che volesscro eonse-
point dignes ou eapables de cette mission
sacrée, on s'ils voulaient la remplir sans
Papprobation des hommes, ne feraient
qu’accroitre le mal et conséquemment
corrompre l’ordre moral tout entier.
Et rien ne saurait être plus nuisible à
l’Etat que la lutte qui s'ensuivrait entre
deux forces également puissantss, l'ordre
civil et la religion. Ils réglèrent donc qu’
à certaines fêles de l’année auraient lieu
des fonctions où le doge,siégerait à côté
ou tout pres du patriarche et des au-
tres dignitaires eeclésiastiques. En outre,
bien que le doge eut droit dans la basi-
lique de S. Marc à un siége élevé, il ne
V’était pourtant pas assez pour éclipser
ceux du patriarche et des chanoines. Ils
jugèrent également avantageux de ras-
sembler de temps en temps en un même
lieu les autorités civiles et ecclésiastiques;
et pour ce, le doge invitait à diner à cer-
tains jours les fonctionnaires civils et ec-
clésiastiques, traitant ses derniers dans
ces occasions avec toute la déf'rence et
le respect possible, sans déroger pourtant
à l’élévation et à la majesté de son rang
supreme. Les avantages politiques que
le gouvernement retirait de ce système
étaient immenses, car rien ne favorise
plus puissamment le rapprochement des
principes et des idées que cette réunion
de tous les grands de 1’ Etat sur un ter-
rein aussi commode, aussi cordial que
l’est d'ordinaire un somplueux banquet,
une conversation franchè et polie, ou
pour mieux dire les autorités civiles et
ecclésiastiqu es vivant ensemble en bon-
ne harmonie, dirigeaient vers le méme
but les forces de l Etat afin de consoli-
der la sûreté des droits personnels et
réels, et tout ce qui contribue à embellir
l'existence, lorsqu’elle est à l’abri des
rigueurs du besoin.
L’hiérarchie ecclésiastique devait rem-
plir exactement deux offices; celui de
bon pretre et celui de bon citoyen. Les
réglemens sévères de la discipline reli-
guirlo eolla disapprovazione degli nomi-
ni, null’altro farebbero che rincrudire. il
male, e questo rinerudito, ogni ordize
morale guastare e corrompere. Quindi
allora lo stato ne avrebbe gravissimo
nocumento. avvegnadio due forze egual-
mente grandi lotterebbone fra loro, ci-
viltà e religione, da cui è costituito. Fu
perciò ch’eglino in alenni di solenni,
nella basilica di S. Marco certe fun-
zioni stabilivano, dove il doge stava di
costa 0 dappresso al patriarca ed alle
altre dignità ecclesiastiche, e mella stes-
sa basilica, benche il veneto principe
il seggio eminente avesse, non: era pe-
ro tanto che il patriarca e li canonici
pure con ordine di grandezza non pom-
peggiassero. Avvenne anche pensassero
fosse bene che le civili e Fe eccltesiasti-
che autorità in certi luoghi convenissero;.
laonde si dava una grida per la quale
fissavasi un di “o l’ altro in cui il doge
imbandirebbe a’ civili e .ad ecelesiastici
maestrati; nella quale circostanza è no
to che il principe si avea umanamente
e rispettosamente co’ cherici, senza pe-
rò scemare di sua dignità, la quale so-
leva essere eminente e reverenda. Dr
qua accadeva un buon effetto: politico,
perchè la mistione de’ maggiorenti eellò»
stato in un modo il più semplice, il più
urbano, quale si è quello del vivandare
e del trattar conversevole, produceva un
grande avvicinamento di principii, 0 a
dir meglio le medesime autorità civili
colle ecelesiastiche armoniosamente sem-
pre avendosi, drizzavano allo stesso fine
le forze dello stato onde avere la felicità
della sicurezza de’ diritti personali e rea-
li, e quegli altri buoni effetti che si av-
vicinano ad indolciare la esistenza, per-
che prodotti dal genio non édueato dal
rigore dei bisogni.
La gerarchia ecelesiastica era intesa a
disimpegnare esattamente due uffici,
quello del buon sacerdote e quello del
‘gieuse qui certainement ne négligeait pas,
sur tout ce qui regarde l’otdre et la
pureté des doctrines, de veiller à ce que
les ecclésiastiques s'acquittassentreguliè-
mement de leurs devoirs et de leurs 0°
bligations, répondäient à coup sûr de
l’ accomplissement du premier. Quant
au second office d’un ecclésiastique ;
qui produisait la fusion la plus complete
des pouvoifs de l’Etat, ou l’activité sage-
ment réglée de ces mêmes pouvoirs, c'é-
tait le civil. Mais ces pouvoirs ne procés
dant pas seülemetñt de I’ etcellence des
lois divineinent inspirées mais aussi des
lois civiles, le gouvernement fit tous ses
efforts pour qu’elles influässent Érergi-
quement sür les äctes extérieurs du cler-
gé, cummé nous l’avons dit. Conséquem-
ment tout ce qui coricerne les devoirs
purement civils des ecclésiastiques, était
pour la société la sourtesd? effets eucOre
plus avantageux, En modérant Pinfuene
ce extétietire du clergé, et én natia
tant toùt du bien dé l'homme civil, 1
république Vénitienrie obtint cinqavans
tages: L’ exécution exacte des lois civi-
les par les persünnes que leur cara-
ctëre appellat à donner |’ exemple de
la Sdiné morale ; la cohérente des nra-
ximés eéclésiastiques et politiques, con-
siquente des usages obtenus par Pin-
fluencé des lois civiles; la consolidation
et la vénération de Pautorité des aristo-
crates, car ki soumission aux lois, est une
marque implicite de respect pour les
législateurs; I’ accraîssement de l suto-
rité civile sur totites les matières qui
pouvaient dans. ceértains Cas intéressef
simultanément |’ Eglise et PEtat; enfn
la conformité des principes de tôus les
citoyens avec écux des lois fondamenta-
les de ta république. Additionnant Ges
cinq avantages, fruits de Ja combinaison
de Fordre politique et civil avec Pecclé-
siastique , le produit, © est la félicité
publique.
Ainsi, traitant de cette maniére tout: s
=
Cali
buon suddito. Il primo nonpotevasi tras:
curare, se non altro per le ingiunzioni
delle leggi religiose, le qiiali certamente
in fatto d’ordine e di fermezza nelle
dottrine non trascutavano d° invigilare
che gli ecclesiastici si comportassero e-
sattamente nell’adempimento degli offici
imposti loro. Il secondo degli uffizi del-
l ecclesiastico, dal quale proveniva la
colleganza più forte dei poteri dello $ta<
to, ovvero l’ordinata attività de’medesi-
mi, era il civile. Siccome poi questi po-
teri non procedevano solamente dalla
bontà delle leggi divinamente ispirate;
benancb dalle civili, così il governo
operò validamente perche le medesime
influissero helle azioni esterne del clero,
come abbiam detto. Ma veniva che quel-
lo che risguarda agli üffizi meramente
civili che doveansi eseguire dagli ec-
clesiastici, dava alla società effetti che
sono ancora più luculenti. Posta una
temperanza all’ influenza esteriore del
clero, e riducendo il tutto al bene del-
luomo civile, la repubblica viniziana
conseguì cinque vantaggi: l’eseguimento
esatto delle leggi civili da parte di quel-
le persone che pet il loro carattere do-
vevano mostrarsi |’ esempio di buona
riorale ; lai coereñza delle massime ec
clesiastiche colle politiche, quale conse-
güenza degli usi derivati dall’ influenza
delle leggi civili; l'autorità degli aristos
crati assicurata e venerata, perchè ta
sommessioie alle leggi è tin implicito
ossequio ai legislatori; l’ incremento del-
l’dutorità civile in tutte quelle cose che
nelle ciréostanze poteano interessare si-
niultaneamente € la chiesa € lo stato; é
da ultimo la uniformità delle massime
di tutti i cittadini con quella delle leggi
fondamentali della repubblica. Somma
ti tutti questi cinque vantaggi derivati
dalla politica col mezzo del clero alla
stessa informato; il prodotto è felicità.
Così partendo tutti i soggetti della
les branches de la politique, nous ayons
assuré à la République un principe pres-
que constitutionnel, parce qu'après pn e-
xamen consciencieux des lois, tout homme
sensé et raisonnable devra govclure que,
pour rendre heureux un peuple, il est ab-
solument impossible de négliger les règles
qui ont pour objet la conservation d’une
autorité libre, mais modéréc, et en mé-
me temp la fixation de tous les moyens
qui peuyent conserver la liberté et la
modération, et en outre par ce que ré-
pandant son influence libre et modérée
sur les citoyens, il en résulte la franchi
se, la promptitude dans Ies actes géné-
reux, et la modération, c’est-à-dire la
prudence qui regle les actions importan-
tes et solennelles de manière à obtenir
le résultat le plus désirable : la félicité
relative !
Mais les Vénitiens eurent encore d’
autres lois à établir, et ce sont celles
qui concernent l’économie civile et ru-
rale. L'économie civile n’est autre cho»
se qu’une discipline exclusivement occu-
pée à traiter de tous les intertts de VE
tal, restreignant pourtant sa juridiction
aux matières qui ont pour objet l’intéret
de la constitution morale, civile et poli-
tique de P Etat. D’un autre côté les lois
de la statistique embrassent plus com-
plétement l’économie rurale, et on peut
donc la nommer un complexe des di-
verses lois morales et physiques qui con-
duisent les hommes au plus haut dégré
de prospérité. »
Ayant exposé ayant tout ces disposi»
tions différentes de la loi, nous nous ab-
stiendrons de parler plus au long de tout
ce qui.concerne les réglemens externes et
internes de l’Etat. Nous avons dit dés les
premiéres lignes de cet ouvrage que la
pr ospérité, croissante des Vénitiens suggé-
ra clairement : à nos ancêtres, qu’il était
nécessaire de donner à la république une
conslitution uniforme au dehors comme
au dedans et c’est d’après ce principe
politica, nai abbiamo gssicurato alla re-
pubblica un principio quasi costituzioz
nale; perche esaminate a fondo le leggi,
ogni uomo sensato e ragioneyole dovrà
concludere, che a voler felici i papoli
non si può assolutamente trasandare
quelle norme le quali abbiano per ogget-
to la conseryazione di una autorità lis
bera ma moderata, ed in pari tempa la
determinazione di tutti i mezzi per cui
conseryi liberta e mogerazione, ed an-
cor perche diffonda la sua influenza li-
bera e moderata nei cittadini; da ens
trambe le quali risulta la franchezza e
prontitudine nell’ agir generoso, e la
moderazione, che è la prudenza, da re-
golare le azioni alte e salenni, per final
mente asseguire lo scopa, che è appunto
la felicità relativa.
Ma altre legg
tere i Veneti, le quali sono quelle che
i ancora ebbera a disen-
rispettano all'economia, in civile e ru-
rale divisa. L’‘economia civile non è al-
tro che una disciplina la quale si occupa
esclusivamente a trattare degli interessi
tutti dello stato, resiringendosi peraltro
a stabilire le sue dottrine rispetto a que-
gli oggetti i quali hanuo per iscopo lo
interesse della costituzione morale e ci-
vile e politica. L'economia rûrale d’ 1
tra parte è abbracciata meglio dalle leggi
della statistica, e perciò si può dire un
complesso di diyerse leggi morali e fisi=
che che conducono gli uomini ad un
grado maggiore di prosperamento.
Messe avanti queste disposizioni delle
leggi,
non intralascieremo qualunque
altro discorrimento intorno a quello che
concerne il regolamento interno ed e-
sterno degli stati. Fin da principio ab-
biamo accennato, che le crescenti for-
tune della repubblica vipiziana fecero.
edotti i nostri, ch’ era mestieri dare. a
questa un’organica costituzione si al di
dentro che ‘al di fuori; e noi dietro a
tale principio incontrastabile abbiamo
incontestable que nous avons parlé des :
dispositions légales et de leur influence
d’une manière brève et concise, mais
pourtant capable de. donner une idée
exacte du gouvernement vévitien et de
ses institutions civiles et religieuses ; ee
qui nous amenera naturellement à trai-
ter le caractère spécial des moeurs vé-
nitiennes.
Mais comme les moeurs civiles se ré-
vélent non - seulement dans Îles lois
et les formes du gouvernement , mais
aussi dans les actions pratiques des hom-
mes, il est indispensable pour notre plan
que le commerce de Venise soit mùre-
ment examiné et jagé. L’adresse formait
la base du systéme mercantile de nos
ancêtres, adresse qui s’alliait toutefois
aux formes de l’équité et qui consistait
à donner aux produits vénitiens une
haute valeur soit au dedans, soit au de-
hors de l'Etat, et à déprécier ceux des
étrangers. Il s’ensuivait que ceux-ci,
considérant les produits de Venise com-
me les plus rares et les plus précieux,
les recherchaient avec empressement,
donnant en échange en profusion des
denrées estimées aussi chez eux, mais qu’
ils croyaient de très-peu de valeur aux
yeux des Vénitiens. Ce fut alors que
nos aïeux transporterent à Venise cette
infinité de statues, de marbres, d’ ob-
jets précieux, soit pour le travail, soit
pour la matière, et les destinérent à l’em-
bellissement de la capitale et des autres
villes. De cette adresse et des heureux ef-
fets qui en résultaient il est facile de dé-
duire avec quelle ardeur les Vénitiens
recherchaient le trafic avec les peuples
d'outre-mer.
Mais les nations qui habitaient’ les
côtes de la mer Adriatique fesant obsta-
cle, ou du moins mettant des entraves
au libre dévelloppement de la marine
vénitienne , nos ancetres, jugeant sage
et indispensable de renvereer cette bar-
già discorsi i gradi delle magistrature,
notammo le disposizioni delle leggi e la
loro influenza in modo bensi conciso e
breve, ma tale da poter formaréi una i-
dea del governo venetico e delle sue isti-
tuzioni civili e religiose; del che noi po-
tremo condurre le conseguenze, che ci
faranno argomentare dello speciale ca-
rattere del costume veneziano.
Siccome però i civili costumi, oltreché
a traverso le leggi e le forme dei gover-
ni, si conoscono eziandio nelle azioni
pratiche degli uomini, così accade che
la parte del commercio dei Veneti deb-
ba essere bene esaminata c ponderata.
La base fondamentale del mercantare
de’ nostri era sempre ia destrezza. la
quale però offriva le forme dell’equità,
e consisteva nel saper dare alle cose vi-
niziane nello interno dello stato e fuori
un grandissimo valore, ed a quelle dei
popoli stranieri uno minore. Così nasce-
va, che questi risguardando gli oggetti
di mercatauzia veneta come peregrini ed
esquisiti, ne facessero procaccio con
molta ansictade, rendendo in cambio a
dovizia ciocche appo loro era pure ec-
cellente, ma creduto di poco interessa-
mento pei nostri. Allora fu che Viniziani
asportarono dalle provincie straniere nel-
le nostre quella ricca copia di suppelle-
tili, di marmi, di oggetti preziosi per fi-
nitezza di travaglio e per la intrinseca
bontà loro, e vollero che ad arricchire
ed adornare magnificamente la capitale
e gli altri luoghi soggetti servissero. Da-
to per fondamento questa destrezza ed il
buon frutto che ne ricavavano, è ben
facile argomentare quanto i Viniziani
fossero desiosi di praticare cogli oltra-
marini.
Se non che l’intrapreso esercizio della
marina infin sulle prime venendo a’ Vene-
ziani nostri impedito od almeno difficul-
tato dai popoli che stavano sulle coste
del mare Adriatico ; così reputarono e-
glino savio ed indispensabile uffizio di”
rière, déclarérent la guerre; par raison
de commerce, aux. Patriarches d’Aqui-
1 e, dont dépendaient les évèques d° Is-
trie et de Dalmatie, et qui protégeaient
presque ouvertemént une piraterie si
préjudiciable à la république.
Teiles furent les luttes opiniâtres
ue soutinrent les Vénitiens aux VII.
SIL et IX.° siècles, luttes qui, sou-
vent renouvellées , finirent par don-
ner à la république une pleine liber-
té commerciale à laquelle, sans parler
de leur antique suprématie sur les la-
gunes, les Vénitiens ajoutérent bien.
iòt une prépondérance marquée sur
I Istrie, la Dalmatie et même sur Aqui-
lée. Alors notre commerce put rapide-
ment étendre son influence sur Bizance,
sur la mer Egée, parcourir les côtes de
l’Asie Mineure, pénétrer dans la Syrie
et ressusciter le trafic des ansiens habi-
tans de Tyr, de Sidon, et de la Phéni-
cie. Certes, depuis le VIIL.® jusqu’au
XIV © siècle, les Véüitiens purent à bon
droit se comparer aux Phéniciens et aux
Carthaginois qui, confiant le soin de F
Etat à de sages vieillards, parcouraient
les mers sur de nombreux vaisseaux, Vi=
sitant tantôt les Celtes, les Ibères, et
les Oenotriens, tantôt les peuples de la
Trinacrie et de la Sardaigne, et butinant
cà et là, retournaient au sein de leur
patrie chargés des fruits de leur audace
et de leur gérie. Nous avons observé dans
le Tableau Historique de Venise que le
XIL®et le XIII siècles affranchirent
les relations commerciales des Vénitiens,
et leur facilitèrent dans les Echelles du
Levantles moyens de s'emparer des mu-
numens les plus parfaits de Egypte, de
la Perse, et de la Grèce qui surpassa de
beaucoup les Etrusquesidans tous les arts.
‘Or; les peuples que nos ancétres fréquen-
taient étant fort au-déssous du hiveau de
la civilisation qui brillait de tout son éclat
dans la répubtiune, il n’éiait pas difficile
Ce |
sfavsi di coloro che facéano rintoppo:al ...
loro marittimi progressi, e surse per ra-,
gione di commercio una voce che dichia-
-rava guerra a’ patriarchi di Adfüileja, i
quali imponevano a’ vescovi dell’ Istria
e della Dalmazia, e quasi protég geano
quella pirateria:
Ecco le lotte che occorsero nel, VII,
nell’ VIN ‘e nel IX secolo contro co-
storo, le quali però, benchè di tratto
in tratto si rinfrescassero, conseguirono
finalmente la libertà commerciale dei
veneti repubblicani. i quali aggiunsero
all’antica signoria delle lagune -nostrali
quella dell’ Istria e della Dalmazia e di
Aquileja puranco. Allora il commercio
viemmaggiormente portò le sue influenze
a Bisanzio e nelle isole del mar Egeo, e
passato il Bosforo Tracio, stendevasi sulle
coste della Natolia,
Siria, e faceva redivivere quello degli
antichi Tiri, Sidoni e Fenici. Sicura-
mente che dal VIII al XIV secolo Vini-
Ziani: ponno a buon dritto gli antichi
s? ipternava nella
Fenici e Cartaginesi addimandarsi, i
quali. le patrie terre lasciando sotto, il
governo de’ vecchi assennati, sopra navi
agguerrite ivano pel mare, e recavansi
ora fra i Celti) gli Iberi, e gli Enotri,
quando fra i Trinacri e quelli della Sar-
dinia ; e quinci e quindi raspando, rie-
divano ai, patri lari con i copiosi frutti
della audacia e dello ingegno. — Osser-
vammo nel Quadro Storica di Venezia
come nel XII XIII secolo s° affrancasse
la libertà commerciale dei nostri, ed
a loro venisse più agevole lo salire
la scala di Levante a pigliare ì migliori
monumenti delle opere dell’Egitto e del-
la Persia, nonchè della incivilita Grecia,
che le etrusche opere avanzar seppe a
gran pezza. È siccome i popoli fra’ quali
i nostri versavano al di sotto erano in
que! tempi alla viniziana civiltà, mentre
questa fiorentissima nella repubblica
mostravasi, riusciva facile che si lascias-
sero vincere alle maniere gentili ed ine
8
‘aux Vénitiens de se les affectionner par
‘ Teurs manières aimables et insinuantes,
‘d’en obtenir sans délai leur admission
au seifde leur pays, la permission‘ d” é-
tablir des entrepôts, des magasins, le
privilége de se régir par leurs propres
‘lois, de jouir de la pleine liberté de
leurs actions, et d’en étre considérés
comme compatriotes; en un mot ils sava-
ient en faire des amis prompts à défen-
dre leurs droits et à favoriser autant qu’
il leur était possible, l’accrotssement de
leur prospérité.
Le commerce étant parvenu à son a-
| pogée, et la république au plus brillant
dégré de splendeur, on institua pour en
assurer toujours davantage la sage direc-
tion diverses lois dont nous avons traité
plus haut en partie; ce qui nous laisse
libres de nous étendre à présent sur les
objets du commerce, et d’ examiner en
général quels étaient ceux qui conve-
‘ naient le mieux aux intérêts nationaux,
quel était le plus ou moins de facilité
avec laquelle on pouvait les obtenir, et
enfin quels étaient les moyens les plus
sûrs pour les employer convenablement
lorsqu’on les avait obtenus. Les objets
du commerce de nos aïeux peuvent se
diviser en plusieurs classes, et nous di-
rons quelques mots sur les principales.
‘Les vêtemens et les usages Grecs s é-
tant introduits chez nous, à cause des
fréquentes relations de la république a-
vec la cour Byzantine, nous transportions
de l’ Orient à Venise tout ce qui sert
aux commodités de la vie domestique et
civile. Immense était donc le trafic des
étoffes et des voiles qui, dans des temps
reculés, s'appellaient pepli (péplon); on
recherchait avidement à l’étranger les
rideaux, les tentures, les vases, et les
‘autres ornemens intérieurs des apparte-
ments. Alep, Damas, et plusieurs autres
villes d’Orient fournissaient des étoffes
moins recherchées pour leur antique
réputation de bonté, que pour l’ excel
— — _ _____m____——__y———____mm_m_ÉÈ@—_—m_@—_—_——_——_—_—_——ÉmÉmTÉ_———_m__É_—_———_—té@
sinuanti de’ nostri, e che non frammet-
tessero ritardo quando chiedevano ricet.
to nel concederlo loro, nel permettere
ponessero ‘di loro fondachi, si reggessero
alle leggi patrie, godessero quindi libertà
di esercizi, e si avessero con essi come
connazionali, gli difendessero nei diritti
reali e personali, e per quanto era în
“loro ogni bene di fortune ne promoves-
sero ed allargassero.
Arrivato all’ apice il commercio dei
nostri, e quindi salita la repubblica ad’
uno stato eminente di floridezza, si sta-
tuirono delle leggi per quello sempre
meglio dirigere, le quali, perocchè in
parte alcuna più insuso dettate, ci la-
sciano il campo di spaziare sugli oggetti
di commercio, e di conoscere in genera-
le quali fossero quelli che erano più a
portata degli interessi nazionali; quale
facilità o difficoltà incontrasse nel con-
seguirli, e quali mezzi ad un detto si
ponessero in mezzo perchè conseguiti
venissero debitamente doperati. Gli og-
getti del commercio mercantile de’ no-
stri ponno a diverse classi riferirsi, delle
quali noi le precipue brevemente toc-
cheremo. i
Siccome invalse il costume del vestire
e dell’usare che facevano i Greci per le
grandissime relazioni che la repubblica
aveva ‘con Ja corte bizantina, avvenne
che in tutte quelle cose le quali hanno
rispetto ai comodi della vita dimestica e
civile si trasportassero dall’ Oriente al-
Occidente. Impertanto grande era il
traffico delle stoffe e degli sciali, che fin
dai tempi remoti si dicevano pepli, e le
cortine ed il vasellame di casa, e gli or-
namenti interni delle stanze e via si ti»
cercavano bramosamente al di fuori. A-
leppo, Damasco e diverse altre città del-
} Oriente apprestavano le stoffe, che
erano non sì per antica fama, quanto per
Hence réelle de leur tissu. L’empire de
la Chine dont les forêts de müriers ali-
mentent une innombrable quantité de
vers à soie, offrait à notre industrie na-
tionale les moyens de commercer acti-
vement dans les soieries, et d’en tirer de
considérables profits. Les Vénitiens cul-
tivérent donc avec ardeur cette branche
de négoce, et transportant à Venise
les soies et les autres produits précieux
de cet empire, ils les vendaient avanta-
geusement aux Italiens, anx Francais,
aux Espagnols, amassant une immense
quantité d’or, d’ argent et de marchan-
dises qui contribuaient à la prospérité
publique. Les îles de lAdriatique et
de Archipel, l Attique, la Thrace,
le Péloponèse et PEpire fournissa-
ient aux Vénitiens des produits non-
moins précieux et importants. Ils fesa-
ient en outre le commerce de coton, de
cannelle, de sucre, et de mille autres
drogues estimées qu’ ils achetaient à vil
prix dans les régions orientales où elles
sont indigènes pour les revendre très-
cher dans nos contrées où elles sont abso-
lument inconnues. Les blés furent aussi
considérés par les Vénitiens comme un
article lucratif de spéculation, et le Yro-
ment qu’ils exportaient de l Egypte, de
la Perse et de la fertile Grèce valait à
nos ancêtres des gains précieux. Ils ne
négligerent pas nom plus le négoce des
bois. L’art de teindre étant originaire des
régions dont nous venons de parler, et
la connaissance des matières colorantes
y ayant été acquise par nos aieux et
transportée en Europe, ils achetérent
avec ardeur le bois de campeche et au-
tres semblables pour les revendre avec
bénéfice en Italie et ailleurs. Les plan:
tes exotiques elles-mêmes, destinées à
former l’ornemenrt de nos jardins, devine
-rent pour les Vénitiens une utile bran-
che de commerce, et l’ on peut en dire
autant des plantes médicinales qui rap-
portérent beaucoup à la république,
Er
eccellenza di opera le più domandate.e.
più care. L'impero della China colle sue: ;;
boscaglie di gelsi nutricava quantità jme,
mensa di filugelli, e. per conseguente
somministrava all’ industria nazionale un
mezzo di esercitarsi nella seteria e di ti-
rare un vantaggio rilevante. Quindi i no»
stri si spinsero anche a quella volta, e
ne ritraevano le seriche ed altre opere
di finissimo tessuto, e giunti nelle nostre
provincie, le vendevano agli Italiani, a’
Francesi ed a’Spagnuoli, e così rammas-
savano quantità forte d’ oro e d’argento ‘
e di altri oggetti che servivano bene ad
aggrandimento e decoro della repubbli-
ca. Le isole del Mar Interno e dell’Arci-
pelago, ed il litorale dell’ Attica e della:
Traccia, del Peloponneso e dell’ Epiro
rendevano altre guise di opere non men |
delle prime preziose e ragguardevoli, le:
quali in mano de’ nostri fruttavan loro»,
utili i più grandi. Oltracciò vi occorse
il commercio di bambagia, di cannella,
di zucclieri e di mille altre droghe squi-
site , le quali abbondantissime nelle
regioni orientali, si dovevano vendere a
caro prezzo nelle nostre, in cui di esse.
vi e assoluto difetto. Anche le biade fu-
rono considerate dai Viniziani come og-
getto di speculazione, ed i frumenti stessi
che si trasportavano dall’ Egitto, dalla.
Persia e dalle feconde terre della Grecia
portavano agli avi un grande interes-
se. Né tampoco neglessero i Viniziani
il commercio dei legnami. Siccome l’arte
del tignere dalle accennate regioni pro-
veniva, così traslata che fu appo nostri»
la conoscenza delle materie coloranti,
avvenne il verzino, il legno tauro ed al:
tri legni si comperassero; e nell’Italia ed
altrove trasportati con' grande guadagno
si rivendessero. Quello ancora che ri-
spetta ‘alle piante esotiche per ornamen-
to de’ giardini fu per Viniziani messo ad:
esercitare il commercio; e le piante me-
dicinali furono usate ancora ad aumen»
tare i beni dello stato, specialmente do-
e?
là
DITE
08) |
su Gia
spécialement lorsque Maitre Thaddée, |
. florentin, autrement dit Taddeo Alde-
“rotto de Florence, (appelé aussi Thad-
dée de Bologne parce qu’ il professait
‘dans cette ville les doctrines d’Hippo-
rte, de Galien et d’ Averroés), ayant!
| mis eh vogne les simples, on fut obligé
- de les tirer en abondance de l'Orient, si.
'’ rîche‘en drogues et en plantes médici-.
®)
‘ nales. Notre bois de chéne et autres bois
ur
‘durs formaient aussi JI objet d’un come
DS
ü
Tio
© merce important, principalement avec la
‘©’ Turquie où l’on en avait un besoin ex-
-‘trème pour les constructions navalés.
Nous pourrions parler d’une foule d’au-
tres denrées dont nos pères trafiquaient,
“mais 1° article Île plus considérable,
‘i exétait le sel qui rapportait des sommes
immenses à la République. Non-seule-
‘ment elle en avait assez pour les besoins
des sujets, maïs elle en. envoyait encore
“i. en Allemagne, dans les régions septen-
‘trionales de la Haute-Italie, lés échane
EN n, 2 A
‘gcant contre du fer, du cuivre, et mème
: les produits manufacturiers qui lui man-
quaient. Toutefois, les résultats des tran-
“actions commerciales devant, comme
«nous l'avons déjà dit, se répartir en di-
: verses branchés, chacune avait son dépar-
‘timent particulier; et les différentes na-
tions qui se rendaient à Venise peur tra-
:….fiquer ‘avait pareillement nu quartier
: séparé où elles habitaient. On se rappelle
: encore le quartier des Allemands, celui
des Turcs, le quai des Esclavons et
: autres lieux. semblables où ces peuples
‘exposaient leurs denrées en vente. Ainsi,
-crien n° étant plus facile aux acheteurs
que de trouver chaque marché spécial,
les transactions commerciales devenaient
plus aisées, plus expéditives, les commu
: nications entre Jes Vénitiens et les étran-
‘© gers plus immédiates, et les magistrats
qui présidaient à l’ administration publi-
que pouvaient avec moins de peine et
de temps rendre compte au sénat de
Pactifet du passif de l'économie pu-
poche maestro Taddeo, fiorentino, ev-
vero Taddeo d’Alderotto da Fiorenza,
il quale perche spiegò a Bologna le dot-
trine mediche d’Ippocrate, di Galeno, fu
detto. anche di Bologna e di Anverroes,
onde gran necessità di farmachi dessunti
dalla botanica. bisognarono, i quali dal-
I Oriente. soltanto poteano- derivare. I
legni nostri tanto di:rovere ed: altri pu-
re che si dicono forti servivano spesse |
volte come di cambio, e specialmente in
Turchia, dove accorrevano i bisogni per
le navali costruzioni Potrebbesi annove-
rare altri oggetti eziandio de’ quali i no-
stri mercatavano; ma quello che più ime
porta si è sapere dei sali, da cui la re-
pubblica grandissimi vantaggi ricavava.
Non solamente essa provvedeva con que-
sti alle occorrenze dei sudditi suoi, ma
in Germania, nelle parti. nordiche del-
l'alta Italia mandavane, permutandoli
con ferro, con ottone ed anche con ope-
re condotte, di cui essa andava bisogno-
“sa. È risultati perd dell’ agir commerciale
dovevano, come altrove abbiamo ‘osser-
valo, ripartirsi in diversi. rami, ed in
conseguenza ciascun ramo aveva un di-
castero privato; siccome le varie nazioni
che’ conducevansi a Venezia per commer-
ciali bisogna tenevano loro particolar luo-
go ove abitavano. Si ricordano ancora il
Fondaco de Tedeschi, quelio de’ Turchi,
la riva degli Schiavoni e va innanzi,
nei quali luoghi gli oggetti di commercio
che questi oliremarini depositavano per
lo smercio, di leggieri dal desideroso
di farne acquisto si rinvenivano, é così
espedivansi più facilmente i negozi, più
pronte ed immediate erano le communi-
cazioni fra’ Viniziani-e i popoli stranieri,
ed i magistrati che. presiedevano alla
pubblica azienda in poco tempo e con
molta. facilità sapeano render conto ‘al
senato della parie attiva e, passiva del.
l'economia dello stato. Ne conseguiva da
ciò, che con prontezza si prendesse in
tutti i casi le ppportunc:disposiziont per
— 61 —
blique. I! en résultait une promptitude
admirable dans toutes les dispositions è.
adopter pour les epérations des particu-
liers.et Ja protection que l’Etataccordait
aux négociants encourageait les entrepri-
ses commerciales. Telle fut la source de
celte abondance de biens de toute espèce
qui, se répandant au sein de l'Etat, per-
mettait à chaque citoyen de mener une
vie aisée, et maintenait le bon ordre.
Ainsi, sans entrer dans de plus longs
détails sur les réglemens de la républi-
que \éaitienne qui concernaient les di-
verses branches du commerce, nous nous
arrelerons ‘ici puisqu' il nous reste à
exposer maintenaint en détail les cone
séquences du commerce, c'est - à - dire
les arts et les sciences, parvenus à leur
plus bant dégré de dévelloppement; con-
séquences principales de la prospérité d’
un Élat. Nous avons parlé autre part des
dispositions de la loi, il pourra donc
sembler étrange qu’après en avoir cé:
jà traité, nous retournions encore sur
ce sujet. Il n’y a point cependant là
de répétition, car nous. avons plutôt
étudié les effets et l’influence dessusdites
lois que les matières qui en forment la ba-
se. En effet il était absolument nécessaire
de faire connaitre les réglemens intérieurs
et extérieurs qui constituaient le gouver-
nement, Et, puisque nous avons parlé de
presque toutes les lois, il n’était pas moins
nécessaire de parler du commerce, prin-
cipale occupation de. nos ancêtres, qui
intéressait immédistement les lois civie
les, la politique et l’économie. Or, con-
naissant V importanee du commerce, les
fondemens sur lesquels il reposait, la vae
riété et la maltitude des objets qui le
composaient, et consé juemment la quan-
tilé de trisors que | Etat en retirait,
nous croyons maintenant convenable et
important de passer à l’examen des pro-
ductions de l’ esprit.et du coeur qui ac-
compagnent toujours celles de la fortune.
di est également chair et démontré «que
regolare i particolari negozi, e si animas-
sero le intraprese commerciali, perche
chi al commercio altendea, vedevasi dal-
la repubblica protetto. Di qua venne
quelia ricca quantità di beni d’ogni ma»
niera, la quale si diffuse in tutto il go-
verno, per cui ogni privato cittadino vi-
vea una vita comoda e tranquilla, il
buon ordine si serbava e la speranza di
fortune migliori.
Noi così, senza metterci singolarmente
a trattare degli ordini del venctico g0-
verno rispetto alla condotta dei rami pes
culiari del suo commercio, crediamo di
por fine a questo capitolo, perché. i suoi
effetti sono piuttosto da considerarsi in
tuttociò.che mostrerem, nel suo massimo
aggramdimento, i quali effetti sono ap-
punto le arti e le scienze, conseguenza
precipua della fortuna prosperevole del
governo. Abbiamo. altrove veduto le di-
sposizioni della legge, quindi parrà stra-
no che dopo il giscorso di questa scien
za noi vogliam qui uscire trattando delle
scienze e delle arti. Eppure la bisogna
non si tira in contraddizione; imperoc:
ché le leggi accennate si considerarono
per noi piuttosto negli effetti loro o nella
loro influenza, che precisamente nelle
materie che le-compongono. Era infatti
necessario che posta la costituzione del
governo si dovessero far conoscere gli
interni ed esterni regolamenti che quella
formava. Nè meno era necessario, dopo
quello che si «disse di tutte Je leggi, di
trallare del commercio, cosa esclusiva
alla oceupazione de? nostri, ovverosia
parte che immediatamente interessava la
legge civile, la politica e la economia,
Quindi, conoscendo Ja importanza. del
commercio, il fondo su cui appoggiava,
osgetli € he lo
la varietà dei molteplici ;
fotto)
. Cosliluivano, e pertanto la quantità dei
veni che allo stato ne derivava, ci parve
rosa” più ovvia. ‘e più immediata venir
igionando di que’ prodotti della mente
e del cuore che conseguitano ‘sempre
lorsque les premiers besoins sont satisfai-
ts, les seconds sont ceux du plaisir, et
que par conséquent les sciences et les
arts habitent toujours le temple de l’a.
bondance. La cohérence de nos principes
exige donc que nous en parlions mainte-
nant, et de manière à faire admirer en
ceci encore la sagesse avec laquelle nos
aïeux surent mettre en usage les riches-
ses du pays pour occuper noblement l’es-
prit et le coeur des citoyens. À
On peut regarder toute science com-
me un moyen de parvenir à la vérité, et
les arts comme 1’ application matérielle
des principes abstraits tendant à trouver
la même vérité. Il n’y a point de science,
point d’art sans unité de principes; les
sciences et les arts sont freres, et découlent
d’une cause premiere. Tout ce qui existe
physiquement et moralement ne se conser-
ve que par l’action présente et directe de
la cause génératrice. Le monde se décom-
pose sans ce principe, ef par ce principe
au contraire il se perpétue, il parcourt
toutes ses phases; sous un ciel tantôt se-
rein, tantôt sombre; sur les flots agités
ou calmes; dans l'air tantôt doux et tan-
tôt rigoureux; dans les animaux qui se
succèdent les uns aux autres par une al:
ternative perpétuelle de vie et de mort;
dans les plantes qui reverdissent, por-
tent leurs fruits et meurent: dans l’es-
prit humain en proie tantôt à la joie et
tantôt à la tristesse: dans le coeur de |’
homme que se disputent tour-i-tour les
plus sublimes vertus et les plus impures
passions. Rien ici-bas, nous le répétons,
ne se eonserve que par ce principe, qui
n’eniraine point toutefois nécessité, mais
seulement contingence libre dans les
choses morales, de manière que les biens
et les maux, indispensables dans le sy-
stème de Punivers, peuvent être détruits,
modifiés on augmentés, soit pour un in-
dividu , soit pour le corps social. Sar
cette doctrine se fonde le principe des
caractères différens des sciences et des
CD
quelli della fortuna. È pur noto e dimo?
strato che soddisfatti i primi, i secondi
bisogni sono quelli del diletto , e che
quindi le arti e le scienze stanno sempre
rinchiuse nel tempio dell’abbondanza.
Ecco dunque la coerenza dei nostri prin-
cipii richiedere ora che di esse si parli,
e per l’ esposto hostro si conosca e si
ammirì anco la saviezza con cui Vinizia-
ni usarono della lor fortuna per occupa-
re lo intelletto ed il cuore de’ sudditi.
Le scienze ponno tutte appellarsi la
investigazione del vero; le arti invece
l’applicazione dei principii astratti a rin-
venire la stessa verità. Non vi è scienza
senza unità di principii, non arte. Le
scienze e le arti si collegano, e tutte sì
uniscono ad una causa prima. Tutto,
quello che esiste fisicamente e moral-
mente non altrimenti è consistente che
per l’azione presente e direttrice della
causa generante. Il mondo si scompagina
senza questo principio, e con queste sta
unito, ed offre tutte le sue variazioni nel
cielo ora sereno ed ora nemboso ; nel
mare ora quieto ed ora fluttuante; nel-
l’aere ora mite ed ora frigido e scibil-
lante; negli animali che si succedono con
vece assidua di vita e di morte; nelle
piante che rinverdiscono, fruttificano e
caggiono ; nelle menti mortali, nelle quali
si alternano i tristi coi lieti pensieri; nei
cuori che ora fervono di pure fiamme
ed ora da brutte son guasti e corrotti.
Nulla vi è quaggiuso che non si serbi
per quel principio, il quale non ammette
però necessità, ma libera contingenza
nelle cose morali; sicchè i beni ed i
mali, che sono indispensabili nel mondo,
ponno essere per un individuo o per un
corpo morale o distratti o modificati od
augumentati. Su queste dottrine si fonda
il principio dei caratteri delle arti e del-
le scienze. Infatti le necessità umane ed
i bisogni primi, che sono le prime oc-
correnze della vita, danno alle azioni,
agli affetti ed ai pensieri un’ impronta
4
— 63 —
arts: En effet les premiers besoins de la
vie communiquent aux actions, aux sen-
timens etaux pensées une empreinte par-
‘ticulière, cu du moins relative à leur im-
portance. Nous proposant de parler des
‘sciences et des arts à Venise; il nous a
semblé nécessaire de remonter aux deux
principes dont l’un donna aux sciences
et aux arts un caractère particulier, et
l’autre forma le goùt au moyen duquel
nous jugeons des unes et des autres.
Les raisons particulières qui nous ont
fait dire autre part que l’action des be-
soins sur l’ esprit des peuples dirige Vim-
pulsion de leur caractère vers telle ou tel-
le autre fin, sont incontestablement prou-
vées chez les Vénitiens par les ouvrages
matériels mieux encore que par ceux
de la littérature. En effet, d’ aprés
l'influence du premier mobile d’ action
chez nos ancêtres, la grandeur des objets,
V'ardent désir d’élever de glorieux mo-
numens pour la postérité n° ayant pu
étre négligés, nous ne saurions manquer,
traitant” des moeurs vénitiennes, d’ y
trouver un infinité de choses qui, dispo-
sées avec un art et un choix particuliers,
dirigées toutes de concert vers un but
unique, impriment dans l’âme le sceau
de la beauté. Tout le monde tombera d’
accord que les Vénitiens sont encore
plus vantés pour les ouvrages de l’espace
que pour ceux du lemps, ainsi que
nous l’avons affirmé tout-à l'heure; il
nous suffit pour cela d’avoir démontré
que, poussés par l’action d’un premier
besoin, ils s’ adonnèrent à la marine qui,
au milieu des malheurs de tous les au-
tres peuples, devint pour eux l’abondan-
te source où ils puisérent les trésors et
les connaissances qui les élevérent enfin
à un si haut dégré de splendeur. Nous
déclarons ici avec la conviction la plus
intime que nous ne croyons pas qu'il
existe une seùle nation qui puisse riva-
liser avec l’abondance des richesses et
des trésors que Venise amassa jadis, Or,
particolare o veramente relativa alla loro
importanza. Dovendo quindi delle arti e
delle venete scienze parlare, parrebbe
incongruo non risalire ad un principio
di principio, perché vuolsi osservare i-
noltre, che il primo principio informò Te
ane e le altre ad un marchio particolare
e distinto, da cui derivò il secondo prin-
cipio, che è il criterio per giudicare del-
le medesime.
Le ragioni particolari per cui noi ab-
biamo altrove detto che lazione de’ bi-
sogni sulla morale de’ popoli serve ad ad-
drizzare l'indole delle naturali loro po-
tenze a certi obbietti singolari, appe
Viniziani si provano specialmente. col
mezzo delle opere dello- spazio meglio
che con quelle del tempo o del progres-
so. Siccome infatti, per 1’ influenza del
bisogno primo di agire che ne’ nostri ve-
tustissimi avi riscontrammo, V ampiezza
delle idee, la grandiosità, i forti desiderii
d’ innalzar monumenti superbi non pò-
tevano mai lasciarsi da parte, così è che
volendo de’ costumi veneti ragionare, in
quelle rinverremo grande copia di cose
per fonte loro, che a maniera di suppel-
leitile doviziosa per iscelta, e per arte
disposte ordinatamente, ‘e dall’ armonia
rette improntino nell’anima il suggello
della bellezza. Noi vedremo che è vera
la nostra sentenza, Viniziani cioè avere
avanzato in quella delle opere dello spa-
zio più che sulPaltra delle produzioni .
del tempo, imperocchè quando si è di-
mostrato che per l’azione del bisogno
primo e’ seppero darsi alla parte del ma-
re, da cui in mezzo alla infelicità de’ po-
poli dell’ universo ritraevano tutti quei
beni che li fecero sì possenti, assai ci
basta. Non sapremmo quali nazioni alla
nostra paragonare se nella quantità dei
tesori che cumulò vogliasi un poco con-
siderarla. Ora questo bisogno accorto dei.
mezzi più alti e solenni, per soddisfarsi
aveva da gettar nelle ‘produzioni una
co Ra
le besoin que nos ancétres sentaient de
salisfaire aux exigences de l’amourepro-
pre national par des moyeus plus élevés
et. plus solennels, devait nécessaires
ment revelir tous leurs ouvrages d’ un
earactère de grandeur qui les distin vat
de ceux de tous les autres gouvernemens
contemporains. En effet, si l’on excepte
Rome au X V.fsiécle, il est impossible de
trouver un seul peuple qui égalàt le véni-
tien par l’'immensiié de ses ouvrages,
Les arts qui ont besoin pour revétir
une forme de l’espace ct de la matière
ont eu chez nous deux époques principa-
les de gloire. La première est celle du
paganisme qui malérialisa la pensée en la
divinisant, et en la façonnant a un type
particulier, c'est-à-dire à une forme qui
sariait selon les différentes idécs du beau
que se formait tel on tel autre artiste, La
seconde époque, au contraire, spiritualisa
la matière, en lui confiant l’ expression
des beautés sévères, mais sublimes de la
foi ch é:ienpe. Les Vénitiens, ayant reçu
en héritage de leurs pères les souvenirs
du paganisme , les conservérent long-
temps dans leur esprit. comme un pieux
legs.
Ainsi, an VI siècle, tous les ouvrages
d'architecture qu’ils élevérent se ressen-
tept de l'influence du paganisme, ct l’on
peut en dire autant de font ce qu'ils fi-
rent jusqu'à l'époque fortunée dela Ligue,
Lombarde, lorsque 1 Fvangile accomplit
J'édification morale du monde opérée
sous l’inflnence du grand pontife Alexane
dre I, Et réellement qui pourrait pier
que les ocuvres d'art chez les Vénitiens
avant cette époque ne respirent point le
goût du paganisme ? L? église, ou pour
mieux dire da basilique ‘de Saint Marc,
pour ne rien dire des autres édifices an-
térieurs à ces temps, nest-elle point eme
; preiute, jusque dans ses moindres détails,
de cet orgneil payen qui sépare le mo-
yen de la fin exigéc par l'esprit évangéli-
que? Dans cette église superbe, nos 2icux
{ specie di virtù, di grandezza che distin-
guessele su tutte quelle di quantunque
governo contemporaneo. Egli è vero in-
fatto che, se cccettui Roma nel seco -
lo XV, niuno potè tanto quanto i nostri
per opere dello spazio.
Le arti dello spazio appo Veneti hanno
due epoche generali di gloria. La prima
e quella pagana, che spiritualizzò la ma-
teria levandola dalla natura, ed infor»
mandola ad un tipo particolare, vale a
dire ad una forma che differente era se-
condo la idea di bellezza che si formava
questo o quell’ altro artista. La seconda
è quella che animò la materia ordinan-
dola ad una bellezza rappresentante una
bellezza superiore, P amore primo. lie-
darono gli avi nostri le idee pagane per-
chè eran le idee de’padri loro ; quindi
le serbarono come sacro tesoro nello
menli e ne’ cuori. * 1
Nel VI secolo impertanto quello
che operarono in fatto di opere dello
spazio sente tutto, il pagauismo che
volete; e ciò dite pure fino a quel
tempo felicissimo della lega lombarda,
in cui il Vangelo compie la edifica-
zione morale del mondo sotto l’influen-
za di quel massimo papa Alessandro II,
E dadlovero chi ci porrebbe oppor-
re che le opere di arte appo Veneti
innanzi epoca ora citata non risen-
tano elleno tutto il gusto pagano ?
La chiesa, o come la dicono, la basi-
lica di San Marco, per tacere di alcune
altre opere anteriori al tempo detto, non
si mostra ella picna di quella superbia
pagana che separa il mezzo dal fine do-
mandato dallo spirito evangelico ? Infatti
in essa è dipinto a vivi colori il carafters
ont revêtu des plus vives couleurs le
caractère de la république, c’est-à-dire
l'esprit d’individualisme de la nation vé-
hitienne. La multitude de colonnes, de -
statues, de chapiteaux, d’ ornemens ar-
chitectoniques de tout genre que l’on
admire à Venise n’a point eu d’ autre
cause. Chez quiconque est tant soit peu
versé dans la connaissance de. notre
histoire, la vue de ces objets réveille
instantanément le souvenir des acquisi-
tions, des soins ambitieux et du transport
actif que firent nos ancêtres des chefs-
d’oeuvre les plus admirables des pays
étrangers dans le nôtre. Ainsi fait l’es-
prit payen qui, dans ses oeuvres, ne re-
présente point la vérité pour le bien du
genre-humain ; mais lui-même pour la
satisfaction de leurauteur. Heureusement
un goût pareil (qui aurait abouti chez
les Vénitiens, dirons-nous presque, à la
construction d’ ouvrages gigantesques ,
semblables à celui que la postérité de
Noè éleva dans les plaines de Sennar ou
bien encore à ceux des anciens rois d’.
Egypte qui construisirent les fameuses
Pyramides, les obélisques, les catacom-
bes immenses qui ont subsisté jusqu’à
nos jours, ouvrages gigantesques, gran-
dioses, merveilleux, mais peut-être aussi
un peu extravagants, puisqu’ ils absor-
bérent follement les ressources du pa-
ys, les sueurs et le sang de millions d’
ouvriers, sans produire ancun avantage
réel pour le bien public ou pour celui
des arts}, un goût pareil, disons-nous, ne
tarda pas à changer, et les peuples mo-
dernes, pénetrés d’idées moins arides en
matière d’ art, consacrerent leurs tra-
vaux et leurs trésors à de plus utiles et
plus intéressans ouvrages. Les Vénitiens
ne tardérent pas eux aussi à fondre
les idées payennes dans les sublimes re-
vélations du christianisme, mais la soif
ardente d’agrandissement qui les dévo-
rail,
au rapide progres de cette régénération
mit obstacle chez eux long-temps
È
della repubblica, vogliam dire l'interesse
solipso della viniziana nazione. À che
quella immensa zeppaja di basi, quel bo-
sco di colonne, quell’ingombro di ca-
pitelli e di fregi? Qualunque che sappia”
un po’ del governo antico de nostri ri-
corda subito acquisti, ambiziosa pietà,
disertamento di opere egregie dalle terre
altrui. Ed ecco l’opera pagana che non
. rappresenta il vero. sommo. per il bene,
ma se stessa pel suo facitore. Ma questo
gusto, che n° avrebbe quasi diremmo con-
dotti alla maniera di opere monumentali
di que’ signori che fecero, fabbricare la
torre nelle pianure di Seenarre , e di
que? despoti d° Egitto che misero il lago
Meride, obelischi e piramidi, ed altre
opere spropositate, stravaganti, inestima-,
bili, operando tante braccia che fatto,
avrieno circolare i beni comuni per tut-
te le cose de’cittadini, cangiossi, e le na-
zioni si sentirono invogliare ad opere ad
ed a quel bello che
di semplicità risentiva. Anco Viniziani
amore conformi,
non tardarono a modificare il gusto pa-
gano alle ispirazioni di carità; ma per la
loro crescente ambizione di distendimen-
to di terreno potere ritardarono li buoni
effetti della rigenerazione dell’ estetica,
e si tennero ad un fare artistico misto o
composto di differenti stili sino al tre-
cento, in cui si sviluppò lo spirito di li-
bertà nel continente vicino.
Meli - feb
admirable ; ils s’en tinrent donc à un
genre mixte jusqu’ au XIVÆ siècle, é-
‘ poque du développement de l esprit
de liberté sur le continent voisin.
Quelques écrivains nos compatriotes,
s’ arretant à la superficie des choses, et
croyant avoir beaucoup fait pour la gloi-
re de leurs pays lorsqu’ ils ont cousu de
leur mieux dans leurs périodes sonores
d'intarissables phrases d’éloge, ne 5° a-
perçoivent point qu’une telle métho-
de est capable de faire plus de mal que
de bien à la cause qu’ ils défendent;
chacun sait en effet qu’il n’y a rien
de parfait ici-bas, que les choses hu-
maines sont comme les plantes qui
creissent. portent. leurs fruits, se desse-
chent et meurent, que toutes les choses
différent entr’elles , à cause soit de la
nature et de l’art, soit d’ accidents que
l'esprit de l’homme ne saurait prévoir;
ainsi notre jugement est toujours suspen-
du entre la probabilité ‘et l'incertitude, :
meme lorsqu'il s’agit de choses qui sui-
vent des règles constantes dans leur suc-
cession. Certes nous nesourions loner sans
faire preuve de partialité les principes
des Venitiens en matiere d’esthétique; la
cause en est que, jusqu’au XIV. siecle,
leur esprit d’individualisme avait empt-
ché l'influence évangélique de retremper
le goùt payen des arts dans les fécondan-
tes inspirations du christianisme, fusion
mémorable qui enfanta l’art moderne.
Il est indispensable maintenant, si nous
voulons clairement indiquer l’origine
de nos moeurs et de nos usages, de fixer
le commencement de la seconde période
des arts à Venise et d’exposer ici en peu
de mots par quels moyens ils se déve-
oppèrent, se perfectionnèrent, et par-
vinrent enfin à l’apogée de leur gloire. En
effet, l'influence des produits quelcon-
ques de l’art, depuis l’origine de la
république jusqu’au XIV. siècle, ne
pouvait guere enfanter que des moeurs
barbares ou du moins l’ égoisme national
|
Alcuni scrittori viniziani i quali stan-
no contenti al dire superficiale, e che
credono di onorare alla patria quando
racapezzano diversi periodi di lodi sper-
ticate, non s’ avvedono che fan più male
che bene alla lodata, perchè perfezioni
umane non si danno, perchè le cose tut-
te hanno i loro incunabuli, e vengon su
come le piante, e fruttificano, e poi vol-
gono giù ; perche le cose differiscono fra
.loro per cagione ili natura, per arte €
per accidenti alle umane menti impre-
veduti, onde i giudizii della vita stanno
fra il probabile e l’ incerto anco in quel-
lo che per leggi costanti deve accadere.
Certamente noi non possiamo lodare per
principii estetici la nostra repubblica né
in fatto di arti libere speculative e mo-
rali, e ciò addiviene perche fino al tre-
cento la forza solipsa aveva impedito
che Ja morale della carità trasformasse
inlieramente lo spirito artistico pagano
in quello della umana natura, altimenti
dello cristiano.
Ma quando si abbia a segnare propria-
mente il principio dell’ epoca seconda
della gloria artistica viniziana, come si
incrementasse, venisse eccellente, pre-
clara e singolare nel suo genere, è questo
che importa ora dire per derivare il tipo
del costume dal triplice belle. Infatto
sotto l'influenza delle opere artistiche ,
che incominciarono dalla origine della
repubblica fino al trecento, non poteva
derivare altrimenti che un costume an-
tropofago , ovvero il suismo ‘nazionale,
che è il carattere, come abbiam detto, dei
— 6
qui est le véritable caractere de la répu-
blique vénitienne. Mais lorsque cet é-
goisme n’eut plus seulement pour mobile
la crainte des injures et la soif des ri-
chesses, les Vénitiens tournerent leur
ambition du côté des provinces et des
royaumes, afin d’ ajouter l’étendue à la
solidité de leur puissance , ‘et alors ils
dûrent nécessairement s'initier aux se-
crets de la politique universelle qui re-
fleurissait précisément en Europe à cette
époque. Il en résulta une transformation
profitable dans l’ordre des choses; les
oeuvres de Part commencérent a revêtir
l'empreinte du génie chrétien et les ré-
miniscences payennes s’effacèrent insen-
siblement.
Ainsi donc au XIV. siècle, nous L’a4-
vons déja dit, la fusion complète de
la liberté religieuse et de la liberté
politique ouvrit la veine des trésors de
l'ait; mais ces deux principes moraux
avaient commencé à se développer dès
le V1.® siècle. D’un côté le clergé fon
dait des “églises et des couvents, tandis
que de l’ autre le pouvoir temporel
élevait des palais, des arcs de triom-
phe, des mausolées, des établissements
artistiques et scientifiques de tout gen-
re; oeuvres colossales d’un goût pur et
sublime formé à l’école d’ Athènes et
de Rome, mais refondu et anobli par
l’influence de la civilisation chrétienne.
L’ action simultanée de l Eglise et de
V Etat, animée par l’ardeur de produire
de'grandes choses, brille incontestable-
ment à Venise de tout son éclat dans le
palais ducal, dans les vieilles Procuraties
et dans les nouvelles, dans l'escalier des
Géants, dans l’église des Miracles, dans
celle du Rédempteur, le palais Pisani, Gri-
mani et autres qui rivalisent avec les plus
beaux monument d’architecture des Gre-
‘cs et des Romains sous l'e rapport du goût,
comme sous celui de la magnificence et
de l’immensité. Aux Apelle, aux Xeu-
xis, aux T'imanthe, aux Parrhasius des
veneto governo. Ma quando questosuismo
non fu quello de’timorosi d’ingiurie poten-
ti, e degli avidi delle ricchezze, siccome
quelle che in essi Veneti avevano lascia-
to le immagini più allettanti, allora il Vi-
niziano non ambi che regni e provincie
per aggiugnere estensione a solidità, onde
gli venne mestieri di attemprarsi alla po-
litica universale, che appunto nel trecen-
to rifioria in Europa, per non cadere vit-
tima delle coalizioni potenti. Nacque di
qua impertanto che gli effetti riuscendo
nazionali per eccellenza, ed insieme mon-
diali per rapporto alle condizioni dei
tempi, marcarono meglio le opere artisti-
che del suggello della carità, e il gusto
pagano da quelle si bandiva.
Abbiam detto che il secolo XIV aperse
la ‘vena dei tesori artistici, annestando
alla libertà religiosa la civil libertade.
Queste due condizioni morali si svilup-
parono infino dal seicento. Il clero da
un lato magnificava il culto esteriore con
le basiliche e con conventi, e l umana
società fondava reggie, palazzi, ponti, ar-
chi, mausolei, stabilimenti artistici e
scientifici, opere monumentali di un gù-
sto superbo, fattosi alla scuola di Aterie
e di Roma, ma corretto ed ordinato a
rappresentare cristiana civiltà. Questa
simultanea e vigorosa ‘operazione della
chiesa e dello stato, rinfiammata dal de-
siderio di cose ma.giori, è mirabilmente
riconosciuta a Venezia nelle procuratie
vecchie e nuove; nel palagio ducale; nel
ponte dei Sospiri, nella scala de*Giganti,
nel tempietto dei Miracoli, in quello del
Redentore, nel palazzo Pisani, ne! ponte
di Rialto, e via, che contrapesano alla
forza architettonica dei greci è romani
. monumenti € per quello della grandio«
sità e della magnificenza. Che se: Apelle
-e Xeusi, Timante e Palignoto o Parrasio
espressero con divini pennelli il mondo
fisico e morale onde decorare i portici,
- le sale di Percile, il tempio. di Partene
e quello di Apollo Delfico; i Vecelli e i
Ri
Grecs dont le pinceau divin embellit le
Parthénon, le temple d’Apollonà Delphes,
et une infinité d’autres édifices, nous
Vénitiens, nous pouvons opposer les Ve-
celli,les Cagliari, le Tintoret, Giorgione,
Carpaccio, Bellini, les Bassani, Y Amal-
teo, les Palma, Jean d’ Udine, Pelegrino
de S. Daniel et le Pordenone, pour ne
rien dire du Paduarino, du Tiepolo, et
de tant d’autres qui enfantérent une. in-
finité de chefs-d’ ocuvre, superbes orne-
«ments de la république vénitienne. Que
-si Athènes se glorifie d’avoir donné le
jour à Phidias qui sculpta la célèbre sta-
-tue de Jupiter Olympien et celle de Mi-
nerve au Parthénon, Venise peut s’en-
orgueillir à bon droit d’avoir fait élever
dans son sein tant d’ouvrages immor-
tels par les Scamozzi, les Sansovino,
les Palladio qui, retrempant le goût
-délicat des anciens dans les sublimes in-
spirations chrétiennes, obtinrent pour
résultat une perfection merveilleuse qui
fit de ces froids monuments de marbre
-le plus touchant langage de la piété ca-
tholique. Vint enfin l’immortel Antoine
- Canova qui se présente à I univers é-
“tonné sans craindre de rivaux. Dans son
vol d’ aigle il laisse bien loin derriere lui
les conceptions les plus audacieuses du
“génie et surpasse jusqu’ aux rêves les
- plus brillants de l’imagination qu'il é-
-blouit. Il réunit à l’originakité de ta
‘ conception premièrela vérité de l'expres-
sion, la pureté des formes au sublime
de la pensée; tantôt ses ouvrages ad-
mirables sont empreints d’une force in-
“dicible , tantôt des sentimens les plus
[a 23 n
délicats; la passiontendre et vraie, l’éner-
| gie la plus frappante; la mélancolie suave,
-la grâce, la douleur, la majesté y respi-
rent tour-à-tour. Qui, nous lavancons
‘ hardiment, et certes quiconque a con-
‘templé les chefs-d’oeuvre de Canova en
conviendra avec nous, les temps anciens
et modernes n° offrent rien de’ compara-
ble aux ouvrages de ce génie immortel.
Caliari, Tintoretto e Salomone, Cute
paccio ed il Bellini, il Bassanese e 1° A-
malteo, i Palma e Giovanni d’ Udine,
Pellegrino di S. Daniele e il Pordenone,
per tacere del Padoanino, del Tiepolo e
di molti altri, diedero una bellezza so-
vrana e celeste, vrnamento superbo ed
invidiato della veneta dominazione. Che
se Fidia effigiò Giove e gli eroi della
guerra Ilaca, di Salamina e di Maratona,
ben Vinegia va superba di aver fatto o-
perare gli Scamozzi, i Porta, i Sansovini,
i Palladii, che ricopiando il gentile gusto
dei marmi modificato alle evangeliche
ispirazioni, diedero una meravigliosa bel-
lezza, che è un eloquente linguaggio a
ricordare le gesta dei maggiori. E desso
.solo quell’immortale genio di Antonio
Canova si parrà avanti alle generazioni,
e come aquila veloce nel corso ogni ge-
nio umano trascorre & sorpassa, perché
compose assieme la verginità dello stile,
la verità delle forme, la gentilezza e la
eleganza con la sublimita dell’ azione,
«che spira. quando forza. invincibile ,
quando passione molle e dilicata, quan-
-do investe di pensieri romiti e pieni di
doglienza. Lo scalpello di Canova. non
può avere confronti di nessuna opera
‘greca e romana, antica e moderna.
ON: 0
Des nos premières lignes sur le gou-
vernement de Venise nous avons parlé
d’un premier principe et nous avons re-
connu en lui une action qui poussait
exelusivement à la mer, et qui enfanta
par conséquent des effets qui firent de
chaque Vénitien un commercant. Ayant
ainsi fixé le premier principe et le pre-
mier besoin, une analyse du caractère
des sciences et des arts à Venise nous a-
menerait au second principe, c’est-àedire
à reconnaitre qu’ ils ne pouvaient étre
originaux, autrement dit qu’ils ne pou-
vaient avoir cette empreinte de création
qui les distinguait chez les Etrusqnes et
les Grecs qui, par la constitution de P
Etat ou même grâce à des circonstances
fortuites, avaient ouvert le champ de
I’ imagination et des sciences. Il en ré-
sulta qu’ils parcoururent cette rou-
te nouvelle de manière à laisser peu de
chose à faire aux générations suivantes,
à moins que le monde n’enfantàt un gé-
nie transcendant qui, dépassant les limi-
tes des arts et des sciences chez les an-
‘ ciens, embrassant à lui seul le monde
moral‘ et physique tout entier, les ana
lysant avec une critique et une profon-
deur supérieures, les unit de telle ma-
‘ niére, qu’il en résultàt un chef:d’ oeuvre
‘ unique: ce génie fut Alighieri Dante dont
‘ la renommée est encore si grande par-
mi fous les peuples civilisés.
Aprés ces observations préliminaires,
- nous diviserons le domaine du savoir hu-
‘ main après avoir esquissé un tableau histo-
- rique»de ses progrès chez les Vénitiens.
Etroitement unis avec les Grecs, nos an-
cêtres, au milieu:de la barbarie des peu-
- ples de l'Occident, du Nord, et du Midi,
+ conservérent ‘un. dépôt de science qui
“leur fut d’abord extrèmement utile pour
- la sage organisation de leur gouverne-
- ment, Bien des Vénitiens, même avant
la fin du VIII® siècle, connaissaient à
. fond la langue grecque, et nous en ont
Fin d’allora che noi abbiam posto i
fondamenti del governo venetico trat-
teggiammo il principio primo, ed in lui
riconoscemmo per le circostanze del
tempo un’ azione che si volgeva al mare,
e quindi ingenerava nuove azioni d’ in-
teresse. economico che formavano dei
Viniziani tanti mercadanti. Dato così
il principio primo od il primo. biso-
gno, ogni analisi sul carattere eziandio
delle scienze viniziane si ridurrebbe a
questo secondo principio, ch’ elleno non
poteano essere originali, vale a dire che
non potevano avere quell’ impronta di
creazione che aver puotero dagli Etru-
schi e dai Greci, i quali per le costitu=
zioni dello stato; od anco per le circo-
stanze dei tempi aveano aperto il campo
dell’immaginazione e della natura, don-
‘de accadeva il quadro intellettuale, ar-
tificiale e fisico venisse disegnato e rile-
vato in modo, che poco restasse da ag-
- giungervi dalle seguenti generazioni, a-
menochè non vi fosse sorto un genio
trascendente, il quale passando gli ‘anti-
chi termini, ed abbracciando in certa
guisa sua propria il morale ed il fisico,
ponendogli ad esame con miglior critica
e più potenza pensante, gli avesse com-
posti insieme così, che ne derivasse una
unità di cose ‘universali. e magnifiche;
e questo fu il fiorentino Dante degli: A-
lighieri, di cui la fama cotanto ancora
dovunque si onora.
Premesse queste ‘osservazioni, noi
spartiremo lo scibile dopo di aver dato
- un cenno storico del suo progresso appo
Viniziani. Stretti in colleganza coi Gre-
ci, eglino in mezzo alla barbarie dei po-
poli occidentali e settentrionali e del
- mezzogiorno serbarono un modo di dot-
ti
trina che fruttò ad essi prima di ogni
altra cosa la buona organizzazione del
‘loro governo. Molti fra loro ‘innanzi al
termine del VIII secolo conoscevano la
lingua greca elenistica, e'se ne hanno'an-
cora imonumenti nelle lapidi sepolcrali
laissé des preuves durables dans les pier
res sépulerales et les manuscrits que l’on
conserve à la bibliothèque de S. Mare.
Sortant d'un pays où le goût des lettres,
bien loin d’être totalement perdu, com-
mencait à refleurir au contraire, grâce à
Ja protection de T'héodoric. roi des Go-
ths, qui régna en Italie au V.° siècle, ils-
conservérent la langue latine dans pres-
que toute sa pureté. Aussi les ouvrages
Vénitiens de cette époque, en comparai-
son des originaux du moyen-àge écrits
dans la même langue, semblent apparte-
nir au siècle d’or de la littérature. Mais
les soins que réclamaient impérieusement
leurs institutions civiles aux premiers
temps de la république, les empéchérent
de publier rien d’important en matière
de poésie. On lit quelques distiques la-
tins, quelques épitaphes ‘et inscriptions
des premiers périodes de la république,
si mauvais que bien loin de mériter le
nom de bons vers, ils ne sauraient arrè-
ter un seul moment notre attention. On
en peut dire autant des odes, chansons,
idylles, chants, épithalames, etc., que Pon
trouvera réunis dans la susdite biblio-
thèque. L’ éloquence cratoire an con-
traire, bien que d’un style Apre et
grossier, conserva toujonrs une trempe
forte et énergique, soit que les orateurs
parlassent en latin, soit qu'ils eûssent
recours à la langue vulgaire qui avait
emprunté plus d’un mot au latin et au
grec. Et nos aïeux en furent redevables
au besoin continuel d’agiter mille que-
stions dans le Sénat. L'esprit s’échauf-
fait alors, et trouvait avec une admirable
spontanéité les expressions les plus con-
cises et les plus énergiques, les idées les
plus fortes et les plus relevées, les sen-
tences les plus sages et les plus convain-
cantes. Les matières de religion en bar-
monie avec les usages du temps étaient
d'ordinaire confiées aux moines et par
conséquent les sciences théologiques rou-
laient plutôt snr les lois dogmatiques et
ed in alcuni antichi manoscritti che si
serbano nella biblioteca Marciana. Sicco-
mei Veneti secondi proveniano da paesi
ne’quali il gusto delle lettere non era gua-
sto interamente, anzi ristorato per l’in-
fluenza di Teodorico re de’ Goti, che
nel V secolo Italia dominò, conscrvaro-
no assai avanti la lingua del Lazio, e i do-
cumenti loro messi in comparazione con
quelli che si hanno dei tempi di mezzo
in questa lingua dettati, ponno dirsi del
secolo aureo. In poesia, perocchè nei
primi tempi della loro istituzione civile
erano troppo distratti dalle cure di con-
servarsi, non può dirsi i nostri offrissero
opere di qualche merito. Si leggono al-
cuni distici latini dei primi tempi della
repubblica; alcuni cpitaffi ed iscrizioni,
le quali però son tanto lungi dal meri-
tare gli encomi di buona. poesia, che non
possiamo permetterci nemmanco i} pen-
sarvi sopra per un poco. Dicasi lo stesso
di alcune odi e canzoni, idili, canti epi-
talamici e.così innanzi che in pergame-
na si veggono ancora nell’ accennata bi-
blioteca. L’ oratoria per lo contrario,
benché in istile rusticano e gregio, si
mantenne di tempra forte ed. energica,
e quando prestavasi a questo effetto la
latina lingua, e quando la vulgare che
avea contraffatto diversi vocaboli del la-
tino e del greco. La ragione per cui que-
sta si mantenne, era il continuo bisoguo
di dover discutere alcune ragioni di sta-
to, nelle quali sempre gli, animi rinfuo-
candosi schizzano le espressioni più con-
cise e più robuste, le idee più gagliarde
e forti e le sentenze più saggie e pene-
tranti. Le cose della religione corrispon-
dendo agli usi del tempo, erano per lo
più in mano dei monaci,ed in conseguen-
za le discipline teologiche versavano me-
glio sulle leggi canoniche e domatiche,
che su quelle che istituiscono il ministro
dell’ altare nella conoscenza regolare e
profonda delle leggi evangeliche, le quali
tatte in latina favella trattate venivano.
canoniques que sur celles qui initient le
ministre des autels à la connaissance ré-
gulière et profonde des lois évangéliques
qui étaient.toutes traitées en latin. Lors-
que l’idiome vulgaire commença à pren-
dre pied, les Vénitiens conservaient enco-
re Pusage de la langue latine, non-seule-
ment dans les actes publics, mais plus d’
une fois aussi dans les actes privés. Cet
usage se maintint jusqu’au XIIL. siècle,
et les décrets du prince, les lettres ency-
cliques de l’Evèque de Castello et du pa-
triarche de Grado s’écrivaient pareille-
ment en latin. Voilà les causes qui
retardérent l’étude de la langue vulgaire,
ar une suite naturelle des principes
fondamentaux de la république, les Véni-
tiens étant occupés de bien autre chose
que des études qui remplissent les loisirs
des gens adonnés à la vie contemplative,
manquérent jusqu’au XIV. siècle d’un
bon écrivain en langue vulgaire, On sait
que le chanoine Caquirino fut un des
Premiers à y réussir, mais si nous com-
parons ces faibles essais avec les ouvra-
ges parfaits que les T'oscans avaient d‘ja
publiés, nous serons forcés de convenir
de nouveau qu'à Venise le goût de Ja
saine littérature fut trés-tardif à se for-
mer. Mais dans le cours du XIV. siècle
le goût ‘des sciences, des lettres et des
arts se développa parmi nos ancêtres,
et ils prouverent avec éclat que leur
génie était capable de réussir dans plus
d’un genre. La prospérité dont on jouis-
sait alors réveilla tous les esprits, et en
peu d’années, Venise aussi compta dans
son sein plus d'un auteur illustre. Mais
au XV. siecle, lorsque le génie de la
science embrassa dans son vol non-seule-
ment l’Italie mais PEurope entiete, alors
les arts libéraux, rivaliserent glorieuse-
mentchez nos aieux avec ce qué la To-
scane et }’Italie entiere, pouvaient offrir
de plus parfait. Bembo; Garzoni, Cocco
suffiraient seuls pour fonder la gloire lit-
téraire de Venise. Ce fut Bembo qui pu-
Quando surse l’ idioma volgare, i nostri
tenevaro ancora gli antichi modi della
lingua latina, non solamente negli atti
pubblici, ma spesso ancora accadeva nei
contratti privati. Fino al XIII secolo
questo costume siserbd, e i decreti del
principe e le lettere encicliche del ve-
scovo di Castello, o del patriarca di Gra-
do, parimenti si scrivevano in latino. Di
qua venne quel ritardo che si. fece di
studiare la lingua vulgare. Viniziani, che
attendevano pei loro principii a tutto al-
‘tro che a questi studi che sogliono farsi
da coloro che attendono esclusivamente
agli ozi della vita contemplativa, rima-
sero fino al secolo XIV senza un buono
scrittore in lingua vulgare. Si sa che il
canonico Caquirino fosse upo dei primi
a darne un saggio; ma paragonando
questo saggio con le opere già evulgate
de’ Toscani, noi siamo sempre obbligati
alla nostra sentenza, cioè di confessare.
che in Vinegia il buon gusto delle let-
tere emerse assai tardi. Ma nel secolo
XMIV principiò a svilupparsi appo mostri
il diletto delle scienze, delle lettere e
delle arti, e diedero prove fortissime di
avere un ingegno capace di condurre a
termine buono qualunque intrapresa.
La felice e fiorente condizione della re-
pubblica risvegliò le menti, ed in breve
giro di anni si contarono scrittori ec-
cellenti anco nello stato venetico. Giun-
to poi il XV secolo, in cui il genio del
sapere aleggiò non solo in Italia, ma
nell’ Europa universa, allora gli studi
ameni ed astratti e meccanici che i no-
stri fecero, furono reputati degni di es-
sere confrontati con quelli della incivili-
ta Toscana e d’Italia tutta ; ed i soli Bem-
bo, Garzone ed il Cocco basterebbero a
rendere gloriosa la repubblica. in fatto
di nomini di lettere, Fu il Bembo che
trasse fuori il dolce nostro idipma dal
-volgare uso letro, e rese Pultima pulita
ad esso, meglio che non fecero il Mao-
chiavello ed Guicciardino. Lodovico
rifia, anoblit ct perfectionna notre gra-
cieux idiome mieux que Machiavel et
Guicchardin. Lodovico Arioste son ami
lui accorde hautement les mêmes louar-
ges, et l’on compte encore de nos jours
«Pierre Bembo au nombre des plus illu»
stre écrivains du siècle de Léon X. Alde
Minuce, le plus fameux des typographes,
ne s’acquit par moins de renommée par
ses ouvrages latins et grecs, si élégants
et si chatiés qu’on les lit oserons-nous
dire, avec autant de plaisir que ceux
de Cicéron, de Cornelius Nepos, de
Jules-César , ete. chez les latins ; a-
vec autant d’intérét que ceux de
Xénophon, de Demosthènes et de So-
phocle chez les grecs. André d’ Asola,
le Pontano et quelques autres du mè.
me siécle peuvent aussi étre considérés
comme des ‘écrivains dignes des plus
grands éloges.
Passant maintenant du XV.f au XVI.®
siècle, la progression diverse qu’ adopta
la littérature à cette époque nous oblige
à parler ea particulier d’un des plus
puissants génies qu’enfanta Venise en ma-
tiére d’arts, de sciences et de belles-let-
ires, nous voulons dire P. Paolo Sarpi dé-
jà cité, qui poussa si loin ses recherches
dans tout ce qu’il est permis à l'esprit
humain de savoir qu’il rectifia presque
toutes les idées que l’on avait adoptées
avant lui; il en trouva une foule d’au-
tres qui devinrent par la suite le germe
fécondant des systèmes les plus impor-
tants. Mais le XVI, siècle, aprés les ter-
ribles agitations civilés, morales et reli-
gieuses du XV.° perdit l’expression éner-
gique et exacte de la nature physique et
morale, et adopta un style maniéré, fleuri,
élégant, qui fut Ja ruine de la‘saine lit-
térature. La simplicité ayant passé de mo-
de, les plus exiravagantes hyperboles la
remplacèrent; 1’ enflure de ses périodes
boursoufflés, la puérilité ridicule des in-
| novations corrompirent bientôt le goût
de la nation, arbitre suprème en fait de
*
Ariosto, suo amico, lo Jodò fortemente»
per questo merito, ed a’di nostri Pietro
Bembo e enumerato fra classici scritto-
ri del secolo di Leone X. Ne fama meno
celebre in latina lettera ed in greca ac-
quistossi a questo tempo il più celebre
dei tipografi, Aldo Manuzio, il quale
scrisse molte cose con uno stile si purga-
to ed elegante, che non si possono leg-
gere senza provare il medesimo piacere
che proverebbesi leggendo le opere di
Tullio, o a dir meglio di Cornelio Nepo-
te, di Cajo Giulio Cesare etc. fra latini e
Xenofonte e Demostene e Tucidide e
Sofocle, fra Greci. Anche Andrea da A-
sola ed il Pontano ed alcuni altri in que-
sto secolo ponno annoverarsi quali scrit-
tori eccellenti ed ottimi.
Passando ora dal secolo XV al XVI,
te cose delle lettere, procedendo oltre
in diversa maniera, richieggono che noi
ci fermiamo sur uno dei più possenti ge-
ni che abbia dato la repubblica in fatto
di lettere, scienze ed arti, ed egli e il P.
Paolo Sarpi, il quale stese le sue inda-
gini tanto in addentro nello scibile, che
rettificò quasi tutte le idee che erano
state esposte in latino al suo tempo;
molte ve ne discoverse che . servirono
appresso come di germe fecondatore di
altissimi principii. Ma il secolo XVI do-
pole grandi agitazioni civili, morali e
religiose del XV, passò dall’ espressione
energica, vigorosa ed esatta della natura
fisica e morale, nell’ammanierato ed e-
sagerato ; e fu di ‘grande pernicie in
conseguenza alle lettere, perchè tolta
la semplicità, tutto si designava con i-
perboli le più strane ; e la turgidezza di
periodi e la vanezza delle novità cor-
ruppero il buon gusto; il che quanto va-
le per le lettere, altrettanto tiene per le
arti e per le scienze. Questo alternare
di beni. e di mali e inevitabile sulla ter-
\
sciences et d’ arts comme en fait de bel-
les-lettres. Cette alternative de bien et
de mal est inévitable ici-bas; la tristesse
et la joie, le style simple et le style am-
poulé, l’ordre et la confusion, la beau-
té et Ja laidear, le bon-sens et l’étour-
‘derie,etc., ne sont séparés l’un de l’autre
que par une mince toile, si même tou-
tefois chaque chose ne renferme point
dans son propre sein le germe de la cor-
ruption, et si la corruption ne renferme
point à son tour le germe de la vertu,
ce qui prouverait ce que l’on a répété
tant de fois, c’est-à-dire, que les extrêmes
se touchent. Mais aprés cette premiere
effervescence des cerveaux, on retourna à
de plus saines idées, et au X VIL.® siècle la
littérature et tous les arts adoptérent une
forme philosophique. Les Vénitiens aussi
s’adonnerent avec succès à l’analyse des
choses et le célébre Foscarini le prouve
sans réplique, Dans l’histoire de la lit-
térature de sa patrie que publia cet illu-
stre écrivain, il expliqua rationnellement
les progrès scientifiques de ses concito-
yens, préparant à ses neveux une am-
ple matiére pour juger du mérite de
leurs ancètres en fait de sciences et
d’ arts.
Les ouvrages matériels eux - mêmes
se ressentirent de cette profondeur de
pensées ; dans les somptueux palais qu’
une foule de patriciens firent élever à
cette époque on voit toujours unie la
simplicité de style à la solidité et à la
magnificence. Il en était aussi dans tou-
tes les villes de la république comme
dans la capitale. L’esprit d’ analyse par-
courait le domaine entier de la science,
et en peu de temps on recueillit tou-
tes les théories qui surgirent après les
grands bouleversemens opérés en Eu-
rope. Le XVIII.® siècle perfectionna dé-
-finitivement la philosophie naturelle ,
et partout commencèrent les princi-
pes libéraux, à analyser, à faire va-
loir les droits de l'individu et de la
/
ra, i piaceri ed i disgusti, gli stili .séme
plici e contraffatti, e gli ‘ordini ed i dis-
ordini, il, brutto ed il bello, 1 assenna«
to ed il leggero, e così avanti sono sepa-
rati per un filo tenuissimo, seppure nel-
la virtù stessa delle cose non è rinchiu-
sa la semente della corruzione, e nelle
stesse corruttele non germoglia il prin-
* cipio della virtù; il che prova che quag-
giuso tutto si collega. Ma cessata la ef-
fervescenza delle idee, gli uomini batte-
rono miglior via, e nel secolo XVII la
letteratura e le arti belle e le mecca-
Gli
stessi Viniziani si diedero meglio all’ a-
niche assunsero un fare filosofico.
nalisi delle cose, ed il celebre, Foscarini
provò appieno questa nostra sentenza.
Nella Storia ch’ ei ci diede della Letie-
ratura della sua Repubblica, spiegò ra-
zionalmente il progresso scientifico dei
suoi, preparando una ricca materia ai
nepoti*per calcolare della importanza in,
fatto di scienze e lettere del governo ve-
netico.
Anche le opere. materiali sentirone
della stessa gravità; conciossiaché in
questo secolo molti patrizi, facendo eri-
gere di magnifici e sontuosi palagi, vol-
lero alla semplicità di stile accoppias-
sero la solidezza e la grandiosità. Ciò che
accadde nella capitale della repubblica,
avvenne in tutti i luoghi alla repubblica
stessa soggetti. Lo spirito analitico an-
dava percorrendo tutto lo scibile, ed in
poco tempo raccoglievasi tutte quelle
teoriche le quali apparavano ‘appresso
la grande mutazione delle cose civili di
‘Europa. Il secolo XVIII diede l'ultima
mano alla filosofia naturale, e dovun-
que i liberali principii sursero a stra-
namente investigare i diritti dell’ uomo
e delle società civili, e poscia a riguar-
10
doclété, et par conséquent, à traiter
en ennemi tout pouvoir qui s’ efforça
vigoureusement de s’opposer au dève-
loppement de ces droits. La mème cause
introduisit dans ja république un esprit
d’innovation mais, comprimé par les ins
stitutions politiques de l’ Etat, il ne pou-
ait se développer qu’après sa chûte, Ve.
mise toutefois ne manqua pas d’écrivains
qui prédirent un prochain changement de
choses ; non-seulement on prévoyait pour
Venise la conséquence des tendances
nouvelles de l’Europe, mais on la pro-
phétisait hautement. Enfin, aprésla chùte
de la république, Ugo Foscolo et Victor
Benzon entonnérent des bymnes égale:
ment sublimes, bien qu’ absolument die
vers par leur esprit. Le premier. occupé
d’idées plus vastes et plus. générales,
laissa au second le touchant oflice d’ ex-
primer dans son poéme intitulé: Mella;
Je sentiment le mieux fait pour antéres-
ser un coeur patriotique, et tous les
deux écrivirent selon les idées philoso-
phiques de l’époque où ils vivaient. Le
XIX.° siècle alterna le destin des scien-
ces, des lettres et des arts à Venise; tan-
tôt ils se distinguèrent par leur. éclat et
leur énergie, tantôt ils se montrérent fai-
bles et obscurs. La physique, la médecine
et la philosophie spéculative formerentla
seule partie du domaine de Ja science que
les esprits studieux pussent cultiver, ou
pour mieux dire, on nes'occupa alors que
de tout ce qui n’est pas du ressort des
idées civiles et politiques. La mémoire
du professeur Scarpa, celle de. Razori,
de Fanzago e du professeur Gallino sont
célèbres de nos jours. Telle fut la mar-
che des sciences, des arts et des belles-
lettres chez les Vénitiens, marche qui
clairement exposée, nous met eh état de
distinguer facilement les uns des au-
tres, et de les étudier chacun en parti-
eulier pour découvrir quelle est la for-
me de gouvernement la plus favorable
à leur développement et si la républi-
dare temerariamente ogni potenza che
si opponesse all’ avverameñto di così
torti principii, come nemica dell’ uomo
individuale e collettivo. Tali motivi in-
trodussero anche nella repubblica vini-
ziana uno spirito di novità, il quale pe-
raltro compresso per le. costituzioni del
venetico governo, non poteva spiegarsi
che dopo la caduta di questo. Nonper-
tanto i vaticini della permutazione delle
cose si facevano per opere:degli serlttori
viniziani, e le conseguenze di quel mias-
ma che l’universa Europa avea preso,
si prevedeva in esse, anzi lo si profetiz-
zava. Spenta poi la repubblica, Ugo Fo-
scolo e Vettor Benzon intuonarono caw-
ti sublimi, benchè con diversi fini. Il
primo, dominato da idee più universali,
lasciava al secondo di esprimere nel suo
Nella una passione che più avvicina i
cuori alle cose patrie; ma ambidue si
espressere secondo lo spirito filosoficu
del loro tempo. Il secolo XIX avvicen-
dò la sorte delle scienze, delle lettere e
delle arti viniziane, e quando si mo-
strano energiche e liberali, e quando
deboli e misteriose. Tuito quello che si
riserbò alle indagini degli studiosi fu so-
lo la natura fisica e la medicina ela fis
losofia speculativa, 0 sì veramente furo-
no coltivati tutti quegli studi che sona
lontani dalle idee civili. Oggigiorno è ce-
lebre la memoria del professore Scarpa
e quella di Rasori e di Fanzago, nonche
del professore Gallino, Tale € il progres-
so della storia morale delle lettere, del-
le scienze e delle arti viniziane, per cui
ci torna ora chiaro e facile assai più pote»
re e le une e le alire spartire e ciascuna
considerare particolarmente per conosce»
re meglio sotto quali condizioni di go-
verno più 0 meno s’accrescano gli studi
dello ingegno, e se la repubblica vene-
tica abbracciò un reggimento civile che
corrispondesse esattamente alla promo-
zione od allo aggrandimento de’ medesi-
mi studi.
que vénitienne en avait adopté une qui
répondît exactement aux besoins de
i esprit.
Si l’on veut distinguer clairement les
différentes branches d’étude , on doit
remonter à leur origine, et les faire tou»
tes partir d’un principe unique. L’hom-
me naquit élre pensant et raisonnable, :
et ses premières idées avaient la même
extension que ses besoins ; les arts deva-
ient donc précéder les sciences, parce que
les premiers besoins de la vie sont ceux
de la conservation de l’individu qui en
jouit, et que ce sont précisément les arts
qui satisfont à ces besoins. Ce passage des
arts aux sciences n’est donc autre cho»
se qu’un pas de plus fait par les hom-
mes vers la civilisation et 1’ embellisse-
ment de l’existence humaine. L’ histoire
du progrès des arts et des sciences n’ a
point encore été éclaircie par les savans.
Et ce, qui le prouve, c’est l’ignorance
où nous sommes du point de départ des
migrations des peuples primitifs; car si
toutes les races primitives fussent parties
d’un méme point, les nations septentrio-
nales et méridionalesauraient conservé, à
peu de changemens près, la même langue,
les mêmes moeurs et le même gouverne.
ment. Or, l'ignorance de ce point de
départ renferme implicitement celle de
l'origine des arts et des sciences. Et l
obscurité qui la voile à nos yeux est un
effet du temps ; en effet les premiers be-
soins ayant poussé les familles primitives
à de longues et difficiles excursions, re-
tarderent chez les peuples naissants la
création des disciplines qui embellissent
la vie de plaisirs moraux. Mais, si l’on n°
est point sur ce point aussi, dans une par-
faite ignorance, du moins ne saurait-on |
établir des données bien claires et bien
positives sur l’époque de ce retard, et
sur les causes étrangères qui firent per-
dre aux races dans leur fusion entr’elles
léurs moeurs primitives, leur gonverne-
ment et leur langue. Il est done. impose
Per istabilire uno spartitamento esate
to di studi, conviene prendere la origis
ne loro, e da questa farli tutti derivare.
L’uomo naque ragionatore, e i suoi pen
sieri primi avevano la estensione de’suoi
bisogni: le arti in conseguenza doveano
precedere le scienze, perchè i primi bi-
sogni della vita sono quelli della propria
conservazione, e per tale conservazione
le arli appunto si prestano. Questo pas-
saggio dalle arti alle scienze non è dun
que che un progresso che fanno gli uo-
mini verso la civiltà onde addolcire la
umana esistenza. La storia del progresso
delle arti e delle scienze non è ancora de-
terminata dai dotti. Ciò pruovasi dalla
ignoranza che si ha delluogo primo di do:
ve le peregrinanti generazioni partirono,
conciossiaché se partite fossero da un
medesimo sito, settentrionali e meridio-
nali avrieno pressoché la identica lingua,
simiglievoli ‘costumi e governi serbato.
È lo si pruova ancora dal tempo, ay-
vegnadio avendo i bisogni primi inclinato
ì popoli a lunghi difficultosi scorrimenti,
producessero dei ritardi nei popoli che
avean già fermata dimora in qualche re-
gione della terra in quello che ha ris
spetto alle discipline che condiscono di
morali piaceri Ja vita. Ma anche questo
ritardo, quando sia accadulo positivamen-
te,e per quale stranio modo le umane fa»
miglie tramescolandosi abbian perduta
la primitiva maniera dei costumi, dei goa
verni e della lingua, se non signora to-
talmente, non si può peraltro con mol»
ta fiducia di.dir il vero profittevolmente
chiarire. 11 grado della progredita cul-
tura quindi non può avere un’ epoca
fissa.
x
sible de fixer nn époque aux commen-
cements et aux progrès de la civilisa-
tion.
Mais, s’il faut en eroire Vico, d’im-
portantes vérités avaient déjà été décou-
vertes du temps des Mythes, vérités ex-
primées dans des fables ou par des signes
symboliques; fables et symboles qui, réu-
nis ensemble,constituèrent la Mythologie,
c’est-à-dire précisément la science des
Mythes. Or donc, si, remontant aux pre-
miers âges de la barbarie, nous étudions
les débuts de la civilisation, nous con-
clurons facilement de cette étude qu’el-
le doit dater de l’ antiquité la plus recu-
lée. Les bases de la civilisation ayant été
ainsi posées, les générations suivantes
qui en goûtèrent les premiers fruits du-
rent naturellement s’ appliquer à la cul-
tiver; car le besoin et le plaisir sont les
inventeurs les, plus ingénieux de nou-
velles théories propres à les conserver et
a les augmenter encore. En effet, du mo-
ment que les hommes établirent parmi
eux une espèce d’ordre civil, ils trouvè-
rent dans la civilisation la source d’une
foule de plaisirs qu’ils ignoraient dans
l’état de nature, et la cause d’ occupa-
tions nouvelles, indispensables pour obtc-
nir tel ou tel autre jouissance. La poésie
précéda tous les autres arts; soeur de l’
enfance du monde, elle en chanta la sim-
plicité avec un rithme enchanteur cet
donna l'éveil en même temps aux pas-
sions Jes plus tendres, aux vertus et aux
vices les plus prononcés. Première in-
slitutrice des générations, elle unit plus
étroitement les hommes entr’ eux et fit
naître dans désir
aussi naturel que violent de jouir des
biens de la nature le plus complète.
ment possible. La poésie décrivait les
tous les coeurs le
révolutions des astres, le cours des fleu-
ves, le murmure de la tempête, le chant
des oiseaux, /le souris des fleurs, les dis-
grâces et la gloires des ancêtres, l’ inno-
eente vie des patriarehes: de là naquit
'
Ma pare a Vico che aneora ai tempi
dei Miti grandi verità fossero discoverte,
le quali per favole e per segni simbolici
venivano rappresentate ; favole e simboli
che raccolti insieme costituiscono la Mi-
tologia, od appunto la scienza dei Miti.
Se dunque rimontando alla prima barba-
rie, noi guarderemo’ ai principii del-
la civiltà. di leggieri arguiremo questa,
secondo la natura dei tempi, ad epo-
ca rimotissima salire, Ponendo così le
basi della civiltà, era facile che le ge-
nerazioni, le quali ne gustarono i pri-
mi semi, attendessero a volerla nutrire;
imperciocchè il difetto ed il piacere
sono ingegnosissimi ritrovatori di nuove
teorie per conservarsi ed accrescersi fi-
no alla felicità relativa. Diffatto, messisi
gli uomini a stabilirsi alcune norme di
vita civile, crebbero tosto di morali
piaceri, più assai di quando erano in
uno stato naturale, e produssero quindi
diversi oggetti di occupazione perchè
or questo or quel piacere fiorisse, ed or
una or un’altra felicitade. La poesia
precesse ogni scienza: sorella dell’ infan-
zia del mondo, dessa cantò la propria
semplicità con un ritmo armonioso, €
destò le passioni più tenere, i vizi natu-
rali e le virtù schiette e vergini. Maestra
prima delle generazioni, legò meglio gli.
uomini fra loro, e sparse nelle menti e
ne’ cuori tutti i desideri più veementi e
le voglie più calde, da prendere dalla na-
tura i migliori frutti. Siccome essa stu-
diava il moto degli astri, il corso dei
fumi, il susurro della tempesta, il can-
to degli augelli, il sorriso dei fiori; e le
sciagure e le glorie degli avi, e la inno-
cente vita de’ patriarchi, naquero i di-
versi studi dell’ astronomia, che si repu-
ta la scienza più antica e più vicina al-
le osservazioni de’poeti, I Caldei diede-
ro questa disciplina agli Egizi. e dagli E-
l'astronomie que-l’ on regarde comme
la science la plns ancienne et la plus
rapprochée de l’âge poétique. Les Chal-
déens communiquérent cette science
aux Égyptiens et les Egyptiens aux E-
x
trusques qui, à une époque' plus récen-
te, l enseignèrent aux autres peuples.
L’ avidité que les hommes montrerent
toujours davantage pour la connaissance
de l’avenir, fut le moteur principal qui
les poussa à consulter les astres afin de
lire dans leurs révolutions l’ histoire
des événemens futurs. L’astronomie se
relie à |’ expérience et aux observations
antérieures des hommes primitifs qui,
exclusivement occupés du ciel, croya-
ient trouver dans les astres les causes
de tous les événemens d’ici-has. Mais,
retournant un instant aux poètes, disons
que ces premiers chantres de la nature
n° obtenaient point des couronnes de
lauriers ou de myrtes; elles n° étaient
pas nécessaires pour encourager leur
Muse; c’était dans le sein fécond de
la terre qui rendait avec usure les se.
mences qu? on lui confiait qu’ils trou-
vaient leurs encouragemens et leur ré-
compense. L’ardeur de récolter enfan-
ta chez les hommes un vif désir de
trouver les méthodes les plus favora-
bles à la culture des campagnes et de dé-
couvrir sous quels astres étaient situées
les terres les plus fertiles ; en conséquen-
ce, à l’étude de 1’ influence des signes
célestes sur l’univers, ils joignirent celle
des produits de la terre dont ils chanta-
ient les délices. Ainsi dès les premiers
âges, ils s’ adonnèrent presque simule
tanément à la poésie, à l'astronomie et à
l’agriculture. L’art de cultiver les cham-
ps demanda bientôt d’autres ressources
que l’influenee des astres, on commenca
à lever des plans, à étudier la qualité
du sol, à Pentrecouper de murs et de
fossés, et de 1h naquit la géométrie dont
on ‘attribue l'invention -aux Égyptiens
qui avaient un absoln besoin de cette
es
gizi P ebbero gli Etruschi, che in un'e-
poca la professavano nelle terre di Eno-
tro. Il desiderio che ebbero sempre più
gli uomini di presagire il futuro, fu il
grande movente che gli impulse a. con-
sultare gli astri, per conoscere dal loro
moto cosa potria succedere in terra. L’a-
stronomia si lega con la esperienza 0 con
le osservazioni che furono fatte, innanzi
ch’essa nascesse, dagli uomini primi, che,
volti tutti al ‘cielo, non sapevano che
detrarre da lui la ragione di ogni uma-
no avvenimento. Ma per que’ primi poe-
ti non v’era lauro né mirto: non eran
questi necessari per incoraggiar la lor
musa, lorché la terra, che in un al greg-
ge coltivavano, abbondantemente ger»
mogliava. Ne’ frutti dei semi ch’ essi a
lei consegnavano aveano incoragg'amen-
to e dolce compenso. I piaceri dei pro-
dotti ingeneravano negli uomini ardentis-
sime brame di veder via perchè le cam-
pagne venissero meglio preparate, e di
sapere sotto quali segni del cielo fossero
meglio o peggio collocate; ed in conse-
guenza univano la osservazione dell’ in-
fluenza dei segni celesti sulle cose ter-
restri colle opere della terra, i cui di-
letti cantavano ; e sino dalle prime età
poterono in una volta sola, poesia, astro-
nomia ed agricoltura professare. Parte
poi di coltivar i campi domandava altri
sussidi ; e se fu veduta reggersi dalle in-
fluenze celesti, non manco dalle terre-,
stri volle esserlo. Pertanto misurava ‘i
piani e gli livellava ; calcolava della loro
qualità; cingevali di ripari, e così la geo-
metria, che vuolsi derivata dagli Egizia-
ni, per quella che mettessero loro studi
intorno alle innondazioni del Nilo, dive-
niva indispensabile; e la idraulica e la fi:
sica vi concorsero insieme. Queste pri-
me scienze, o discipline che dir piaecia,
uniscono in se stesse tutti i principii del-
le altre; conciossiadio, merce la fisica
uscirono l anatomia, la storia naturale,
la botanica, la chimica, la patologia e
science pour mesurer les inondations du
Nil. On peut en dire autaut de Phydrau-
lique et de la physique, sciences pre-
mières qui renferment les élémens de
toutes les autres. La physique, par e-
xemple, enfanta |’ anatomie, |’ histoire
naturelle, la botanique, la chimie, la
pathologie, et ainsi de suite, sciences si
précieuses pour la conservation et l’em-
bellissement de l’existence humaine.
Noue pouvons appliquer cette Genèse
de l’origine de la civilisation à l'histoire
de la littérature vénitienne et trouver
aivsi un moyen aisé d’en étudier les
diverses branches ; étude particulière
que nous ne saurions negliger sans man-
quer à l’ensemble de notre plan.
Chez les Vénitiens déjà avancés dans
la route de la civilisation, le premier
des beaux-arts était le plus cultivé, de
tous. On entendait les pêcheurs et les
bateliers chanter une foule de chansons
dans le dialecte vénitien, les uns lorsqu?
ils partaient joyeusemeut pour la péche
sur les flots de P\driatique, et les autres
lorsqu’au sein des lagunes, ils se divertis-
saient à rivaliserentr’eux de vitesse. Mais
ce n° était pas la muse de Bembo, ce n°
était pas celle de Cocco, c’ était sa pro-
pre muse qui accompagnait sans cesse Je
pècheur, serénant son front dans le tra-
vail, ‘et adoucissant son coeur par ses
douces et mélancoliques inspirations.
Telle était la poésie primitive de nos
- ancêtres que portèrent plus tard au plus
haut dégré de perfection Bembo e Coc-
co, et plus récemment encore Ugo Fo-
scolo, Victor Benzon, Hyppolite Pinde-
monte, ct enfin Luigi Carrer, leur élève
et leur illustre émule, dont nous nous
réservons de parler plus tard avec détail,
noms qui, unis à celui de l'illustre Ga-
spard Gozzi, méritérent l'honneur d’ Ca
tre mis au rang des plus célèbres poetes
italiens.
Les belles» lettres eurent de faibles
eommencemens à Venise, mais leur étue
8 — %
così innanzi, le quali servono da vicine
l’ umana condizione a migliorare.
Fatta questa genesi dell’ origine della
civiltà, noi possiamo applicarla alla sto-
ria della letteratura viniziana, e ‘quindi
aprirci una via facilissima n ragionarne
dei diversi rami che la componevano,
per adempire al dovere di unità.
Appo Viniziani; che già erano incivi-
liti d’ assai, la prima scienza delle altre
generatrice era cara, e moltè canzoni si
udiano cantare da’ marinari nel dialetto
venetico quando ivano sui Joro pali-
schermi per la laguna adriatica piglian-
do lor pesca, o quando sollazzavansi su
per queste acque rivaleggiando nel corso
di loro barchette. Non era però la musa
del Bembo, ne quella del Cocco, ma era
Ja musa semplice del pescatore che sta-
va sempre con lui, rasserenandogli la
fronte nel travaglio, e movendogli il cuo-
re a dolci ispirazioni col melanconico
dire delle sue note. Così era la poesia
primitiva de’nostri, che poi passò a quel
grado di eccellenza a cui trasserla i due
mentovati Bembo e Cocco, e finalmen-
te Ugo Foscolo e Vittore Benzon, ed
Ippolito Pindemonte, e Luigi Carrer,
di loro alunno e chiarissimo emulo, di
cui ci riserbiamo più lungamente parlare
in appresso; nomi che uniti a quello di
un Gaspare Gozzi e di altri meritano di
essere registrati tra i più celebri della
lira italiana.
# “i è 3 Ù
Le belle lettere anch’ esse dx prinei-
pio ebbero un'importanza tenne. che
%
de étant nécessitée par les besoins civils
et moraux et l’ obligation où se trouva-
ient les sénateurs de parler en public,
elles furent ensuites cultivées avec ar-
deur, et si Venise n’a point fourni des
littérateurs insignes, elle en compte au
moins plusieurs distingués par leur goût
leur franchise et leur originalit. E 1-
le produisit plus tard aussi des pro-
sateurs réputés classiques, et peut en
citer aujourd” hni d’ illustres qui ont
traité tous les genres de littérature, Le
P. Antonio Cesari, le P. Vallardi et
autres publièrent des ouvrages excellents
que l’on regarde encore de nos jours
comme des modèles de style. N'oublions
pas ici Foscolo déjà cité qui fut pour
ainsi dire, l’inventeur d’un nouveau style
et le modéle des prosateurs, tellement
son style est saillant, nerveux, expressif
et convenable.
L’astronomie dès son début, c’est-à-dire
aux temps où régnait la superstition, occu-
pa une place distinguée parmi les scien-
ces auxquelles s° adonnèrent nos aïeux
mais elle brilla moins depuis le VII.® ju-
squ’au IX.° siècle que du XI.° au XV.®
Alors l’astronomie se divisa en deux
branches; l’astronomie proprement dite
forma la première, et l’astrologie la se-
conde. Celle-là conservant sa dignité
premiére, découvrait de nouvelles pla-
nétes dans l'espace immense des cieux,
la force centrifuge, et centripète,etc,; ex-
pliquait les éclipses, les comètes et les
divers phénomènes atmosphériques ré-
sultant de l’influence des astres. Celle-
ci, au contraire, imbecille esclave de la
superstition, prétendit lire dans lesastres,
et tirer au moyen de l’ étude de leur
marche et de leurs révolutions des horo-
sccpes certains sur les destinées de la nas
turc entiere et de l’homme surtout. Cette
extravagante science enfanta des oeuvres
immenses par leur étendue, dont cha-
que page préchait le fanatisme et l’oubli
total de la providence. Mais l'esprit hu-
appresso poi, aumentate le bisogna civiil
e morali, e richiedendosi l’eloquenza
negli aristocrati, furono coltivate a gran
pezza, e diedero se non letterati insigni,
almeno letterati pieni di giudizio e di
schiettezza e di originalità. Venezia po-
steriormente si accreditò di prosatori,
i che furono riputati classici, ed oggigior-
no ne conta di preclari in ogni maniera
di ragionamenti che alle umane lettere
appartenga. Il padre Antonio Cesari, ed
il minor conventuale padre Vallardi, ed
altri diedero opere eccellentissime, che
tuttora si venerano come modelli delbel-
lo ed ameno scrivere. Nè è da intrala-
sciare l’accennato Foscolo, il quale può
appellarsi come ritrovatore di un nuovo
stile prosaico, od il Varano della prosa:
tanto il suo dire e lanciato, robusto, es-
pressivo, proprio ed'eloquente,
L’astronomia nel bel principio, cioe
in quell’agio di tempo in cui Ja supersti-
zione era fomentata, tenne un posto no-
bile e dignitoso fra gli esercizi. morali
dei cittadini; ma non crebbe tanto in
orranza ne’secoli VII, VHI e IX quan-
to nel XII, XII, XIV e XV. Allora l’a-
stronomia si parti in due divisioni: l’una
fu quella dell’astronomia propriamente
detta, e l’altra dell’astrologia. La prima,
serbando la sua dignitàde, con molta no-
biltà andava investigando i nuovi piane-
ti nell'ampio cavo dell’aere; ne studia-
va i rapporti, ne indicava le leggi della
forza centrifuga e centripela, e ragionava
esattamente delle ecclissi e di diver-
se mutazioni subite nell'atmosfera per
l’ influenza degli astri superiori, L’ astro-
logia all’incontro, serva. della supersti-
zione, pretese di leggere negli astri stessi
e di derivare dal modo con cui.si pre-
sentavano, dei vaticini, i quali spettasse-
ro alla natura tutta e spezialmente degli
uomini. Delirante e pazza, dessa compo»
se opere rilevanti per mole, in ognipagi-
na delle quali il fatalismo era predicato
— 80 —
main s’étant enfin éclairé, l’ astronomie,
débarrassée de cette soeur bâtarde, reprit
tous ses droits, et l’illustre Galilée fut
invité à venir professer cette science à
P Université de Padoue. Ce fut lui qui
publia ces sublimes théories qui s’accor-
dent si bien avec les lois physiques dont
résulta la découverte de l’immobilité du
soleil et d’une foule d’autres lois physi-
ques si clairemeut expliquées et démon-
trées qu’ aujourd’ hui il ne nous reste
que peu à perfectionner et rien à dé-
couvrir.
Les mathématiques proprement dites
ne furent point négligées non plus, et il
était impossible qu’elles Je füssent, puis-
que la mécanique et la navigation for-
maient la base des ressources et des'oc-
cupations du peuple vénitien. Jourdain
Ricati et deux autres membres de la mî-
me famille, firent faire de notables pro-
grés à 1’ Etude de l’Algebre, de la Mé-
canique et de la Physique Expérimenta-
lc. Pourtant il parait que la gloire des
études métaphysiques manga aux Véni-
tiens, et la raison en est que de sembla-
bles études ne sauraient s’ accorder avec
V esprit républicain qui préféra toujours
‘les sciencés exactes et utiles aux sciences
‘purément contemplatives et abstraites.
Mais on ne saurait en dire autant de
la philosophie morale qui peut vanter
‘des auteurs insignes presque dés lorigi-
me de la république. Conforme aux do-
ctrines évangéliques les plus propres à
‘un gouvernement libre, elle se développa
avec un éclat surprenant, et la congré-
‘gation des Somaschi de Marano publia
une foule d’ouvrages qui ne sont certes
“inférieurs qu’à un très petit nombre d°
‘écrits des plus illustres Pères de PEglise
‘ Catholigne. Nous pourrions citer plus
‘d’un nom, mais nous craignons de nous
‘étendre trop. Si le lecteur veut bien se
e Pabbandonamento della provvidenza.
Ma fattasi più svegliata e più pensante la
mente umana, l’astronoiia, reietta questa
spuria figliuola, riassunse tutti i diritti
suoi, e venne chiamato Galileo Galilei
a professarla nell’ università patavina,
donde emersero quelle immense teoriche
che st bene confannosi con le leggi fisi-
che, intantochè dalla composizione di
tutte il sublime calcolo derivando, og-
gimai la forza di attrazione così ad evi-
denza si spiegò, e tante leggi fisiche si
discovrirono, per cui, quasi diremmo,
null’altro rimane a fare, che perfezio-
nare e non più ritrovare,
Oltre alle scienze accennate, le ma-
tematiche propriamente dette non puo-
tero essere messe in abbandono; e tanto
meno, ché i particolari, anzi totali eser-
cizi de’ Viniziani in cose mecca niche e
mercantili dello intutto versavano. Gior-
dano Ricati, e due altri dei quali igno-
riamo il nome, della stessa famiglia, pro-
‘mossero grandemente lo studio dell’ al-
gebra, della meccanica e della fisica spe-
rimentale, Parve peraltro rimanesse ai
Viniziani da desiderare la gloria degli
studi metafisici. La ragione di questo
difetto è perché cotali studi non si asso-
ciavano ai principii dello stato ; concios-
siadio le repubbliche mirano più: all’ u-
tile che alla contemplazione di verità a-
stratte e sottili. i
Ciò non possiamo però dire della fi-
losofia morale, che vanta nomi illustri
fino dai principii della repubblica. Con-
‘forme dessa alle dottrine evangeliche, si
spiegò maravigliosamente ; e la congre-
gazione de’ Somaschi di Murano diede
molte opere di questo genere che non
‘temono confronto che di poche, dettate
-da’ più celebri'padri della chiesa cristia-
‘na cattolica. Noi potremmo citare diver-
‘sì nomi, ma questo ci menerebbe trop-
po per le lunghezze. Chi si ;sovvenga: di
quello che abbiam detto più insuso par-
-Jando: dell’ unione dei poteri civili ed
2 Biffi, LC
- rappeller ce qui fut dit plus haut à pro-
pos de l’union des pouvoirs civils et ec-
clésiastiques, il en sera pleinement con-
vaincu. Quant aux oeuvres ascétiques,
elles sont innombrables, et le spiritua-
lisme était répandu à un tel point parmi
les Vénitiens qu’ il enfanta de nombreux
et importants ouvrages où brillent admi-
rablement leur sincère piété.
Parlant plus haut des mathématiques,
nous avons dit que l’étude dela mécani-
que était universellement cultivée chez
nous.Aucune autre science ne pouvait être
plus utile aux Vénitiens qui, s’adonnant
particulièrement aux constructions nava=
les, ayant des masses énormes à remuer,
et fesant un fréquent usage de leviers et
de poids, devaient nécessairement con-
uaftre les lois de l’équilibre, afin de
pouvoir calculer la force des leviers, é-
tudier les propriétés de tel ou tel mode
de construction navale, la pesanteur de
certains corps et le dégré de force né-
cessaire pour les élever ou les abaisser.
, En outre il n’était pas moins indispensa-
ble pour nos aïeux de connaître les di-
mensions, les distances, la profondeur,
et la vitesse des corps, etc., connaïssan-
ces que la mécanique seule nous donne.
Maisle commerce formant l’objet prin-
cipal de notre marine, il fallait lui ouvrir
des routes sûres sur le vaste sein des flots;
astronomie, dont on a déjà parlé, était
donc également nécessaire, ainsi que la
physique expérimentale pour connaître
les vents, les variations atmosphériques; la
nature des mers, des golfes, etc., et sa-
voir se servir de la boussole dont quelques
écrivains attribuent même 1’ invention
à nos ancêtres. Mais non-moins néces-
saires ét non-moins studieusement cul.
tivées étaient chez les Vénitiens la géo-
graphie, l’histoire et la statistique qui
se relient intimement à la science nau-
tique et aux principes du gouvernement
vénitien. Et maintenant, après ce rapide
eoup-d’ oeil jeté sur l’état des sciences,
ecclesiastici, rimarra persuaso € con-
vinto. Le opere ascetiche poi non hanno
numero. Lo spiritualismo era tanto ge-
neralizzato ne’ repubblicani, che ne dic»
dero esempli diversi e moltiplici di que-
sti studii. La viniziana pietà fulge in es-
si mirabilmente
‘ Noi dicemmo poc’ anzi, parlando del-
le matematiche, che fra’ nostri lo studio
della meccanica era assai coltivato. I Vi-
niziani, ch’ erano intesi in peculiar mo-
do alle costrnzioni navali, abbisognavano
di questa disciplina, perchè trattando
sempre cerpi, ed usando sempre di for-
ge, di misure, era mestieri adoperas-
sero le Jeggi dell’ equilibrio delle for-
ze per conoscere la forza delle leve, le
proprietà delle carrucole, la consistenza
dei corpi, il grado di forza nél sollevarli
o nel deprimerli che occorreva. Di più,
le dimensioni, le distanze, la profondità,
la celerità e la velocità che si apprendo-
no dalla meccanica, erano pet essi indi-
spensabili a sapersi.
Siccome poi ogni opera navale avea
per iscopo il commercio ‘o l’ utile del
commerciante, e che duopo era aprirsi
le vie del mare; così anco dell’ astrono*
mia avcano bisogne, della quale toccam-
mo, e della fisica sperimentale, per sa-
pere dei venti, della costituzione atmo-
sferica, della natura dei mari, dei golfi
ec. Con questa seppero usare delle: bus»
sole; scoperta che da alcuni vuolsi a
loro attribuire. Ma se le scienze accen-
nate erano necessarie ed istudiate dai
Viniziani, non lo eran meno la geogra-
fia e la storia e la statistica, che si colle-
gavan fortemente con la nautica e con
le ragioni del governo venetico,
FE
sat
retournons à l’ histoire dont nous devons
parler plus au long. |
* L'histoire est la collection des actions
de tous les hommes dont les vertueux e-
xemples doivent les exciter à la vertu au
moyen de l’ émulation et les actions per-
verses doivent les éloigner du mal par.
I horreur qu’elles inspirent. Cette sage
institutrice des nations, qui éleva son
trône au milieu des générations naissan-
tes, étend encor son sceptre anjourd’ hui
sur toutes les nations. L'histoire du pas-
sé, léguée de pere en fils chez tous les
peuples, et la connaissance des grandes
actions et des faiblesses de leurs ancêtres
furent tout-à-la fois une gloire etune leçon
pour leurs descendans. L’homme ne se
sépare point de l’homme ni par vice ni
par vertu; prolongation, pour ainsi dire,
de l'existence d’un individu antécédent,
il aimera toujours ses semblables, quelles
que soient d’ailleurs les passions qui le
dominent. L’ histoire étendit son do-
maine avec le temps et raconta les faits
qu’elle recueillait dans le langage sim-
ple du monde naissant. L’ univers ayant
passé de 1° enfance à la puberté, les pas-
sions privées commencérent à se dévelop-
per, ce qui fit adopter à l’histoire les!
artifices de l’éloquence qui, offusquant
bientôt l'éclat de la vérité des récits,
introduisit peu-à-peu dans l histoire
les mensonges et l’esprit de parti. L’u-
nivers enfin étant devenu adulte, les
hommes, excités par mille désirs, in-
fluencés par mille doctrines pernicieuses,
se corrompirent de plus en plus et alors
le vice fut déguisé sous les couleurs les
plus agréables tandis que la vertu persé-
cuiée futcouverte d’un sombre voile. Les
générations parvinrent ensuite à un au-
tre période; période de mollesse ‘et de
crimes durant lequel l’histoire servit
plutôt à encomrager les faiblesses et les
turpitudes des hommes qu’à les com-
battre. Cela est absolument vrai pour le
monde en général; mais il faut excepter
x
La collezione di tutti gli atti dei cit-
tadini e degli uomini tutti per ispronar-
gli al bene con l’esempio delle azioni
virtuose, e tenerli lontani dal male con
l’ esempio delle turpi, è la storia, Questa
maestra della vita innalzò il suo trono
tramezzo alle prime generazioni, ed il
suo scettro si estende ancora sulle genti
della terra. Ogni popolo saggio raccontò
a’ suoi ed a’ posteri quello che avvenne,
e fu vera gloria e correzione simultanea-
mente sapere le illustri gesta degli avi
e le umane lor debolezze. L’uomo non
si dislega dall'uomo né per vizio nè per
virtù: prolungazione dell’ esistenza del
primo, non può non amare il suo simile,
per quanto le passioni vili e le generose
lo imperino. La storia distese la sua do-
minazione sul tempo, e raccolse gli av-
venimenti, e gli disse col linguaggio sem-
plice delie muse, ch’era quello della
schiettezza e simmetria del mondo in-
fante. Passato il mondo dall’infanzia al-
la pubertà, le piccole passioni incomin-
ciarono a svilupparsi, ed allora alla’ sto-
ria s’ innestarono gli artificii del dire,
per cui offuscato il nitore delle narra»
zioni, a poco a poco la storia die’ricetto
alla menzogna ed al privato ‘ partito.
Watti adulti gli vomini, circondati da
mille desiderii, dall’influenza delle dot=
trine accresciuti, svisarono tanto meglio
le passioni degli animi, e sulla virtù in-
nocente si gettò un velo nerezgiante, cd
il vizio fu onestato colle tinte della pu-
rezza. Un'altra etade ebbero le genera-
zioni, e fu quella del rammollimento, in
cui la storia si prestò meglio a favorire
le umane turpitudini e le nostre debo-
lezze, che a correggerle, Ciò è vero ri-
spettivamente al mondo universo; ma
in relazione ai diversi governi della so-
cietà civile, soffre alcune eccezioni. Nel-
le repubbliche la storia é franca e libera
fino al tempo della mollizie. La virtù,
= 83 —
quelques nations. Dans les républiques,
l’histoire est franche et libre jusqu’ aux
temps de mollesse. La vertu, formant la
base des gouvernemens républicains, a
besoin d’être constamment préconisée,
et son image doit étre continuellement
mise sous les yeux des citoyens. Voilà
pourquoi elle protège l’histoire puis-
samment, regarde les historiens comme
ses prêtres, et les comble d° honneurs.
La république vénitienne s° est bril-
lamment distinguée dans ce genre, soit
par l’infinité d’ historiens qui ont en-
registré ses fastes, soit par la généreuse
franchise et la rare clarté avec laquelle
ils exprimérent de mâles vérités. Elle
ne manqua d’historiens véridiques que
lorsqu” elle perdit sa puissance. La guer-
. re universelle en Europe et la complica-
tion des affaires publiques empéchèrent
qu’on sen occupàt et que lon exposàt
les secrets du gouvernement. Ainsi les
peuples ne pouvant remonter à l’origi-
ne des choses, furent oblig‘s de deviner
la morale du siècle, au lieu de l’appren-
dre dans des écrits exacts et véridiques.
Les chroniques abonderent des les pre-
.miers temps de Venise et il nous en re-
ste une foule de manuscrites ou d’ im-
primées qui prouvent à merveille ce que
nous avancons. Nos historiens ne se bor-
nèrent pas à traiter au long’ les évène-
mens nationaux; s’en servant en même
temps comme d’une base, d’un point
de départ, ils étendirent tellement leur
sujet que l’on peut donner à leurs écrils
le nom d° histoire universelle. Foscarini
observe avec beaucoup de justesse dans
la partie de Ja-littérature vénitienne qui
concerne les chroniques et les histoires,
que nos auteurs ont considéré | histoire:
d’un peuple comme celle de l'univers.
entier et qu’ils ont su, lorsque LP occa-
sion s’en présentait, entrer dans des
details étranges en apparence à leur
sujet principal afin de faire jaillir des
conséqueñtes universelles de ces rap-
essendo la base dei reggimenti repubbli-
cani, ha interesse di venir sempre enco-
miata, onde la sua immagine sia sempre
viva innanzi agli oechi della mente dei
cittadini, e perciò promuove a tutta sua
possa lo studio, e predilige gli storici
come suoi sacerdoti, e gli onora ed ac-
carezza. La repubblica viniziana ha un
vanto più generoso in questa maniera di
studii, non solo per la quantità degli scrit-
tori di storie patrie, quanto per le ma-
schie verità che vi messero per entro
con la maggiore chiarezza svolte. Solo
quando cessò il suo dominio, dessa di-
fettò di storici veraci. La pace universa-
le di Europa, e la complicazione degli
umani negozi non permisero che si rile-
vassero gli arcani dei governi, e pertan-
to i popoli non potendo comprendere la
origine delle cose; furono costretii ad
indovinare ia morale del secolo, anzichè
riconoscerla mercedio una veridica ed.
esatta descrizione.
Fin dai primi tempi del governo ve-
nelico, a gran copia le cronache parla-
rono, e ce ne sono rimase di molte co-
pie manoscritte ed istampate che prova-
no ad evidenza la verità degli annunziati
principii. Storici veneti non solamente
diedero opera a trattare esclusivamente
gli avvenimenti nazionali, ma di questi
formando il fondamento delle loro nar-
razioni, vi fabbricarono sopra diversi ar-
gomenti storici, per cui poteva dirst
dessero quasi una storia universale. Fu
bene osservato dal Foscarini in quella
parte della sua Letteratura Viniziana
che risguarda alle cronache ed alle sto-
rie, i nostri aver considerato la storia di
un popolo come quella del mondo, e che
quaudo gliene veniva fatto, sapevano
abbracciare diverse cose estranee alla
storia loro principale, onde dai confron-
ti derivare universali conseguenze. In
— =
prochemens habiles. Quant à la préci-
sion et au naturel du style, nous n° hési-
tons pas à les déclarer supérieurs aux
écrivains Florentins et Bolonais. Ceux-
ci exclusivement occupés de 1° élégan-
ce du style, négligèrent bien souvent
les pensées énergiques, les réflexions pro-
fondes et cet esprit d’universalité qui,
tout en déposant dans l’histoire le germe
des principes les plus sublimes, en for-
me une collection de théories les plus
propres à nous faire étudier la société
dans l’individu. Les Vénitiens au con-
traire, considérant à bon droit le fond
comme bien plus important que la for-
me, s’attachcrent principalement à 1
essence des choses et simplifiérent la
matière autant qu’il était possible. Ils
adoptèrent une méthode claire, natu»
rellé, presque parfaite; osons méme dire
que, mieux. que les historiens de tous
les temps, ils surent se rapprocher de la
beauté et de Padmirable simplicité du
Pentateuque, du Livres des Machabées et
des Actes des Apòtres.,
Nous avons observé plus haut que les
différentes époques influent sur le plus
ou moins de simplicité de l histoire; les
historiens de Venise n’échappérent point
à la loi universelle, Personne n’ignore qu?
su XV.° siècle la république était parve-
nue au plus haut dégré de splendeur, et
cest précisément alors qu’elle voulnt
que des écrivains spéciaux, et c’ étaient
toujours des secrétaires du Sénat, enre-
gistrâssent ses fastes, Mais le systéme de
l'équilibre des puissances ayant commen-
cé précisément aussi à cette époque en
Europe, les gouvernemens dùrent appli-
quer tous leurs soins à ce que les écri-
vains ne parlàssent des dispositions in-
ternes de l’ordre civil et politique que
de manière à ne point nuire à l’Etat;
l’histoire devint alors nécessairement la
fille de la politique, et du mensonge
bien souvent, par conséquent, On peut
citer à ce propos l’histoire du cardinal
quello poi che riguarda alla disinvoltura
ed alla naturalezza con cui storiavano,
non temeremo di anteporli agli scrit-
tori di Fiorenza e di Bologna. Questi,
intesi meglio a descrivere con fiorentine
eleganze e con larghezza liviana, trascu-
rarono spesse volte i maschi pensieri e
le ponderate riflessioni e quello spirito
di universalità, il quale mentre feconda
le storie di alti e generali principii, fa
di esse un complesso di teoriche le più
adatte per considerare nell’ uomo colle-
tivo 1’ uomo individuale. Viniziani per
lo converso, piuttostochè alla lingua
posero attentissimi loro studi all’ impor-
tanza della scienza che professavano, ed
allacciati alla sostanza delle cose, sem-
plificarono quel più che poterono le ma-
terie, diedero loro una forma naturale
e pressochè perfetta, e quasi oseremmo
dire, che fra tutti gli scrittori di storie
di ogni tempo, eglino più si avvicinaro=
no a quella limpidezza e fluidità soave
che si osserva nelle storie del Pentateuco,
dei Macabei e negli Atti degli Apostoli.
Siccome abbiamo più sopra osservato
i diversi tempi influire sulla maggiore o
minore semplicità della storia, così ac-
cade ancora influissero sul carattere sto»
rico dei viniziani serittori. È notissimo
la repubblica nel secolo XV essere sa-
lita al più alto grado di fortune, ed. in
quello appunto volle che storici propri,
ch’ erano sempre secretari del senato, i
suoi fasti estendessero, Accadendo però
in questa etade di tempo surgesse il si-
stema di equilibrio di potenza, onde la
maggiore politica possibile dovea da’ go-
verni adoperarsi perche gli ordini in-
terni del reg.imento politico civile fos-
sero esposti da’scrittori in una maniera
conforme a’ nazionali interessi, allora
incontri specialmente che la storia fosse
figlia della politica, e quindi spesso della
menzogna. Ricordiamo le storie del car=
dinal Pietro Bembo, scritte appunto do-
po la battaglia di Agnadel, le quali so-
SA a
Pierre Bembo, écrite précisément après
la bataille d Agnadel, qui est plutôt uue
apologie de la conduite du sénat et du
peuple vénitien qu’un exposition sin-
cére des projets et de 1’ espérance que
nourrissait la républiqne de mettre le
pied dans tous les Etats d’Italie. Les
histoires publiées plus tard furent en-
core moins véridiques que celle de Bem-
bo, et sans parler de l’esprit de pare
tialité qui y règne, clles manquent tou
tes de l’élégance et de l'énergie de sty-
le qui caractérisent les ouvrages latins et
italiens du cardinal. Ces histoires nous
prouvent incontestablement combien l
esprit d’individualité et d’égoïsme com-
mençait à se généraliser dans le gouver-
nement vénitien, et nous obligent par
conséquent à en conclure que ’influen-
ce des Vénitiens devait tomber au moin-
dre choc, du moment que les principes
fondamentaux de constitution civile aus
raient cessé d’être en vigueur. Enfin au
temps de la liberté et de légalité pré-
tendues des droits de l’homme, les ou-
vrages historiques ne servirent plus à
déguiser les vices ou à exagérer les
vertus des nobles ; on s y attacha au
contraire a présenter leur défauts sous
les couleurs les plus repoussantes, afin
d’ inspirer aux Venitiens la haine et le
wépris pour leur ancien gouvernement.
Le nombre et la violence des libelles que
Pon publia dans les états de Venise de-
puis 1794 jusqu’ à 1797 font dresser les
cheveux de surprise et d’horreur. Les ob
scénités les plus sales, les calomnies les
plus atroces, les sarcasmes les plus mor-
dants sont encore ce qu’ils renferment
de moins infame, Telle fut Vhistuire à
Venise jusqu” à ce que cette ville ayant
passé sous d’autres lois, elle trouva
chez les étrangers et même dans son
-propre sein, plus d’un historien qui soit
ignorance ou caprice, soit partialité
plébéienne, déchiraeit noir, etdénatura
ses fastes. Carlo Botta seul au milieu de
no più l’apologia della condotta del se-
nato e del popolo di Venezia, che una
sincera narrazione dei fini ch’avea la
repubblica viniziana di porre un piede
su tutti gli stati d’ Italia. Le storie che
dappoi vennero, furono ancora meno ori»
ginali di quelle del Bembo; imperciocchè
oltre la parzialità difettavano di quello
stile robusto ed elegante e svariato da
cuî quelle latine ed italiane dell’.accene
mato cardinale sono contradistinte. Que-
ste servono di argomento ineluttabile a
riconoscere come lo spirito privato si ges
neralizzasse nel governo veneto, e quindi
a far concludere che, cessata la materia-
le «condotta della costituzione civile,
l’ importanza politica de’ Viniziani sa-
rebbe ad ogni urto caduta e sfasciata. Ai
tempi poi della pretesa libertà ed egua-
glianza dei diritti dell’uomo, queste nar-
razioni non più valsero a coonestare i
difetti di alcuni degli aristocrati, o ad
esagerare le loro virtù, ma furono usate ‘
per colorarne i vizii con le tinte più ab-
bominevoli, perchè si voleva nel suddito
viniziano ingenerare l’odio e il disprezzo
verso le repubblica: Dal millesettecen-
novantaqualtro al millesettecennovana
tasette tanti libelli infamatorii uscirono
dallo stato veneto, da far raccapricciare
d’orrore e dispetto qualunque ne li di-
scorra. Le lascivanze le più sozze, le in-
vettive più calunniose , i sarcasmi più
frizzanti sono il meglio ch’egli compren-
dano. Tale fu la condizione della storia
del governo venetico, finché poi passato
questo sotto possenti e splendidi auspi-
cii, trovò storici stranieri e nazionali che
a seconda del capriccio o per crassa
ignoranza de’ suoi fasti, o per plebeia
malevolenza quelli storpiò, annerì ed
imbruttì; e Carlo Botta solo in mezzo a
tutte le parzialità disse sur Venezia dol-
ci e vere parole, quando appellavala nata
senza pianto, e se avea pianto, quello
fosse stato dello amore verso Dio e ver-
so la patria.
‘ee déchainement générai, parla de Ve-
nise dans les termes les plus flatteurs et
les plus vrais, disant d’elle qu’elle était
née sans verser des pleurs, ou pour mieux
dire que l'amour envers Dieu et la pa-
trie seul lui en avait fait répandre.
Puisque nous nous sommes proposé de
parler de toutes les sciences auxquelles
s’adonnerent les Vénitiens, nous ne' sau-
rions passer sous silence les études théolo-
giques,et nous serions d’autant plus inex-
cusables de le faire que les choses civiles
furent toujours inséparables des choses
sacrées, grâce à une sage pohtique qui
voulait rendre par cette union l’exi-
stence des citoyens plus heureuse dans
ce monde ei dans l’autre.
. Les sciences théologiques embrassaient
toutes les branches d’études différentes
professées par la prêtres vénitiens, avec
un succes divers et d’une manière diffé-
rente; nous n° entendons point dire par
la qu’ils en modifiérent P essence, mais
seulement .qu? ils se bornèrent aux ‘par-
ties les plus essentielles, aimant mieux
comme nous l’avons observé ailleurs,
connaitre à fond seulement la morale é-
‘ vangélique que d’avoir une connaissance
superficielle de toutes les branches de la
théologie. Dans les premier temps ils
eurent la Bible pour mère et l Evangile
pour pére, comme l’a dit Gozzi ‘et étu-
diérent ensuite particulierement le droit
canon, mais. debarrassé du cortége de
questions et de controverses agitées dans
le XVI.° siècle sur les prérogatives papa-
les. L’éloquence qu’ils cultiverent était
simple comme leurs, mocors; jamais ils
ne cherchaientcommele font anjourd’hui
les modernes, à éblouir et à surprendre
l'esprit des auditeurs par la pompe de
leurs périodes et la recherche de leurs
expressions.
ir SE i
Bsposto in generale le principali di-
scipline a cui si applicarono Viniziani,
tornerà buono e profittevole dire quale
che cosa intorno a’studi teologici e sacri,
etanto meglio lo dobbiam fare, in quanto
che vedemmo andar di conserva lo studio
delle civili con quello delle sacre cose,
perchè con la congiunzione di queste
derivasse ai sudditi di Venezia una con-
dizione di vita la quale si attemperasse
meglio ai bisogni presenti ed 2’ futuri
destini della vita.
Le teologiche e sacre discipline si
partiscono in archeologia, esegesi, intro-
duzione dall’ Antico e Nuovo Testamento,
in istoria ecclesiastica, in diritto canoni-
co, in morale, in dogmatica, in pastora-
le, in pedagogia, in metodica, in sacra
eloquenza ed in istudio biblico; ed in
queste parti e racchiusa tutta la scienza
teologica, la quale fu professata da’vini=
ziaui sacerdoti con diverso esito in dif-
ferenti modi, non per rispetto a modifi-
cazioni che facessero della di lei sostan-
za, ma perché si restrinsero a quello che
era il più essenziale, amando meglio, co-
me altrove abbiamo osservato, di saperne
avanti di morale evangelica, anzichè sa-
per poco volendo saper tutto che ris»
guarda all immenso studio teologico
Ne’ primi tempi egli ebbero la Bibia per
madre ed il Vangelo per pàdre, ad usare
le parole del Gozzi, e appresso furo»
no fortemente studiati della canonica,
senza quel corredo di quistioni che
farono destate nel secolo XV intorno
i diritti pontifici. La eloquenza ch’ e-
glino coltivarono era semplice come i
loro costumi, né giammai affettarono, co-
me alcuni d’ oggidi, di voler sbalordire
e fare attoniti gli animi col romore di
/
Tei s’arrète tout ce que nous avons à
dire sur ce qui constituait, soit à l’exté-
rieur, soit à l'intérieur, FPessence du
gouvernement vénitien, sur la chose ci-
“ile, sur la politique, les arts, les sciences
et les lettres à Venise.
Mais comme un résumé succint ne suf-
firait point pour nous donner une idée
si claire et si précise da gouvernement
de cette ville que nous pussions passer
immédiatement de ce coup-d’ocil général
à un examén détaillé, nous allons main-
tenant parler avec toute la brièveté pos-
sible des divers établissemens qui étaient
à Venise l’asile des sciences et des arts,
car personne n’ignore qu’il ne guffit
point de connaitre le plan général des
choses, mais qu’on doit.aussi savoir par
quelles voies et par quels ressorts on ar-
rive à tel ou tel résultat. La première
étude nous présente le tableau de la sa-
gesse du gouvernement et la seconde
nous prouve celle sagesse.
Nous pouvons avancer que chacune
les diverses institutions civiles, politi»
ques et artistiques de Venise personnifia-
ient, pour ainsi dire, une des branches
d’activité de l’Etat. La marine eut l’Ar-
senal, la politique et la jurisprudence le
Sénat, la théologie ent d’abord les cou-
vents de moines ‘et ensuite les séminai-
res où l’on enseignait à la fois la phi-
losophie , les belles-lettres et la gram-
maire. Quant aux arts, s’ils n’ eurent
point dans les premiers temps de local
particulier, c’est qu’on pouvait regar-
der la deméure de chaque artiste comme
‘une école, et celles des patriciens et
des bourgeïs leurs Mécénes comme de
‘véritables galeries, asile du génie des
beaux-arts. Telles furent les premières
écoles artistiques et littéraires à Venise.
. Mais lorsque la république se fut empa-
rée de la ville de Padoue, célèbre par ©
son université, les Vénitiens prirent tous
periodi sonanti e col solleticamento di
frasi studiate.
Di questa guisa noi poniamo termine
a quello che costituiva la forma interna
ed esterna del governo venetico e delle
di lui occupazioni civili, politiche, scien-
tifiche ed artistiche.
Siccome poi questo specchio non ci
varrebbe una îdea precisa delle occupa-
zioni immediate dei Veneti per poter
derivare il costume, universale, da cui
appresso al particolare discendere, così
ora con toccni brevissimi tutto ciò. che
concerne ai vari stabilimenti nei quali
le accennate discipline si professavano
andremo sponendo; perche si sa che non
basta conoscere il piano generale delle
cose, ma che e’ conviene eziandio saper-
ne i mezzi per cui questi piani e questi
disegni sono ad effetto condotti. La pri»
ma idea ci forma il quadro intorno a cui
si argomenta della saviezza del governo,
la seconda è prova della saviezza me-
desima,
Possiamo stabilire che i diversi isti»
tuti civili, politici, artistici de’ Veneti
qualificassero i diversi rami di attività
dello stato loro. Per la marineria ebbero
l arsenale; per la politica e giurespru-
denza il senato; per la teologià i colle»
gi: dei monaci dapprincipio, poscia i se-
minari, i quali allo insegnamento della
filosofia, delle lettere mmane e della
grammatica si prestavano. © he se le arti
non ebbero nei primi tempi un luogo
fisso , questo era perchè le case di ogni
artista potevansi chiarhare istituti, e
quelle de’ committenti patrizi e cittadini
altrettante gallerie, dove l’artistico genio
mostravasi. Questi dapprincipio ed in
appresso furono gli istituti della occupa-
zione dei Veneti. Ma dopochè cadde
sotto la dominazione della repubblica la
città di Padova, celebre per la universi-
tà degli studi che in essa si professavano,
allora si prese il costume di portarsi a ,
«
P habitude d’ aller y fatre leur cours d’
étude, et les patriciens eux-mêmes fu-
rent.y professer. On établit aussi une
Ecole des beaux-arts à Venise, école qui
prit le nona d’Académie ; mais elle chan-
gea plus d’une fois de local, et è dire
vrai, elle n’en eut jamais de plus magnifi-
que que celui qu'elle occupe aujourd’hui,
établi par les Français à la Charité, per-
fectiouné et illustré de nos jours par le
gouvernement autrichien; or, outre les
couvents de moines et les séminaires,
le méme gouvernement ayant ouvert
d’autres écoles scientifiques et littérai.
res sous le nom de Lycées et de Gy-
mnases, Ja jeunesse vénitienne qui se
destine soit au barreau, soit à l'Eglise, les
fréquente encore aujourd’ hui.
Tel est le système que nous suivrons
dans notre coup « d’ oeil général sur
les moeurs de Venise. Nous avons d’
un còté, un gouvernement capable de
- former de bons citoyens, ainsi que sa
conséquence nécessaire, c’est à dire l’or-
dre et l’ union avec lesquels tout le
peuple tend vers le but que la république
lui a indiqué; d’un autre côté, le pou-
voir ecclésiastique qui, sans s° éloigner
des principes de l’Evangile, sait les accor-
der avec ceux du gouvernement afin d’u-
nir l’activité nationale par les mêmes fins.
Ces moeurs reposant sur de sembla-
bles fondemens devaient nécessairement
avoir un fonds de droiture; elles deva-
ient étre distinguées et excellentes, en
un mot elles devaient avoir une em-
preinte particulière, car rien n’est plus
vrai que.la proposition que nous allons
avancer: c’est-à-dire que la république
vénitienne était dans son genre une des
meilleures qui existent el qui aient ja
mais existé. |
Les citoyens imitent toujours de père
en fils les grands dans léur manière d’a-
gir soit au moral, soit au civil. La pru-
dence que l’ancien gouvernement dé-
quella volta, ed i patrizi stessi: non, in-
termisero di recarvisi e professarvi. An-
che la scuola delle belle arti s° istituiva
appo nostri, che prendeva il titolo di
accademia; ma questa cangiò più volte
di luogo. E per dire il vero dessa non
n’ebbe mai uno più esteso e magnifico del
presente, che nel secolo XIX fermavasi
da’Francesi alla Carità, né come ora sot-
to l’austriaco regno fu meglio accre-
sciuta di professori e nobilitata. Pari-
menti, oltre i collegi monacili ed i se-
minari, a tempi di quel cessato regno si
apersero altre scuole scientifiche let-
terarie, che andarono col nome di licei
e di ginnasi, a’ quali tuttogiorno vi ac-
corre la venetica gioventù per attignere
la sapienza necessaria pel civile ed ec-
clesiastico foro.
Ecco su quali basi noi parleremo del
costume venetico in generale. Abbiamo
da un lato un governo talmente istituito,
da formare buoni cittadini; da un altro
le conseguenze di questa istituzione, che
è l'ordine con cui tutto il popolo agisce
di conserva per conseguire gli effetti ai
quali intese la repubblica ; da un altro
lato il potere ecclesiastico che non disfa-
cendosi dei principii del Vangelo, con-
viene con quelli del governo perchè l’at-
tività nazionale sia unita pei medesimi
fini. Da un tal quadro figliando questo
costume, ci doveva avere al certo un
fondo di rettitudini, dovea essere pre-
claro ed eccellente, ed avere un marchio
suo particolare, vera essendo la propo-
sigione, che la repubblica viniziana era
sola nel suo genere e delle migliori fra
quante ve ne furono e ve ne sono.
[LOLA
da
JI cittadini assumono sempre, come
per eredità dei loro maggiori. la maniera
di agire civilmente e moralmente. La
prudenza con cui il vecchio governo si
ployait dans l’ investigation des choses
secrètes qui pouvaient le favoriser ou
lui-nuire, rendaient les sujets observa-
teurs, La maturité de jugement qui en
résultait apprenait à tout citoyen que la
réflexion et la sagacité devaient présider
à tous les partis à prendre dans les petites
comme dans les grandes choses, et enfin
les énergiques et promptes résolutions
que prenaient souvent les sénateurs apres
avoir agi avec tant de lenteur et de pru-
dence , prouvaient qu’une décision vi.
goureuse doit immédiatement suivre une
longue et mûre délibération. Observezen
outre que lorsquela république publiait
enfin ‘hautement ses décisions sur telle
ou telle autre matière si long - temps
couvée dans le silence, elle prouvait
également que les membres de l’ Etat,
pour arriver à un but certain, doivent
être inspirés par les plus nobles senti-
mens et le luxe avec lequel les patriciens
disposaient des objets les plus précieux
pour le bien de’la nation était un exem-
ple de grandeur qu’ils donnaient aux
citoyens. Mais il serait peut-être trop
long de passer en revue ici tousles modè-
les de sagesse, de tempérance, de magna-
nimité et de courage que fournirent aux
citoyens les illustres sénateurs de Venise.
Les moeurs et la discipline du cler-
gé contribuant beaucoup à ces heureux
cffets méritent d’être examinées en par-
ticulier , quoique brièvement, afin de
nous donner une idée générale des moeurs
civiles et catholiques de Venise. La ré-
gularité avec laquellé les dignitaires les
plus illustres de 1’ Eglise s’ acquittaient
de leurs devoirs était pour le peuple un
exemple bien capable de l’encomhgez à
se conduire selon les lois de la religion
et de la probité. La simplicité évangéli-
que, prêchée du haut de la chaire par de
si dignes ministres, s’insinuait dans tous
les coeurs avec la charité chrétienne, et
les disposait à la soumission aux lois et
à une union fraternelle, Mais pour si ef=
DT ME
4
conduceva nelle indagini delle cose se-
crete che potessero favorirgli o recar lo-
ro danno, rendea i sudditi ‘dello stato
ricercatori e curiosi. La maturezza dei
principii derivante dalle indagini am-
maestrava ogni cittadino, che non si doi
vea deliberare intorno affari di grande
0 di poca importanza che con somma
riflessione ed accorgimento; e finalmente
la risoluzione prontissima dei negozi,
dopo tutti questi segni di cauzione, clie
di frequente si vedeva far dal senato, in
dicava che dopo i saggi consigli, le deli-
berazioni doveano essere espedite ed im-
mediate. Aggiugni che alloraquando la
repubblica facea le sue grida con le quali
annunciava gli alti disegni che avea co-
vato intorno a questo .o ad un altro do-
minio, indicava parimente che li membri
dello stato dovevano sempre essere ani-
mati da azioni generose per conseguire
altissimi fini, e che era esemplo di magna-
nimità a/cittadini quello sfarzoso dispor-
re di cose eccellenti che aristocrati facea-
no a beneficio della nazione. Sennonchè
sarebbe forse dalla parte civile troppo
lungo il correr dietro a que’ modelli di
saviezza, di temperanza e di magnitudi-
ne di animo che offersero a? loro suddi-
ti i valorosi repubblicani di Venezia.
I costumi e le disposizioni del clero,
cooperando grandemente a questo effet-
to, meritano di essere tratti fuori per co-
noscere in generale il costume civile e
cattolico de’ Viniziani. L’ordine con cui
i ministri della più eccelsa parte del
tempio eseguivano le loro funzioni era
per il popolo una sentenza efficace per
indurlo a condursi ordinatamente nella
vita. Quando la semplicità degli evange-
lici oracoli bandivasi dai pergami, col
‘ mezzo della carità nei petti umani insi-
nuandosi, gli animi si disponevano alla
soggezione della legge ed al fratellevole
congiungimento. Ma se 1’ ordine del-
le fuuzioni ecclesiastiche e le ara-
zioni da’ pulpiti avevano una possente
12
at DR E
ficaces que fussent 1’ exemple de toutes
les vertus chez les ecclésiastiques, et l’on-
ction de leurs paroles dans la chaire
évangélique, ils ne l’étaient point cepen-
dant assez pour rendrele citoyen parfait
dans l’ exercice de la vie naturelle. Il
fallait y joindre les exhortations particu-
lières, les exemples de vertu et les ensei-
gnemens paternels, pour queles hommes,
touchés de tant de douceur, se faconnàs-
sent aux maximes évangéliques ; si ton
frère s’est souillé de la fange du péché,
garde-toi bien d’éclater en cris et en re-
proches, mais attends au contraire d’être
seul pour le reprendre doucement. Plus
d’une fois les prêtres vénitiens s’entre-
mirent comme médiateurs dans les affai-
res privées et réconcilièrent des familles
ennemies les unes des autres; plus d’une
fois ils ramenèrent à force de douceur sur
le droit chemin ceux qui s’en étaient
éloignés. Quant aux preuves de la plus
sincère et ardente charité qu’ils donné-
rent, elles sont innombrables. Dans les
derniers temps du gouvernement répu-
blicain et même sous celui qui les suivit
immédiatement, les prêtres de Venise
déployérent la plus admirable charité
pour les pauvres. Avec tant de charité
et de bienfaisance, il était impossible que
la piété vénitienne püt jamais s’affaiblir.
L° homme bienfaisant n’ enthousiasme
point ses frères, mais il fait naître dans
Jeurs coeursles plus douces inspirations de
la charité et comme c’est le sentiment le
plus pur, ainsi se perpétuentles exemples
de cette vertu. , tibie
e
Dans d’autres circonstances encore les
prètres vénitiens s° employairent pour
‘rétablir la bonne harmonie entre les
citoyens, selon les maximes de l Evan-
gile, les réunissant entr’eux sous le nom
de confrères dans certaines congréga-
tions, très-nombreuses à Venise, et qui
portaient le nom du saint qu’elles avai-
ent choisi pour patron. Tous indistin-
element y étaient égaux et formaient un
efficacia, non erano perd bastanii a fare
perfetto il cittadino relativamente alla
vita naturale, Richiedevansi le private
esortazioni, gli esempli di virtù, gli am-
maestramenti paterni, perchè gli uomini,
da dolci impressioni tocchi imparassero
le massime del Vangelo, Che se alcuno
di peccato s’ imbrutti, non dei farne
schiamazzo e rimprovero, sì appellarlo
e correggerlo fra te e desso solo. Sono
frequenti gli esempli nei quali i sacer-
doti della repubblica s° intromisero ne-
gli interessi privati a maniera di media-
tori, e conciliarono insieme le famiglie
che astiavano fra loro ; molti quelli di
aver condotto con la dolcezza sulla retta
via chi n’ era forviato, e moltissimi poi
gli esempli della più santa e vera carità.
Negli ultimi tempi della repubblica, ed
anche in quelli del governo italico, Vi-
negia mostrò ne’ suoi pastori il più fer-
vido amore pell’ uomo indigente, Con
tali dimostrazioni di amore e di benefi-
cenza, non era possibile che la pietà ve-
netica scemasse giammai. L’ uomo vene-
tico non entusiasta i fratelli, ma mette
nei loro cuori le più dolci inspirazioni
di affetto; e come questo è una passione
più cara , così gli esempli della carità
durano e si allargano.
Eranvi poi altre circostanze ancora
nelle quali i sacerdoli veneti si frame
metteano per comporre la unione dei
cittadini secondo i dettami dell’Evan-
gelio, aggregandoli col nome di con-
fratelli a certe scuole religiose , che
moltissime erano , e che portavano il
nome di un santo, sotto la cui prote-
zione veniano poste, ed in esse tutti era-
no uguali, e rappresentavano un corpo
— 9 —
corps moral qui avait pour Lase l’unité,
pour but la piété et pour moyen la fra-
térnité et l’amour. La clergé mime dans
son extérieur et sa conduite était un mo-
dele de bonnes moeurs; simple mais dé.
cent, économe de paroles, mais pur et
exemplaire jusque dans ses moindres
mots, la sérénité sur le front, l’innocen-
ce au fond du coeur, il enseignait élo-
quemment que la paix de P âme est ici-
bas le: partage de qui sait se contenter
de peu. L’intérieur de leur maison n° é-
tait pas moins fait pour inspirer le re-
spect envers eux et la vertu chez les au-
tres : on n’y voyait ni meubles ni orne-
mens superflus; pourvues seulement de
ce qui est absolument nécessaire à la
vie,ces maisons étaient une école vérita-
ble pour tous les chrétiens. Nous ne
saurions mieux terminer que par ce
dernier trait le tableau de tout ceque le
clergé a fait pour l'avantage des moeurs,
confessant toutefois que nous pourrions
encore beaucoup ajouter à leur éloge si
l'espace nous le permettait. Mais notre
plan nous le défend, et nous allons main:
tenant tracer un aperçu - général des
moeurs dans tous leurs rapports avec la
civilisation vénitienne, n’ayant exposé
jusqu’à présent que les causes générales.
Le sujet vénitien respecte l'autorité
suprême du gouvernement, et lors mé-
me que |’ équité de ses dispositions ne
lui apparait point pleinement évidente,
il ne se permet jamais de murmurer,
fermement persuadé que toute émana-
tion de la volonté suprème doit être
admise et suivie sans contrôle. D’ un
côté l exemple de la sagesse de son
gouvérnement, et l’équité des lois qu’il
publia, de l’autre son éloïgnement pour
la manie des-discussions sur les droits de
la souveraineté et sur le plus ou moins
d’ éxcellence des lois qui en émanent,
feront toujours du Vénitien un bon su-
jet. Un adage infaillible nous dit que
_ lorsque lessujets ne fe permettent aucun
morale che avea per fondo l’ unità, per
iscopo la pietà e per mezzo la fratellan--
za di amore, Era il clero ammaestra-
tore eziandio di buon costume col-
Ì’ esteriore suo diportamento ; imper-
ciocche, dimesso ma decente , parco
ma parlatore puro sereno, nella fronte
ed innocerte nel cuore, insegnava elo-
quentemente la pace dell’ anima risplen-
der in colui che quaggiuso si contenta
del poco ; e ciò dimostrava anche fra le
domestiche pareti. Scarso di suppellettili
e masserizie , provveduto di quanto ba-
sta solo a tenere la vita, egli era una im-
magine parlante dei veri cristiani. È co-
sì noi poniam termine a quello che usar
poteva il clero a formare il costume in
generale, confessando però, che molto
più potremmo raccogliere ed esporre, se
volessimo toccare minutamente ogni fat-
to. Ma il proposto nostro di esser brevi
cel vieta, e passiamo ora a considerare
generalmente il costume in tufli i rap-
porti della civiltà viniziana, fin qui
avendo dato contezza delle cause ge-
nerali.
Il Viniziano rispetta le autorità su-
preme dello stato; e se avesse di sue ra-
gioni per dissentire a qualche disposizio=
ne, non si permette di fiatare : crede e
ritiene che ogni emanazione della vo-
lontà suprema del governo debba senza
discussione essere admessa ed eseguita.
Gli esempli della saggiezza con cui il
suo governo fu posto, quelli dell’equità
delle leggi che fyrono emesse non lo in-
trattengono in disquisizione sopra ì di-
ritti della sovranità ‘e sopra Pammis-
sibilità e revocabilità delle leggi della
medesima ; da cui nasce il Viniziano sia
un buon suddito sotto qualunque domi-
nazione. Egli è un adagio infallibile ,
che quando i sudditi non si permettono
1
È
examen sur leurs princes et les lois, les
hommes doivent ètre naturellement do-
ciles, et fideles aux uns et aux autres.
Accoutumés à obéir et à regarder leur
obéissance comme la conséquence d’un
principe raisonnable et juste, ils sont
teujours disposés à payer de leur person-
nes et de leurs biens, lorsque le souverain
l’ordonne. Le vénitien, quand le besoin
l’exigeait, n’hésita jamais à prendre les
_armes pour l’indépendance oule salut de
la république, jamais il ne se refusa à
subvenir avec ses fonds particuliersau vide
de la caisse publique; aussi plus d’un sa-
crifia-t-il souvent sa fortune au bien de la
patrie. En effet, l'histoire de Venise nous
apprendqu’une foule de patriciens mirent
plus d’une fois en gage bijoux et argen-
ierie , et qu’ ils vendirent à l’encan des
propri‘tés considérables pour soulager le
trésor public épuisé et préservenl’ Etat de
sa ruine totale. Mais les Vénitiens ne
changerent point avec les temps. Au
moindre signe de son prince, il accourt
sous les drapeaux, il verse sans regret
ses trésors dans la caisse publique pour
l'entretien des armées, pour le traite-
ment des fonctionnaires publics , 1° ad-
ministration de la justice et enfin pour
le maintien du bon ordre et de la tran-
quillité publique. Il en résulla que le
sujet vénitien dès le temps de la républi«
que s’ adonna plus volontiers à des oc-
cupationstrauquilles et pacifiques, c’est-
à-dire qu’il cultiva exclusivement les arts
et les métiers, n’ayant d’autre ambition
que de se procurer par son industrie les
moyens de couler une existence paisible
et satisfaite; genre de vie si précieux pour
les.souverains et qui forme ie bon sujet,
sujet véritablement attaché à sa patrie.
En effet, puisque son gouvernement était
le meilleur destous, puisque l’exemple des
grands était illustre et parfait, puisque
tout ce qui se rattache à l’ordre physique
et moral y jouissait de la plus grande im-
portance, puisque la pompe et la ma-
*
disquisizioni di veruna maniera intorno
ai sovrani ed alle leggi, gli uomini sono
naturalmente buoni, e fedeli ed agli uni
ed alle altre. Abituati a servire e ripu-
tare la loro. servitù conseguenza di
un principio di giustizia, in ogni ri-
cerca delle superiori autorità rispon-
dono colle persone e cogli averi. L’ uo-
mo viniziano nelle emergenze dello stato
non fu mai pigro a pigliare le armi per la
nazionale indipendenza e per la conser-
vazione dello stato, nè si scusò quando-
chè le bisogna della repubblica lo ri-
chiedevano di dotare del suo le forze
erariali, e di ridursi spesse fiate ad una
stretta fortuna per la patria. E per lo
fatto le storie del governo venetico ci
fan manifesto, che molti patrizi s° impe-
gnarono spesse fiate gioie, argenterie ;
diedero all’ incanto molti beni per so-
stenere le spese pubbliche e per salvare
lo stato da irreparabile ruina. Né la can-
gianza dei tempi potè mutare l’ uomo
venetico. A’ cenni del suo principe, egli
è sotto i vessilli di Marte ; pronto egli
versa nella pubblica cassa la sua pecu-
nia, perchè gli eserciti si mantengano
in piedi, perche maestrati abbiano. un
congruo stipendio, e che la giustizia si
amministri «e la tranquillità e pubblica
securitade si serbino. Avvenne da questa
disposizione che l’ uomo venetico si des-
se fin dai tempi repubblicani più-volon-
tieri a quelle pratiche che formano gli
uomini tranquilli e moderati, cioè at-
tendesse assiduamente alle arti ed ai me-
stieri, solo aspirando di ricavare dalla
propria industria particolare i frutti pei
quali vivere una vita quieta e contenta;
quella vita che a’principi è cara, e che
forma il buon suddito, amoroso della pa-
tria. In fatti se il suo governo era il mi-
gliore dei governi civili; .se gli esempli
dei maggiori erano preclari ed eccel-
lenti; se gli esercizii fisici e morali
della massima importanza; se il clero,
la magnificenza del culto, 1’ ordine delle
x
jesté brillaient dansle clergé, dans ’exe1-
cice du culte, dans les fonctions, dans la .
fréquence et l’éclat des cérémonies sa-
crées et civiles; enfin puisque les jours de
fête ct dejoie étaient si nombreux, pour-
quoi le Vénitien n’aurait point aimé
sa patrie? Quelle ville dans 1’ univers
entier surpassait Veniseen sciences, en
industrie, en bon ordre, en justice, en
bonne-foi? Certes nous avons étudié l’hi-
stoire de “toas les peuples , nous en
avons examiné les lois etles mocurs;nous
les avons tous comparés à celui de Ve-
nise; toujours ce dernier a remporté la
palme. {
Il y a beaucoup de gens qui se mon-
trent justes et modéres dans toutes leurs
actions, mais dont on ne saurait dire au-
tant quant à leurs fins dans ces mémes ac-
tions. Le vénitien était non seulement
= honnéte et probe, mais il était aussi sin-
cérement vertueux. Il se distingua tou-
jours pur une compassion innée pour les
malheureux qui est la source de toutes les
vertus morales.Combien de siècles le gou-
vernement vénitien n° a-t-il point sub-
sisté sans que cette admirable qualité
seffacàt du coeur des citoyens?etaujour-
d’hui encore la fondation de tant d’hô-
pitaux, d’asiles pour les enfans-trouvés ,
| d’ecoles gratuites prouvent clairementque
la charité forma toujours le fonds du cara»
ctère vénitien. Et comme nul sentiment
n° est plus tendre et plus simple que la
charité, nul peuple mieux que le vénitien
nesut dans toutce quiconcernele commer»
ce de la société faire éclater la douceur
deses manières, l’agrémentdeses expres-
sions, la vivacité de son esprit, enfin
une insinuante perspicacité qui les fait
aimer de tous, comme ils aiment eux
mêmes tout lé monde. Ces vertus civiles
et morales qui caractérisent le Vénitien
sont cependant encore bien inférieures
aux vertus évangéliques qui ont constam-
ment distingué les Vénitiens. Nous avons
parcouru plus d’un pays en Italie, nous
funzioni, la frequenza delle solennità, la
singolare magnificenza delle civili pom-
pe e sacre era cosìperegrina e maestosa;
se tanti i dì festivi, perche il Viniziano
non dovea prediligere la sua patria? E
quale città vi era al mondo che in ogni
maniera di disciplina, di affetto, di can-
dore la capitale della repubblica supe-
rasse? Certo noi svolgemmo le storie
dei popoli; considerammo gli statuti ci-
vili, e, fatto un confronto, Vinegia appo
noi giammai oscurossi.
°°.
Vi sono molti uomini i quali nelle
opere che fanno debbonsi riconoscere
giusti e moderati, ma che poi per il fine
delle opere stesse non si ponno tali ad-
domandare. Il viniziano cittadino non
solo voleva essere onesto e probo; ma
egli era efficacemente buono. Una spon-
tanea compassione degli infelici, che è
la vera fonte delle morali virtù, lo distin-
se sempre. Passarono tanti secoli del
governo venetico, nè mai fu questa rite-
nuta disciolta, e tuttogiorno le istituzio-
ni degli spedali, degli orfanotrofi, degli
ospizi di carità, di gratuita educazione
appalesano ad evidenza, che il fondo del-
la morale viniziana è carità; E siccome
amore ne’ suoi alli è semplice e tenero ,
così in quelle cose che risguardano il
trattare cogli uomini, il Viniziano sì di-
stingue assai per dolcezza di maniere,
per lepidezza di espressioni , per una
certa briosità di tratti, per una insinuan-
tesi perspicacia di vedute che lo fanno
amare da tutti, come a tutti indistinta-
mente inclina. Queste civili e morali
virtù che formano il carattere del Vi-
niziano sono guadagnate d’assai dalle
virtù evangeliche che in Venezia si pro-
fessano. Noi abbiamo discorsi diversi
paesi d Italia, nè ci venne fatto sì di
légoieri di vedere nei templi alle ore dei
sacri offici ed in quelle che da’ perga-
74
sommes souvent entrés dans les Eglises,
mais jamais dans les temples à l’heure des
offices divins ou lorsque du haut de la chai- :
re la parole de Dieu est annoncée aux fidè-
les, jamais nous n’y avons vu la foule reli-
gieuse et attentive qui se presse dans les
temples deVenise. C’est dans ses temples
que brille la flamme la plus pure de la
charité chrétienne, flamme qui éclaire la
morale dont je viens de parler et qui révèle
aux philosophes observateurs la cause ef-
ficiente de la piété vémitienne. Nous ne
nous étendrons pas davantage sur ses
vertus civiles, morales et évangéliques
puisqu’ il suffit d’en connaître le fonds,
les dispositions et le bat pour décou-
vrir aisément quel était le véritable esprit
du peuple vénitien.
Dans les temps anciens les Vénitiens,
empruntant aux Romains et aux Grecs
et yajoutant quelque chose de leur propre
fonds, introduisirent une foule de diver-
tissemens pour amuser le peuple ; sans
perdre toutefois jamais de vue le bien
de l’ Etat. Anciennement la palestre, le
pugilat , le ceste, la lutte, la course, la
chasse , l équitation, ‘etc., étaient en
usage chez les Vénitiens primitifs. Mais
lorsque la puissance de l Italie fut
tout-à-fait tombée‘et que la barbarie lui
eut succédé, Théadoric, roi des Goths
changea toutes les coutàmes, et l Italie
offrit une infinité de spectacles et de
divertissemens nouveaux, qui éclipsérent
bientôt tous les autres. Les Vénitiens,
sans renoncer à leurs premiersamusemens
adoptèrent pourtant engrande partie les
nouveaux usages, et l’’on vit bientôt ré-
gner un mélange de coutùmes Romaines,
Grecques et Barbares. Le duel, image des
anciens combats de gladiateurs, s’intro-
duisit également ; en effet la chevalerie
et à sa suite le point d’honneur s'étant
établis en Italie etautre part, les défis
étaient aussi fréquents queterribles, et le
sang de plus d’ un brave chevalier cou-
la souvent sous les yeux des dames dans
mi la parola del Signor si bandisce tan-
ta copia di ‘devoti come nella capitale
del veneto. In questi santuari nasce la
fiamma più pura di carità, che lumeg-
gia la morale accennata , e svela al- :
l’ occhio del filosofo osservatore 1’ azio-
ne efficiente della venetica pietà. Né qui
vorremmo protrarre lo discorrimento
circa le civili, le morali e le evangeli-
che virtudi; imperciocche basta cono-
scere di esse il fondo, le disposizioni ed
i fini, per ravvisare e discernere il vero
e genuino spirito del venetico popolo.
I Viniziani fin dagli antichi tempi,
parte assumendo i modi romani, parte i
greci, ed in parte da se stessi rinvenen-
done per distrarre il popolo dalle cure
del pubblico servigio, introdussero
molte maniere di pubblici intrattenimen-
ti, avendo sempre per iscopo ik maggior
bene dello stato. Anticamente la palestra,
il pugillato, il cesto, la lotta, il corso,
il cacciare, l’ equitare, l’armeggiare era-
no costumi de’ Viviziani primitivi. Ma
quando fu spenta ogni potenza italiana,
e the a questa fa sostituita una barba-
barica, per Teodorico, re de’ Goti, i co-
stumi si cangiarono, ed Italia tutta of-
ferse nuovi generi di spettacoli, cui l’uso
tanto accreditò, che i migliori si repu-
tarono. Viniziani, non intermessi 1 loro
esercizii di diletto, adottarono però in
massima parte) i novelli costumi, e ben
presto si vide un miscuglio di romano,
di greco e di barbarico. Il duello, che
è una figura della gladiatàra, fu ricevu-
to; imperocchè, admessasi la cavalleria,
e per conseguente i punti di onore
ch’ essa portava, occorrevano di fre-
quente in Italia e fuori d’Italia Je cru»
deli disfide; ed il sangue di molti cava-
lieri negli steccati e nei tornei innanzi
è
les jugemens de Dieu et dans les tournois,
Lorsque nos ancêtres commencérent à s’
étendre sûr le continent italien, ils ado-
ptérent sans. difficulté les joûtes et les
exercices guerriers des barbares; mais ils
ne permirent jamais que la vie y courût
le moindre danger. Les tournois que les
Vénitiens connurent n’avaient d’ autre
but que d’exercer la force du corps et de
faire des Vénitiens de bons soldats. Les
attaques simulées d’un château “avaient
chez eux le même but, comme par exem»
ple celui de Trévise, surnommé le chà-
teau d’amour, théâtre des exercices
chevaleresques où chacun s’efforçait de
mériter par ses prouesses la couronne de
fleur qui en était le prix. Ce furent de
semblables exercices qui attirérent aux
Padouans l’inimitié de nos ancêtres et
leur firent perdre leur indépendance.
Avec les richesses de la r publique
s' augmenta l'éclat de ces divertissemens
qui animés pas Ja soif de la gloire, des
applaudissemens et souvent de Fargent,
mobile de toutes les actions humaines,
eurent lieu sur la Piazzetta. Les trésors
de la république donnérent aussi un nou-
veau lustre aux Regatte ou courses de
bateaux; passe-temps utile, parce qu’il
exercitait | émulation des rameurs et
qu’il leur fesaient acquérir une adresse
et une aisance surprenantes. Les jeunes
patriciens eux-mêmesne dédaignaient pas
de s’y exercer; destinés à vivresur les flots,
ils voulaient préluder à leurs exploits
futurs par ces joûtes animées, endurcir
leur peau à force de manier-P aviron,
brüler et brunir leur teint sous l’ardeur
du soleil, en un mot faire 1° apprentis-
sage de la rude profession qu? ils ava-
lent embrassée.
Le jeu de paume, dont l’usage s° in-
troduisit plus tard, aidait les citoyens
à passer joyeusement leur temps et même
a réveiller dans leurs coeurs un senti-
ment d’ ambition, c’est-à-dire le brûlant
désir de se distinguer assez brillamment
CD disant
agli occhi delle belle pazzescamente ver-
savasi, Quando i nostri incominciarono
ad avere influenza nel vicino continente
d’Italia, appresero volontieri il giostra-
re e l’andar guerriando alla maniera dei
barbari; ma dal costume bandirono qua-
lunque periglio di vita. 1 tornei che a
Venezia si tennero non avean altro: sco-
po che quello di addestrare le fisiche
forze , e di fare dei Viniziani buoni
soldati; scopo a cui eran diretti i finti
assalti puranco che facevano di qualche
castello, come era quello di Trivigi,
che si disse il Castello di Amore, dove
le cavalleresche gare fervevano, e tutti
si prestavano caldamente per vincere le
assediate, onde avere l'onore della flo-
rida corona. Imprese fur queste che val-
sero a’ Padovani l ininicizia de’nostri,
per cui perdettero cittade e repubblica.
Come poi le dovizie colarono meglio
nella capitale venetica, furono più solen-
ni gli esercizi delle forze; i quali per
ragguardevoli premi di fama, di plausi
e qualche fiata di denaro, grande incen-
tivo în tutte le imprese, in piazzetta si
tenevano, Le fortune della repubblica
nobilitarono anco le regate, o corsa di
di barche ; salubre esereizio, perchè ec-
citava l'emulazione de’remiganti, e ren-
devagli destri e spediti a qualunque mo-
venza sull’ acque, Ned i giovani patri.
zi lo isdegnavano ; chè consci, anch’egli-
no de’ futuri loro destini, volevano per
esso avvezzarsi ad incallire le mani coi
remi, ed abbronzarsi la pelle sotto la
sferza del sole, ed appararsi ad ogni ma-
niera di cimento marittimo,
Il giuoco de’ palloni ; più tardi in-
trodottosi, valeva assai ad intrattenere
lietamente i cittadini, e ad isvegliare
nei loro animi un fervido desiderio di
porsi fra’ giuocatori, per asseguire le
commendazioni del pubblico spetta
à ce jeu, pour s’y concilier les applau-
dissemens des spectateurs et y exercer
toujours davantage leur bras nerveux.
Certes il est beau de triompher dans des
jeux publics, mais il est encore plus
beau de posséder la vigueuret l’agilité de
corps que lesexercices gymnastiques font
acquérir. Nos ancêtres avaient pareil-
lement adopté les combats de taureaux;
divertissement emprunté aux Barbares,
plus humain sans doute que les fetes du
cirque, mais que la douceur des moeurs
présentes a fait passer de mode. La plus
grande pompe était déployée dans ces
jeux et dans l’ ornement de l’enceinte
où ils avaient lieu, et les toreadors (pour
meservir du mot espagnol}, n’en étalaient
pas moins. Lorsque ces derniers couverts
d’un vetement léger couleur de chair,
d’ un élégant pourpoint qui dessinait
parfaitementleurs formes, et la tête ornée
d’ un riche berret, se présentaient dans
la lice, les spectateurs éclataient en ton-
nerres d’ applaudissemens; la foule se
pressaient sur les banquettes, sur les bal-
cons, dansleslogesetaux fenêtres. Entrait
alors dans la lice un homme tenant un
taureau par une corde liée à ses cornes,
tandis que quatre ou cinq chiens dressés
à cet usage, et nommés, pour cette raison,
chien de chasse du taureau, l’agacaient
et le mettaient enfurie par mille morsu-
res aux oreilles, aux flancs, et partoutson
corps. C'était un beau et curieux spectacle
que de voir avec quelle adresse l’homme
savait contenir au moyen de la corde le
terrible animal, tandisqu’ exaspéré par
les morsures des chiens, le taureau 5° a-
gitait violemment, baissait la tête, fesait
retentirl’air de ses beuglements épouvan
tables, etse précipitait.cà et là pour éviter
le lien fatalou la rage acharnée des chiens.
C? était précisément lorsque P on aurait
dit que le taureau allait renverser tous
les obstacles etlaucer fracassé et saris vie
au milieu de l’arene l’homme qui le rete-
nait, que brillaient dans tout leur éclat
tore , ed avvezzarsi il braccio nerbo-
ruto e forte. Bella infatti è la gloria
di chi vince ne’giuochi, ma più bella è
la robustezza delle fibre che dai ginna-
stici esercizi proviene. Ammisero i no-
stri anche le caccie dei tori; maniera
di divertimento preso da’ barbari, più
umano certo di quello dei giuochi del
circo, benché tolto via dalla moderna
dolcezza di costumi. Era illustre la pom-
pa dello steccato, grandissima quella de’
giocatori e detrattori del toro. Quando
costoro con una veste spedita, di un co-
lore di carne, con un facile farselto
stretto al fianco, con un berretto in te-
sta presentavansi a’ circostanti spettato-
ri, questi facevan grandi applausi, c si
disponevano nei palchi e nei pergolati,
ed a’ balconi prospettavano. Entrava il
giocatore, tenendo il toro per una cor-
da strettagli alle corna, che guizzava a
mo’di guinzaglio sulle terga dello stesso,
in quello che, liberati due 0 quattro ca-
ni, che si dicevano dalla caccia del toro;
lo stimolavano con addentate alle orec-
chie, a’fianchi ed a’gheroni. Era bello e
spettacoloso il destro procedere di chi te:
neva questo animale, che vedendosi punto
a’fianchi ed a tergo, sbuffava forte, dicrol-
lova la testa, orribili rimugghi mettea, e
quinci e quindi violentemente avanzavasi
per isfuggire il crudelë capestro € la san-
guinolente rabbia canina. Il momento in
che credevasi il toro sfiancasse lo stee-
cato, e con forti tratti di corda tirasse
chi lo impediva, e lanciasselo in mezzo
all’ arena fracassato e spento, era
quello appunto che dimostrava la valen-
tia del tiratore del toro. Egli allora
metteva la maggiore sua forza a liberarsi
del pericolo, e tendendo le, braccia no-
dose, e strignendo fra’pugni a tütta for-
za la corda, faceva punto d’appoggio alla
persona col piede sinistro, onde equili-
brare la forza del toro con la propria,
e tenea l’animale come palo confitto. In
questo punte, se tu volgevi lo sguardo
I, (ee
la force et l’adresse du toréador. Ras
semblant toutes ses forces pour échapper
au danger, il roidissait ses bras ner»
veux, étreignait fortement la corde dans
ses mains vigoureuses, et fesant peser
tout son corps sur le pied gauche, afin
de balancer la force du taureau par la
sienne, il maintenait l’animal immobile
comme unrocher.iDanscetinstant,si vous
aviez tourné vos regards sur les specta-
teurs qu’ occupait tout entiers peu au-
paravant le péril que courait le toréa-
dor, vons auriez vu instantanément suc-
céder à la pàleur qui couvrait leur vi.
sage l’ écarlaie de. la surprise et de la
joie ; leurs regards brillaient du feu de
l’enthousiasme et tout, jusqu’à leur mo-
indre geste, exprimait vivement leurs
transports et leur ivresse,
Pour ne point nuire à Il harmonie de
notre plan dans l’exposition des choses
civiles et sacrées, nous devons nécessai-
rement accompagner cette courte descri-
ptüon des usages civils d’ une autre qui
puisse donner une idée de la pompe de
nos cérémonies religieuses. Fréquem-
ment, comme nous l’avons dit autre
part, les citoyens à Venise fétaient la
Vierge ou quelque saint, Quant à la
maniére dont les citoyens se conduisa-
ient dans ces jours de fête, nous devons
V’examiner non-seulement sous le rap-
port religieux, mais aussi sous le rapport
civil et intérieur. Dans les paroisses qui
célébraient quelque solennité, on avait
comme on la encore aujourd’hui l’u-
sage de parer les fenêtres avec les plus
belles tentures de soie et les plus riches
lapisseries. Au milieu des places il n° é-
lait pas rare de voir des baraques de bois
que lon élevait pour la commodité
des joueurs d’instrumens qui fesant en-
tendre les plus agréables symphonies, at-
tiraient la foule de toutes parts; les bou-
tiques étaient soigneusement ornées; on
rencontrait à chaque pas dans les rues
des marchands en plein air et des col.
a’ circostanti, i quali poc'anzi sentiano
le angoscie pressanti per il pericolo del
giocatore, onde tingevansi di pallore e
di paura, avresti scorto nelle loro faccie
succedere la vivezza delle tinte, negli
sguardi una luce di gioia, ed in tutta la
persona segni di solennitade.
Questa sposizione pratica di costumi
civili, perchè armonizzi col nostro spar-
timento fra le cose sacre e le laicali, sia
dunque seguita da una rapida descrizio-
ne di que’ fatti che le sacre solennità
costituivano. Frequente era, e l’ ebbi-
mo altrove ricordato, il giorno in cui de-
dicavasi il cittadino al culto della Ver-
gine o di qualche santo. Il modo poi con
che si prestavano i Viniziani in questi
giorni di festa non vuolsi considerare nello
spirito di pietà esclusivamente, sì ancora
in quello civile ed esteriore. Nelle par-
rochie nelle quali si forniva qualche so-
lennitade, usavasi, come anco di pre-
seute, di porre su’ davanzali de’balconi
le opere più belle in damasco od in seta.
In mezzo ai campi si costruivano dei
palchi, ove suonatori ponevansi, e da-
vano dolcissime armonie, attraendo a sé
gran folta di popolo; le botteghe pompo-
samenle si apparavano; quinci e quindi
mostravansi sulle vie venditcridi questo
‘0 di quell’altro genere di commestibili o
di liquori ; era un andare ed un venire
continuo dall’aperto alricinto del tempio,
che odorava de’ timiami e degli incensi,
di cui le volte facevano eco con musica-
13
ne FE =
porteurs qui offraient en abondance tout.
ce qui sertà rassasier la faim ou à étancher
la soif; un flux et reflux perpétuel de la
foule régnait du dehors au dedans du
temple qu embanmaient les fleurs les
plus rares, Pencens le plus pur, et dont
les voûtes retentissaient des accords eDs
chanteurs de la musique. C? était le ta-
bleau le plus pittoresque qu’ il soit pos-
sible d’ imaginer. Que P on ne croie pas
toutefois que la populace seule accourait
aux Sagre (nom vénitien de ces fètes);
le doge et les plus grands personnages
del’Etat ne dédaignaient pas d’y assister,
Presque toujours le doge se rendait avec
pompe autemple où la cérémonie avaitlieu.
Là, respectueusement accueilli parlecler-
gé. il recevaittoutesles distinctions et les
honneurs que son rang méritait, Mais le
jour de l’Ascensionétait célèbre entretous
par le luxe qu’y déployait la population
vénitienne toute entière. Le doge, accom»
pagne d’un grand nombre de patriciens,
montait sur le Bucentaure, bâtiment pré-
cieux pour la perfection du travail et la
| richesse de la matière, et allait épouser la
mer Adriatique au milieu des bénédictions
et des transports d’’alégresse. d’ un peu-
ple heureux et content qui, fendant le
sein des flots sur de rapides bateaux et
gondoles, formait un nombreux cortége
au fameux Bucentaure) Parmiles barques
d’une grandeur ordinaire, on'en distin.
guait quelques -unes ; connues sous le
mom de Bissone, plus larges et plus lon-
gues, armées d’avirons nombreux et ma-
gnifiquement couvertes de riches tapis.
Le charme des: divertissemens aux-
quels président le cothurne et le bro-
dequin fut connu tres-tard chez les
Vénitiens, mais aussitôt avidement re-
cherché. Au XV siècle, produisant des
ouvrages littéraires de tout genre, Veni-
se préféra suivre dans, ses productions
théâtrales l'exemple des Romains que
celui que les Français donnaient à la
ênme époque , bannissant de la scé-
5 era una composizione la
più pittoresca che dare si possa, Non si
li istrumenti ;
creda però che il solo popolo a codeste
sagre accorresse: lo stesso capo della re-
pubblica e maggiorenghi dello stato non:
cessavano di approfittarne, ed in quasi
tutti questi festeggi accadeva il. do-
ge ad uno o ad altro tempio pomposa»
mente recassesi, venisse riverentemen=
te ricevuto dal clero, introdotto nella
chiesa, religiosamente onorato. Mirabile
poi era il di dell’Ascensione, quando a
festeggiarlo il complesso della viniziana
magnificenza più superbamente mostra-
vasi. Il doge assieme a molti aristocrati
saliva il Bucintoro, legno di nuovo ed ec-
cellentelavoro, di sterminata ricchezza di
augusta maestade, e porlavasi a disposa»
re l’adriatico mare, in mezzo alle bene-
dizioni di un popolo lieto e festevole, che
su per la cerulea onda entro brune ser»
peggianti barchette seguivalo a voga ars
rancata. D’ infra questi piccoli. navigli
eranvene taluni che vanno col nome di
bissone, delle prime più capaci e più
lunghe, fornite a schermi sulle coperte,
ed a’fianchi ed a prora ed a poppa di
serici arazzi.
Appo nostri i diletti del tragico co-.
turno e que? del comico zocco s’ intesero
tardi; e tosto avidamente furono abbrac-
ciati. Nel secolo XV i Viniziani dando
opere di ogni maniera in letteratura,
vollero le teatrali produzioni fossero
più a mo” della antica romana foggia rap-
presentate, che secondo 1 uso ch’ erasi
in quel medesimo tempo in Franciaintro-
dotto; in cui si prese a distogliere dalla
7
Po SHE CY v DA LS
LS SENTI E Z
(3 SI >
SUE < FTA G >
23 PRANZO RTE, Me) n
s° ne 2. 6; > fi = pag
E - > RL 4
ra mi SE a 3 =
iso = = SFA Se =
s a == È ke 77 5; SESIA
= CRESTE ZAIRE i Z n =
7 TI RUE = 7
ac LEZ
HAT ET aNvR
RTE
a 3
ii
TTWIGNLI LITTA LIEIE
le
tend)
$
ACLI
(e re ara UE
A AN
id Berselli dis.
7. avertit Ne Geeatbon
ne presque entièrement la mimique
99 —
ancienne. Elle adopta les règles du théd- -
treen vigueur a Rome dans les dernières
années de la république et sous lempi:
re; c’est-à-dire qu’elle interdit à la co-
médie les expressions grossières et. la-
scives des mimes, ne lui permettant
que les saillies plaisantes et spirituel-
les; conformes aux moeurs véniliens
nes toujours polies et distinguées. Elle
n’en bannit point toutefois le genre
bouffon ; mais elle le réserva pour. des
personnages créés ad hoc, qui, sous un
nom etun costume particuliers, adressa-
ient au peuple les plus énergiques vérités,
excitant des éclats de rire, non forcés
fais nous 0sons presque direnécessaires et
avantageux. Les théatres qu’ils élevérent,
n’étaient d’abord, à vrai dire, que de vas
stes sallés richement décorées où des com-
pagniesd’acteurs connues sousdiversnoms
venaient jouer tour-à-tour. Mais 1° art
étant sorti de I’ enfance, i Europe civili»
sée che:cha à imiter le goût grandiose
des Grecs et des Romains dans Parchi»
tecture de leurs théâtres, et Venise ne
voulut point certes rester en arriere de
Rome et d'Athènes. Cependant les Véni:
tiens, quant à la perfection de 1’ archi-
iecture, la grandeur Gc la majesté, ne
pouvaient jusqu’au XVIII siècle citer un
théâtre comparable à ceux des anciens.
Alorsseulementils élevérentle magnifique
théâtre de la f'enice qui, par sa perfection
architectonique; | abondance des inar-
bres, son goût exquis,’ son ampleur et
la richesse de ses ornémens, ne craint
point d’être compare aux pius beaux
théâtres du monde ancien et moderne,
La raison principale. pour laquelle les
Vénitiens s’adonnèrent trés-tard aux die
vertissemens scéniques, était une consé=
quence nécessaire des principes ci-dessus
exposés de son gouvernement, Seulement
lorsque la prospérité de la nation arri-
commedia quasi di nettola mimica antica,
e adottarono il costume delle rappresen.
tazioni che facevansi in Koma nei tempi
ultimi della repubblica cd in quelli dello
imperio ; vale a dire, non vollero che la
commedia avesse le espressioni dei giu-
lari e dei mimi, goffe e lascivanti, sì ve-
ramente scherzevoli e frizzanti, e pro-
prie perciò ed adatte al costume veneto,
che fu sempre pulito e gentile. Inoltre
buffo;
ima questo lo diedero a personaggisaputi
non ischivarono che sentissero del
e spiritosi, i quali con nomi a bella posta
inventati, sotto spoglie proprie indica-
vano al pubblico la più maschia verità,
traendolo ad un riso non isgangherato,
ma diremmo quasi necessario e profit-
tevole. Perciò fondarono di loro teatri,
i quali, a dir vero, non erano altramen»
te che ampie e spaziose sale ove le com-
pagnie, che sotto diversi nomi appella-
vansi, accorrevano a dare le rappresenta-
zioni. Ma passati i tempi della teatrale
semplicità, il mondo ingentilito prese a
ricordare le grandiose costruzioni degli
antichi teatri di Roma, di Atene, ed i no-
stri invogliarono non fosse Vinegia da
meno delle due un tempo capitali della
più gran parte del mondo. Tuttafiata
non é memoria conducessero un’ opera
classica per disegno architettonico, per
pregievolezza di lavoro e per amplitadine
e maestade, la quale a’superbi edifizi di
quelle comparar si potesse. Solo nel se-
colo XIX Vinegia fece costruire dalle
fondamenta la superba mole del teatro
della Fenict,.che e per la preziosità dei
marmi, e per la finezza dell’ opera e per
il gasto del disegno, per l’ interna am-
piezza e squisitezza degli addobbi va in
molto pregio tenuta.
La ragione poi speciale per cui tardi j
Veneti si occuparono dei teatrali in-
trattenimenti , la si può derivare dai
posti principii della istituzione del Joro
governo. Sennonchè quando il colmo
della fortuna condusse appo nostri la mol-
— 100 —
véeù son eomble et Je désir nouveau de
passerla vie dans les délices firent recon-
naftre tout le prix et mème la nécessité
des spectacles les plus magnifiques, alors
seulement se fit sentir le besoin des re-
présentations théâtrales et le peuple vé-
nitien, mù par un goût naturel/lesrecher-
cha avec transportety accourat en foule.
Personne n’ ignore que le peuple ro-
main était si. avide de représentations
scéniques et des jeux du cirque que les
empereurs avaient trouvé dans ce goût
passionné le moyen de le captiver, et
d’assurer les fondemens de leur ponvoir.
Mais la choréographie et la musique, soit
instrumentale; soit vocale, furent toujo-
urs ce qui attira le plus puissamment les
Vénitiens aux théâtres; et ces arts ont
été merveilleusement perfectionnés de nos
jours. À aucune époque les Vénitiens ne
furent plus passionnés pour le théâtre
qu'au XVIII siècle; il semblait alors que
ne point participer aux divertissemens
qu’ il nous offre, c'était manquer totale-
ment d’ éducation et d’urbanité; c'est-à-
dire,'pour nous expliquer plus clairement,
qu’on passait pour des êtres insensibles,
grossicrs, sauvages, en arrière de plusieurs
siècles, en un mot, de la civilisation mo»
derne.
Chez nos ancètres il y avait en outre
une fonte d’ usages qui ne régnaient
soint seulement dans la capitale, mais
“i, terre-ferme aussi. Les patriciens qui
étaient chargés de la juridiction d’une
grande parlie, des possessions de Venise
sur le continent voisin, et qui y posséda-
ient tous leur villa ou maison de campa-
gne qu'ils habitaient pendant nne saison
de l’année, s’y rendaient lorsqu'ils par-
taient de la capitale, fournis de tout ce
que l'éclat de leurs dignités exigeait, ct
savaient allier la simplicité champêtre
avec les grâces de l’urbanité ; il en ré-
sultait un échange qui donnaient aux
campagnards une teinture depolitesse et
iniliait les patriciens eux- m mes aux
lezza, allora venne il bisogno de’ teatri,
ed il popolo viniziano naturalmente si
mostrò per quelli oltremodo passiona=
to, ed a frotta piena vi accorse.
E° noto come la plebe di Roma era
ingorda de’ divertimenti del circo e del
teatro, e come i nuovi imperatori do-
vevano farsi studio di prenderla da que-
sto lato per non essere dalla somma
delle cose facilmente dimessi. Quello poi
che avvinse meglio i Viniziani a? sollie-
vi teatrali fu la coreografia e la musica
strumentale e vocale; diletti che progre-
dirono a nostri di, e che si perfezionarono
mirabilmente. Non fu mai epoca a. Ve-
nezia così piena di desiderii teatrali co-
me quella del secolo XVIII, e parve che
il non partecipare degli stessi fosse un
mancare di civiltà e di urbanitade, il che
è quanto dire, essere insensibile, rustica-
no, addietro di gran secoli alla moder-
na cultura.
Vi aveano poi de’ costumi appo no-
stri, i quali non erano solo al di dentro
della cittade, ma si praticavano al di fuo-
ri iu terraferma. Patrizi, presso quali era
la giurisdizione di gran parte de’ beni
stabili del continente vicino, e che avean-
vi loro luoghi di villeggiatura, in certo
agio di tempo vi si portavano, lasciando
la capitale. Forniti ivi di tutto il bi-
sognevole che alla grandezza della loro
dignità corrispondesse, sapeano condire
la semplicità agreste con la dolcezza
dell’urbanità, e facevano un insieme per
il quale ne’terrazzani entrava una idea di
cultura, e negli stessi veneti patrizi quel-
la dello schietto vivere, da cure scevro,
perché lontano da possenti desiderii.
— 101 —
charmes d’ une vie simple, coulée loin
des soucis et de 1’ ambition.
Ici s’arréte tout ce que nous nous étions
proposé de dire des moeurs anciennes, et
personne ne saurait nous reprocher le peu
d’étendue de ce précis; ee serait être
doublemente injuste : d’abord parce que
nous avons déclaré avant tout que nous
ne comptions étudier les moeurs antiques
et leurs causes premières que pour en
former la base du gouvernement, et en-
suite parce qu’en matière de raisonne-
ment, on doit laisser de côté tout ce qui
n’appartient point aux moyens de preuves
de l’argumentation; en conséquence nous
avons dû naturellement passer sous silence
un grand nombre de particularités sur les
moeurs anciennes qui ne se reliaient point
étroitement à notre sujet. Nous oLserve-
rons pourtant que le pen que nous avons
dit des usages et des moeurs du siècle
passé, suffit pour nous amener sans effort
aux moeurs présentes dont nous parlerons
bientòt.En effet ces moeurs antiques étant
directement et immédiatement émanées
des causes premières de la constitution
intérieure et extérieure du gouverne
ment de Venise, doivent nécessairement
jeter un grand joursurles moeurs présen-
tes dont elles sont l’origine. Onnesau ait
rien opposer à cela, car lors même que
l’on nous objecterait que le changement
des ordres de l’État doit avoir entrainé
celui des moeurs, nous répondrions hardi-
ment qu’on se trompe..Ïl est hors de doute
que les lois influent puissamment sur les
moeurs, mais il est également hors de
doute que celles-ci survivent long-temps
aux lois, parce que filles de la nécessité,
modifiées et perfectionnées par la pro-
spérité, protégées constamment par une
force réglée, elles forment le sentiment
plus cher-des peuples, et comme nous
renoncons difficilement à ce que nous
aimons le mieux, les lois de Venise ont
beau cessé d’ étre, le précieux souve-
nir de nos usages anciens exprimé par
E così poniamo termine alla parte
divisata degli antichi costumi. Nè voglia
alcuno rimproverarci la scarsezza del-
le cose in questa dettate, imperocchè
abbiamo già detto sin dapprincipio, di to-
gliere i costumi antichi viniziani dallé
loro cause primitive, solo per farli base
de’ moderni; e d’ altronde dee aversi
che quando si conducono materie di
raziocinio, quello s’intralascia che non
appartiene ai mezzi di prova delle ar«
gomentazioni; di che è chiaro , che
molti fatti de’ costumi antichi si do-
vevano trasandare , perchè non bene
collegavano col proposto nostro. Del
resto tenghiamo, che que’ costumi che
dagli edotti principii provengono, basti
no a sufficienza per rischiarare que” mo-
derni, de’quali c’intratterremo frappoco ;
conciossiadio essendo. una emanazione
diretta ed immediata delle cause primi.
tive di agire nazionale, delle costituzioni
interne ed esterne dello stato venetico,
dovevano necessariamente farci rilevare
il fondo di ogni costume che regna ora
in questa capitale. Nè si alleghi nessuna
prova eontraria a questa sentenza, avve-
gnadio se alcuno anche metesse in mez-
zo che la.mutazione degli ordini dello
stato porta seco quella de’ costumi, noi
risponderemo che non dice vero. È certo
che le leggi influiscono grandemente per
questi costumi, ma è certo altresì che
dessi durano più delle leggi, perchè na-
ti dalla necessità, cresciuti ed abbelliti
dai beni, protetti da una forza regolata,
eglino fermano 1° affetto più caro de’ po-
poli; e perciò siccome le cose più care
noi non lasciamo, così, quantunque le
legei viniziane sien ite, nondimanco la
fervente memoria dei patri affetti nei co-
stumi espressi, giammai da” nostri furon
posti in dimenticanza.
Y
— 402 —
nos moeurs présentes, a toujours véca dans
le coeur des Vénitiens,
Nous avons expliqué et prouvé pour
quel motif nous nous sommes si peu éten-
dus surles moeurs antiques; maintenant
nous ne saurions, pour la clarté de ce qui
reste a exposer, nous dispenser d’établir
un paralléle entre ces moeurs et leurs cau-
ses primitives, et ensuite entre ces mo-
eurs elles-mêmes,
S’il est vrai que le gouvernement vé-
nitien fut le meilleur de tous, les moeurs
qui en dérivaient devaient être par con»
séquent bien supérieures à celles qui
provenaient de tout autre gouvernement,
La république vénitienne étaitune famil-
le oùles jeunes-gensobéissaient aux vieil«
Jards, où le père commandait parl’amour
et non par la force, une famille en un
mot où les faibles étaient sous la prote-
ction des forts, les malheureuxsoulagés par ,
la pitié, les ignorans instruits par les has
biles, les poltrons encouragés par les gens
de coeur, les imprudens guidés par les
sages. Dans la république vénitienne on
remarque la tendance exclusive d’ une
famille à chercher tout ce qui peut sera
ir à sa sureté, à ‘son agrandissement, à
sa civilisation. Par conséquent, vous y
remarquez en même temps une famille
qui, grâce à sa conduite sage, régulière
et vigoureuse, grâce à ses manières no-
bles et polies, excitait partout l’envie
de la connaitre et d’imiter son exemple;
l'aperçu historique qui précède l’ a suf-
fisamment prouvé.
Mais la famille républicaine se con-
naissait trop bien elle-même pour ou-
blier qu’elle était souveraine, et que
par conséquent quiconque osait attenter
à sa sureté devait apprendre à ses dépens
qu’il existait dans son sein une force ter-
rible pour ceux qui osaient violer ses
droits. Où, si le gouvernement vénitien
était une famille bien réglée, il n° est
certes aucun homme doué seulement des
lumières les plus communes de la raison
Data la ragione perché più non dices:
simo su’costumi generali antichi, e’ ci
conviene passare per maggiore chia-
rezza di ciò che verremo narrando alla
comparazione di questi costumi con Ie
cause lor primitive, ed al confronto pa-
rimenti dei medesimi infra di loro.
Se é vero che il governo veneto nella
sua costituzione fu tra’ migliori, i costumi
che dalle sue costitnzioni derivano esser
devono per conseguente migliori di quel=
li da quantunque altra guisa di governo
procedenti. Nella repubblica viniziana
vediamo una famiglia in cui i giovani ub-
bidiscono a’vecchi, dove il padre è un
padre di amore e non di forza assoluta;
dove i deboli sono sotto l’usbergo dei
forti, gli infelici dalla pietà tutelati, à
semplici sotto la direzione degli accorti,
i paurosi incoraggiati dai prodi e dagli
intraprendenti, i leggieri scortati dai sag-
gi; vediamo l’azione di una famiglia
che coopera esclnsivimente alla propria
sicurezza; aggrandimento e civÎita; ves
diamo una famiglia clie per il suo rego-
_ lare, assennato e vigoroso procedere, pel
suo trattare nobile e gentile mette in
altre desiderio di se stessa, e di imilar-
ne le maniere, e di volerne i suoi fini.
E questa sentenza risulta dalla sposi
zione storica che abbiamo premesso.
La famiglia della repubblica, nostra
conscia di sè, stessa non poteva dimen-
ticare di essere maestra; e pertanto un
quantunque intentasse alla .sua. sicur-
tade, avea a provare gli effetti di una
forza unita in combattere quello che i
suoi diritti violasse. E se lo venetico sta-
to era una famiglia ben regolata, nes-
suno che vive quaggiuso, anche solo illu-
minato dai principii naturali, non deve
essere ignaro , che la ben regolata fa-
mu: | Late
qui ignore que la famille la mieux réglée
est aussi la plus parfaite dans ses moeurs.
Parcourez les générations, interrogez les
peuples, remontez jusqu'aux temps des
‘patriarches, et vous vous convaincrez que
les moeurs simples, douces et parfaites
sont toujours le fruit de la sagesse des
pères et de l’obéissance des fils. Et en
effet quelles furent les moeurs-de nos
aïeux, vers quel but furent-elles diri-
gées? N'est-ce point l’amour et la cha-
rité qui en fesaient le fond? n’était-ce
point une sage politique qui les réglait ?
n’enfantérent-elles pas la félicité publi-
que? S'il en est ainsi, convenons que les
moeurs de nos ancêtres étaient les plas
parfaites, les plus sages; or les présentes
en sont les filles et le miroir. Donnons
maintenantuntableau bref mais exact des
vieux usages de Venise, tableau qui nous
mettra à même de comprendre toute
excellence des moeurs présentes dont
nous parlerons bientôt,
: Quiconque se propose de parler d’une
nation, ne saurait en dire rien de précis
et de vrai s’il n’a point étudié à fond
sa naissance, ses progrès et sa décadence,
ainsi que toutes les circonstances qui
peuvent lui prêter un nouveau jour.
Cette loi invariable du monde, cette loi
non-interrompue : fondement et princi»
pe de toute chose, est celle que l histo-
rien doit particulièrement analyser et
connaître. Celui qui ose prendre, sans
l’avoir étudiée, la plume, le pinceau oule
ciseau pour présenter des faits histo-
riques, ignorant les causes et les effets, ne
peut q ébaucher une oeuvre de pur ca-
price, équivoque et bien souvent dange-
reuse. Venise, simple mais vertueuse,
pauvre mais non misérable , abaissée
mais non oppressée et découragée, s’é-
lève au milieu des lagunes , parcourt
toutes les phases de l'existence des peu-
miglia, e la famiglia più costumata.
Discorrete le generazioni, interrogate i
popoli, portatevi a’ tempi patriarcali, e
vedrete che dallo schietto, dolce e
bel costume; dalla saviezza del padre,
l obbedienza de’ figliuoli intieramente
proviene. E daddovero quali furono i
costumi de’nostri, come furono essi driz=
zati, a qual fine l’applicazione loro? Non
era amore e caritade il fondo del costu-
me? non era la saggia politica che lo di-
rigeva? il fine a cui era inteso non fu
diletto o relativa felicità ? Se dunque la
è così, ne viene essere state bellis-
sime le costumanze degli avi, e meri-
tare noi credenza se poniamo fuori opi-
nione, le presenti essere figlie di quelle
ed a quelle assimigliarsi, Ed eccoci final-
mente a quella di dare un quadro breve
ma preciso delle vecchie usanze civili di
Venezia, che servirà di guida sicura per
far comprendere la eccellenza delle pre-.
senti, di cui a di lungo favelleremo
frappoco.
Chi distende la sua mente sui popoli
per parlare di essi, non può dire vero e
perfetto se non gli vegga nascere, cre-
scere e decadere con quelle circostanze
concomitanti che fanno conoscere la ma=
niera del nascimento, quella del progres:
so e l’ altra del passare. Questa invaria»
bile legge delle cose del mondo, questa
legge che non si sospende giammai, que-
sta legge che è il principio ed il fonda-
mento su cui basa ogni ragione, è quel-
la che deve essere ‘meglio analizzata è
conosciuta da chi scrive la storia dei
popoli. Chiunque non conoscendola
prende la penna od il pennello pev
delineare le fattezze morali e fisiche,
ignorando le cause degli avvenimenti,
schizza un’opera immaginaria, incerta e
spesse valte pericolosa. Venezia, semplice
ma virtuosa, povera ma nen tapina, ab=
bassata ma non oppressa, si raccoglie
nelle venetiche lagune, ed attraversando
le condizioni della civile esistenza, cessa
—104 — |
ples et tombe conservant toujours la
mème vertu et la même innocence ad-
mirables qui présidèrent à sa naissance.
Elle envoya ses enfants visiter les Pyra-
mides et les ruines de l'Egypte ; elle les
envoya contempler lecadavre d’Antioche,
chercher dans les plaines de Sennar les
preuves de la puissance de Bélus, de Nem-
brod, deNinus; elle les guida sur les rives
de la Carie, de Tyr et de Sidon pour qu’
ils y étudiàssent la civilisation des Phé-
niciens et des anciens habitans de la côte
occidentale d”’ Asie ; elle leur fit admi-
rer Athènes et Rome, afin que la con-
templation des oeuvresles plasadmirables
du génie alluma dans leur âme le feu
sacré des arts et de l’émulation, et que,
de retour dans leur patrie, chargés des
trésors de la sagesse, du génie et de la
civilisation de tous les âges, ils les fis-
sent renaïtre de leurs cendres, comme
V immortel phénix, au sein de la ré-
publique. Mais suffisait -il de voyager
pour s’instruive, si les moyens de profi-
ter de cette instruction et de ces découver-
tes leur manquaient? La sagesse dut done
être unie à l’habileté et à.la force. La
sagesse seule est semblable à une fleur
embaumée qui s’entrouvre aux rayons
du jour sur la cime neigeuse des Alpes;
mais si le soir l’aquilon impétueux vient
à souffler, on la trouve le matin fletrie
et séparée de sa tige au fond d’ une val-
lée déserte, Les hommes ne sont jamais
plus grands par la sagesse que lorsqu'ils
y joignent la pénétration et la puissan-
ce. Aussi les Véniliens, non-contens des
connaissances qu’ils avaient apportées du
continent, voyagerent dans | univers
entier pour en acquérir de nouvelles, mais
ils ne se bornèrent point à cela. L’habi-
leté fut toujours chez eux la compagne
inséparable de la sagesse, et ils surent
chez les peuples qu’ils visitèrent faire
si bien prévaloir les produits de leur
industrie, comme nous l’avons dit plus
haut, qu’ils étaient toujours les plus
conservando semplicità e virtù e quella
pacifica innocenza che la rese sempre
prediletta a’ suoi principi. Dessa trasse i
suoi figliuoli aile piramidi, fece lor visi-
tare le ruine di Pelasio, gli condusse
sull’Oronte a riconoscere quelle di An-
tiochia, trassegli in Senaar a ricordarsi
delle opere di Belo, di Nembrot e di Ni-
vo ;.in Caria, in Tiro, in Sidone, perchè
apparassero cosa fossero gli antichi Fe-
nici ed abitatori delle coste occidentali
dell’ Asia; al Partenone e al Tarpeo, pere
chè le opere meravigliose e più possenti
del mondo raccendessero nei loro petti
una fiamma generosa ad emularle; e poi
li riconducea alle patrie, ricchi dei te-
sori della sapienza, affinchè la gloria del-
le preterite generazioni, quale fenice, si
riproducesse nel seno dell’ Adriaca Teti.
Ma era mo’ bastante far viaggiare per
acquistar cognizioni delle cose, quando
mancasserne i mezzi a porle ad effetto?
Ed ecco che la sapienza dovette essere
congiunta alla destrezza ed alla forza.
La sapienza isolata è un fiore odoroso
che nella mattina si mostra bello sulla
cima delle alpi nevose, ma se la sera buf-
fa boreale si levi, miseramenieil seguen-
te mattino, appassito e spento si trova
nella sopposta vale deserta. Gli uomini
non sono mai tanto grandi nel sapere,
quando a questo non uniscano*l’ accor-
gimento e la potenza: Viniziani oltrec”
chè aveano ereditato le idee del sapere
dal vicin continente , viaggiavano per
acquistarne di altre nel mondo noto. Ma
non furono contenti a ciò. L'accorgi.
mento loro stette daccosto alla saviezza,
e seppero appo i popoli stranieri che vi-
sitavano far prevalere le. proprie cose
alle altrui, come abbiam altrove accen-
nato, e tanto, che fossero ricerche e
desiderate. Ma crescere col mezzo del.
l’acccorgimento è uno esporsi alla ra-
gione delle invidie di qualche altro
potente. Potevano gli stranieri essere
sempre ciechi sul muto e segreto agire
— 105 —
recherchés. Mais s° accroitre à force
d’habileté, c’est s’exposer à la jalousie des
autres nations. Les étrangers pouvaient-
ils toujours ignorer la maniere adroite
el secrète de procéder adoptée par nos
ancétres? Lorsqu’ ils les voyaient imiter
leurs usages pour leur plaire, ne devai-
ent-ils point finir par s’apercevoir qu’ils
cachaient sous ce prétexte l’ intention
de glaner de leur mieux dans leurs pays?
Il fallait bien qu’un jour ils découvris-
sent les vues secrétes de nos aïeux, pé-
nétrâssent leurs projets, et arrétässent le
cours des prospérités de ces hommes si
habiles dans l’art de faire prévaloir leur
intérèt sur celui des autres. Les occasions
ne manquaient point. Mais déjà Venise
avait acquis des lumières et de l’influen»
ce; sa puissance effrayait Bysance et
l’empire; elle avait étonné Archipel,
l'Asie et l Afrique. Unique maitresse’
des mers, elle avait ainsi posé les fon-
demens de sa future domination, et
avait créé un gouvernement sage, puis:
sant, éclairé et généreux; ses moeurs
étaient déjà formées. On pouvait ébran-
ler sa puissance, mais non détruire ces
moeurs. Fruit de l union des pouvoirs
civils et sacrés sous l’influence de la sa-
gesse et la protection de la force, elles
devaient être uniformes, originales, par:
faites. Les bienfaits de la civilisation, de
la morale et de la religion s'étaient ré-
pandus partout; la gloire de nos triom-
phes, la paisible possession de nos conqué-
tes et l’amabilité de nos citoyens brillèrent
de tout leur éclat. Quel tableau pourrait
représenter la splendeur del’Etat sous des
auspices si favorables , et la prospérité
des citoyens sous le meilleur des gouver-
nemens? Parcourons le domaine entier de
Pesprit et da coeur, les résultats de la
force, et résolvons enfin avec toute la
brièveté possible, le probléme de la civi-
lisation vénitienne.
Les idées vastes naissent et croissent
au milieu des grands triomphes et des
Ta
de’nostri ? Quando gli vedeano per com-
piacergli imitare loro costumi, non do-
vevano farsi accorti che sottoi colori del-
la imitazione vi si nascondeva il disegno
di spigolar alla meglio ed alla più? Do-
vea venir un tempo che discovrissero i
reconditi consigli, svolgessero la giran-
dola, ed i passi raccorciassero di que’va-
lorosi che sull’altrui tenevano le ragioni
del proprio. Non mancarono le circo-
stanze. Ma gia Vinegia si avea fatta il-
luminata ed accorta ; la sua possanza in-
timoriva Bisanzio e Traccia tutta ; avea
fatto stupefar 1° Arcipelago; giganteg=
giato avea nell’ Asia, nell’ Africa. Signora
soltanto dessa dei mari, ecco che i mez-
zi avea procacciato per incarnar i con-
cepimenti dell’educazione universale, ed
un governo istiluito avea prudente, for-
te. illuminato e generoso: il suo costu-
me era giù formato. Si poteva battere
la sua forza, questo non si poteva di-
struggere. Nato dalla tombinazione del
sapere civile e sacro sotto l'influenza
dell’accorgimento e la tutela della forza,
esso era uniforme , singolare, perfetto.
Le dilettanze civili, morali e religiose si
eran sparse dovunque, e la gloria delle
vittorie e la tranquillezza del conqui»
stato e l’amabilità dei cittadini piucche-
mai sfavillarono. Dunque qual pittura
può farsi del costume generale sotto au-
spicii sì fausti, quale del particolare se
il generale è il migliore? Scorriamo tut-
ti gli andamenti della mente, quelli del
cuore, gli effetti della forza, e risolvia-
mo finalmente senza lunghezze tulto in
uno il problema della venetica civiltà,
Le idee grandiose si nutricano ed ac-
crescono nei fasti strepitosi. Indarno tu
14 |
nt e
grands revers. En vain chercheras-tu à te
former l'idée d’ un homme d’un génie
et de projets vastes hors du cercle des
grands malheurs et des grands succès. Le
éours ordinaire et invariable de F exi-
stence humaine fait de | homme une
machine, une être systématique. Rien de
pire que les systemes. Ils circonscrivent
la force, arrêtent le progrès : ce sont les
ennemis jurés des découvertes. L’homme à
système, bien souvent cruel, sera quelque-
fois généreux; mais sa générosité est tou-
jours la conséquence d’un principe, jamais
un élan du coeur. Nous avons étudié les
hommes detouslessiecles, etnous sommes
restés convaincus de cette vérité. Il est
constant que les Vénitiens furent müs par
trois principes: les premiers besoins, ceux
de la civilisation et ceux de la religion,
mais vous les trouverez toujours indé-
pendans ct prits à embrasser, selon la
mature des choses et des temps, tout par-
ti qui s’accordat: avec les unes et les
autres. Mais dans un gouvernement où
autorité supreme est confiée à un petit-
nombre d’ hommes, et où tous veulent
et peuvent le bien public, le moindre
changement est suspect et secrètement
condamné. Les Vénitiens donc dans ce
cas ne s’en tinrent point à l’usage ordi-
maire des princes de délibérer avec leurs
conseillers et de commander imp‘rieuse-
ment; persuadé: que le pouvoir aristo-
cratique ne pouvait leur être enlevé,
chaque fois que le besoin l’exigeait, ils
-publiaient des décrets dans lesquels
ils exposaient sincèrement les dangers
que la république pouvait courir, les a-
bus qu’ un devait corriger; et si l'in.
iérêt des aristocrates demandait de se-
cretes dispositions, alors les édits ava-
ient une signification relative, c’ est-à-
dire que leurs articles tendaient plutòt
a concilier les droits et les devoirs des
patriciens pour le plus grand bien de
VEtat, qu’à exciter le peuple à linjustice
on à l’opprimer ouvertement. En consé-
È
vorrai cercare un uomo di altissimi
pensieri e vasti, se non lo consideri nel-
le grandi sventure e nelle grandi fortu-
ne. L'uniforme ed invariabile procedi-
mento degli avvenimenti della vita di
un uomo, fa di lui un essere sistematico.
Non vi è peggior cosa che l’adottare si»
stemi. Il sistema circoscrive le potenze,
impedisce il progresso, non @ fatto per
le scoperte. L’uomo del sistema è spesso
cru:lele. Sarà qualche volta generoso ? la
sua generosità sarà conseguenza. dei
principi, non di altro sentimento di
cuore. Noi abbiamo considerato gli uo-
mint dei secoli trasvolati, e ci siamo con-
vinti di questa verità. Impertanto quan
do tu dici che Viniziani agirono secon-
do i tre principii, di bisogno primo, di
civiltà e di religione, troveraigli sem-
pre indipendenti dai sistemi, e pronti
seconde la natura dei tempi e delle cose
ad abbracciare partiti che con quelli «
con queste stessero d'accordo. Ma nel go-
verno dove l’autorità è somma ed in ma-
no di pochi, e che tutti possono e voglio-
no pel pubblico bene, ogni variazione di
ordini è sospetta e tacitamente riprova-
ta. Viniziani però in queste bisogna-non
si allenevano ai melodi ordinari di deli-
berazione, pe’ quali il principe co’ suoi
consiglieri deliberava ed assolutamente
imponeva; ma, persuasi che il potere ari -
stocratico non poteva essere lor tolto,
quando immediati bisogni ricorrevano,
emanavano decreii nei quali realmente
e veridicamente si esponeva qual fosse
pericolo della repubblica, a qual biso-
gno si dovesse soperire, quali abusi le-
var via; e se nasceva circostanza in cui
qualche secreto interesse degli aristocra-
ti un/occulta disposizione domandasse,
le grida avevano un significato relativo,
vale a dire gli articoli. delle stesse mira-
vano piuttosto a compor insieme i dirit-
ti ed i doveri degli aristocrati per lo‘ini-
glior bene della pubblica :cosa, che a
lrovar argomento di maggioranza; per
= 10%
quence, soit que l’on avisät aux réso-
lutions nécessaires pour le bien publie,
soit qu’on cherchàt à tourner le bien
particulier à l’avantage du bicu général,
les sénateurs agissaient toujours avec la
plus grande solennité, et chacun acce-
‘ptant avec joie les dispositions du sénat,
il en résultait cette ardeur, cet enthou-
siasme patriotique, cette volonté ferme
et prompte, qui enfantent l'harmonie et
par conséquent la félicité des peuples.
Qui ne déduirait donc point d’ un tel
systéme des moeurs souveraines , fortes,
persévérantes, perspicaces et polies? Vou-
lons-nous aller en chercher les preuves
dans la constitution du gouvernement,
dans les lois sacrées et civiles? Mais nous
l'avons déjà fait. Ne vaut-il donc pas
mieux tourner nos regards vers les objets
extérieurs de Venise pour embrasser
dans une seule pensée tout ce qui con-
stitue les moeurs vénitiennes ? Quiigno-
re que ces oeuvres grandioses d’archite-
cture, de peinture et de sculpture dont
nous avons parlé, ne sont autre chose
que l'expression matérielle des moeurs ?
Si les nobles vénitiens n° avaient point
habitué leur âme aux pensées grandio-
ses, pourquoi donc auraient-ils élevé ces
édifices si nombreux et si magnifiques ?
Les idées du grand et du beau résultent
toujours de l'élévation des principes
qui, développés dans les lois, s’insinuent
au fond du coeur des citoyens. Ne cher-
chez jamais d'oeuvre puissante et origi-
nale là où la force du g’nie ne peut se
déployer libre et vivifiante à l'ombre de
la protection des lois qui ordonnent la
vertu et la récompensent. Or, rien n°
empéchait le génie de nos ancetres de
pousser son vol jusqu'aux sphères les plus
_ élevées; connaissances de presque toules
les nations, des langues et des usages
étrangers, idees complètes de tout ce
qui constitue le plus haut dégré de pro-
spérité des gouvernemens , amour de la
patrie, prix simples mais glorieux, tout les
eccitare il popolo a cose ingiuste. Quin-
di tanto che si pensassero alle precise
risoluzioni pell’assoluto bene pubblico.
quanto alle private, perche dal singolare.
vantaggio il general bene ancor ne na-
scesse, eglino lo facevano con la massi-
ma solennitade, e gli animi concordi ala-
cremente accettavano ogni commessione
senatoria, e nasceva quel fervor loro,
quel certo patriotico entusiasmo, quel
pronto e deliberato volere, un agire im-
mediato e pensoso che fruttavano l’ar-
monia, e con l’armonia la felicità de’sud-
diti. Chi non deriverebbe dunque da ta-
li modi di azioni un costume sovrano,
un costume forte e perseverante, un co-
stume perspicace e gentile? E vorrem
noi andar chiedendo le prove dall’ istitu-
zione de’governi, dalle leggi sacre e ci-
vili? E perchè chiedere quello che già
abbiamo esposto? Non è egli meglio che
noi volgiamo lo sguardo alle cose esterne
di Venezia, per abbracciare in un solo
pensiero tutto quanto forma il costume
di cui dicemmo? Chi ignora tutte quel-
le opere grandiose di architettura, di pit:
tura e di scoltura, delle quali abbiamo
favellato, non essere altra cosa che il
prodotto di alti principii di costume?
Se i nobili veneti non avessero avvezza-
to le anime loro alle cose grandiose,
perchè avrieno posto edifizi cotanti, così
preziosi e solenni? Le idee del grane
de e dell’ottimo derivano sempre da al-
litudine di .principii, che nelle leggi
svolti, s' insinuano nell’animo de’suddi-
ti. Non domandar mai opera egregia ed
originale dove la potenza pensante nori
ispazi libera sotto la protezione di leggi
che intimino la virtù, e con queste la
ricompensino. Nulla mancava a’ nostri
perché le ali del genio loro venissero
sciolte ad altissimi voli. Conoscenza ‘di
quasi tutte le nazioni, pratica di costumi
e di lingue straniere, idee di tuttociò
che importa la maggiore grandezza di
governo al Ai fuori, patrie caldezze, e
— 108 —
animait à immortaliser leurs triomphes,
leur génie et leurs vertus par des édifi-
ces superbes.
Si l’onjette un coup-d’oeil sur l’histoire
de Venise, on la voit commencer ayec
grandeur, et continuer par des prodiges.
Les événemenssuccedent aux événemens,
et la gloire deleursrésultats est toujours
conforme à l’ élévation de leurs causes
et de leurs moyens. Le glorieux enchai-
nement de quatorze siècles de grandeur
semble un songe à qui parcourt l’histoire
de la république vénitienne, mais c’est
un songe qui enchante, c’est une doute
joie pour notre coeur ; il semble que
l histoire ait voulu nous prouver par
un exemple si frappant que la félicité
est l’ inséparable compagne de la vertu.
Il était donc impossible que les citoyens
qui retournaient des champs de la vi-
ctoire chargés de trophées, et conduisant
prisonniersles chefs des nations vaincues,
ne s? enflaminässent point de l’ ardeur la
plus généreuse pour la gloire et que la
république ne comptàt par conséquent
des héros comparables à ceux de l’anti-
quité. Ainsi la grandeur des penses
anoblissaient les moeurs et les régula.
risait, Si nos fastes ne furent point tou.
jours aussi brillans , et si quelquefois
la vertu de nos aïeux sembla sommeiller,
c'était le sommeil du lion qui, fatigué de
ses courses, se repose jusqu’à ce qu’animé
d’une nouvelle fureur, il se précipite sur le
tigre son ennemi. En effet, la paix etle re-
pos chez les Vénitiens étaient une paix
étudiée, un repos agité par d’immenses
projets et une ambition toujours crois-
sanle. Il semble incroyable qu’une foule
d’auteurs francais qui se sont geenpés
de Venise et de son gouvernement n’ a-
ient jamais, méme accidentellement, en-
visage ces motifs puissans qui font bril-
ler dans le caractère vénitien une viva-
cité,‘une fougue perpétuelles, réglées
par un tel esprit de perspicacité que
modesti ma laudati premi erano spron-
che gli incalzavano a stabilire i monu-
menti delle loro grandezze, del loro ge-
nio, delle loro virtudi.
Quando si scorre la storia della re-
pubblica veneta, s’incomincia con la
grandezza e si segue col portento, Fatti
ad altri fatti si van succedendo, e la
gloria dei loro fini è sempre conforme
all’altezza delle cause e de? mezzi. Paio-
no un sogno di glorie gli avvenimenti’ di
quattordici secoli a coloro che con l’oc-
chio della storia guardano al passato
vanto di Venezia, ma sono un sogno che
di se innamora, sono una romita ebbrez-
za dell’anima, sembrano sbuccati dal
tempo, perchè gli uomini comprendes-
sero col passato, che la felicità della vi-
ta non può darsi senza virtù. Era dun-
que impossibile che i cittadini, i quali
ritornavano dai campi della vittoria o-
nusti di trofei, e seco adducendo i capi
delle vinte nazioni, non si infiamassero
di alti desiderii, e che la repubblica mon
avesse quindi ne’suoi membri eroi che
potessero a quelli dell’antico mondo pa-
ragonarsi. Così dall’amplitudine delle
idee che nascevano, il costume si faceva
generoso ed in ogni sua parte regolato
pegli ordini del governo. Che se non
furono sempre strepitosi 1 fatti de’nostri,
e se qualche fiata dormirono il sonno
della placidezza, tu dei considerarlo sic-
come quella del lione che, stanco dei
suoi travagli, riposa, finchè una voglia
più ardita d’ imprese lo inciti al ruggito,
€ lo spinga ad insanguinar le zanve nelle
miti bestie delle convalli. Infatti la pa-
ce della veneta repubblica era una pace
studiosa e conta, era una pace di aspiri,
una pace di, progetto. Pare incredibi-
le che molti-scrittori francesi nel deli-
neare il quadro dei venetici costumi,
non abbiano mai o solo incidentemente
volto L’animo a considerare queste forti
ragioni, per le quali la caratteristica del
costume viniziano è sempre vivacità, brio
— 109 —
quiconque les observe attentivement, dé-
couvre que bien loin d'être une consé-
quence du hasard, elles le sont des motifs
ci-dessus énoncés, motifs bien faits pour
nous en donner la genése, l'analyse et la
synthese relative,
A présent que nous avons embrasse
sous un seul aspect ce que nous avions
dit en détail des moeurs vénitiennes, il
faut nous acheminer à la transition des
moeurs passées aux présentes.
Lorsqu'on envisage les faits anciens
° dans toute leur importance, il est facile
d’établir par principes si les faits mo-
dernes s’y relient. Et la chose est plus
facile encore lorsque les principes qui
forment l’ essence des moeurs antiques
sont si parfaits qu’on n’en saurait trou-
ver de meilleurs. Dans le cas présent,
nous réunissons ces.deux avantages: les
moeurs actuelles conformes aux moeurs
anciennes, et celles - ci fondées sur les
plus sages principes de civilisation. Avant
toutefois de passer à un parallèle indi-
spensable que l’ on ne saurait établir
qu'au moyen d’une exposition détaillée
des moeurs présentes, établissons des rè=
gles générales, tirées des changemens de
gouvérnement, selon l’ancien adage qui
dit que le peuple se conforme à l’exem-
ple que son prince lui donne. L’an 1597,
la république céda la place au régime
militaire qui, brusque et tranchant de sa
nature, devait donner aux moeurs un cara-
ctère âpre mais franc. Peu d’années avant
la chûte du gouvernement républicain,
on voyait briller dans la capitale toute sor-
te de fêtes, d’amusemens, de spectacles
grandioses, en un mot tous les signes
extérieurs de la grandeur. Napoléon d’ail-
leurs n’apporta point des idées humbles
et mesquines ; elles n'étaient certes point
faites pour le vainqueur d’Arcole, des
Pyramides et de Marengo, Remontant
toujours, comme on l’a déjà dit, à Pori-
regolati da uno certo spirito di perspica-
cia, di penctrazione, onde chi gli osserva
avvisa che non sono introdotti pazzesca-
mente, masono piuttosto una conseguen-
za delle ragioni addotte che si mani-
festano potentissime per dare di essi la
genesi, la analisi c la sintesi relativa.
Ora che abbiamo raggruppato sotto
un aspetto solo e generico tutto quello
che dicemmo partitamente dei costumi,
convienci prendere le mosse per quella
parte che ci guidi alla congiunzione de-
gli antichi co’ moderni. i
Quando si ravvisano i fatti antichi in
tutto il loro valore, se i maderni si com-
pongono con essi, è facile assai stabilirne
i prinpicii. É più facile ancora se i prin»
‘cipii che costituiscono gli antichi costu-
mi sieno tanto buoni ed ordinati al bene,
che nella vita civile non si possano i mi-
gliori desiderare. Nel nostro caso abbia-
mo l’una e l’altra cosa. Il costume mo
derno, che si uniforma all’antico, e l’ane
tico desunto dai principii più buoni di
civiltà, Prima però di passare al debito
confronto, il che non si può fare che
descrivendo i particolari costumi preseh=
ti , stabiliamo delle norme generali, de-
sumendole dalle mutazioni. dei gover-
ni per queladagio che ad esempiò del
principe si forma il popolo. Nel sette-
cennovantasette la repubblica cesse: al
governo delle armi, il quale di sua natu
ra doveva portare quel burbanzoso' e
spiccato, che dà al costume nn carattere
asprigno ma disinvolto. Pochi anni pri-
ma che il governo repubblicano cadesse,
attorno la capitale ogni festivo intratte-
‘ nimento, ogni grandioso spettacolo, qua»
lunque dimostrazione di:grandezza si
vedevano. D’ altronde Napoleone non
portò idee povere e tapine. Il vincitore
d’Ascoli, il vincitore di Marengo e del-
le Piramidi non poteva portarle. Uomo,
come fu detto, ricercatore delle origini
delle cose, spaziava sempre nello immen-
so; i suoi pensieri erano ampli come la
— 110 —
gine des choses, il planait constamment
dans l’infini; ses pensées étaient vastes et
profondes comme le génie qui les enfan-
tait, et ce génie, passant dansl’àme de ses
guerriers et de ses sujets, en formait le
peuple le plus entreprenant. Et bien que
toutes ses entreprises eùssent pour but
la domination, illustrées qu’elles étaient
par de généreux exemples on oubliait la’
fin pour n’admirer quele moyen, qui était
un mélange surprenant de l’esprit répu-
blicain et du monarchique. Etendant son
influence politique sur Venise, Napoléon
s’efforça de changer les moeurs de nos
pères, filles de la liberté, et il permit:
peut-étre qu'elles dégénérassent en li-
cence, craignant, si l’on contenait les
esprits dans les anciennes limites, qu'on
n’y fomentàt ainsi le souvenir du passé,
- Nul obstacle ne pouvait s’opposer alors
à l'intention du vainqueur. Réfléchissant
done aux principes belliqueux et libres
de Napoléon et des siens, aux opinions
générales qui régnaient en Europe sur
_ lebesoin de réformer les gouvernemens;
examinant la condition de la républi-
que peu avant sa chûte, et réunissant
toutes les circonstances qui influent sur
les actions sociales, nous en conclurons
que le mélange de l'esprit napoléonique
“avec l'esprit vénitien, subjuguant Ja rai-
son publique et la soumettant à larbi-
tre de la fortune, devait engendrer des
moeurs équivoques, Il en résulta mé-
me ya-autre effet sur les moeurs véni-
tiennes ; c'est que les fêtes qui rappe-
laient des faits illustres, au lieu d’être
célébrées comme autrefois dans le but
de réveiller le souvenir des temps pas-
sés , n'étaient plus, sous Napoléon,
qu'un prétexte de réjouissances destinées
presque à feter le nouvel ‘ordre de
choses: En conséquence, les fêtes et tous
les aetes civils et moraux ayant perdu
leur destination primitive et, sous le ré-
gime-de la force, élant devenus un be-
soin. se conformerent bientôt à une con-
vastezza del suo spirito, e questo trasfusæ
nell’anima de’suoi seguaci, formavane
un popolo intraprendente; e benchè le
intraprese avessero per fine il dominare,
ciò nondimeno essendo manifeste per
esempi preclari, faceano tacere il fine, ed
ammirare il mezzo, ch’ era un misto di
repubblicano e di monarchico. Portando
quindi la sua influenza politica in Vine-
gia, Napoleone cercò di cangiare il co-
stume de’nostri, ch’era figlio della libertà,
e forse lasciò che si permutasse in licen-
za, temendo per avventura non accades-
se, che negli antichi termini tenendolo,
non eccitasse gli animi alla ricordazione
del passato. Nulla allora attraversar si
poteva alla intenzione del vincitore. Os-
servando dunque i principii marziali e
liberi di Napoleone e de’suoi, le opinioni
dominanti nell’universa Europa, esami-
nato lo stato della repubblica quando era
per isparire, e fatto-rilievo di tutte Je
circostanze che influiscono a diversificare
-le azioni sociali, noi trarremo una gene-
rale conclusione, che, cioé per lo trame-
scolamento degli spiriti napoleonici con
quelli venetici, doveva nascere un co-
stume incerto ed ambiguo. Anzi ne
emerse un altro effetto sul costume ve-
netico, chè gli esercizi che si facevano
un tempo per ricordare le cose illustri
e per ridestare negli animi la loro
° memoria, a’ tempi del governo napoleo-
nico erano piuttosto una necessità di
iripudiare col mezzo delle fissate solen -
nitadi antiche, quasi a festeggiamento
della rinnovazione degli ordini presenti.
Quindi le feste e gli atti tutti civili è
morali, perduto il loro scopo, e divenuto
un bisogno presente sotto lo impero del.
la potenza, si collegarono volentieri con
un far largo e licenzioso; e surse imper-
tanto il desiderio che tutti dovessero ac-
conciarsi all’eguaglianza e alla libertade
francese, e poco fuche i dolci e miti co-
stumi venetici non istraniassero fuori del-
la loro patria, lasciando luogo a quelli
— 111 —
duite licenciense. Alors nàquit le désir
que tous se ralliàssent a la liberté et
à légalité françaises, et peu s’en man-
qua que les classiques et douces moeurs
de Venise ne changeässent totalement de
caractère, fesant place à d’autres, con-
séquence du régime nouveau de la puis-
fantôme de li-
berté, qui n° avait plus la vertu pour
base, arracha le feuillage républicain
du front da Premier Consul des Frangais
pour y substituer la couronne impériale.
Alors l'homme qui s’ébranla et fit trem-
bler tous les trônes de PEurope, qui en
renversa plus d’un prince pour y ‘faire
monter les compagnons de ses guerres
«et de ses triomphes, introduisit parmi
nous des moeurs de fait qui répondirent
toujours au but des lois que Napoléon
dictait. Au lieu d’être sincères, elles de-
vinrent donc adulatrices; la flatterie, et
sance militaire. Mais un
non la vertu, fit de rapides progres, on
préconisa l'abus de la force qui opprime,
et la pureté primitive des moeurs fut
perdue. Mais toutefois devons-nous ajou-
ter foi à quelques écrivains decette époque
qui déclarent hardiment qu’aprèsla chûte
de la république, on recouvrit du voile
de la vertu les vices les plus honteux?
Quoiqu’ il en soit, rendons grâce au
génie bienfaisant qui, après bien des vi.
cissitudes, affermi enfin sur le trône de
ses aïeux, put en véritable César, por-
ter dans les lagunes ses aigles triomphan-
tes et nous abriter sousleurs aîles! Il prit
les rênes d’un Etat qui avait entièrement
perdu ses moeurs antiques, et impuissant
à se réorganiser par lui-même assez com-
. plétement pour reparaître sur la scène
du monde politique; ille dirigea vers les
hautes fins de l’unité et le rendit dans
toutes les branches qui dépendent des
Statuts monarchiques, tranquille et flo-
rissant, lui permettant de jouir en paix
des -biens qui lui étaient restés. L’ em-
pereur Francois LT imprima au cara-
etére vénilien on pour mieux dire, y rap-
che erano conseguenza di fortune secon-
de, promosse e dirette da una forza pro».
sperosa. Ma la larvata. libertà che non
aveva base nella virtù, tolse le fronde
repubblicane dalla testa, del primo con-
sole dei Francesi per fornirgli la coroua,
imperiale. Allora luomo che così scosse
e vacillar fece parecchi troni in Euro-
pa; dandone molti a quelli che lo ave-
vano secondato nelle imprese delle armi,
introdusse fra voi il costume di princi
pio; il quale doveva sempre corrispor-
dere alla aspettazione della jegze che
Napoleone dettava. Non furono imperlan-
to più sinceri i costumi, ma cortegiane-
schi:;l’adulazione si fece avanti; invece
dell’elogio della virtù, si ammise i'esage»
rato encomio della forza. opprimente, €
venne sovvertitoil sentire puro ed inno-
cente. Noi dobbiamo consolarei con al
cuni scrittori di que’tempi iquali furono
sinceri in confessare, che sostituita la mo-
narchia francese alla repubbica, si portò
il velo deila virtù per gettarlo sopra ai
vizi più turpi. Ma sia laude a quel genio,
benefico, il quale dopo. varie vicende di
fortuna, consolidatosi meglio sul trono
degli avi, potette vero Cesare portar le
sue aquile nelle nostre lagune, perché
riparassimo sotto le loro ali. Egli, assunto
lo impero di uno stato che si era tras-
muiato dello intutto dagli ordini antichi,
e che da sè impotente era a riordinarsi
per comparire ancora sulla scena politi»
ca, lo drizzò agli alti fui dell’ unità, e la
rese per tutte parti che agli statuti mo-
narchici si appartengono tranquillo €
pacifico, e goditore innocente delle for-
tune rimasegli. Lo imperadore France-
sco I trasfuse nei Veneti, o sì veramente
richiamò il sincero spirito di vera sud-
ditanza, della sana politica e delia reli-
gione; doperando, come gli antichi ari-
stocrati, egli attivò i nazionali poteri,
sicchè pare che ’1 tempo felice in cui vi»
viamo sia stato dagli alti fini della prov-
videnza alle prudenti cure amorose di
| — 112 —
pela l’esprit sincére de soumission, de
saine politique et de religion. Ado-
ptant le système des aristocrates, il ra-
nima toutes les ressources de Ja nation;
aussi dirait-on que les temps heureux
où nous vivons aient été confiés par les
sages arrêts de la Providence aux soins
paternels et prudens du meilleur des
souverains pour faire refleurir dans Ve-
nise tous les biens que l’occupation fran-
çaise avaient pensé détruire sans retour.
Il en résulta que nos moeurs, ayant dé-
posé le masque, reprirent leur première
franchise; on r’ouvrit tous les temples et
les solennités sacrées furent de nouveau
célébrées de la même manière et avec
la même pompe. Terminons ici cette
introduction.Il nous semble que les pages
précédentes procèdent avec l’ordre et
l exactitude qu’ exigent la matière; le
lecteur s’apercevra aisément en effet que
les moeurs y dérivent sans effort de leurs
causes premières el secondes: les premiers
besoins et les premiers essais de l’industrie
qui en sont la conséquence; de là, consti-
tutions civiles et une activité uniforme;
activitéet fortune; fortune et prospérité ;
prospérité, arts, métiers, belles-lettres et
sciences; belles-letires, sciences et arts,
mollesse; mollesse, chûte et restauration.
|
i
Ì
|
un benigno principe affidato, once emer-
gessero tutti que’ beni che parevano do-
versi perdere sotto l'influenza della spen-
ta monarchia de’Francesi. Ne venne da
ciò, che i nostri costumi, poste giù le ma-
schere della menzogna, mostraronsi no-
vellamente ingenui e veri quali erano
prima; si aprirono i templi, e le sacre
solennitadi con quello stesso gusto ,e
quella stessa pompa di prima si fecero.
In cotal guisa noi poniamo termine a
questa parte d’introduzione. Parve che
i tocchi segnati procedano con quell’or-
dine e con quella proprietà che si esig-
gono in materie razionali, giacche il let-
tore può bene accorgersi, che i costumi
sono derivati dalle loro cause prime e
seconde, bisogni primi e prime industrie,
effetto di questi, e perciò costituzioni
civili ed operosità uniforme ; operosità e
fortuna; fortuna e floridezza; floridezza,
arti, mestieri, lettere e scienze; lettere,
scienze ed arti e rammollimento; ram-
mollimento, caduta e ristoramento.
mette GR CR} em —
DEIR
rinite tati
ni i Li 78 È
222744 das
| ARIA LZ PL 3-03) 7
is
RR
II PARTIE II. PARTE
Scènes de Venise ou ses Scene di Venezia, ovvero
Moeurs civiles. Municipali suoi costumi.
MS
7 IR
uu va, sus sb Al:
KA CUS roi
mé Mt me cca
Il n'est point d'homme gene-
reux et sensible qui n'eprouve
fréquemment le besoin de reporter
ses pensées sur la patrie.
Justine Micxiez.
L'amour de la patrie se repait avec
bonheur de sentimens affectueux, lorsqu”
il parcourt les usages des temps passés,
parce qu'il y trouve l’origine de toutes
les institutions et y reconnait les moeurs
franches et simples des anciens; mais s’il
se reporte au temps présent, il réveille
des inspirations encore plus tendres. ll
devient, pour ainsi dire, garant de tous
les biens de la société, parce qu’il dispose
doucement le citoyen à chérir la demeure
de ses pères, les institutions de ses ancè-
tres, à aimer sincérement son épouse,
ses fils, et à éloigner tous les périls qui
pourraient les menacer. Cet amour est si
sacré que l’on n’épargne ni travail ni
études, pour illustrer et rendre recom-
mandables les moeurs de son pays. Les
ehefs-d’oeuvre de l’art, de la science,
de la morale, ne sont autre chose que la
conséquence de l’amour de la patrie;
tout est en lui l’indice d’un sentiment
particulier, tout y respire l’ affection et
la tendresse. Heureux ceux qui peuvent
consacrer leur temps et leurs soins à retra-
cer les actions de leurs concitoyens! Nous
disons heureux ! car il n°y a certes rien
de plus doux que de dépeindre homme,
et encore plus un compatriote, pour qu'il
|
|
|
Non v'ha certo uomo generoso
a sensible che non si senta spesso
in necessità di trattenersi col pen-
siero sulla sua patria.
Giustina Micrier,
La patria carità si pasce assai di af-
fetti scorrendo le cosiumanze degli avi,
perchè in esse rinviene la origine di ogni
istituzione, e vede l’agire de’ maggiori
semplice e schietto. Ma se essa si mette
in mezzo alle presenti cose, desta ancor
più le ispirazioni di amore, sveglia più
vivi i pensieri per la patria, e si fa quasi
mallevadrice di ogni buon effetto sociale,
perchè dolcemente dispone il cittadino
ad aver cara Ja casa dei padri, le istitu»
zioni dei maggiori, soavemente amore-
vole la sposa, bramati i figli, supera;
ti tatti i pericoli che al bene di questa
cara madre in punto alcuno si oppones-
sero. E tanto è santo questo amore; che
ogni opera e studio si pone perché i pa-
tri costumi si illustrino e si commeridino.
Tutte le opere artistiche, scientifiche e
morali non sono altro effetto che quello
della carità patria: ogni cosa in questa è
un segno di genio particolare, tutto spi-
ra amore e tenerezza. Beati coloro che
possono spendere l’opere e il tempo a
ravvivare le azioni pratiche degli nomini!
Beati, perchè non havvi maggiore dolcez-
za di quella di pingere l’ uomo nel suo
essere, quando può servire di scuola a
suoi simili. Lorchè noi passiamo per la
116 —
serve de lecon à ses semblables. Lorsque
nous passons en revue la série des
moeurs, ce sont toujours les exemples les
plus profitables que nous recueillons;
celles de nos ancêtres nous offrent pour
modele les forces de ceux qui nous ont
précédés constamment dirigées vers un
but aussi simple que grandiose, et nous
qui traitàmes les moeurs en général, les
fesant dériver de principes fondés sur
l’histoire; nous qui avons parcouru
les fastes nationaux uniquement pour
étudier les usages de nos illustres aicux,
quel sentiment ne devons-nous point
éprouver en nous occupant des moeurs
présentes qui s’ accordent si bien avec
les passées ou qui, pour mieux dire, en
démontrent si parfaitement la filiation ?
Si la vie nous est chère, c’est seulement
lorsqu'elle nous permet tous les déve-
loppemens de l’ existence. Mille délices
ravissent notre àme lorsque nous coulons
nos jours au milieu de nos frères, parce
que ce genre de vie ressemble à celui de
ceux qui laissérent à notre patrie les
preuves du génie le plus étonnant et du
sentiment le plus sacré, Tout aujour-
d’hui dans nos moeurs nous rappelle ce
que nous avons été autrefois. Parcourons
tous les âges, énumérons tous les avan-
tages de la civilisation, fesons passer des
temps qui ne sont plus aux temps pré-
sens la gloire et la splendeur, et nous
nous'trouverons toujours les mêmes. No-
tre coeur se dilate donc alors délicieuse-
ment, parce que nous aimons les rives de
la patrie, parce que nous chérissons ten-
drement cet air natal qui fut respiré par
les héros de Venise, parce que nous
sommes témoins, grâce aux archives de
l’histoire , de l’éclat de la république
la plus celèbre, en un mot parce qu’en
décrivant les moeurs présentes, nous nous
repertons tout naturellement aux moeurs
anciennes qui, nous ne saurions trop le
répéter, sont le plus beau monument de
notre gloire.
morale dei costumi, raccogliamo sempre
esempi i più profittevoli. 11 patrio costu-
me offre l’esempio delle direzioni delle
forze di chi ci precesse ai fini più sem-
plici e più grandiosi; e noi che tratteg-
giammo i costumi in generale, derivando-
gli da’ ragionamenti sopra le istorie ;-noi
che svogliamo li patrii fasti per questo
solo, di apprendere cosa gli avi nostri
costumassero ; noi cosa potremo sentire
toccando i -presenti costumi che tanto
bene si collegano coi preteriti, o se vuoi
dire, tanto perfetta mostrano da questi la
derivazione ? Se è cara la vita, ella € ca-
ra soltanto allorchè offre tutte le azioni
dell’esistenza. Mille soavita ci confortano
l’animo quando passiamo la vita in mez-
zo a’ nostri fratelli, perchè è una vita
che nei costumi si assomiglia a quella di
coloro che la nostra patria fecero erede
di esempli di genio maraviglioso, di af-
fetti i più sacrosanti. Nulla è nel tempo
presente che non ricordi col mezzo dei
costumi quello che fummo. Spaziamo
pure le età, mettiamo in mezzo ogni ef-
fetto di civiltà, traduciamo dai tempi.
trasvolati nei nostri ogni gloria, e saremo
sempre queglino stessi che costumavano
come noi usiam tuttodì. Ci arride quin»
di l’anima perchè amiamo la patria spon-
da, perchè teneramente amiamo il natio
aere che fu respirato dai venetici eroi,
perchè siam testimoni, mercé il deposito
della storia, della condizione di una re-
pubblica più celebrata, ci arride l’anima,
diciamo,di pennelleggiare i costumi pre-
senti, perchè ci sovvengono del passato.
— 147 —
Mais par quel sujet débuterons-nous
dans ce tableau des moeurs de nos jours?
quelles conditions nous serviront de rè-
gles dans cet ouvrage? quel dégré de cé-
lébrité pourra-t-on donner aux moeurs
présentes qui sont dérivées des moeurs
anciennes? Le commencement de nos
récits ne sera autre chose que la fin des
moeurs générales; nous y avons déjà dé-
posé le germe qui donnera naissance au,
grand arbre des mocurs d’aujourd’hui.
Or, pour mettre de l’ordre dans leur
description,ilnous semble qu’on ne saurait
mieux faire que de suivre la succession
chronologique des faits. Ainsi ce sera la
meme chose qu’exposer, chacun à son
tour, selon Je rang qu’ils occupent dans
le calendrier, les usages ciyils et religie-
ux de Venise. Or avant tout, nous in-
vitons les étrangers el nos concitoyens à
fixer leurs regards sur les délassemens de
l’automne, appelés à Venise villeggiature.
‘ Ma quale avranno principio le nostre
narrazioni sulle odierne urbane usanze ?
Quali condizioni serviranno di regola nel-
I’ opera nostra? Qual grado di celebrità
potrà. darsi all’odierno costumare se. po
trà essere derivato dall’ antico? Il prin-
cipio delle nostre narrazioni non è che.il
termine dei costumi generali. In esse nar-
razioni sponemmo già il germe che svi-
lupperà la gran pianta dei costumi pre-
senti.
Ed incominciando questo presente co-
stume , noi reputiamo ottimo il pren-
derlo per fatti che cronologicamente si
succedano. Quindi sarà lo stesso che
esporre nel periodo di un anno le co-
stumanze civili e religiose che occor-
rono in Venezia. Ed anzi a tutto invi-
tiamo il forestiero ed il cittadino a ri-
guardare a’passatempi autunnali, che qui
in Venezia si dicono villeggiature; dove
il maggior brio si suol dimostrare.
ee CR FE
A l’exemple des anciens républicains,
les Vénitiens d’aujourd’ hui regardent
l’automne comme une saison de tranquil-
lité et d’agréables loisirs qui repose des
occupations du reste de l’année. Ils croi-
raient mourir d’ennui s'ils s’arréta-
ient dans la capitale (Venise) à celte épo-
que. Aussi qui y reste ne le fait certes
point par goût, mais par nécessité. Si
vous arrivez à Veniseen automne et que
vous fréquentiez ses habitans, partout
vous entendrez parler de campagne; l’un
annonce qu’il a donné ordre de préparer
sa villa; Vautre raconte l’achat d’une
couple de chevaux; un troisième enfin
décrit la vie délicieuse qu'il mêne dans
ses propriétés en terre-ferme. Quant à
ceux pour qui est inconnu le luxe des
superbes maisons de plaisance, et par con-
séqnent des équipages ct des chevaux,
Alla maniera degli antichi repubbli-
cani, i Viniziani d’oggidi credono che la
stagione autunnale sia il tempo della
quiete e degli ozi piacevoli, che devono
succedere alle occupazioni interne ed e-
sterne della vita civile. Credono sia mo-
rire d’inerzia il fermarsi nella capitale
in questo tempo, e perciò chi vi sì fer-
ma non lo fa già per elezione, ma tratto
da angustie domestiche. Se tu t’imbatti
a Venezia nella stagione delle messi, v
che per poco pratichi qualche cittadino,
odi spessissimo i dolci parlari intorno
alle ville; e qui uno ti dice aver com-
messo al fattore di apparare il. palazzo
campestre; la un altro ti racconta l’ac-
quisto di fresca copia di palafreni, e un
terzo finalmente che ti descrive il modo
con cui fra’ suoì possessi di terraferma
i mena lietamente la vita. Quello poi a
— 143 —
vous les verrez se réjouir d'avoir été
invités par un deleurs amis campagnards
a venir passer chez lui quelques jours au
milieu des délices de l’automne. Les pe-
tites-maîtresses de Venise elles-mêmes,
pour qui les promenades et les specta-
cles de la capitale n’ont plus d’attrait,
sesoupirent qu'après la liberté des cham-
ps, et ne rêvent que treilles pliant sous le
faix des raisins, sentiers solitaires, frais
bosquets, ruisseaux limpides, agneaux
caressants, en un mot tout ce qui s’ ac-
corde le mieux avec la douceur des goûts
féminins. L’imagination ardente des Vé-
nitiens se réveille plus vive que jamais
à cette époque, et chaque colline, chaque
villa, et chaque champ s’y embellit des
plus brillantes couleurs. Le bienheureux
jour du départ arrive enfin; son aurore
est saluée avec les plus vifs transports;
les domestiques chargent sur leurs épau-
les malles et paquets, et, non sans une
indicible émotion, chacun dit adieu à ses
foyers domestiques. Ceux qui n’ont point
une gondole à leurs ordres, conviennent
du prix pour le passage avec un batelier
de traghetto. Souvent les amis de la fa-
mille qui part l’accompagnent jusque
sor le quai; alors s’échangent entr’eux
les derniers et les plus francs adieux.
Ceux qui demeureut, retournent au logis
ayec un mélange de regret et d’envie,
inais non pas avant que leurs yeux aient
perdu de vue le bateau qui emporte
leurs amis loin du bord.
*
x
Puisque nous avons nommé les bate-
liers, nous croyons devoir entrer ici dans
quelques détails sur leur compte. Il
faut d’abord distinguer deux différentes
classes de bateliers. Les uns se tronvent
“toujours à un poste fixe appelé à Venise
. cui l’amplitudine del villereccio palazzo
non è concessa, e perciò al diletto de’coc-
chi ed allo sfarzo del lusso non può dare
ricetto, va con teco racconsolandosi di
essere stato invitato da qualche amico
terrazzano a passare di alcuni giorni fra
le campestri dilettanze. E le belle stesse
di Venezia, per le quali i passeggi della
capitale e tutti gli svagamenti di lei non
hanno più alcuna attrattiva, aspirano ar-
dentemente alla libertade de’ campi, €
con le loro fantasie veggono i be? viali
carichi delle uve e le strade romite é gli
opachi boschetti e le acque fresche e dol-
ci e gli amici animali domestici e tutto
quanto è più conforme alle idee femmi-
nili e più grato. La vivace immaginazione
de’nostri si risveglia viemmeglio a questo
tempo, ed ogni terra, ed ogni paese ogni
campetto sono dipinti coi colori più es-
pressivi e più yivaci. Spuntato il giorno
fausto dell’andare, tutti lo felicitano co-
me il più avventurato ed il più caro: ad-
dossano a servi i pesanti bagagli, salutano
non senza una certa emozione di animo
i patri lari, e quelli che non hanno la lor
pròpria barca, a’ tragitti si arrecano, €
convengono del prezzo per essere a terra
portati. Non è rado che alcuni degli ami-
ci e delle amiche della famiglia che par-
te l’accompagni al luogo dell imbarco
e là si ricambino i più suhietti e leali sa-
luti, e quelli che rimangono, con un mi-
sto di amica invidia e di desiderio vee-
mente giunga anco per essi il momen-
to di recarsi nella villa, s' avviano alle
proprie case, dopo aver seguito con l’oc-
chio l’amico convoglio finche più non
odono il tonfo del remo e non veggo-
no lo spruzzo delle acque dal barcaiuolo
fesse.
Ma or che diciamo del barcaiuolo, sov-
vienci che nella stagione di antunno, co-
mechè i noleggi frequentissimi sieno, egli
si tiene su alto prezzo per chi viaggia, e
nascono quindi fra il viaggiatore e lui
de’ grandi bisticci, che hanno sempre in
traghetto ; ceux-ci sont quotidiennement
occupés à trajeter quiconque le désire,
dun bord à lautre du Grand Canal,
moyennant une rétribution trés-modi-
que; les autres louent leurs services à
des particuliers, et se nomment à Venise
bateliers de casada, (c’est-à-dire de maî-
tre ). Leur unique occupation est de
promener leurs maîtres sur les lagunes
ét les canaux, où de les transporter
en terre-fermé. Les premiérs ont tran-
formé leurs traghetti respectifs en ne
espèce de club, de comité; du matin
au soir ils ne font que s’agacer et s’inju-
riér réciproquement. Souvent mème, de-
bout sur la poupe de leurs gondoles, ils
ont eñsembleles debatslés plus comiques
du mondé, commencant de rigueur par
des propos ironiqués, et finissant par de
piquantes injurés. Un étranger s’attend
toujours, en pareil cas, à voir l’altéreation
finir tragiquement; mais il en arrive tout
autrement; à peine arrivés au quai, les
Voilà de nouveau bons amis; les plaisan-
teriés et les injures cessent en meme
temps. Mais lorsqu'un compagnard se
présente, c’est la chose du monde la plus
risible que de voir et d’entendre ces
bateliers le tourner ‘en ridicule, s’ils Pont
reconnu, à sés habits grossiers, tout-
à -fait neuf en fait d’usagés citadins.
Combien de fois ne s’amusent-ils pas à
faire courir l’idiot d’une gondole à Pau-
tre, uniquement parce que le malencon-
freux campagnard ne sait point leur
donhér l’injonction proverbiale de: » 4
la poupe!» Non contens de le tourner en
ridicule de mille manières, ils s’attaquent
aussi à sa bourse, et fraudent le tarif
pour luiextorquer quelques sous de plus.
La vie que mêne ces gens-là est réel-
lement duré ét pénible ; ‘continuélle-
ment exposés aux intempéries de l'atimo-
sphère, ils supportent tour-à-tour fe froïd,
Te chaud, là pluie ou là neige. Mais ils
en sont dédommagés par Îes distta-
ctions et la gaité que leur donne l'aller
f
i
Ì
Ì
i
ì
ss (#9 =
termine il vantaggio suo. Conviet peral-
tro distinguerele variespecie di barcaiuo-
li. Altri sono stanziaff ad un determinato
tragitto che a Venezia si dice traghetto,
é servono a trasportare dall’ una all’ altra
sponda del gran canale il forestiéro, ed
il cittadino, e per condurre questi e quel-
lo al vicin continente; altri son coloro
che servono a’patrizi, e che si addoman-
danò barcainoli di casada, cioè di casato;
eloro ufficio è di condurre i padroni a lor
piacimentò per le acque viniziane, 6 per
a loro possedimenti di terraferma. I
prinii sono gente che hañno loro ciréoli
è combricole al traghetto; e ché con di-
versi motteggi l’un Valtro si piizicano,
e si tengono quasi sempre in sulle offese.
Là su quelle lor poppe dan fiato a loro
dialoghi, i quali fan capo da un patlare
irrisorio, e términano coi più amari sarcas
smi, Si crederebbe che il forestiero ed il
cittadino, alloraquando costoro gridanò
e reciprocamente si vilipendono dovessero
essere spettatori d’una tragedia sanguina»
sa. Ma non la va così, chè giunti all’ap-
prodo hanno finito le quistioni giuridi-
che, nè più si proverbiano, nè più si vili-
pendono. Quando poi giunge un terrafer=_
micré, èlla è la più gioconda cosa del
inondo vederli ed udirli, se guardatolò ai
panni lo conoscono zottico ed ignarò affate
to del. Wenetico ‘costume. Quante volte
non si veggono di cotestoro far andar da
questa a quell’ altra gondola il poveretto
che non sa gridare: #lla poppà l efarè eo-
cezioni alle determinazioni della tariffa
col costringerlo a Snocciolare qualche sol-
do di più!
La ‘vita ché fanno costoro € a dir vero
‘aspra e forte, perche tutte le ore sidi gior-
ho che di notte, al caldo sole, al freddo
algente, alle pioggîe dirolte, suggetta. Ma
ella è veramente rasserenata da mille altri
‘oggetti d’intrattenimento che se le rap-
presentano perquell’andare © venire con-
— 120 —
et venir perpétuel de mille individus dif-
férens. Le batelier est le physionomiste
le plus habile da Monde. En effet, son
existence étant presque toujours désoeu-
vrée, sans le passe-temps d'observer les
uns et les autres, elle serait aussi bien en-
nuyeuse, D'ailleurs, ils ne laissent échap-
per personne sans essayer sur lui la force
de leurs argumens qui tous ont pour but,
comme on pense bien, de les engager à
choisir leur gondole, et les réponses des
passans leur suffisent pour en déméler le
caractère et la condition. C’est à de sem-
blables études qu’ils sont redevables, de
leur esprit vif et pénétrant qui se plie si
bien à toutes les circonstances. Si vous
voulez passer du traghetto en terre-ferme
et si vous êtes riche et bon-homme, ils
ont l’art de vous imposer un prix supé-
rieur à celui de vos compagnons de vo-
yage moins aisés ou plus habiles, et il
faut absolument en passer par tout ce
qu’ils veulent. Alors ils vous font mille
révérences et vous saluent du nom glo-
rieux de patron et même de bon patron.
Telssoniles bateliers dits de traghetto
à Venise, gens qu'il serait difficile d’em-
pêcher de dire des insolenees lorsqu’ils en
ont envie. Ils sont pourtant soumis à une
discipline et à une espèce de chef qu'ils
nomment gastaldo di traghetto. Ce
chef est chargé de veiller à la régularité
et à l’ordre des traghetti; en outre il
doit empêcher les retards et les abus de
tout genre familiers à ces gens-là. Mais
bien qu’en cas de contravention aux ré-
glemens , un batelier soit puni par la
perte du droit de trajeter qu’on ap-
pelle à Venise Uibertä , ils n’en sont
pas plus obéissants pour cela envers
leur supérieur. Plus la circonstance est
favorable et plus ils sont insolens. Ce
sont des individus qui semblent faits
exprès pour fabriquer des droits et pour
les soutenir avecles paroles etles actions
les plus grossieres.
tinuo delle genti. Il barcaiuolo è il più fi-
no fisonomista che darsi possa. La ragio-
nedi questo si è,che vivendo una vita più
oziosa che no, sarebbe troppo noiosa se
non venisse raddolcita dai diletti dell’os-
servazione. Eglino non lasciano passare
per la loro via nessuno che non lo attac-
chino con argomenti i più interessanti,
perchè del loro noleggio approfitti; quin-
di hanno un mezzo, dalle risposte che lor
vengono porte da passeggieri, di conoscere
i diversi caratteri, le differenti fortune.
Da ciò desumono quel fare loro spirito-
so e vivace che gli rende adatti a _ tutte
le circostanze; laonde se dal lor tragitto
tu voglia portarti nel vicin continente,
se ricco sei e buon uomo, hanno la bel-
l’arte di porti una tassa d’imbarco a quel-
la degli altri che teco verranno superio-
re, e te la impongono nella maniera di
chi comanda e di chi vuole; e se ti mo-
stri di essere denaroso e uomo di por-
tata, ma che sappi come dei trattarli, ti
fanno riverenze mille, e ti salutano col
glorioso nome di padrone e di buon pa-
drone.
Tale è quella maniera di gente che si
dicono barcaiuoli di traghetto , che sa-
rebbe difficile assai il poterla contenere
alloraquando s’invoglia d’insolentire. Ha
però le proprie discipline, ed è soggetta
ad una specie di maggiorasco che dicesi
gastaldo del traghetto. Questo gastaldo è
investito del diritto di far eseguire esatta-
mente le imbarcazioni, e gli incombe do-
vere d’impedire i ritardi o gli abusi dei
barcaiuoli; ma abbenche in caso di man-
canza si opponga loro la pena di perdere
il jus di traghettare, appellato a mò vi-
niziano . libertà, nondimanco sono poco
devoti agli ordini del loro superiore. In-
solentiscono meglio, quanto meglio le
circostanze a lor si presentino. Paiono
uomini fatti apposta per fabbricarsi i di-
ritti,ed avverarli con maniere e con fatti
i più triviali. |
[oa
Mais de cette engeance bisarre et ef-
frontée on doit distinguer à Venise les
bateliers dits de casada. ]l existe une
différence énorme entre ceux-ci et les
premiers dont nous avons parlé tout-à-
l’heure; les bateliers de traghetto sont
ré ellement la lie du peuple ea compa-
raison de ceux-ci. Les bateliers de casa-
da:au contraire sont lestes et amusants;
toujours vifs et gais, formés dans de bon-
nes maisons, ils prennent peu-à-peu des
mavières moins rudes. L’habitude de vi-
vre constamment avec les maîtres leur
donnant une certaine familiarité, ils ne
se refusent point les plaisanteries et les
saillies les plus divertissantes pour ceux
qui les écoutent. C’est un plaisir que de
les voir lorsque leurs patrons s’embar-
quent dans la gondole pour se rendre
quelque part. Chaque fois qu’ils montent
ou qu’ils descendent de la gondole, celui
qui se trouve à la poupe tient ferme avec
la rame pour l’empécher de s’éloigner du
bord, et l’autre, une jambe dans la gon-
dole et l’autre sur le dernier dégré, la
maintientimmobile et pour ainsi dire clo-
uée au perron, et ayongant son bras à
demi replié en guise d’appui , il aide le
maître ou autres à entrer dans la gon-
dole ou à en sortir. Leur attitude est
celle du respect et vous les verrez tou
jours remplir leur office la tte décou-
verte.
Outre le soin de diriger la gondole,
ce sont encore eux qui doivent suivre
ou précéder leurs maîtres ; nous disons
suivre ou précéder, parce que le matin
ils marchent avec lenteur et gravité sur
les talons de leurs maîtres, en livrée bril-
Jante, tandis que le soir ils les précèdent
une lanterne à la main. Bien que les gon-
doliers aujourd’hui encore soient pétris
de malice et d’esprit, ils sont cependant
bien inférieurs aux gondoliers des temps
républicains, Jouissant à cette époque
Pure se in Venezia trovasi eotal razza
di barcaiuoli, dessa vuol essere distinta
assai dall’ altra, che coloro i quali si ad-
dimandano di casada costituiscono. Anzi
questi rispetto a quella poltiglia sono uo-
mini d’oro puro, e può dirsi bene i pri-
mi essere a loro confronto la. feccia, la
gente più dispetta e strania. Quelli di ca-
sato assumono un far disinvolto e pic-
cante; sono sempre allegri e vivaci. Incivi-
liti nelle case dei loro padroni, seguone
la maniere della gente che è più intesa a
saziar voglie che a scemare bisogni. Sic-
come poi la pratica con i signori che gli
tengono al paneingenera in essi una qual.
che confidenza, così non mancano di
quelle argute celie, di que? saporitissimi
frizzi che piacer portano a chi gli ascolta.
È bello il vederli lorché i signori vengono
in animo di essere per gondola traspor-
tati in qualche sito. Allo smontare o mon-
tare della comitiva signorile, quello che
regge la barca sta a poppa col remo im-
pugnato, e la tien ferma onde noniscostisi
dall’ approdo, e l’ altro che para da prua,
con una gamba nel fondo della gondola
e con l’altra sur uno degli imi gradini,
raccorciando il passo, che la tien ferma
ed appressata alle soglie del palagio, e
protendendo il braccio, forma poggiuole
perchè le persone entrino in quella o di
quella si tolgano senza pericolo. Il loro
atteggiamento è l’atteggiamento del ri-
spetto, e gli scorgeresti sempre fornire i
doveri del loro uffizio a capo discovegto.
Oltre lo incarco che hanno di con-
durre le gondole, hanno quello eziau-
dio di seguire o precedere lor signori
per le vie ; e diciamo seguire o precedere,
avvegnaché di mattino questi gondolieri
camminano lentamente e gravemente die-
tro a’loro padroni, in grande parata; e
di sera lor vanno avanti, portanti in ma-
no un acceso fanale. Sebbene gli odierni
viniziani gondolieri dimostrino molta vi-
vacità, molto brio, finissime arguzie, tut-
tavolta scadono RT da quelli ch’era-
ì
d’une plus grande liberté , habitués à
un genre de vie somptueux, ils avaient
sous. la main mille sujets différens de
plaisanteries et de bons mots. Ajoutez
d'ailleurs à cela que leur vivacité d'esprit
élait si agréable, et si recherchée de leurs
maîtres, que l’on peut citer plus d’un
sénateur qui estimait et affectionnait
ses gondoliers au point de les traiter pre-
sque comme ses amis. Aussi a-t-on dit
souvent avec beaucoup de vérité que
les gondoliers étaient plutôt les confidens
que les domestiques de leurs maîtres.
Que l’on ne s’étonne pas de cette di:
gression à propos des bateliers, Elle était
nécessaire, puisque à Venise ils se rez
trouvent partout, et l’occasion s’en étant
présentée, nous enavons profité pour dire
une bonne fois ce que nous aurions dû
dire peu-à-peu dans la suite, Retournons
maintenant à notre premier sujet.
Emportés surles ondes parleurs gondo-
les, les Véñnitiens tournent encore leurs
regards vers cette ville qu’ils chérissent
d’un amour vraiment filial. Lorsque les
pointes des clochers et les toits des
palais'ont disparu, ils s’ amusent à re-
garder les flots semés au sein des la-
gunes; ces monastères tombant en ruines,
vénérables preuves de la piété de leurs
ancêtres, excitent en eux les sentimens
les plus patriotiques. Ils reportent leur
pensée aux temps antiques et s’enorgu-
eillissent à juste titre, en réfléchissant
que ces ilots, jadis déserts, ont été plus
tard l’asile des hommes les plus illustres
par leur science et leur vertu. Cépendant
la gondole avance rapidement; elle tou-
che déjà au rivage si désiré; les exha-
laisons embaumées des fleurs et des plan-
tes frappent l’odorat charmé et sont les
prémices des plaisirs champétres. Alors
notre coeur s'ouvre, tout respire la li-
berté autour de nous, il semble que nous
changions d'existence, et que les goûts
de la ville fassent place par erichante-
ment aux moeurs champêtres. Les Vé-
Wp
no a’tempi repubblicani. Allora, messi in
mezzo agli spiriti di maggior libertà, av-
vezzati ad un fare grandioso; aveano mille
argomenti a tenere lo spirito svegliato ed
in arco. Aggiugni che la briosità dello
spirito loro era considerata ed apprezza-
ta; nè furonò rari gli esempli che gli
stessi patrizi mettessero in essi molto af-
fetto, ed anzi in termine di amici tenes-
sergli. Fu detto e con molta asseveranza,
che i barcaiuoli non servi ma confidenti
de’ patrizi si poteano considerare.
Non paia strano che noi abbiam fatta
questa digressione ad accennar il caratte-
re de’barcaiuoli. Parveci necessaria, per-
- chè costoro saltano sempre fuori in Ve-
nezia, e venutaci l'occasione, ne ab-
biam tenuto discorso per liberare le fu-
ture nostre narrazioni da tutte le avver-
tenze intorno a questo soggetto. Ora ri-
torniamo al nostro proposito.
I viniziani vanno per le salse acque, e
si partono dalla natia cittade, lasciando:
la con affetto figliale. Tolte dagli occhi
le cime delle torri ed il bruno de’palagi,
eglino s’ intrattengono ora a guardare le
isolette che sono sparse per la laguna; e
que’ monasteri dicrollati, segno della pie-
tade de’ loro maggiori, eccitano in essi le
più dolci ispirazioni della patria. Disten-
dono i loro pensieri sui fatti antichi, e
si gloriano che quelle isole, un tempo di-
serte e disabitate, sieno state l’asilo di
tanti uomini per pietade illustri e per
dottrina. Avanza la barchetta, e allora
stendono lo sguardo verso là dove ap-
paiono le cime degli alberi e lo spazioso
continente; e gli effluvi delle piante o-
dorose della campagna spargendo l’ aere .
di una dolcè fragranza; fanno respirare
loro la campestre soavezza. Allora le ani-
me si allargano; tutto spira libértade :
pare che la vita si trasmuti e che la ur-
bana esistenza si avvicini alla villereccia
innocente. Il viniziäno che sbarca sul
continente non ha più quella sua gra-
vitade cittadinesca: per antica consuc*
nitiens, dès qu’ils mettent le pied sur
la terre-ferme, perdent leur réserve or-
dinaire ; une vieille habitude leur fesant
regarder les villes et les campagnes du
continent comme l’asile de la liberté et
du plaisir, ils làchent la bride à tous
leurs caprices et se permettent mille bi-
sarres incartades qui surprennent étran-
gement le bon compagnard. L’ami et le
régisseur attendent snr la rive le citadin
avec sa voiture; c’est un premier pas
vers lesamusemens de la terre-ferme. Ac-
coutumé à glisser silencieusement sur les
eaux dans sa fidèle gondole, il s’imagine
> voler maintenantavecla rapidité et le fra-
cas du tonnerre. Ignorant, d’ ordinaire,
l'art de guider les chevaux, il courrait cer-
tes un grand péril si la direction suprème
de l’attelage lui était confiée. Désireux
d'avancer le plus vite possible, il ne sau-
rait souffrir les retards et les précautions,
nécessaires sur les grandes routes pour
éviterles chocs entre les différens équipa-
ges quise croisent ousesuivent. Aussi plus
d’une fois les villeggiatori Vénitiens ont eu
sujet de maudire leur manie de courir à
bride abattue, Mais, en dépit de leurs mé-
saventures passées, ils n’en persistent pas
moins dans ce goût, et, sans épargner
les chevaux, ils volent vers leurs mai-
sons de plaisance comme s’il s’agissait
de gagner le prix de la course. Etudions
maintenant le Vénitien à la campagne,
soit dans l’intérieur de sa maison, soit aux
champs, etc.
Arrivé dans ses propriétés, il semble
renoncer pour toujours aux besoins fa-
ctices qui l’assiégent dans la capitale; se
proposant de devenir un parfait campa-
gnard, il met de côté les recherches de
la ville, néglige à dessein sa personne et
cherche à ressembler en tout à un bon-
homme qui passe tranquillement sa vie
au milieu des travaux rustiques. Avec
«uelles délices il fixe ses regards sur la-
gréable mélange de couleurs que forment
le verddes arbres, la pourpre des raisins,
: tudine avvezzo a considerare le città e
le ville di terraferma come luoghi di li-
bertade e di sollazzo, e’ si scioglie spon-
taneamente ad ogni libero trastullo. Qui
l’amico od il fattore lo attende col coc-
chio, e fa il primo passo alle dilettanze
campestri. Usato a correre soprale acque
. entro la gondola fida, e’si crede volar per
l aere mentre corre sulla terra. Ignaro,
nella più parte, allo reggere freni e timo-
ni, darebbe di leggieri in grandi perico-
li se i cavalli venissero lasciati al suo go -
verno. Amerebbe un corso veloce,nè poi
sa dei schermie delle parate che sulle vie
di maggiore frequenza si devono usare
per non dar rintoppo nei cocchi che ci
vengono incontro. E davvero non furono
rade le volte che viniziani villeggiatori
venissero malconci per questo loro anda-
re alla scarrierata. Ad onta però dei fre-
quenti passati pericoli, essi la vogliono
alla loro maniera, e non risparmiando
cavalli, allegramente si portano a’ palaz-
zi di villeggiatura quasi andassero in luo-
ghi incantati. Qui convien prendere ap-
punto il viniziano nella sua villeggiatu-
ra, considerandolo in casa, in campagna
e nel couversar villereccio.
e
Dimorando nella casa di villa, il vini-
ziano sembra che lasci in parte l’idea
dei bisogni di opinione che tanto lo‘accer-
chiano nella capitale. Proponendosi per
intiero di essere’ uomo della campagna,
dispoglia gli artifizii dell’ urbanità, negli.
ge acconciamente la pérsona, cerca da-
pertutto somigliarsi a chi vive una rusti-
cana vita tranquilla. E gli eoi zaffiri, il
verdeggiar delle piante, il rosseggiar del-
le uve, il susurro delle acque cadenti,
li gorgheggi dei volatili, li domestici ani-
DER
. l’ordesmoissons et les différentesnuances
que la campagne nous offre! Comme il
écoute avec ravissement le murmure des
sources, le gazouillement des oiseaux, et
le roucoulement des tendres tourterelles!
Ces objets sont si intéressans pour lui
qu’il ne s’en détache jamais qu’à regret.
Qu’on n’aille point toutefois s’imagi-
ner que ce soient là les seuls agrémens
que la campagne offre aux Véaitiens; ils
n'y passent pas moins bien leur temps
dans des réunions d’amis; dans des par-
ties de plaisir et surtout de gais repas
où ilsne manquent jamais d’inviter quel-
que compagnard ridicule, qui, en dépit
de ses efforts pour prendre un air dégagé
et tout-à-fait citadin, s’arrête tout court
au milieu de ses complimens, et, ne sa-
chant plus que dire, les termine bru-
squement par une révércnce jusqu’à
terre qu’il regarde comme un expédient
admirable. Les promenades, la voiture, les
chevaux aident aussi merveilleusement à :
charmer les loisirs des Vénitiens; en ou-
tre, grand nombre d’entr’eux considérant
aVec raison les exercices du corps comme
aussi agréables que salutaires, s’adonnent
avee transport à la chasse et à la pêche.
Qui changerait les douceurs d'une telle
vie contre l’ennai d’une existence em-
prisonnée entre quatre murs, où l’esprit
seul à peine peut librement se déployer;
existence qui réduit l’homme à un véri-
table engourdissement. Si nous savions
profiter des avantages que la vie cham-
petre noûs offre, sans négliger pourtant
les occupations de la ville, combien nos
esprits seraient plus énergiques dans des
corps vigoureux! Avec combien plus de
facilité se déploiraient dans toute leur
extension les franches et simples vertus,
embarrassées aujourd’hui dans les en-
traves de l'étiquette! Il n’est donc pas
surprenant que les Venitiens, vifs et gais
comme ils le sont, profitent avec em-
pressement de leur séjour à la campa-
gne pour mettre de côté l'étiquette
mali che van carolando per le aie de’co-
loni, il gemere de’colombi e via di-
vengono li suoi intrattenimenti ; anzi
questo quadro tanto puote sull’anima sua,
che egli non distrarrebbesi mai da quello
che indarno aspetta in Vinegia colpisca-
gli i sensi.
Non vogliam però dire essere que
sti i soli intrattenimenti che dansi in
villeggiatura li viniziani. I giuochi tutti
che si accostumano nelle civili adunanze;
i pranzetti, a’quali sempre assistono certe
persone alle cui spalle ridon le brigate, e
sebbene nel contado meninoimportanza,
pure avvézzi al viver semplice e meglio
naturale che urbano, si perdon mezzi nel .
complimentare, e pare loro buona ven-
tura il saper fare un inchino profondis-
simo verso i cortesi che gli invitarono;
il passeggio; il cocchio, la cavalcata sono
altrettante occupazioni che fanno lieti i
nostri nelle loro ville. Oltreciò, reputando
taluno, che gli esercizi del corpo riescano
profittevoli, non intralasciano di tenersi
alla caccia ed alla pesca, e di buon mat-
tino li si osservano armati d’archibugi
uscir dalle case coi lor bracchi e con le
cagne levriere, magre, studiose e conte,
in cerca di preda; e quando son fortuna-
te le lor scorrerie, allora il sudor del
cammino loro è giocondo, cara la lassi-
tudine delle membra, e gloriosi della
vittoria, in sè stessi si esaltano, potendo
mostrare gli effetti della loro destrezza
cacciatrice. Chi vorrebbe cangiar le dol.
cezze di questa vitaper le angustie di una
stanza romita in cui l’azione è quella del
rattristato pensiero, in cui la forza è si-
mile all’inerzia ? Se gli uomini sapessero
sempre approfittare della vita campestre,
senza però dimenticare i modi della cit-
tadina, quanto più energici sarebbero gli
spiriti in energici corpi, e quanto meno
gli artifizi del vivere urbano impedireb-
bero alle, schiette virtù di mostrarsi nel
loro aspetto vergine e naturale ! Infatti,
i nostri viniziani, di natura vivace e
et se rapprocher de la nature. Aussi
n’est-il pas rare de voir les personnes
les plus distinguées de Venise inviter
les paysans et les paysannes aux bals
champétres qu’ils donnent dansleurs pro»
priétés.Cinq ou six joueurs d’instrument,
les orphées du village, raclent sur leurs
violons ou hurlent dans leurs flageolets
les villotte et le friulane (1): c’est aux
sons de ce concert mélodieux que dan-
sent les belles et les jeunes-gens du vil-
lage ; ignorants comme ils le sont dans
l’art de la danse, on imagine aisément qu’
ils dansent moins qu’ils ne sautent et ne
se trémoussent. Si vous n’avez jamais
assisté, ami lecteur, à semblable cohue,
vous vous en ferez difficilement une idée,
et nous sommes certes nous-mêmes en
core moins capables de vous décrire au
nalurel cette scène curieuse. L’un tient
la tête droite, l’autre penchée, celui-ci la
balance sur ses épaules et celui-là est
raide et guindé, si bien que ce coup-d’oeil
ressemble assez à celui qu’offrent les
marteaux qui frappent les cordes du
clavecin. Là, point de pas fins et pressés,
nobles et lents selon l’expression de la
musique; l’un traîne pesamment ses ta-
lons sur le sol, l’autre saute de toutes
ses forces et un troisième enfin, avançant
à pas de géant, traîne violemmeut après
Jui sa danseuse enchainée par son poignet
de fer. N’espérez point non plus de trou-
ver chez ces grossiers villageois l’art de
pencher gracieusement la tête, d’animer
le regard, de se mouvoir avec précision
et flexibilité; n’espérez point surtout
d’admirer chez eux ces posesenchanteres-
ses qui respirent la volupté même, cette
souplesse dans les bras, dans les jarrets,
ces pirouettes savanies, ces pas tantôt
gracieux et tantôt passionnés qui enchan-
tent nos regards dans un bal élégant,
Mais c’est précisément ce manque total
(1) Danses populaires en usage dans
les provinces vénitiennes.
lieta, vogliono che in que’luoghi siavi
più larghezza di tratti liberi, perchè la
natura si mostri propriamente quale è,
spontanea e semplice. Quindi frequente-
mente nobili e signori viniziani invitano
i figliuoli e le figlie del contado, perche
assistano a certe feste che di quando it
quando bandiscono. Quattro o cinque
suonatori, gli orfei del villaggio, cavano
da’loro istromenti le villotte e le friulae
ne (1), ed allora a quelle note musicali
le belle del contado co’ loro Adoni ve-
stiti in tutta pompa festiva si aprono ai
balli; e come quelli che non sanno mica
di danza e di musica, vanno come più
forzae desio di carolare gli spinga. Cerchi
di trovar livello alle teste? ne vedi una
spingersi alto, un’ altra ricurvarsi, qua-
le ciondolare, quale altra star ritta ritta
ed immobile, e presentarti così una sce-
na che assomigliasi bene all’alterno moto
+ de’ martelli che percuotono le corde del
cembalo armonioso. Vai con lo sguardo
a’ piedi? tu non trovi i passini or dilica-
li e stretti, ora aperti e misurati, secon-
doché 1’ andare della musica impone, ma
quale ruzzola per terra, chi violentemen-
te spicca salti per l’aere, un altro di pass
si giganteggia da trarsi con violenza la
compagna del ballo. Indarno quindi do-
manderesti il molle piegar della testa
con la passione de’begli occhi lucenti,
indarno quelle dolci movenze della pey-
sona che ispirano la più tenera voluttà,
indarno quelle pieghevolezze delle brac-
cia, quelle capriuole or trinciate or cle-
menti, quel volo or placido e cheto, ora
veemente e conforme. Quivi tutto quello
che fassi è la natura, non l’arte che de-
sta gli affetti con le sue mollezze. Vini-
ziani a queste scene godono mirabilmen-
te e fra sè ragionano assai spesso; ed es-
cono tal fiata laudando or questo balleri-
no or quella danzatrice. À cosiffatti en-
(1) Specie di ballo popolesco che si
usa nelle venete provincie.
de grâce et d’art qui rend le spectacle
plus piquant; aussi les Vénitiens se plai-.
sent beaucoup à ces réjouissances cham-
pétres, et ils y assistent long-temps, lou-
ant tantôt Pun, tantôt: l’autre des dan-
seurs. Rien de plus comique que le mé-
lange d’orgueil et de respect avec lequel
fes paysans écoutent ces éloges. Pour
mettre le comble à leur joie, durant ou
après le bal, au lieu des glaces, des ra-
fraîchissemens que des laquais en livrée
présentent avec cérémonie dans les fêtes
somptueuses de la capitale, on distribue
avée profusion des viandes et du vin, et
| la sairée finit aussi joyeusemert qu’elle
a commencé,
Mais tandis que les Vénitiens passent
‘ ainsi agréablement leurs journées, le tem-
ps s'enfuit, et l’automne approche de sa
fin. Les arbres perdent leur verdure;
l’herbe se dessèche et jaunit ; les oise-
auxs’envolent vers des climats plus doux;
leur gazouillement ne réjouit plus les
bois; adieu la chasse, les promenades et
Ta pêche. Alors.le paysan se retire dans
son humble demeure, s'occupe de ses
troupeaux et répare les instruments qui
doivent lui servir plus tard ; la pluie et
les frimats ont succédé pour long-temps
aux beaux jours. On dirait que la natu-
- re qui semble prendre son propre deuil,
veuille nous enseigner que tout ce qui
existe ici-bas doit finir. Lorsque rien ne
présente plus d’utiles occupations on d’a-
gréables divertissemens au corps et à l'e.
sprit, lorsque l’àme, qui subit toujours
l’impressiondesobjets extérieursqui frap-
pent lesregards, commenceà s’assombrir
comme la nature, alors le Vénitien aban-
donne: la campagñe pour retourner à
Venise; qui s'apprête à lui offrir de
nouveaux plaisirs en dépit des frimats.
Prompt etjoyeux il se dispose à repasser
la lagune, et à revoir ses foyers. Le mon-
denous offre des compensations en toutes
choses ; l’homme ne peut supporter
l’idée de la privation; pour remédier aux
comii vanno in succhio i villani, e ere-
donsi allora da vero ammaestrati dalla
stessa ‘Tersicore. Cessata la danza, non
attenderti che a confortare le forze dei
danzatori escano camerieri ad offrir loro
limonee o sorbetti, dolci e tutti gli altri
dilettamenti che offrono gli offellieri ed
i caffettieri. La cucina e la cantina dan- -
no i restori a que’ petti non dilicati.
Ma mentre i nostri viniziani s’intrat-
tengono delle delizie, l’autunnale stagione
volge al suo termine. Gli alberi depongo-
no l’onor delle foglie, l’erbe intristisco-
no ed ingialliscono, gli augelli riparan
ne’tetti; non s ode quindi il loro garrito,
cessa il rumor della caccia, il diletto dei
passeggi, que’ della pesca; il villanello
anch’ei si ritira nella sua casa, e s’intrat-
tiene operando intorno alla greggia, o
procurandosi strumenti di opera futura;
il cielo non più è sereno ma nebuloso,
piove fredda brina, l’aere incrudisce, le
acque si rapprendono, e sembra che
la natura volga al suo termine, e voglia
ammaestrare, che tutto quanto esiste sen-
sibilmente deve alfin tramontare. Quan-
do ogni cosa adunque è scomparsa che
presentar possa agli sguardi ed alla per-
sona dilettevoli esercitamenti, e che l’a-
nimo per l’assomiglianza che hanno i no-
stri corpi cogli altri della natura tristi-
zia e mestizia subisce, allora villeggiatori
lasciano lo stato campestre per ripigliare
l'imbarco; allora al cittadino. venetico
ricorrono alla mente i pensieri di que’di-
vertimenti che offre la capitale nel tem-
po medesimo, e si dispone con animo
pronto a ripassar la laguna, e a salutare
i patri lidi. In tutte cose di quaggiuso
evvi un compenso: l’uomo non può sta-
mes) fe
défauts apparens de la vie, il a recours
aux raffinemens du luxe. Ainsi les Vé:
nitiens, prêts à rentrer dans Venise, ne
pensent qu’à l’état brillant où ils trou-
veront cette ville, état bien différent
certes de celui de la campagne dans cette
rude saison. Les voilà qui font avec
empressement leurs préparatifs de départ;
ils s’éloignent, ils traversent la lagune, et
vers le commencement de novembre pre-
sque tous sont déjà de retour.
re alle idee della privazione; quindi ai
difetti apparenti della vita seppe egli sop-
perire con li ritrovati della civiltà. Mo»
vendosi i veneti per alla capitale, ogni
loro pensiero è inteso a ciò che sarà la
patria loro a comparazione di quello che
è allora la campagna. Quindi, lasciato il
parlare delle campestri dilettanze, salgo-
no i cocchi, e disfilano per alla Jaguna. N
tempo della partenza è pressochè sempre
al principiar del novembre; e nel no-
vembre sono quasi tutti ripatriati.
"mez è DE 4 Ion
Ils arrivent tout juste pour la féte des
Morts. Cette fête est un jour solennel,
un jour qui s’ écoule à Venise dans un
mélange de tristesse et de joie. Les Vé-
nitiens sont peut-être le seul peuple qui
ait su trouver le moyen d’utiliser en mé-
me temps les pensées dela morale la plus
sévére, et celles de la joie la plus vive.
Le jour des Morts est sûrement uti jour
qui réveille les sonvenirs les plus doulou-
reux et les plus sombres, mais il sert du
moins à apprendre à l’homme que la vie
passe comme un songe et qu’elle ne s’ar:
. rête jamais. Que de sagesse dans les in.
‘slitutions du rité catholique ! On y a
fixé la fête des morts à l’époque de l’an-
née où la nature n’est plus réchauffée,
mais seulement éclairée par un soleil lap-
guissant, à l’époque où elle s’enveloppe
de brouillards et de frimats comine d’un
linceal. Entrez dans une église et vous
verrez que là aussi la joie a fait place
aux gémissemens de la douleur; les
catholiques, et les Vénitiens surtout,
profonds dans la science du coeur hu-
main, cherchent alors à inspirer la
douleur dans leurs temples au moyen
des objets extérieurs. Aussi, si vous en-
trez dans une de leurs églises, à la vue
des orncmens de deuil qui recouvrent -
Giungono per lo più nel giorno sacro
alla memoria degli estinti, poiché deside-
rio loro è di tributare in patria a quel:
laricordanza. Questo è solenne dì che in
Venezia scorre attemprato alle idee del-
la mestizia ed a quelle della gioia. Solo
i veneti trovarono i segreti di prevalersi
delle idee della morale più severa e di
quelle della gioconidità più serena. ll gior-
no dei Morti è giorno di reminiscenze
angosciose e ferali, ma che giova per sov=
venire, che la vita passa come l’ombra
del meriggio, e che giammai sta. Quanta
sapienza è nelle istituzioni de’riti eccle-
stici dei cristiani cattolici! Eglino, asso-
migliano il giorno dei morti al giorno del-
la natura che lasciail sole più caldo e più
vivo per assumere di lui una lavguida
luce, per vestirsi di nebbie, di brine e di
squallore. Va infatti nei templi, e tu ve-
drai che il fasto dell’ A/leluja si è conver:-
tito negli omei della morte. Viniziani,
studiati delle condizioni degli animi,
crebbero nello interno de’ templi il ñume-
ro delle impressioni mortuarie, e chi en-
tra neile chiese, al vedere le negre gra:
maglie appese alle sacre pareti, le lampa-
de accese, la copia di cerei disposti sulle
are consecrate, ed ode illugubre Requiem
ed il querulo Zibera dai sacerdoti pro-.
==
les murs, deslampes funéraires, des cier-
ges et des torches qui brùlent sur les
catafalques, à l’ouïe du lugubre Requiem
et du Libera plaintif psalmodiés par
les ministres de l’autel et accompagnés
par l’orgue, au milieu du recueillement
profond de tous les assistans, vous vous
sentez pénétré d’un religieux respect,
vous courbez votre front et vos lèvres
murmurent tout bas avec émotion une
priere fervente. |
L’aumòne remise aux mains du bedeau
on des clercs est abondante ce jour-là.
Quel coeur pourrait demeurer insen-
sible à l’aspect des ministres sacrés re-
vêtus d’ornemens de deuil, qui prient à
voix basse et tremblante pour le repos
de ceux qui dorment éternellement ? Oui,
cette tête estune des plus salutaires pour
les hommes, parce que, nous rappelant
ce que nos péres furent et ce que nous
serons bientòt, elle réunit le passé et le
présent à avenir. Les Vénitiens la cé-
lebrent à bon droit, car en effet rien
n’est plus propre à rendre les citoyens
meilleurs que la pensée que tôt ou tard
doit venir le jour de la colère, du bou-
leversement de la nature, de son anéan-
tissement final, et de notre éternelle fé-
licité ou de notre malheur éternel.
Ils ne voulurent point cependant que
l’appareil extérieur des temples dimi-
nuàt dans nos âmes l’amour pour la vie
présente; un gouvernement sage veut
que lescitoyens soient religieux mais non
pieusement inutiles. Quiconque vit en
société, ne peut oublier pour ceux de la
religion les devoirs de Pexistence qui se
fondent sur la tranquillité publique. Il
fallait donc étaler de la majesté et du
luxe dans nos églises; de là les riches
draperies de velours noir, les cierges, les
torches, la pompe: chaque objet réveille
‘ainsi en même temps l’idée du passé,
du futur et celle d’un présent fortuné.
‘C’est alors que l'esprit s'ouvre à diver-
ses impressions; taudis que d’uu côte ils
nunziati e dagli organi ripetuti in mezzo
all’aspetto sommesso delle genti, si sente
compreso da unreligioso timore della vita
aVvenire, e con voce fioca mormora la
preghiera del riposo a’defunti.
Quivi nelle nostre chiese l’obolo, qua-
sia placare l’impeto della morte col mez-
zo di un tributo, suona spesso e molto
entro al salvadenaio che a sollievo degli
estinti offre il nunzio od il cherco. Tutti
son puesi da vera pietade. E chi non com-
moverebbesi al vedere i ministri del san-
tuario, apparati a lutto, in fioca voce e
dimessa pregar pace a coloro che dormo-
no? Infatti è questo il giorno più salutare
pegliuomini, perchè meglio ci ricorda ciò
che siamo, e perché unisce il presente col
secolo passato e col futuro. I viniziani lo
solennizzano a buon dritto, avvegnadio il
cittadino migliora più i costumi quando
sappia dover venire il giorno dell’ira,
della convulsione del secolo, dell’annien-
tamento delle cose e dell’eterna beatez-
za o sventura.
Eglino però non vollero che lesterie-
re apparato dei templi scemasse negli
animi l’ amore della vita di qua: un
governo sapiente vorrà il cittadino buo-
no ma non inutilmente pietoso. Chi vive
nella vita presente, non può obliterare i
primi uffizi dell’esistenza per quelli del.
la religione, che si fondano sulla tran-
quillità civile. Dunque mestieri era nei
templi sfoggiare grandezza e pompa e
lusso. Impertanto i lunghi drappi e spa-
ziosi di nero veluto vestire le pareti sa-
ere, tutto armoniare ad un determinato
disegno, i simboli del passaggio della vi-
ta esser degni del resto dello apparato,
ogni cosa svegliare simultaneamente al-
l'idee del passato e del futuro quelle di
tt €
sont frappes de la pensée que tout passe,
de l’autre celle da monde présent, qui
est la plus chère , parce qu’elle est fil-
le de nos propres vertus, les distrait
et lesanime. Cette dernière pensée les en-
gageait à méditer plus courageusement
sur la mort ; elle leur inspirait l’idée de
la vie future avec l’enthousiasme qu’ex-
citent les pensées qui nous dépeignent
un avenir infaillible et heureux, succé-
dant au présent le plus prospère.
Si, abandonnant les églises, les céré-
monies funèbres etle recueillement des fi-
deles, nous passons à l’examen des autres
usages qui se pratiquent à Venise le jour
des, Morts, c’est quenous sommes persua-
dés que ce sera un sûr moyen de faire
connaître encore mieux le vénitien, Nos
ancêtres, qui, à cause de l'antiquité re-
culée de leur origine, portèrent dans les
lagunes les souvenirs du paganisme, ne né-
gligérent point ceux d’entr’eux qui pou-
vaient servir à l'exercice de quelque
vertu, bien qu’ils professassent sincére-
ment la religion chrétienne. Les Gentils
avaient l'habitude le jour des morts
qu'ils appelaient celui des Dieux Mà-
nes , d'offrir aux ombres le fruit de
la fève. Il l’avaient choisi , parce que
cette plante, presque noire, dont la tige
droite semble inflexible comme les di-
vinités infernales, méritait bien de leur
étre consacrée. Nourriture plus facile à
conserver qu'aucune autre, elle était chez
les Gentils le symbole de l’immobile du-
rée de l’Averne; en effet, les poètes de
Vantiquité appelaient le gouffre du Tar-
tare inexorable , le sombre et éternel
Averne; lieu de ténébres et d’angoisses
sans fin, et de perpétuelle terreur. 1l
était donc naturel que nos aïeux, ini-
tiés aux coutumes des Gentils, les con-
vertissent en coutumes chrétiennes, car
si elles étaient utiles aux payens, elles
devaientl’étre encore plus aux chrétiens,
un presente felice e prosperoso. È in
questo che gli animi si allargano. a di-
verse impressioni; e mentre da un lato
provano le sensazioni della natura che
passerà, dall’altro sorio animati da quel-
le del mondo, che carissime sono; perche
figlie delle proprie virtudi. Questa idea
ultima li faceva più franchi nel pensare
alla morte; eccitava in essi il pensiero
della vita futura con quell’entusiasmo
con cui si risvegliano le idee che ci di-
- pingono un avvenire inevitabile enon fu-
nesto.
Che se lasciamo i templi, le cerimonie
ferali, la compunzione degli animi, e pas-
siamo a considerare le altre costumanze
che nel giorno de’ morti si osservano in
questa capitale, tanto meglio conoscere-
mo il carattere del viniziano. I nostri, che
per l’antichezza della loro origine por-
tarono in queste isole le gentilesche idee,
benchè. le cristiane professassero, non
intralasciarono quelle finchè servissero
loro di guida a praticare virtude, I gen-
tili costumavano nell’anniversario der
morti, che chiamavano quetlo degli Dei
Mani, di offerire all’ombre d’Averno i
frutti di una pianta, che dicesi fava. E la
ragionesiè, che questa essendo nerognola
anzichè no, e ritta sul suo gambo, il qua-
le pare inflessibile al paro delle divinità
infernali, la tributavano a queste come
propria del loro nume e della loro pos-
sanza. Cibo più sustanzioso e durevo=
le di ogni altro, simboleggiava appo gen-
tili l’indefettibile tempo delle case d’A-
verno; imperocche poeti delle antichità
chiamavanle Fauci dell’inesorabile Orco,
del triste ed interminabile Averno, luo-
go oscuro.di angoscia che non finisce, e
di terror che non scema, Non era adun-
que difficile che i nostri, consci. del co-
stume gentilesco, lo convertissero in co-
stume cristiano, perche se a’ pagani uti-
le, utilissimo riuscir doveva a’cristiani,
pell’Evangelica luce illuminati. Di che
la fava nel di dei morti fu un nome che
17
“sei =
éclairés par les lumieres de l’Evangile.
La feve fut donc consacrée au jour dés
Morts; et.le riche comme le pauvre con-
servent encore aujourd’hui cet usage.
Autrefois, c'était Je couvent des Frères
mendiants qui dispensait la fève: lieu
bien digne de fonrnirun présent qui rap-
pelait la misère de la vie. Le jour desmorts
en effet, et le pauvre dénué detout et l'in:
fortuné qui peut à peine vivre par le tra-
vail de ses mains, se rendaient au Couvent .
munis d’écuelles destinées à contenir les
fèves distribuées par les moines. On les
voyait se succéder les uns aux autres
tandis que le distributeur de ce légume
terriblement affairé, pressait les gens d'en
cuire pronptement pourqu'il pûten distri-
bueraux pauvres. Il s’ensuivait un désor:
dre, un embarras inouis entre ceux qui se
rendaient à l'office et ceux qui en retour-
naient chargés de fèves; le distributeur
se metiait hors d’haleine pour contenter
tout le monde, et à l'office on en fesait
- autant. Les feux allumé; sous les chan:
drons ressemblaient à des fournaises; on
entendait le sourd murmure de l’eau
qui s'élevait à gros bouillons, les fé-
ves en sortaient brùlantes , et les in:
dividus chargés d’entretenir le feu, en-
tassaient fagots sur fagots: Une sembla.
ble scène présentait le coup-d’oeil le plus
agréable et le plus varié. Mais si du cou-
vent vous vous transportiez chez les con-
fiseurs, vous trouviez la manière changée,
et non l'usage, Je m'explique. Les con-
fiseurs, fidèles aux coutumes anciennes,
présentaient eux aussi des fèves aux cha-
lands qui fréquentaient leur boutique,
mais ce n’était plus la fève telle que nous
la cueillons sur sa tige inflexible; le sucre
et tous les ingrédiens inventés par la
délicatesse s’étaient chargés d’en corriger
l’Apreté. Ce dernier usage s’est conser:
vé jusqu’à nos jours, et les confiseurs
font présent à leurs pratiques de fèves
confites. Plusieurs classes de citoyens
emploient encore aujourd’hui cette mé.
ripelevasi, € si ripete tuttora pella is
ca del ricco e per quella del povero. Nei
trasandati tempi la fava dispensavasi dal
‘ convento de’frati mendicanti ; vero luo-
go ed opportuno da cui procedesse un
dono che rammentava le miserie della
vita. In questo giorno e quegli cui la
roba manca, e altro che dalle proprie
mani tenue mercede ricava , di ogni
cura abbandonati, traevano ai conventi
con loro scodelle a ricevere dai fra-
telli la fava desiderata. Quivi vedean-
si gli uni agli altri succedere, e il di-
spensiere della stessa fortemente prestar-
si perchè chi era inteso a cuocerla,
pronto operasse ad apparecchiarnein buon
dato per farne dispensa. Quinci un bru-
licare ed un fervere di chi andava per la
civaia, e di chi veniva della stessa ricol-
mo; unaffaccendarsi di chi dispensavala,
ed'un affaticarsi di chi la euoceva. Pa:
reanoifuochi sotto le caldaie altrettante
fornaci; la gorgogliante acqua facea il
sno cupo susurro, erutandovi a pelo it
bollente frutto, e chi incendevano ‘le
fiame, non rifiniano dall’accatastare te
legna. Un’azione così viva e variata era
cosà che fortemente dilettava. Senon che;
partendosi di qua, e volgendosi agli of:
fellieri, la bisogna mutava non il costu-
me, ma la sostanza od il mezzo di quel-
lo; vogliam dire anche gli offellieri ai
loro avventori di bottega presentavano
la sua fava, però rimpastata all’offici-
na dei dolci, nel luogo delle dilicalezze
e della mollezza. Cid se costumossi ‘iv
antico, non è negletto nel presente tem-
po e li buoni avventori sono regalati di
fava dall’offelliere, che fra il donare ed il
vendere è Puomo in questo giorno il più
affaccendato che mai. Chi offerse il cuore
a qualche bella, mancherebbe ad un punto
di gentilezza se non le presentasse della
fava; ed il padre amoroso, quasi a prova
di affetto, rallegra con essa la gola dilica-
ta de’suoi teneri nati. Eppure se gli usi
della fava meglio si conoscessero nella lore
<< Bhe
me feve, maia ils la donnent dans de
tout autres Un
rait se dispenser en pareil jour de pré-
senter des fèves à sa belle, et le pere
tendre, toujours empressé de contenter
vues. amant ne sau-
les désirs de ses jeunes enfans, leur en
distribue en abondance. Au fond, si
les moeurs présentes étaient moins cor-
rompues, si l’usage de la fève rappelait
à tous son origine, ce présent, si insigni-
fiant en apparence, aurait un but aussi
utile que sérieux. Mais il en est tout au-
trement ; nous avons. conservé l'usage,
sans en connaître la cause et fin.
Une ancienne coutume permet aussi
dans le même jour aux bateliers pauvres
et aux au!res malheureux pressés par
le besoin, de se poster dans divers en-
droìts de la ville, demandant à la charité
des passans, comme récompense des priè-
res qu'ils adresseront à Dieu pour l’âme
des trépassés, une aumòne quelconque
que chacun dépose dans les bassins que
ces infortunés présentent. La pieuse pa-
role de prières pour le soulagement des
morts produit Les fruits les plus heurenx.
=
origine, il regalo avrebbe, il più bello ed
utile degli scopi, Ma il fatto corre. di-
versamente, ed ora serbasi il costume
seuza conoscere la causa ed il fine.
In questo giorno l’antico costume fece
un diritto a’ barcaiuoli poveri e all'altra
gente minuta, da pressanti bisogni spin»
ta, di appostarsi in diversi siti della città,
chiedendo alla caritade, quasi a ricome
pensa delle preghiere che farebbero. pei
defunti del cortese che nel salvadanaio
per loro offerta colasse una quantunque
piccola moneta. Efficacissima la pietosa
parola di confortare a’ trapassati, produ-
ce loro bellissimi frutti.
—- mena DL TR Por —
Le jour de S.Ù Martin se distingue
pareillement è Venise par une coutume
particulière. Dès les temps de la répu-
-blique, c’était dans ce jour que les loca-
aires etles fermiers offraient à leurs pro-
priétaires et à leurs patrons, en signe de
gratilude ou à titre de redevance sti-
pulée dans le bail ou contrat de loca-
tion, un porc ou un quartier de cet ani-
mal; ce qui ne constituait point le prix
de loyer , mais seulement un appoint
que les locataires avaient et ont encore
l’usage de payer en nature à leurs pro-
priétaires. De là provient à Venise l’usage
de manger de la chair de porc en ce jour,
non seulement dans les maisons particu®
Anco il giorno di san Martina in Ve-
nezia porge ugualmente un particolare
costume. Fin dai primi tempi veneti lo si
fissava come quello: in cai i locatari de-
gli stabili e gli affittuali offerivano a’pro-
prietari ed a’ padroni una certa quantità
di carne suina in riconoscenza, o come
dovere derivante dal contratto di affitto.
Questo tributo però non costituiva di per
sè l’affitto, ma era un’aggiunta all’affitto
stesso, che in questo di dagli accennati
soleasi e suolsi pagare, Di qui venne la
usanza di mangiare nel giorno di san
Martino il maiale, e non solo nelle case
private, sì ancora per le pubbliche oste-
rie, Essendo dunque invalso quest’uso, ab-
lières, mais anssi dans les auberges et les
cabarets. Cet usage ayant donc prévalu
universellement , bien qu’aujourd’hui
cette offrande, cette espèce de tribut ne
soit plus généralement usitée, il en est
résulté que les charcutiers se sont chargés
de conserverl’antique usage, fesant acqui-
sition vers cette époque d’un grand nom-
bre de porcs..Or, è propos des charcu-
tiers, nous ne saurions oublier que les
classes pauvres, dont la bourse n’est guères
bien garnie, ne pourraient résister à la
fatigue, faute d’une nourriture substan-
tielle, si elles ne trouvaient des établisse-
mens où elles peuvent satisfaire leur appé-
tit à peu de frais, et c’ést précisément
chez les charcutiers qu'elles trouvent de
précieuses ressources en ce genre; mais,
afin de mieux comprendre comment les
choses se passent, sachez d’abord de quelle
manière le charcutiers’y prend, afin de se
È rendre utile aux nécessiteux. Dans une va-
ste chaudière, il cuit un bouillon excel-
lent et substantiel, une espèce de soupe
nommée guazzetto, qu’il vend à très-bas
prix; à Venise seulement règne cet usage
établi depuis long-temps et que le besoin
maintient encore de nos jours. Féelle-
ment, on dirait que toutes les pensées de
nos aïeux ont été consacrées au bien-
être des citoyens, Voyons donc ces ma-
lheureux ouvriers accaurir pour acheter
leur guazzetto; examinons-les au moment
de leurs plus grands besoins.
À peine le soleil se lève que ces misé-
rables s’arrachent à leurs grabats et cou-
verts de haillons, sortent de leurs pauvres
demeures, pour se rendre là où chacun
d’eux gagne son pain pour la journée.
Mais avant de se mettre au travail, ils
sentent le besoin de réconforter leur
‘estomac. lls vont donc demander au
;charcutier leur restaurant ordinaire, le
guazzetto: Vous les voyez entrer dans la
boutique un à un, deux, trois ou quatre
ensemble, hommes, femmes, vieillards,
enfants, et demander avidement leur
benché di presente la detta offerta quasi
generalmente abbia cessato, è accaduto
che il pizzicagnolo assumesse le parti di
sostenitore l'antica usanza, traendo a sé
gran copia di maiali, per dispensarli ai
cittadini agiati. Ma la poveraglia, a cui
poco getta il borsiglio, rimarrebbesi al
tutto delusa se il pizzicagnolo non prov-
vedesse come che sia anco a quella. È
qui dei sapere, che per mostrarsi utile al
bisognoso egliin una capace caldaia forma
un brodo ben sustanzioso e buono, che
adopera a fare una zuppa, la quale ap-
pellasi guazzetto; cosa che in Venezia
solamente vedesi costumata da molto
tempo e con peculiare interesse serbata.
E daddovero e’pare che ogni studio dei
nostri sia stato volto sempre al bene del
cittadino. Vediamo dunque il poverello
accorrere pel guazzetto; vediamolo nel
momento de’ suoi maggiori bisogni.
rte = ii lisa asta sei celle i ca ci cus fe ee nori art RI Re
v
Appena il sole si mostra ed illumina
le torri e gli alti palagi della capitale,
gli infelici che dormono quanto la natu-
ra domanda per vivere, balzano dai mi-
seri lor letticciuoli, ed a mo’ disadorne
vestiti, escono delle lor case per accor-
rere all’opera che lor guadagni il pane
pel giorno. Anzi perd di porsi al trava-
glio cercano confortare le membra con
qualche ristoro, e quindi vanno al pizzi»
cagnolo per pigliare la piattanza deside-
rata; ilguazzetto. Gliscorgi ad uno, a due,
a tre, a cinque uomini, donne, vecchi e
— 133 —
portion de guazzetto. L’avidité avec la
quelle ils la dévorent peut donner une idée
exacte de ce qu’est une faim dé vorante.
Le vieillard à la longue et blanche barbe,
aux cheveux en désordre, se courbe vers
l’écuelle d’où s’exhale une grasse vapeur ;
il approche d’une main tremblante la cuil-
lère pleine de ses lèvres avides; il l’in-
troduit dans sa bouche entr’ouverte et
avale le liquide presque bouillant,si bien
que son visage s’empourpre du rouge le
plus vif. Un sou suffit pour le restaurer
le mieux du monde. L'enfant assis près de
sa pauvre mère dévore les morceaux avec
une voracité inexprimable. Un tel specta-
cle ne saurait manquer d’exciter au fond
de votre coeur le plus intime sentiment
de compassion.Ces physionomies abattues
et alongées auparavant, ces joues pàles
et amaigries reprennent les couleurs de
la santé et un air de contentement après
avoir avalé le restaurant guazzetto. Il
s’éloignent alors gaiment et vont s’occu-
per de leurs travaux habituels.
A pres cet article consacré aux charcu-
tiers, article nécessaire pour montrer de
quelle manière le tribut des locataires
le jour de la S. Martin a produit chez
les charcutiers l'usage dont nous avons
parlé, nous allons maintenant nous oceu-
per des autres coutumes que les citoyens
ont adoptées pour le jour de cette fête.
Depuis un temps immemorial, artisans,
porte-faix, boatiquiers, et même les per-
-sonnes de la classe éler ée ont l’usage de fè-
ter cejouren renoncantà touteoccupation,
à tout travail pour.s’abandonner aux déli-
"ces dela bonne-chèveet desamusemens de
‘tout genre, La classe dés artisans se distin-
gue entre toutes les autres; il n’est sacri-
: fice auquel ils ne consentissent pour pou-
fanciulli, entrare in queste botteghe ed
ansiosamente chiedere la calda porzione.
Veder poi il modo con ‘cui si divorano
quella merenda, non è altro che cono-
scere le eloquenti ragioni di una fame
pizzicante. IL vecchierello di lunga. e
bianca barba, con capegli rabbuffati in-
curvasi con la persona verso il fumo cal-
do che esala dal recipiente. La sua ma-
no tremante raccoglie per ligneo cuc-
chiaio il boccone, e avidamente sel pone
alle labbra, e si arrubina il volto in quello
che quasi bollente il manda giu per la
gola a fauci aperte. Un baiocco vagli un
conforto che mai maggiore per lui. Il re-
gazzino, che mangia accosta della mes-
china sua madre, anch’ei frettolosamente
eseguisce l’ufficio della fame, e: pare
che quel camangiare sia il latte nutrien-
te della sua vita: tanta e: l’ ansietade
e l’ingordigia con cui e’ lo smaltisce.
Chi leggesse nelle fisonomie di quei ta-
pini, si sentirebbe nascere nel cuore il
più vivo sentimento di commossione.
Quelle fronti che dapprima erano corru-
gate, quelle facce pallide e smunte pren-
dono un'aria di serenitade ed un colore
di vita fiorente dopo la presa vivanda.
Partonsi di qua allora più alacramente,
e vanno agli usati mestieri.
Dato questo tocco sul pizzicaguolo,
tocco necessario per conoscere come. la
origine della festa di san Marlino, presa
dai tributi degli affittaiuoli, abbia come
tinuato nella bottega ‘accennata, passif
mo ora a considerare gli urbani costumi
che occorrono in questo giorno.
E inveterato uso che in tal di la -clas-
se degli artisti, de’facchini, de’bottegai di
ogni maniera, e quella pure delle persone
di alta portata, intermessi i loro uffizi, si
diano al vivandare ed al trattar sollazze-
volé. Specialmente quella degli artisti
si distingue sulle altre, e farebbero. ogni
lorsacrificio a procacciare i mezzi pe? qua-
li accrescere il numero delle vivande
volrajouter dans ce jourun plat de viande
de porcè leur frugal repas. Cette journéc
est une véritable fete pour les enfants
qui l’attendent avec la plus vive impa-
tience, sûrs de recevoir de leurs parens
le cadeau de Ja St Martin, c’est-à-dire
une figure représentant un homme È
à che-
val en pate de coing ou autre.
<
Dans le XVI.® siècle une maladie terri-
ble décimait les citoyens de Venise; les
mesures sanitaires du sénat et le dévoù-
ment des médecins furent impuissans
pour en arréter le cours. Partout où
pénétraient les miasmes morbifiques, ils
laissaient des marques effrayantes de leur
passage. Les femmes, les enfans pleuraient
leurs époux, leurs peres ravis à leur af-
fection par une miort prématurée; les
amans désespérés voyaient la mort tran-
cher brusquement la trame brillante de
leurs espérances; lPami versait des larmes
sur le triste destin de son ami; il n'était
personne en un mot qui n’eût une perle
douloureuse à déplorer. Lorsque les sé-
nateurs virent qu'aucune mesure humai-
ne ne réussissait à arrêter les progrès de
cette peste affrense qui répandait {a
consternation dans la ville, ils eurent re-
cours à ia protection céleste et firent voeu
d'élever à la S.te Vierge un temple ma-
gnifique, si son intercession leurobtenait
la cessation du fléau. Le peste ayant en
effet cessé miraculeusement ses ravages,
‘le sénat regarda l’accomplissement de
son voeu comme un devoir sacré. L'église
fut mise sous l’invocation de Notre-Da-
me-de-la-Santé, et le jour de la fête est
particuliérement consacréà Venise à des
exercices de dévotion envers la S.teVier-
-ge-Au temps de la république, la pompe
et la piété, le recneillement et la magni-
|
|
|
|
4
frugali. Questo giorno è caro’ assai alle
mobili fantasie de'bimbi, perché ei s°a-
spettano da’ lor. genitori il desiderato
presente di san Martino, il quale consiste
in una figura sovraposta ad un cavallo
formati di una pasta dolcissima.
Nel sestodecimo secolo ferai morbo
disertava la capitale di gran parte de’cit-
tadini e le cure sanitarie del senato, quel-
le de’medici nulla valsero ad impedirne il
rapido corso. Dapertatto ove il miasma
stendevasi, lasciava segni di desolazione
e di spavento. Gemevano le spose sui
rapiti mariti, ed il caldo’ amante. sulla
spenta fanciulla del cuor suo; il buo
figliuolo sul padre canuto, l’amico sul-
l’amico, ed a ciascuno era angoscia ter-
ribile di muto dolore. Quando gli aristo-
crati videro che gli umani provvedimen -
ti nulla valevano ad arrestare la irrom-
pente pestilenza, a rincorare gli smar-
riti cittadini, e se ancora a far fida-
ti di miglior bene, a’celesti sussidii ricor-
sero, ed alla Nostra Signora votarono,
che se la di lei merce si togliesse il gua-
sto de’cittadini, un magnifico tempio le
erigerebbero. Così fu fatto, perchè ces-
sando il morbo, si credette ufficio di pie-
tà al solenne voto disimpegnare. Il tem-
pio fu dedicato alla Vergine della Salute,
ed il giorno in cui ricorre questa ricor-
danza viniziani si danno ad atti di pietà e
di religione. A’ tempi repubblicani entro
a questo tempio vedevansi nel ventiuno
novembre la pompa e la pietà, la magni-
ficenza e la compostezza, sublimi idee
ispiratrici. Il doge portavasi accompa-
gnato dal elero e dalla signoria, e coll’as-
sistere alle sacre fanzioni dimostrava la
= 406 =
ficence se fesaient également i'emarguer
dins ce temple superbe le 21 novembre.
Le doge s’y rendait accompagné du cler-
gé et de la noblesse, témoignant par sa
_ présence dans l’église et sa componction
toute sa reconnaissance envers la pieuse
Mère de Dieu dont l’intercession avait sau-
vé la vie à tant decitoyens. Lestempsont
bien changé depuis, mais non l'usage, et
les aulorités locales ainsi qu’une foule
de ciloyens y accourent éneore à pré-
sent, et chacun peut lire sur le front
des vénitiens dans ce jour, Pexpression
de la plus vive reconnaissance. C’est une
des sagre (fètes) es plus solennelles de
Venise. Du traghetto situé à. l’extré-
mité de la place de S.te Marie du Lys,
vulgairement dite Zobenigo, jusqu’à celui
du quai opposé, s'étend un pont volant
formé de planches et soutenu par des ba-
teaux, Depuis le lever du soleil, (et alors
s'ouvrent les portes de l’église}, jusqu'à
son coucher, les fidéles ne font qu’aller
ei venir d’un côté à l’autre du Grand
Canal. Le long des rues qui conduisent à
la sagra, l’on voit tout ce que Venise offre
d'ordinaire aux regards dans de pareils
jours ; là vous remarquez en passant un
narchand de fruits, ici un marchand de
pain d'épices; l’un vend des trompettes
et des jouets d’enfans, Pautre des pom-
mes, des fleurs, etc. Par conséquent, des
groupes plus ou moins nombreux se for-
a CI O D )
ment ca ct la, et sur la physionomie de
ceux:qui les composent vous observerez
souvent Pexpression de la joie la plus
franche mêlée à celle d’une véritable
piété. La sagra finit naturellement lor-
squ'on commence à défaire le pont vo-
lant, et alors la place peu d’instans au:
paravant si bruyante cl si amimée, de-
tient déserte ct silencieuse,
em eo
propria riconoscenza alla Gran Donna,
perchè avesse serbato dall’cccidio il mag-
gior numero de’suoi figliuoli. Ora, cau-
giatesi le cose, le autorità locali ed i cit-
tadini vi accorrono in folla, e rinnovellasi
ogni anno la scena della gratitudine che
leggesi sulle fronti de’ buoni viniziani.
. La è una sagra fra le solennissime della
capitale. Dal traghetto, posto al termine
del campo di santa Maria del Giglio; vol-
garmente detto Zoderigo, a quell'altro
opposto, evvi un ponte mobile, di tavole
composto, € sovra barche collocato, su
cui dal primo mattino in cui schiudesi il
tempio di Nostra Donna della Salute fi-
no all’occaso del sole, tu vedi un conti
nuo andare e venire de’fedeli. Lunghésso
le vie della sagra rinvieni tutte quelle
cose che a Venezia dovunque sì solen-
neggia sogliono comparire ; vale a dire
quivi alcuno posta sua banca, vende po»
ma o pera, tal altro ciambelle a prezzo
minuto, un terzo stramenti da fiato pei
fanciulli, quello castagne, chi finalmente
altre robe : quindi in parecchie parti ve-
di adunanze e crocchi, e le varie fisono-
mie, le quali alternano i sensi di pietà
con quelli di una festevole ebrezza di
gaudio. Questa sagra però, quando il
ponte è impedito da non poterlo altra-
versare, per il difetto di gente va a fini.
re, e il campo che dapprima era tutto
ingombro di cittadini, in poco stante di
tempo rimane solo e silenzioso.
— 136 —
De la fête de Notre.Dame-de-la-Santé,
passons à la veille de Noël, sautant à
pieds joints ‘sur les jours intermédiai-
res: C'est une des fêtes que nous Véni-
tiens, célébrons avec le-plus de solennité
étles plus vives démontrations d’allégres-
se. L'Eglise est née avec Jésus-Christ
dans ce jour ; il devait donc être so0-
lennel et. cher aux générations suivan-
tes-àa mille titres, et les premiers siècles
de PEglise nous en offrent une preuve
incontestable. L’ame, seule ne solenni-
sait point cet anniversaire sacré ; le corps
aussi y. prenait part. En effet, c'était le
jour de Noël que les chrétiens primitifs
célébraient leurs agapes, plus abondantes
ct plus solennelles encore qu’à l’ordi-
naire, non-seulement à cause de la sain-
&elé extraordinaire de la fête, mais aussi
pour satisfaire aux besoins de leurs eorps
exténués par un long jeûne. Il n’entre
point certes dans nôtre plan de nous oc-
cuper de la description des agapes du
IV. siecle, mais nous n’en dirons pasau-
tant du paralléle, du rapport des coutu-
mes antiques de l’Eglise avec les présen-
tes, parce qu’ils nous serviront à prou-
ver que lusage des festins en ce jour n’a
point été introduit par le luxe moder-
ne, mais qu'il nous vient au contraire de
Pantiquité la plus recul‘e.
i Toutefois avant de parler du repas de
Noel dont l'usage règne à Venise com-
me dans tous les pays chrétiens, il nous
sénble à propos de mettre le lecteur àu.
fait de tout ce qui le précède.
Dans la place de S.t Parthélemy, au
pied du Rialto et sur les dégres même de
ce pont magnifique, s’élèvent un nombre
infini de baraques, occupées par des ven-
deurs de mille articles différens, C’est,
on peut le dire, un véritable marché: ici
un débitant de chapeaux étourdit les pas-
sants des éloges criards de sa marchandi-
se, et rassemble peu-à-peu autour de lui
un cercle toujours croissant d’auditeurs
et de chalands empressés; là un quincail-
Dal giorno della Salate noi ci traspor-
tiamo alla vigilia, del santo Natale. È,
questa un’epaca dell’anno festeggiata col-
le più vive dimostrazioni di gioia da tut»,
ti i cittadini. Era nata la Chiesa con
questo'giorno. Doveva dunque essere que-
sto per mille capi solenne nelle genera-
zioni, ed i primi secoli della Chiesa ne
diedero pruove loculentissime. Nè. sola-
mente l’ animo prese a solenneggiare
questo di, ma benanco il corpo, pars.
tecipando dell ebrezza dello. spirito.
Quindi è che i primi. cristiani nel dì
natalizio del Figlio Divino imbandiva-
no. le loro agapi, le quali erano più ab-
bondevoli e più ricche del solito, e per.
celebrar meglio il giorno stesso, e per
| soddisfare alla lunga patita vigilia. Non
è nostro andare toccando di ciò che oc-
corresse nelle agapi nel IV secolo del-
Vera volgare, ma è però nostro di con-
giungere gli antichi costumi della Chiesa.
coi presenti, perchè si sappia uou essere
l’uso delle cene in questo di un ritro-
vato della moderna mollizie, sì la conse-
guenza delle antiche sacre imbandigioni.
Senonche pria di dire sul vivandare
che tiensi a Vinegia la vigilia natalizia,
parci proprio disporre il lettore alla co-
noscenza di quelle cose che precedono
| costume medesimo.
Nel campo disan-Bortolammeo, à piedi
del ponte di Rialto,e fra le gradinate del
ponte stesso veggonsi di varic trabac-
che, tenute da vari venditori di merci di-
ferenti. Egli è un vero mercato. Qui
il cappellaio posta la sua mobile bot-
tega. a larga gola grida alla buona qua-
lità de’suoi cappelli, ed intrattiensi con
una folla di avventori che lo circondano:
la altre genti accorrono al chincagliere;
c la donnicciuola si asseita il pettine a
ler rivalise d’eloquence avec lui, entou-
ré d’un auditoire aussi nombreux, mais
composé bien différemment; ce sont les
femmes qu’on y remarque en plus grand
nombre; l’une veutun peigne, l’autre des
pendants d’oreille, celle-ci marchande,
celle-là achète et toutes crient à la fois.
Plus loin celui-ci vend des comestibles
étalés avec ‘symétrie sur des bancs, et
celui-là des cris taux, des verreries, de la
porcelaine et une infinité d’articles de
poterie; une foule d’acheteurs et de cu-
rieux se presse autour de lui. L’impa-
tience de l’un, le flegme imperturbable
de l’autre, l’empressement du débitant à
contenter tout le monde, sans négliger
ses intéréts, la variété des couleurs, des
formes et des dimensions, offrent le ta-
bleau le plus animé. Il n’est pas aussi
facile que l’on pourrait croire de répondre
à toutes les exigences, à tous les capri-
ces des chalands, sans négliger pourtant
de gagner quelque chose avec tous, et
c’est là que brille l’habileté da marchand.
Les fruits de la saison sont aussi éta -
lés à chaque pas. Les poires, les pommes,
les oranges, les noix, les châtaignes, les
amandes, les raisins secs, disposés avec
soin dans. des paniers arrangés eux-mé-
mes avec le meilleur goût du monde,
enchantent les regards avant de satisfai-
re lappétit. Mais le vendeur qui éeli-
pse tous-les autres et qu’entourent le
plus grand nombre d’acheteurs, c’est le
marchand de moutarde ‘et de nougat.
Si nous nous arrêtons davantage sur
ces deux derniers articles, c’est que
jamais la consommation n’en est plus
grande à Venise qu’à cette époque. Point
de table dont ils he fassent l’ornement ;
chacun en achète plus ou moins, selon
ses moyens, et l’usage de tant d’années
en a fait une espèce de devoir, d’obliga-
tion. Aussi le vendeur qui les débite, fier
du rôle important que sa marchandise
joue en pareil jour, se tieut gravement
debout derrière Ja planche de son éta-
et
capegli, compera frontali e iutte cose
che servono all’ornamento muliebre. In
altra parte salsamentari si affaccendano
a vendere saporiti lor salsicciotti, che
sulle panche lascian trasparire dalla fre-
sca pelle che luce i variicolori dello in-
terno impasto; e nemmanco ha suo che
fare chi vende bottiglioni, bicchieri di
vetro, chicchere ed ogni sorta di lavoro
in terraglie; anzi quest’ultimo € tanto
pressato, che ritorna a lui difficile satis-
fare sollecitamente alle mille voglie de-
gli acquirenti. Lo stare attorno a tutti,
servire a tutti, e da tutti possibilmente
guadagnare, è un ufficio scabroso che
pur bene si espedisce dagli-sperti ven-
ditori.
Le frutta di stagione fanno anch’es-
se loro mostra. Poma, aranci, pera, ca-
stagne, noci, prugne e via, ordinate sono
simmetricamente sovra le panche con
gusto e con grazia meravigliosi. Chi si
distingue poi in questo mercato per il
grande numero degli accorrenti è colui
che vende la mostarda ed il mandorlato.
Non è mensa che non sia per essi ral-
legrata: ognuno secondo che puote ne fa
acquisto, quasi per antico ed inverato
dovere. Questo mercante dunque, con
una certa aria d’importanza propria del
conoscersi necessario in quel dì, sta di
fronte alla sua panca, ed in mezzo alle
sue marcatanzie. La mostarda è riposta
in piccole mastellette lignee ed in rozzi
vasi, che nella forma per lo più agli etru-
schi somigliano;ed il mandorlato è a pezzi
lunghi e stretti, un all’altro alternativa-
mente sovrapposti, perche se uniti assie-
ame, perla sostanza loro attaccaticcia s’im-
panierebbero, e tornerebbe difficoltà nel
18
— 138 —
blissement ambulant. La moutarde est
contenue dans des vases de bois ou des
pots grossiers qui ressemblent assez par
la forme aux vases étrusques; le nougat
est coupé en morceaux longs et minces
que l’on superpose les uns aux autres,
l’un dans le sens de la longueur ct lau-
tre dans celui de la largeur alternative-
ment. On vend au poids la moutarde et
le nougat; les balances qui servent à cet
usage, fixées sur l’étalage en plein air,
sont ornées de papier peint et de rubans.
Mais il faut avouer, à dire vrai, que c’est
là le beau côté de ces boutiques amba-
lantes de moutarde et de nougat établies
au Rialto, car quant à la qualité de la
marchandise qu’on y débite, destinée en
général pour le peuple et la classe moins
aisée, elle est bien inférieure à celle des
mêmes articles que lon vend dans les
magasins de luxe.
Toutefois, pour si intéressant que soit
le conp-d’oeil qu'offre à vos regards l’in-
croyable foule qui se presse sur la place
de S. Barthélemy, sur le pont du Rialto,
dans toutes les rues qui y aboutissent,
celui que la poissonnerie . vous présente
ne l’est pas moins. L’ histoire nous ap-
prend qu’à Venise la péche a été de tous
temps la premiére ressource du pays.
Et comment aurait-il pu en être autre-
ment? Loin du continent, dénués des res-
sources dont ils avaient joui jusqu'alors,
nos ancêtres n’avaient qu’à jeter un re-
gard autour d'eux pour reconnaître quel-
le était la voie la plus prompte et la
plus sûre que la nature leur indiquait
pour satisfaire à leurs besoins. Les lagu-
nes qui entourent les rivages et les iles
de Venise abondaient en poissons; ils
devinrent bientôt |’ aliment le plus
commun. Anciennement chaque individu
s’adonnait à la peche,.et, dès qu’il avait
Pris autant de poisson qu’il en était
besoin , il le portait à sa femme et à ses
enfans sous humble cabane qui leur
servait de demeure. Nous le répétons,
dispensarli all acquirente. Questa. mo-
starda poi e questo mandorlatosi pesano
sovra bilancie, che sono fermate sul ta-
volato del venditore, e che veggonsi in-
vestite di carta fiorata e di screziati nastri .
svolazzanti, quasi ad attirare con la gaiez-
za de’colorile voglie di chi compera. Sen-
nonchè questi due dolci oggetti che al
tempo delle feste Natalizie si vendono
a Rialto, non possono vantare pari squi-
silezza di quelli che nelle botteghe di
lusso sismerciono, conciosciachè vengono
apprestati a poco prezzo, ed a quello che
popaleschi sogliono © possono shorsare,
Che se formicolano cittadini dal cam-
po di san Bortolammeo fin oltre alta
sommità del ponte di Rialto, e varie quan-
tità disoggetti in questo tratto di via ai
circostanti sguardi bellamente si appre-
sentano, non men bello e giocondo a ve-
dersi è il quadro dei costumi che offron-
si agli spettatori nelle pescherie.— A Vo-
nezia, dicono le storie, antichissima es-
sere stata la pesca. E chi nol sa? Lonta-
ni dal continente, diserti di speranze e
degli agi in quello lasciati, gli isolani no-
stri volsero il pensiero ai mezzi che Ja
natura porgeva loro più pronti a soddis-
fare i bisogni della vito. Le lagune che
i lidi e le isole viniziane circondano of-
fersero diversi animali marini, e si prese
cibo di quelli. Anticamente i pescatori
faceano poca elelta di lor prede. Ognuno
pigliava quanto gli fosse bastevole, e por-
tavalo nell’umile sua casa, onde a’bimbi,
alle mogli ed a’vecchi parenti il frugal
cibo apparare. La era un'arte di bisogno,
la era l’arte di tutti, la prima nostra arte,
poiché gli unici mezzi di operosità degli
avi furono la rete e l’amo. Sennonche a
e’était d’abord le métier de tous; mais à
mesure que les institutions politiques et
civiles se développaient sur une base
plus large, le nombre de ceux qui vivaient
de la pêche diminuait nécessairement, et
peu-à-peu la pèche ne fut plus la profes»
sion que de quelques citoyens qui, soit
-impuissance, soit éloignement pour des
occupations plus relevées, renoncérent
à tout autre travail et passèrent leur vie
à parcourir les lagunes dans leurs ba-
teaux. La laps du temps apportant sans
cesse de nouveaux perfectionnemens à
un métier, ainsi celui de la pêche s’ac-
erut, se perfectionna et même s’ennoblit
avec le temps. En effet le corps des pè-
cheurs obtint un quartier particulier dans
la ville, on établit des règlemens pour la
vente du produit de son industrie, ainsi
que pour les poids et mesures qui lui
étaient à ce nécessaire; en un mot, il
eut ses disciplines et ses lois.
Du temps de la république , l’ancien-
ne poissonnerie se trouvait là où s’éle-
vent aujourd’hui les jardins du Palaice
Royal, tout pres de la Zecca {Hôtel de
la Monnaie }. Mais après la chûte de la
république, le gouvernement crut, par
raison de salubrité publique, devoir em-
pécher dans un pareil endroit la vente
publique du poisson. En conséquence,
bientôt deux autres poissonneries rivales
s’établirent Pune du côté de la place
de S. Barthélemy, l’autre du côté op-
posé, toutes deux situées sur le Grand
Canal pour la commodité des barques
de pêcheurs qui peuvent ainsi apporter
le poisson précisément jusqu’au lieu où
on le vend. Ces deux poissonneries sont
vastes et bien pavées; des planches in-
clinées, disposées ‘à la file les unes des
aûtres, servent à étaler commodément le
poisson. Dans toutes les saisons de l’an-
née, on y en trouve une foule d’espe-
ces différentes; mais c’est aux fètes de
Noël surtout que la quantité :t la varié-
té des poissons surprennent réellement.
misura che crescevano i bisogni nazionali
per parte delle politiche e civili istitu-
zioni, scemava il numero di coloro che si
davano al pescare, ed a poco a poco quel-
lo divenne un esercizio esclusivo di alcuni
individui dello stato, i quali o per pochez»
za d’ingegno, o per ischifezza d’intrapren-
- dere cose più gravi, abbandonatisi delle
esercitazioni civiche, rimasero nelle loro
barchette a battere le onde salse delle
lagune sulle cerche di pesci. Questo co-
stume, perché la situazione di Vinegia è
sempre la eguale, non fu trasandato;
anzi, siccome avviene di ogni professio»
ne, che pel continuo esercitarla di nuo-
ve industrie arricchisce, anche l’arte
peschereccia quasi diremmo si nobi-
lito, ebbe suo posto apposito .nei quar-
tieri della città, furono regolate le misu-
re ed i pesi di cui dovevano valersi i di
essa esercenti nel vendere, ebbe infine
sue discipline, sue leggi.
A’”tempi della repubblica la principale
pescheria era dove ora pompeggiano i giar-
dini vicereali e d’appresso alla Zecca; ma
caduto il governo, si pensò per oggetto
sanitario e di urbanità d’impedire in que-
sto luogo così pubblico la vendita de’pe-
sci, ed in brev’ora primeggiarono quella
di san Bortolammeo e l’altra di là dal
ponte di Rialto, ambedue sulle rive del
gran canale pel vantaggio delle barche
peschareccie; le quali approdano con la
merce vicine ai venditori. Queste pe-
scherie, in luoghi spaziosi e lastricati, si
formano di lunghe e larghe panche a de-
clivio, in retilinea poste, sulle quali
stanno i pesci in bellissima guisa raccolti.
Le pubbliche mostre de’pesci che in es-
se si fanno ‘piacciono sempre per la
varietà e quantità loro; ma in nessuna
stagione sono tanto apprezzabili e rice
che, quanto hella vigilia del Natale. In
questo di, se tu muovi a quella. vol.
ta, non sai ove posare lo sguardo, se
sulla grandezza de’pesci o piccolezza, op-
pure sulle loro forme differenti o sulla
Si vous allez en parcil jour vous prome-
ner au milicu de ces poissonneries, vous
ne saurez où fixer vos regards; la gran-
deur ,l’énormité pour ainsi dire, la bean-
té, la fraicheur du poisson les aitirent
tour-à-tour. L’anguille, la sole, l’estur-
geon, la raie, le maquereau, le thon, le
merlan, le rouget, en un mot les poissons
les plus succulens ou les plus énormes
sont étalés dans d’immenses paniers ou
sur de vastes bancs.
En vain l’on tenterait de décrire la scè-
ne anime, bruyante, unique, dirons-nous
presque, que présente à la poissonnerie
de Venisé dans ce jour la foule innom-
brable et empressée d’acheteurs et de
gens de toutes les classes qui y courent à
l'envi. C’est l’usage à Venise que le riche
comine le pauvre, le noble comme le ro-
turier, aillent eux-mêmes y acheter ce qu’
ils désirent. Aussi bien souvent l’humble
servante chargée de son panieret la coin-
mere bavardey coudoient la grande dame
à la mise élégante, suivie de son laquais;
bien souvent le porte-faix insolent et le
gamin effronté y heurtent le grave rentier.
Les demiandes, les réponses se eroisent; à
peine le poisson vendu est-il emporté
que du poisson frais vient recouvrir les
planches dégarnies ; la variété, le mou-
vemenut, le bruit, l'agitation excitent l'in
iéret de l'observateur, et arrêtent ses re-
gards, charmésd’un spectacle si nouveau.
Aussi en pareil jour, chacun fait une
exception à la règle ordinaire d’économie
qui préside à sa dépense; on dirait que
les estomacs et les bourses se sont élargis
en meme temps. D'ailleurs les Vévitiens
ne'pensent point seulement dans ce jour
à régaler leurs familles; ils achétent aussi
du poisson peur l'envoyer à leurs amis
de terre-ferme.
bellezza e mostruositade loro. Da una
parte la lubrica anguilla con cammino
spirale tenta fuggire da’cesti, ne’ qua-
li va guizzando ; e da un altro lato il biau-
co sfoglio, ricercata vivanda delle mense,
posto sovra canestri ed appoggiato con
altri, ti presenta la sua squama di latte.
Tu vedi la triglia, di cui la pelle sem-
bra tralucere, la passera che si rabbatte
su’tavoli, ed il maculato gd che il suo
vicino con la coda flagella. Il pesce poi
che per la sua grandezza e maggiore ri-
cercatezza-il ghiotto interessa, è il rom-
bo, it brancino, lostorione, l’ostrica e via,
che bellamente ordinati fanno una com-
parsa più che altri riguardevole esoienne.
Egli è impossibile descrivere appun-
tino le scene che offre il numero grande
de’compratori e le differenti loro con-
dizioni, Tanto il ricco che il povero, il
nobile ed il plebeo portansi alla pesche-
ria a far procaccio di pesci. Quindi vedi
unasignora, elegantemente vestita, di for-
me gentili e di dolci maniere, accompa-
gnata da un paggio, portarsi a questo
mercato, e quivi scerre da se la qualità
de’pesci, far suo contratto, e comprare.
Ed il grave signore, non isdegnando il
costume, va anch'egli, e fa altrettanto
Quivi si alternano i contratti e le vendite,
le ricerche e le risposte, il venire di chi
vuole, l’andare di chi ebbe, e lo sparire
de’pesci: tutto è mutazione, energia, mo-
vimento, interesse : varie fisonomie; varie
condizioni de’ cittadini, varii aspetti si
assembrano: tutto offre uno svariato €
un piacevole che ti alletta e t° incanta.
In questo di però quasi tutti eecedono
nella spesa. Pare che gli stomachi appe-
tiscano più il cibo, nè si dee guardare
all’economia, perchè’il costume doman-
da una tavola più abbondevole, e gli a-
mici di terra-ferma il lor regalo di pesce.
N’allez point croire que Venise, qui se
distingue dans ce jour par l'abondance
et l'excellente qualité du poisson qu’on
y vend, soit inférieure à elle-même dans
la préparation culinaire qu'ils exigent
pour étreprisentés au repas du soir. Il est
d’usage immémorial à Venise de célébrer
ainsi la fete de la Nativité de Notre-Sei-
gneur, et les citoyens s’y occupent presqu'
aussi soigneusement des besoins du corps
que de ceux de l’âme. En ce jour, tout
bon pére de famille aime à voir ses en-
fans réunis autour de lui au repas de fa-
mille. Il regarde comme une douce jouis-
sance la prérogative à lui seul justement
réservée de leur distribuer les mets et les
fruits de Noël. Plus de distinction entre
le riche et le pauvre, le noble et le rotu-
rier ; aussi il n’est point de fête qui soit
plus chère à tous les coeurs que celle de
Noël: Les jeunes enfans ne lPaitendent
certes pas avec plus d’anxiété que leurs
parens qui regardent ce beau jour com-
mc un précieux reste des coutumes pa-
triarcales. Qui pourraît en effet s'intérese
ser plus vivement qu’un père à une fête
qui rappelle d'une manière si vive, la
plus touchante preuve d’amour- que
le Trés-Haul pot donner aux hommes?
À peine le premier plat a-t-il été ap-
porté, que le bon pére de famille pro-
mène un regard de satisfaction sur tous
ceux qui l’entourent, assis à la méme
table. Avec quel plaisir il voit disparaitre
les mets auxquels fait si loyalement
honneur l'appétit de sa joyeuse famille!
La premiére faim assouvie, de gais pro-
pos, de pieuses réflexions, une franche
et douce conversation, empreinte des
souvenirs qu’ un tel jour réveille, com-
mencent à dominer le bruit des four-
chettes et des couteaux désormais moins
actifs. Le souper n’a jamais lieu qu’ à
une heure avancée de la soirée, de
manière qu’il se prolonge trés-tard au
“milieu du silence de la nuit, unique-
ment troublé par la voix éclatante 1les
Ì
i
}
Che se Vinegia nelle sue pescherie li
buoni pesci appresta, dà, lo ripetiamo,
nelle notturne cene di quella vigilia il
miglior uso de’ medesimi. — È invetera-
ta costumanza di solenneggiare la Nati-
vità del Siznore con questi, e che i cit-
tadini non solo alla parte dello spirito,
ma ancora a quella del corpo deligente-
mente attendano. In questo giorno ogni
buon padre di famiglia ama aversi d’ in-
torno i figliuoli, e spartire fra loro i cibi
natalizi. Non è distinzione fra povero e
ricco, fra nobile e plebeo, fra maestrato e
civile. Nessuna festa è più cara alle fa-
miglie di questa del Natale. I giovanelti
figli anziosamente l’aspettano, e i genitori
la desiderano, quasi paia a loro esercitare
in essa un’autoritade patriarcale. Chi può
consolarsi meglio di un padre nel divi-
dere i suoi affetti co’propri in quel gior-
no in cui l’Altissimo mostrò il maggior
amore pei figliuoli della colpa! Egli sin
dalla prima imbandigione distende uno
sguardo sereno su tulti coloro che gli
seggono intorno; allettasi che i cibi si
consumino con l’appetenza che è figlia
di un digiuno religioso: mescola quindi
le idee della pietà verso il cielo e del-
l’umana caritade, fa sosta qualche. fiata
ai mangiari per volgere a: questo od a
quello de’suoi nati la parola, presen-
tandogli il pensiero del giorno che frap-
poco spunterà. Queste cene han luogo ad
ora avanzala, e per conseguenza per, mol-
ta notte sono protratie, nè vengono inter-
rotte da altro, che dalle grida di coloro
che vauno per le piazze e per le vie.
vendendo il lauro ed il ginepro, che é
costume in tal sera abbruciarsi ter-
minate le imbandigioni. Queste grida
ripercuotenti l’acre, che allora è chetto
e silenzioso, portano a tutti un senso di
piacere che di cara tristezza risente.
Soave costume! Mentre i cittadini sono
tutti raccelti nelle loro stanze. dati al vi-
vandare, per le vie che dapprima eccheg-
giavano dei suoni festevoli, una sola e
vendeurs de laurier et de genièvre que
chacun s’empresse d’acheter. Ainsi, alors
que tous les habitans, retirés dans leur
demeure, se livrent paisiblement aux plai-
sirs d’un innocent repas, ces rues, qui
ont retenti jusqu’à ce moment du bruit
joyeux et du bourdonnement de la foule,
désormais muettes et désertes, ne reten-
tissent plusque de la voix des vendeurs.
Au cri bien connu de ces gens qui répè-
tent: Laurier et genièvre une fois l'an-
nee!..... les domestiques empressés cou-
rent sur les portes, afin de les y attendre
pour en faire acquisition.
Le souper terminé, tous les fidèles s’a-
cheminent vers les temples sacrés. Alors
les rues de la ville, un instant silen cicu-
ses,reprennent comme par enchantement
l’aspect le plus animé ; on voit de toutes
parts les fidèles se diriger en foule vers
les différentes églises. Mais c’en est assez
sur l’agitation et le bruit qui s’emparent
de la cité en parcil moment; l’intérieur
des temples réclame notre attention à
plus juste titre. Reportons-nous un in-
Stant par le souvenir à ce jour et à ces
lieux sacrés; suivons la foule pieuse, fran-
chissons avec ellele seuil de l'édifice saint;
* nous voici dans l’église.....Quel spectacle
imposant se présente à nos regards! Au
milieu du profond silente qui règne sur
l'assemblée recueillie et de la demi-ob-
scurité, qui nous cache et nous laisse
deviner tour-à-tour les objets, s'élève
grave et solennelle la voix du ministre
divin ; à la tremblotante clarté des cier-
ges et des lustres qui scintillent comme
des étoiles au fond des nefs obscures,
contemplons cette mer detétes humaines
picusement courbées à la parole du pré-
tre. Admirable coup-d’oeil, que l'heure,
les souvenirs du jour, les espérances du
lendemain , mille autres circonstances
contribuent à rendre encore plus atten-
drissant! Religion sublime, comme tu sais
habilement associer les ressources de
Part vux touchantes cérémonies de ton
querula voce, grida alla dispensa dei sim»
_boli dell’immortalità.e della salute. Fra
le cene appunto si ricevono essi, appre-
stati da un servo della famiglia, il quale
udendo le parole lavrano e brusichio una
volta all’anno, discende alle porte e ne
fa acquisto.
7
Tolte le mense è già notte avanzata, e
proprio iltempo in cui i fedeli si portano
alle chiese per assistere alle solennità
che ad ore differenti sono tenute. Allora
le strade vagamente illuminate della
città anco una volta strepitano e sussura-
no per lo formicolare della gente, che
accesa dagli spiriti del vivandare, alle-
gramente quinci e quindi discorre. Noi
non ne istaremmo in capitale se rinnov-
vare volessimo il dire su quanto interviene
pelle vie nella notte del Natale. Meglio è
che ci portiamo a’templi col pensiero dei
devoti. Entriamo le sacre soglie, il feste-
vole addobbo degli altari,e la copia de’cerei
sugli alti candelabri avvampanti, e le lam-
pade chelentamente ondeggiano secondo
il moto dell’aere, ed il brulichio de’fedeli
che vengono ad adorare, e il sommesso
pregare degli: stessi risvegliano in noi le
idee della più augusta inspirazione. Infatti
vedere il bruno aere che s’aggira muto sot-
to le volte del tempio sebbene rischiarato
da tante faci, veder tanti arrazzi pendenti,
it lucicare di aurei ed argentei doppieri,
una moltitudine prostrata all'adorazione
del grande mistero, è una scena sublime
di commossione, è un interno diletto del
cuore, è un esaltarsi che fa Panima alla
contemplazione dei più grandi favori che
Pumana frallezza dall’ eterno amore ri-
ceve. Ma se a’cori si volga lo sguardo; la
gravità de’ leviti, la ricchezza de’ pa-
— À
culte! Ecoutez... tantòt l’orgue majes-
tueux fait retentir les voüles de ses
graves accords ; tantôt les voix harmo-
nieuses des enfans de choeur s’élevent
vers le ciel comme la flamme pure d’un
sacrifice Mais c’en est fait; l’orgue et
les voix se sont tus ; la foule des fideles
s’écoule à flots pressés par les portes
béantes de l’église, ct tout rentre dans
le silence.
Avant de terminer tout ce que nous
croyons devoir dire sur les fètes de Noël,
nousne sanrions résister à la tentation d’
insérer ici quelques fragmens de Washin-
gton Irving, extraits de son ouvrage inti-
tulé: Pot-Pourri ou Miscellanees, fragmens
dans lesquels il traite le même sujet, à
propos des moeurs anglaises, avec un ta-
lent auquel nos’ faibles efforts n’attein-
draient jamais; nous livrons donc au pu:
blic les passages suivants :
» Entre toutes les fètes, Noël est sans
contredit la plus intéressante. Son carac-
tere de gaité solennelle et pieuse, s’al-
liant si bien à nos vertus sociales, répand
dans tous les coeurs une douce et sainte
allégresse. Quoi de plus tendre, de plus
touchant que les fonctions sacrées de ce
jour? comme elles réveillent vivement le
souvenir de l’origine de notre foi, en ra-
menant la pensée du chrétien aux scènes
pastorales qui entourerent son berceaul....
Je ne crois pas qu'aucune musique puis-
se opérer sur mon coeur la sensation dou-
ce et profonde qu’y produisent, dans une
église gothique, un choeur nombreux et
un orgue sonore, répétant de concert
l’antienne joyeuse de Noël, et fesant vi-
brer à la fois chaque fibre du coeur et
chaque pierre de P antique édifice des
sons majestueusement gais et réjouis de
l’orgue, se mariant aux voix émues des
fideles..... ble
‘» D’ailleurs, la saison dans laquelle
tombe cette fête ajoute encore un attrait
particulier à celui qu’elle nous offre d’el-
4
"e I
ramenti, e la dolce e grata armonia degli
organi, delle tube, dei sistri, delle cor-
namuse; delle viole e delle cetre, ti ride-
stano viemmeglio in cuore impressioni
care d’amore, e le mobili fantasie, come
leggiere farfalle attorno lumiera, vanno
sulle onde armoniche, salgono per le vie
dell’ etra all’ empireo a comporsi all’in-
neggiare de’spiriti eterei. Mala cerimonia
si compì, si dileguano i pii, e tutta la
chiesa ritorna silenziosa e diserta.
Prima di metter fine al nostro dire
sulle feste natalizie crediamo non inutile
di quivi riportare alcuni frammenti di
Washington Irving, tolti dalla sua opera
Pot-Pourri o Miscellanea, frammenti nei
quali egli tratta questo medesimo nostro
soggetto, rapporto a’costumi inglesi, e
di una guisa che per avventure tornerà
gradita al lettore.
» Fra tutte le feste, egli dice, non vha
dubbio quella di Natale essere la più in-
teressante. Il suo carattere di gaiezza 50.
lenne e sacra si impadronisce de’nostri
cuori, e vi spande una dolce e santa al-
legrezza. E cosa v'ha di più tenero e di
più toccante chele ecclesiastiehe funzio-
ni di questo giorno ! Desse risvegliano nel
nostro pensiero l’origine della nostra fede,
e conducono il pensiero nostro alle scene
pastorali che circondavano la culla del
Nazareno...... Non credo che musica, per
eccellente che sia, possa produrre quella
sensazione dolce e profonda che in una
chiesa gotica desta l Alleluja di Natale
proferto da numeroso coro, accom pagnalo
sugli organi ‘sonori e ripetuto dalle voci
commosse dei fedeli.,..,
» D'altra parte la stagione nella quale
ricorre questa festa ag,iun,ne anch’essa
solennitade al Natale. In altre epoche
Sad
le-mème. À d'autres époques de l'année,
c’est au sein des beautés de la nature
que nous puisons la plupart de nos plai-
sirs..... Nos jouissances sont alors moins
concentrées, moins interneset notre exi-
stence est moins sédentaire. Le gazouille-
ment des oiseaux, le doux murmure des
sources, l’haleine parfumée du printemps,
la terre revétue de sa fraîche parure, le
ciel qui s’étend au dessus de nos têtes
comme un brillant dôme d’azur, chaque
objet, chaque sensation nous excite à la
joie, et grâce à cette surabondance de
tranquilles et douces émotions, nous nous
trouvons tout naturellement heureux.
3» Mais, au sein des frimats de l'hiver,
lorsque la nature, veuve «de sa parure
verdoyante, s enveloppe mélancolique-
ment dans les plis de son linceal de nei-
ge, lorsque l’atinosphère glacée engourdit
tous nos sens et semble nous interdire de
sortir de nos demeures attristées, alors,
contraints de demander des distractions
à nos facultés morales, nous sentons le
besoin d’embellir notre intérieur par les
plaisirs si agréables de la société. La tris-
tesse et l’aspect désolé de la campagne,
la mélancolique brièveté des jours, la
pénible longueur des nuits, en nous en-
chaînant au logis, ne permettent pas à
nos désirs de s’étendre à notre gré, cet
nous disposent à mieux goûter les agré-
mens des de famille... .. Un
coeur appelle unautre coeur. Alors, c’est
dans le fond inépuisable de tendresse que
renferme le coeur humain que noustrou-
vous nos jouissances les plus suaves; de
celte source profonde jaillit Pexpansion,
domestique.
réunions
pur élément de la félicité
» Où donc l'hospitalité
elle sous un aspect plus bienveillant ?
nous apparaît-
où donc son sourire a-t-il plus de char-
me et de eordialité, l’expression de lPa-
mitié plus de douceur et de bonhom-
mie, le regard de l'amour plus d’éloquence
et de suavité qu’auprès d'un rayon-
nant foyer‘d’ hiver ? Êt lorsque les sif-
4
dell’anno egli è
piaceri nelle bellezze svariate della na-
tura. Le nostre gioie allora sono meno
concentrate, meno interne, e la nostra
esistenza meno ristretta. Il garrire de-
gli uccelli, il dolce mormorio delle acque,
il profumo de’prati, la terra rivestita della
sua freschezza, il cielo brillaute di luce,
ciascun oggetto, ciascuna sensazione ec-
cita la nostra gioia, e mercedio questo
quadro, questi mezzi di svagamento, nok
ci troviamo naturalmente felici
che noi poniamo i nostri
» Ma nell'inverno, alloraquando la
natura vedova delle sue bellezze, melan-
conica per le eterne sue brine, per le gel.
lide nevi, perl’atmosfera triste ed algente,
allorchè tutto sembra intendirci d’uscire
dalle nostre attristate ‘dimore, noi sentia-
mo il bisogno di occuparci dei piaceri
proprii della società. La tristezza, l’a-
spetto desolato delle campagne, la me-
lanconia e brevità dei giorni, la penosa
langhezza delle notti c’incatenano nelle
nostre case e limitano li nostri desiderii,
disponendoci meglio a gustare i piaceri
delle famigliari rivnioni...... Un cuore
chiama un altro cuore. È allora che nella
tenerezza troviamo i nostri gaudi i più
soavi, è allora che questa tenerezza di-
viene la principai fonte della felicità do-
mestica.
» E daddovero, dove può mostrarsi la
vera e sincera ospitalità, dove il suo
sorriso puro e cordiale, l Sr né
dell’amicizia più dolce, lo sguardo d’ a
more più eloquente e soave che presso
una fiamma in focolare d’inverno? Ed
alloraquando suffia il vento, alloraquan-
do l’impeto suo scuote le porte, e fa sen-
è
UE Le
flements dé la bise glaciale retentissent
dans les corridors sinueux, lorsque les
raffales du vent ébranlent les portes,
gémissent sous les voùtes antiques et di-
spersent les cendres de l’immense chemi-
née, y a-t-il au monde de plus doux
plaisir que le sentiment intime de bien-
être que nous éprouvons alors, et la dé-
licicuse é
sécurité avec laquelle nous
promenons nos regards, comme pour dé-
fier la tempête et les frimats, sur le pai-
sible tableau d'intérieur que nous offre
notre commode appartement, réchauffé
et éclairé en même temps par la flamme
brillante d’un bon fèu?....
» Cependant, bien qu’il soit veuf de
son antique et solennelle majesté , le
jour de Noél est encore chaque année
l’époque du retour des plus sacrées et
plus sereines émotions; avec quel plai-
sir Poeil attendri contemple le réveil des
affections domestiques !.....
» Avec quel charme on suit les prépa-
ralifs joyeux de ce repas patriarcal qui
réunit, pour la premiere fois depuis long-
temps peut-être, les amis, les parents, les
membres d’une même famille! quel in-
térét dans les présents réciproques de
l’amitié, dans fes témoignages les plus
doux de l’affection, dans ces feuillages
verts, touchant svmbole de paix et d’a-
mour, qui ornent si bien l'extérieur de
nos demeures! ;
» C’est véritablement alcrs que les
liens de l'amitié et de la parenté se res-
serrent ou se renouent, et lamême saison
qui allume la flamme hospitalière du fo-
yer domestique, enflimme aussi dans
tous les coeurs le feu divin de la chari-
té chrétienne, si toutefois notre plume
peut se permettre un tel rapprochement.
A travers les déserts arides de l’àgemur,
le tableau riant de nos premières et
pures amours vient s’offrir, empreint
encore d'une brillante et virginale frai-
tire i suoi urli, portatori di tristizia e
di timore, alloraquando tuttii mali della
‘ fredda stagione son scatenati contro la
terra, vha egli maggior piacere che sen-
tirsi sicuri e riparati nel nostro comodo
appartamento, riscaldato e rischiarato e-
ziaudio per la fiamma brillante di un
buon fuôco?... …:
# Non pertanto, comeche il giorno di
Natale non ricordi più 1’ antica e solen-
ne sna maestade, egli è ancora quello iu
cui ciascun anno ritornarto alla memoria
le più soavi e tenere emozioni. E difatti
nelle cene proprie di questa sera, con
qual piacere 1° occhio intenerito non 0s-
serva il rinnovellamento delle affezioni
domestiche ! .....
» Con quale incanto non si contem-
pla i gai preparativi di queste patriar-
cali imbandigioni, che riuniranno per
avventura dopo tanto tempo gli amici
lontani, i parenti, i membri di una so»
la famiglia! Quale in'eresse nei doni
reciproci dell’ amicizia! nelle uo:
nianze le più dolci dell’ affezione! nei
verdi fogliami, simbolo di pace e di a-
more, che esternamente le nostre dimore
P
abballano e shit
sEglicallora che i legami dell’ amici-
zia e della parentela viemaggiormente sì
stringono e rannodano; e la stessa sta-
gione che alluma la fiamma ospitale nei
domestici focolari, accende in tutti li
cuori i faochi divini della cristiana ca-
rità, se però ci possiamo far lecito un
tal paragone. À traverso gli aridi deserti
dell’ eià matura, il quadro ridente dei
nostri primi e puri affetti viene ad of-
ferirsi bello ancora di una brillante e
virginale freschezza alla nostra immagi-
19
cheur, à notre imagination fatiguée par
les déceptions si cruelles de ce monde.
Il n’est pas jusqu’aux accidents les plus
insignifiants, les plus pénibles quelque-
fois; jusqu’aux moindres réminiscences,
je dirais presque jusqu’aux plus doulou-
reuses, qui ne revêtent dans ce jour de
fête, un caractère de félicité charmante
qui ranime notre esprit abattu......
» C’en est assez sur les fêtes de Noël
et sur ses usages. Il me semble entendre
plus d’un lecteur me demander grave-
ment: « À quoi bon tant de verbiage ?
espérez-vous par vos réflexions rendre
les gens plus sensés? » Non certes ; ce
ne sont pas les lecons de sagesse qui
manquent à l’humanité; combien ont
écrit et écrivent encore pour son instru.
ction avec mille fois plus de talent, sinon
de succès, que je ne pourrais le faire.....
Croyez-moi, mieux vaut donc plaire qu’
instruire; mieux vaut être joyeux cama-
rade que grave précepteur..... Après
tout, si je ne réussis pas, il ne peut m’en
arriver d’autre mal que de m’étre trome
pé; si au contraire, je parviens à déri-
der un front soucieux, à faire oublier un
instant ses chagrins au lecteur... je n°
aurais pas perdu mon temps tout-à-fait ».
+
nazione, stanca delle mendaci illusioni
di quaggiuso. Perfino gli accidenti i più
insignificanti. e talvolta i più penosi,
perfino le più lievi reminiscenze c quasi
direi le più dolorose, assumono in questo
giorno un’ aria di festa, un carattere di
quieta felicità che rianima il nostro spi-
rito abbattuto . ....
» Noi abbiamo detto abbastanza sulle
feste di Natale e sugli usi di quelle. Egli
mi sembra vedere più di un lettore gra-
vemente chiedermi:—Ed a che tante pa-
role? Sperate voi forse mercedio le vostre
riflessioni rendere il mondo saggio? —To
non ebbi questa intenzione: sono troppi
gli esempli di saggezza offerti all’umani-
tà; troppi hanno scritto e scrivono tut-
tora per istruzione di quella, ed in modo
assai migliore ch’io non feci. Credetemi,
e meglio piacere che istruire, è meglio
essere un gaio camerata che un precet-
tore severo . - . Dopo questo, se io non
incontro favore, non avrò altra pecca da
quella infuori di essermi ingannato. E
se al contrario fossi riusciuto ad occupa-
re piacevolmente una parte de? miei let,
tori, sarò abbastanza ricompensato ».
IBIZA
L’hiver couvre la terre de ses frimats.
Le souffle attristant du sirocco domine
sur les lagunes en souverain maître et
s’engouffre dans les rues tortueuses de
Venise. Le riche, mollement étendu sur
sés sofas de soie et de velours, renfer-
mé dans un appartement délicieux que
les poëles et les cheminées réchauf-
fent à l’envi, brave insoucieusement
les intempéries de la saison. Environ-
né par toutes les recherches du luxe, ne
concevant pas un seul désir qui ne soit
Noi siamo in inverno. L’alito dei venti
frigido soffia pella spaziosa laguna e vie-
ne a scuotere le viniziane contrade. Il
ricco si raccoglie nelle stanze in cui l’a-
ria è rarefatta dal fuoco delle stufe, ed
adagiato sui morbidi sofà sprezza l'ira
di aquilone, non cura il gelo , non la
fredda nebbia. Egli in superbi apparta-
menti ozia il giorno e buona parte della
sera, provveduto di tutti i mezzi a saziare
i bisogni della vita, ponendo meno fre-
quente lo studio a meditare sulle uma-
MR
aussitôt satisfait, comment pourrait-il
comprendre les tourments de la misère?
Nul souci, nul penser ne le travaille, ne
l’occupe, si ce n’est celui de se créer de
factices besoins, de nouvelles jouissan-
ces, et de se servir de ses richesses et
de son crédit présents comme d’un mar-
che-pied pour arriver à une plus gran-
de fortune encore. Les théâtres, les
réunions, les sociétés, les concerts, les
cafés, les fîtes de tous genres offrent
aux riches une source de plaisirs tou-
jours renaissante et toujours variée.
Chacun d’eux s’empresse d’attirer dans
ses salons la meilleure société; chacun
s’efforce de surpasser ses rivaux par le
faste de scs fêtes. A un jour dès long-
temps annoncé, il ouvre les portes de
ses superbes appartements, magnifique-
ment éclairés et décorés. Le beau monde
accourt, et plus d’une jeune femme:
y 3
éblouissante de parure et de beauté, plus
d’une jeune personne fraîcheet séduisan-
te, y attirent les regards des jeunes-gens
charmés ; la musique, la danse, une con-
versation brillante les animent, les oc-
cupenttour-à-tour,et bien souvent l’aube
vient les surprendre au sein des plaisirs.
Ainsi coulent rapidement les jours pour
ces mortels fortunés, Au reste, l’existence
des ouvriers mêmes, offre aussi ses com-
pensations et ses plaisirs. Après-six jours
de travail, le dimanche vient les délasser
des fatigues de la semaine entière, et ils
sont heureux à leur tour.
Les ouvriers nous conduisent tout
naturellement aux cabarets, et si la
transition n’est pas recherchée, elle ne
saurait du moins avoir plus d’à-propos.
En effet, les tavernes ou cabarets que
Von nomme à Venise magazzini, mot
ne miserie e sulla caducità delle cose
nostrali, e più spesso in approfittare
della propria industria e possanza per
accrescere gli agi dalla fortuna proce=
denti. Caffè, teatri, brillanti convegni
sono eziandio fonti per lui di piacere ; e
quando gliene venga a grado apre le suc
sale spaziose, le lumeggia di cerei, le
riempie di seggiolini, colloca una specie
di scena, e fa intuonare le note della
danza. Quivi accorrono gli eletti dra-
pelli della gaia gioventude; in queste sale
i. cuori delle vergini in mezzo al lusso
delle cose si dischiudono agli sguardi ap-
passionati de’ molli garzoni ; quivi os-
servi il brio e la vivacitade; quivi il
sorriso di ogni dolcezza. E qual sinistra
influenza aver puote la stagione invera
nale quando dal pranzo opipare allo stu-
dio od ai teatri si passi, e dai teatri alle
danze, dalle danze alle cene, ai sonni si-
curi sur morbide piume. L’ ima clas-
se poi del popolo, benchè priva di questi
mezzi, altri ne ha pe’ quali si difende
dall’ algente stagione. ll fabbro alla fu-
cina, il falegname al suo banco di lavoro,
e quegli altri artisti che lungo sarebbe
qui noverare, con l’ intensità dell’ope-
ra si raccendono ed infiammano. Oltre a
ciò, ne’ magazzini si ridono del rigore del
tempo, ne’ quali luoghi il molto numero
de’ concorrenti ed il vino che si tracan-
na, cavano un calore adatto a fugare il
freddo che intirizzisce ed abbronza.
Or che ci pizzica il cervello l’idea del
magazzino, moi reputiamo convenirsi
una descrizione adeguata di quello e di
tutto quanto vi occorre per entro. Cer- -
tamente ogni cosa che un tal luogo pre-
sentati è giuliva e festevole. E valga
dont je me servirai dorénavant moi-mè-
me, sont ici comme partout ailleurs le
rendez-vous de la classe ouvriere. Effor-
gons-nous d'y transporter nos lecteurs
en pensée au moyen d’une description,
sinon élégante, chose d’ailleurs peu com-
patible avec le sujet, du moins rigou-
reusement exacte,
A peine entrés dans ces magazzini,
nous promenons nos regards a l’entour
avec la satisfaction que la vue du plaisir
des autres ne peut manquer d’exciter
en nous. On y rit, on y boit, on y chan-
te, on y crie un peu surlout, mais len-
semble est amusant. À droite et à gau-
che de l'observateur s'étendent de lon-
gues enfilades de petits cabinets, munis
chacun d’une porte particulière, et d’une
table oblongue, de chaque côté de la-
quelle on trouve un banc de bois. Là
se déploie librement la bruyante gaité
des buveurs, entretenue par de fréquen-
tes libations de vin de Conegliano (1).
L’un chante, l’autre crie; celui-ci porte
la santé de sa maitresse assise à ses côtés;
celui-là appelle à tue-tete; le vacarme va
toujours croissant ct c’est alors que triom-
phe de maître ou la maitresse du 72a-
gazzino,
Ces
culation du numéraire parmi le bas peu-
lieux sont le centre de la cir-
ple. L’argent y cireule de main en main
comme te vin dans les verres des bu veurs.
ussi ne sont-ce point les seuls maitres
du logis qui y gagnent; un essaim de
colportears et de vendeurs de toutes sorles
de comestibles les aident à vider votre
bourse. En voici un qui entre: c’est un
marchand d’huitres, et d’autres coquil-
lages. Un tablier, un large pantalon ,
un gilet grossier, des bas de laine qui lui
lui montent jusqu’au genou et de retentis-
sants sabots composent son costume, très-
(1) Petit village des Etats Venitiens, où
Ton vendange le meilleur vin qui se vende
à Venise dans tes magazzini.
il vero, vedere in una spaziosa e larga
cantina capacissime botti cerchiate di
ferro in bell’ ordine collocate. e tutte
piene di quel saporitissimo vino che le
forze richiama e gli spiriti ricrea, è una
consolazione ictilicaute i fiacchi dalle
fatiche del giorno,
Se tu sbarri lo sguardo su quelle cel-
lette in lunghe file disposte, per leggieri
palancati di legno divise, con una sola
porta e con in mezzo una tavola di figura
parallelogramica, della quale da destra e
da sinistra due panche sono collocate, ve-
di la gioconda gente de’ bevitori in una
festa di vero tripudio. Qual d’essi empie
la tazza dello spumoso coneglianese (1),
quale offre il nappo alla bella da vicin
sorridente; chi senza respiro un altro
ne vuota : e chi con istridula voce ine
tuona il cantico dell’ ebrezza la brigata
a rallegrare. Né tu dei ire a cerco di chi
studii trar profitto del tuc buon umore
quando entri per associarti al numero
dei buontemponi: 1 oste allegro o la
vispa e confidente ostessa ti vengono in-
nanzi, ti offrono la stanza, e, sc meslieri
è, ti dischiudono la porta e t’ introdu-
cono,
ll magazzino è il paese del commer-
cio. Qui il denaro circola e gira come
il vin nelle vene ed il cervello per 1 va-
pori; quindi varii sono i venditori che
accorrono ad offerirti or questo or quel-
l’altro camangiare che meglio si presti al
tuo-bisogno 0 capriccio. Si presenta uno,
e picchia alla porta con su la testa canc=
stri zeppi di ostriche e di altri crostacci.
Costui è la persona più rozza ed inculta
nel vestire, ma più scaltra ed avida nel-
l’animo. Un grigiò gonnellone, larghi cal-
zoni, un ruvido gilet , un paio di cal: e
di lana biancastra che gli arrivano sin
(1) Vino di Conegliano ; qualità la
migliore che si vende in Venezia nei
magazzini.
peu recherché, comme on voit. Il s’ar-
rète un moment sur le seuil de la porte,
pose à terre le panier qu'il avait sur la
tête, puis salue les assistants à la ronde,
et leur. présente sa marchandise. C’estun
plaisir que de l’entendre crier à pleine
gorge, vantant l’excellence de ses hui-
tres, la modicité du prix et, par un raf-
finement d’éloquence, la satisfaction avec
laqueile il les vendra de préférence à des
chalands bien connus: de tous ceux qui
l’écoutent, il n’en est pas un seul peut-
être qui l’ait vu une fois en sa vie; mais
n'importe, la péroraison est de rigueur.
Afin des’en débarrasser plutôt, on achète
souvent ses huîtres sans avoir la moindre
cnvie d'en manger, ou, moins novice, on
se délivre de son importunité en le con:
gédiant d’un geste un peu brusque. Mais
malheur à vous si vous êtes le premier
à lappeler. Alors ses prétentions n’ont
point de bornes; et gare à vous si vous
les rabaïssez sans pitié! il ne vous épar-
gue ni son gros rire ironique, ni mé-
me de véritables injures de halle, qu’il
couroune insolemment en vous tournant
le dos. Mais les habitués ne se laissent
guère amorcer à cette comédie bien con-
nue; en effet, il s’éloignera de vous, il
sortira même de la salle, mais sil voit
que vous ne soufilez mot, soyez sûr qu’il
retournera humblement à vous, protes-
tant qu'il perd au marché, mais que
vous avez l’air d'un digne homme, d’un
bon chaland et que c'est ce qui le déci.
de à vous contenter,
Mais la voix criarde du vendeur de
céleri qui vient frapper nos oreilles,
détouine notre attention du vendeur
d’huitres dont nous nous sommes d’ail-
.Jeurs assez long-temps occupés; le mar-
chand du céleri qui relève si bien le goût
du vin, mérile à coup sûr la seconde pla-
mn
sopra il ginocchio, due alte lignec pia-
nelle o pantofole nei piedi, sono le’ vesti
di lui. Fattosi vedere alla porta, si leva
dal capo i suoi canestri per poterli in-
trodurre liberamente ; entra riverendo
a coloro che sono nella stanza , ed offre
la sua roba con un garbo proprio del suo
mestiere. Piace sicuramente vedergli co-
me s’ insinuano, dopo aver gridato a
larga gola a chi volesse comperare, met-
tendo in mezzo l’eccellente qualità, il mo-
dico prezzo ed il piacere che provano di
poter servire a’buoni avventori, de’ quali
per avventura non avranno giammai ve-
duto la fronte. Quante volte non avviene
che costoro si impuntino abbiasi a man-
giare le loro ostriche, e costringano con
una singolare peschereccia petulanza a
doverne fare acquisto! Se non che, è tan»
to conosciuta la loro importunità, che il
più delle volte chi gli vede, con cenno e
con mano se gli allontana di subito.
Quando poi si domandano, allora sono più
vantaggiati nelle loro pretese. Guai a te
se stai molto al di sotto di ciò che ti
chiegeono: ti ghignano in volto, sanno
dirti che non te ne sai punto di ostri-
che, che Vinegia non è il tuo paese, che
puoi fartela senza col maggiore tuo uti-
le, e quasi per corollario ti danno le
spalle. Non la è poi così: usciranno an-
che fuori della stanza ove tu sei, se ne
allontaneranno ; ma se odono che non
zittisci, allova tutti buoni ed affabili ven-
gono strisciando innanzi a te, e ti assi-
curano ch’ ci sono galantuomini, che
nov hanno bisogno di tagliar altrui i ca-
voli in testa, insomma che vogliono che
tu tiserva, perchè vedono che tu hai vi»
so di essere onesto e buon compratore.
Ora lascia lì questi venditori di ostri-
che, e tira l'orecchio alle parole di quel
buon uomo che viene vendendoti il ce-
leno per gustar meglio del vino. Le isole
di Venezia fecondissime forniscono i ce-
leni più gustosi e salubri, più freschi e
belli che mai vedere si possa, Grosso il
— 150 —
ce. Nos ilots produisent en abondance
cet herbage qui est chez nous d’une excel:
lente qualité. Aussiles buveurs intrépides
Je recherchent, et le prix en étant tres-
modéré, le débit en est grand, ainsi que
le nombre des vendeurs. C’est dans un
panier de joncs que ces derniers portent
le céleri; ils savent si bien en vanter la
saveur avec l’éloquence grossière dont
un marchand n’est jamais dépourvu, qu’ils
font, comme on dit vulgairement, venir
l’eau à la bouche des buveurs et chacun
d’eux s’empresse d'acheter.
Nous avons avancé une opinion un
peu hasardée en disant que tous ces ven-
deurs ont un fond naturel de faconde ;
il faut certes faire un exception à la regle
quant aux pelits marchands de zalettini
(c’est le nom que l’on donne à Venise à
des gâteaux de différentes formes et gran-
deurs, mais tous uniformément compo-
sés de farine de maïs, assaisonnée avec
quelques grains de raisin sec).Qu’attendre
en effet de pauvres montagnards de Pago,
de Feltrino, de Cadore? Nés de parents
misérables, dans une cabane plus misé-
rable encore, ils grandissent au milieu de
la plus complète et de la plus rude pau-
vreté. Privés chez eux des moyens de
se procurer les commodités de la vie
que les humbles champs ne sauraient
leur fournir, ils habitent, sous un âpre
climat, unsolrude, montueux, escarpé, et
vivent au milieu de leurs sauvages com-
patriotes dont la garde des troupeaux est
Punique occupation, et qui, pour tout dé-
lassement, ont le chalumeau et la vielle ru-
stiques sur lesquels ils accompagnent gros-
siérement des chansons villageoises, heu-
reuxlorsqu’ils ont un quartier de chevreau
fumé(ou pour mieux dire enfumé)suspen-
du à un croc dans leur misérable chaumie-
re. Passant ainsi une pénibleexistence au
milieu des boeufs, des bêtes de somme,
et des instruments de labourage, il est
tout naturel que beaucoup d’entr’eux,
gambo, lunghissime le foglie, tatti bian-
chi, si comperano avidamente all’oste da
coloro cui sta bene in mano il bicchie-
re. Moderato essendone il prezzo, n° è
quiadi grande lo smercio, e molti li vene
ditori. Hanno una cesta contesta di vi-
mene, di un solo fondo cd accampanata
alla parte superiore, nella quale è conte-
nuto il saporilissimo erbaggio. Codesti
venditori non mancano dell’ eloquenza
propria di chi vende: dipingono il celeno
coi colori più vivi, e mettono in succhio
i bevitori, sì ch’ei senza più ne fanno lo
acquisto.
Indarno però tu chiederesti brio ed
eloquenza nei venditori de’zalettini, ap-
pellativo che i Viviziani danno ad un
pane di farina di grano turco ingemmato
all’intorno di alcuni grani d’uva. E qual
brio, e quale eloquenza vorrai tu dai
montanari del Pago, del Feltrino e del
Cadore? Nascono in miseri tuguri, da
misera gente, al mantenimento della
quale non basta la provvigione che dai
campi ricavano. Senza mezzi a potersi
ivi fornire almeno di qualche comodo al
vivere, più nel freddo che nel caldo vi-
venti, solto un cielo che piove spesso le
nevi e le brine, con un suolo innanzi
agli occhi ineguale, aspro e scosceso, fra
connazionali dei quali il miglior studio
e pasturare la greggia, la più dolce mu-
sica quella dello zampogna e della vivo-
la, il canto più soave qualche inculta
canzone in illo tempore modulata quan-
do i patriarchi delle generazioni si divi-
sero fra sè i monti e le valli, cresciuti
fra le conversazioni dei buoi e delle pe-
core , rallegrati in casa dall’aspetto delle
terga affumicate ‘di qualche capra ste-
rile, dalla marra, dal rastrello, dalla van-
ga, dalla zappa c dall’adunca falce, più
pieni di una fame studiosa e conta, che
di un cibo sufficiente e squisito, costoro
sono gli uomini che hanno gli animi in-
clinati ad abbandonare il patrio covac-
cio, ed a fare nel tempo invernale le
dégoûtés d’une si dure vie, abandonnent
lcur pays natal, pendant l’hiver surtout,
et quittant ies sauvages cimes des Alpes,
viennent chercher une destinée plus sup-
portable au sein de Phospitalière Ve.
nise. C’est au nombre de ces derniers que
seirouvent nos petits marchands de zalet-
tini, que vousseriez charmé comme nous,
- sans nul doute, d’entendre raconter dans
leur patois naïf et rustique les aventures
de leur voyage et leurs projets de fortune.
Ils arrivent tous avec un richetrésor d’es-
pérance qu’ils transforment bientôt en
quelque chose de plus solide, à force de
vendre dans les rues au bas peuple et
aux ouvriers, aux enfants, etc., des zalet-
tini, du pain, des biscuits, le tout à wr
centimela pièce. Après avoir lu les détails
précédents, vous pouvez facilement ima-
giner, lecteur, ce que l’on peut attendre
de ces pauvres montagnards. La soif du
gain les pousse dans les recoins les plus
obscurs de la ville; on les voit cou-
rir de magazzino en magazzino étourdis-
sant les passants de leur eri nazillard.
Et ce ne sont point seulement ces lieux
qu'ils fréquentent; raides et impassi-
bles ils parcourent les places, les mar-
chés et les rues de la ville. Le bas peu-
ple ou pour mieux dire la canaille de
Venise étant sans contredit la plus effron-
tée et la plus maligne qu’il soit possible
d'imaginer, il en arrive souvent que quel-
que gamin, poussé du désir de mal faire
à la seule vue de nos montagnards, véri»
table espèce de statues, ne peut résister à
la tentation de leur jouer un tour, Alors,
si un de ces pauvres diables s’arrête un
iustant ou détourne les yeux de son pa-
nier, le gaillard en profite pour lui esca-
moter un pain, qu’il lui paie d'ordinaire
en lui enfonçant son large bonnet jusque
sur les épaules; aussi le malencontreux
montagnard, terriblement empêché dans.
cette coiffure, est bien souvent obligé,
pours’en délivrer, de recourir à l’aide de
suclque passant charitable,
lunghe peregrinazioni dalle ruppi delle
alpi ai maestosi palagi dell’alma cittade
de’ Veneti. Come e’ parlano dei loro
viaggi e delle loro fortune qui entro nel.
la nostra capitale, parci di sentir Titiro
appresso Virgilio quando narra a Meli-
bro ke sue buone venture a Roma occor-
segli per quella che Augusto gli avesse
fatti de’bei vantaggi. Vengono cotestoro
con la grande ricchezza della speranza
e con le idee delle rupi, e si mettono a
voler vivere contentando il pubblico
della saporosa pasta dei zalettini, del pa-
ne bianco e delle ciambelle, che equival-
gono al gusto di un centesimo , prezzo
invariabile di ciascuna. Puoi imaginarti,
o lettore, dopo tutta questa istoriella cosa
di buono possa venir fuori da questi
montanari. Né solo ai magazzini fanno
di se e delle lor robe questa mostra pom-
posa, sì anco per le piazze e per le vie,
e vanno duri ed impassibili, e s° impo-
stano qua e là, che paiono tanti avvisi.
attaccati alle colonne. Siccome poi vi
sono nelle cittadi moltissimi umori, e la
bassa plebe di Venezia forma verace=
mente un’accademia di umoristi, così in-
contra parecchie volte che qualche po»
polescò viniziano, o stuzzicato dalla fa-
me, o sospinto dal desiderio d’ insolenti-
re,agguardando a queste gelide statue si
senta venire il ticchio di far loro la bur-
la. Mentre il buon venditore, grosso, tar-
chiato e tondissimo si sta fermo così per
le pubbliche vie, di retro vagli tale che
pigliatogli di celato un pane non si con-
tenta, ma gli vien voglia di pagarglielo
ficcandogli la berretta fino alle spalle, e
sì il lascia impacciato nel vedere che non
sappia che farsi, o trarsi quella visiera
dagli occhi, o chiamare l’ aiuto del buon
passeggero.
Ces petits marchands ne possèdent pas
un souen propre, et c'est toujours pour
le compte d’autrui qu’ils débitent leurs
zalettini ou autres denrées. Ils dépendent
tous d’une espece de chef, d’entrepreneur,
qui les accucille à leur arrivée de la
montagne et leur trouve aussitôt de l’em-
ploi, les chargeant de débiter dans la
journée une certaine quantité de zalet-
tini, petits paius, et autre marchandise
semblable qu'il leur distribue de bon
matin. Non-content de ces premieres at-
tentions, il fournit à chacun d’eux pour
la nuit un logement et mème un mau-
vais grabat; c’est dans une vaste salle
ouverte à tous les vents qu’il héberge en
commun un certain nombre de ces petits
malheureux, Mais ses prévenances ne se
bornent point là ; outre le métier et Île
logement, il leur donne encore à diner;
de la polenta et du fromage, voilà ce
que nos pauvres montagnards peuvent
désirer de mieux. Pour Ie coup, vous
croyez, lecteur, que les soins généreux
du chef ne s'étendent pas plus loin; point
du tout: sachez qu’en véritable prince
de la montagne, il leur accorde un in-
térèt dans le produit de la vente, ce qui
leur permet de mettre en réserve quel-
ques sous à la fin de chaque semaine.
Vous ne sauriez vous faire une idée de
Vordre et de Vactivité admirables qui
régnent dans cette république de mar-
chands de zalettini. Le chef en effet n'e-
xerce point un pouvoir absolu et tyran-
nique; c’est en père, en ami au contraire
qu’il commande: aussi tous ses petits
montagnards lui obéissent avec une exa-
clitude empressée, bien sûrs qu’il n’abu-
sera jamais de son autorilé, et qu’il
n’a en vue que le bien commun. Les su-
balternes et leur supérieur é'ant réci-
proquement nécessaires les uns aux au-
tres, et lifs d’ailleurs par une solidarité
évidente d'intérêts et d’espérances, la
paix et la régularité regnent sans effort
ét sans interruption au sein de cette
= =
Cotal genté di tapini mercanti di pro-
prio non hanno niente a questo mondo,
e la merce che vendono dispensanla co-
me cosa altrui. Evvi fra essi un tale a
cui la fortuna diede il primato in giuris-
dizione, il quale accoglieli dalle alpi pro-
venienti per esercitarli nella vendita dei
zalettini, dei pani e delle altre ciancia-
fruscole. di cui dà a ciascuno un nu-
mero determinato. Non è poi avaro di
cortesie verso questi suoi operai! Offre
loro per riposare la notte un sonante pa-
gliariccio , ponendogli tutti in varii letti
luvghesso un largo camerone che servi.
rebbe meglio di topinaia. Per i buchi di
questo abitacolo quinci e quindi d'inver-
no soffia il vento, e precipuamente per le
finestre fatte alla spezzata che cigolano
sui cardini come buffa gli muova. Oltre
a ciò; assicura loro il pranzo; 1] quale se
sia polenta a sufficienza rallegrata dal
cacio , è il meglio eh’ ei dare e che i
suoi operatori desiderar possano. Questo
però non basta all’ animo generoso di
questo principe de’ montanari. Sopra la
quantità di merce che vendono concede
loro un agio, perchè col lasso d’una set»
timana possano colar loro in tasca ‘dai
cinque ai sei baiocchi. Non si può dire
come questa repubblica dei venditori di
zalettini si mostri ben ordinata ed atti-
va in ogni sua parte. Il copo supremo
non esercita una podestà assoluta e ti-
rannica, egli invece la fa da padre, da a-
mico e da consigliero ; vuole che i mem-
bri componenti quel corpo morale ub-
bidiscangli più per conoscenza che han-
dei loro bisogni, di quello che per una
necessità imposta loro dal suo capriccio,
Utile egli a loro , eglino utili a lui, per
comunion d’ interessi mostrano un’ e-
guaglianza di condizione, e per rapporto
di autorità un governo monarchico, as-
soluto in apparenza, ma in sostanza co-
stituzionale. Quivi il comando è dolce,
pronto ed innocente 1’ ubbidire ; i pen-
_sicri sono moderati , discreti i desiderii,
grossière communauté, Là, le comman-
dement cest aussi doux que 1’ obéissance
est promple et entière; tous les désirs,
tous les projets sont modérés et honné-
tes; là, point de querelles, de rivalités,
d’ innovations ; tous tendent au même
but avec une égale ardeur. En un mot,
il est impossible de trouver une réunion
d'individus plus tranquilles, plus hon-
nétes, et l’on ne saurait trop louer la
discipline et les sages moyens par les-
quels le chef de la communauté est venu
à bout d’ établir et de maintenir dans
"son petit gouvernement légalité, l’atta-
chement mutuel, la sobriété, la confian-
ce, les bonnes moeurs, enfin toutes les
vertus dont ses petits sujets sont susce-
ptibles; aussi les rend-il heureux autant
qu'ils peuvent l’étre dans leur condi-
tion. Mais terminons ici cette longue
digression à propos des marchands de za-
lettini, et relournons au magazzino où
nous rappellent d’ailleurs le vacarme et
les chants joyeux des buveurs que nous
y avons laissés.
Lorsque leurs cerveaux troublés par
les vapeurs du vin qu’ils ont bu large-
ment, commencent à en donner des si-
gues non-équivoques, et que leurs jam-
bes alourdiesneremplissent guére micux
leur office accoutumé , alors nos ivro-
gnes d’une part et de 1’ autre les plai-
sants qui abusent de leur état pour s’a-
muser à leurs dépens, nous présentent
les scènes les plus divertissantes. —Croi.
riez-vous, lecteur, que les cabarets soient
le rendez-vous des beaux-arts? — C’est
‘ cependant ce qu’on affirme ici positive-
ment. Vous vous récrierez là-dessus,
vous accuserez peut-être l’auteur detran-
cher les questions un peu lestement, mais
la chose est ainsi. On vous citera même
à Pappui Pautorité de Gaspard Gozzi
qui, dit-il par parenthèse, laisse bien loin
derrière lui dans ses peintures des moeurs
vénitiennes les Scènes de la Vie pari-
ogni novità c dispetta, le rivalità ignote,
non si aspira ad altro che a serbare la
unità. Insomma è upo di que’ governi
chesa conciliare ad una volta l'interesse e-
conomico morale ed il dilettevole. Se tutti
vedessero addentro questa maniera di so-
cietà che vive indipendente dipendendo,
che non eccita la invidia di nessuno,
certamente loderebbero 1’ ugualità che
ella mantiene, il semplice costume, la
incorrotta fede, la frugalità della vita, la
continenza e tutte quelle altre virtù che,
dispogliando gli uomini di molti bisogni
che sanno fabbricarsi con la vantata loro
civiltà, gli rendono presso che intiera-
mente felici. Ma lasciamo questa gente
frugale, che forse così si mantiene per
la condizione degli umani negozi, e ri-
torniamo di bel nuovo ai bevitori nel
magazzino.
Quando il cervello non istà più in ar-
co, e che la ingorda voglia del vino si fa
sentire alle arse fauci, allora le mobili
fantasie vigono meglio,e le bizzarrie bal-
zan fuori e le mimiche scene e le fioc-
che cantilene e tutta quella baldoria si
vede che sanno fare gli ebri, e queglino
che della loro ebrietade approfittano.
Chi penserebbe che }’ osteria sia una ri-
produzione simultanea di tutte le arti
belle? Certo taluno griderà alla croce
perchè ci venga il ghiribizzo di sputar
così a tondo su questa materia: Pure la
bisogna va così. Quell’immortale osserva-
tore di tutte le scene cittadine, Gaspare
Gozzi, che in trattare i Costumi Urbani si
lascia addietro la descrizione della vita
parigina dello sconciamento brillante si-
gnor de Balzac, quegli è che questa idea
ci svegliò. E dove mai la danza, la mu.
sica, la pocsia, la pittura conducono le
20
— 154 —
sienne de lénsipide Balzac (*). Mais pour
retourner à notre sujet, n’est-il point
vrai, dites-moi, que la danse, la inusi-
que, la poésie , la peinture , et coctera,
brillent admirablement dans les caba-
rets ? — Latête pleine des vapeurs du vin,
es jeunes étourdis sortent en troupe du
magazzino pour aller parcourir les rues de
la ville chantant à tue-tête les airs d’opéra
en vogue, quelquefois-aussi les grossières
chansons de la populace, et plus souvent
les airs qu’ils viennent d’entendre jouer
ou chanter au cabaret par les musiciens
ambulants ; c’est l’usage en effet à Ve-
nise que ees gens-Jà aillentnon-seulement
de café en café, mais aussi de magazzi-
no en magazzino, charmer ou étourdir,
à votre choix, les oreilles des auditeurs.
Ces gens-là sont bien la plus curicuse
espèce qu’il soit possible de voir. Faits
tout exprès pourle métier de grippe-sous,
ils ont grand soin de conduire avec
cux une femme jeune et belle, si faire
se peut, confiant sans doute beaucoup
plus, et ils n’ont sûrement pas tort en
cela, dans le charme de ses souris et de
ses oeillades que dans celui de leur mu-
sique ; c’est elle qui est chargée d’ordi-
naire, comme l’on pense bien, de re-
cueillir les offrandes des spectateurs. C es
musiciens ambulants sont habituellement
réunis en troupes de trois, quatre ou cinq
individas, et même davantage, dirigées
par un chef élu du commun accord de
ses compagnons. C’est lui qui remplit les
fonctions de directeur d’orchestre, ha-
rangue au besoin l’assistanee, donne les
ordres nécessaires, et cumule aussi très-
(*) Je ne contesterai certes point le me-
rite de l'illustre Gozzi, et je pretends en-
core moins défendre Balzac aveuglément,
mais il me semble qu'on pourrait louer
dignement Gozzi sans rabaisser si fort
et si à-dessein, l’auteur du Lys dans la
Vallée, du Père Goriot et dEugénie
Grandet. (Note du Trad.)
più naturali espressioni se non al magaz-
zino ? Di qua tutti pieni del fumo del vino
escono i giovani baldanzosi, e ripetono
come più sanno meglio i pezzi delle ope-
re teatrali, unendo a queste le popolari
canzoni e le peschereccie che per le pub-
bliche vie e per le lagune si cantano. Ne
sono i soli bevitori che in questo luogo
sciolgano armonie e cantilene, ma gli spe-
culatori, che musicì ambulanti noi chia-
miamo vi entrano, e fanno sentire lor
note. Cotai musici sono la più curiosa
razza che si possa vedere, ed hanno tutte
le doti per formare gli accatasoldi. Sono
cotestoro accompagnati quasi sempre da
una qualche donna che dolce ride e dol-
cemente parla, e quando si presentano
avanti a’ crocchi de’ bevitori lo fanno in
guisa che pare si tengano in grave orran-
za. Uomini che esercitano quella profes-
sione per cui Apollo allegrava in Delo ed
in Cira le sorelle de’ canti, sanno quel
che fanno! Ma vediamoliin azione.Alza la
testa il direttore d’orchestra collo sguär-
do acceso per volgerla sugli astanti ed
umiliarla poscia su’ compagni. Quest’è il
segno, e subito la dolcezza del ritmo pio-
ve il piacere sui cuori. La grossa o sot-
til gente de’ bevitori - cessa la crapula,
ed a tesi orecchi riceve nell’ anima la
grata armonia che traspare dagli sguar-
di giocondi. Dopo una introduzione ese-
guita da violini, da clarinetti, da trom-
be e via, le famose bocche de’ cantori
si aprono al canto, che mai sempre di-
sposano a musicali stromenti. E qui uno
ti fa sbalordire pella rattezza dei mot-
ti e pel subito impeto della ritmica vo-
ce che a que’ motti si accompagna; un
altro per lo sbarrare degli occhi, pel
contorcere del collo, pel ripiegarsi da
destra a sinistra; insomma sono la im-
magine di uno sforzo de’ più poetici per
partorire versi e concento, e vengono
bene accetti ed applauditi. Che se poi
ta è donna, e se la è giovane e bella, ella
viene ricevuta come un prodigio, come
souvent la charge de vaissier. Le violon,
la flûte, la guitarre, le cor et même la
basse, sont en général les instruments aux-
quels ils s’adonnent de préférence, et
parfois ils en jouent très-passablement ;
dans ce dernier cas, un étranger est
toujours surpris de voir l'attention et le
plaisir remarquables avec lesquels ils sont
écoutés, même par les gens du peuple les
plus misérables ; c’est que le peuple est
musicien-né à Venise comme dans tout
le reste de l’Italie. Les chanteurs et les
chanteuses y sont au reste inséparables
des joueurs d’instrument, ou bien ils
chantent en s’ accompagnant eux-mé-
mes. Quant aux femmes, si elles sont
jeunes et jolies, pour peu que leur voix
soit tolérable, elles ne peuvent manquer
d’être applaudies dans unlieu oùles indi-
vidus de Pautre sexe, et les jeunes-gens
surtout, sont en grande majorité. Elles
excitent souvent un enthousiasme véri-
table, et, comme on le croira sans peine,
les beaux cheveux noirs, la physionomie
piquante, les yeux agacants et les formes
séduisantes de quelques-unes d’elles con-
tribuent à leur succès beaucoup plus
efficacement que leur voix. Lorsqu’elles
ont fini de chanter, elles vont , ainsi que
nous l’avons déjà dit, recueillir les dons
de leurs admirateurs, et bien peu se re-
fusent à déposer quelque argent dans
le gobelet qu’elles présentent à la ron-
de. — Tous les goûts trouvent de quoi
se satisfaire au magazzino ; aussi y ré-
gne-t-il un flux et reflux perpétuel de
pratiques.
On vous a déjà appris, lecteur, que
toutes les petites industries ainsi que tous
les beaux-arts se trouvent réunis au ma-
gazzino ; on vous a parlé de la musique
et des chants qui y brillent d’un éclat si
vif, mais ce n’est point tout encore : aps
prenez que la peinture , la danse et la
poésie n’y sont point oubliées. Et pour
preuve, voyez ce gamin qui, la main ar-
mée d’un morceau de charbon, bar-
un portento. Quella cetra al collo, quel-
le trecce lucide e coltivate che vanno a
sederle sulle rotonde spalle, quella rete
leggera che le tiene raccolte, dalla quale
pendono rosei nastri e molli fettuccie,
quell’ abitino sinuoso che s’ informa be-
ne alla persona, quelle movenze ap-
passionate degli occhi pietosi con cui
accompagna il canto sono l'estasi dei
bevitori. E chi non dice un ave all’ an-
gioletto che tanto commove, chi non le
dà l’obolo di riconoscenza? Villano e
scortese colui che quello e questo ne-
gasse. A Venezia no. Ognuno dà mano
alborsiglio,si picca di generosità, ed anzi
che un baiocco versane più in quel piat-
tellino che la gentile offre con un garbo
de” più belli della terra. Egli pare che
al magazzino nulla sia che al lieto vi-
vere appartenga che non concorra. Ivi
è un flusso € riflusso, un mondo che va
e che viene : tutti convengono qui d° o»
gni pacse, tutti qui sono inventori, tutto
è meraviglia, portento, miracolo !
Tu udisti che nel magazzino di mol-
ti venditori concorrono, tu ti se” imbal-
samato della musica e de’ canti; sai tu
mo’ che v'è di più ancora? La pittu-"
ra, la danza e le altre belle arti dove
le lasci? Qui vedi uno che, preso in
mano un carbone, su per le pareti segna
fantocci, dipinge figurone, fa pittorici
capo-lavori; là uno si sente inspirato, ed
a ribocco snocciola versi e canzoni da
bouille hardiment la muraille qu’il cou-
vre de dons-honmes, de nez ct d’oreil-
les; voyez plus loin ce porte-faix à moi-
tié ivre qui, inspiré par le jus de la
treille, déclame ou même improvise avec
une assurance imperturbable; voyez plu-
iòt cet autre qui, non-moins ivre que le
premier, mais diversement occupé, danse
avec une grâce et un aplomb à-peu-près
égaux. N’admirez-vous pas ces pirouet-
tes, ces entrechats, ces cabrioles éton-
nantes ? En un mot, le magazzino, tel
que nous l’avons décrit , offre des scè-
nes si curicuses que plus d’un homme
riche, plus d’un artiste habile, et en cela
nous ne craignons guère d’être démentis,
vont parfois y chercher des distractions,
et des sujets d'étude.
fare invidia a qualanque trovadore ; di
quindi uno scioglie i piedi alla danza
bene, tanto che € la stessa natura am-
maestrata dal vino che muoveli, e ti al-
letta quel ciondolare delle teste, quelle
sbarrate di braccia, quell’incurvarsi del-
la persona, Infine tante scene presenta
questo benedetto magazzino, che alcuna
fiata eccita la voglia di qualche uomo
dotto, nobile e ricco, c lo possiam dire
senza timore di errare, a portarvisi, onde
da quel diversivo di cose raccogliere
nella mente buoni e belli soggetti per
espor sul costume.
È La SE EI SE rater
©
Le goùt universel que toutes les clas-
ses ont à Venise pour la courge est réel-
lement inconcevable. Si Arioste, qui se
déchaîne contre l’impertinence de ceux
qui croient pouvoir acquérir une gran-
de vertu en peu de temps et conserver
leur réputation long-temps, avait vu
nos citrouilles, il aurait pu rendre en-
core plus vive sa comparaison entre cette
plante ct le poirier. En effet il est impos-
sible d’en voir de plus grosses que celles
qui croissent en abondance sur les riva-
ges de nos flots où elles déploient tout le
luxe de leur végétation. Aussi nos cour-
ges sont aussi savoureuses..... que les
courges peuvent l'être ; ce que l’on doit
attribuer à la qualité du sol. Quelques
marchands en font venir des quantités
énormes qu’ils achètent en gros pour les
revendre ensuite en détail à des hommes
ou méme à des femmes qui, aprés les
avoir fait cuire au four, vont les ven-
dre par toute la ville, munis d’un cou-
È curiosissima cosa che qui a Vence.
zia ogni classe de’ cittadini sieno incli-
nati a comperare un certo frutto che
chiamasi zucca. Se messer Ariosto nel :
frizzare contro la baldezza di coloro che
si credono avere grande virtude appara-
ta in poco tempo, e serbarsi in grado ed
in fama, avesse veduto le nostre zucche,
certamente avrebbe fatto ancor più viva
la comparazione fra questo frutto ed il
pero, imperciocchè cotal pianta così
maestosamente mette in alto le sue cime
sui veneti litorali, e con tanta tostezza,
che mai più la maggiore. Sono le sue
frutta saporite assai per quarto lo può
essere la zucca, e ciò avviene per la na-
tura del suolo e dell’aere, pieni di sali i
più salubri.I nostri le fan venire in quan-
tità grandissima comperandole a poco
prezzo, e poi le rivendono a coloro che
le vanno dispensando per le vie e per i
campi, Rosolate che sicno nel forno, si
distendono sur una larga tavola, ed il ri-
= 157
$eau, d'une planche de bois sur laquelle
ils étalent leur courge, et d’un escabeau
qui leur sert à soutenir la planche lors-
qu'il s’agit de découper leur marchan-
dise. C’est dans cet équipage que le ven-
deur de zucche (courges) parcourt tous
les quartiers de la ville, fesant retentir
les rues de sa voix assourdissante. De
distance en distance, il s’arrête, lorsqu'il
juge l'endroit convenable, pose l’escabeau
à terre, la planche sur l’escabeau, et, de-
bout devant son établissement improvisé,
brandissant son large couteau d’une main
et de l’autre rejetant son bonnet en ar-
riere, ou fouillant dans la vaste et unique
poche de son tablier de toile grossière, il
annonce son arrivée par des cris reten-
{issants, C’est alors qu'hommes, femmes
et enfants accourent en toute hâte et
font cercle autour de lui. Le malin éco-
lier, transi de froid et portant ses livres
sous son bras, la vieille commére qui
travaille en bavardant au seuil de sa.
porte, les ouvriers, tous les gens du peu»
ple en un mot, se pressent à l’envi au-
tour du vendeur de zucche. Mais les per-
sonnes d’une condition plus relevée en-
voient leurs domestiques en acheter, ou,
descendant un petit panier jusqu’à terre
au moyen d’une longue ficelle, reçoivent
leur portion que le débitant y dépose et
la paient, sans avoir besoin de sortir de
leur maison. Combien de fois ne voit-on
pas de fraîches jeunes-filles montrer leur
joli visage à la fenêtre, appeler en sou-
riant le vendeur de zucche, et exécuter
la manoeuvre que nous venons de décri-
re, au grand contentement de quiconque
est assez heureux pour en être témoin.
Ainsi donc la zuccha peut étre considérée
à Venise comme une véritable manne,
En hiver, les vendeurs de navets cuits
ne sont pas moins achalandés. Dés le
coucher du soleil et pendant une bonne
partie de la nuit, vous les voyez par-
courir les rucs avec leur marchandise qu’
ils portent soigneusement arrangée dans
vendagliolo se ne carisa insiem con uno
scanno, su cui all’uopo la appoggia per
trinciare a chi zucca comandi. Di ambo
i sessi sono i mercanti di zucca, e vanno
attorno con la lor merce, e quel più che
possono la gridano per le vie; encomian-
done la qualità, il sapore ed il colore.
Giunti in luogo ove crede di poter far.
ne più abbondante lo smercio, il vendi-
tore si pone avanti la tavola , che allora
sovrappone allo scanno, e con la sua ber-
relta posta a sgembo in sulla testa, c
col suo grembiale alla cui metà si in-
terna un borsiglio ove fa calare i ba-
iocchi, tiene in mano il coltello pre-
parato al taglio. È quegli il punto in che
uomini, donne, fanciulli fan cerchio alla
spettabile tavola della zucca. Il giova-
nelto mezzo intirizzito dal freddo sof-
ferto alla scuola, con i libri sotto il brac-
cio, passa, ed a quella vista fruga in fondo
alla scarsella, ed estrae il poco peculio
per indolcirsi il palato ; la vecchia stessa
s'iutremelle per zucca, ne compera il
soldo, ed a poco a poco biascicandola se
la smuccia; e quelli e quelle cui non
è lecito frammischiarsi alla gente del bas-
so popolo, dagli alti caseggiati per corda
appiccato calan giù un cestellino per
avere di questo fratto. Quante volte si
veggono lesgiadre donzelle alla finestra
affacciate con certo moto di compiacenza
guadar il giallo ed il zaffiro del frutto, e
pria di tirar a sè quel cestello mandar
fuori certe vocine perché il venditore si
allarghi un po’ nel taglio. Affe che a Ve-
nezia la zucca può dirsi la manna del de-
serto, chè a tutti li gusti si acconcia.
Molto aceclii ancora nella stagione
invernale sono i venditori di rape. Co-
storo per lo più vanno con esse girando
di notte; le tengono asciutte e stipate le
une sur le altre, e cuoprono la mastella
in cui sono di un pezzo di pannolano.
see
un baquet couvert d’une serviette, Une
petite lanterne est attachée au baquet par
un fil de fer; cette lanterne est absolument
indispensable, comme l’on conçoit bien,
à un vendeur nocturne tel que notre
marchand de navets. Il porte ordinaire-
ment son baquet sur la tête, et fait en-
tendre de temps en temps un cri parti-
culier, s’arrêtant à chaque coin de rue,
à chaque carrefour, et souvent à chaque
porte, l'oreille au guet afin de reconnat-
tre si personne ne l’appelle. Durant les
sombres et froides soirées d’hiver, dans
les rues étroites de Venise, on trouve
quelquefois une bisarre singularité*dans
l’équipage nocturne du pauvre mar-
chand de navets.
La pomme est sans contredit le fruit
le plus agréable, soit pour la couleur,
soit pour le goût. Chacun sait que ce
fut une pomme qui tenta la première
femme, et sa postérité ne dément pas son
origine dans la bonne ville de Venise.
D'ailleurs, la pommeflatte non-seulement
le regard et le palais, mais c’est enco-
re un aliment très-sain lorsqu'elle est
convenablement préparée. Si nous ne
craignions de prendre un ton un peu
trop doctoral, nous dirions ici à l’ap-
pui de notre opinion que les disciples
d’ Hippocrate recommandent ce fruit
comme très-pectoral et dépuratif. Aussi
Von peut bien croire que la consomma-
tion de ce fruit est norme à Venise,
et que l’art de le cuire y a été porté
à son plas haut degré de perfection. Qu’il
nous soit donc permis d’entrer à ce pro-
pos dans quelques détails, un peu vulgai-
res peut-être, mais indispensables + voi-
ci en peu de mots la méthode et l’éta-
blissement qu'ont adoptés les vendeurs
de pommes cuites. Dans une vaste chau-
_dière soutenue par quatre perches croi- .
sées et recouvertes en partie d’une natte
de jones ou autre, de manière à former
une espèce de baraque, cuisent lentement
une grande quantité de pommes, au mo-
Alla mastella poi evvi infitta una pie-
ciola e sottile massa di ferro, ed alla e-
stremità di questa assicurato un fanalet-
to per allumare la via al notturno ven-
ditore, che tiene il ligneo vaso equili-
brato sulla testa, ed invita a comperare
per certa cantilena curiosa. Di sera quin-
ci e quindi ei si ferma per tutte le vie,
e frequente alla porta delle case quando
alcuno chiami alle rape. In quella lista
di tenebre segnata dall’ acre notturno
che per le calli discorre, è grata la me-
lanconica luce di quel fanaletto. .
Il pomo è il frutto più lusinghiero che
mai, non sì per la sua gioconda fazione
quanto per la dolcezza del suo gusto. La
prima donna peccò per un pomo. Il dol-
«ce ha sempre piaciuto alle donne, e se
ne dimostrarono sempre avide ed insie-
me bramose. Il pomo però oltre di esser
dilicato e buono, è un frutto che vale
un oro per la salute quando è ben pre»
parato. Chi ne sa ed attinse agli studii di
quello di Coo, dicono essere egli assai
pettorale, promuovere il sudore, calma-
re la tosse, raddolcire il sangue; ed essere
insomma per molte parti all’ umano or-
ganismo utilissimo. In esso a Venezia
accoppiamo l’utile al dilettevole con po-
co prezzo. Viniziani se le sapevan tutte!
Si cuocono queste poma in una caldaia
di rame sostenuta da quattro pertiche
che terminano all’ estremità superiore
della stessa, ove per borcie s’assicurano.
Stanno raccolte queste quattro pertiche
per un tessuto di vimene o di vinchi, sic-
chè formano una specie di cassellotto. i
Per far bollire | acqua nella caldaia, in
cui le poma sono deposte, alla metà di
queste pertiche e dentro sempre l’ inve-
stitura dei vinchi viene collocato un
piauo coperto da una lastra di ferro, so-
vra il quale, per un foro s introduce il
. Er
yen d’un bon fea allumé dans un four-
neau de fer ou de maçonnerie précisé-
ment au dessous de la chaudiere. De pe-
tits verres sont disposés tout autour de cel-
le-ci, et servent à distribuer aux ache»
teurs le sirop naturellement formé par
le jus des pommes cuites.
Ainsi l'hiver offre à Venise, grâce à
ces vendeurs différents, de quoi satisfaire
à peu de frais les goûts et l’appétit de
chacun , chose assez difficile dans bien
d’autres cités. Et l’on ne nous reprochera
pas de nous arrêter à des bagatelles pour
peu que l’on réfléchisse que ces usages,
profitable héritage de nos ancêtres, sont
pour nous une nouvelle preuve de leur
discernement ct de leur prévoyance.
Malheureusement ces coutumes, si utiles
quant au fond, sont trop communes et
mémetroptriviales quant à la forme, bien
qu’elles soient à tout prendre lexpres-
sion réelle et vraie des moeurs nationa-
les, trop triviales, disons-nous, pour qu’
clles puissent intéresser l imagination
aussi vivement que les usages solennels
et pompeux décrits avec le style relevé
et brillant qui convient à un tel sujet;
nous nous sommes donc hâtés d’en finir
avec ces peintures vulgaires, et nous
voici arrivés au jour de Saint-Etienne
qui ouvre à Venise la saison des diver-
tissements de l'hiver.
carbone. La parte all’ ingiù è manifesta
nelle quattro gambe parallele al suolo
dalle estremità delle stesse pertiche for-
mata. Esternamente all’orificio della cal-
daia vi hanno come tante nicchie, dentro
alle quali sono collocati alcuni bicchie-
rini per attingere la broda dolce formata»
si dal zucco delle poma, e darla a chi la
ricerca.
Così si provvede intieramente al gu-
sto dei più e di tutti, con mezzi inno-
centi che tanto ben si convengono con
la stagione. Queste cose frequenti in
Venezia rareggiano nelle altre cittadi, e
sebbene paiono bazzecole, pure ci servo-
no di prove, per quel che più in suso ab-
biam detto, aver cioè redato da’ nostri
maggiori in tutto i costumi più felici che
conferiscono ai diletti ed ai vantaggi del
corpo nella maniera più semplice e più
soave. Senon che le minute narrazioni in
fatto di costumi se spiegano direttamen-
te lo spirito nazionale ed il progresso
della civiltà, per il carattere loro, inte-
ressano poco l’immaginazione, e metto-
no corte radici nella memoria degli an-
ni. I costumi solenni solennemente figu-
rati nelle esteriori osservaùze quelli so=
no che attraggono le menti a sé, e sve-
gliando Pattenzione in un modo gagliar-
do evocano dai preterili tempi con
prontezza le loro cagioni. Pertanto noi
ci apriremo in quelle urbane usanze di
maggior splendidezza le quali interessa-
ranno di una maniera più forte, e farem
capo ad esse col giorno di san Stefano,
che è il principio de’ carnovaleschi dis
letti.
re E pre
La mode, cette véritable reine da monde
élégant, préside à Venise au lendemain de
Noël. Frappante image de la Renommée
sibien décrite par Virgile, comme cette
La moda, di cui non havvi dea più ido-
latrata e se vuoi più ingegnosa nel sa-
persi guadagnare gli animi, apre la scena
del giorno dopo il Natale. Costci, che
.
— 160 —
déesse elle ne vit que de changement, et
comme celle, restreinte d’abord à un
petit nombre d’élus, elle envahit bientòt
l’univers entier. Or la seconde fête de
Noël étant Le jour de son triomphe à Ve-
nise, il ne sera peut-être pas superflu
d’en faire précéder la description par un
rapide coup-d’oeil sur la mode, coup-d’
oeil qui lui servira de préambule naturel.
Examinons donc son empire, ses attri-
buts, et accordons-lui l’imporlance qu'y
attachent ses sectateurs empresses.
La mode, arbitre de toutes les classes,
régne surtout iyranniguement dans Île
boudoir des dames et dans l’appartement
élégant de nos petits-mailres { aujour.
d’hui eu France on dirait des fions; qui
sait ce que l’on dira demain ?). C’est là
qu’elle décide sans appel de l'admission
ou de la proseription des moindres obje-
ts, qu’elle règle jusqu'aux gestes, jusqu”
aux expressions de ses humbles sujets;
c’est là que les deux sexes rivalisent de
recherche, de patience et d'étude.
Entrez dans la chambre élégante d’une
petite-mailresse vénitienne le jour de
Saint-Etienne, si vous étes assez heureux
pour obtenir une si grande faveur, et
contemplez la profusion de rubans, de
ganses, de festons, de dentelles, de pa-
rures, qui y sont étales dans le désordre
du monde le plus piquant: les parfums
tes plus à la mode et les plus coëteux
s’y disputent la préférence et embaument
Pair qu’on y respire. Admirez surtout la
charmante reine de ces lieux qui, entou-
rée d’écharpes, de mantelets, de bijoux,
d’ornemens et de parures de tous genres,
consulte tour-à-tour son muroir et sa
femime-de-chambre , incertaine sur le
choix des objets qui doivent Paider dans
ee grand jour à triompher de ses rivales,
Avec quelle attention minutieuse elle
essaie chaque parure, et les compare
l’une à Pautre ; avec quel art la main
légere de ses femmes élève l'édifice fra-
Lie de sa coiffure !
può assomigliarsi alla fama di Virgilio
che vive di mobilità, e che in andando
acquista forza, perchè dapprincipio a po-
chi ristretta, appresso a tutti distesa, co-
stei diciamo è quella che in questo di
pompeggia di lulti li suoi vezzi. Convien
seguirla adunque. nel suo cammino, mi-
rarla ne’ suoi atteggiamenti, considerare
la nella sua importanza, e darle quel
valore che i suoi seguaci le danno.
Î
Di per sè la moda non ama il -rin-
chiuso stanzino della dama gentile o
del damerino galante. Sta ivi soltanto
quat consigliera di vezzi e di smance-
rie, e disimpegnato l’ ufficio di mae-
stra allo speechio od alla toilette, celere-
mente va nell’ aperto, e boriosa de’ suoi
ritrovati, domanda gli omaggi de’sudditi
suoi. Ambi i sessi a lei s’inchinano; esce,
e tutti gli sguardi 1’ accarezzano e la
ambiscono. ]
Entrare in questo di nello stanzino di
una studiosa dama; ove essa lo acconsen-
tisse, vedrebbesi uno sfoggio di reticelle,
di nastri, di fettuecie, di frastagli; si odo-
rerebbe il crocco, la melissa, il cologna,
il musco tanto che parrebbe un finto che
si assapora nei regni di Baffo e di Cite-
ra, ove la madre di Amore, la bella A-
matunta si delizia. Le ciarpe, i scialli,
le mantiglie, i tabarrini ed altre vesti sce-
niche e di finito travaglio stanno dispo-
ste, e contornano la gentile che si ap-
para ed attende che il crine s attagli al
gusto della fisonomia. Guai se un capel-
lo non sia assettato ; tuito dee essere
liscio ed azzimato ; la testa presentare
un tutto perfetto.
nt FOR
Malheureusement pour nous, les toi-
lettes pour le pavé de celte saison ne
permettent guère à nos aimables Veni-
tiennes de se montrer aux regards dans
tont l’éclat de leurs charmes. En effet,
quelle que soit l’habileté des tailleuses,
une toilette d'hiver, pour le payé, ne
fera jamais ressortir toute lPélégance de
la taille et des formes d’une femme bien
faite.
Bon nombre d’hommes suivent eux-
mêmes la mode avec un empressement
au moins égal à celui de nos dames et
certes beaucoup plus condamnable. La
patience et la satisfaction avec lesquelles
ils s’assujettissent à ses caprices les plus
ridicules, toujours à l’affàt de modes
nouvelles, sont réellement admirables ;
aujourd’huisurtout plus que jamais peut-
être, cette manic s’est emparée de tous
les cerveaux. Il fut un temps où l’on ne
cherchait dans les vêtementsque ta com-
modité et la décence ; où la parure de
l’àme, si je puis me servir de cette ex-
pression, occupait beaucoup plus que
celle du corps: aujourd’hui, c’est toutle
rebours. Il n’est rienici-bas qui ne chan-
ge; le bon-sens et la folie se chassent al-
ternativement, et en fait de mode comme
de bien d’autres choses, les fils ne pen-
sent jamais comme leurs pères; nos goûts,
nos vertus, nos vices se succédent, se
détruisent lun Fautre avec rapidité;
trop heureux les hommes qui ont vécu
à une de ces époques, malheureusement
si rares, où la vertu fat pour un instant
à la mode! Mais, hélas! ces temps furent
bien rares, nous le répétons, et ils sont
déjà loin de nous; il paraît en ef.
fct que les goûts frivoles, pour ne rien
dire de plus, ont pris depuis long-
temps le dessus, puisque le vieux Boc-
cace lui-même se déchaîne, dans son
Commentaire du Dante (chant V.° de
l'Enfer), contre Les travers des jeunes
gens de son temps: » C’est en cela, dit-
La stagione toglie gran parte della ve-
rità nelle forme delle signore. Raffazzo-
nate di vesti, elle non ponno presentare
la sveltezza che nell’ estivo tempo dimo-
strano. Per altro l'arte vi provvide, e
mercé gli studii della moda, le grazie don-
nesce traspariscono, e le forme gentili si
riconoscono. Gli abiti informati elegan-
temente alla persona, sinuosi scendono
a” piedi, ed i tabarrini e gli sciali ondeg-
giano nell’ andare delle avvenenti.
I modelli della moda servono non
manco a’ giovanotti. Tutte le straniere
galanterie sono da essi adottate, ed è
specialmente a questi nostri dì che ogni
loro studio vi pongono nel rendersi per
esse singolari. Fuvvi tempo nel quale si
desiderava consistesse la moda nel rin-
novare il costume in meglio, nell’ acca-
rezzare, ripulire ed abbellire le facoltà
dell’animo, ed allora gli esempli della
moda erano quelli di una patria virtuo-
sa. Ma quaggiù tutto muta. Quando pia-
ce la nazionale virtà, e quando si segue
gli appetiti della leggierezza e del ca-
priceio. È la sorte deglisuomini quella
di passare dalla saviezza alla levità, dalla
gloria di buone azioni al ridicolo delle
leggiere. Questo però non è un nuovo
fare, appunto per quello che abbiam testè
sviluppato. Ci ricorda di Giovanni Boc-
cacoio, il quale nel suo commento sopra
Dante, al canto quinto dell'Inferno, mor-
dendo acremente i costumi dei giovani
de’ suoi di, così contro loro inveiva: —
» È da ciò che io non mi stendo troppo:
mi piace di lasciar stare la sollecitudine
la qual pongono i giovani, gran parte
del tempo perdendo, appo il barbiere in
farsi pettinare la barba, in levar questo
peluzzo di quindi, e rivolger quell'altro
altrove, in fare che alcuni del tutto non
occupino la bocca, ed in ispecchiarsi,
azzimarsi, allichisarsi, scrinarsi i capelli,
ora in forma barbarica lasciandogli cre-
scere; attrecciandogli, avvolgendogli alla
testa, e talora soluti su per gli omeri svo-
24
il, que je ne m’étends pas trop; ce m'est
chose agréable que de laisser en oubli la
sollicitude qu’ils mettent, perdant gran-
d’partie de leur temps chez le barbier à
se faire peigner la barbe, ôter ce poil
d'ici, et retrousser cet autre ailleurs, à
faire que quelques-uns n’occupent pas
la bouche entièrement, à se regarder
au miroir, s’ajuster, se pimparer, s’ac-
commoder lescheveux, tantôt à la façon
des barbares les laissant croître, les tres-
sant, les entortillant autour de la tête, et
telle fois flotter épars sur les épaules,
ou telle autre les raccourcissant comme
tont les clercs (*) ».. Si Boccace parlait
ainsi de la jeunesse de son temps, que
devrions-nous dire de celle d’aujourd’
hui ? Toutéfois, espérons que peut-être
un temps viendra où nos modes bisarres
et ridicules ferovt place à des goûts plus
simples, et à des vètements plus com-
modes et plus virils.
T'erminons ici vette nouvelle digres-
sion, ou pour mieux dire, cette violente
sortie a propos dela mode, et de censeurs
sévères redevenant humbles narrateurs,
passons à la description de la fête de
Saint-Etienne. Déjà les dames et leurs
galants cavaliers s’acheminent vers la
place de S.t Marc, rendez-vous en ce
jour d’une foule plus brillante encore
que de coutume. L'endroit ne pouvait
être en effet mieux choisi pour la prome-
uade qui y a lieu chaque année, et qui
est au reste à Venise, une véritable Ex-
position de modes.
Jadis la place de Saint-Marc offrait
réellement en pareil jour un coup-d’oeil
(*) Jai cru devoir, dans la traduction
de ce passage, m'astreindre à une scru-
puleuse fidelite et d'autre part, pouvoir
me permettre quelques expressions et quel»
ques tours un peu surannes: le nom de
‘ Boccace et la date de son immortel De-
cameron expliquent assez le motif de ce
changement de style. (Note du Trad.)
lazzare, ed ora in atto chericile raccor-
ciandogli ». — Che se così diceva il Boc-
caccio de’giovani de’suoi tempi, noi non
potremmo aggiugnere una parola. Bensì
affermiamo che il modo del vestire di
alcuni dei nostri dà meglio a divedere
la leggierezza delle menti loro. In breve
però noi speriamo, credendo le persone
ler contraffatte, nè certamente opporran-
si, serberanno un vestire che si avvicinerà
più al comodo ed ai rispetti verso la
gravità ed il decoro virile.
Ma terminiamo i riflessi, chè noi non
siam qui per sedere a scranna, e conti-
nuiamo le nostre scene urbane del dì di
san Stefano. Ecco le dame ed i damerini
della capitale. Ei lasciano la toilette, ed
escono all’aperto. E qual può essere mi-
glior luogo, da far pompa manifestamente
della galanteria, da quello infuori del-
l’amplissima piazza di san Marco ? Ma
il giorno di san Stefano, giorno di glo-
riose rimembranze, è appunto quello in
cui la moda sfoggia tutti i suoi vezzi pe-
regrini.
Un tempo la piazza di san Marco, in
questo di, poteasi dire il teatro o la sce-
na del senato e del popolo veneto. Il
doge, seguito dalla signoria, dai quaran-
tuno che lo avevano eletto a doge, e da
altri magistrati, portavasi sur dorate bar-
che, uscendo:dal palazzo ducate con tut-
ta la pompa e la solennità maggiore,a
visitare l’isola di san Giorgio, che sta di-
rimpetto alla piazzetta. La gente vi ac-
correva in folla, e forestieri e nobili e
admirable. Le Doge suivi de la Seignen-
“rie, des Quarante-un, et des autres
magistrats ct dignitaires, sortait en cé-
rémonie du palais ducal, et, montant
sur de magnifiques barques dorées, il
allait visiter Pile de S.t Georges, si-
tuée en face de la Piazzetta. Vénitiens,
étrangers, nobles et roturiers, tous cou-
raient à l’envi jouir d'un spectacle si
pompeux. Du côté des Procuraties-Vi-
cilles , et tout pres des piliers qui
soutiennent leurs arcades élégantes, eta-
ient disposées à la file une infinité de
siéges pour la commodité de qui désirait
s’asscoir. Ainsi le spectateur placé au-
près de l’église de Saint-Géminien ou
devant celle de Saint-Marc, embrassant
du regard la place entière, jouissait plei-
nement du coup-d’ocil que présentait
l’assemblée nombreute et choisie, assise
sur les siéges dont nous venons de parler.
Figurez-vous , lecteur, le luxe que la
noblesse de Venise, toujours portée au
faste et avide de représentation, devait
étaler en pareil jour! Les temps ont
bien changé depuis, mais aujourd’hui
même la place de Saint-Marc offre en-
core dans l’après-midi de la seconde fête
de Noel un spectacle digne d’attirer les
regards, grâce à la foule élégante qui
s'y presse. Naguére, lorsque Péglise de
* Saint-Géminien, qui servait si heureuse-
ment de transition aux tons différents
de l'architecture des Procuraties-Vieilles
et des Neuves, existait encore, il y avait
nécessairement solution de continuité
dans le portique qui règne aujourd’hui
sans interruption tout autour de la place
depuis l'Horloge jusqu'à la Zecca. Et à
ce propos rous ne saurions mieux faire
que de rapporter ici les paroles de notre
illustre concitoyenne Justine Michiel:
« Consolons-nous, dit-elle, du peu de
mérite architectonique du nouvel édifice
(le palais royal récemment élevé ) en
pensant qu’il nous offre une agréable
promenade, sous un vaste portique, grà-
0
cittadini, tutti recavansi a quel magni-
fico. spettacolo. Frattanto da lato alle
procuratie vecchie, c propriamente ap-
presso i colonnami che sostengono i su-
perbi archi delle stesse, erano sfilate mol-
te scranne, su cui ciascuno poteva a suo
diletto sedere. Lo sguardo quindi di chi
si postava o avanti la chiesa di san cas
miniano, o innanzi alla basilica di san
Marco, d’ un punto solo scuopriva e no-
tava tutto il lusso di chi sedeva; lusso
che grande dee aversi, cenciossiaché fra
i di ne’ quali desso brillava questo era
il precipuo. Ora, se il meglio delle ric-
chezze e del gusto era nella gente pa-
trizia, quanto non doveva egli abbagliare
nel giorno di san Stefano uscendo essa
nella gran piazza. pomposamente appa-
rata? I panni, le stoffe lucicavano o-
vunque, le preziose pietre briilavano, le
grazie scherzavano intorno careggiate da
amore. Dicemmo teatro e scena di lusso
la piazza nostra ; e di fermo, se traspor-
tiamo il pensiero anco a’ tempi mo-
parchici, dove aspettarsi maggiore brio
ce lussuriamento che in questo singolar
Inogo ? Nell’andato secolo, quand'era la
chiesa di san Geminiano, la quale sa-
pea comporre insieme i differenti ordini
di architettura delle vecchie colle nuo-
ve procuratie, il passeggio era intercet-
to; ma, quella demolita, la camminata
fa intera dall’ oriuolo alla zecca. À que-
sto proposito noi non sapremmo meglio
spiegarci che ripetendo le parole di una
nostra illustre concittadina, Giustina Mi-
chiel, di cui la semplicità, ta leggiadria
sono grandissime:—» Consoliamoci, dice ,
ella, che se il recente edifizio con la novità
dell'idea non colpisce (intende il palazzo
reale), ha il pregio almenodi offrire al pub-
blico un passeggio piacevolissimo in forma
di galleria, mercè la comunione testé
aperta fra ambedue le procuratie ; comu-
ninione finora impedita dall’ interposto
tempio. Si lasci a chi più compete l’esa-
minare se questo bel Vantaggio si a-
= ima
ce à la communication dernierement ou-
verte entre les deux Procuraties, com-
munication que l'église préexistante ren-
dait impossible. Laissons décider aux
juges compétents s’il était aisé ou non
d'obtenir le même résultat avec d’autres
moyens, je veux dire avec une archite-
clure diverse, et pour nous, félicitons
cu altendant nos petites-maitresses et
lcurs adorateurs empressés de ce qu’ils
peuvent enfin se promener à leur aise,
se rencontrer, se montrer, et étaler com-
modément leur parure et leur beauté.
En fait de beaux-arts, nous devons être
indulgents sur tout ce qui frappe aujour-
d'hui nos sens désagréablement. Il y a
tout licu de croire que bientôt on n° y
pensera plus , que l’on trouvera tout
parfait, harmonique, charmant, et il
n’y aura guére plus que quelque sombre
misanihrope qui, observant dans un
jour de fête cette promenade délicieuse
et le palais récemment élevé, oscra ré-
péter encore:
Le bon sens disparaît aussitôt que la
galanterie se montre. »
| Réellement, si vous vous trouvez le
jour de la fête dont nous parlons sur l’im-
mense place de Saint-Marc, bien qu’elle
n’offre plus à présent le coup-l’ocil ma-
gique qu’elle présentait autrefois, vous
avez encore de quoi occuper agréable-
ment vos yeux. C’est là surtout que
nos aimables Vénitiennes (sinon les
plus belles, du moins bien sûrement
les plus attrayanies femmes du mon-
de, soit dit entre parenthése), se plai-
sent à attirer les regards des élégants
ct des hommes à la mode, plus encore
peut-être à éclipser leurs rivales par
l’éclat de leur parure ct de leurs char-
mes, C’est là que leurs adorateurs s’at-
tachent chacun aux pas de sa mailres-
se, que les sourires, les ocillades s’é-
changent furtivement ct que bien des
vesse egualmente potuto ottenere anche
scegliendo un’ urchitettara diversa dalla
presente; e noi congratuliamoci intanto
colle nostre Veneri perchè adesso possono
più comodamente far pompa di tutte le
loro grazie, e possono i loro Adoni più
facilmente seguirle a gara, incontrarle,
ammirarle. Conviene essere indulgente
in quanto alle belle arti sopra tutto ciò
che adesso ferisce spiacevolmente i no-
stri sensi. V’ha ragione di presagire
che frappoco non ci si penserà più, e che
tutto sarà trovato bello, tutto armonico,
tutto piacevole. Non vi sarà forse che
qualche accigliato misantropo che in
giorno di festa, osservando questo deli»
zioso passeggio e questo nuovo edificio,
oserà ancora ripetere:
Quando appar galanteria
ll buon senso fugge via. »
E daddovero se fosti in questo giorno
di cui parliamo nella gran piazza, quan-
tunquetunon vegga più le antiche scran-
ne ed i cittadini seduti, hai bene di che
occuparti intorno ai galanti che formi-
colano solt’ esse le procuratic. Le leg-
giadre figliuole a’ fianchi della grave da-
ma, con tutta la mollezza del vestire,
con un sembiante: dilicato espresso nel-
la freschezza delle guancie, manifestano
la floridezza di Ebe, mentre gli Adoni
non si ristanno alla vista di quelle, e con
furtivo guardo interpellano gli occulti
sensi di un giovane cuore. E’ sono ani-
mati da speranze, si muovono per pas-
sione, sentono per effervescenza, ed aspi-
“rano a coronare i voti della galanteria,
Quante scene pittoresche, quante av-
venture non si veggono per quelle sale
— 16
intrigues se nouent et bicn de jeunes
coeurs se laissent enflammer. Ainsi le
spectacle de la promenade est si va-
rié et si amusant qu'il distrairait même
un observateur sévère de la contempla»
tion des monuments superbes qui len-
tourent. — Où trouver en effet de plus.
admirables édifices que les deux palais
qui s'étendent de chaque côté de la
place? Avec quelle hardiesse, digne du
génie audacieux des Grecs, Maëstro Bono
m’a-t-il pas osé élever sur de minces co-
lonnes et sur des arcs non-moins ‘hardis
ces masses énormes qui étonnent les re-
gards du spectateur stupéfait ! Tournez
Les. yeux maintenant du côté des Procu-
raries-Neuves: la solidité romaine unie à
la magnificence vénitienne vient combler
votre surprise. Superbes colonnes, bases
énormes, chapiteaux, architraves, cor-
niches, frontispice, perfection du travail,
richesse de la matière, tout atteste que
la contruction de ce magnifique palais a
coûté des trésors à nos ancêtres. On a
reproché, il est vrai, à Sansovino de
s'être attaché plutôt à la solidité qu’à
l’élégance, mais on ne saurait l’accuser
d'y avoir ménagé moins de commodités
que Maestro Bono, ou de n’y étre point
parvenu à une beauté architectonique
qui rendra son nom immortel. Faites-
vous maintenant une idée, s’il est pos-
sible, du spectacle unique que présen-
te, sous ces arcades admirables et au
milieu de ces chefs-d’ocuvre de larchi-
teture, la foule étonnante d'étrangers
et de Vénitiens qui s’y trouvent con-
stamment, de dames et de jeunes gens
quis’y proménent, parcourant lentement
cette vaste galerie, ou s’asseyent sur les
siéges et les DanigneLies des nombreux
ct élégants cafés qu’on Jo rencontre à
chaque pas.
Mais si vous voulez jouir du coup-d’oeil
de l’ensemble qu’offrent tant d’objets,
d’individus et d’édifices divers, placez-
5 —
amplissime delle procuralie?: Tatto è
vanto di vezzi, e la moda fa tanti trofei
de’ cuori de’ damerini per infiggerli nei
campi d'Amore. Piacquero sempre que-
ste vedute; ma chi sappia combinare in-
sieme l'aspetto de’ passeggiatori con la
maestà del luogo in cui sen vanno, scen-
te viemaggiormente la potenza del sito.
Di fermo vedere da una parte e dal-
1’ altra dell'arca formante la piazza due
fila superbe di palagi di eccellente ar-
chitettara, non sì per la ricchezza dei
marmi, quanto per la finitezza dell ope-
. ra in essi posta, si resta grandemente
meravigliato. Maestro Bano, su colonne
di sottil fusto, osò con greco ardimento
per archi non meno arditi appoggiare
moli che lo sguardo fanno ismarrire ,
e gli occhi della mente attoniti e stupe-
fatti. Bella e gradevole è però quella
specie di sorpresa. Che se alle nuove
procuralie poni mente, la romana so-
liditade e la viniziana ricchezza sono
simboleggiate. Massiccie colonne, mas:
siccic basi, capitelli relativi, architravi,
frontispizi e cornici, ben fanno conosce-
re la dovizie dei marmi, } immensità del
travaglio, la copia dell’.oro spesovi den-
tro. Tuttochè si accagioni al Sansovino
edi aver cercato piuttosto il consistente
dell’arte che.il grazioso ed il gentile.
non lo puoi riprendere per non aver da-
to comodi uguali a quelli di Mastro Po-
no e bellezza nelle sue opere che vales-
sero a perpeluargli una fama cospicua.
Figurati adunque sotto gli archi di que-
ste opere del genio, fra gli immensi e ric-
chi caffè che quinci e quindi pomposa-
mente si mostrano, qual senso possa fare
il vedere quel continuo andare e venire :
di cittadini e forastieri, il multiforme
loro vestire, le femminili grazie, e tutto
quanto può presentare l’ urbanità e la
opulenza.
Che se pur tu volessi ancor meglio
prendere tutto assieme, ed uscir in meg-
zo alla gran piazza, la basilica marciana,
— 166 —
vous au milieu de la place: la basilique
de Saint-Mare, le palais ducal, les Pro-
curaties Neuves et Vieilles, le nouveau
Palais-Royal, le superbe clocheret l’'Hor-
loge attirent tour-à-tour vos regards. Nos
“aïeux adoptérent successivement le style
grec, gothique, bysantin, arabe, etc.; en
effet les Procuraties- Vieilles rappellent le
style gothique , tandis que l’architecture
des Procuraties-Neuves respire le style
de la rendfssance, l’église de Saint-Marc
le goùt bysantin, etc. En un mot, cette
place magnifique est un assemblage ad-
mirable de monuments divers, à qui cha.
que style, chaque grand maître a porté
son tribut depuis le VII.® siècle jusqu’
au XVI.
Avant d’en finir avec la seconde fète de
Noël, n’oublions pas de dire que ce jour
est fixé a Venise pour l’ouverture des
théâtres, et surtout pour celle de la Fe-
nice. Maïs tous ne le voient pas arriver
avec le même plaisir ; et les pères de
famille obligés d'ouvrir malgré bon gré
leur bourse; attendu les frais que néces-
sitent les parures et les spectacles, ne le
regardent souvent que comme une nou-
.velle occasion de vaines dépenses.
Le théâtre de la Fenice est non-scule-
ment un des ornements les plus précieux
de Venise, mais aussi un des plus beaux
de l'Italie entière ; l'étranger qui y en-
tre pour la première fois demeure tou-
jours émerveillé à sa vue. L’an 1837, au
moment que tout se disposait pour rou-
vrir brillamment le cours des représen-
tations de ce théâtre, un incendie ter-
rible dévora presqu’en entier ce magni-
fique édifice, unique monument gran-
diose que nous aient laissé les derniers
temps de la république. Heureusement
la générosité vénitienne vint spontané-
ment au secours des propriétaires et,
grâce à leur concours empressé et au
zèle des entrepreneurs, en très-peu de
il ducale palazzo e gli altri fabbricati
compirebberti un quadro il più singolare
e solenne. Gli antichi Viniziani alle idee
del gusto greco e romano seppero con-
giungere quelle del moresco, del gotico,
del dorico e via. Infatti, se tu osservi la
profusione dei marmi nelle moltiplicate
colonne, vedi lo sfarzo moresco, se 1° ar-
ditezza degli archi e delle cupole, la fie-
rezza dei Goti, e se s’ interni a guardare
i capitelli ed i fregi che que? vasti edifi-
zi adornano ce la simmetria di alcune
loro parti, rinvieni gli ordini dorico, jo-
nico, corintio, toscano e composito. La
piazza di san Marco è un collegamento
di tutti gli ordini, è un portento della
fantasia dei secoli VII fino al XV.
Prima di finire sul giorno di santo
Stefano ricorderemo essere questi il gior-
no in che si ripigliano le ragunanze tea-
trali, tra cui primeggia quella della Fe-
nice. À tutti però egli non ritorna desi-
derato, conciossiachè essendo quello il
dì in cui i padri di famiglia non devono
risparmiarsi per fare tutto che possono
onde gli abbigliamenti de’ suoi corri-
spondano al luogo ed al giorno, è nostro
avviso buona parte di essi, costretti a
sagrificare alla moda, lo ascrivano piut-
tosto a loro sventura.
Il teatro della Fenice puossi a buon
dritto considerare fra i migliori e più e-
leganti d’Italia. In fattii Viniziani ed i
forestieri per quante volte entrino in que-
sto vasto recinto ne restano sempre mes
ravigliati. L’anno milleottocentotrenta-
sette, nel momento in cui tutto dispo-
nevasi per festeggiare il carnovale con i
tcatrali divagamenti, fiamma maligna in-
cese ed arse gran parte di questo ica-
tro, unito monumento grandioso degli
estremi tempi della repubblica. Quin-
di si dovette interessare la generosità
urbana a contribuire i mezzi del risto-
ramento a’ danni patiti; e tanta fu la
sollecitudine e la prontezza dei cittadini
a quest’uopo, che in men che non si a-
— 167 —
temps (moins d’un an) ce fameux théa-
tre fut reconstruit tel qu’on le voyait
auparavant, seulement avec encore plus
d’élégance et de perfection. Nous renon-
cons à décrire le coup-d’oeil éblouissant
que la Fenice présente le soir de la fête
de Saint-Etienne; il faut le voir pour
s’en former une idée.
vrebbe creduto il gran teatro fu rimesso,
anzi fatto più bello ed elegante secondo
il gusto moderno. Quivi è sempre un
grande concorso. I. Viniziani, natural.
mente amanti dell’ armonia, singolari
per dilicati sentimenti, sono avidi delle
opere strumentali e vocali che eccitano
il senso della meraviglia, del piacere,
di ogni passione ad un detto che della
mente e dell’ animo teneramente s’in-
donnano.
De PRI CR 1-4 nem >
On peut bien dire que Venise est une
source inépuisable d’études et de scé-
nes originales. Celle que nous offre le
Premier Jour de An n’est pas une des
moins singulières; nons croyons d’ailieurs
sans peine que ce jour est marqué en tous
lieux par quelque circonstance particu-
lière. Les anciens eux-mêmes avaient le
même usage; c'était dans ce jour qu’ils
sacrifiaientaux Dieux, queles amants, les
voisins, les amis, les parents, formaient
réciproquement des voeux pour la pro-
spérité l’un de l’autre durant tousle cours
de l’année, et qu’ils se fesaient aussi des
présents mutuels; les poétes aussi, com-
me on l’imagine aisément, ne laissaient
pas échapper une si belle occasion
d’exercer leur verve : innocents usages
qui ont survécu à la chùte du pagani-
sme et que tous les pays chrétiens con-
servent encore aujourd’hui. Inutile de
dire qu’il en est de même à Venise et
que là comme partout ailleurs le Jour-
de l’An produit une impression bien dif-
férente sur deux classes également di-
verses: l’une, composée des hommes ri-
ches et à leur aise, qui doivent donner
de l’argent en échange des félicitations
de l’autre, nele voit pas arriver de trop
bon-oeil, tandis que l’autre au contraire,
GS
Può dirsi a Venezia che ogni dì oc-
corra qualche scena ad osservarsi. Tra
le altre però quella è singolarissima del
giorno primo dell’ anno. Dapperiutto
crediam noi che questo di porti qualche
differenza di costume sociale. Infin dagli
antichi tempi all’aprirsi dell’anno le na-
zioni gentilesche soleano offerire vitti-
me agli iddii per rendersegli benigni. Gli
amici agli amici lo desideravano bene
auspicato, le famiglie alle famiglie, i figli
a’ genitori e gli amanti alle amiche del
loro cuore. I poeti in questo giorno dis-
serravano i tesori dei canti, ne’quali por-
gevano la conoscenza delle virtù di qual.
che distinto personaggio , o della bella
loro fidanzata. Insomma avvicendavansi
le congratulazioni, i voti dell’ animo, e
soleansi ancora fare presenti; costume
che conservavasi anco cessatoil gentilesi-
mo ed introdottasi la religione cattoli-
ca. Che se questo primo di d’ anno ap-
presso i popoli gentili era considerato, e
lo fu eziandio posteriormente appresso
cattolici, non lo doveva per avventura
essere in Vinegia, la quale in fatto di co-
stume Pabbiam veduta sempre singolare
ed eccellente? Certamente che sì. Vi
sono due classi costituenti la vibiziana
cittadinanza; le quali attendono con dif.
pa
|
formée des artisans, subalternes, ete.,
ne soupire toute l’année qu'après ce jour
bienheu-reux.
x
Mais ce que Fon ne voit pas en tous.
pays, ce sont tes troupes de musieiens
ambulants où autres misérables qui vont
régulièrement souhaiter la bonne année
à tontes les familles de Venise. Vous
voyez courir de tous. còtés des joueurs
de violon, de cor, de flûte, etc., qui
réunis en troupes, vont jouer sous les
fenétres de tous cenx dout ils espèrent
quelque argent, munis d’un espèce de
drapeau sur lequel on voit écrit en gros
caractères PÆbriva du premier jour de
Pan. L’exactitude avec laquelle cesgens-là
sont informés des nom, prénom, demeu-
re et profession. de chacun est vraiment
surprenante; aussi aux accords. discor-
davts de leur musique ils entremélent
de temps en temps les cris de pivat tel
ou tel autre; joie et prospérité à lui et à
sa famille, le tout avec un vacarme et
des vociférations si insupportables que,
pour se débarrasser plutôt de leur im-
portunité, chacun se hâte de ler don-
ner quelque argent en échange de leurs
félicitations assourdissantes. Hâtons-nous
done nous aussi, ami lecteur, d’en finir
avec ces misérables 2dustriels, et sautons
à pieds joints sur Ha deseription aussi Ion
gue qu'ennuyeuse -qu'exigeraient leurs
vêtements étranges et déchirés, ieurs
gestes, leurs contoisions, en un mot tout
Vensemble du tableau.
Mais ces humbles mereenaires ne sont
-pôintles demandeurs les plusredoutables
ferenti moti d’animo il primo giorno del-
Panno nuovo, Ï ricchi, i possidenti, i pa-
droni di negozio lo guardano come quello
în eui devono sborsare pecunia: quindi
la idea del buon augurio eh’ essi forma-
no vale tanto quanto spendere per sod-
disfare a que” troppo cortesi di felicita-
zioni e di speranze future; il che opi-
niamo sia per essere all’anime.toro mole-
sto. I poveri invece, che seno il maggior
numero, lo aspettano come quello in cuì
ricavano vantaggi non altrimenti spera-
‘bili dalla loro industria.
Curiosi sone i eroechi di questa gen»
te che va pregando il buon principio e
termine dell’anno, la felicità delle fami=
glie, quella dei conginnti, e così innanzi.
‘Fu vedresti un drappello di uomini ac-
compagnati da suonatori di trombe, di
violinî, di clarinetti, di tamburi, andare
solto le finestre de’ cittadini portando
una specie di stendardo su cui sta serit=
to l’eviva del primo danno. Costoro sono.
informati del nome, cogneme, condizione
e fortune, di tutti quelli a’ quali felici-
tano, ed atternando il coneerto musicale
eon le grida eviva it tale, od'il tale altro;
e prosperità a hui con tuttalasua famiglia,
fanno un susurro ;ed uno: strepito così
importuni, che per non essere infastiditi
d’avvantaggio si manda loro il pagamen=
to delle felicitazioni. D? altronde è in
qualche parte ridieoto il modo con cui
si presentano. f.e lor teste alte e volte
alle finestre che pare aspettino awurilium
ab alto, à lor capelli in aria e rabbuffati,
le tor vesti dimesse e buccherelate, quel
porsi le mani aperte in linea verticale
attorno alla bocea perchè 1’ aria ‘agitata
ripercuotendosi in due vicine pareti dia
un suono. più fragoroso e più forte, for-
mano un assieme, un quadro da cavar
anche nell'uomo severo le risa,
Noi abbiamo delto fin qui di colore
che fanno propriamente professione ds
LEN: x
>
È re C a ) :
Ùi AE Ri
da PIRE,
Lit Birdmag 7
re
ons.
I
| È
i
L
rele des.
hi
n
dx:
LB
HLA LA
4
7
Magli LA,
a
Pa
&
vendo
Ai
CÀ
O gilvono
— 169 —
entre tous ceux qui vous assiégent ce
-jour-là, et les moins pauvres ne sont pas
les moins fàchcux. Domestiques, artisans,
bouliquiers, commissionnaires, facteurs,
tous s’empressent d’accourir, et vous ac-
cablent de félicitations et de souhaits in-
téressés dont vous les tiendriez quittes
de bon cocur et que vous êtes obligé tou-
tefois de payer, à votre grand regret, à
beaux deniers comptants.
|
buscare denaro col mezzo di augurii di
questa maniera: ma havvi altra specie di
gente, che senza di un tanto apparato
fanno l’ufficio stesso. Tutti i servi, gli
operai si conducono agli apartamenti
de’ loro padroni, ed ivi, senza molti
preambôli pregano bene auspicato il
principio dell’ anno, per quella della
mancia. Il felicitarsi è comune, ma lo
spirito da cui muovono le felicitazioni
il più delle volte è interesse.
se DEA (09 SC
L’usage de consacrer plus particulie-
sement une partie de l’aunée aux amu-
sements et aux plaisirs, est presqu’aussi
vieux que le monde. Les anciens le pra-
tiquaient, et les modernes n’y ont guère
changé que le nom, substituant le Carna»
val (les Italiens disent Carnovale, Carne-
vale et mème Carnesciale) aux Bacchana-
les ou Saturnales des Grecs et desRomains.
Mais les Payens ayant autorisé, sous pré-
texte de semblables fêtes, les excès les
plus condamnables, les chrétiens, après
la chûte du paganisme, en modérérent la
licence, et changèrent leur dénomination
‘en celle de Carnaval (en italien Carno-
vale, Carnevale, c’est-à-dire, carne va-
le, et Carnesciale, carne sciale, scialo
di carne, profusion de viande). Les ponti-
fes romains publièrent plusieurs édits
afin de mettre des bornes à la licence
effrénée du carnaval, et empècher de
scandaleux désordres ; mais tout fut inu-
tile, et le carnaval victorieux a subsisté
jusqu’à nous, en dépit des ordonnances
et des édits.
En ontre, de mème que les anciens con-
trefesaient les gens et les caractères dans
leurs Bacchanales, ce qui fut l'origine du
théâtre grec; dont Thespis est le premier
fondateur; parcouraient les rues en gesti-
Il costume di consacrare parte di una
stagione a pubblici divertimenti fra i più
liberi è antico come la prima civiltà del
mondo. Italiani medesimi lo dissero
Carnovale e Carnesciale, il quale non
è se non una similitudine de’ Baccanali
che facevansi a Roma in questo tempo.
Siccome poi i Baccanali, solennità in-
trodotte da Bacco, ammettevano ogni
fare libertino, così, ceduto Giove Capito-
lino il suo trono al Figliuol di Maria,
cristiani, sfrattando da quelli tutte guise
di licenza, abbandonarono l'antico nome
di Baccanalia, e vi sostituirono quello di
Carnovale. Desso suona tanto quanto un
saluto che si dia alla carne o scialo di
carne. Sappiamo che a Roma i pontefici
misero fuori diverse leggi per compri-
mere l’ insolenza carnovalesca, e per im-
pedire che i soverchi trastulli non for-
viassero i buoni dal cammino della vir-
tù; ma fu indarno. Il Carnovale stette,
e dura ancora.
Come po’ ne’Baccanali gli antichi con-
traffacevano le persone, e con un modo
mimico, da cui nacque trovasse Tespi
le commedie, alléttavano viandanti, e
parlavano, e comunicavano a mo’ di gente
22
AO —
culant, et fesaient toutes sortes dc folies,
ainsi lesmodernes ont conservé a-peu-pròs
les mêmes usages dans Ieur Carnaval, et
surtout le masque. appelé par les Latins
persona, et généralement répandu chez
‘tous les peuples polices. Mais, selon l’in-
fluence des gouvernements et des moeurs
de chaque pays, les divertissements du
carnaval perdirent insensiblement plus
ou moins de leur rudesse et de leur licen-
ee primitives, et Venise surtont, des les
temps les plus reculés, pourvut, au mo-
yen d’une bonne police, à ce que le
peuple, on pour mieux dire fa populace,
prit part aux plaisirs et à la liberté du
carnaval, sans ontrepasser de justes
bornes; tañdis qu’anx personnes d'une
classe plus élevée, moins capables d’a-
buser des privilèges de ce temps, se-
raient accordées de plus amples limites
dans leurs amusements. Au reste la popu-
lace trouvait le plus grand plaisir du
monde dans les grossieretés antiques ,
plaisir qui n’était qu’une conséquence
naturelle de la stérilité et de la gros-
siereté de son esprit. Les riches au
contraire, polis par le commerce con-
tinucl- de la bonne société, instruits et
aimables, étudiaient avec: soin les cara-
cteres, les-moeurs des nations différen-
tes, et, perfectionnant leurs jonissan-
ces, sl m'est permis de me servir d’une
semblable expression, savaient: épuiser
savamment et inrocemment jusqu’à la lie
de la coupe des plaisirs que le carnaval
offre en tous lieux, et à Venise surtont.
Or, chaque nation, chaque pays préfér
rant naturellement ses sages, ses fêtes,
ses amusements, et rabaissant ceux des
autres peuples, les Vénitiens cherchaient
principalement dans leurs. travestisse-
ments à faire briller la vivacité de leur
esprit et la gaîté de leur caractere.
Nagucre, au son de la cloche des vé.
pres du 6 janvier, un fonctionnaire pur
blic se présentait sur%la place de Saint.
Marc grotesquement déguisé, en. fesait
a cui manchi in testa un buon cervello,
ancora i nostri ritennero questo fare, e
la maschera, che Latini dicevano perso-
na, ed i visi inibratli da tante seonce e
gaglioffe maniere si osservano oggigiorno
pressochè dappertutto. Conforme. poi le
istituzioni politicoscivili e religiose dci
governi, questi baccanali od intratteni-
menti caunovaleschi diversifiearono , ed
in alcuni luoghi depasero quel rozzo cd
impulito, quell’asprigno e pungente che
tanto offende la urbanità e la gentilezza;
e Vinegia fin da remoti tempi sceverò à
diletti del earnavale, concedendo al pos
polo quelli propri di lui, ed alla gente
più incivilita e colta che il volgo non
è, rimise la parte di contraffare i costumi
delle nazioni, Nasceva quindi che la ple-
be con le goffezze antiche. soddisfacesse
sè stessa pienamente, perché ove è più.
grande la parte materiale, ivi più le menti
irte e sterili di be’ pensieri alacramente
si intrattengono. Per lo converso, quan:
do gli animi sono assuefatti a trar van,
taggi dagli altrui esempli osservando gli
uomini attentamente, allora la rappresen-
tazione degli esempli stessi e la pittura del-
la differenza che fra quelli e le azioni pro-
prie intercede. E siecome ciascuno ama
le sue cose, avveniva che Viniziani,
contraffacendo i costumi altrai, volessero
indicare quanto i-loro andavano di so,
pra a quelli per briosità vivezza e gusto
finito,
ni È
Nei tempi andati, il sei gennaio, al cin»
tocco della campana dei Vespert, vedeasi
un pubblico ministro presentarsi ‘sulla
grande piazza mascherato grottescamente,
‘
®
le tour lentement, sourd aux hufes de la
_popalace, et se relivait ensuite avec la
même gravité et le même sang-froid, Tel
- était» le signal par lequel l'antorité su-
périeure avertissait le public qu’il était
de son bon plaisir que le carnaval com-
mençât, et dès cel instant, chacun pou-
vait se travestir à son gré. Aujourd’hui
un semblable usage ne subsiste plus, et
on lui a substilué, avec grande raison, un
simple avis imprimé que Von affiche à
tous les coins de rues et dans les places
publiques. Mais ce n’est point sculement
la manière d’avertie le public qui a chan-
gé; le but du masque aussi n’est plus le
mème, et non-sculement on néglige de
faire briller de préférence dans les mas-
curades et les dégnisements le caractère
national, mais beaucoup de gens se ser-
vent uniquement du masqne pour tour-
ner en ridicule les membres les plus re-
spectables de l’ancienne aristocratie. En
effet, le masque bien connu à Venise
sousle nom d'/{lustiissimo et d’ Eccellen-
za (titres que L'on donnait autrefois à tous
les nobles vénitiens), n’est autre chose
qu'une caricature, une satire parlante de
la noblesse qui gouvernait jadis la répu-
blique. Représentez-vous un homme af-
fublé d’une immense perruque; d’un ha-
bit à l’ancienne mode, garni de gros bou-
tons reluisants, avec des culottes courtes,
des bas de soie, des bouclesaux souliers, et
d’énormes manchettes; dans cet équipage,
Plllustrissimo se promène de café en café
ct de rue en rue, contrefesant de son
mieux le langage etles manières des vieux
sénateurs, et toisant d'un air superbe tous
ceux qu’il rencontre. Ce personnage est
plus difficile à remplir qu’on.ne le saurait
croire; aussi, lorsqu'il s’en acquitte à la
satisfaction générale, les assistants n’é-
pargnent pas les éloges à Son Excellence.
Son maintien superbe, ses monosyllabes
brusques et impéricux, son ton bourru et
sévère que l’on regarde comme lessighes
caractéristiques du vieux sénateur, font
— Ti —
e sordo agli urli ed ai fischi che il po-
polaccio gli dirigeva, girarvi, indi ritrarsi,
composto maisempre ad un’aria di gra-
vità e disinvoltura. Tale era il segno che
a quella matta guisa poteva ogni deside-
roso vestirsi, e che era giunto il principio
de’ baccani carriovaleschi. Al dì d’ og-
gi questa maniera di aprire il carnovale
mancò, e più ragionevolmente un avviso
a stampa quinci e quindi esposto per la
città tiene il luogo di quella. Chese cangiò
a nostri di la guisa di far edotto il po-
polo sul tempo carnovalesco, cangiò anco
il fine della maschera Anzi non solamen-
te non sivabbadò di far spiccare il nazio-
nale col confronto dello straniero costume,
ma assunte certe maschere, si seppe pun-
gere argutamente le persone più ragguar-
devoli della passata aristocrazia. Infatti
quella maschera che va col nome d’Æu-
strissimo e di Eccellenza, cosa è altro se
non un giuoco, uno scherno contro la
nobiltà che formava il corpo dominante :
della repubblica? Tu vedi un uomo con
grande parruca, con indosso una soprave-
sta di antico taglio, con bottoni che paiono
lune, con calzoni corti al ginocchio, calze
diseta, scarpe con fibbie, portante in mano
od in testa un cappello a tre punte, con
l'occhio armato sempre di occhiali andare
perle Procuratie, pei caffe e per le strade
tutte ove è maggiore la calca della gente,
affettandoil carattere degli antichi patrizi,
o di altri nobili che illustrissimi si di-
cevano. Saper tener bene questa parte
se è cosa difficile è più laudata. Ognuno
si scompiscia dallo ridere in vedere quel-
l’aria imponente aristocratica, in udire
quelle parole tronche ed imperiose, in
osservare quel far burbanzoso e severo,
che propriamente sono credute le note
caratteristiche de’ vecchi nostri. Questi
giuochi piacendo a molti, perciocchè la
maschera è una rimembranza di cose
passate, e gli uomini amano a smodatez=
za tutto ciò che non è, vedresti quindi
giovinastri, regazzi e putti di ‘ogntrma-
éclater de rire les spectatenrs nombreux
qui l'entourent. Le Lustrissimo en effet
estle travestissement favori du bas peuple
et l’on peut même dire de la canaille de
Venise; il est suivi, écouté avec empres-
sement, on fait cercle autour de lui, on
se presse, on s’étouffe pour le voir, ct
l’entendre. Les enfants, les jeunes gens
et souvent bien des hommes faits, non-
contents de s’être arrêtés long-temps à
l’écouter, le suivent obstinément, l’en-
tourent, l’importunent, et, lui formant
un cortège tumultueux, l’accumpagnent
d'ordinaire jusqu’à la boutique de costu-
mes à louer où il va se dépouiller de son
incommode équipage,
Les boutiques où l’on loue des trave-
stissements et des costumes de toutes sor-
tes, sont extrémement achalandées à Ve-
nise, cn parcil temps, comme l’on pense
bien ; elles méritent done d’arréter un
moment notre attention. En effet l’étran-
ge péle-méle des objets et des vêtements
qu’elles étalent ne peuvent manquer
d'attirer l'attention de lPobservateur cu-
rieux. Là les costumes de tous lestemps,
de tousles peuples, detoutes lesconditions,
sont réunis, confondus dans un désor-
dre divertissant. Le pourpoint, la tuni-
que, la toge, le casque, la toque, la eui-
rasse; la robe du magistrat, son bonnet
carré, la veste grossière du montagnard,
le chapeau à larges bords des villageoi-
ses, le petit tablier, la jupe courte et
mille autres objets différents, entremélés
sans ordre dans ces boutiques, forment
le contraste le plus bisarre et le plus ré-
jouissant. Vous y verrez aussi tous les
costumes des divers personnages et ca-
ractères que créa l’admirable Goldoni,
le restaurateur de la comédie italienne,
comme l'appelle Voltaire. Arlequin et
Pantalon sont toujours les masques fa-
voris des, Vénitiens. Qui ne connaît pas
Arlequin, ce personnage incomparable,
si fameux par le sel de ses bons mots
débités avec son accent bien connu,
A
niera, ed anche uomini, ir dietro a que-
sti illustrissimi. Non vi passerebbe un
grano di miglio, come dicesi: tanto sono
raggruppati e fitti intorno a cotestoro,
quasi essi fossero oracoli ambulanti; e
tanto sono amati dal popolaccio,che non
solo si va dietro a loro per le vie ch’essi
percorrono, ma li si accompagna fmo alle
botteghe noleggiatrici vestiti di masche-
re dove si spogliano.
. Le stanze o luoghi ne’ quali le vesti
delle maschere si vendono, sono le bot-
teghe le più frequentate nel tempo car-
novalesco, e quelle che più fermano la
tua attenzione. E difatti gli oggetti che
esse ti presentano sono così varii, che
curioso assai ritorna il loro aspetto. Lù
entro sono le vesti de’ costumi di tutti
li tempi, di tutte le condizioni e di
tutti i popoli. Qui il farsetto e la tu-
nica, la corazza e l’elmo; là la veste del-
Vantico dottore, il suo cappello di forma
grave e dignitosa, il rozzo giubbone del
montanaro; poco dalla lunge il cappel-
lino della villanela largo d’ala, con in-
torno fiori e nastri, la gonnella aperta
allo innanzi, e l'abito di colore screzia-
to; fanno un earo contrasto. Parimenti
là entro tu hai quella guisa di vesti le
quali contraffanno in prova il carattere
di alcuni personaggi, vogliam dire di
quelli che il lepidissimo fondatore e ri-
stauratore della commedia italiana, co-
me Voltaire addomandollo, il nostro
Goldoni immortale, nc? suoi drammi. in-
trodusse. La maschera però dell’ Arlec-
chino e del Pantalone primeggiano. Chi
non sa di Arlecchino, di quel fittizio
personaggio che con salii più frizzanti
in boeca tartassa i vizii che ha sempre
il talento di notare nel prossimo? Molti
et l'âpreté de ses sarcasmes ? Beaucoup
de gens se mélent de représenter ce
personnage, quoique très-peu soient ca-
pables de le bien remplir; aussi l’habit
d’Arlequin cst le plus commun de tous.
Messer Pavtalon, l'illustre chef de la fa-
mille des Bisognosi, (nécessiteux) a obtenu
Jui anssi une célébrité non-moins grande,
cl, grâce àson costume distinctif, il passes
ra peut-être jusqu’à la postérité la plus
reculéc. Son petit bonnet, ses bas de
soie rouges, ses boucles rcluisantes, etc.,
exhumés chaque carnaval du coffre où
ils pourrissaient le reste de l’année, com-
posent un des travestisseients les plus
en vogue à Venise. — Les costumes grecs
el romains ne sont guére moins com-
uns; lances, cuirasses brillantes, casques
au pavache flottant.boucliers, épées el car<
quois, frappent de tous côtés vos regards,
si bien que plus d’une de ces boutiques
ressemblent moins à un étalage de costu-
mes et de travestissements qu’à une espé-
ce d’arsenal. Mais c’en est assez sur cette
matière; changeons brusquement de sujet,
ct, s’il se peut, décrivons au lecteur le
coup-d’oeil unique que présente la Riva
degli Schiavoni ( Quai des Esclavons ) ;
centre des amuscments du Carnaval à
Venise.
On ne saurait, nous le répétons ,
se faire une idée du mouvement , du
bruit et de la variété qui règnent en
pareil temps sur le quai des Esclavons.
Tousles habitants sans exception s’y ren-
dent, ct la gaîté, le joyeux vacarme,
sono che vestono questa maschera, ben
ché pochi sieno quelli che sappiano sos-
tenerla, e quindi abiti da Arlecchino ve
n° ha a scialo, Messer Pantalone, uomo
delle minchioncrie più grossolane, messet
Pantalone indisse alla posterità serbas-
segli le lussurianti sue vesti, ch’ei vor-
rebbe perennemente far mostra pompo-
sa di sè medesimo nella nostra capitale.
La posterità, che il Pantalone riverisce
per quell'uomo ch’egli è, e perché senza
Pantaloni non puote stare, Pantalo-
ne obbedì; ed a questi tempi carnescia-
leschi apre i tesori della immensa vesta-
glia, della sucinta berretta, delle purpu-
ree calze, delle lucentissime scarpe, delle
fibbie splendéntissime, À nostrì di pare
raffinata la maschera del Pantalone; e
veramente tu sai conoscerla presto quan-
do la vedi, e la vedi di frequente, perchè
qui è grande passione di farla da Panta-
lone. Che sc tu volessi le vesti de’costu-
mi romani e greci, ben su pe’chiovi ed
uncini te le vedi appese, e superbamente
agli uomini intimare. Lancie e cimieri con
suvvi posti gli ondeggianti pennacchi, Pus-
bergo, gli stinieri, il paludamento e la
bulla, e la clamide e via, benchè disusati
siammirano. In una parola questi magaz-
zini su cuitocchiamo presentano una sto-
ria di costumi fecondissima per trarre
soggetti di studio archeologico e pari-
menti filosofico morale. Ma lungi le celie:
miriamo quello che appare la riva degli
Schiavoni ne) tempi carnovaleschi;
In questa stagione adunque la riva de-
gli Schiavoni ti porge leggiadra una
scena e giocondissima, Ogui sesso ed
ogni condizione quivi si porta, ed offre
uno svariato di persone e di cose, che
veracemente eccita sentimenti di giocon-
le tableau varié qu'offre une réanion si
nombreuse el si diversifiée d’ inñdividus
et d’objets sont au dessus de toute
ex-
pression. Entr autres. choses, ce qui
frappe d° abord la vue, ce sont les im
nienses baraques de bois élevées provis
soirement sûr le quai dans presque toute
sa longueur. On y donne toules sortes
de spectacles et de jeux; c’est là que le
peuple accourt en foule, charmé des
bons mots grossiers et des plaisanteries
de hallé qui composent le fond des far-
ces qu'on y représente,
Toujours fidéles à nos principes, nous
croyons devoir avertir le lecteur qu'aux
temps de la r publique il n’était permis
de construire de semblables baraques
que suf la Piazzetta, et non sur le quai
des Esclavons. Il paraît que la cause de
ce changement fut le besoin de débarras-
ser le Mole de cette foule immense et
bruyante, qui ne pouvait certes qu’incom-
moder étrangement en pareil lieu toutes
les personnes appartenant à une classe
plus relevée et plus polie; mais quelques-
uns disent au contraire que le véritable
motif futle peu d'espace et de commodités
qu’offrait, avant la chütede la république,
le fameux quai des Esclavons qui ne fut
en effet agrandi etreslauré tel que nous le
voyons aujourd bui,que sous legouverne-
ment français. - Ces baraques de bois ent
ordinairement la forme. d’un parallélo-
gramme. Sur le côté de devant est prati
quée une large porteetau dessus une fené-
tre ouun balcon sur lequel il est d'usage
que les baladins, histrions, ou autres, et les
dan seurs de cordes, favoris particuliers du
public, viennent se montrer avant de com-
mencer leurs représentations. Entre tous
le plus origiral est sans contredit un in-
dividu bisarrement habillé, avec un cha-
peau de guingois sur la téte, et le visage
tout enfariné ; à ces traits chacun aura
déjà reconnu l’agréable Paillasse. C’est
le bel-esprit, le bouffon de la troupe, et
l’idole de la canaille qui éclate de rire à
N
dezza e di letizia. Quello però che più
stuzzica la curiosità e che più alletta è
vedere certe baracche mobili per entro
alle quali varie maniere di giuochi e di
esertitamenti si fanno. I popolo minuto,
che vi si porta a stormo, bee la dolcezza
quando vi dà dentro, e si trasmuta col-
l'animo assat volontieri nei mimi e nei
giulari, che sono le persone della società
chie meglio si convengono cou loro, e che
non vantano nè la gravità del maestrato,
ne il sentenziar del filosofo, nè la galan-
teria del damérino.
Stretti ai nostri principii, parci a pro-
posito di far conoscere che a' tempi re-
pubblicani, benché simili baracche si co-
stumassero porre, non si postavano però
altramenti sulla riva degli Schiavoni, sì
nella piazzetta. La ragione per cui il loro
sito si è cambiato pare fosse lo sgombe-
rare il Molo da gente troppo affultata e
vaga del gridio e dello schiamazzo, sen-
sazioni certamente non sempre gradite,’
quantunque a questa ragione si faccia
prevalere l'altra, che ci è la riva degli
Schiavoni sotto l’aristocratico governo
fosse alla bisogna troppo angusta, mentre
riducevasi così spaziosa com'è solto il
reggime francese. Questi casolti sono li-
gnei, e per formartene un’idea immagina
uua casetta della figura di un. paralello-
grammo. Sul dinanzi havvi una porta, e
sovr” essa la imposta o l’ architrave una
specie di loggia, che si distende da un
angolo all’altro del paralellogrammo. Ivi
pria di dare cominciamento allo spetta-
colo si mostrano interele compagnie dei
giocolieri, fra cui e’ ci piace scerre pei
primi coloro che fanno meravigliare ‘il
pubblico cogli esercizii sulla fune. D’in-
fra cotestoro quello che più si distingue
e meglio diverte è un tale bizzarramente
vestito, con lungo e bianco cappello a
sgembo sulla testa, con il volto tutto
incipriato, e che si appella Pagliaccio.
Non si saprebbe dire quante lepidezze,
che si mutano in sangue per la plebe
e
chacun de ses mots ou de ses gestes, Im-
possible à décrire l’enthensiasme qu'il
excite;Thespis, dans son temps, u’en inspi-
ra pas davantage. Tousles goûts, meme les
plus dif érents, tronvent en lui de quoi se
satisfaire; grimaces, lourderies, sentences
ridicules, expressions triviales, lazzi plus
grossiers encore, apostrophes à la fortu»
ne, au public, à son esprit où à sa propre
beauté, tont en lui trouve des admira»
teurs enthousiastes. En un mot, il est
impossible d’être plus bavard et plus ap-
plaudi que Paillasse ne Pest.
Mais tout à-coup l’apparition de plu-
sieurs personnages étrangement déguisis
vient détourner l'attention de l'auditoire
qui admiraitdadandement notre Paillasse
criard; ce sont quelques masques qui
s'amusenì à jeter des oranges, des pommes
ou d’antres fruits au milicu de la popu-
lace, afin de jouir du coup-d’oeil qu’of-
fre ce ramas de gamins, de porte-faix. et
de gens du peuple, se precipitant les uns
sur les autres, se poussant, s’injuriant,
se culbutant pour s’arracher leur proie,
A peine un d'eux est parvenu à s'empa-
rer de quelques fruits que cent autres
les lui disputent, ct c’est alors que la scène
est plus divertissante encore. Maintenant,
d’aprés cet échantillon, faites-vous une
idée, s’il est possible, du spectacle con-
tinnel et burlesquement agréable que
présente le quai des Esclavons en carna-
val. C’est un pelcaméle interminable,
un désordre, un brouhaha, un flux ct
reflux perpétuel de la foule; en somme,
on ne saurait imaginer un conp-d’ocil
plus animé, plus joyeux ct plus singulier.
Mais, afin de donner le dernier coup
de pinceau à ce tableau déjà si divertis-
delle genti, egli accostumi proferire, e
talfiata Te lepidezze in goffaggini scambia,
e le goffaggini in satiriche espressioni, che
caverebbero le risa anche ailabbri di me-
tallo. Un mondo corre a sentire costui:
novello Tespi egli è considerato.:Chi mr-
raviglia ‘alle magnifiche sentenze, chi
gioisce alle strambellate espressioni, chi
stupisce a quella pronta mutazione di fi:
sonomia che in lui si osserva, a quale
piace i varii moti del volto e della bocca,
i contorcimenti di tutta la persona, quel
dimenare delle braccia, lo sgangherato
sghignazzare, le improvvise apostrofi alla
fortana ed al pubblico, le laudi alla. pro:
pria abilità ed alla propria bellezza. In-
somma egliè un Tulio redivivo sui rostri!
e ciascuno gode della scena svariata, €
gliene pare aver poco gusto se non si
ferma e non nota. |
Se non che, mentre glianimi sono tutti
intesi al Pagliaccio, una nuova scena al
di fuori si appresenta che li divide frà
questo mimo ed altre persone strana-
mente mascherate, le quali hanno il di:
letto di gittare aranci, fratta nel mez-
zo dei plebei. Allora vedi cotestoro fire
il parapiglia, -urtarsi di gomito, farsi il
saltarello, ghermirsi per le braccia e pel
collo, gittarsi qua e là per quella di
arraffare quel più che possono. Quin-
d’ecco quegli che strammazza per ter-
ra, questi che s’incurva per dar di pi-
glio al boccone, ‘altri che vanno car-
poni per buscare di sottomano a chi
sbadato non cura la preda. Vedi adun-
que che cosa abbia a parere in questo
punto la riva degli Schiavoni. È un mot-
teggiarsi continuo, un rammassarsi, un
addensarsi, un confondersi, un urtarsi
strammäzzando, un ripiegarsi, un cos-
torcersi; in una parola non si può dare
a colpo d’ occhio più bello e svariato
spettacolo di questo,
Ma per compor meglio il quadro ridi-
colo cd animarlo di altri colori, non € da
sant, ne nous arrétons point à cette pre-
miére baraque et visitons rapidement les
suivantes, qui nous offriront des objets
non-moins intéressants. Voulez-vous, par
exemple', savoir quels étaient le visage,
la taille, le costume des anciens patriar-
ches et des personnages les plus cele.
bres du vieux et du nouveau continent ?
vous n’avez qu’à entrer dans la baraque
que voici, et écarquiller de grands yeux.
Ou, pour mieux dire, il n’est pas méme
nécessaire de vous donner la peine d’en-
trer, car voilà tout juste sur la porte un
Moïse de cire qui, à une teinte blanchà»
tre près qui n’est guère appropriée au
personnage, est le portrait vivant du fa-
meux législateur. Un léger rideau blane,
ou soi-disant tel, est tendu au-devant de
la porte, et empéche aux regards profa-
nes des curieux 7on-payants de pénétrer
dans l’intérieur de l'édifice où d’ailleurs,
moyennant quelque monnaie, chacun
peut contempler à son aise les diverses
figures de cire annoncées chacune par u-
ne immense affiche collée sur la paroi ex-
térieure de la baraque. Un espèce d’in-
terprète, de cicerone, armé d’une longue
baguette, y explique chaque chose aux
curieux, et leur raconte dans un style am»
phigourique les saintes actions des pa-
triarches, les exploits des héros, et ainsi
de suite! Aiusi done, dans moins d’un
quart-d’heure, vous avez passé en revue
lPhistoire de l univers entier et acquis
de précieuses connaissances. Où pour:
riez-vous trouver de la science à meilleur
marché ? Pour quelques sous, vous en
apprenez plus sur cet article que le fa-
meux Pic de la Mirandole lui-même
n’en savait. Lorsqu'il s’agit d’érudition,
on doit délier les cordons de sa bourse
sans trop marchander. D'ailleurs, com-
ment oseriez-vous faire un pareil affrent
au savant interprète du Casotto (bara-
que)? Vous n’en auriez jamais le coura-
ge, n'est-ce pas?
Mais si non-content des nations érudi-
starsene qui solo, si da tirarsi più avanti
e vedere quelle altre case lignee in cui
non le burlesche del Pagliaccio ma altre
cose più serie e dilcttevoli si osservano.
A mò di esempio, ti senti voglia di
vedere come cran fatti, cioè quali li-
neamenti, qual sembiante e statura, quali
vestiti e carattere s’ avessero gli anti-
chi patriarchi, ed altri uomini più ce-
lebri dell’antico e novello mondo? tu
non dei far altro che recarti ad un cas
sotto vicino. Sulla porta è un Mosè ee-
rco, che a dir vero non presenta sempre
il carattere fisico dell’oricntale, perche
di tinta troppo languida e di eontorni
soverchiamente dilieati, il quale senza la
potenza di favellare ha però quella di
muoversi gravemente, di girare la testa
prospettando il colto e spettabile pub»
blico, quasi gli imponga. La porta è chiu-
sa per bianca cortina, e langhesso la
baracca veggonsi varii cartelloni su cui
pittoricamente figurati stanno que’ per-
sonaggi che dentro si ponno vedere. En-
trando, l’interprete delle mate figure,
con una verga in mano ti viene fila-
stroccando la vita, la morte, i miracoli
de’patriarchi e dei santi e le gloriose
gesta degli eroi. Tu resti li baloccone,
se pur non godi teco slesso di acquista-
re in sì breve tratto di tempo una este-
sissima erudizione de’ faiti sacri e pro-
fani, antichi e moderni. Che vuoi più?
La erudizione 6 a buon mereato. Con
un baiocco tu diventi un Picco della
Mirandola. Quando si tratta di sapienza
non si ha a pensarvi sopra e conviene
largheggiare, Vorres Eu essere da men
che quel dattore del casotto ? Crediamo
che na.
Se poi oltre alla storia degli uomini
dites que vous avez acquises sur l’histoire
des hommes, vous vous sentez la moin-
dre envie d’en apprendre autant sur celle
des lieux, nous voulons dire sur la géo-
graphie, entrez maintenant dans cet au-
tre casotto; nous vous le conseillons d’au-
tant plus volontiers que cela ne vous
coûtera pas grand’chose. Quoi de plus
beau que de devenir en quelques mi.
nutes, moyennant cinq ou six sous, un
géographe parfait, ct un voyageur uni-
versel ? Voici précisément le casolto en
question; encore une fois, entrez-y, et
voyez de vos propres yeux sil n’en est
pas ainsi. Mais nous n’en finirions jamais
si nous nous arrétione à décrire tout ce
qui attire les regards en pareils jours sur
le quai des Esclavons; oiseaux savants,
singes, chiens et chevaux dressés à mille
tours différents, bétes féroces apprivoi-
sées et soumises jusqu’au point de venir
lécher la main qui les frappe; monstres,
phénomènes de tous genres, ete., for-
ment de ce quai le rendez-vous des ba-
dauds qui trouvent de quoi y assouvir
amplement leur curiosilé. Cependant
le tableau n’est point encore achevé ;
nous ne saurions oublier de dire que
précisément à côté de ces casotti, ct
formant en conséquence une partie né.
cessaire de la scene, se trouvent à cha-
que pas des vendeurs de comestibles
et de friandises, propres à exciter ou à
satisfaire lPappétit. Au milieu du bruit
de la foule et du mouvement perpétuel
qui l’entourent, siége gravement le ven-
deur et fabricant tout à la fois de certai-
nes friandises appelées storti (tortus) en
dialecte vénitien. Vous le voyez constam-
ment occupé derrière sôn établissement
modeste, uniquement composé d’un fo-
yer ardent qu’il alimente sans cesse, et
sur lequel il cuit une sorte particulière
de pâte, qu'une fois sèche, il entortille
encore toute chaude à une spatule; c’est
ainsi qu'il obtient, par ce procédé bien
simple, un storto parfait. Qui ne serait
iu amassi sapere la situazione de’ luo-
ghi, 0 a dir meglio la geografia artistica,
puoi farlo, anzi fallo, che te P hai a. un
buon prezzo. Può ella essere miglior
cosa che diventare in mezz'ora un cos-
mopolita che ne sa di città, di paesi, di
prospettive, e così avanti? Entra adun-
que nel terzo casotto che quell’altre bel.
le cose mostra, e guarda ed ascolta. Se
non che lungo troppo sarebbe voler dire
singolarmente degli oggetti tutti su’ quali
si dà degli occhi sulla riva degli Schia-
voni a questo tempo, perchè quivi e chi
fa vedere augelli, scimie, cani, cavalli
ammaestrati a varit esercizi ; là bestie
selvagie e feroci mansuefatte ed educate
a rispettare la mano che le domòd; e do-
ve finalmente ti vien dato meravigliare
molti fenomeni della natura in alcuni
individui della umana specie manifesti.
Non creder perd qui finito il quadro.
Proprio nel tratto in cui son siti li ca-
sotti si veggiono di alcune panche so-
vra le quali i venditori fanno mostra
di parecchi oggetti da titillare la gola,
1 quali formando parte della scena che
stiamo toccando ci è mestieri ricordare.
Tra gli altri è certamente piacevole
scorgere in mezzo alla folla di chi va e
di chi viene e sta, il fabbricatore di
certe ciambelle che vinizianamente stor-
ti si appellano. E° siede, ed al dinanzi ha
la sua officina, che non è altrimenti che
una grande focaia entro cui dalle legna
desta il fuoco per cuocere una specie di
pasta, la: quale, asciutta che sia, la vav-
volge ancor calda intorno ad un legno
rotondo, e datale la piega la estrae dal
legno, e la pasta è fatta uno storto per
chi
lo rimbecchi.
E non tornerà per
avventura gradito vedere improvvisar
by n dg
l'abbondanza così su due piedi, e una
RIO Q
abbondanza che non si compera che
‘al prezzo di uno a tre centesimi? MA
la è così, il carnovale è il tempo del
tripudio. di tutto è copia, di diritti e
storti, d’inversi ed obbliqui, perche tut
9
charmé de voir travailler calinairement
d’une maniere si expéditive, et surtout
pour si peu d’argent, car un de ces storti
ne coùte guère qu'un centime ? (*). Le
carnaval est le temps de la joie, de V'a-
bondance, et du gaspillage; vous y trou-
vez toutes choses en profusion, les goûts,
les plaisirs, les caprices les plus bisarres
s’y croisent sans se nuire le moins du mou-
de; bien loin de là, cette diversité, ce
pele-rméle, ce merveilleux chaos de co-
stumes, de marchands. de spectacles, d’a-
musements. de physionomies et de goûts
accroissent au contraire l’allégresse gé-
nerale ; gloutons, curieux. plaisants, pros
digues, amoureux, que sais-je ? se trou-
vent en temps de carnaval comme dans
leur élément.
Nous avons parlé des baladins, des boufs
fons, des figures de cire, des bétes féro-
ces, des ménageries, des hommes ou des
femmes qui offrent quelque bisarre phé-
moméne dans leur conformation, etc. ;
embrassons maintenant d’un seul regard
le coup-d’oeil admirable que nous offre le
quai des Esclavons.
Les flots paisibles de la lagune vien»
nent expirer au pied du quai, réflé-
chissant dans leur sein tranquille les mai-
sons voisines, les navires, les temples. les
édifices et la foule des promeneurs. Quel
agréable spectacle ne présente pas à la
vue de l’observateur attentif cette réu-
nion surprenante des prodiges de Part,
des merveilles de la nature, des inven-
tions de Pindustrie, des parures som-
ptueuses, des masques bisarres, des riches
costumes d'individus de tous age, sexe
et condition, presqu’entassés les uns sur
les autres, tellement est grande la presse,
(*) Que les lecteurs. et surtout les lec+
teurs francais, en lisant ces details, se
rappellent la muxime d’ Horace: difficile
est proprié communia dicere,
(Note pu Trap.)
to il mondo carnovalesco e un complesso
dilinee che s’intersecano in diversi pun-
ti, vogliam dire che il carnovale e varie-
tà di gusti, di umori, di oggetti, di figu-
re, di aspiri e così avanti; è l’epitome
propriamente della ghiottoneria, del ca-
priccio, della leggerezza, della Jassivan-
za, della galanteria e di tutto ciò che
vuoi. Che sia pur benedetto il.carnova»
le e il sua buon umore!
Narrato de’ giocolieri e de’ mimi, de-
gli espositori di ceree figure, di animali
selvaggi e domestici, di coloro che mostra=
no uomini e donne ne’ quali natura stra-
ni fenomeni manifesta, e di varie ma-
niere di venditori, con un rapido tratto
di penna trattiamo generalmente la sce-
na che di questo tempo dalla riva degli
Schiavoni ci deriva,
Se tu agguardi all onda azzurra della
laguna, che placida riposa i suoi flutti ai
piedi di questa riviera, e che si fa spec-
ohio a° prossimani fabbricati, a’ navigli
ed a chi passeggia. sei da forte meravi-
glia compreso che la natura, umana
industria e la civiltà d’un solo vedere
tanti oggetti piacevoli e di dilettanza
offerisca. Chiunque estendasi col pen-
siero sulle tante persone € sì differenti di
condizione, di grado, d’ ingegno, di for-
{una e di gusto, che qui convengono, od
a far mostra di Se singolare per lusso di
vesti e di gemme, 0 per premeditate gof-
faggini, o per necessità di esercizio, sug-
gella la sua mente delle immagini sva-
riate dell’ esistenza, procedenti da tante
sensazioni degli oggetti esterni dalla na-
tura prodotti. Una fola di gente che va
divitto divitto fino a Castello in se stessa
— 179 —
et offrant à la fois mille tableaux, mille
impressions, mille attitudes diverses! De-
puis la Piazzetta jusqu’à Castello (un des
quartiers les plus éloignés de la place de
Saint-Marc), s’ étend une longue file de
promeueurs, qui occupent le quai pres-
> I
que toute dans sa largeur; nobles, riches,
bourgeois, tous les gens aisés en un mot,
se promenent gravementau milieu de la
foule, jetant cà et là leurs regards sur les
objets qui les entourent, moins par cu-
riosité que par un instinet machinal d’i-
mitation qui les porte à faire ce que les
autres font autour d’eux. Mais on trou-
ve aussi, la comme partout ailleurs; l’ob-
servateur attentif, qui, sans s'arréter à la
superficie des choscs, étudie les moeurs,
les usages du pays, les habitudes de la
foule, en un mot tout ce que peut offrir
d’intéressant cette multitude immense
qui, tantôt s’arrête brusquement comme
un seul homme, et tantôt avance tumul-
iueusement. L'homme sage, le vrai phi-
losophe, sait tirer parti de tout; la folie
des autres lui sert d'exemple, d’avertis.
sement, el, en voyant les excès d’autrui,
il apprend à modérer ses désirs et à ré-
gler ses actions. Le contraste est frappant
ici entre l’honnéte-homme et le libertin,
entre et le sage et le sot. Le libertin,
sensuel par caractère et par choix, mar-
che, avance au hasard, avide de plai-
sirs et cherchant impatiemment des yeux
ce qu’il désire de trouver; chacun de ses
regards décéle aussitôt ses goûts, ses
sentiments, et il suffit de le voir pour
reconnaître sur le champ quels sont les
objets, les personnes qu’il préfère, et
ceux ou celles au contraire qu’il hait,
qu’il évite avec dégoût. Tout au rebours,
le sot, insensible aux charmes des belles
promeneuses, à la variété du spectacle,
des toilettes élégantes, au passe-temps si
agréable de comparer la brusque gaité,
la joie bruyante de la foule au maintien
grave, raide, et étudié jusque dans leurs
plaisirs des riches et des hauts person-
sarebbe bastevole ad esprimere diversi
moti dell’ animo e diverse azioni del
corpo. I nobili e dignitosi personaggi ac-
corrono a questa volta incedenti fra la
moltitudine, e tendono gli sguardi sui
diversi oggetti i quali loro vengono ve-
duti più allettanti per la circostanza del
tempo che li riproduce, che per avere
novità sufficiente ad eccitargli meravi-
glia od entusiasmo. Questi vanno così,
ma evvi fra dessi Puomo pensoso ed os-
servatore che fra tanti ha solo la poten-
za di apprendere il costume, la condi-
zione della società, osservando le azioni
di coloro che procedono,e di coloro che
stanno. La filosofia sola approfitta del
tripudio della vita per casligarsi, ovvero
sia per essere temperata ne’ suoi deside-
ri, corretta nelle sue operazioni, pru-
dente nelle sue intraprese, saggia nella
elezione de? suoi fini. Si trova però da
fare Pantitesi perfetta fra il filosofo e il
libertino, fra questo e lo sciocco. Il li-
bertino che va non ha oggetti morali
che lo interessino, Sensuale per inclina-
zione e per elezione, egli non aspira che
a disbramare naturale e sbrigliata pas-
sione. Impertanto cerca cogli occhi ciò
che forma l’oggetto di quella, ammira
ogni cosa che offra un’armonia materiale,
ansio la segue, e col celere passo e con
l’agitamento della persona e con il vio-
lento pronunziare delle parole indica
quale oggetto appettisca, quale abborra,
e quale cerchi di schivare studioso. Lo
sciocco allo incontro, a cui garbano tat-
te le pazzesche e futili cose, non guarda
se la galante signora sia.azzimata o ho,
se sfoggi l’ allettante del brio spontaneo,
la gaiezza modesta o la voluttuosa ritro»
sia; non Lada se l'uomo grave studii la
vita sull’azione presente degli uomini,
se coloro che hanno autorità nella civil
convivenza facciano i noncuranti, com? è
quasi sempre loro costume. Di breve,
niente tocca lo sciocco all infuora delle
cose più goffe e materiali, va e viene
— 150 —
nages, fixe ses regards sur les objets les
plus communs avec un air d’admiration
hébétée. Semblable aux débris flot-
tants qu'un ruisseau entraîne dans sa
course, comme eux le stupide badaud
avance, recule ballotté par la foule, et
s'arrête avec elle.
Mais entre tous, le personnage le plus
commun, c'est sans contredit le curreux
désoeuvré ou fläneur, comme il vous plai-
ra, que rien ne fixe, mais que tout attire.
Certes le quai des Esclavons en pareil
temps offre un vaste champ d'occupa-
tions à ces honnètes flaneurs. Qu'il nous
soit done permis de consacrer quelques
lignes aux passe-temps favoris de cette
classe particulière d’individus, ce qui est
d’ailleurs indispensable pour donner
une idée exacte et complète de la scène
bisarre que nous avons entrepris de dé-
peindre, comme on l’a déjà vu plus haut.
Paillasse est l’objet de l'admiration de
la foule; quoi de plus admirable en effet
que la profusion intarissable de senten-
ces qu'il débile avec une aisance sur-
prenante ? Les figures de cire qui repré-
sentent les plus illustres personnages de
l’univers entier, les bêtes les plus féro-
ces apprivoisées et dociles jusqu’au point
de baiser la main de leur tyran, Fhabi-
leté étonnante des fuvambules qui eou-
rent hardiment sur une mince corde
tendue, sont aussi sans nul doute des
prodiges trés-intéressants, et il semble
que le curieux ne saurait exiger rien de
mieux. Mais pourtant il n’en est point
ainsi; et plus d’un des honorables indi-
vidus de la classe des fläneurs, en lisant
ces ligues, si jamais il les lit, se sera de-
mandé vingt fois comment nous avons
pu oublier jusqu'ici ke personnage le
plus extraordinaire dans son genre que
Venise puisse offrir. En un mot, nous
enuteudons parler d’un bomure à bon
droit célebre par le sel de ses plaisante-
vies el le charme de ses récits qui n'en-
nuyent pas iout-à-fait lorsqu'on les en-
qual frescolo entro il meato de’ finmî,
che sale siccome 1’ onda, circolarmente
s’ innalza, discende ed affonda.
Ma evvi il curioso fra tanti, quello a
cui né tutto è indifferente, nè tutto dif-
ferente. Di questa razza di uomini ve ne
hanno le migliaia, ed è proprio da ve-
derli nel loro dritto in questa circostan-
za carnovalesca. Noi sui curiosi dob-
biamci fermare, e quasi di un tocco in-
vergare le idee che ci risvegliarono le
cose descritte più în suso, perché si co-
noscano le sensazioni che su essi produ-
cono: il che appunto importa il meglio
della scena che siamo per rappresentare.
Vedere il pagliaccio a molti pare una
cosa di tutta ammirazione degna. Che
un uomo contraffaccia così bene la per-
sona, che abbia tanto ingegno da profe-
rire simultaneamente con semplicità e
galezza tante sentenze che non uscirie-
no dalla bocca de’ più saggi filosofanti,
è una meraviglia portentosissima; notare
rappresentati in cera i più cospicui per-
sonaggi dei secoli, udirne la storia, è una
cosa che non più; guardare animali sil-
vestri e feroci i quali si prestano ubbi-
dienti all'uomo, è un miracolo dell’uma-
na industria ; scorgere chi veloce ed e-
quilibrato incede per l'ardua via di una
corda, è un portento. Il curioso cosa
vorrà di più? Ma il curioso può volere
di più, perchè noi abbiam lasciato di di-
re di una curiosità morale che è pur sin-
golare fra noi. Si trova a Venezia un
uomo di eui i sali non paiono frizzanti
a chi gli udì mpetutamente, ma che ben
agguardati nel significato loro, hanno
una bellissima e buonissima morale im-
portanza. È questi il preteso gentiluomo
di Torcello, volgarmente il Tonin Buona-
,
— 181 — |
tend pour la première fois de sa vie;
mais qui finiraient certes par ennuyer
bientôt, si on était obligé de les écou-
ter souvent. Cet homme, c’est le fa-
meux soi-disant gentilhomme de Torcello,
vulgairement appelé Scior Zonin Buo-
nagrazia (1); il faut l’entendre raconter
lui-meme l'antiquité de sa famille, l’illu-
stration de ses aïeux , leur généalogie,
leurs richesses immenses et sa propre
importance. Figurez-vous un homme
d’une taille un peu au dessus de l’ordi-
naire et musculeuse, d’un extérieur gra-
ve, et à qui l’on ne donnerait pas qua-
rante ans, bien qu'il en ait plus de cin-
quante , tellement les soucis Pont peu
tourmenté. Sa physionomie est ouverte
et joviale, ses manieres sont imposantes
et agréables , ses yeux brillants et ex-
pressifs, dignes en un mot d’un ora-
teur aussi adroit et aussi éloquent. Il
va toujours vetu d’un habit d’une coupe
antique, galonné sur toutes les coutures,
et d’un bonnet bisarre. approprié d’ail-
leurs au personnage; d'énormes bagues,
du prix que chacun peut aisément: ima-
giner, brillent à tous les doigts de ses
mains; enfin une profusion de vieilles
médailles et de rubans grossiers étalés
sur le devant de son habit, sont, dit leur
propriétaire, les décorations et les ordres
qu’il a reçus de plusieurs souverains, en
récompense de ses nombreux et impor-
tants services. Tel est l’extérieur de l’il-
lustre Scior Tonin Buonagrazia; nous
allons maintenant parler de son esprit.
Scior Tonin est en effet le raconteur le
plus spirituel et surtout le plus infatiga-
ble du monde; nous ne craignons pas d’a-
vancer en outre que souvent, à travers
ses bons-mots et ses allégories grossières,
(1) La fameux Tonin Buonagrazia,
que nous eonsiderons comme un veritable
personnage de comédie, fut créé par l’im-
mortel Charles Goldoni et introduit dans
plusieurs de ses pièces. |
grazia (1), di cui lagenealogia è da udirla
da lui, l’araldica da lui, le ricchezze del
casato da lui ela importanza del personag-
gio che rappresenta da lui. Immagina
tevi un uomo più che d’ ordinaria sta-
tura, tarchiato anzi che no, e di un fare
grave ed importante, il quale, benchè di
‘oltre cinquant’ anni, non ha impressi
nella fisonomia i segni di sofferenza. Ha
la faccia gioconda, ilare, il fare conte-
gnoso ed aggraziato, gli occhi, come si
convengono ad un parlatore acuto e sot-
tile, vivacissimi ed aperti. Veste un a-
bito di antica taglia, listato a tutte le
estremità; un berretto bizzarro ed ac,
concio a quest'occasione gli copre la
testa; anella grandissime , di quel valore
che ognuno può immaginarsi, gli tempe-
stano le mani; dinanzi alla veste gli di-
pendono alcuni medaglioni all’ antica e
nastri e cordelle ch’ ei protesta essere
tutti i segni delle ricevute decorazioni
pel merito esimio che lo distingue. Ecco
il signor Tonin Buenagrazia bello e fat-
to. Rimane però la parte più eccellente
di lui da toccarsi, la mente, che in esso
è piena di spiritosissimi sali. Egli è una
fonte inesausta di finzioni piene di brio;
e non temiamo affermare che col velo
del’allegoria quest’ uomo esprime con
molta semplicità i vizii e le virtù del suo
secolo. Basta ch’ ei si presenti al culto
e spettabile pubblico perchè una nume-
rosa schiera di spettatori lo circondino.
Entro il circolo, ch’ ei ama sempre lar-
go, getta per terra la sua suppellettile, o ‘
gli arnesi di sua professione, i quali con-
sistono in scartafaci, libri ed altri simili
oggetti, ed apre solennemente la scena
facendosi l’apologia piena di succhi ed
atta a cavare lo riso per quelle cose
(1) Questo Tonin Buonagrazia, che
not vogliamo considerare un comico per-
sonaggio, fu introdotto nelle sue comme-
die dall’ insigne Carlo Goldoni.
il ne laisse pas de dire de fort bonnes
choses sur les vertus et les vices du
temps. Il lui suffit d’ordivaire de se mon-
trer pour rassembler autour de lui un
auditoire empressé. Dès qu'il juge Passi-
slance assez nombreuse, il se place au
milieu du cercle, jette sur le pavé tont
l’attirail de son métier, c’est-à-dire des
rouleaux de papier et quelques vieux
livres, et commence aussitôt son propre
panégyrique, qu'il assaisonne d'extra-
vagances vraiment risibles et de propos
précisément opposés les uns aux autres.
Puis, de son éloge i! passe brusquement
à Ja satire de ses défauts, et il sait si bien
traiter ces deux sujets divers qu'il vous
convainc tour-à-tour de l’un on de Vau-
tre. N°oublions pas de remarquer que la
plupart des anecdotes qu’il raconte sont
une peinture plus ou moins exacte de
tout ce qui se passe dans la ville. Il est
au fait de chaque chose, il sait prendre
et quitter tous les styles, et dans des sie-
cles moins éclairés, et peut-etre précisé-
ment pour cela plus heureux que le nô-
tre, il obtiendrait probablement une ré-
putation et une influence dont il ne jouit
certes pas aujourd’hui. Il débite tou-
jours avec l’action la plus vive, mar-
chant à grands pas, en véritable péripa-
téticien, dans le cercle étroit que ses au-
diteurs forment autour de lui, et s’agi-
tant comme un possédé. Scior Zonin
Luonagrazia est enfin un parfait phi-
losophe-pratique, et surtout un grand
diseur de sentences. Au reste, il n’a pas
tort de les aimer de préférence, puis-
qu’elles lui valent régulièrement un sou
de chacun de ses auditeurs qu'il acca-
ble alors de remerciments interminables.
Ainsi donc, notre illustre philosophe
Scior Tonin Buonagraziane saurait s’ap-
pliquer l’adage bien connu: la philoso-
phie s’en va pauvre et nue, puisqu'il est
bien nippé, bien payé et que chaque soir
il a de quoi satisfaire son hôte et ache-
ter de l’huile pour sa lanterne qui, de
N
dette intorno à se opposlissime € dispa-
ratissime. Passa poi dall' elogio alla di«
sapprovazione di se medesimo, ma colori-
sce così bene la scena, che tu lo ami vir-
tuoso e disgraziato. Convien ben notare
che tutti gli annedoti ch’ ei conta sono
spesse volte una dipintura perfetta dei
fatti della città rappresentati nelle pro-
prie azioni. Sembra ch? egli abbia in te-
sta tütli i cervelli degli uomini, tutti
gli scherzi della fortuna e di amore;
e gitoca così bene il linguaggio delle
passioni, che in tempi più felici e di mag-
giore semplicità gliene deriverebbe un
vanto di gloria per ispargere una filosofia
pratica col linguaggio più semplice e più
prestabile alle circostanze della vita. Qui
giganteggia favellando, ed incede da pari-
patetico entro al chiostro formata da’suoi
ascoltanti, movendo la persona si che pa-
re presa da convulsione. Questo signor
Tonin Buonagrazia è un energumeno,
che per altro ha le più saggie ispirazioni
filosofiche e grande facilità di sputare
sentenze. E? ne dà una ad un soldo, che
vien pagato volentieri dagli ascoltatori,
mentre l’ illustre di T'orcello ne va con-
tento, e si atteggia ad una fisonomia al-
legrissima, e si apre in moltissimi ringra-
ziamenti. Ad un detto, il signor Tonin
Buonagrazia e un filosofo al quale non
si può appiccare l’adagio Povera e nuda
vai filosofia, perche ha de’ buoni panni
addosso, de’ classicissimi fermagli, fregi
ed anella, ed alla sera può pagar l’ oste,
chè grazie a Dio la platonica sapienza
gli provvede l’oglio per la lanterna. Alla
fin fine € un uomo classico nel suo ge-
nere, e nelle provincie venete pel fatto
suo è maestro di coloro che sanno. Ha
un solo peccato, di non avere mai rea-
lizzato le idee della immaginata sua gran-
dezza; ma forse non se ne dà gran tedio,
sapendo che Socrate disse appresso Xe-
nofonte: Gli uomini che meno hanno di
bisogni, più s' avvicinano agli Der.
— 183
nuit, ne le quitte jamaisSomme toute,
c’est un individu unique dans son genre,
et lorsqu'il s’agit de ses intérêts, il n’y
a pas dans toutes les provinces véni-
tiennes un homme plus entendu que lui.
La seule chose qu’on peut lui reprocher,
c’est de n’avoir jamais bien prouvé la
moindre partie des magnifiques choses
qu’il debite, et encore moins réalisé un
seul de ses projets grandioses; mais c’est
peut-être qu'il ne s’en soucie guère, sa-
chant bien que Xénophon fait dire à
Socrate: Que les hom'nes qui ontle moins
de besoins sont ceux qui s’apprechent
le plus de la Divinite.
Mais les promeneurs et les curieux
finissent souvent par s’ennuyer d’enten-
dre toujours répéter à-peu-prés les mè.
mes choses, et, pour varier, ils vont
faire cercle maintenant autour du théà-
tre ambulant des Marionnettes, Il s’a+
git à présent de vous décrire, chose
assez difficile, la scène aù l’on représen-
te une infinite de pièces diverses, avec
tant d’art et d'agrément que le respec-
table public, rassemblé un pied des tré-
teaux, ne manque jamais de tout écouter
bouche béante, Quatre ais mal joints
couverts de quelques chiffons composent
tout le theatre. Quant aux décorations,
afin que les changements de scène ne
distraient point les spectateurs, l’ha-
bile directeur a soin de n’en changer
jamais. Le répertoire d’ailleurs est très-
abondant, et les titres de chaque pièce,
farce,tragédie, ou comédie, sont soigneu-
sement enregistrés dans Ja mémoire du
directeur, souffleur, machiniste et au-
teur tout à la fois. Le signal est donné,
la toile se leve, et l’on voit paraître lil,
lustre Polichinelle, qui se promène gra-
vement sur l’avant-scène, et frappe de
son bâton à plusieurs reprises, comme
s’il voulait dire: « C’est moi qui com»
mande ici,» Bientôt de nouveaux acteurs
paraissent sur la scène, et l'intrigue se
noue. Les pièces qu'ils jouent ne sont,
Passeggiatori peraltro non sono poi
sempre col cervello così in areo. Vanno
intrattenendosi altrove nel ridevole esere
cizio comico che fanno certe figurine di
legno maneggiate da un improvvisatore
di drammi. Qui convien sapere la scena
com’ è, che non è lieve affare l immagi-
narsi come drammi e tragedie s’improvvi-
sino su due piedi, e con tanta forza ed
espressione da tirare a bocca aperta la
penetrante curiosità della moltitudine,
Il teatro su quattro pali legati assieme
da fare un casotto ha un palco solo,
che è palco e scena nel medesimo tem-
po. | scenari, perche non distraggano
le fantasie de? spettatori, si presentano
sempre collo stesso disegno e con quel-
la modesta semplicità colla quale si mo-
strano gli oggetti della gente virtuosa.
Il repertorio e di molte facciate, ed i
titoli delle commedie e delle tragedie e
delle farse registrati sono nella mente
del suggeritore. Viene il momento, e si
da Panvunzio solenne colla presenta»
zione del Pulcinella, il quale incede im-
portautissimo nella scena, ed a segno di
dignità e di grado dà una picchiata di
bastane, quasi voglia dire qui comando io.
Gli oggetti della occupazione degli attori
per quello che si osserva praticamente
non hanno coerenza di principii, che per
solitosi aprela scena colla commedia e si
— 184 —
comme on le pense bien, qu'un amas
ridicule d’extravagances, sans règle et
sans enchaînement, si bien que le per-
sonnage le plus s‘rieux finit toujours par
faire rire , et qu’un acteur, après avoir
accablé un autre de caresses, le roue de
coups de bâton sans le moindre sujet
(ainsi que cela se voit d’ailleurs dans plus
d’undrame moderne,qui n’en est pas moins
admiré pour cela). Mais Polichinelle est
toujours le héros, PAchille de la piece;
aussi les autres personnages s’effacent et
se taisent dès qu'il vient à paraitre: Mes-
ser Pantalon, l’homme prudent par ex-
cellence, remplit invariablement le rôle
de médiateur lorsque les autres interlo-
cuteurs s’échauffent, et son étude parti»
culière est de prévenir ou d’apaiser les
querelles. Mais c’est ce qui n’arrive gue-
re, car ce sont précisément les disputes
et les coups de bâton qui charment l’au-
ditoire; il est donc de rigueur que Poli»
chinelle, après avoir longuement débité
ses rodomontades,malgreles prières et les
larmes de sa maîtresse désolée, donne uri
libre cours à sa colère, c’est-à-dire à son
bâton. Alors, sans égard ni pour l’âge ni
pour le sexe, il rosse les acteurs à droi-
ie et à gauche de la meilleure grâce du
monde, parcourt la scène en furibond,
et, tel qu’Achille, courroucé de la mort
de son ami Patrocle, mit en fuite les Tro-
yens vaincus, il frappe, pourchasse tous
les acteurs, et les précipite enfin dans
un trou pratiqué au fond du théatre, où
le directeur se trouve fort à propos pour
les recevoir. Le bruit des coups de ba»
ton libéralement appliqués par la main
agile de Polichinelle sur les têtes de bois
de ses ennemis, est le signal ordinaire du
brouhaha pour le respectable publie qui
en rit de bon coeur, et ne saurait assez
remercier l’inventeur industrieux qui, a-
vec.si peu de moyens et d'espace, lui
a procuré tant de plaisir par ses admi-
rables représentations. Tels sont les pas-
se-temps favoris de la populace; specta-
termina colla tragedia, si vuol correggere
l’uomo coll’allettamento, e poi si offende
l’uomo con quel.suonar di mazzatte che
fa gelare il sangue alle persone sensibili.
Quand’esce il Pulcinella, che è 1° Achille
del dramma. tutti gli altri che escono
gli fanno la bella cera del mondo; e mes-
ser Pantalone, che è il corifco de’ prudenti,
vero Nestore, quando s’internano gli ar-
gomenti, e che le parti vi rinfuocano per
eniro, non intermette cosa alcuna per
acquietarle. Ma tant’ é, il pubblico non
può ridere se tutto va dritto colla ragione:
il Pulcinella ha da fare le sue bravate, e
quindi nè la Calombina, né altra donna
gentile valgono coi loro vezzi a mitigare
l’ ira indomabile e funesta del Pelide.
Egli, che ascolta Ja ragione della forza,
non rispettando né età nè sesso, ne dà
giù come gli viene il maì talento, e per
diritto e per rovescio, e come faceva
appunto il figliuolo di Teti quando per
la morte del Meneziade si levò contro i
Tewcri, ed impauriti gli volse in fuga»
scaccia gli attori, e gli fa piovere giù per
un buco, sicchè si guasteriano, riboccando
in mischia, se il suggeritore non facesse
la parte del difensore. Quelle picchiate
sulle spalle e testuccie lignee suonano
che mai meglio, ed il colto pubblico ne
ride a bocca sperticata, e gli pare cosa
d’un altro mondo che in così angusto
recinto, qual è quello dell’ ambulante
teatro, spuntino eroi di tanta lena e na-
scano fatti così sanguinosi. Chi guarda
dentro al complesso scenico formato dal
pubblico spettatore, dagli attori e dal
suggeritore delle improvvise commedie
e travedie può cavare una lezione di ciò
che sia la plebe da un canto, e la elo-
quenza della fame dall’ altro. Noi ci di-
spensiamo dall’ analizzare queste due par-
ti solenni, perche chi vive in questo
mondo conosce le sode fantasie degli uo-
mini imi della convivenza civile, e le
alte ragioni di chi improvvisa, come di-
cemmo, commedie e tragedie, che sono
=
teurs, théàtre, personnages, et pieces for-
ment l’assemblage le plus naturel, sans
compter la faim, qui est presque tou-
jours Punique muse de Pauteur. Mais
ne nous appesantissons pas davantage
sur ce sujet, que chacun d’ailleurs con-
naît aussi bien que nous, pour peu qu’il
ait étudié le peuple; et finissons-en avec
ces misérables improvisateurs de marion-
nettes, dont le génie est au reste, nous
le répétons, aiguillonné par les motifs
les plus pressants: la faim et la soif, com-
pagnes inséparables de leur profession, et
souvent de leur vie enticre.
Continuons à passer en revue tout ce
qui mérite notre attention. Voici déjà un
autre industriel, ur escamoteur adroit,
qui rassemble la foule autour delui sur le
quai des Esclavons.C’est bien l’homme ba-
vard par excellence ; avant decommencer
ses tours, il ne manque jamais d’avertir
le public qu’il va voir des prodiges incon»
nus jusqu’à lui. Coiffé d’une casquette,
et muni d’une immense poche ou bissac
qui pend sur sa poitrine, il s’établit de-
vant une table converte de boules, de
cornets, de plusieurs autres objets qu’il
bouleverse d’un coup de sa baguette ma-
gique. Tout-à-coup il cache une seale
boule sous un de ses cornets, et puis,
frappant un grand coup sur la table, il
en fait sortir cinq ousix boules, au grand
étonnement des badauds qui l’admirent.
En un clin-d’oeilil les fait denouveau dis-
paraître, puis reparaître sous une nouvel-
le forme, tantôt grandes, tantôt petites,
comme bon vous semble. La populace
ouvre alors de grands yeux, chacun
peut bien m’en croire, et, le regard fixé
alternativement sur les mains, sur la ta-
ble ou sur la besace, elle admire d’au-
tant plus qu’elle y comprend moins,
Faire disparaître un écu des mains d’un
des assistants, oul’y introduire sans qu’il
s’en apercoive, tirer de l’eau d’une ver-
ge de bois, avaler une énorme quantité
d’étoupe, et puis la rejeter transformée
è
veramente le più convincenti che dare
si possano : fame e sete, segni non spe-
culativi, ma naturali di una vita atliva,
Seguiamo pure il nostro piano descrit-
tivo, e stiamo col pubblico a vedere i mi-
racoli del giuocatore di pallottole, di car-
te e di altri oggetti; conciossiadio un’ al-
tra scena la è che in sulla riva degli
Schiavoniil curioso fa attonito e stupefat-
to. Un uomo stranamente grande parla-
tore si presenta, invocando |’ attenzione
altrui, promettendo magnificamente di
far vedere opere non più vedute ed in-
tese. Con una berretta a sgembo in sulla
testa, e con una capace saccoccia sul da-
vanti, egli sta ad un tavolo colle sue palle
e buasolotti, e con un colpo della magica
sua verga ti dà un parapiglia che ti fa
sbalordire. Pone in un bussolo una palla,
la copre; indi tre, cinque, seite ne fa sbuc-
ciar fuori; sicché tu.non sai ben dire
cosa alcuna di miracolo così stupendo.
In un batter di ciglio poi ti fa sparire le
stesse, te le fa ricomparire ancora varian-
do la forma loro, e quando piccine pic-
cine, e quando grandi e grosse anzi che
no balzano sulla tavola. Il volgo ne fa
le meraviglie, come e ben da crederlo, e
sbarra gli occhi or sulla saccoccia, or sul
bussolo. e quando alle mani del gioco-
liere, e ne resta più maravigliato quanto
meno può conoscere la origine e la causa
delle variazioni. Sogliono ancora questi
giuocatori usare desterità nel far scom-
parire dalle manile monete, nell’introdur”
le senza che altri se ne avvisi nella sac-
2h «
en rubans, sont des tours familiers à ces
gens-là, ct qui, s’ils nesurprennentguére
les personnes tant soit pen sensées et in-
struites, ne laissent pas d’amuser et de
surprendre le menu peuple. CI
Cependant, comme les prodiges ne
penvent pas toujours durer et que d’ail-
leurs à la longue, ils fatiguent aussi bien
fue tonte autre chose, voilà que déjà
notre audiloire rassasié déserte lesca-
moteur et va écouter les conteurs pu-
blics d'histoires et d’anecdotes. Il n’en
manque certes pas à Venise, surtout à
celte époque. Aussi bien tont le monde
aujourd’hui se mêle de compiler ou de
raconter histoires et nouvelles; chacan
accommode la matière de son mieux, et,
sans parler des contenrs publics, nous
sommes, grâces au ciel, accablés par Ja
‘ presse d'un déluge d’histoires universel=
les, philosophiques, littéraires, artisti
ques, ecclésiastiques, nationales, etc.
etc.; voire même romanesques. L'histoire
en un mot est devenue maintenant la
science à la mode. Quiconque ne saurait
tirer une pensée de son cerveau aride,
trouve trés-commode de se rabattre sur
les chroniques et les récits, intarissable
aliment de conversation. Mais, sans se
fatiguer à lire, et sang dépenser son ar-
gent en livres toujours coûteux, n'est-il
pas encore plus commode de trouver
un narratcur qui, épargnant a Jui seul
les frais d'auteur, d’imprimeur et de
libraire, mette chacun au fait de tont ce
qui s'est passé de plus remarquable ici-
bas, pour la modique somme de quelques
sous? Voilà précisément les avantages
que vous offrent à Venise les conteurs
publics; semblable espèce fourmille dans
cette ville, où l’on trouve au reste de
tout en abondance, beaux-esprits et mil-
lionnaires, imbécilles et misérables.C’est
dommage seulement qu'il n'y ait pas
Î
(>
À;
be
coccia, nell applicare le ancila alle dita,
nel far piovere miracolosamente dalle ver.
ghe l’acqua, nell’estrarsi dalla bocca al-
cune cordelle di una dimensione infinita
e nel fornire altre cose, le quali, se non
persuadono intieramente gli uomini sen-
sati, il più che costituisce il mondo fans
no certo ammirato. .
Intanto la gente va, chè anche i mira-
coli rifiniscono le forze dell’ immagina-
zione, e ùmiliano troppo À umano orgo-
glio, che vuol tutto conoscere e sapere,
e che disprezza e sdegna che che gli va
dissopra, ed invece si acchetta volontieri
ad udire la storia. Descrittori di storie
ve n° ha un mondo e mezzo. Tulti sanno
fatti antichi e moderni, e gli pigliano
per le griffe e per le ali, e gli soppongono
e gli maneggiano come meglio la coscien-
za lor detta; e storie filosofiche e storie
letterarie e storie artistiche e storie na-
zionali. e storie universali e storie muni-
cipali e storie domestiche e storie ro
mantiche son nel cervello di qualun-
que sappia leggere. Tutto è storia a
questo mondo. Quando non si sa pensare,
si ha una prurigine. immensa di dire,
perché il dire costa poco quando si dice
come si puote, ma il pensare costa mol-
to per dire come si dee. Quindi qual ma-
raviolia se in mezzo a tanli scrittori di
storie possa esservi alcuno, che rispar-
miando la spesa della carta, della penna,
del calamaio e de’ tipi, ammaestri il
mondo a gola schinsa e pel prezzo mo-
deratissimo del caritatevole pane ? Ma
la è così, oggi si ha abbondanza di tutto,
non mancano ricchezze d’ ingegni, rie-
chezze di fortune, ricchezze di sciocchi,
ricchezze di pover? uomini. Peccato che
non si trovi sempre il buon equilibrio
fra i disonesti ed i galantuomini !
Ma diciamo della storia e di chi la narra.
tin peù plus d'équilibre entre les uns
et les avtres; mais enfin comme le plus
sévere moraliste n°y saurait rien faire,
et qu'on s’embarrassé encore moins de
nos discours, brisons-là et retournons
aux conteurs d'histoires:
Si vous voulez vous donner la peine
de faire un tour sur le quai des Escla-
vons, vous ne manquerez jamais en pa-
reils jours d’y rencontrer tin des ces
individus; arrêlez-vous un instant, ét
vous l’entendrez se vanter de connai-
tre Phistoire de tous les peuples et
de la raconter dans le style le plris
attachant. L'origine des nations, Phi-
stoire des premiers ages du monde en-
core barbare, occupent d’abord sa verve
infatigable, puis viennent les temps my-
thologiques, qui lui offrent un champ
encore plus vaste. La naissance des Dieux
et des héros, la forme des premiers gou-
vernements, le caractère des vertus et
des vices primitifs (nous disons primitifs,
parce qu'en effet les passions. ce qui
est la même chose, bien qu’innées dans le
coeur l’homme, ne laissent pas de se dé-
velopper ou de se raffiner, grâce aux pro-
gres de la civilisation, tont en acquérant
des formes moins âpres), sont les thèmes
favoris de ses discours. La guerre des
Titans contre les Dieux, aventure cé-
lebre de Léda, la naissance de Vénus, la
science d’Esculape et de son fils Ma-
chaon, les conquêtes de Bacchus, les fu-
reurs des Ménades, les exploits de Per-
sée, les prouesses de Thésée, les travaux
d’Hercule, la valeur des Amazones, Ja
conquête de la Toison-d’or par le valeu-
reux Jason, les amours d’Ariane et du
volage héros athénien, la mort du Mino-
taure, les malheurs de Progné et de Phi-
lomele,la disgrâce d’Atys, la beauté et la
fin malheureuse de Narcisse, les pleurs de
Niobé, le destin fatal d’Ilion, la méta-
morphose de Clytie, la justice de Rhada-
‘manthe. le royaume de Pluton, les fu-
reurs des Euménides, les transformations
A Venezia iti quest’ agio di tempo
chi va sulla riva degli Schiavoni si alle-
gra di ammaestrarsi delle storiche narra-
zioni che un uomo; il quale vanta di ave-
re nella memoria. gli avvenimenti dei
popoli, si fa a narrare con uno sfoggio
di paroloni da far incantare. La genesi
delle nazioni e la storia della prima bar-
barie è tin mezzo d’ intrattenimento per
lo narratore, che da questa passa a'tempi
mitologici, ne’ quali spazia con la sna
fantasia più alacremente ed estesamen-
te. La nascita degli dei c degli eroi, la
forma dei primi reggimenti sociali, il ca-
rattere dei vizii e delle virtù primitive,
e diciam primitive avvegnachè, quantun-
que le passioni sieno sempre le stesse,
nondimanco col progresso della civiltà
s'ingagliardiscono,si raffinano assomendo
un aspetto dolce e benigno, sono le parti
ch’ ei tratta con la massima disinvoltura.
La gnerra di Giove coi Titani nella valle
Flegrea, 1 origine di Polluce e di Casto-
re dall’ uovo di Leda, la nascita di Cite-
rea; le virtù di Esculapio e di Macaonr,
le imprese di Bacco, delle Driadi e delle
Menadi, le gesta di Perseo, quelle di Te-
sco, i famosi fatti di Ercole e delle A-
mazzoni, | acquisto del velo d’ oro fatto
da Giasone, gli amori d’ Arianna e la
morte del Minotauro presso Minosse re
di Creta, le sventure di Progne e di Fi-
lomela, quelle di Ati, di Narciso, i piant
di Niobe, i destini crudeli d° Issione, la
metamorfosi di Clizia, la possanza di Ra-
damanto, quella di Plutone, i furori delle
Eumenidi , le translazioni degli uomi-
ni, degli animali, delle divinità nelle
stelle fisse ed erranti, il diluvio di
Deucalione, e così avanti son tutte sto-
rielle ch” egli sputa con un dolce così
sea
des hommes en animaux, ou bien en a-
stres et en divinités, le Déluge de Deu-
calion, et bien d’autres récits qui ne fe-
raient que grossir très-inutilement cette
nomenclature déjà trop longue, sont les
sujets qu'il expose dans un style digne
des preiniers âges du monde. Mais n’al-
lez point croire que son érudition se bor-
pe là; écoutez: le voilà qui parle main-
tenant de la chùte d’Ilion apres le fa-
meux siège de dix ans, d’Ilector et de
sa fin malheureuse, de la colère d’A-
chille, de Ja sagesse de Nestor, de la va-
leur des deux Ajax; il n'oublie pas non
plus l'adresse d'Ulysse, les. oracles de
Calchas, la bavarde lacheté de Thersite,
les malheurs de Priam, la triste destinée
d’Hécube, la douleur d’Andromaque, la
honte etles désordres d'Hélène, la couar-
dise de Pàris son vil séducteur, le don
de.prophétie de l’infortunée Cassandre
et le sort affreux de Laocoon. Le bon
Homère lui-méme ne serait pas plus pro-
lixe. Mais attendu que notre conteur ne
connait guere l’art des transitions, et que
dans ses brusques passages d’un sujet à
l’autre, il ne suit d’autres règles que le
goût peu sûr de ses auditeurs grossiers,
vous le verrez souvent sauter tout d’un
coup des siecles héroïques aux temps de
Charlemagne ou du moyen-âge. Il ra-
conte péle-méle les aventures de Roger
et de Bradamante, l’histoire de Roland
et de sa fameuse épée Durandal, celles
de Lionel et de Richard Coeur-de Lion,
les guerres soutenues par les douze pairs
de France contre les Sarrasins, les con-
quêtes des Normands et l'invasion du
redoutable Agramant, si bien que tout
homme instruit qui aurait la patience
d’écouter ce bavard un seul quart-d’heu-
re, en prendrait pour long-temps une in-
digestion de batailles , d’histoires, et de
prouesses. Mais les gens du peuple moins
difficiles lui forment un auditoire nom-
breux et fidele, sinon aussi illustre, du
moins aussi attentif,que celui qui entourait
soave ch'e’ ben pare esser visso ai tempi
degli dei e degli eroi. E che dire quando
narra la caduta d’Ilio e la lamentevole
guerra e la morte di Ettore e |’ ira di
Achille e la saggiezza di Nestore ed il
valor degli Ajaci, l'accortezza di Ulisse,
la sapienza di Calcante, la garrula loqua-
cità di Tersete, le sventure di Priamo ‘e
di Ecuba,i gemiti di Andromaca, la ver-
gogna di Elena, la codardia di Paride e
l’ arte divinatrice di Cassandra e di Lao-
coonte? Omero stesso non ne direbbe
meglio. Ma siccome il narratore vive
sempre di fame e di fama eroica,’ così
non conserva ordine nelle sue narrazia-
ni, e va secondo il gusto di chi l’ascolta;
quindi non si ferma alla fondazione dei
regni e delle repubbliche ai tempi della
civiltà, ma sbalza di un salto ai tempi
dell'ultima barbarie, e ti narra le avven-
ture di Fioravante e di Ruggeri . la sto-
ria della famosa Durlindana, quella di
Lionello e di Cnor di Leone, le guerre
sostenute dai Reali di Francia contro i
Saraccni, e spezialmente contro Agra-
mantc, e forma un empiastro di narrazioni
che si dura molti giorni a cacciarselo
fuori dal cervello: tanti e sì differenti so-
no i succhi e le sostanze che lo compon-
gono. E potrai dubitare che non abbia
un immenso uditorio colui che ti fa pre-
senti uomini di tutti i tempi, di tutte le
condizionie di tutte le fortune? Non così
Erodoto, che fu detto il padre della sto-
ria, potette gloriarsi a’ giuochi olimpici
quando narrava i suoi fasti alla Grecia,
e non potè gioriarsi così perché chi udi-
valo sapeva di udire quello che la più
parte veduto avea, e più che dalla novità
delle cose veniano fermati dall’ eleganza
dello stile, dalla copia degli argomenti,
dall’ abbondanza delle materie, dall’elo-
quente narrazione. Erodoto però fu pre-
miato di encomii e di lauro, e il nostro
narratore allo incontro non pensa ne-
manco ad una nazionale ricompensa: e-
gli si limita a desiderarla non già muni-
— 189 —
avidement Hérodote, lorsqu'il lisait son
histoire à la Grèce assemblée aux jeux
olympiques. Notre conteur public n’a,
il est vrai, ni les vastes connaisances de
l’historien grec, ni son style élégant, ni
son éloquence intarissable; mais Héro-
dote fut récompensé par une couronne de
lauriers et d’insignes honneurs, tandis
que l’humble conteur, bien loin de pré-
tendre à des récompenses nationales,
s’estime fort heureux, si, grâce à la gé-
nérosité des particuliers qui l’écoutent,
il rassemble quelques monnaies de cui-
vre, préférables d'ailleurs pour un misé-
rable tel que lui, souvent pressé de la
faim, à tous les lauriers de ce monde.
Mais ce qu’il y a de pis pour ce pauvre
diable, c’est qu’apres s’ètre évertué de
son mieux à intéresser ses auditeurs,
lorsqu'il se dispose à aller recueillir leurs
offrandes sur le champ même de son
triomphe, il voit s’éclaircir comme par
enchantement les rangs des auditeurs,qui
s’en vont aussitôt chacun de son côté,
probablement dans la ferme persuasion
que la patience de l’écouter ne l’a déjà
récompensé que trop largement. En un
mot ce conteur admirable, puits de sa-
voir et d’éloquence , est beaucoup plus
souvent visité par la faim que par les
muses, et à Venise, on le rencontre sou-
vent seul et pensif,immobile comme une
statue, à la vue de la fuite prudente de
son auditoire. En vain quelquefois il s’ef-
force de le retenir par les arguments les
plus pathétiques; bien peu, se laissant
toucher à ses éloquentes paroles, lui don-
nent quelque monnaie, dont il a assuré-
ment grand besoin.
Pendant les derniers jours de carna-
val, on jette à Venise sur les canaux qui
‘coupent le quai des Esclavons, des ponts
de bois supplémentaires à côté de ceux
de pierres; ainsi l’on peut dire que toute
la partie du quai depuis la Piazzetta
jusqu'aux Casotti, n’est qu’une longue
ft commode promenade où l’on trouve
I”
cipale ma privata, poiche reputa che una
gloria solenne sia da posporsi ancora a
de’ pezzi di rame con una impronta di
testa reale od imperiale per far procac-
cio de’ mezzi atti a saziarlo della fame,
che ne ha sempre. Il male é però che
dopo aver fatto mantice de? polmoni ed
allargato le fauci violentemente, quando
sull’ ampio campo della gloria spera
ricevere 1’ obolo del sostentamento, si
vede rarificare l uditorio, il quale stima
essere stato abbastanza il narrator com-
pensato dalla sofferenza che si ebbe in
udirlo. In conclusione a Venezia questo
tesoro di sapere e d’ ingegno trae la sua
maggiore celebrità dalla fame, ed il mon-
do educato, cne va e che vede il narra-
tore come una statua monumentale in
mezzo abla via, venera il simulacro, e
silenziosa procede innanzi. Così nel suo
trasportamente di beatezza resta il nar-
ratore come un marmo da cui escono le
fatidiche voci che intimano inutilmente
ai passeggieri ed agli auditori dinon par-
tirsene senza consacrare a lui il tributo
troppo necessario al suo sostentamento.
In questi giorni carnovaleschi per co-
modo dei passeggiatori si costuma getta-
re sopra ì rivi appresso i ponti che le
sponde loro congiungono di altri ponti
posticci di tavole: quindi può dirsi
dalla piazzetta ai casotti sia tutto uno
stratto di via lungo e spazioso dove tanti
oggetti di differente natura e carattere
rassemblés tous les spectacles ek tons les
plaisirs. D'un seul coup-d’oeil vous y
voyez réunis l'élégance, les riches-paru-
res, les manieres distinguées des classes
supérieures, la grosse gaîté, les tournu-
res endimanchées des gens du peuple, le
bruit, la confusien, les gais propos, les
tours plaisants, les espiegleries des jeu-
nes élourdis, en somme, un amalgame
incroyable d’objets, d'individus et d’a-
ctions. L’ohservateur y trouve bien sou-
vent à glaner; il étudie, cherche, com-
pare, et, se fixant çà et là comme l’abeil-
le intelligente, il extrait de ce mélange
confus bien des remarques intéressantes
et des rapprochements ingénieux. En
effet, si l’on veut bien connaître les home
mes, c'est précisément en pareil lieu,
lorsque chacun se montre plus à décou-
vert, oublieux de sa réserve ordinaire.
qu’il faut les observer.
Mais entre tons ces jours de carnaval
si pleins de vie, de joie, de liberté et
d’amusements,le plus agréable et le plus
animé, c’est, sans contredit, le dernier
jeudi de carnaval ou jeudi gras, comme
on J’appelle communément. On dirait que
chacun se réserve pour ce grapd jour,
que le tumulte, l'ivresse, l’enchante-
ment l’ont attendu pour arriver à leur
comble; et réellement c’est en ce jour
que le carnaval étale toutes ses pompes
et toutes ses féeries.
On ne saurait indiquer bien sùre-
ment l’origine de cette coutume, mais
ce que l’on peut affirmer hardiment,
c'est qu’elle date de l'antiquité la plus
reeulée. À Venise ce jour fut distin-
gué d’une maniere spéciale dès les
maravigliosamente si osservano. Non €
senza ragione l’affermare che ad un solo
tiro di sguardo si vede la società in tutto
il suo aspetto; la rozzezza, Furbanità. il
buon gusto e la corruzione; la Jeggiadria
e la goffaggine, la semplicità e | accor-
tezza, la sapienza e l’ ignoranza, il serio
ed il buffo, il virile e il donnesco, lo
scientifico, I’ artistico, il naturale e il
morale, V’ideale e 1° artificiale, | empirico
ed il teorico. Il filosofo apprende d’assai.
Come ape industre egli posa la sua mente
su diversi ‘oggetti; ne trae le sostanze od
i succhi migliori, li compone assieme e
ne fa il quadro della vita. Infatti chi
vuol conoscere 1° uomo conviene che lo
pigli nelle circostanze in cui si mostra
più libero ed attivo, e in que” tempi ed
in que’ luoghi che la libertà ed attività
medesima favoriscono.
Ma fra tanti oggetti descritti a comti-
ne divertimento inservienti, fra tantigior-
ni di sciolto trattare, oggetti migliori e
giorno più lieto non si porria rinvenire
nei giorni carnovaleschi da quello infuo-
ri del giovedì ultimo di carnovale, che
anche grasso addomandare accostumasi.
Pare chein questo gli animisi concentrino
per la gioia, che sia la sorgente di ogni
azione lieta e festevole , ovverosia che
in esso il carnovale vi sfoggi tutta la sua
pompa.
La origine di questa solennità non è
determinata, e solo può dirsi anche il
giovedì grasso far parte cogli altri di
quelle feste costituenti il carnovale
fin dai tempi più remoti. Qui per al-
tro a Venezia questo giorno divenne
temps anciens de Ja république, nous
voulons dire des le X}.° siècle, à cause
d’une victoire que nos ancàtres rempor-
lerent sur le patriarche d’Aquilée, qui
osa attaquer les Gradais, soumis à notre
domination, tandis qu'ils combattaient
contre les Padouans et les Ferrarais, ene
nemis de la république vénitienne. Nos
aïeux, ayant triomphé d’Ulric et de ses
partisans, grâce surtont à la valeureuse
coopération des forgerans, l’amenérent
à Venise avec douze de ses chanoines et
y retinrent long-temps prisonnier de
guerre. Aprés bien des pourparlers, on
en vint à un accommodement qui montre
d’une manière frappante Pesprit natio-
nal de res temps-là et la puissance de la
république. Elle exigea et obtint que le
patriarche d’Aquilée fit présent chaque
année à Venise, en signe d'hommage et
de respect pour la nation vénitienne,
dun fanreau et de douze pores que
lon conduisait le jeudi gras sur la grand?
place et que lon y égorgeait Sembia-
ble spectacie était sans nul doute anssi
amusant que satirique; mais on finit plus
tard par le regarder comme si inconve-
nant, et si injurieux pour la dignité de
l’Église ct de ses ministres que le doge
André Contarini, arcommodant les fêtes
publiques, à Pesprit du siècle (XVI),
et particulièrement à ‘celui de la répu-
blique qui était alors aussi polie que
puissante, modifia considérablement cet
usage. Il pensa qu'il suffisait, pour en
conserver le souvenir, de laisser subsi-
ster en partie la coutume, sans qu’il fût
besoin d’une comparaison si maligne; et
s'est ainsi que le taureau que tuait
toujours un membre du corps des for-
gerons, devint le seul objet de cette fête
populaire. Mais ontre les réjonissances
au sujet du taureau, on avait aussi l’u-
sage, le jour du jeudigras, de s’adonner à
des exercices gympastiques. Ces jeux et
ces combats d’athlètes, qui nous étaient
venus des Grecs et des Romains, furent
singolare fin dai prischi tempi, cioè
al secolo XI, per una vittoria che i no-
siri riportarono {sul ricco patriarca di
Aquileja. che osò attaccare Gradesi alla
loro dominazione soggetti, mentre com-
battevano contro i Padovani e Ferra-
resi, del vinizian stato nemici. Vinto
Ulrico ed i suoi col soccorso special-
mente della classe dei fabbri, fu tras-
portato a Venezia prigioniere in un a
dodici canonici, ed ivi tenuto per buon
tempo. Dopo lungo maneggio si diven»
ne ad una convenzione, la quale di-
mostra ad una volta lo spirito viniziano
d’ allora e la possanza della repubblica.
Stabilivasi in essa che il Patriarca aqui.
lejese a segno di devozione alla repub-
blica spedisse un toro e dodici maiali, i
quali venivano morti nel giovedì grasso
sulla gran piazza. Lo spettacolo non po-
teva ‘essere più acclamato: ma nel seco=
lo XVI il doge Andrea Contarini adat-
tando le feste allo spirito del secolo ed
a quello particolarmente della sua repub-
blica, che era allora assai culto ed urba-
no; modificò quella costumanza. Egli
stette contento si conservasse la memo-
ria dell’ avvenimento senza che ridestas-
se un senso abbietto, ed il toro solo fu
l'oggetto della pubblica festa, che veniva
spento da uno de? fabbri. Oltre allo spet-
tacolo del toro, i giuochi erculei faceva-
no parte degli intrattenimenti del giove-
di grasso. Conservatici da’ Troiani e da’
Greci, eglino ebbero lunga vita, ed una
vita che durò tutto il tempo della re-
pubblica. Memoria delle forze di Ercole,
dagli antichi avuto il fortissimo de? se-
midei per il culto che a lui si prestava,
erano questi giuochi, i quali giovarono
«grandemente a rendere i popolani robu-
st e pazienti alle fatiche. Il volo che
spiccava un uomo di marina dalla piva
del campanile al pergolo maggiore che è
aldi fuori della sala di quella parte del
palazzo ducale che guarda alla Zecca,
presentando il doge di un mazzolino di
— 192 —
long-temps en vogue dans la république
de Venise. Souvenir profitable des
inoeurs anciennes et des exercices favo-
ris des héros antiques, ces jeux et ces
luttes servaient merveilleusement à for-
tifier la complexion des gens du peuple,
et à les former à la fatigue, C’etait aussi
l’usage en ce jour qu’un matelot, s’élan-
cant, au moyen d’une corde tendue, de
la pointe du clocher de S. Marc jusque
sur le grand balcon de la façade du pa-
lais ducal qui regarde la Zecca, vint y
présenter au Doge un bonquet de fleurs.
Un feu d’artifices magnifique eouronnait
les amusements de cette journée.
L’esprit républicain ayant insensible-
ment perdu son influence, tout ce que
nous venons de déerire changea avec les
temps. La marine ne recourut plus QUX
exercices gymnastiques et bientôt il n’y
eut plus même de Doge à qui offrir par
les mains d’un matelet un bouquet de
fleurs, embleme des avantages et des dou-
ceurs que la marine procurait aux cito-
yens; plus de taureau égorgé sur la place
afin de rappeler au peuple les triomphes
de la république. La cessation des motifs
politiques qui ennoblissaient et utili-
saient ces réjouissances publiques de-
vaient nécessairement entraîner la rui-
ne de l’énergie républicaine, et c’est pre-
cisément ce qui: est arrivé; aujourd’hui
les Venitiens, en célébrant joyeusement
le jeudi gras, ne se ressouviennent pas
mème des usages qui le consacraient
jadis. Contents de s’abandonner sans ré-
serve à tous les plaisirs du carnaval, ils
ne songent guére aujourd'hui qu’à le
passer agréablement dans les délices de
la bonne-chere, à grossir le nombre du
masques et à créer chaque jour de nou-
veaux travestissements, moins pour per-
pétuer les coutumes du temps passé
dans un bat politique, que par une vicile
le habitude. Nous n’entendons pas toute-
fois dire qu’ils manquent de goùt, de
finesse ou de vivacité; tant que Venise
fiori, ed una macchina di fuochi artifi»
ciali, ponevano termine al pubblico fe-
steggiamento.
Cessato lo spirito repubblicano, e le
cose seguendo sempre il corso del desti-
no sociale, furono modificate. La marina
non domandò più la pompa degli ercu-
lei esercizii non vi fu più un doge a cui
un marinaio valente per l’ aere offeri-
sce i fiori, ne si chiese il sagrifizio del
toro per rimembrare vittorie repubbli-
cane. Tolti adunque i motivi politici de-
gli oggetti festivi del giovedì grasso, an-
dava in conseguenza che gli animi re-
stringessersi soltanto ad alcune pratiche
le quali valessero solo a segnare il tem-
po del carnovalesco gioire , anziché
quello d’ imprese gloriose. Laonde se-
guendo il senso litterale della parola
carnovale, non si pensò che ad impin-
zarsi agli opiperi pranzi e ad augu-
mentare il numero delle maschere, e
la spezie loro più per ridicola similitu-
diue di antico costume che per politico
scopo e morale. Non intendiamo però di
voler dire con questo che ciò che si ma-
nifesta manchi di gusto, di brio e di
finezza, conciossiadio finche vi sarà san-
gue venetico, finchè gli anni non di-
struggeranno le reminiscenze , finche le
leggi non muferanno gli ordini interni
della vita, i nostri non saranno degeneri.
— 41937 —
subsistera, tant que la mémoire de nos
aïeux vivra dans notre coeur, tant que
les lois n’auront point changé comple-
tement nos moeurs, les Vénitiens né sau-
raient dégénérer si fort.
Et puisque nous avons ditque l’esprit
national a fait place à une soif de plai-
sirs et de bonne-chère, continuons à par-
ler de tout ce qui s’y rapporte. Aussi
bien c’est là que se bornent aujourd’hui
nos désirs; l’etude de la société, de la
nature, les sciences, la vertu, tout est
mis en oubli, et nous sommes toujours
contents, pourvu que nous soyons bien
repus et bien soûls.
Les derniers jours de carnaval surtout
sont attendus avec impatience, non-seu-
lement par les Vénitiens, mais aussi par
les habitants de la terre-ferme. Chacun
imaginera aisément, sans qu’il soit besoin
de le dire, le redoublement de joie et de
délicieux tumulte qui signale ces jours
d'ivresse et de féte pour tous. Les habi-
tants des pays voisinis, qui ont joui une
fois des plaisirs que Venise offre à pa-
reille époque, ne sauraient jamais les
oublier; aussi chaque fois qu’ils le peu-
vent, ils traversent la lagune et viennent
passer dans la capitale ces derniers jours
si impatiemment désirés. Les hôtels regor-
gent toujours d'étrangers en pareil temps,
mais les restaurateurs surtout gagnent
énormément. Tous, Vénitiens ou étran-
gers, courent en foule à leurs établisse-
ments.
D’ordinaire les restaurants où auber-
ges de Venise sont divisés en deux ap-
parlements, l’un au rez-de-chaussée et
Vautre à l’élage supérieur, Dans le pre-
Lo spirito de’ nostri tempi si e agluti-
nato assai bene coi desiderii della carne,
che a dir vero si pensa più oggi al cosa
mangierò, o cosa dovid mangiare, al
quanto ho per mangiare, che al cosa
son io in rapporto agli uomini, cosa la
società rispetto all’esigenza della natura.
Ci limitiamo a seppellirci neltripudio, né
ci caviam di la finché non ne siam sat-
tolli e letiziati.
Gli ultimi giorni di carnovale sono
giorni di grande aspettazione, ne solo pei
Viniziavi ma pei terrafermieri ezian-
dio. Ognuno immagina debbano in essi
le dimostrazioni di giubilo essere. più
sensibili, i trattenimenti più allegri e
vivaci, la festa in una parola più solenne,
più brillante. Quelli che furono a Vene-
zia a questo teinpo ne portano alla patria
la immagine, e ricorrendo il nuovo anno,
tratti dalle dolci reminiscenze, potendo,
si confortano a passar la laguna € ritor=
nare alla capitale. In tale circostanza gli
alberghi sono affaccendati d° assai, ma
chi più trae utile da una più assidua oc-
cupazione egli è Poste. I forastieri e
cittadini vi si portano in frotla, anzi
a stormo a stormo vi sì conducono.
D’ ordinarie le osterie di Venezia
hanno due appartamenti, l’uno nel piau
terreno, nel superiore l’altro. Nella cuci-
ua, la quale pure nel pian terreno ritro-
25
Ls
mier est située la cuisine, aussi flambo-
yante en pareils jours que les forges de
Vulcain. La vous ne voyez que reflets
ardents de ia flamme, mouvement perpé-
tuel des soufflets, disparition rapide des
piles de bois, vous n’enténdez que le gar-
gouillement de l’eau dans les vastes chau-
drons, le bruit des pinceties et des cas-
seroles. L’un dépece un quartier de veau,
l’autre désosse un dindon; celui-ci dé-
plume un canard, celui-là passe en revue
les marmites; plusieurs arrosent de grais=
se avec soin les pigeons, les poulets à la
broche, ou assaisonnent les ragoùts; d’au-
tres retirent du feu ceux qui sont déjà
cuits, les accommodent dans les plats, re-
coivent ceux que l’on rapporte vides, ete.
Le cuisinier en chef a l’oeil sur chacun
et veille au bon ordre; coiffé de son
bonnet blanc de rigueur, et revêtu de son
inévitable tablier de toile, également
blanc, il étale une corpulence et une
vigoureuse santé qui font honneur à ses
sauces, Mais le cuisinier et tous les au-
tres persounages subalternes qui l’aident
dans ses importantes fonctions, s'éclip-
sent devant l’aubergiste en personne.
C’est ce dernier qui préside à tout, qui
surveille ceux qui entrent et ceux qui
sortent; c’est lui encore qui gourmande
les garçons, pour le plus grand bien des
chalands, et plus encore pour celui de son
établissement. D’un oeil il suit ce qui
se passe dans la cuisine, tandis que de
l’autre il guette ses garcons qui recoi-
vent l’argent, règlent les comptes, ete.;
ainsi rieo ne lui échappe.
Passons maintenant dans les salles et
dans les cabinets, où nous trouverons
paisiblement altablés plus d'un 4on-vi-
vani. La carte leur sert en mème temps
de frein et d’aiguillon; ils choisissent,
ils donnent léurs ordres, et sont ser-
vis avec lexactitude ordinaire des gar-
cons d’auberges, qui au reste, sont quant
. à la forme aussi polis et aussi honnètes
qu'on peut le desirer. Ils s’approchent
vasi, ti si porgerebbe un continuo crepi:
tare delle fiamme, un soffiare de’ mantici,
un accatastare legna da fuoco, un gorgo-
gliar di acque bollenti e di brodi entro
a capaci caldaie e pentole. Chi risecca
le terga di maiale, quale spolpa la carne
dalle ossa , chi spezza una coscia di bue,
quale rimescola le minestre, chi ugne
i polli i piccioni, il vitello od altro,
che vanno attorno allo schiedo roso-
landosi, chi estrae le cotte carni, e le
spartisce, quale riceve, e chi nota il
licenziato. Il cuoco ha una bianca ber-
relta sul capo ed un bianco farsetto di-
nauzi; é diritto, ben tarchiato, e potrebbesi
assimigliarlo a Vulcano per il volto in-
fuocato ed abronzato, che ha sempre.
Sebbene questo cuoco ed i suoi assistenti
formino parte integrale nella cucina, pure
quello che più importanza mena è il
padrone dell’ osteria. Questi, che a tutto
presiede, che attende a quelli che ven-
gono ed a quelli che vanno, che vigila
sulla onestà e sulla prontezza de? came-
rieri, ha uno scopo ‘più morale che ma-
ieriale: | incremento dell’ economia.
Nota tulio quello che va fuori della cu-
civa ce quello che riceve dal cameriere,
e gli basta un’ occhiata per tutto inten-
dere e tutto sapere.
Entriamo ora nelle stanze ove si rac-
colgono i bisognosi di pranzo. Ciascuno
ha la sua tavola. La lista è lo stimolo
e la norma insieme per ordinare; e chi
ordina è servito con tutta compitezza
di quelle cose che al cameriere commette.
il carattere «li questi camerieri d° osteria
gli fa giudicare gente la più civile e
più mibana che dare si possa. Un com-
plisucalo von mauierato, si un’ azione
,
de chaque table avec une contenance
empressée, afin de recevoir les ordres
des pratiques; les écoutent attentive-
ment, et, après une brève mais respec-
teuse réponse, ils courent à l'office afin
d'exécuter vos ordres sans rétard. Dans nn
clin-d’ocil, et bien souvent lorsque vous
l'espériez Je moins, ils sont déjà de re-
tour, chargés des mets que vous leur
aviez demandés et qu’ils posent devant
vous sur la table de la meillenre grace
du monde. Quelquefois aussi, ils s’arré-
tent debout près de leurs hôtes, et enta-
ment conversation. C’est alors qu’ils leur .
demandent arec une curiosité familière
d’où ils viennent, combien de temps ils
séjourneront à Venise, ete.; leur débi:
tant en revanche Ja chronique scandaleu-
se de la ville et tous les cancans du voi-
sinage. Enfin, lorsque vous avez terminé
votre repas, et qu'il s’agit de payer, ils
expédient votre compte de l’air le plus
dégagé, et s’épuisent en remerciments
lorsque vous leur donnez pour-boire.
Bien souvent même, ne se bornant point
là, ils secouent la poussière de vos ha-
bits, et vous présentent votre chapeau.
S'ils vous savent fixé pour quelque
temps à Venise, ils vous prient de con-
tinuer à honorer l’auberge de votre pré:
férence; sinon, ils vous souhaitent poli-
ment un heureux voyage. Ainsi, jusque
dans ces humbles garçons de traiteurs, on
reconnaît l’affabilité vénitienne.
Dans un ouvrage tel que celui-ci,
qui exige toute la brièveté possible, nous
ne saurions entrer dans de plus longs
détails sur ces établissements. Mieux
vaut dire un mot sur l'ensemble que nous
offre les individus différents qui s’y ren-
dent, et ce qu’ils ont accoutumé d’y
faire. Rien de plus gai, de plus agréable,
de plus joyeux qu’une pareille scène.
Les piliers d’auberge en effet sont en gé-
héral joyeux camarades, ennemis jurés
de la lésine, intrépides buveurs et grands
partisans de la bonneschère qu’ils regar-
RS 4
ug ==
chie spira tiitto lo interesse per soddis-
fire a chi ordina è 1 esordio con cni
sì preparano a ricevere le commissioni.
Detto un sì signore, ti abbassano gli oc»
chi , e sono volati alla cucina, da cui in
men che non tel penseresti e’ ti ritor-
hano con le cose ordinate, € con una
gaiezza e cortesia che mai maggiore
te le offrono. Fanno qualche fiata di
loro fermate cogli ospiti, e con una
confidente curiosità gli richieggono della
provenienza , dello stato delle città e
delle provincie, e storiano gli anedotti
municipali con un spirito di svegliatis-
il
pranzo, con un fare di disinteresse ti for-
sima mente. Come hai terminato
mano la spesa, si aprono in parole di
ringraziomento quaudo loro tu dai la
mancia, ed all’ uopo ti ripuliscono le
vesti, ti porgono il cappello; ti fanno dol»
cissimo priego di voler ritornare, e se
devi partire ti augurano il felicissimo
viaggio. Tuttociò che si fa per essi ma-
nifesta proprio la gentilezza del venetico
costume.
Volendo qui dire particolarmente di
tutti que’che in questi luoghi accorrono,
troppo andressimo al lungo per un? ope-
ra che deve essere condotta con tutta Ja
brevità. Meglio è prendiamo gli accor-
renti all’ osteria tutti assieme, e osser-
viamo'e notiamo tuttociò che costumano
fare , conciossiachè è egli per certo un
modo di vita il più festevole e lieto che
avere si possa. In generale gli uomini dela
I’ osteria sono li buonissimi compagnoni,
sono li più forti nemici delle spilorcerie,
non vogliono gravarsi la testa di pensieri
— 196 —
dent comme la véritable source de tonte
joie. Imaginez donc si les établissements
des traiteurs è Venise doivent présenter
un tableau curieux et original.
C’est encore en temps de carnaval
que s'ouvre à Venise le fameux Æidotto.
Quiconque aime le plaisir, la société et
le mouvement, ne manque pas de s’y
rendre; là il trouve réunis Îles amuse-
ments de la danse, de la musique, une
nombreuse compagnie, et de jolies fem-
mes. Cet édifice est composé de deux
appartements, dont l’un, celui de étage
supérieur, est moins élégamment décoré
que l’autre, où se presse dans de vastes
et superbes pièces une foule incroyable.
Tout autour de la plus grande de ces
salles, appelée salle de bal, règne une
tribune commode, au niveau de celles
du second étage, avec chacune desquels
les elle communique; les chambres, dis-
posées circulairement autour de cette
tribune,sont réservées à ceux qui ne dan-
sent pas, ou qui veulent respirer libre-
ment pendant quelques minutes. Inutile
de dire que les salles sont illuminées ma-
gnifiquement, que les individus qui s’y
pressent, déguisés ou non, sont gais, sé-
millants, parés avec recherche, la musi-
que entrainante, la danse animée et bru-
yante; en un mot quil est bien difficile
en pareil lieu de rester étranger à la joie
et aux plaisirs.
_ Réellement, le .coup-d’ocil enchanteur
de la salle,la gaité de ceux qui la peuplent,
lesocillades de Pun,les grimaces del’autre;
les bons mots qu’on saisit à la volée pareci
economici, amano solo la letizia del vi-
no € la giocondità che dalle vivande pro-
cede. Pensatevi adunque se all’oste deb-
ba esservi una scena singolarissima, cu-
riosa ed originale.
Nel tempo carnovalesco si apre a Ve-
nezia certo fabbricato, che Ridotto ap-
pellasi. Tutti i cittadini che amano la
vita conversevole e lieta, e che ponno
figurare nel pubblico gentile, quivi con-
corrono in frotta , ove non solo si ha la
compagnia degli amici, quella del bel
sesso, ma ancora i mezzi che ‘offronsi a
divertire, la danza e la musica. Egli e
un edificio con due appartamenti, en-
trambi i quali ti presentano varie stan-
ze, di cui le meglio addobbate, le più
spaziose e fornite di gente son quelle
del primo piano. Allo intorno di una di
queste ultime, che dicesi sala del ballo,
sonvi ringhiere in cui passando per ca-
mere laterali e fra se communicantisi
si portano quelli che cessano la danza, o
che danzar non costumano. È illumi-
nata la sala tutta pomposamente, e quan-
do fra la moltitudine di gente lieta e
brillante, a lusso vestita, o mascherata,
fra Y armonia de’ musici istrumenti tu
vi ti rechi, senti trasportarti l’anima alla
gioia, al diletto ed al piacere.
E daddovero entrare in una sala capace,
illuminata, rimbombante dell’armonia, e
prospettare gioventù vigorosa ed elegante,
osservare tanti movimenti, tanti segni «li
— 197 —
parlà, les compliments ou les épigrammes
échangés rapidement, que sais-je encore?
ne sauraient manquer d'attirer l’aitention
et d’amuser. Mais les masques, comme on
l’imagine sans peine, sont l’âme de tous
les plaisirs qu’on y trouve réunis. Le
mystère qui les couvre force, pour ainsi
dire, tous les iudividus présents, à y
prendre un vif intérêt; en effet, sous ce
déguisement bisarre et ce son de voix
emprunté, se cache peut-être une mai-
tresse, une femme qui vient vous épier,
ou, ce qui est beaucoup plus probable, qui
cherche à tromper votre vigilance.—Ce
domino vous évite? —C’est elle qui vous
a apercu et qui vous fuit; cet autre vous
obsède ? c’est encore elle qui veut vous
_mettre à l’épreuve. Il n’est pas nécessai-
re d’ajouter que si le travestissement est
- riche, élégant, de bon goùt, celui ou cel-
le qui le porte est assiégé par tous les
spectateurs, qui l’accablent à l’envi de
compliments, de questions et de préve-
nances.
Le dernicr jour de carnaval est em-
preint à Venise d’ un tel caractère d’o-
riginalité qu'il mérite bien d’obtenir ici
une description fidèle et détaillée.
Lorsque le soleil, arrivé au plus haut
point de sa course, répand à la fois sa lu-
miére et sa douce chaleur, si précieuses
dans un jour d'hiver, chacun se rend
sur le quai des Esclavons où se renouvel-
le alors, ou pour mieux dire, où se con-
tinue la scène que nous avons déjà
décrite. Mais le soir, c’est à la place de
- Saint-Marc que la multitude accourt, et
c’est là que le carnaval jette sa plus bril-
lante et sa dernière flamme.
desiderio, di compiacenza, di timore €
di speranza, sguardi indagatori, dimessi,
sciolti, dubbiosi, udire ‘parole di lusinga
e di minaccia, di elogio e di adulazione,
di dolce rimprovero, non può destar al-
tro che un complesso di concetti che ‘
equivalgono ad un piacere sensibilissimo.
Le maschere perd fanno la parte più
brillante, e sono quasi l'anima del con-
gresso. Quel :loro fare nascoso e fur-
besco, quel loro mistero sotto spoglie
bizzarre, non può che muovere la mente,
a differenti pensieri, che dispone il cuo-
ve a desiderii veementi, poiche sotto la
maschera vi può essere l amante, l’ami»
ca, 0 la moglie che spia la condotta del
marito, e viceversa. Se la maschera’ dia
poi saggi di essere persona incivilita al-
lora la curiositade è maggiore. Ognuno
se le approccia, vuol sentirla a favellare,
a tutta possa.la anima, e quasi ad oggetto
degno di riverenza, i suoi pensieri incli-
na edi suoi voti,
L’ ultimo giorno di carnovale porta
tali cawatteri di originalità in questa ca-
pitale, che esige tutta la nostra diligenza
per essere chiaramente ed intieramente
descritto.
Lorche il sole batte sulle alte cupole
de’ templi, sulle cine delle torri e sopra
i tetti degli alti palagi con raggio occi-
duo, la moltitudine accorre alla gran
piazza; ed è qui appunto dove dobbiamo
considerare l’ultimo giorno di carnovale.
— 198 —
Placé sut le Mole où sous la volte
des Procnraties, le spectateur surpris em»
brasse du regard le tableau le plus sin-
gulier, le plus animé: une file presque
interminable “de gens, de masques, de
curieux , s'étend. d’un bout à l’autre
des Procuraties qu’elle envabit bruyam-
ment. On pourrait presque comparer
cette multitude incroyable à celle qui
suivait à Rome le char d’un triompha-
leur. C'était lusage
alors, comme
chacun sait, que les plébéiens, jon-
chant le sol de fleurs et de fruits, fesant
retentir les airs de leurs vivat et de
leurs applaudissements, encombrassent,
parcourussent les deux voies Appien-
ne et Flaminienne, et se rejoignant
sur la fameuse Voie Sacrée, accompas
gnassent tumultueusement jusqu’au Ca-
pitole le triomphateur, l’armée victo-
rieuse, et les rois, les guerriers enchat-
nés, qu'elle avait vaineus. Qui ponrrait
décrire ce curieux mélange de langues
différentes, de sareasmes contre les vain-
cus, d’applaudissements aux vainqueurs?
L’ivresse des uns, l'admiration des autres,
le désespoir des captifs, contrastaient é-
nergiquement entr’eux. La gloire des
triomphateurs et les richesses innenses,
fruits de leurs conquètes, excitaient tour-
à-tour l’envie; c’était en un mot un inex-
primable amalgame de passions, de peu:
ples, d’objets ct de propos opposés. On
voit assez que de semblables solennités
étaient bien préférables aux fêtes des
Saliens, aux Bacchanales; c’était bien le
même désordre, la même joie bruyante,
qui présidaient aux réjouissances en mé-
moire du bouclier ancile où en l’hon-
neur de Bacchus, mais ce n’était plus la
même licence. Heureusement aujour-
d’hui le carnaval, image de ces fêtes an-
ciennnes, n'autorise pas les mêmes ex-
cès, et, grâce à des lois sages et prévo-
yantes, ce n’est qu’un divertissement
agréable, et non le prétexte de honteux
désordres. L’immense place de Saint-
Singolare e bella è la scena che ti si
presenta in questo dì allo sguardo quan-
do , stando o sul molo, oppure sotto i
| portici delle procuratie, guardi a tan-
ta gente che va e che viene e rapida.
e lenta e quieta e schiamazzante. Si
“potrebbe per qualche guisa paragonare
questa moltitudine al popolo romano nel
di che seguiva un trionfo. A Roma in
simil circostanza plebei spargevan fiori,
frutta, facevano eccheggiare di viva e di
plausi le vie del trionfo, ed aggirandosi
festevoli dall’ Appia alla Flaminia, da
queste due alla via Sacra influivano, e
con uno strepito immenso accompagna
vano il carro trionfale, 1’ esercito vinci-
tore ed i re ed i popoli vinti sino alla
Curia in Campidoglio. Chi era presente
udiva i parlari differenti, le lingue dis
verse, delle quali se ne serviano per
ischernire a’ vinti, per applaudire a’vin-
citori. Mischiavasi il gridio di chi ac-
cende a vittoria con quello di chi vuol
godere della medesima. Chi invidiava
agli allori e chi alle ricchezze che li a-
Veano seguiti ; vi era insomma un mi-
scuglio di passioni, un contrapposto di
atti, un vario parere delle persone. Cer-
to sta meglio quest’ oggetto di confronto
che le feste saliche o le baccanali, con-
ciossiaché in queste se la gentefandava a
stormo rammentando , con esultanza il
miracolo dello scudo caduto dal cielo e
le gesta gloriose del figliuol di Sileno, as-
sociavano ad un fare festevole i modi
della licenza e dalla incontinenza. In-
fatti nell’ ultimo giorno di carnovale
non si danno esempli nei quali manife-
stamente la lascivia e la petulanza smo-
data sieno portate in trionfo; quel che si
fa, sempre sotto la veglianza di saggie e
provvide leggi, è più una soddisfazione
d° incontrate abitudini che un effetto di
cagioni opponentisi alla virtù. L’immens
sa piazza di san Marco, brillantata di
tante faci, si apre in sulla sera agli sgnar-
di cupidi dell’ osservatore, mostrandosi
e CE i
Mare, éloilée, si je peux me servir d’une
telle expression, par des milliers de flam-
beaux, apparait, le soir du dernier jour
‘de carnaval, dans toute sa beauté et
dans toule sa magnificence. Les porti-
ques, les cafés, les boutiques, tout jusqu’au
vaste parallélogramme de la place Saint-
Marc, sont couverts, remplis, obstrues
par une foule bruyante, ivre de joie et
de plaisir, C’est dans ce jour surlout que
chacun s’efforce de se distinguer, non
par le bon goût ou la richesse de son
déguisement , mais par des costumes
burlesques, des farces, des tours risi-
bles, cxtravagants, presqu'inconnus eli
lout autre pays, mais familiers aux Vé-
pitiens Les uns singent la douleur de
la manière la plus grotesque; les au-
tres fendent tumultueusement la pres-
*s
se à coups de conde, et chantent, crient,
hurlent à pleine tete; les cafés regorgent
de curieux, de dames, de jeunes-gens, de
personnes en un mot de tout âge et de
tout sexe, qui entourent les masques, les
questionnent, les intriguent on en sont
agacés à leur tour. Là une troupe de ma-
sques débite ses bons mots de circonstan-
ce à la populace qui en rit à gorge dé-
ployée; ici pérore un Arlequin, plus loin
un Lustrissimo. Le tumulte, l'ivresse,
l'extravagance, le tiutamarre sont univer-
sels en pareille occasion. Non-seulement
Jes masques, mais les jeunes gens le plus
distingués, le plus comme il faut, ainsi
qu'on le dit communément, prennent
part joyeusement aux dernieres folies du
carnaval. L’un couvre presque tout son
visage d’un monstrueux nez de carton,
Pautre porte son manteau à l’envers; cea
lui-ci fait tinter des sonnettes, celui-là
bat à coups redoublés sur une casse-
role. Tous sont armée de sifflets de
terre cuite, de bois ou autres, dont ils
font si bien usage qu'il'n'y a pas d’o-
reilles capables d'y résister long-temps,
exceplé les leurs. Maïs comme si tout
cola ne suffisait point encore, ils veulent
in tuita la sua maestade e magnificenzat
Quelle botteghe internamente illumina»
te, i sopportici, l’area della stessa piazza,
tutto è pieno di gente, tutto spira s0«
lennità, allegrezza, abbondanza, festa.
Le maschere in questo giorno aguzzano
il loro ingegno, non sì per comparire in
| singolarità di costume, in buon gusto,
ma per'uscire ancora in que’ moti e le-
pidezze che ponno dirsi peregrine nelle
altre cittadi, familiari a Venezia. Qui
vedi maschere sbuccare, mettendo lai e
querimonie come di accaduta sventura;
di là altre che vanno sgomitolandosi fra
la moltitudine, e rompono in voci di giu-
bilo e di gaudio sincero; quindi nei caffé
scorgi maschere ad ogni ricerca prontis-
sime a rispondere, ed accortamente in
chiedere facilissime; e infine duve ne di-
scerni drappelli che col proferir parole
strane eecitano le smascellate risa della
plebe. Egli è un gioire comune, un vo-
ler dalla maschera e dalle strambellate
guise di alterar la persona cavar pars
tito di svagamento; conciossiachè non
solo la intera maschera osservasi, ma
i ‘giovani di ogni condizione, vogliam
dire anco quelli che si dicono del gran
mondo, che noi con francesca voce com-
me il faut domandiamo, si mettono a mo
carnovalesco. Chi sovrappone al proprio
un naso posticcio, chi si mette il cappello
a sgembo e stranamente sel piega, quale
suona un campanello, altri picchia pa-
delle, altri strimpella sui cordoni della
grattiggia, chi batte la secchia, e tutti
finalmente zuffolano con uno strumento
di cotta creta che ha la forma di un uc-
cello, oppure con un altro di canna, e
che amenduni danno una voce stridula
ed acuta, vero tormento degli orecchi,
Oltracciò, quasi tanti oggetti non bastas-
sero a dimestrare il carnovalesco tripu-
dio, havvene un altro il quale serve a
simboleggiare gli ultimi respiri del car-
novale, perche tra i nostri è frequentissi-
nio costume di personificare le cose mo-
=
représenter burlesquement Pagonie et
la mort du Carnaval. Un d’entr’eux se
charge de représenter le carnaval mou-
rant, personnifié en lui, et s’abandonne
courageusement aux mains de ses joyeux
compagnons. Tantòt ils l’habillent en
vieillard décrépit, avec un bonnet blane
et des vêtements bisarres et déchires, tan-
1ôt ils le maillottent eomme un enfant
nouveau-né. Puis ils Pétablissent sur un
fauteuil, et le proménent tout autour de
la place, au milieu des huées de la foule
qui fait retentir l’air des cris: Îl s’en va,
ils’enva.C’estun charivari, un tapage, des
hurlements, dirai-je presque, à rompre
le tympan (voire meme des claqueurs les
plusintrépides), mais qui s’allient le miénx
du monde avec le caractère original du
carnaval de Venise.
Entre les étrangers, mélés aux Véni-
tiens, qui accroissent encore le vacarme
général, se distinguent surtout les êtu-
diants de l'Université de Padoue. L’ar-
deur de lâge, mille besoins, ou pour
mieux dire, mille caprices à satisfaire,
une fortune aisee, tels sont les mobiles
de cette bouillante jeunesse. Neuf en-
core dans l’étude de la vie, l'étudiant
ne suit d’autre régle que son caprice;
tour-à-tour avide de plaisir et de succès,
studieux et fainéart, tantôt il désire et
il aime, tantôt il déteste et il fuit la mé-
me chose; la débauche et la frugalité, la
gaité et la tristesse se disputent l'empire
de ses goûts; Il soupire, il rit aux éclats,
il gémit, il plaisante; en un mot, c’est
bien l’étre le plus indéfinissable et le
plus incompréhensible. Ainsi, selon les
temps, il présente les mille faces de son
caractère bisarre; aujourd’hui il s’enfon-
ce dans la poussiere des bonquins, de,
main il courra tous les brelans de la
ville; il cile ses auteurs à tort et à 1ra-
vers, si ce caprice lui passe par la tete,
et, d’une seule tirade, il vous donne un
échantillon de ses connaissances embrouil-
lées; le voilà qui vous parle morale, scieu-
rali. Quello che simboleggia il Carnovale
morente è d’ ordinario un uomo che im-
pigliato per la gola lascia di se fare uso
veramente carnovalesco. Lo vestono qual-
che fiata da bambolo, qualche altra da
vecchio decrepito con in testa bianca
berretta, con indosso vestimenta bizzarre
e lacere. Lo adagiano sur un seggiolone.
e lo portano attorno fra le grida de? ple-
bei, che fanno sentire le voci egli va, egli
va. È uno schiamazzo, uno strepito, un
urlo che ti assorda, ti sbalordisce , ma
che però si associa molto bene con Pidea
che hanno i Veniziani del loro estremo
giorno di Carnovale,
La classe dei farestieri che più che al-
. tra a’cittadini s'unisce per aumentare la
schiamazzo nella grande piazza di sau
Marco è quella de’ studenti dell’ Univer»
sità di Padova. Fervenza d'età, nessun
pensiero economico, bisogni da soddisfare
che si moltiplicano , agiatezza di fortu-
na, vita larga in seno della sapienza,
sono gli sproni da cui lo studente pada-
vano è assiduamente incalzato. Primatice
cio sapiente, si lascia condurre dal ca-
priccio, vuole e disvuole nel medesimo
tempo, cerca, fugge , fa e disfa, or desi-
dera ed ama, ora abborre ed odia, quan-
do la crapula, quañdo la sobrietà ; ora é
lieto e festevole, ora tetro e triste; ride
ora, e frappoco-sospira e geme; infine egli
presenta un essere multiforme, indefini-
bile, misterioso. Offre pertanto tutti que»
sti caratteri in circostanze differenti. Si
mette qualche giorno ad attendere agli
studi? E gli e un indice sommario di tutte
le opere; ed in una diceria ti prova so-
lennemente, se gli venga il talento, il fal-
so Vero e viceversa, il piacevole dissu.
stoso, V utile pregiudizievole. Insomma,
egli parla di morale, di metafisica, di
‘medicina, di giurisprudenza, di rettorica
— 201 —
ee, médecine, jurisprudence, réthorique,
et ainsi de suite, si bien que si l’on é-
crivaitune demi-heure de sa conversation
décousue, on aurait une encyclopédie
au petit-pied, où vous trouveriez entas-
sés au hasard Îles passages des auteurs
classiques, les phrases de libraire, les
bons-mots de guinguette, l'éloge d’un
écrivain celebre, et que sais-je encore ?
Il a meme ses heures de mélancolie (ia
mélancolie d’un étudiant!) Inutile de
dire queles cordons de sa bourse ne lien
vent guère; aussi il dépense ordinaire
ment dansla première quinzaine V’argent
d’un trimestre de sa pension. Alors il com-
mence à envisager les choses sous un as-
pect plus sérieux : il s’efforce de capter
les bonnes grâces de son hôtesse, il cajole
au café la maitresse de comptoir; le tail-
leur, le barbier, le cordonnier, ete., ne
sont point négligés non plus; alors il
devient modéré dans ses prétentions, re-
tenu dans ses discours, casanier et stu»
dieux; alors seulement il regrette le
temps perdu. Mais bientòt le paiement
d’un nouveau terme de sa pension lui
rend tout son aplomb; joyeux, leste et
pétulant, il salue gaiment ses camarades,
il commande avec hauteur, se jette dans
les parties de plaisir, passe la nuit dans
des excès de tout genre, et ce ne sont
certes pas les lecons de ses professeurs
ou la lecture des classiques qui lui
donnent la migraine. Le carnaval est
pour lui une chaîne non-interrompue
de plaisirs, mais c’est dans les derniers
jours surtout que son ivresse est au
comble. La mére, l’oncle, ou le vieux
grand-père, comprenant les besoins d’un
jeune homme , lui envoient toujours
quelque argent. Comment n’en serait-
il pas ainsi? N'est-ce pas en pareils jours
que les jeunes-gens déploient tout le
luxe d’une existence aisée et libre ? La
mode ne leur impose-t-elle pas les sacri-
ces les plus. coûteux ? Qui en doute.
C’est dans les cafés de, Padouc, rendez-
e via, che solo scrivendo ciò che dice in
due ore basterebbe a fare un grosso vo-
lume, ma di que’volumi che fanno buon
prò al cartolaio, al tipografo, at pesci-
vendolo. al bottegaio e così avanti. Ha
le sue ore di malinconia. Facile a vuota-
.re il bersiglio, egli dopo la metà del me»
se si trova senza denaro, ed allora, spo-
gliandosi delle idee capricciose, pensa al
serio, e diviene il più mansueto e buon
amico dell’ oste, del caffettiere, dello
scarpolino, del barbiere, del sarte, 1’ uo-
mo il più moderato nelle pretese, rado
parlatore, amantissimo della scuola e
solo allora timoroso della perdita del
l’anno. I primi di del mese peraltro
non la va così. Sfavilla digioia negli oc-
chi , incede franco e sicuro, saluta alle-
gramente gli amici, ordina con solennità,
cerca i buoni compagnoni, amala veglia,
lo stravizzo, né patisce al certo di ence-
faliti per passar che gli facciano per il
capo le pesanti idee cattedratiche. Per
lui il carnovale è un continuo avvicen-
darsi di desiderii.e principale suo studio
egli è di menar lietamente la vita negli
ultimi di, tanto più che la mamma di
cellato, o lo zio, o l’avolo. investendosi
nei bisogni della giovinezza, gli snoccio-
lano de’ be’ .contanti. E come no? Non
sono questi i giorni in cui i giovani sfog-
giano tutte le passioni della vita brillan-
te? La moda non gli invita, non gli stie
mola la stagione; o il costume? Certo che
sì. Ed è da trovarsi a Padova nei caffè
ove gli studenti \accorrono per udirne i
progetti, le strambellerie, i loro conti su
ciò che potranno spendere nei giorni e-
stremi di carnovale. Fermo adunque che
abbiano di lasciare l’università per darsi
allo svagamento, e chiestane ed ottenuta
licenza dai direttori delle respettive; fa-
coltà, vanno alla piazza dei noli, ed in-
cominciano ivi a dar passata all’ econo»
mia. Se si tratta di ripatriare rivelicano
sopra un’ asse, come suol dirsi, ma per
irsene a’ divertimenti carnovaleschi si
26
= 202 —
vous des étudiants, qu'il faut aller pour
entendre leurs projets extravagants de
dépense pour les derniers jours de car-
naval. Lorsqu'ils peuvent en obtenir la
permission, et que l’état de leurs finances
le leur permet, ils ne manquent jamais
de venir passer ces jours-là à Venise. Ils
partent: dés cet instant, adieu l’éco-
nomie. S'il s'agissait de retourner au
sein de leur famille, ils marchande-
ralent pour un centimes; mais platér'que
de perdre une heure de carnaval, ils
prodiguent les écus Réunis d'ordinaire
cinq ou six dans la même voiture, ils
dévorent ‘le chemin, chantant à tue-
tete, où, pour mieux dire, criant et
hurlant comme de vrais fous qu’ils sont.
Bien avant d'arriver au pont de Fusina,
ils ont annoncé leur approclie ; ils repar-
tent, ils arrivent à Venise, et là, vous
les retrouvez tels qu’à Fusina, tels qu’a
Padoue; rassemblés en pelotons, grou-
pés. cà et là sur la place de Saint-Marc;
ils rient, ils causent bruyamment, ex-
citent l’hilarité générale, poussent, cou-
doient; heurtent tous les passants. Il
suffit de les voir pour reconnaitre à
quelle classe ils appartiennerit; la dé-
marche, le geste, la physionomie, tout a
chez eux un caractère qui leur'est pro»
pre. Ils entrent étourdiment dans les
cafés, dans les auberges, ils -gaspillent,
s’enivrént , s’ébattent, se livrent à tout
l abandon de l'ivresse et dé la gailé, et
méritent bien en un mot les noms de dé-
pensiers et d’ étourdis.
L'histoire del’univers enticra toujours
prouvé que les extremes se touchent.
Le cours des années se forme de joies ct
de douleurs; tellé saison, tel anniversaire
est consacré exclusivement au plaisir,
à la gaîté ; tel autre à la tristesse et aux
lasciano andare per tina o due austiiaclie
di più. In sei ad otto per legvo difilata
volano per la strada postale; e cantano,
anzi non cantano, urlano, ‘ridono, stre
pitano, e quando si abbassario peritpon-
te.di Fusina fanno.il loro ingresso già co-
nosciuti prima anco disofferire + Toro ri-
capiti. Tali è quali a Füsina, immaginati
p lettore nella piazza di San Marco Pal-
timo giorno di carnovale: Drappello drap-
pello corseggiano quinci e quindi schi-
vando mattana, e facendo tanto quanto
si può fare per incitarealriso, alla chias-
sata, o svegliare baldoria. Chi gli vede
dice. tosto ‘che. ei sono studenti di Uni-
versità. Hanno tn modo lor, proprio di
camminare ; l’espressione della loro fisa-
riomia è | espressione dell’ uomo spene
sierato e disinvolto ; entrano. furiosa-
mente nei caffe, nelle malvasie, dall’oste;
fanno :scialacquo ; s° abbeverano , ga-
vazzano, tripudiano, ed appo nostri ac:
qüistano il nome glorioso di gente svens
tata ed isprecatrices
La storia del mondo ha provato seme
pre che gli estremi si toccano fra di lo-
ro. L’anno'si affatica fra le gioie ed i
dolori, di portare agli nomini un tempo
esclasivamente dedicato’ ai diletti della
vita, un tempo che avvisi che tutto fi:
208 +
sbuvenirà “douloureux. Le carnaval est
un abrégé de toutes. les ressources que
la nature et l’art nous fournissent pour
satisfaire tous les’ caprices et tous les
besoins. Nous avons donc passé en revue
l’allégresse désordonnee, les folàtres pas-
se-temps et les joyeux propos, les doux
souris, les sarcasmes piquants, et les plai-
santeriesagreables:;nous avons vu l’ivresse
de la joie ,régner en souveraine mai-
tresse partout où Ja foule accourt pour
jouir du spectacle des masques, des bas
teleurs, des funambules on des feseurs
de tours de force, des pantomimes, des
marionneltes, des conteurs publics, et
des péripatéticiens de la force de Tonin
Buonagrazia. Alors tout est allégresse,
contentement, transport; personne n'és
pargrie la peine et largent, empressés
qu’ils sont tous de prendre part à la
gaîté générale. Mais la nuit s’avance
rapidement et couvre la ville de téné-
bres; tout-à-coup les airs, qui ont re-
tenti si longtemps du fracas et des cris
de la foule, ne sont plus frappés par au-
cun broit; tout rentre dans unscalme
profond, et semble attendre. avec un
silence religieux le signal qui doit a-
vertir impéricusement que le temps de
la folie est passé pour faire place aux
jours de piété et de méditation. A peine
a-t-on pu saisir ce moment de halte, de
transition rapide, que le grave bourdon
des cloches de Saint-Marc vient frap-
per nos oreilles; ces sons austères annon-
cent d’une maniere aussi imprévne que
solennelle, que les jours du plaisir sont
expirés; annouce Jugubré qui, en pa-
reil moment, frappe même Pesprit le
plus léger de la triste idée quetotit passe
bien vite ici-bas, et la joie surtout. Quel
contraste un instant auparavant retentis-
sait une musique gaie et, volnptueuse,
maintenant c’est le,son funebre d’une
cloche qui vient frapper nos oreilles; un
moment a fait passer nos, esprits de la
joie à la tristesse. Le règne des plaisies
i
nisce quaggiù. Il carnovale è un come
pendio di tuttociò che la natura, e la ci-
viltà ponno suggerire perchè la vita si
sbrami di tuttociò che appetisce. Quin-
di noi vedemmo e il brio, e la leggiadria,
e le molli grazie, e le toccanti parole, i
dolci sorrisi, i frizzi acuti, ed i lepidi
‘detti, ed ogni bizzaria di costume pom-
peggiare per tutti i luoghi nei quali
eittadini accorrono per assistere od allo
spettacolo delle maschere, od a quello
dei giuochi, sieno fatti per esercizio del
corpo, o per far meravigliare dell’ uma-
na industria, oppur col mezzo della. mi-
nica e dell’ ambulante fiosofismo, vo-
gliam dire della poesia e della storia al-
l'improvviso, o della maniera di ragio-
nare come accostumavano i peripatetici.
Tutto in quel primo tempo spira ebrezza
di animo, tutto è tripudio; non uomo tro-
vasi, non donna che intermettino studio
o spesa per approfittare dei comuni so-
lazzi. Ma fa notte :s’ innalza sommamen-
te al polo, e divide il tempo delle tene-
bre ; il bruno aere ripercosso dalle voci
clamorose, alla mezzanotte tranquillo di-
scorre, perché l’attenzione al tempo della
mutazione dei trasporti di gioia e di pia-
cere nella saviezza e nella meditazione
severa aspetta un pubblico segno. In que-
sta sosta brevissima dalla gran torre di
San Marco s’ode ilrimbombo del bronzo
benedetto, che con un suono più ferale che
no intima a’ viventi che la carne passa,
disecca e cade , che solo lo spirito €
eterno, immortale, e che intorno a lui le
nostre cure dobbiamo rivolgere. Qual
contrasto di sentimenti! Da un lato la
musica festante che inebria | anima di
voluttuose sensazioni, dall'altro il fioco
rombo di una campana che sembra ac-
compagnare la vita i più alti destini,
traendola dai pericoli da’ quali era ince-
spata: Di un punto dunque le scene del
capriccio, e della licenza sono sostituite
da quelle della morale e della vinto. La
quadragesima st avanza coll apparato
— 204 —
et de la licence a donc brusquement fait
place à celui de la piété et de l’ordre.
Le caréme commence, accompagné de
de tous les signes de la tristesse et de la
mortification; le carnaval nous plongeait
dans l'oubli de Féternité ; le carème
nous ramène à de graves pensées, et rap-
pelle que nous ne sommes que des voya-
geurs 1ci-bas,
Le premier jour de ‘earème est aussi
remarquable à Venise que le dernier de
carnaval, à la différence près que le jour
des Cendres est consacré à la piété, et
que le dernier de carnaval, réservé au
plaisir et àla licence,s'abandonne à tous
les excès sans égard pour la raison qui
ordonne la modération, la retenue, et
le respect envers les lois ordinaires de la
bienséance. Les Vénitiens, qui reçurent
en héritage de leurs aïeux Pexemple de
toutes les vertus religieuses, accourent
en fonle dans les églises, empressés d’as-
sister aux offices divins, et d’implorer
de Dieu la pain de Pâme, la tranquillité
des jours présents ict la félicité éter-
nelle. Un signe, une preuve du pen-
chant naturel qu’ont les Vénitiens à se
conformer aux maximes de |’ Evangile,
c’est l'importance extrême qu'ils atta-
chent à attirer dans leur ville les plus
célebres prédicateurs de d’Italie: En ca-
&rme, les chaires de nos églises retentis-
sent de leur voix éloquente qui préche
les vertus évangéliques, qui répand la
lamiere de la foi dans l’âme des nom-
Dreux auditeurs qui ‘accourent l’enten-
dre. L'esprit de l'homme , éclairé par
le flambeau dé la foi, avance alors dans
sentiers fleuris de l’espérance,des champs
éternels, de la récompense qui surpasse
jusqu’au désir même; là où la gloire du:
monde n’est que ténebres et silence, —
Alors s'ouvre le cours des prédications é-
vangéliques, alors le Vénitien vient cher-
cher avec confiance dans les temples sa-
crés un remède contre les maux de l'âme,
et un refage contre les déceptions de ce
n
del cilicio e della tribolazione dello spia
rito, ‘e ‘contraria al-carnovale, ricorda
dessa ai mortali il loro destino, che come
patti di creta dovranno incenerire.
H giorno primo sacro alla penitenza &
solenne pe’ Viniziani quanto l ultimo di
carnovale. Sta poi in ciò la differenza
che 11 di delle ceneri è solennità di spi-
rito fidato in carità, l'estremo di carno-
vale è solennità di corpo che aspira a
soddisfazione del senso di rado docile al,
l’intimazione della ragione, la quale pre-
dica discretezza , moderazione .e tempe»
ranza nell’uso delle cose. I Viniziani, che
redarono dai loro avi gli esempli dell’ e-
vangelica fighiuolanza accorrono nei tem-
pli a stormo a stormo per assistere ai die
vini ufficii e per pregare pace di coscien-
za, equa prosperità presente, e beatezza
nel tempo venire. Un segno, una prova
dell’ inclinazione degli animi di questi
cittadini a regolare se stessi secondo le
dottrine del Figliuol dell’Eterno si è quel»
l’ anticipata convenzione che fanno coi
più celebri oratori d’Italia perche nel
tempo di cui parliamo vengano dai pere
gami venetici a diffondere ne? cuori laf-
fetto o la carita del giusto, a spargere
nelle menti il raggio della luee che illu-
mina ogui uomo vivente quaggiù nelle
contradizioni del secolo, perchè con la
ragione sorretta. dal Vangelo il proprio
cuore per le vie della santità dirizzando
s° avvii ai floridi sentieri della speranza,
ai campi eterni, al guiderdone che a-
vanza ogni speme nostrale, là ove la
gloria del mondo è tenebre e silenzio.
In fatti si apre il prodromo delle qua-
resimali concioni, e il viniziano s’arre-
ca al santuario per trovare pastura spi-
rituale per fare un cuére puro ed evan-
gelico, conseio che solo colui che respi-
— 203
monde,. sûr que son espoir ne sera pas
trompé. Nous garderons le silence sur le
compte de ceux qui, entraînés soit par
l’âge, soit par de déplorables principes,
pe vont dans les églises que pour admirer
l'élégance de l’élocution et l'harmonie
des périodes, peu soucieux du sens pieux
qu'ils renferment; de ceux surtout, qui
y vont pour vair et pour être vus, aiusi
qu’Ovide l’a déjà dit avant nous, dans un
cas bien différent, à propos des matrô-
nes, des damesromaines, qui accouraient
aux jeux du cirque:
€ Spectatum veniunt, peniunt specter=
tur ut ipsae. »
malheureux l’homme qui peut entrer
en pareils jours dans nos églises sans se
sentir involontairement ému à l’aspect
du recueillement de la foule pieuse qui
écoute dans un religieux silence la voix
du ministre divin, qui leur interprète la
loi sublime de 1° Evangile.
Apres les cérémonies du jour des
Cendres, les fideles sortent des eglises
esprit rempli de graves pensées et le
front encore couvert de la poussière sa.
crée, emblème de la fragilité de l’exi-
stence humaine. Pourtant les marques de
la componction ne doivent point abimer
Vesprit exclusivement dans l’anstère con-
templation des verilés éternelles; elles
ne sauraient même le faire, parce que
d’homnie se rattache invinciblement au
présent. En effet, consultons l’histoire
sacrée,et nous verrons que les serviteurs
des plus fidèles du: Très Haut ne regar-
daient pas comme un crime que de cou-
per de temps à antre leur vie toute de
pénitence et d’adoration par quelquesin-
stants de relàche et de plaisirs permis
qui, récréant l’esprit, et profitant à la.
santé du corps, rendent l'homme propre
à la viecivile. Ainsi les Vénitiens, sortis
des temples sacrés, se dirigent en foule
vers un quartier ‘éle la ville où se trouve
ra d’ amore può sulle pagine dettare i'
sentimenti pii che sono la scienza più
dolce e più profittevole di ogni ‘altra.
Quindi, tacendo di alcuni che o per età,
o per falsa istituzione si conducono ai
templi per esser diletticati V orecchio
dall’ armonioso andare de’periodi senza
badare allo spirito che le concioni rat»
chiudono, e per vedere ed insieme per
esser vedati, alla maniera che facevano
al Circo Massimo od all’ Arena le ma
trone di Roma di cui scrisse Ovidio:
2
» Speclatum peniunt, veniunt specten»
ur ut ipsae A
chi può portarsi, diciamo nelle chiese
viniziane, e non restare preso da un’in-
terna commossione vedendole tutte ine
gombre di divoti cittadini pietosamente |
silenziosi mentre il ministro dell’Eterno
interpreta loro i sensi della divinità?
Nel giorno delle ceneri il cristiano e
sce dal tempio con le memorie della mor-
te, chè il crine suo e la testa gli vengon
cospersi della polvere d’olivo siccome
a ricordo della distruzione della vita
materiale. Nondimeno il segno della
compunzione non deve far animo e-
sclusivamente inteso alla contemplazione
del futuro, nè puote farlo, perchè luomo
sta nel presente. Infatti scorrendo la sto-
ria ecclesiastica moi veggiamo che i servi
di Dio se con caldezza di affetti occupa-
vano buon tempo negli atti di penitenza,
e di adorazione sapevano conveniente-
mente pigliarsi que’ leciti divertimenti
che temperando | ameritudine dell’ ani-
mo giovano alla vita fisica, e rendone
l’uomo utile e piacevole nella vita civile.
Non altramenti i nostri Viniziani uscen-
do dai templi vanno in frotta in un’ a-
menissima parte di questa citta detta le
Zattere, ove una scena lietissima si apre
d’ innocente divertimento, I} costume
— 206 —
une promenade très-agréable, nommée
les Zattere (radeaux). C’est là qu’ils vont
chercher un théatre nouveau pour d’hon-
êtes divertissements. L'usage de fré-
quenter cette promenade en pareil jour
nous vient, comme tant d’autres, de nos
ancetres qui s’y rendaient de preference.
Non-seulement la position de cette
promenade est délicieuse, ainsique nous
l'avons déjà dit, mais on peut aussi ajou-
ter qu’elle est singulière sous tous les
rapports en celte occasion. La vue s’é-
tend depuis la pointe, dite de la Doua-
re, jusqu'au bout des _fondamertta (es-
pece de quais}, de Saint-Basile. Plus
sicurs ponts, jetés sur les canaux qui
évupent cette promenade de distance
én distance, rompent l’uniforniite du
niveau du sol; et Pon y trouve pariont
Yis-àa-vis de soi l’ilé de la Giudecca, situte
dé l'autre côté de la lagane, file antrefois
si charmante qu'elle remplaegaii presque
Ja campagne la plus agréable pour nos
aicux, couverte de nombrenses maisonuet-
tés, fiere surtout de posséder Péglise du
Éédempteur, superbe ouvrage de Palla-
dio. Tournez vos regards sur la Giudec-
da, qui se mire coquettement dans les
flots, puis sur la surface immense de la
lagune qui étincelle sous les rayons du
soléil et que parcourent une infinité de
gondoles agiles; et dites-moi si un pareil
spectacle n'est pas réellement enchan-
teur? Invtile d’observer qu’autrefois, lor-
sque les barques et les radeaux (zattere)
chargés de charbon, venaient aborder
li cotte promenade, le coup-d'ocil n’était
éertés pas aussi agréable. Ne négligez donc
pas de vous rendre, surtout le premier
jour de Carème, à la promenade des
Zattere, qui vous charmera, non-seule-
ment par la beauté des’ points de vue
qu'elle offre, mais par la variété des
objets ctdes personnes qui s’y réunissent,
Les gens du peuple, plutôt que de ne pas
manger leur plat de pois-chichesen ce jour
dans-les tavernes acheyent de vider leur
di recarsi in'tal giorno a questa volta è‘
ereditato da maggiori, che pur a bizzeffe
vi si conducevano.
Se-dicemmo che è bella ta postura di
questo luogo, possiamo pure aggiugnere
ch'ella è singolare per tutte parti, e bel-
lissima in questa occasione. Si distende
la via dalla così delta punta della Doga-
na fino al termine della fondamenta di
San Basilio. La sua superficie piana € tol-
ta dr tratfo in tratto dall’altura de’ ponti
sovrapposti ai rivoli che la dividono, e
in ogni punto prospetta a quella lingua
di terra chie fu detta la Giudeéca, luogo’
un tempo amenissimo, e quasi svagamen-
to campestre degli antichi padri nostriy
sparsa di molti e modesti caseggiati, e
superba della gran molte palladiana def
teinpio del Redentore. È daddovero tro-
varsi sulle Zaltere e stendere gli occhi
versola Giudecca, che si dipinge nell’acs
que, e girarli poseia sull’ ampia superfi-
cie della laguna; la-quale di diversi colori
simperla rinfrangendo i raggi del sole,
e lucica e ondeggia per l'andare e ve-
nuire continuo delle gondole, e uno spet-
tacolo vago e ben differente da quello
che presentavano nei primi secoli allo-
raquando erano desse il punto ove le
zatte od i foderi di carbone si séaricava-
no. Chi si porta il primo giorno di qua»
dragesima pel selciato. delle stesse ha
certo di che godere assai,non solamente
per le prospettive di cui fin qui dicem-
luo, sì ansora per quello svariato apparire
degli oggetti che quivi siuniscono. Popo-
lani in questo di per mangiare il cece
‘pettono fuori all’ uste tutto il loro spi»
rito, e se vuoi anche cavano tutto quel
peculio che lor possa, esser rimaso del-
l’ ‘antecedente giorno che ultimo era di
Carnovale,e nello snocciolarlo fanpo quel-
la baldoria, quella chjassata, que’strani
m 207 —
bourse, déjà si considérablement allégée
par les dépenses folles faites le dernier
jour de carnaval; vous les voyez qui
jettent insoucieusement leur argent ,
rient, bavardent, plaisantent, et offrent
enfin ces traits bisarres, ce caractère ori-
ginal de la populace, qui font le charme
et l’étude du peintre, du poète, du pbi-
Josophe. La classe aisée se presse dans
les cafés où elle montre une gaité plus
decente et plus réservée; là on cause, on
badine poliment, et l’on met sur le tapis
Ja chronique scandaleuse et les modes du
jour, sujet ordinaire de la conversation.
parlari, quel ridere strepitoso, un quadro
infine presentano che interessa e il pit-
tore, e il poeta e il filosofo per dipingere
il ridicolo, il grave edil leggiero della
plebe. L’ alta cittadinanza allo incontro
ai caffe sfoggia tutte le maniere della
gentilezza e della buona educazione.
man sn audit A dio edi dii sacca
Depuis un temps immemorial, les frit-
tole (beignets) sont le mets favori des Vé-
nitiens; on les retrouve partout où se cé-
lébreune fête, une solennité quelconque,
mais c’est surtout en caréme qu'on voit
les vendeurs de fritiole établis sur presque
toutes les places publiques; les frittole
sont en effet le plat de rigueur dans un
repas vénitien en temps de caréme. Ces
beignets sont faits de fine fleur de fro-
ment avec du levain, des pistaches, du
‘sucre, et du raisin see de Calabre. L’é-
tablissement en plein airoù lon les coùit
consiste en une baraque qui ne ressem-
ble pas mal à telles de soldats, à la
différence pres de la toile qui leur sert
de pavillon, ayant la partie supérieure,
le toit, composée des planches assem-
blées entr’elles et inclinées;'il a nne for-
me quadrangulaire. et au-dedans, toute
l’apparence d’une salle. C’est là que les
vendeurs de frittole déploient tout leur
talent; d’un côté on pétrit la pâte, de
l’autre on la cuit dans une poéle super-
posée à un trépied grossier. Mais la de-
vaniure est réellement la partie la plus
importante de la baraque, et elle offre
A Venezia da tempo remotissimo sì
usa certo dolce mangiare che appellasi
fritole. Esse compaiono per tutto ove
è festa, e nella quadragesima in ispeciel-
tà si vendono per tutti quasi li campi,
poiche li Viniziani non vogliono vedere
diserta di fritole la lor mensa quaresi»
male. Composte di fiore di farina di for-
mento, rimpastate a lievito unito a pi-
gnoli e a zucchero, con uva che pene
deva ilai tralci delle vite calabre, ven-
gono collate neli” oglio bollente. La fah-
brica in cui si fanno e una trabacca,,
che per assomigliare a quella militare le
manga soltanto la tela che serve di padi-
glione, Questa invece ha il coperto od il
fetto di tavole compaginate e messe à
piovere, Quadrangolare ha la forma, ed
ioternamentée presenta la figura di una
stanza. Essa è il Palladio delli fabbrica-
tori che stanvi dentro,. i quali da una
parte rimpastano e dall’altra friggono in
una padella soyrapposta ad un tripode. Il
davanti è propriamente il luogo della mo-
stra solenne, e questa mostra dà un qua-
dretto piacevole assai a riguardarsi. Im-
maginatevi adunque una tavola su cui
— 208 —
un petit tableau assez intéressant. Re-
présentez-vous une table sur laquelle
sout placés plusieurs bassins de cuivre
ou d’étain, brillants de propreté, et or-
hés de divers fleurons gravés. Les uns,
vides et posés horizontalement, sont sim-
plement destinés au plaisir de Poeil et
à l’ornement de la boutique; les autres
contiennent des raisins, des pistaches,
etc. , et enfin le mets favori des Véni-
tiens, c’est-à-dire les frittole, préparées
avec soin et prétes à satisfaire Pappétit
des consommateurs. Des pains de sucre
sont disposés parmi les bassins. Au reste,
dans cette classe d’ industriels ainsi que
dans d’autres plus relevées, les bons fe-
seurs ont eux aussi leur morgue et leur
célébrité. Sur Pétablissement de ces
derniers s’éléve, comme signe distinctif,
un écriteau attaché à un pieu, et où on
Jit en grosses lettres le nom du vendeur,
enseigne latonique, significative et pré-
tentieuse, espèce de défi jeté aux autres
fabricants dont le nom obscur n’oserait
se montrer à côté de ces sommités fritto-
lières. Un tablier de toile, toujours très-
propre, nous devons cel hommage à la vé-
rite, forme la partie distintive du costüme
deces vendevrs qui, la main constamment
armée d’nne large cuiller percée d’une
infinité de trous, saupoudrent les frittole
avec un air de complaisance et d’orgueil
satisfait, qui semble dire: Voyez s’il est
possible de cuire des biguets plusexquis
et de meilleure mine. Vous les trouverez
debout pres de leur banc dans cette atti-
tude; au surplus la fortune lesa tellement
favorisés qii’aujourd’hui, non-senlement
la classe ouvriere, la populace, mais les
gens même comme il faut, ne dédaignent
pas de visiter parfois leurs établissements,
‘où ils rendent pleine justice à leur ta-
lent’ profond dans l’art de cuire à point
“Les fiiliole.
appoggiano certi piattelloni di peltro, o
di stagno lucidissimi, ed internamente
con molto gusto disegnati. Alcuni di que-
sti son vuoti, e posti perpendicolarmente
sulla suddetta tavola per solo ornamento,
altri contengono i pignuoli, le uve, altri
finalmente capiscono il dolce mangiare,
vogliam dire le viniziane frittele belle
ed apparate per colui che ne va ghiotto,
e fra uno e PV altro piatto veggonsi
pani di zucchero. I principali cuocitori
sono notissimi in Venezia, e superbi di
questo Tor primato, vollero che nel la-
boratorio, a distinzione degli altri, s° in-
nalzasse un'asta, avente in cima un cars
tellone în cui stesse scritto il foro nome;
modo laconico ed espressivo assai, im-
perocchè significa: Noi siamo maestri
dell’arte, ed abbiamo diritto di essere ri-
veriti sovra gli altri amministrator di
frittelle. Hanno essi sempre in sul davanti
un pannollino che »’ assomiglia al grem-
bial delle donne, che sembra esser ve-
nuto allora fuori del bucato. Tengono
in mano un vasetto bucherellato con cni
gettano del continuo zucchero sulla mer-
ce, nia con tale un atto che e’ pare vos
gliano dire — e chi non sente l’odore,
ed il sapore di queste chie noi inzucche-
riamo? Eglino in questa gnisa si mo-
strano presso la lor panca e loro è tanto
andata a china la fortuna del professore
che si vedono onorati, non che dalla co-
mun gente, sì ancora dalla civile ed
educata, la quale va a pigliare a frotta a
frotta le frittelle per avere un saggio di
loro bravura.
1
= 209
Ainsi s'écoule insensiblement le carème
jusqu’à la semaine sainte. Ces derniers
jours ; consacrés par les plus impor-
tants mysteres de la religion catholi-
que, raménent Pesprit plus immédiate-
ment encore à la méditation des gran-
des vérités d'amour et de foi qu’ils rap-
pellent. Aussi tous suivent fidélement
Vexemple que l'Eglise nous donne par
ses démonstrations extérieures. Recueil-
li et pensif, uniquement désireux de
participer aux grâces que dispense en
pareils jour Panteur de la rédemption ,
le fidèle dépouille le vieil homme et tou-
tes ses actions, revet la robe de la justice
et gémit au pied des tabernacles sacrés.
L'église la premiere lui en à donné l’e-
xemple ; plus de riches tentures, d’or-
nements précieux , de resplendissantes
draperies : la livrée du deuil couvre ses
inurailles nues, les cantiques joyeux, la
musique harmonieuse font place aa som-
bre et lugubre murmure deslamentations;
tout annonce la douleur et Pabattement.
C’est alors que les pieux Vénitiens ac-
courent en foule aux temples sacrés, eme
pressés de joindre leurs prières et leur
affliction à celles des autres fidèles.
Di questa maniera va la quadragesima
fino alla settimana santa. Questa settis
mana, in cui i più alti misteri della reli-
gione cristiana cattolica si compierono,
richiama le menti alla contemplazione
delle grandi verità d’amore che sotl’essi
sono nascose. Quindi: ognuno segue la
_chiesa nelle sue dimostrazioni esteriori.
Raccolto e pensoso, inteso soltanto a
partecipar della grazia che in questo
tempo si elargisce dall’ ara della reden-
zione, il credente spoglia il vecchio uo-
mo con tatti i suoi atti, ed indossa le
vesti della giustizia, e piange fra il ve-
stibolo e l'altare. La cliiesa stessa ne lo
ammaestra, ché levata la porpora, il lus-
so, i serici rabeschi e tutto il corredo
della solennità, veste la funerea grama-
glia, ed a’ cantici della letizia disposati
alle note armoniose sostituisce il cupo e
lugubre suono degli omei, perchè il gran
pane della vita dee spegnersi. Il Vinizia-
no, che è naturalmente sensibile, accorre
in folla ai templi in questa stagione per-
chè ama di essere compreso da quella
grata mestizia d’amore, che è la più bella
passione dei viventi. ‘È chi non ne ri-
marrebbe intenerito quando ode dire
da’ ministri del Signore: « Che cani ini-
qui e famelici si levarono per divorare
il giusto, che i torrenti delle iniquita lo
circondarono, che animi iniqui gli fora-
rono mani e piedi, che lo caricarono di
scherni e di obbrobrio, che lo fecero
ludibrio ed abiezion della plebe quan-
d’ ei pregava per essi , per essi a’ quat
poteva dare in risposta giustificante i le-
brosi che mondò, i ciechi a’ quali die-
de il vedere, gli storpi a’quali il diritte
camminare, i pazzi a cui il senno, gli os-
sessi a’ quali la tranquillezza, gli igno-
ranti a cui la sapienza, i morti a’ quali
la vita! Queste note e mille altre nel si.
lenzio di un tempio vestito a lutto espresse
con un canto tronco e ferale, danno il
brivido a chi le intende, e fanlo com-
mosso.
28
= MM +.
«Mais qui sonpeonnerait maintenant que
cette même semaine sainte, remplie des
signes extérieurs de la douleur de PÉglise
et de la componction de ses enfants, que
cette semaine, dis-je, est marquée chaque
anne par lé retour de contumes, pieuses
il est. vrai, mais récréatives en même
temps? Il est d’risage en effet, le jeudi et
le vendredi saints, que les marchands dé-
corent lents boutiques avec une pompe,
une recherche particuliere; à chaque rue,
sur foutes les places, dans toutes les
boutiques, le signe de notre rédemption
frappe les regards, exposé sur vin autel,
unie espêce de reposoir, On en vait quel-
ques-uns renfermés dans de petits tem.
ples, avec des colonnes, des chapiteaux,
des bas-reliefs, en un mot, avec tous les
ornements ordinaires de l'architecture, et
couverts de drap noir, on de toute autre
étoffe de la même couleur. Quelquefois
aussi vous lisez stir ces reposnirs des pas-
sages de la bible, ou bien vous y. voyez
représentés tous les instruments de. la
Passion. La nuit venue, une splendide
illumination fait encore mieux ressortir
toute la perfection de ces petits ouvrages,
grace dux lampions qui en marquent le
dessin et les moindres détails ; toutes les
rues en sont étoilées, si jose me servir
de cette expression en parcil cas. Le spe
ctacle ne manque jamais de charmer Îles
Vénitiens, et la foule est grande ce soir-
Jà dans les principales rues de la ville.
+
Ma chi ora direbbe ché questa stesa
commossiorie, questa passione conforme
allo spirito della chiesa fosse: nel cor-
so della, settiniana santa | ispiratrice di
pietose opere. sì, ma atte ancora a dar
sollazzo al Viniziäno? È costume che tutti
i hottegai. nel giovedì e venerdì santo
particolarmente apparino le loro botte-
ghe con la meglio pompa e solennità, e
che nell’ appararle. studinsi ordinarle
al disegno del gusto migliore. Per tutte
vie, per tutte. piazze, per entro a tutte
le botteghe vedi jl Redentore crocifisso
sopra altari di legno. Alcuni di questi
sorio came in mezzo ad un tempietto in
cui vedi colonne, archi. capitelli, basi,
architravi, corvici; e tutte queste parti
veggonsi condotte con le leggi dell’ ar-
chitettura , e le più adorne di nere
stoffe. Oltre a ciò alcuna fiata tu leggi
passi biblici, e vedi tutti gli strumenti
che servirono a far patire uomo giusto.
Bella illuminaria poi la sera maggior-
mente fa spiccare questi altari, imperocs
ché nelle fitte tenebre la luce varia dei
piccoli lumicini discuopre. tutto il dise-
gno, e ti dà per tutto il paese un cielo di
stelle. Questo spettacolo ritorna gratissi-
mo al Viniziano.
lle ne
\
Puisqu'il entre dans notre plan de
parler de tons les usages qui distinguent
Venise, nous ne saurions passer sous si-
lence que d’ordinaire, en vertu des con-
trats, des bails de ferme, de location, les
fermiers ou autres soùt tenus d’offrir le
jour de Paques à leurs propriétaires des
comestibles particuliers au carème. Le
Essendo proposto nostro parlare di
tutti li costumi che sono appo Veneti,
non possiamo risparmiarci dal dire che
ordinariamente nei contratti di locazio-
ne, nelle enfiteusi il fittäiuolo e 1° enfi-
teuta sono obbligati a Pasqua di presen«
tare i loro padroni delle frutta proprie
del tempo della Rederizione. Il buon vil-
bon paysan, désireux de s’attirerles bon.
mes graces de son maître, ne manque ja-
mais de rassembler ses plus beaux oeufs,
de choisir ses plus tendres ägneaux, et,
parti de grand matin de sa modeste mé-
tairie, il vient en ville, le samedi saint,
les présenter à son bourgeois. Aussi vous
les. rencontrez par centaines ce jour-là
qui, chargés de la dépouille de leur trou-
peau et de leur poulailler, s’acheminent
d’un pas rapide vers la demeure de leurs
propriétai res.
ri
Le jour de Pàques, ainsi que le pre-
mier de lan, offre une branche de spé-
culation aux misérables qui, moyennant
quelque ennuycuse complainte, vivent
aux dépens de ceux qui ont plus d’ar-
gent et moins de bon-sens qu’eux. Dans
toutes les rues, dans toutes les places,
vous n’entendez qu'un murmure d’al-
leluia, qui serait trés-agréable, s’il n’é-
fait pas siassourdissant; sans compter un
épouvantable charivari de sonnettes: Le
bedeau, le chef «le quartier {qnarteuier),
les pompiers, etc., entonnent bruyam-
ment le joyeux alleluia devant la maison
sle chaque particulier. Mais si, en dépit
de leurs clameurs opiniälres , ils ne
voient point paraître les oeufs de Pà-
ques, unique objet de leur empressement
à vous souhaiter bonne fete, leurs cris
aigus s’éteignent insensiblement comme
l'écho dans le creux des montagnes.
re "#0
Dans le jour consacré à la fête de la
æésurrection de Jésus-Christ, le pain est
Je symbole de la nourriture offerte pour
Je bien commun des fidéles sur les au-
Da
länello perciò. ‘a cui cale d’assai render
lieto il signor suo del buon presente, fa
colletta nella quadragesima dell’ uova,
e dalla greggia trae fuori il pingue degli
agnelletti, ed il sabbalo:santo accompa-
ghato da un suo famiglio per tempissimo
parte dalla villereccia abitazione e sì ad-
‘duce alla nostra capitale. Accade imper-
tanto che in quesio tempo ti incontrere-
sti quiuci e quindi nei rustici terrafer-
mieri carichi de? tesori della lor greggia
e dellor pollaio che si dirigono ‘alte ca-
se ove à loro padroni stanno.
AI paro del primo d’ anno, anche il
pasquale Alleluia è un mezzo di specula-
zione per quella gente che, alie spalle di
chi ne ha, vive col linguaggio della sin-
cerità del cuore. Udiresti un susurro per
tutte vie, per tutti li campi un tale gri-
dio di alleluia che farebbe rallegrare il
mondo se non lo assordasse molestando-
lo. È un continuo suonar di campanelle,
poichè lo scarpolino, il nunzio della par-
rocchia, | accenditore de’ fanali, il ca-
pitano di contrada, i pompieri, tutti in-
tuonano il festivo Alleluia alle case dei
privati. Ed è, mirabile che se chi per
l’Alleluia tante volte sentito non erede
opportuno colare le uova, esso va in-
sensibilmente mancando come Peco nei
cavi di un monte ripercosso.
Siccome nel di festivo consacrato alla
sisurrezione del Redentore V agnello e
Simbolo di quello che fu veduto da Isaia
dasciarsi tondere la lana senza fiattare. e
— 212 —
tels de la rédemption, de mème que l’a-
gneau pascal est le symbole de celui
dont parle Isaie, qui se laissait dépouil-
ler de sa toison sans se plaindre, et que
l’Evangéliste de Pathmos vit, éblouissant
de splendeur, élevé sur un trône d’or.
Aussi tous les pieux fidèles, au temps
pascal, ne manquent pas de choisir un
pain particulier. Les Vénitiens yattachent
une grande importance, et cette vieille
coutume a poussé de si profondes ra-
cines, qu'aujourd'hui les friandises, les
pâtisseries et surtout les fougasses sont
le présent que se font entr’eux les amis
et les parents. La fabrication et la vente
de ces fougasses sont particuliérement
réservées aux confiseurs, aux tamelliers.
Leur boutique est d’ordinaire trés pro-
pre, assez grande, avec des fenêtres don-
nant sur la rue; la devanture, un peu
en saillie, est pourvue d’une grille de fer,
accompagnée d’une vitre transparente,
à travers laquelle on peut apercevoir
aisément les fougasses, les gâteaux, étalés
avec symétrie, avec goût.
+
Nous fermerons par ce jour solennel,
la revue de l'hiver à Venise, et nous pas-
serons joyeusement à la saison desfleurs.
Une atmosphère grise et nébuleuse n’at-
triste plus la vue; un jour pur et serein
vient reposer les regards. Le soleil se
leve plus resplendissant sur les flots azu-
rés de PAdriatique, et embellit les ma-
tinées printannieres. Un reflet brillant
de lumière a annoncé déjà apparition
de l’aurore; déjà le soleil, hàtant sa mar-
che majestueuse , s’élève sur l’horison,
et illumine les vastes espaces du ciel. Les
fleurs brillantes qui croissent dans les
jardins, dans les plaines, sur le bord des
ruisseaux Jimpides, entr’ouvrent leurs
dall’ evangelista rapito di Patmos su fuf-
gentissimo aureo trono sedere; così anche
il pane è simbolo del cibo che viene of-
ferto sull’ara della redenzione a pro dei
fedeli. Ne venne da ciò che noî adottas-
simo il costume di far copia nel tempo
pasquale di pane squisito. Impertanto oggi
giorno nelle feste pasquali le offelle, ed
in ispecie le focaccie sono i doni che
l amico offre all’ amico, il parente al
parente e così via: La fabbrica e la di-
spensa.di queste focaccie sono dall’offel-
liere, La bottega di costui è una stanza
pulita e capace con balconi ampli verso
le pubbliche vie, sul davanzale de’quali
sporge in fuori una grata che ha un co-
perchio vitreo, e per la cui trasparenza
si veggiono distese sopra larghe tavole
con buon gusto disposte tutte maniere
di pasticcerie.
Con questo dì di gloria e di alleluia
uoi terminiamo la stagione del verno ed
apriamo quella dei fiori. Non più il ne-
buloso aere offusca il firmamento, sì il
lucido e sereno occupa lo spazio che è fra
il sottil etere e la terra. Il sole spunta
più vago dai flutti dell’oceano, e dipinge
di zaffiro 1’ oriente. Bello è il primave-
rile mattino. Uno sprazzo di luce dipin-
ge coi colori dell’ iride tutto quel tratto
in cui tiene stanza l’aurora, e alloraquan-
do il sole sferza i cavalli su per la cur-
va del cielo, questa pittura multiforme e
manifesta sulla superficie del globo. I più
gentili fioretti sui bordi delle‘ aiuole e
‘presso le sponde dei torrenti, od al zam-
culi
calices odorauts, humides encore de ro-
sée, aux rayons fecondants du soleil, et
s'épanouissent à l’envi; lesgouttes de ro-
sée brillent suspendues à leurs pétales
inclinés. Les arbres semblent se réjonir
de l’admirable sérénité du ciel à cette
heure; les collines, les prairies, la nalure
entière se réveille plus belle et plus
fraiche. Les oiseaux font retentir les
bocages de leurs harmonieux concerts.
Les bergers, les laboureurs, les villageois
commencent à se répandre dans les
champs avec leurs troupeaux, et à se li-
vrer à leur travail ordinaire. Les ondes
tranquilles se dorent des reflets éblouisr
sants de la lumière; la nature entière en
un mot salue joyeusement le retour de
la belle saison ; tout en elle alors nous
parle plus éloquemment des merveilles
de l’oeuvre du créateur. Le printemps
ranime à la fois l'énergie du corps et la
vivacité de l’esprit ; c’est lui qui anime,
qui enflamine tout, qui favorise la repro-
duction de tous les etres. Maisterminons
cette digression peut-etre déplacée, et
jetons un coup-d’veil charmé sur les pro-
duits riants de cette saison, étales au
Rialto avec une profusion incroyable. :
L’aspect du marché de Venise au
printemps est réellemeut digne d’altirer
notre attention. Sous la République, plus
d'un endroit était assigné pour la vente
et l’exposition des fruits, des herbes et
des fleurs; mais aujourd’hui les opinions
«et par conséquent les choses sont chan-
gées, le Rialte seul conserve le privitése
de nous étaler toute la pompe des trésors
du printemps.
Le marché aux herbes de Venise est
sans contredit une des pieilleures preu-
ves que nous offre la ville de son goût
délicat, et de la recherche que les Véni-
tiens apportent er toute chose. À peine
Jes plantes, les fruits, les fleurs, mùris
par linfluence bienfaisante du beau cieì
d'Italie, offrent aux culiivateurs diligents
les premieres prémices des récoltes abon-
pillo dei ruscelli, aprono il calice vario»
pinto per fecondarlo delle tinte che su
v° impronta il raggio mattutino, e Ja
molle erba ruggiadosa lucica come:im-
perlata, Gli alberi frondeggiano, e dei
loro fiori mostrano | elegante tesoro e
il colle e il prato e il monte e la cam-
pagna aprica, Gli augelli a stormo a-stor-
mo garriscono, e il fido pastore sulla rus ©
stica vivola canta il nome della sua bella,
mentre la pasturante sua greggia va pelu-
cando pel prato. Tutto nell’onda é lieto;
il pesce guizza a fior d’acqua, e fa suoi giri
nei cavi delle fonti. L’ aere e pregno di
animali, che con i loro canti salutano la
novella stagione. Pare che il cielo sorri-
da alla terra, e che tutta fa ualura vestita
degli indumenti della solennità narri la
gloria di Dio e V opera delle sue mani.
‘Tutte le passioni primaverili sono amore.
Stagione di riproduzione, la primavera
non può. essere disgiunta d’ affetto. Ma
lasciamo il poetico ragionare e l’astrazio-
ne del filosofo; pigliamo la primavera nel
fatto, e vediamola a Rialto nella capitale
dei Veneti,
Alla stagione dei fiori , delle erbe e
delle frutta Vinegia offerse sempre una
scena singolare. A’tempi repubblicani
più di un luogo era stabilito per la
vendita dei prodotti della state, ma
quelli passati, mutate le circostanze, di-
versificate le idee ed i gusti, solo Rialto
ebbe il privilegio di mostrare tutta la
pompa della stagione,
L’erberia di Rialto è certamente una
prova dell’ umana industria formatasi
dalla civiltà, e di quel bello ideale che
in tutte parti splende di questo beatis-
simo e felicissimo suolo venetico. Non
appena la sementa, svolta entro le visce-'
re della terra, per l’influenza benefica
del calore sboccia in pianta fruttifera,
che mano. cultrice la trae dal proprig
3 de =
dantes qui doivent récompenser leurs
soins , qu'ils s’empressent d’en faire
hommage à Venise sur le marché du
Rialto. Aussi (chose qui pourra surpren-
dre l'étranger}, Venise savoure la dou-
ceur des fruits exquis avant la terre-ferme
elle-même. La raison en est que les cam-
pagnes et les jardins des ‘iles voisines
sont toujours les plus précoces, les plus
hâtifs à donner leurs fruits, ce qu’on
doit attribier probablement à la qualité
du sol imprégné de particules salines, à
leur magnifique exposition au soleil, et
à l’influence des vents scroccali(desud-
est) qui, soufflant presque cohstamment
dans ces parages, contribuent au déve-
loppement plus rapide des plantes et à
l’action des sels que le sol renferme.
Toutefois, les jardins de Murano, de la
Giudecca, du Lido et dés autres iles se-
mées autour de Venise au sein de la la-
gune, ne sont plus ce qu’elles étaient au
temps de la république. Les allées, les
plates-bandes offrant de toules parts des
plantes, des arbustes exotiques, n'étalent
plus le luxe des citronniers, des orangers
dont parle Navigero aux temps de Bembo
dans ses descriptions enchantées; l’im-
périeux besoin, succédant aux caprices
de l’opulence, demande du pain aujourd-
hui et non des plantes rares. Les jardins
d'autrefois ne sont plus maintenant que
de rustiques vergers , et aux arbustes
précieux, mais inutiles, ont succédé les
plantes profitables qui répondent mieux
aux besoins réels de la vie. Ainsi les
chous, la salade, le céleri, etc., choquent
aujourd'hui nos regards dans ces lieux
jadis enchantés , comme ils choquent
Yoreille ici dans notre phrase tout-à-fait
prosaïque ; le pommier, le poirier, le fi-
‘guier, et autres arbres fruitiers, qui
‘croissent à présent là où s’élevaient
‘d’odorants arbrisseaux, ne sont point
certes dessignes de luxe. Et l’ordre dans”
lequel vergers et plates-bandes sont dispo-
sés.ne preuve pas moins les vues écono-
ceppo, e vergine e fresca ancora la tras:
porta a Rialto perché cara primizia an-
nunzi a’ cittadini la stagione delle erbe
e dei fiori. Quando si apre il tempo pri-
maverile, la maturazione de’frutti nelle
vigne e negli orti delle isole circostanti
e assai precoce, e la ragione ella è che
li terreni essendo pregni di sostanze sa-
line ed esposti al libero aere per lo più
pesante a cagione dello spiro de’ venti
sciroccali, ne vicne che per questi ultimi
le sostanze saline sviluppando in essi
facilmente i loro gas fecondatori, acce-
lerino il iempo della mollificazione delle
piante e del germogliare delle sementi.
Oggidì però gli orti muranesi, que’ del.
la Giudeca, del Lido e delle altre isole
che spiccano fuori nella laguna di Adria
t
non sono più quelli dell’ antiea civiltà
repubblicana. I viali lunghi di piante e-
sotiche, il lusso de’ cedri, degli aranci e
de’ limoni, quelle descrizioni di amenità
che abbiamo nel Navagero ai tempi del
Bembo non sono da chiedersi là ove il
bisogno sostituito all’opulenza domanda
pane. I Viniziani ridussero gli antichi
orti alla condizione dei campi di comu-
ne coltura agreste, ed invece dei fratti
della mollezza pensarono a quelli che
cuoprono la nudità, e che rendono me-
no pesante la vita. Vedresti perciò le
aiuole bene ordinate verdeggiare del
cavolo, dell’ insalata, del selero, del fi-
nocchio ‘e così avanti, e le piante frut-
tifere essere le poma, il pero, il pesco,
il fico e tutti quegli altri che certamen-
‘te non ponno servire ad incitamento
del lusso. La maniera poi con cui e le
aiuole e le piante frattifere sono dispo»
ste è dello in tutto ordinata alle leggi
dell’ agricoltura economica. Nessun pal-
‘mo di terreno si lascia infruttuoso, e
tutto quindi riempiendo di erbe e di
alberi, si procaccia che la varietà e la
, e QIOTE
iniques des propriétaires. Pas un pouee
de terrein n’est perdu. et le cultivateur
veille è ce que la variété et le nombre
des plantes ne nuisent à l’abondance de
leurs produits, en s’étouffant l’une l’au-
tre. De longues bandes, des files d’arbres
arrangées régulièrement, s'étendent dans
les jardins, tandis que la vigne croît au
milieu des intervalles ménagés entr’elles,
s’enlace aux pieux, apx troncs des ar-
bres, et s’élevant avec eux, forme par-
tout des treilles. Cependant, nous fini-
rons cette description en disant que,
même aujourd’hui, les jardins de Venise
offrent nn spectacle aussi curieux qu’a-
gréable. Sl est réellement srirprenant de
voir ces flots, qui semblent sufnager à
peine à fleur d’eau, cligrgés de produits
aussi abondants que ceux des vastes
campagnes, des collines, des prairies jm:
menses, Nous disons, surprenant, car
en effet ces Îles, bien différentes en cela
de celles des environs de Naples, sont
autant de conquêtes obtenties par Pin-
dustrie humaine sur les ondes capricieu-
ses. Lorsque, emporté par une gondole
rapide, on traverse la lagune en jetant
les yeux, tantôt sur le verdoyant riva-
ge des îles, tantôt sur les édifices maje-
stueux de la ville, on est frappé vives
ment du costraste admirable que nons
indiquons ici.
Mais les jardins ét le genre d’horticul-
ture des Vénitiens nous ont entrainé un
peu loin de notre premier point de dé.
part; retournons brusquement au Rialto
qui semble nons y inviter par la pompe
des productions qu’il étale.
L'exposition des fleurs et des fruits
qui a lieu chaque année à pareil jour au
liialto est vraimént un spectacle déli-
cieux. Dans unc espèce de préau, une pla
ce, entourée par les arcades de l’ancien pa-
lais public qui s’élèe tout autour et par
l’église de S ‘Jacques, empreinte des sou-
venirsles plus chers aux Vénitiens, et dans
une autre située au bord du Grand Ca-
quantità delle une e degli altri non im-
pediscano l’effetto attendibile dell’ agri-
coltore. Ne viene che le piante sono or
dinate e disposte a file diritte, e tra-
mezzo a queste si pone la vite, la qua-
le crescendo in tralci ed in pampini,
avvitichiandosi agli alberi prossimani, e
spandendosi adulta che sia, forma dei
pergolati bellissimi a vedersi. Kestringen-
do però la parte descrittiva, diremo che
sotto qualunque punto di vedata si ri-
sgugrdino gli orti viniziani, ei sono la co-
sa peregrina, singolare e dolce insieme,
Scorgere. sopra jsolette che sembrano
galleggiare sulla superficie delle acque
ppere di agricoltura, quando queste sos
no proprie dei campi aprichi, de? colli
supini. e delle valli immense, è casa che
tiene più del mataviglioso che del singo-
lare. Diciamo del maraviglioso, imper:
riocchè queste isole nostre che la capi-
tale circondano non sono già come le
isole appresso il napoletano, sì piccoli
spazi di terreno formati più dall’ inda-
stria che dalla natura. Se ti trovi entra
una hruna gondoletta partendo dal vi-
cin continente, e stendi lo sguardo sul
coltivato di esse, indi lo spinga alla
prossimana cittade , ti si parrebbe in-
nanzi rin quadro per la sua varietà pia-
tevolissimo.
Ma noi parlando degli orti e del mo-
do eon cui vengono da’ veneti coltivati
abbiam degredito un po”. Ora è mestieri
ritornar donde abbiam mossa, € vedere
come questi prodotti vengano a Rialto
disposti.
La disposizione che degli erbaggi e
de’ frutti si fa in Rialto certamente ti
eccita nell’anima una certa voluttà, un
diletto. In una spianata cinta dall’an-
lico pubblico palagio che si ripiega in
forma quadrangolare, e dalla chiesa di
san Giacomo che è piena delle rimem-
_branze le più care, ed in un? altra ri-
sguardante il gran canale fassi il merca»
a RI
tal, se vendent les herbes, les fleurs. ete.,
ce qui leur a fait donner le nom d’Ærberia
(marché aux herbes). Autour des piliers
qui soutiennent la voûte des arcades du
palais, vous voyez entassés les objets mis
en vente, en forme de pyramide, dis-
posés dans d’immenses paniers ou dans
de vastes corbeilles. Ici nous pourtions
ajouter bien des choses, nous étendant
sur la variété des fruits, sur leur goùt ex-
quis, etc., mais ce serait pousser trop loin
la manie de descendre jusqu'aux plus
minces détails , et ennüyer le lecteur.
Décrivons plutôt le coup-d’oeil agréable
que présente l’étalage des objets et la
foule des curieux qui se pressent soûs les
arcades de l’Ærberia, et des porte-faix
qui plient sous Je poids des paniers, e-
spèce d'hommes qui se distingne à Ve-
hise d’une fagon toute particulière.
Le plus grand nombre de ces porte-
faix sert aux besoins des marchahds de
tout genre ; ainsi tous ne sont point pa-
yés régulièrement: c’est-à-dire aux gages
d’un maitre. En an mot,;ce sont ces gens-
là qui transportent tous les objets, toutes
les marchandises d'un lieu à un autre
de la ville, des barques sur le quai, où
du quai dans les barques. Vous les voyez
toujours réunis par pélotons sur les pla-
ces publiques où dans les rues. atten-
dant que quelqu'un vienne Îles appe-
ler. Leur figure et leur costume méri-
tent d’arréter un instant notre atten-
tion. Leur teint bruni par le soleil,
leurs cheveux crépus et en désordre,
leurs membres robustes, leurs muscles
prononcés. leurs yeux animés par le vin
et les liqueurs spirilneuses dont ils s’a-
breuvent amplement, leur donnent une
physionomie tout-à-fait particulière. Des
pantalons de toile où de drap grossiers,
ine corde ou üne ceinture de cuir qui
serre la taille et vient se rattacher sur
la poitrine au moyen d’une bouclé
d’acier; une chemise entr’ouverte sur la
to delle erbe, e queste due spianate chia-
mansi appunto erderiu. Attorno alle co-
lonne che sostengono gli archi dci palagi
che fanno ala a tale marcato si veggono
accatastate le varie foggie di erbaggi
di frutta in forma piramidale, raccolti
od in canestri od in corbelli grandissi«
mi. Qui ben potremmo su differenti cose
dell’ erberia versare, ora di questo, quan-
do di quell’erbaggio la forma, la bellez-
za, il gusto narrando. Ma così ci tireres-
simo di troppo alle minuzie, e finiressi-
mo coll’atinoiare chi ci legge. Delinee-
remo invece il quadro che si presenta
lorchè traggonsi quivi gli erbaggi, e e lors
chè per tutta 1’ erberia ed attorno la
medesima li cittadini si veggono formi-
colare, fionchè i facchini che vi recanola
merce ; maniera di uomini che special-
mente in questa capitale si distingue per
lo esercitamento della fisica forza.
La maggior patte di costoro stanno
alle occorrenze de’ mercadanti di qua-
lunque maniera, e perciò non tatti sono
stipendiati a giornata da persona in par-
ticolare. Ad una volta tutto che bisogni
di essere portato dall’ uno all altro luo-
go della città, dalle rive alle barche, da
queste a terra, e clie pesaute sia, si Lras-
porta pe’ facchini. E’stanno su pe” cam-
pi, raccolti a drappeli, e su per le calli
attendendo di essere messi ad opera. È
singolare vederli e per la figura che or=
dinariamente sono, e pel costume di ve-
stire che sfoggiano. Sono uomini di car-
ne abrouzita e di capegli ispidi, folti e
rabbuffati, tarchiata é loro persona,
pronunciati li niuscoli, sanguigni gli oc-
chi, perche di vino e di liquori non so-
no satolli giamimai. Portano brache lune
ghe ed accampanate di panno stoppia,
ed a°fianchii si fasciano di corda 0 di una
striscia di cuoio grosso, the all’ avanti
si congiunge per fibbia d’acciaio. Lo
sparato della éamiscia lascia vedere tutto
il torace, ed anzichè informarsi al busto
Îl farsetto , sel gettano in sulle spalle:
poitrine et une veste qu’au lieu de bou-
tonner sur l’estomac, ils rejettent cn ar-
riere sur les épaules, composent leur
habillement ordinaire. Toujours gais,
toujours alertes, ils s'occupent joyeuse
ment de leurs travaux. Voyons-les donc
là où toute leuractivité se déploie, c’est-
à-dire au Rialto, où ils se rendent dés te
point du jour, et sur les quais voisins où
abordent les bateaux chargés d’herbes
et de fruits. Il: entrent dans ces petites
barques, et avec l’adresse qui leur est
propre, ils chargent les paniers sur leurs
épaules, et les transportent, tantôt dans
une, tantôt dans l’autre des deux places
dont nous avons parlé. Et comme au
printemps ces denrées disparaissent bien-
tôt, achetées par une foule de chalands, il
s'ensuit qu’on a besoin d’un grand nom-
bre de ces portefaix. Après avoir opéré
le premier transport, on les voit courir
dans toutes les rues de la ville, chargés
des achats des marchands fruitiers, qui di-
sposent ensuite ces fruits avec un goût et
une habileté bien faits pour exciter l’ap-
pétit des passants. Les colloques animés
entre ceux qui achètent, et ceux qui ven-
dent, les cris des porte-faix qui ne sont
jamais contents du prix qu’on leur donne,
fout du Rialto à l‘heure où la lumière
commence à peine à colorer les objets, et
où le reste de Venise repose encore dans
les bras du sommeil, font du Rialto, dis-je,
un spectacle vraiment curieux,
Mais enfin venons-en au coup-d’oeil
que présente l’Ærberia par une belle ma-
tinée d'avril. Déjà le jour commence à
poindre à l’horison. L'humide rosée s’é-
Vaporant aux rayons du soleil, monte vers
le ciel comme l’encens d’un sacrifice.
Tous les animaux’ se réveillent avec la
nature entiére ; les oiseaux recommen»
cent leur concerts dans les bocages, tout
s’anime, tout sourit autour de nous, et
nous invite au plaisir. Telle est la descri-
ption abrésée que l’on pourrait faire de
la pointe du jour dans les campagnes de
»
Sono costoro sempre allegri quando
operano, ed attivissimi nellavoro. E pe-
rocchè abbiamo detto che e’ si pre-
stano per ogni maniera di oggetto com-
merciale ; noi rivolgeremo lo discorri-
mento intorno a cio che fanno all’ Er-
beria, Di prima luce e?’ si trovano a Ri-
alto all’ approdo de’ battelli carichi di
erbe e di frutta. Entrano nelle picciole
barchette, e con quella maestria che €
loro propria si caricano in su la schiena
i corbelli, e li trasportano or nell’una or
nell? altra delle spianate di cui dicem-
mo. Siccome poi occorre in primavera
queste erbe e queste frutta spariscano
presto per lo grande comperare che fan-
no li cittadini, così parimenti incontri
che di questi facchini se ne abbiano
grandi bisogni. Forniti li primi scarichi,
e’ te gli vedi a stormo a stormo accorre-
re per le varie parti della città portatori
gli acquisti de’ singoli mercadanti di frut-
ta, dai quali poi con finitissimo gusto
nelle loro botteghe disposte tentano la go-
la di chi avidamente le osserva. Fra il
gridio de’ compratori e de’ venditori, fra
quello de’facchini, argomento per loro
infallibile ad avere quella ricompensa
che credono giuridicamente meritare,
Rialto in quell’ora, in cui la luce appe-
na dà i colori alle cose; e Vinegia tutta
dorme tranne essi soli, offre un’improne
ta di originalità.
Quando il maggior astro annunzia il
suo arrivo in oriente, la molle rugiada
al calore del sole sfuma; e leva i suoi
globi leggieri come incenso dalla super-
ficie della terra; le azzurre onde del lago
e del fiume s’imperlano di rubini, e mo-
strano variopinti i loro cristalli ; gli ani-
mali che riposano lasciano iloro abitacoli,
escono alla fausta luce del giorno, ed i
pennuti emettono dalle fronde le loro
armonie ed inneggiano al nuovo di: tatto
è natura, tulto e sorriso di natura, tutto
natural felicità. Che se così può dirsi di
28
i = 248 +
fotre-forme, mais que dirons-nous de
l’aspect qu'offre Venise à lameme heure?
Venise, qui dans une matinée de prin-
temps, charme et repose les regards,
excite imagination, et produit en nous
les sensations les plus donces et tes plus
ineffables. Arrêté an haut du pont de
Rialto, à Vaube du jour, et le visage tonr-
né vers l’Ærberta, jetez les yeux à droite
ét à gauche sur le grand canal qui coule
à vos pieds, sur les façades de marbre
des palais, et sur leurs aiguilles légéres;
contemplez la lagune qui se dore de la
Inmière du jour, et vient caresser de ses
ondes frémissantes tes fondements de ces
édifices gigantesques qui s’élèvent depuis
tant de siècles sur les flots de l’Adriatique.
Impossible à décrire le plaisir qui inon-
de alors votre âme ; la nature semble
se réveiller, et sortir du sein du repos,
brillante comme une jeune épouse qui
sort de la couche nuptiale.
Les particuliers, non moins que la
nature, s'efforcent de faire du Rialto un
véritable séjour de fées. Toutes les
classes des citoyens s’y rendent à l’envi,
et on dirait que Paménité de la saison
suffise pour la félicité de chacun d’eux.
Nobles et toturiers, riches et pauvres, gens
de tout âge et de tout sexe, y accourent
et offrent sur tons les points de PErderia
un des spectactes les plus singuliers qu’on
puisse admirer dans une capitale, L°Ær-
beria est ‘alors un véritable jardin de
fleurs, un champ d’abondance et de plai-
sirs, qui enchante }imagination aussi
bien: que le regard, et nous excite dou-
cement à la joie. Le spectacle est si a-
gréable qu’il attirejusqu’aux petites-maî-
tresses elles-mêmes, qui n’hésitent pas
à faire exception en pareil jour à leurs
habitudes ordinaires de mollesse; elles se
pressent dès les premiers rayons du jour
un mattino nell aperto del continente,
che non dovrà dirsi qui nella nostra Vi-
negia, qui dove di un mattino primave-
rile i miracoli non si veggono solo, ma
si toccano con Fesaltata immaginazione,
e con la vivezza delle sensazioni si mi-
surano e si calcolano e si dipingono ?
Trovatevi sopra il ponte di Rialto alle
primissinie ore del dì, stendete attento lo
seuardo da destra a sinistra del gran ca-
nale volti colla fronte da quella dell’Er-
beria ; là sn per le facciate de? marmorei
palagi, attorno le guglie de’ medesimi,
nel fondo delle acque voi vedete la bea-
ta luce del sole. che-come un’ amica va
a baciare un antico e reverendo amante,
e lambe del’ color del pudore la testa
di quelle moli superbe che gisanteggia-
no da tanti secoli sopra le acque dell’ A+
dria, mentre una mite brezza leggier-
mente increspa la superficie de? canali.
Allora è arcano il diletto che vi deriva -
alPanima, e vi pare che la natura esca
da’suoi secreti per mostrarsi bella come
uma sposa ch’esce dal talamo aspettata
dall’ amor sno.
Che se la natura si presta a meraviglia
a rendere spettacolosa Vinegia in questo
tempo, non meno 1 cittadini cooperano
perche la Erberia sia daddovero un luo
go d’ incanti. Tutte le classi quivi con-
vengono, e sembra che la felicità della
stagione si associi a quella degli nomini.
Nobili. plebei, ricchi, poveri. di tutti i
sessi quivi si arrecano, e non havvi par-
te dell’Erberia che non presenti scene
piacevoli singolari. Vinegia sembra als
lora un giardino di fiori, un ricco cam-
po di frutti, un tutto che le mobili fan-
tasie sublima, e per cui il cuore si sente
all’ amore condotto. Perfino il bel sesso
trova’ motivo di sollievo lorché di buon
mattino nella freschezza dell atmosfera
si arreca a questa volta, e la fervente e
balda classe de’ giovani, certi di rinve-
nire chi corrisponda ai loro sguardi, pus
re in gran numero si portano.
— 219 — À
sous les arcades du palais voisin, eutou-
rées de jeunes-gens, qui ne manquent
point de courir sur ‘leurs pas partout où
elles vont.
Les Vénitiennes, dans leurs gestes ,
dans leur tournure , leur conversation
et leur toilette , ont toujours quelque
chose de frappant. Leur physionomie
engage, altire par un indicible mobi-
lité d’expression et une vivacité piquan-
te. Si vous entamez conversation avec
elles, vous ne saurez fixer long-temps
leur attention sur des pensées subtiles vu
sur de graves sujéts; niais vous en trou-
verez peu cependant qui admirent la
légèreté insipide; le babil frivole, et les:
facons affectées de nos damoiseanx. On
peut avancer hardiment qu’elles sont
presque toutes de véritables femmes de
famille.
La piété qui distingue aujourd’hui
Venise, est un reste de celle des temps
républicains. Les orages qui troublè:
rent l’fialie entière , et qui mena-
caient jusque dans leur humble asile
les premiers habitants des lagunes, con-
tribuerent à ce résultat, en resserrant
les uoeuds de leur réunion au sein des
ilots de l’Adriatique; la concorde, Pa-
mour, la tranquillité fleucirent tout na-
turellement au milieu d’eux, et les pré-
parérent ainsi aux plus douces vertus.
La république tomba, le gouverrément
fut changé, mais les moeurs du pays ne
changerent pas ; la piété subsiste tou-
jours parmi nous, et les institutions
admirables que la charité fonde chaque
jour à Venise en faveur des pauvres, et
l'union parfaite que l’on voit régner dans
tous les ménages, nous en fournissent les
indices et les preuves les plus irrécusa-
bles. La charité, en un mot, y regne dans
tous les cocurs, et personne n’est indif-
férent aux maux de ses semblables; les
femmes surtout, puisqu'il faut bien que
nous retournions à notre point de dé-
part, les femmes vénitiennes se montrent
Se consideri le donne viniziane nella
zione della persona, o nel parlare loro, 0
nella foggia del vestire, le troverai sem-
‘ pre singolari. Quando si mostrano, i loro
visi dicono sorriso, vivezza, mobilità ar-
cana di affetti. Se ti hai con esse ragio-
nando, poche son quelle che si tratten-
gano in pensieri sottili, in soggetti gravi,
e poche pur sono quelle che amino la
leggierezza impudente, la frivola dice-
ria, la pedantesca maniera di fare delle +
sapute cervelline. Sicchè può dirsi che
esse vogliono essere proprio in quel po-
sto che par loro dalla natura asseguato,
cioé donne della famiglia,
La pietà che ora havvi in Vinegia è
figlia di quella che ianto distingueva il
Viniziano ai tempirepubblicani. Le pro-
celle che esagitavano Italia, e che minac-
ciavano della loro tranquillità i modesti
sventurati che sulle isole realtine si ra-
gunarono , affratellarono tutti li figlinoti
dell’Adria : quindi l’amore, V affetto che
in fra dessi vi era fioriva fin d’allora pase
sioni dilicate e gentili. Cadde la repub-
blica, cangiossi il governo; ma i cuori
dé’ nostri non cangiarono; la pietà rima*
se nei Veneti, e le opere di carità che
tuttogiorno a prò de’ poverelli si fanno,
è quell’ ordine casereccio che in tutte
quasi le famiglie si vede, ci ponno ser-
vire di appoggio e di prova. Donne, uo-
mini sentono Ì’ importanza del loro be«
ne, ma sentono ancora il male altrui
come lor male ; e le donne in ispezieltà
ad ogni cosa malaugurosa che sappiano
ad altri essere intervenuta, impallidisco-
no € gemono,
toujours sensibles aux malheurs et aux
accidents sinistres qui n'arrivent que
trop souvent à Venise comme par tous
pays.
Après avoir parlé du marché aux her-
bes et aux fleurs, et du spectacle enchan-
teur qu’il présente, nous ne saurions nous
dispenser de parler des vendeurs en dé «
‘tail qui se chargent de les distribuer
dans la ville enticre, les revendant çà et
. là dans les rues et sur les places publi-
ques. Vous les rencontrez au printemps
surtout colportant leur marchandise di-
sposéeavec symétrie dans despaniers. Les
fetes de de Flore à Rome ne furent jamais
plus brillantes et plus courues que l’espe-
ce d’exposition de fleurs qui a lieu ainsi
a Venise chaque année ne l’est aujourd?
hui. Ces fleuristes parcourent tous les
quartiers de la ville, annonçant leur ap-
proche par «n cri particulier ;le chiffre
de ceux qui ne sont point au nombre de
leurs chalands est très faible à Venise,
Les femmes ont l'habitude d’entrelacer
des fleurs à leurs cheveux, et les hommes
en portent presque tous à la boutonniére
de leurs habits; elles servent aussi à orner
les appartements. Les vases qui contien-
nent celles qui croissent paisiblement sur
leur tige, décorent les fenêtres, les bal-
cons, les balustrades de toutes les maisons:
les escaliers, les terrasses, presque chaque
lieu, chaque coin en un mot, offrent des
fleurs à nos regards. De pareils usages
sont des indices assez sûrs des moeurs
d’un peuple, et celui dont nous parlons
est à Venise une nouvelle preuve de cet
axiòme général. Qui aurait jamais pensé
aux premiers temps de la république que
sur ces îles sanvages, asile de quelques
malheureux fugitifs, les fleurs dussent
, tn jour occuper une place si importante
E perocchè abbiamo detto dell Erbe-
ria e de’ suoi fiori, non ci pare fuor di
proposito andar qui toccando di que?
che in primavera vanno per la cittade ì
belli e piacevoli fiori vendendo. Costo-
ro ne fan procaccio appunto nell’Erbe-
ria, e con quel più di artifizio che pos-
sono gli colocano in panieri, e danno
una gradazione di colori meravigliosis-
sima. Non fu a’ tempi di Flora festeg-
giata la stagione di questa dea quanto dai
nostri qui a Venezia si solenneggia. Li
rivenduglioli per ogni lato della capi-
tale con que’ lor canestri appesi attra-
verso le braccia vanno a golla aperta
gridandoli, e tengono una cantilena me-
lanconica sì, che tocca l’anima soave-
mente. Pochi sono quelli che non usano
fiori. Le donne se ne adornano il crine,
gli uomini gli intromettono pegli uc-
chielli de’ soprabiti; de’ fiori si fa uso
ad ornamento delle stanze, si coltivano
sul loro stello: quindi fiori per tutte le
finestre, nelle spianate delle loggie: ovun-
«que fiori sorridono, e spargono il grato
tesoro delle loro fragranze. Il costume
mostra 1’ anima de’ popoli, e gli usi
«de’ nostri sono interpreti di quello che
sono. Chi.mai avrebbe creduto a’ tempi
de’ primi Veneti che sopra queste isole,
popolate da gente di ventura e di sven-
tura, dovesse venir di in cui i fiori aves-
sero a farsi innanzi, e tenere una nobile
parte fra le occupazioni degli isolani ?
Certo que’ poveretti che dalle barbari.
che incursioni furono spinti a quivi ri-
covrare nella stagione delta tribolazione
e delle amaritudini, non avrano pensato
— 221 —
parmi les productions du sol et les bibita.
des de la vie? Certes les infortunés qui,
chassés du continent, se réfugiérent dans
les lagunes à une époque de malheurs et
de deuil, n’auraient jamais espéré un
avenir si florissant, pour leurs neveux,
eux qui se voyaient réduits à regarder
comme un bonheur de trainer leur exi-
stence sur des îlots déserts, toujours aux
prises avec la misère d’un côté, et avec
les flots menagants de l’autre,
alle delizie di Flora, stretti dalle angu-
stie del misero senza patria, senza alta-
re, senza asilo; chè asilo pauroso era
certo quello sul limo sdrucciolevole e
sul mar procelloso.
ee NGI LT) PZL Iain
De tous les spectacles propres à éveil-
ler imagination, de toutes lesjouissances
les plus suaves et les plus poétiques, il
n'en est point de comparables à ce qu’
offre une promenade nocturne sur le Mole
ou sur la place de Saint-Marc. Lorsque
vous errez la nuit dans la campagne, les
sensations que vous éprouvez ne sont pas
toujours égalemeut agréables; bien des
fois le cri d’oiseaux funébres tels que le
hibou et la chouette, le fracas des torrents,
viennent interrompre désagréablement
vos douces reveries. Le silence de la nuit,
la faible lumiere de la luve qui éclaire les
vallons d’une lueur douteuse, inspirent
alors quelquefois la tristesse aussi bien
que la mélancolie. À Venise au contraire,
dans les endroits dont nous avons parlé,
le clair de lune a réellement toujours quel-
que chose de surprenant.et d’enchauteur.
Qui pourrait décrire l'impression déli-
cieuse que produit enpareil lieu aspect
d’un magnifique clair-de-lune? comme
on sent alors le besoin de partager ses
émotions avec un ami qui vous.comprens
ne ! Aussi les Vénitiens ont avec raison
adopté l’usage d’aller respirer la chaque
soir.en été le frais délicieux de la brise
qui vient de da lagune, dontles flots molle-
mentunis expirent silencieusement à vos
Fra i quadri atti ad infiammare le
mobili fantasie, fra quei propri a le»
varle ad altissimi immagini, quello di un
notturno passeggio sul molo e sopra la
piazza di san Marco è il più incantevole
ed eccitante nell’ animo vivaci idee di
creazione. Chi va a quest’ ora per le
campagne aperte, se ode qualche suo-
no, ade quello dell aere serotino che
geme fra le alte quercie, 0 quello che
dan l’acque cadenti da’ monti; e se qual-
che voce, la è la voce del guffo malauro-
so e della ferale upupa ; e questi suoni
e queste voci gli inspirano nell’ anima
sensi di profonda mestizia. La luce che
discende dal disco della signora delle te-
nebre, e che debolmente illumina ii col-
tivati del piano e le cime dei colli au-
menta sin lui questa mestizia e da fa più
solenne; e contornato dal muto aere a-
rientato, sente il bisogno della solitudi=
ne e sfugge il consorzio. Il quadro però
che di quest’ ora offre Venezia ben dif-
ferente ci parla all’animo. Esso ti fa pro-
are un senso di dolcezza indescrittibile:
per esso ti senti bisogno di un compa-
gno che teco divida il piacere di questa
scena d’ incanto. Egli è costume de’ Vi-
niziani in le sere della stagione dei fiovi
di affluire a questa parte per godervi del:
— 222 —
Pieds, à peine ridés par le souffle de la
brise, et étincelants des derniers feux
du soleil. En un mot, le spectacle qu’of-
fre le Mole x pareille heure est au-dessus
de toute description, el les iles voisines
de Saint Georges et de la Giudecca con-
tribuent merveilleusement à le réndre
éncore plus enchanteur.
Mais la soirée s’avance; déjà la musi-
que militaire fait reientir les voûtes so-
mores des Procuraties de ses males et
méledieux accords, Tous s’empressent de
déserter le mole, et accourent se presser
autour des musiciens qui répandent à
flots les trésors d'harmonie de la musique
italienne. Figurez-vous, lecteur, une fou-
le immense et élégante qui se presse, aux
sons d’une musique enchanteresse, au
milieu de la place magnifique de Saint-
Marc; n'oubliez par surtout que c’est là
que les Véuitiennes rivalisent d'élégance
et de grâces, et diles-moi s’il est possible
d'imaginer un tableau plus charmant.
Unécrivain, parlant du coup-d’oeil que
la piace de Saiut-Mare présente en pareil
cas; a dit que Fâme s'élève à une télle
Vue, que la pensée s’'anime, et quel’in-
spiration s’empare irrésistiblement du
spectateur intelligent. Quant à nos, nous
pensons que de semblables scènes suffi-
seni pour former ou adoucir les moeurs
d'une population. Les anteurs qui ont é-
tudiéles moeurs des peuples afin d’en dé-
couvrir les sources, ont tous varié dans
les opinions qu'ils ont adoptées la-des-
sns. Les uns considerent les lois comme
Punique origine des moeurs publiques et
particulieres; d’autres les font dépendre
exclusivement de la politique, les regar-
dant comme une conséquence immédiate
de celle-ci, ou bien de l’état plus ou
moins prospère de la nation. Quelques-
unsenfin adoptent indistinctement toutes
ces causes différentes, mais sans les réu-
lo spettacolo della natura nell’ora ap-
punto che la luce sta ‘per partire. Se tu
guardi all’ interminabile pianura delle
acque adriache, desse increspando i lor
flutti alla brezza sérotina, dipingono i
colori dell’ iride, e paiono gemme che
brillino: dn una parola a quell’ ora Vi-
negia ti offre una scena, un quadro sor-
prendente che più sorprendente, e fanta-
stico viene f:rmalo dalla vista delle isole
di san Giorgio e della Giudecca.
Ma lasera si avanza, la militar musica in
mezzo alla gran piazza innalza suoni che
ondeggiando sull’ acre percosso vanno à
ricever eco uei maestosi fabbricati delle
Procuratie. La più parte dei passeggia-
tori lasciano il Molo, e l’armonia signo-
reggia li cuori e le fantasie. Presentati
tutto questo popolo in una piazza fra
quelle opere immense di architettura e
di scultura, guarda alle grazie delle ve-
netiche donne, alla moda lussureggiante,
e converrai essere il quadro veramente
grandioso,
Un autore, in parlando sopra quan-
to presenta la piazza di san Marco in
quest’ ora, dice, che Panima alla vista
di essa’ ingentitisce, che i pensieri si
vivificano, 6 le inspirazioni vengono più
nobili ed elevate. Pare, ed è certo, che
questi mezzi soltanto bastar ponno a
formare il core soave ed'il mite e dolce
costume. Coloro che vanno consideran-
do i costumi de’ popoli per fissarne le
cause principali variarono nella eletta.
Quali presero le leggi, e da esse esclu-
sivamente trassero ragione del costume
in generale e particolare ; quali risguar=
darono 1l costame ‘siccome effetto imme»
diato della politica ; quale finalmente
dalla fortuna di uno stato lo derivarono.
Alcuni però non vollero le dette fonti
sfrattare : tutte le abbracciarono ; ma ne
feéero come tanti spartiti senza un filo
razionale che le collegasse, Da ultimo i
Dir en faisceau et sans les rattacher à un
noyau principal. Plusieurs écrivains mé-
me regardent comme autant d’indices
des moeurs chaque signe extérienr de la
société, comme les vetements. les ouvra-
ges d'art, ete., sans s’inquiéter d’appro-
fondir si elles ne sont point leffet pri-
mitif et immédiat d’une cause plus no-
ble et plus relevée Bonr nous, aprés
des études et les recherches que nous a
a cotées cet ouvrage, nous croyons pour
voir avancer, que tout en y fesant entrer
pour beaucoup la forme de notre régime
antique et moderne, on ne doit pas one
blicr Pinfluence qu'ont aussi nécessaires
ment exercée les oeuvres. commandées
par le génie d’un Etat éclairé. Or, quoi
de plus propre à adoncir. è polir les
moeurs, que l’ordre et le bean moral qui
naissent naturellement de semblables
institutions, et de cette harmonie admira-
ble qui agit si puissamment sur les esprits?
| Aussi les Vénitiens, après la chûte du
gouvernement républicain. conserverent
religieusement les traditions de leurs
ancêtres , et encore aujourd’hui leurs
moeurs se ressentent évidemment de l’in-
fluence des usages, des chefs-d’oeuvre,
et des impressions vives et agréables que
leur ville offre toujours.
costumi per taluni furono avuti nei se-
gni esterni della società, cioè nelle vesti,
nelle opere delle arti, e così via nulla
curando di sapere se ciò sia un effetto
primario ed immediato di una causa più
illustre e più nobile. Noi abbiamo pen-
sato nello svolgere queste scene de’ co-
stumi venetici, che bensì si avesse ad a-
vere contezza della forma dell’antico e
del moderno nostro reggimento, ma che
questa dovesse equivalere all’ influenza
delle opere ordinate dal genio di uno stato
illuminato. Quindi, qual più evidente ra-
gione di gentile costumare può darsi che
Pordinamento di quelle cose che sono
dette belle, il quale ordinamento o com-
posizione od armonia agiscono sull’ ani-
ma nostra per quasi, anzi per tutti li
sensi ? I nostri quindi, cessato anche il
repubblicano governo, dovevano serbare
dolce , dilicato e classico il costume ,
perchè del bello sono frequenti, conti-
nue e di efficacia grandissima le grate
impressioni.
C’est dans un quartier éloigné, appelé
Fondamenta Nuove que la solitude et le
silence ontélablr de préférence leur em-
pire à Venise, La solitude, mére féconde
et obscure de l'inspiration radieuse, y
regne sans rivales au sein d’un calme
profond ; c’est là que les rêveurs, enne-
‘mis du tumulte de la foule, vont cher-
cher un asile paisible pour leurs médi-
tations, que n'interrompt plas aucun
bruit, si ce n’est celui des avirons qui
In quella parte di Vipegia che dicesi
le Fondamenta Nuove havvi P incanto
della quasi total solitudine. Questa dea,
madre delle più grandi ispirazioni, re-
gna con la quiete ed il silenzio, ed invi-
ta colui che fugge lo strepito ed il sus-
surro a quivi partecipare de’ suoi favori,
ove se qualche cosa interrompe il silen-
zio e la quiete, egli e il cupo tonfo dei
remi che conducono alla vicina. iso-
la di san Michele le salme di coloro che
fenderit régulièrement les ondes, empor-
tant vers l’île de Saint-Michel les gon-
doles chargées de la dépouille des morts
que l’on conduit au éuamp du repos.
Est-il un lieu plus propre à nourrir les
graves pensées de quiconque médite
sur la caducité de l’existence humaine ?
Là, vous pouvez errer solitairement sûr
la rive, eutouré presque de tous côtés
par les flots de la mer qui viennent se
briser en gémissant à vos piéds; la vue
s’étend librement sur un horison im-
mense , mais les sombres objets qu’elle
aperéoit souvent ramenent l'esprit invin
ciblement à l’idée de la fragilité humai-
he. Aucun lieu'certes n’est plus convena-
ble que celui dont nous parlons à la con-
templation des vérités éternelles. La sa-
litude est la muse qui inspire le plus
puissamment; c’est elle qui enfante dans
l’âme cette salütaire disposition à la tri
stesse, qui, sous le nom de mélaricolie,
nous rérêle les plus profonds secrets du
monde moral. Qui ignore combien sont
précieux les fruits de la tristesse du sa»
ge ? Lorsque cè sentiment inénarrable
s'empare de nous, il purifie, élève notre
âme. Lé besoin naturel de celui qui
souffre, est d’épancher ses chagrins, ses
maux ; tien de. plus éloquent que la dou-
leur qui se révèle avec urie spontanéité,
une vérité d'expression qui ne manque
jamais de frappét, de toucher nos coeurs.
Heureux ceux qui connaissent la douleur!
1Îs acquièrent ainsi une stience sublime
qui les initie aux mystères de la vie hu
maine, Ceux qui, sont vivement pénétrés
de la fausseté des hommes, de la briève-
té de la vie, des maiheurs qui la rem-
plissent, aimeront toujours à fréquenter
un lieu où ils voient enfin hnmilié l’or2
gueil des grands et des heureux du jour.
La vie passe vapidement, et la gloire
mondaine avec elle; comme ua vaisseau
qui fend légérement les ondes sans lais-
set aucune trace de son passage, comme
une flèche qui traverse soudainement
passarono älla generizione de’ dotmienti. ,
Quanto questo luogo è caro a chi aspira
a farsi perfetto:nella contemplazione del- |
Solo e’
gira, e quel cielo immerisurabile che sul-
la caducità delle cose umane!
la testa gli brilla, e quell’ acqua azzurra
che innanzi gli ondeggia, e quella vista
di oggetti di dissoluzione gli valgono un
sospiro di compassione sopra le follie
dell umanità. Nessun Inogo può me-
glio adattarsi alla contemplazione delle
somnie verità della vita da questo in
fuori. La solitudine sola è la musa che
inspira, la solitudine è che forma in noi
quella disposizione salutare alla mestizia
che dentro a voci di melariconia svolge
molte azioni del mondo morale. Chi non
sa dei grandi frutti della mestizia del
Quando di noi s indonna, ella
È un biso-
gno naturale di chi è contristato tocca-
re il filo del dolore, ed il dolore che
parla è vero come amore: le sue parole
saggio ?
parla negli animi la verità.
‘hanno tutto l'incanto della verità cou
passione enunciata. Beato colui che fa
pratica. di dolore! Egli acquista una
dottrina che lo fa partecipare di tutto
quello che costituisce la universale bel-
lezza, viene illuminato del presente €
dell’ avvenire. Chi che sente veracemen-
te le illusioni del secolo, le fallacie des
gli uomini, la pochezza della vita, mon si
recherà forse in luogo ove non v? è chi
dia ricetto a mattezze che umiliano la
superba condiziane degli esseri ragione-
voli? La vita passa, e con essa passa le
glorie sine, come una nave che veleggia
sul mare, e che non lascia vestigie del
solco suo, 0 come una saetta che guizza
rapida, senza lasciar traccie per l’aeve
ovè passò. Egli è appunto in queste fon-
damenta nuove che 1’ uomo della solitu-
dine, pasce il melanconico suo sentire
per le continue lugubri scene che allo
sguardo gli si presentano. Il suono di un
requie via per l’iminenso spazio delle ac-
que cupamente di spesso discorre; di
les airs pour arriver à son but. — C'est
donc sur les Fondamenta Nuove que les
amateurs de la. solitude peuvent aller
repaître leur esprit du spectacle le plus
propre à inspirer la mélancolie. L’appareil
funébre des barques qui servent au der-
nier trajet des habitants de Venise, et la
triste psalmodie des voix monotones qui
murmurent le Requiem, viennent souvent
en pareil lieu frapper les yeux et les ore-
illes des promeneurs attristés ; souvent
aussi, par une nuit silencieuse, la lune
éclaire de sa pâle clarté les draps funé-
raires et les emblèmes de deuil des fu-
nébres convois qui, traversant la lagune
sous les yeux des promeneurs, se diri-
gent vers l'ile de Saint-Michel, située
vis-à-vis des fondamenta Nuove; c’est
dans cette ile que se trouve le cimelié-
re de Venise.
Le cimetière, oeuvre remarquable, mo-
nument des civilisations avancées, réunit
irrévocablement les noms éclatants, les
faits célébres et les souvenirs illustres ou
obscurs. C’est là que la piété antique éle-
va un temple fameux que celle d’aujour-
d’hui a transformé en asile suprème pour
les tristes dépouilles de humanité. Son
architecture et les marbres qui la décorent
sont. d’une magnificence surprenante.
l’ordre de colonnes et d’arcades qui
forme sa façade extérieure, fait aisément
pressentir la beauté de l’intérieur. Le
travail le plus délicat en a embelli ju-
squ’aux moindres détails, et un goût aussi
noble que sévère a présidé à sa constru-
ction. Les ornements consacrés parti-
culierement aux décors du sanctuaire
sont surtout réellement admirables. La
piété des fideles, et les soins louables
des religieux qui vivent rassemblés dans
cet îlot, contribuent utilement à l’entre-
tien de ces licux sacrés. La visite du
temple et du monastère adjacent, asilé
bien fait pour les graves pensées de la
vie monastique, le spectacle du champ
du repos et des objets qui y frappent les
spesso il tonfo monotono de’ remi segna
landar lento de’ piccioli navigli che
portan copi senza vita a dissolversi nei
loro principi sotterra; spesso la luna
col fioco suo raggio rischiarando la te-
nebria della notte, illumina i neri panni
mortuari che stanno sulla lor bara e la
croce del giusto. Tali convogli trapas-
sano alla vista del passeggero su queste
triste fondamente, e si diriggono all’iso=
la di San Michele, dinanzi a quelle si-
tuata. In essa avvi il cimitero, a cui li
corpi de’ cittadini e de’ stranieri che al-
la natura cedettero vengono trasportati.
Il cimitero è un’opera egregia, e un
imonumento della crescente civiltà, è un
aggregazione di nomi illustri; di: fatti
celebri, di ricordanze liete e contristan-
ti. Quivi la pietadé antica ergeva un
tempio famoso che la recente converse
ad uso di accoglitore benefico de’ morti
corpi. La sua architettura e li suoi mar-
mi sono quanto puoi immaginare su-
perbi. Quell’ ordine di colonne e gli ar-
che ‘ha la sua facciata anteriore ,
quello solo basta per poter istabilire dal
chi
di fuori la interna sua bellezza. Cer-
tamente le opere dello interno suo sono
di finitissimo travaglio , e la éleganza
ed un classico gusto ne sono non ul-
timi pregi. Gli addobbi poi e molte co-
se che servono esclusivamente ad orna-
mento del santuario quivi primeggiano.
La pietà de’ credenti contribuisce, e la
cura solerte di que’ frati che vi son
ragunati si presta in maniera commen-
.devole assai. Chi quivi si porta ad os-
servare il tempio e il mopisterio, ca-
rissimo asilo di carita di Dio e de’ pros-
simi, vero luogo per vita monacile, e che
attenda a quelle cosce che fuori del tem- <
29
regards, sont tout-à-fait propres à inspi-
rer une salutaire tristesse. Les hommes
sont surtout sensibles aux signes exté-
rieurs et lugubres de leur caducite; les
preuves iriécusables de la fragilité de
leur existence ne peuvent manquer de
les frapper, de les affecter péniblement.
Les'restes de tous les morts sont entassés
en ces lieux ; ici vos yeux s'arrêtent sur
une tombe modeste qui s’éleve à pei-
ne au dessus de la superficie du ter-
rein, recouverte de gazon et surmontée
d'une simple croix de bois noir, sans au-
cune inscriplion qui rappelle le nom ou
la condition da mort: lì vous rencon-
trez un superbe mausolée de marbre; le
ciseau du sculpteur y a personnifié fa
douleur. A chaque pas, en un not, vous
trouvez des urnes, des croix, des monu-
ments funèbres, tristes souvenirs de ceux
qui ne sont plus, sévere lecon pour les
hommes qui leur ont survécu.
Il west pas de peuple qui ne connaisse
le culte pieux de la mort. Jamais Homére
n'est plus touchant que lorsqu'il nous
décrit les funérailles d’Hector et le tré-
pas des héros. Dans Fliade comme dans
FOdyssée, les endroitsoù le poète s’étend
sur de semblables sujets sont aussi élo-
quents et aussi sublimes que Îes scènes,
les sentiments qu'ils décrivent sont par
eux-mèmes touchants et nobles, Virgile,
lorsqu'il exprime dans des vers admira-
bles les circonstances déchirantes qui ac-
compasnerent la fin inalheureuse de Di-
don, Virgile est plus touchant qu’alors
meme qu'il fait parker la douleur de cette
amante infortunte, s'efforcant en vain de
détourner Enée du fatal dessein qu’il a
formé de s'éloigner des rives de Carthage.
Ossian est d’une mtlancolie ineffable et
suave, lorsqu'il parle des tombeaux, et sa
muse n’est jamais mieux inspirée que lor-
squ’elle traite ces snjets lugubres.Foscolo
heût-il écrit que les Sepulcres, Pinde-
monte n’eûl-il composé que son admirable
réponse, ces deux ouvrages suffraient
pio e dentro lo cimiterio si veggiono ,
salutarmente si ange e contrista. Non
sono gli nomini impassibili alle impres-
sioni della esistenza perduta: le prove
della loro caducità non ponno che non
gli sgomentino, contristino ed nmilino.
In questo luogo denno riposare le ossa
di tutti: qui vedi una tomba poveretta
di terra formata che s’ innalza dalla su-
perficie def, fondo, e che è segnata con
una misera nera croce che non indica
né il nome del defunto nè la condizione
sua. Più oltre, sostenuta da base super-
ba, ergesi una croce sublime appresso
un’ urna marmorea. Quivi larte dello
scalpello personificò il dolore, e la ric-
chezza aperse i tesori della pietà. Ad
ogni passo in fine ta dai in archi, in
mausolei, in segni della vita che passa,
in oggetti di grande lezione al vivente.
Non fu popolo che non avesse in reve-
renza ed onore i sepolcri. Omero non
parla più commovente di quando tocca
de’funerali di Ettore e della morte de-
gli eroi. Si nell’ Hiade che neil’Odissea,
le narrazioni sue in questo proposito so-
no belle come il dolore e la melanconia
che valgono ad inspirare. Virgilio quan-
do descrive le circostanze che accom:
pagnarono le pompe funebri della sven»
turata Elisa, Virgilio è più dolce che
quando la amica del figliuolo d’Anchise
rappella questo eroe per distrarlo dal-
allontanarsi da essa, Ossian è soavis-
simamente melanconico lorché dipinge
le tombe, e gli vale meglio la sua musa
lorchè tocca lugubri soggetti. Se Fosco-
lo non avesse scritto altro che i suoi Se.
polcri, e si parimenti il mesto Pinde-
monte, noi di questi due valenti poeti
avremmo prove bastevoli di loro clas-
sica gloria. Concludiamo quindi non a-
vervi popolo il quale in ogni età non
abbia avuto grande rispeito a’luoghi ove
riposano gli avanzi dell'umanità, e che
CI
pourinmorialiser ces deux grands hom-
mes. Nous en conelàrons done que, dans
aucun temps, il n°ajamais existé un peu-
ple qui n’ail honoré les morts d’un culte
particulier, ct que laccord universel
de toutes les nations prouve qu'an-deli
da tombeau, il est une autre existence.
Mais nous n’arrcterons point davania-
ge l'attention du lecteur sur de si ligu-
bres objets; et, bornant ici le cours de
nos réflexions lugubres, nous passerons
immédiatement à des sujets plus riants.
il consenso degli uomini implicitamen- :
te amise non ispegnersi nella tomba la
esistenza.
: Ma noi non vogliamo intrattenere d’av-
vantaggio il lettore sur oggetti di me
lanconia, chè non sempre possiam vive-
re di dolore. Passiamo adunque a diffe-
renli narrazioni.
ne — cn
Rien de plus agréable, de plus fécond
en sensations réjouissantes queles objets,
les évenements qui rappellent aux hom-
mes les bienfaits qu'ils ont recus de la
protection divine. Les sagre (fètes pa-
roissiales) de Venise en offrent précisé-
ment lexemple et la preuve. Ces fètes
tirant leur origine des faits les plus glo-
rieux, nous reportent naturellement aux
temps de leur institution et aux causes
des événements mêmes. Quelle sonree
fertile d’inspirations ne sont-elles pas
pour nous! C’est lò que le bon citoyen
trouve de précieux aliments pour l'amour
patriotique, pour les sentimens pieux, et
de glorieux exemples pour ses propres
actions. Lorsque nous accourons aux
sagre, qui ont lieu d'ordinaire en eté,
nous oublions comme par enchante-
! ment les temps actuels pour nous tran-
sporter aux âges glorieux de nos ancé-
tres. — C'est aujourd’hui la sagra de tel
saint, patron de telle ou telle autre pa-
roisse; voilà les mots que vous entendez
souvent répéter à Venise, et qui sont
presque toujours une irivitation à sy
rendre, ou annonce que l'interlocuteur
y va lui-méme. Les Vénitiens ont un
goût déclaré pour les sagre, bien nata-
turel d’ailleurs si l'on réfléchit à cc que
Nessuna cosa per avvenlura pnò es-
sere di più liete immagini ripiena di
quella che ricorda agli uomini benefizii
ricevuti dalla somma bontà del Signore.
Le sagre viniziane hanno questo scopo.
Desse, che traggono da gloriosissimi fatti
principio, ci trasportano all’epoca in eni
furono instituite, ed alle cagioni dei fatti
medesimi ci fan risalire. Quante inspi-
razioni non ci vengono allora! Qui è
dove il vero cittadino trova alimento di
patrii ed, evangelici affetti ed esempli di
gloriosa intrapresa. Quando noi ci por-
tiamo alle sagre. che in ispezieltà di
estate qui in Venezia sono frequentissi«
me, non possiamo a meno che non par-,
tiaino dal nostro tempo per volare all’a-
more ed al genio de’ nostri maggiori. È
sagra al tal santo, dicesi; dunqne, an-
diamvi tosto, si risponde da tatti che
ascoltarono | avviso. Viniziani hanno
passione per le sagre ; e ben devono a-,
verla, conciossiache egli sono gli eredi
immediati delle insiituzioni civili e re-
ligiose dei loro avi. In fatti, perchè si
va alla sagra se non per raccogliersi co’
suoi concittadini, e tacitamente ‘ammi-
rare nella stessa la bontà di Dio, la pie-
ta, il genio con la possanza de’ nostri
trapassati. Un tempo che i Viniziani an-
— 298 —
neus venons de dire un peu plus haut.
En effet, ils ne vont à ces fêtes que pour
réveiller dans leur esprit la mémoire des
bienfaits dispensés par la bonté divine,
et des exploits, du génie de leurs aiceox.
Naguere, lorsque les Vénitiens respira-
ient l'esprit de liberté, lorsque l’ardeur
pour la gloire, pour la puissance et je
beau en toutes choses, enflammait leurs
coeurs, chaque événement, chaque objet
digne de passer à la postérité, obtenait
un monument, une institution qui pùt
en perpétuer la mémoire.et servir à l’em-
bellissement de la ville ou à Vutilité pu-
blique.
Les Fêtes Vénitiennes de Justine
Michieli consacrent bien des souve-
nirs glorieux pour nos ancétres, et nous
aimons à croire qu’il n’est aucun Véni-
tien, assez étranger à l’histoire de son
pays, pour se rendre badandement aux
sagre, sans avoir aucune idée des souve-
nirs qu’elles perpétuent, des causes histo-
riques et des faits qui marquerent leur
fondation, Or,lescanses principales pour
lesquelles ces sagre furent instituées anx
temps de la république, ont toujours été
ou d’éclatanies victoires remportées sur
les ennemis de Venise, ou la cessation
de quelque maladie, de quelque fléau
public, par l'effet de la clémence divine.
En conséquence, les églises qui célébrent
ces sagre, et qui furent bâties à cause
de l’événement dont ces sagre consa-
crent la mémoire, les places où elles
se tiennent joyeusement, ct les édifices
circonvoisins, attestent éloquemment
par leur magnificence. par leur présen-
ce seule, le génie des Vénitiens et Fem-
pire bienfaisant de la religion. Anssi, les
Vénitiens, ne manquent pas de se ren-
dre en foule à ces fétes nationales. Là
vous voyez confondus indistinctement
les nobles, les roturiers, les femmes, les
enfants; aux fenêtres des maisons voisines
vous remarquez étalés les draperies de
soie, les riches tentures, etc. ; un brou-
tichi avevano animo di libertà, di glo»
ria, di potenza, di gusto, nulla cosa che
degna fosse stimata di venir tramandata
alla memoria de’ posteri, passava senza
che non fosse per qualche bella istitu-
zione ricordata perpetuamente e per
qualche pubblica opera felicemente il-
lustrata.
Le feste viniziane della Michieli
parlan daddovero veritadi a’nostri mag-
giori gloriose. Certo, quantunque sia il
Viniziano, non può essere tanto nuovo
delle cose della sua patria, che alle sagre
recandosi non si sovvegna della origine
delle medesime e della cagione per cui
furono istituite. Le cause principali per
cui a’ tempi repubblicani vennero desse
stabilite, furono o solenni vittorie ripor-
tate sovra nemici, o cessazione di qual-
che morbo ed infortunio merce la cle-
menza del Signore. Quindi le chiese in
cui ricorron queste sagre, e che venre-
ro distinte in conseguenza del fatto che
nel dì della festa si rammemora, e le
piazze dove si gira, e gli edifizii che le
circondano, nel loro lingnaggio non ec-
citano simultaneamente le idee del-
la possanza, della religione e del genio
de’ nostri ? Accorrono quindi a queste
sagre ogni maniera di cittadini. Qui ve-
di nobiltà e plebei, artigiani e donne,
ragazzi e bimbi; scorgi per le finestre
de’casamenti arazzi scrici, tappetti, opere
rabescate di ricchissimo travaglio ; ti si
presenta un andare, un veniredi persone,
un mille venditori che hanno lor banchi
mobili. per lo più di oggetti di mangiare
e bere. Quello che si fa però oggi è meno
assai di quello che si faceva a’ tempi
repubblicani, Quello che oggi si fa è nn
haha, un pêle-méle inexprimable de gens
qui vont et viennent et de vendeurs ame
bulants, frappe en méme temps les yeux
et les oreilles. Néanmoins les sagre d’au-
jourd’hui ne sont que l’ombre des sagre
primitives; si chaque fois qu’une de ces
fêtes a lieu, on établissait une compa-
raison entre ce qu’elles sont et ce qu'el-
les furent, ou l’on ne s’y rendrait pas,
ou lon n’irait que pour recevoir de pé-
nibles impressions,
Vous rencontrez souvent à Venise cer-
tains individus, qui, coiffés d’un mau-
vais chapeau rabattu sur la nuque, les
yeux écarquillés, la bouche béante, re-
vêtus l'hiver d’un manteau rapiécé, l'été
d’une blouse grossière, et le reste du
costume à Vlavenant , parcourent les
rues, les carrefours, portant en guise
de bannière une espèce de tableau su-
spendu à une perche, sur lequel sont
tracées grossièrement d’étranges figures;
d’une voix de stentor, et avec une action
de véritable énergumene , ces bisarres
industriels annoncent le supplice des
condamnés à mort, en racontent les cir-
constances : tels sont les hommes que
Von appelle à Venise vendeurs de sen-
tences (vendi sentenze). On ne saurait
croire jusqu’à quel point ces gens-là pous-
sent l’agilité de la langue, et la vigneur
des poumons . Ils colportent les impri-
més des sentences, les uns déployés à la
main, les autres pliés sous le bras.
D’ordinaire, les hommes qui ont fait
de longues et graves études sur l’huma-
nité, sont les moins sujets à s’étonner
des choses et des évènements étranges ;
nous disons . étranges, pour le vulgaire.
Sans nul doute, les esprits communs,
incapables d’ embrasser simultanément
idée des choses et dé leur nécessité avee
languido segno delle passate grandezze ;
e si farebbe di meno ancora. poickè sé
fosse sempre possibile. quarido occorto=
no le sagre, porre in campo comparazio-
ni, o non si andrebbe mai, o si andréb»
be per rattristarsi.
Vi sono tali a Venezia che con un
cappellaccio a sghembo sulla nuca, con
occhi spalancati, con aperta una vora-
giné di bocca, indossato un forellato fe-
raiuolo lo verno, la state una camiciuo-
la, con calzoni rattoppati a mo di rete
a’ fianchi e sulle ginocchia, sbuccano
dalle cali sui campi, tenendo inalberato
una guisa di cartello su cui stranie figu-
re stanno dipinte, ed alla maniera di
energumeni bandiscono la morte di qual-
che infelice. Questi sono i vendi-sentén-
ze. Egli pare incredibile che que’ loro
polmoni tirino ed espirino tanta aria, è
che quelle gole sieno così late da emet-
tere un gridio così strepitoso. Portano
stampate le sentenze parte compivgate
sotto Ÿ ascella, parte fra le mani, che
son quelle da loro offerte per le prime
al pubblico.
Sogliono gli nomini che fecero lunghi
e gravissimi studii sull’ umanità essere
li meno disposti a meravigliare qualun-
que maniera di strano avvenimento, e
diciamo strano rispettivamente al veder-
lo vulgare. E certamente gli ingegni co-
muni, non potétiti ad unire insieme Te
idee delle cose con la loro necessità €
lcd 2e
SU ce
+
celles des circonstances qui les précédent,
les accompagnent et les suivent, lorsqu'ils
voient et entendent des choses qui peu-
vent, pour la premiere fois, exciter la
surprise par leur singularité , commen-
cent à raisonneren exx-mémessur l’objet
qu'ils ont vu ou entendu, et précisément
parce qu’ils sont tout-à-fait étrangers
aux études qui introduisent l’esprit dans
la science des choses, ilss’imaginent que
tout ce qui leur semble nouveau, étran-
ge, est en-dehors des lois ordinaires de
Ja nature; quelques-uns même ne se con-
tentent point de se forger la-dessus de pa-
reilles opinions, mais ils s'efforcent aussi
de persuader aux autres que la chose ne
saurait êlre autrement qu’ils l’ont ima-
giné. Ainsi donc, lecteur, si vous voulez
.savoir comment bien des imbécilles igno-
rants, hypocrites, inutiles, sont parvenus
à obtenir une renommée quelconque, grà-
ce aux circonstances qui accompagnerent
leurs actions, réfléchissez à ce que nous
venons de dire. Bref, au nombre de ceux
qui tombent dans le mépris des hommes
sages et probes, on range sans contredit
les vendeurs de sentences, mais c’est à
tort qu’on le fait , et nous tàcherons
de le prouver ci-dessous. Ces indivi-
dus parlent l’idiome familier du pays,
c’est-à-dire le dialecte vénitien , qu’ils
accommodent, qu’ils faconnent au reste
à leur guise, s'appliquant moins, comme
on le pense bien, à arrondir leurs pério-
des, qu’à choisir des expressions énergi-
ques, capables de frapper virement l’es-
prit de la foule à laquelle il débitent
leurs sentences. En outre, pour donner
encore plus de relief et d’originalité à
leur galimathias, ils commencent à par-
ler en italien écorché, pour passer bien-
tôt brusqueme=t aux expressions les plus
triviales du dialecte vénitien. A Venise, de
ces vendeurs de sentences; le plus célebre
est un aveugle qui semble avoir choisi
la place de Saint-Barthélemy comme le
théâtre spécial de son industrie, Ce mal-
Ds
con le circostanze che le precedono,
che le accompagnano, che le susseguono,
mentre odono e veggono cose che la
prima volta ponno, per le qualità loro
singolari, la meraviglia destare, incomin-
ciano fra se a fare le loro argomenta-
zioni sull’ oggetto udito e veduto; e per-
che eglino appunto sono in difetto di
que’studii che introducono l’animo nella
ragione di tutto quanto esiste, si pensano
che quella a loro strana novità sia qualche
cosa che sorpassi l’ordinario modo di tutto
quello che si osserva; e certuni di loro
non si contentano mica di fabbricarsi
questi oggetti in simil guisa, ma si stu-
diano pur anco di far credere altrui che
non possano essere altrimenti da quelle
che e’gli hanno già giudicati. Chi adun-
que volesse saperecome molti uomicciati
ignoranti, bacchettoni, affamati sieno in
fama qualunque saliti per le particolarità
delle azioni loro, attenda a quello clie
abbiamo detto. Fra tanti però che per
conosciuta girandola vengono da’sapien-
ti e probi uomini disprezzati sono i ven-
ditori di sentenze, ma lo sono a torto, e
noi cercherem diprovarlo. Quia Venezia
costoro appresero la lingua del paese,
cioè parlano il dialetto viutziano per
fondo, per colore fanno un lavoro a mo-
* saico, ma informe, imperocche a questa
guisa di gente sta così bene 1’ attendere
a non limar le parole, ed a schizzar le
sentenze come esse venzono, che è un
piacere il sentivli. Quindi si danno
un’ importanza rilevante toecando le
cose con esordirle in tingua italiana,
e facendone le frangie del drappo lin-
guistico con le frasi del pescivendolo,
del barcaiuolo e del venditore di frutta.
Corre fama qui fra noi famosissimo es-
sere appo il volgo un cieco che pare ab-
bia eletto per sedia di sua dominazione
il campo di san Bortolammeo. Quest’uo-
mo arrabbiato contro il vuoto del borsi-
glio mostra la quantità d’aria che batte
i suoi polmoni, uscendo articolata in
6
sn
Resrenx,® puissamment aiguilionné par
la pensée du vide affreux qui règne dans
son gousset, pérore et crie de telle sorte,
qu'on peut vraiment le regarder com-
me le type des vendeurs de senten-
ces, que nous avons dépeints si criards
et sì robustes de poumons. Il est tou-
jours accompagne dun enfant qui porte
la toile sur laquelle un malencontreux
disciple d°4 pelles a barbowillé tant bien
que mal la scene pathétique qui sert
d’argument à ses discours, Il tient à la
main une baguette dont il frappe la toile
à chaque instant, redoublant de violence
dans le geste à mesure que son éloquence
déborde , et que son zéle s’enflamme.
Alors la foule débonnaire des curieux de
carrefonrs s'empresse autour de l’ora-
teur; on l'écoute, on suit ses moindres
gestes avec la mème avidité qu’en mon-
trait jadis le peuple romain lorsqu'il se
pressait au pied des rostres. Véhément
comme Démosthenes, prolixe comme Ci-
ceron, sentencieux comme Caton lui»
même, il gesticule, il déclame, il raconte
tour-a-tour; tantôt, nouveau Tite-Live,
il expose avec détails les causes et les
circonstances de la triste fln du condam-
né, tantôt il communique ses réflexions
sur Je caractère pervers du coupable,
sur les moyens tortuenx, les ruses scé-
lérates dont il s’est servi pour accomplir
ses borribles desseins; puis il raconte les
obstacles que trouva l'exécution du dé-
lit, la manière dont il eu triompha, le
nombre des blessures, l'heure, le lieu où
elles furent faites, ete. Et les relations
imprimées d’après les procès-verbaux du
tribunal, ou les rapports des journaux,
n'étant point encore suffisantes pour
alimenter son éloquence, il ne se fait
point scrupule de forger des circonstan-
ces au besoin, et de broder richement
le fond du récit, C’est alors précisément
qu'il stupéfie son auditoire; chacun s’é-
merveille à Penvi sur l’atrocité de l’a-
clion, sur la faconde de lorateur, se ré-
EE
n
quelle voci strepitose che dianzi abbiam
detto distinguere in generale li vendi-
tori delle sentenze. Egli ha sempre con
seco un fanciullo portante lo stendardo,
su cui uno sfortunato seguace di A pelle
raffigurava P avvenimento ch’ e’ prende
a descrivere. Tienein mano una bacchetta
‘con la quale batte e percuote la dipinta
tela, ed i cui colpi aumentano in ragio-
ve che la sua eloquenza ferve ed incal-
za. Intorno a questo filosofo si fa la buo-
na gente de’ curiosi, e qui ve n’ha un
mondo, e ognuno pende dalla sua boc-
ca, come da quella degli oratori sui ro-
stri pendeva un giorno la plebe di Ro-
ma. Ora egli tuona da Demostene, quan=
do incalza come Tullio, or la fa da
Giovenale , talor ferve come Eschine.,
quando sentenzia Catone novello. Nar=
ra da Livio la serie degli avvenimenti
che furono la causa della morte, e ti
dipigne il carattere torbido e macchi-
noso del sentenziato , le segrete mene
ch'egli adoperò per portare a fine i suoi
disegni, i mezzi che furono da lui usati,
quale il tempo del delitto, quali ostaco-
li vinti per eseguirlo, quante le ferite,
in qual ora date, se la persona spenta o
lesa gravemente siagli stata vicina per
sangue, per amicizia, per interesse, se
fosse in alta od in bassa condizione lo.
cata. Siccome poi non gli basta le par-
ticolarità stampate sul caso da’relatori dei
tribunali criminali, così e’si permette in-
ventarne altre che abbiano con quelle una
qualche coerenza. E pare che ci trovi il.
suo conto: tutti si fermano, fanno le me-
raviglie sull’attrocità del caso, fanno chio-
se al parlare, chiose all’avvenuto, e non
rifiniscono. Ma fatta la sua relazione, Ve-
loquente oratore piglia la parte dell’ e-
secuzione della sentenza, ed il funereo
apparato è l’ ultimo colpo di oratoria
ch’ e’ si serba in petto per abbattere, di-
rem così, l'immaginazione degli uditori.
Anzi a tutto narra come fu discoverta la
colpa (ed il leltore nota pure che gli in-
eric, s'extasie et glose de son mieux sur
chaque mot. Mais la description cinbro-
uillée de l’exécution de la sentence, de
Pappareil du supplice, etc., est lé ‘der-
pier coup, le dernier effort d’éloquence
que l’orateur a ménagé pour terrifier,
abasourdir. ses auditeurs. En un mot,
voici la marche qu’il suit d'ordinaire, et
ce que nous allons dire servira de résu-
mé : avant tout, il dit comment le crime
fut découvert et notez bien, lecteur,
que les circonstances en sont toujours
accompagnées de quelque chose de mer-
veilleux), comment le coupable fut ar-
rété, les pleurs, les gémissements, le dé-
sespoir de la mére, des enfants, ou du
mari, du frère, etc., l’effroi, la stupeur
des voisins, le temps que dura sa déten-
tion, comment il avoua le crime, et en-
fin comment il fut condamné, par quel
tribunal et dans quelle ville. Aprés ces
préliminaires de rigueur, il vous montre
le malbeureux condamné s’acheminant
au supplice. Réellement, le spectacle d’
un de nos semblables, poussé par un
égarement, triste preuve de la corruption
humaine, à commettre un délit que des
circonstances, malheureuses pour lui, ont
‘ait découvrir, tandis que les crimes de
milliers d’autres individus plus coupa-
bles que lui, restent ignorés et conséquem -
ment impunis par l'effet du hasard, ou
se cachent même à l’ombre du pouvoir,
e spectacle, dis-je, d’un homme, qui paie
son é arement dc sa tête sur l’échafaud,
par la.main d’un autre homme peut-être
plus coupable encore que lui, qui arra-
che lui aussi la vie à ses semblables pour
de l'argent, ce spectacle est le plus af-
freux, le plus dégoûtant qu'il soit pos-
sible d’imaginer. Le peuple, dout les
passions sont toujours plus vives et plus
prononcées, frémit à l’ouie de pareils
récits. Plusieurs écrivains ont essaye ,
avec plus ou moins de succés, de décrire
la scène horrible que prèsente l’exécu-
‘ion d’un malfaiteur ; maïs il nous sem-
ESS
dizii sono sempre composti cdn qualche
tratto di portentosò), come venne cat-
turato il colpevole, se oppose forza,
quali fossero i pianti ed i singulti della
madre, del padre, della sposa de’ figlino-
li, quale lo sbalordimento de’ vicini,
quanto fu detenuto , come confessato
colpevole, e finalmente in qual giorno
sentenziato, da quale tribunale, in qua-
le città. Ciò detto, egli si dispone ad ac-
compagnare l’ infelice al ferale palco di
morte. E daddovero, vedere un uomo co-
ine noi vivo e sano, un uomo che tratto
dalla umana debolezza in un errore che
si appalesa sventuratamente , mentre
milioni con altri milioni di più gravi ed
orribili per avventura si cuoprono, ed
alcuna fiata sotto le densissime ombre
del potere si celano, vedere, diciamo,
quest’ uomo che sconta sur un palco di
morte, per mano di un altro uomo che
co’ delitti comperò il mostruoso privi-
legio di uccidere. i suoi simili, € certa-
mente la più grave delle impressioni toc-
canti che muovono | anima a compas-
sione. Il volgo, che ha le passioni più
vergini, cioè un sentimento più energico,
a tali descrizioni trascende e bene a ra-
gione rabbrividisce. Fin qui però sta la
semplice narrazione del fatto. Gli acces-
sorii sono non men belli della scena.
Parecchi scrittori si acciusero qual più,
qual meno felicemente a trattare il sog-
getto della morte di que’ disgraziati; ma
e ci pare che le loro parole, composte
meglio dall'arte che sbuecate dal cuore,
aggraziando allettano, scuotendo non
attristano. Quelle al contrario de’ ven-
ditori di sentenze sono più efficaci, per-
ché investiti del soggetto della loro nar-
razione, eglino le dicono con quella na-
iurale veemenza che afforza, anima, ri-
genera ogni oggetto fisico e morale. Ȱ ti
mostrano il colpevole che nou € già vin-
colato da catene, ne tratto con forza al
patibolo. ma in nome di quello che per.
donò volontieri a’ suoi offensori, e pre-
VA
ca DER —
ble que leurs ‘descriplions, écrites avec
plus d'art que de vérité et de naturel;
frappent sans émouvoir réellement, et
égarent le jugement, du lecteur. Celles
des humbles vendi sentenze au contraire,
empreintes du sceau de la nature, sont
bien plus efficaces toutes grossiéres qu’
elles sont ; elle.vont droit au but et ne
s’effarouchent d’aucun détail. Elles mone
trent le coupable qui marche au sup-
plice, espérant dans les promesses de ce-
lui qui pardonna sur la croix à ses bour-
reaux mêmes , accompagné d’un pieux
ministre des autels qui le console, l’en-
courage, et l’exhorte à recevoir avec ré-
signation le châtiment de son crime, qui
doit lui servir d’expiation aux yeux du
juge suprème, Toutes les passions hu-
maines se sont retirées du coeur du con-
damné ; il n’a plus que deux pensées
vivaces : la certitude que dans peu d'in-
stants la justice divine lui fera subir par
Vintermédiaire de celle des hommes la
punition du forfait qu'il a commis; l'es
pérance que le Dieu clément qui n'a
jamais repoussé le repentir du coupable,
écoutera en sa faveur la voix de sa mi-
séricorde, Vous imaginez facilement que
la faconde de l’orateur ne lui fait jamais
défaut à cetendroit de son récit, et alors,
pour donner plus de poids, plus de force
à ses paroles, il indique du bout de sa
baguette la partie du tableau qui repré-
sente grossiérement, la dernière scène
que le vendi - sentenze expose. La nar-
ration enfin terminée, tous les assistants
s’éloignent et se dispersent, encore émus
des paroles qu’ils viennent d’entendre,
et l'imagination pleine d’une frayeur sa-
lutaire,
gò per loro morendo sotto i colpi delle
loro destre, viene da un ministro del Sir
guore chiamato alla fede di lui perché
si abbandoni all’amore sommo, e pazien-
temente subisca la pena per cancellare
il fallo di sevizie di.cui si era lordo. Può
dirsi che i dannati alla morte sono do-
minati da due ben gravi ma diversi af-
fetti. Essi hanno una certezza ed una
speranza che li comprendono nel fatale
momento della loro dipartita dalla val.
le terrena; certezza che la giustizia di
qua, scagliando i suoi fulmini sul la
lor testa, in breve d’ora renderà e-
sanimi le loro spoglie; speranza, che a
tutti perdonando, e che amando persino
la destra o la manaia del percussore,
pentiti di ogni torto usato contro il cie-
lo, saranno presi da quelle braccia amo-
rose che tutti accolgono quelli che ad
esse fiducialinente si abbandonano. Po-
tete immaginare come qui il Cicerone fa
suo l'argomento, e da’più forza alle sue
descrizioni col mostrare al pubblico il di-
pinto, eseguito, come abbiam detto, il più
storpiamente che mai, poichè P ultima
sconciamente e scena rappresentata in
questa carta è appunto la storia della
morte del colpevole. Tutti partono inti-
mamente compresi di commossione, tutti
partono intimoriti del castigo, tutti las-
ciano il vendi sentenze con la efficace le-
zione di ben condurre la vita a scansare
il castigo.
LOT NT n
Dansles pages précédentes, nous avons
parlé d’une fête vénitienne dont l’origi-
ne remonte aux temps de la république,
et qui subsiste encore aujourd’hui saus
le gouveruement monarchique; nous en.
tendons parler du jour où Pon célèbre
la fete de Notre-Dame de la Santé.
Maintenant il nous est permis de déplo-
yer toutes les ressources de notre talent
descriptif dans l’exposition d’un autre
usage moderne qui ne différe en rien de
celui des temps républicains: la sagra
du Rédempteur en un mot, est précisé-
ment le sujet dont nous allons nous oc-
cuper. Elle rappelle des faits célèbres,
elle est l’histoire vivante d’une époque
mémorable pour la république vénitien-
ne; mais afin que le lecteur puisse nous
comprendre pleinement, remontons ju-
squ’à l’origine même de la fete.
Une peste cffrayante , importée des
pays étrangers, avait plus d’une fois
exercé ses ravages parmi les citoyens de
Venise. Les rapports commerciaux que
nous avions avec les contrées lointaines
visitées par un nombre incroyable de
navires vénitiens, étaient la cause évi-
dente, de l'introduction de ce fléau ter-
rible au sein de notre ville. La peste de
lan 1630, qui dura pendant six mois,
fut plus maligne que toutes celles qui
lPavaient précédée. Semblable à l'an.
ge exterminateur, elle pénétrait dans les
palais magnifiques comme dansles hum-
bles taudis; riches et pauvres éprou-
vaient également le pouvoir terrible du
fléau. Les hommes les plus sages, les plus
habiles flottaientirrésolus dans leurs opi-
mions, et la médecine s’avouait impuis-
sante. Tous les remèdes demeuraient sans
effet; les malades mouraient par centai-
nes, et souvent leurs cadavres restaient
sbandonnés sur Ja voie publique; sou-
vent les personnes charitables au moment
même où elles se disposaient à ouvrir
leur bourse à un malheureux, le voyaient
tomber mort à leurs côtés. Les famil.
Nelle pagine addietro abbiam fatto cen-
no di una festa viniziana ch’ ebbe suo
principio a’ tempi repubblicani, e che a
questi monarchici ancora sussiste, cioè
abbiam detto del dì in cui cadde la festi-
vità di nostra Donna della Salute. Pure
al presente ei vien fatto di spiegare le
ali della mente ad un soggetto di moder-
no costume che per nulla dal repubbli-
cano differisce» La sagra del Redentore
è il soggetto appunto del quale noi ora
prendiamo a favellare. Desso ricorda fat-
ti illustri, è la storia di una famosa epo-
ca della veneta repubblica. Per ben com.
prenderlo poi mestieri è che noi saliamo
all’ origine della sagra.
Pestilenzial morbo da strane regioni
portato aveva afflitto parecchie volte gli
abitanti della nostra città. Il commer-
cio navale che per quelle parti dirizza-
va tanti legni mercantili era cagione im-
mediata che il miasma venisse ad inva -
dere la capitale medesima. Questa peste
del seicento, che durò per sei mesi,fu più
terribile per avventura di quante in pre-
cedenza aveano afflitto Venezia. S° insi-
nuava come l’angelo sterminatore negli
il
nobile, il plebeo, tutti sentiano il peso
umili tugurii e ne’ superbi palagi ;
di quel flagello mortale. Il consiglio de?
prudenti. era dubbio, e 1° arte salutare
infruttuosa. Ogni rimedio era elaso di
effetto: moriano i miseri, ed i freddi
corpi vedevansi frequente su’ sentieri
della città; e quelli che imploravano
} aiuto della carità vedeansi morire :a
fianco ai pietosi che soccorrer loro pre-
stavansi. Si traevano li cadaveri contraf-
fatti dalle famiglie desolate, e spesso in-
contrava che di molti neppur uno so»
pravisso si rinvenisse alla morte de’ suoi,
Da ben settanta famiglie patrizie furono
travolte dal corso ruinoso del miasma
les entières succombaierit, ét plus d'une
s’éteignit entièrement en peu de jours;
soixante-et-dix familles patriciennes ,
victimes des ravages du mal, s’éteigni-
rent ainsi à cette époque fatale. Lor-
squ’on pénétrait dans leurs palais super-
bes, les gémissements, les plaintes, la soli-
tude frappaient douloureusement les re-
gards et la vue; les derniers survivants,
près de suivre les autres victimes, déplo-
raient amérement leur destin. Cesappar-
tements naguère animés, réjouis par les
accents du plaisir etles sons harmonieux
d’une musique entraînante; qui avaient
bien souvent, après les graves discussions
du sénat, recu dans leur asile heurenx
les sénateurs préoccupés de grands des-
seins, ces appartements, dis-je, ne réson-
naient plus que des accents de la dou-
leur ; les emblèmes de la mort, le silen-
cc, lhorreur y avaient établi leur em-
pire. Venise avait perdu son activité si
vantée , elle pleurait sur elle-même, veu-
ve de ses plus nobles héros, accablée
par unsi épouvantable revers. et ses rues
désertes n'étaient parcourues que par les
convois funèbres de ses plus illustres
enfants.
Dans les places, dans les carrefours,
partout, les quelques passants qui se
rencontraient, véritables spectres amai-
gris, défigurés par la maladie, par Ja
douleur, ne s’informaient plus des nou-
velles .de la santé de leurs proches, de
leurs amis; l’affligeante réponse — il est
tombé malade, il est mort aujourd’hui —
si souvent répétée alors, ne leur avait
que trop appris combien pareille deman-
de pouvait étre. douloureuse. Effrayés
d’une calamité si terrible, les patriciens
tinrent conseil, ét ordonnèrent que tous
les pestiférés se retirassent au Lido, et
que là, accucillis par des soins charita-
bles, ils se renfermassent dans un isole-
ment complet. Cette île regorgea bien-
tôt de ces malheureux, et pour leur don-
ner un abri, on fut obligé d’élever des
letale. Entravasi in que’ superbi pala-
gi, e s° udiva solo il gemito dell’ ultimo
figlio che invocava dal cielo all’ anima
propria riposo. Gli altri su letti erano
trofei di morte inesorabile, Quelle stan-
ze poc'anzi rallegrate dal sorriso dell’a-
micizia, della parentela ; quelle stanze
che risuonavano delle festevoli e toc-
canti note della musica ; quelle stanze
dove la vita pareva che si preparasse a
passare gli ordinari confini della esisten-
za: quelle stanze dove maggiorenti si
portavano a riposarsi venendo dal sena-
to ; quelle stanze in cui essi meditavano
su’ vantaggi che maggiori potessero alla
patria loro recare, erano mute di gioia :
il dolore ed il silenzio avean fondato ivi
il loro trono : lo squallore di morte vi
assisteva ministro, e le croci su’ estinti
corpi desolavano di ogni terrena spéran-
za. Vinegia non aveva più la sua attività :
essa sui propri sentieri sedeva piangen-
do, e tapina ogni dì più attristavasi, ché
vedeva i suoi forti spenti trasportarsi
nella valle dell’ obblivione accompagnati
da cerei funerei, dalle voci lamentevoli
de’ levitie dal mortuario tocco de’ bronzi.
S’incontravano pe’campi e per le calli
gli infelici passeggieri, pallidi ed ischele-
triti, e non più si domandavano dello
stato di salute delle loro famiglie, che
una dura prova avevano fatto per sentirsi
rispondere : morte lo tolse questa notte
jeri, oggi, passavano silenziosi, e si por-
tavano a invocare pietà dal Signore. A
tanta sventura li nobili Veneti racco-
glievansi in consiglio, e décrelavano che
gli appestati si ricovrassero sul lido, e
che quivi caritatevolmente fossero trat-
tati. Questa isola in poco fu ripiena di
miseri. e fu mestieri mettere casuccie e
far trabacche sui navigli che alle coste
dello stesso lido furono condotti. Quale
pena funesta ed'insieme solenne! Dalle
case loro semispenti li poverelli veniva-
no tolti all’amore della madre e della
— 236 —
cabanes sur des navires amenés à la
côte. De malheureux enfants, des .frè-
res, des soeurs , des époux s arrachés à
l’amour d’un père, d’un mari, d’un fré-
re,se voyaient forcés de quitter les foyers
domestiques; et entassés dans des lits
dégoûtants, préparés à la hâte sur des
bateaux qui les transportaient ainsi au
Lido, ils allaient augmenter le nom:
bre des misérables qui y languissaient,
qui ÿ mouraient par centaines. Le sé-
nat toutefois ne négligea rien pour que
de semblables mesures s’ accordassent
autant que possible avec les égards dûs
aux infortunés citoyens. Il avait fait ve-
nir dans l'ile des prêtres, des médecins:
des sages-femmes, et autres ‘personnes
nécessaires au sôulagement des. mala-
des; vivres, médicaments , secours de
toute espèce leur furent prodigués.
Lareine de l’Adriatique, la malheureu «
se Venise, de l’abîme de ses infortunes,
éleva: sa voix suppliante jusqu’au séjour
de la félicité et de la miséricorde infinie,
et Venise, qui ne s'était jamais écartée
du sentier, de la justice ‘et de la piété,
ne tarda point à être exaucée. Le.sénat
et le peuple avaient solennellement
décrété que, à peine le fléau cessé, ‘on
éléverait un temple en mémoire da bien-
fait signalé obtenu de la miséricorde cé-
leste, La peste cessa, et le sénat aussitôt.
déclarant Venise sauvée, et invitant les
populations voisines à venir repeupler
la capitale, s’oceupa.sans délai de Vas-
complissement du voeu.public, — On
commença donc;surle champ la construc-
tion de l’église du Rédempteur, sublime
monument de la reconnaissance vénitien-
ne envers le Tout-Puissant, et sous le
dogat de Mocenigo, Trevisan étant pa.
triarche de Venise, on posa la premiére
pierre de cet édifice avecune inscription
qui en rappelait la cause, ainsi que la
piété vénitienne, Pallade de Vicence, ce
génie admirable qui, conjointement à
Scamozzi, avait elevé l’art de Parchitectu.
sposa, de'figli, degli amici, e posti sovra
letti apparati entro a barche alla meglio,
si trasportavano al lido ad accrescere il
numero de’ sventurati. ll Senato però
nou trascurava cosa alcuna che non con
ferisse al bene de’ cittadini. Aveva spe-
dito sacerdoti, medici, chirurghi, mam
mane, monatti ed altra gente necessaria
a soccorrere gli infermi ; non mancava-
no farmaci, e di cibi vi era grandissima
copia.
Ma la donna d’Adria dal fondo del
suo dolore levava i sospiri dove la pie-
tade al domandar precorre. Quella che
non lasciò mai la. carità e le sue leggi
era esaudita in cielo, e dovevano durare
assai poco le sue afflizioni. I padri del
Senato avevano decretato col popolo in-
vocante che cessato il morbo un tempio
si ergerebbe a rendimento di grazie alla
divina bontà. La peste spariva, il Sena-
to dichiarava libera Venezia, ed evocava
dalle terre prossimane genti a ripopola-
re la capitale, ed operava assiduamente
perchè l’opera del tempio posta venisse.
Fermo adunque di testimoniare con mo-
numento la viniziana gratitudine al Re-
dentore, e venuto iltempo di principiar-
ne l'edificazione, sendo doge Mocenigo,
e patriarca Trevisan, se ne pose la pietra
fondamentale con un motto allusivo alla
pietà de’ nosiri. Palladio di Vicenza,
quell’ uomo immenso che l’arte archi-
tettonica aveva portato assieme con lo
Séamozzi al più alto grado di perfezione,
ne fu il disegnatore ‘ed il direttore alla
fabbrica. In poco volgere di tempo essa
fu come ora noi la veggiamo, monumento
par gap: OUPS TH IIOL I: GET. 97 TT 1 PUPIT proue 2909299097 ; ® TAPIE ar TE
È ia CA ZII È
gt ; rca ® È 3 Podere 1 | SIP OST 2
PI
FT CLONE is
ma dt
ue:
2
«ng tal MAO III ssh ciato Mei
PERDI IU RIOT Ha, PRA
gt sido Ugo lt” ques [o 15 bi 1-4-ge POPOS, via
ui
fi n "4 ì > SM ie = Le
DS BE BILE ORTO GLi
silettol’afeosrst
ssl benz ideas diurni olo -ofpanee
hd La di gilt 8
0a Spiate RA
“1605 38 dA RETRO sde. se
Ava croi 5. pile olatop 04147
Bea 54 RAT ALTO)
e RUES
Dà è
vi À 54
i gio ons ai vane
Ji nées 3 Iuisreri vi e PEER ASE NE DOS
sep tone ie Sgen 280 ii
vie tecquig ls bo Boisson
Hg ais al vil: tbailuoy <eñni ne da
fat» 63291 dl
ok an vsnosib storia)
“arnoos
prteilaa
à]
+ pds vanità deb pad
ica: feta ia Qftivittat djéton siii
IRENE ne in chi
sep: NOD tot L 1935 a TR TDR
vero Mie nielità + ennemies A
Hanna 5309 Home ste.
‘iso 1nstguabii. nb
I ei sti
és
ST dista VA
a
La
Le
L
2
Ki
i
Del
NI
Sa nsig. i RIST spl
son ra nottasth si sh
A, GET | 24 pu
MT best HS rc ITS
È 9
[SES EU 3
ook iafes
RTL
re pe e Pi $
P {kite x è * w
TUBES fn bra
Le Le dt © dn Ù, Le,
à LA n È
RIBES TLO 3 5344 Lt
gu i gi lidi p nali if
LIIBAT ‘4 i sx je
#4 gi JS ir ta! 0a
SR OO SOSIO O. id 3 Sert
ts da he :
u Gi. vi £ # Je +39 SOT
1 & UE.
ETES LINO È ? EL 9 Bit pd
È
x aac Ri J TT
SR EN OR sh ave Desa tane te AN
vt
Ò + A F PA
LAC UO ŒAMUOS - sE ci Dal
i LI “
dater open Fret ir
pe viste i î Eye" Loti
sd ti
n" P 4 DO
«Sira vl en fiv PE 1 20 - 1
CAD gori Dur ele 20 JTE 09%
dro Ai SE da ASI, : È bad,
è BIO) SOUL i 19 E Rit?
dusinbe adi glia 15% Mio? PantraSb
“aug SH PLUME O 160 AU DI
ARC QUO LE EI UTO QUEL bi
= : 2 Mur init
sLLVIS but 3 pe MVC am { D x
ri %
siozvab-
bassano ubi Bisol SI dis Tip Ati" SI
sise é Drode'b epnsmaioò Magici
“que sl log Bibiq plob eiuomitus: xue
‘sp nid ia Joosmaistins'oprorg L'nsky
9151 sl il sooftsé
he os Por ob ir3481q 91
° A
opa 20b diet pitsig oo np sani à
SES Hi al moiintitanitf sb eos 231
LE FN 7P8E wi Gas dk dij DU VETTA) RAI
pe 1 DI 4 - | Es
L Ted SI SIN SS NE di 0 592
BEAST 0 o nb pl dure gas
lu
de
TARN
A
te au plus haut degré de perfection, Pal-
lade traça le plan de l’église, et fut chargé
de la direction des travaux. En peu de
temps, cette création grandiose fut ache-
vée, telle que nous la voyons aujourd’-
hui; c’est sans contredit un des monus
ments les plus admirables de la piété, du
génie et de la puissance de nos ancêtres.
Il est réellement surprenant que la
république de Venise, à peine échappée
à des revers si terribles, fût encere assez
riche pour pouvoir fonder des monuments
si grandioses et si parfaits qu’ils rivali-
sent avec la *magnificence et la délica-
tesse des chefs-d’oeuvre grecs, avec la
majesté et la solidité des 3difices romains.
La ligue de Cambrai avait coûté dessom-
mes immenses au trésor de l’État qui dut
combattre presque toute l'Europe con-
jurée contre lui. Qui aurait pu croire
qu’apres la défaite d’Agnadel, la répu-
blique eût pu sitôt se rasseoir, et, ren-
trée en possession de tous ses domaines,
fût capable de restaurer des villes entiè-
res, d'élever des palais, de fonder des
églises, et de réparer en un mot tous ses
désastres ? Voilà néanmoins précisément
ce qu’elle fit alors par un effort de puis-
sance, preuve frappante du nombre pro-
digieux des richesses qu'elle avait accu-
mulées.
D’année en année, à mesure que cha-
que anniversaire de la fète s’éloignait
davantage de l’époque de sa fondation ,
la gaîté, qui est le fond du caractère
vénilien, commenca d’abord à s’allier
aux sentiments de la piété, puis là sup-
planta presqu’entiérement, si bien qu’
aujourd’hui la fête du Rédempteur est
le prétexte de divertissements de toute
espèce, et de lallègresse la plus expan-
sive.
Ainsi qu’on le pratiquait dès les pre-
miers temps de l’institution de la sagra;
maintenant encore on jette chaque an-
née, pour le jour de la fête, un pont de
bateaux sur la lagune qui sépare l’île de
|
mn
wa
il più eloquente della religione dei no-
stri, del loro genio, del poter loro.
Era cosa invero sorprendente che la
nostra repubblica potesse dopo le patite
jatture potesse, diciamo.tanto da fondare
opere meravigliose così che sfidano la
eleganza e la magnificenza delle greche,
la superbia e la solidità delle romane.
La lega di Cambrai le aveva fatto vuo-
tare immenso denaro, che ebbe a com-
battere contro l Europa intera a suoi
danni congiurata. Eppure chi avrebbe
pensato che dopo la rotta di Agnadel la
si avesse potuto riavere, e che tornata
nel possesso de’ suoi dominii fosse stata
al caso di ristorare città e palagi, di
fondar templi, e di aggiustare molte co-
se che andavano deperendo? Se dessa
tutto questo poteva, ella è prova inevi-
tabile delle immense ricchezze che avea
ragunate.
D'anno in anno che si andò innanzi
con questa sagra, i primitivi sentimenti
di pietosa gratitudine si unirono a quel-
li della gioia ed al proposito di schiva-
re mattana, vogliam dire la parte profa-
na anch’ essa primeggiò, e la festa del
Redentore divenne un mezzo di sollazzo
comune.
Come dal primo momento in cui fu
instituita cotale festività, si suole anche
oggidì nella sera precedente ii suo an-
niversario gettare un ponte sulle acque
che congiunge la capitale alla Giùdec-
eni
la Giudecca de la ville: Lorsqueie silence
de la nuitcommence à établir son empire
partout ailleurs, c’est alors précisément
que l’agitation de la sagra commence à
Venise; le tumulte, la foule croît avec les
ombres de la nuît, et vers onze heures,
le pont de bateaux est surchargé d’une
foule incroyable. Les jeunes-gens sur-
tout, qui n'aiment rien tant qu’à passer
lanuit dans les amusements, le pêle-mêle
d’une semblable cohue, les jeunes-gens
affluent sur ce point de toutes parts, et cé-
lèbrent cette sagra nocturne aussi joyeu-
sement. que le fat jamais fête éclairée des
rayons du soleil. À ce propos, il n’est
pas inutile de dire que les Vénitiens, s’é-
cartant des usagesordinaires, et pour ainsi
dire, du voeu de la nature, ont adopté des
habitudes tout-à-fait originales, fesant du
jour la nuit, et réciproquement, et se dé-
lassant non par lerepos, mais par de nou-
veaux plaisirs. — Impossible à dépeindre
les mille scènes bisarres que la Giudecca
présente dans cette nuit. Pour le specta-
teur qui la contemple des bords opposés
de la lagune, sur le quai des Zattere, la
Giudecca offre un coup-d’oeil tout-à-fait
semblable à celui d’un camp dont les
tentes seraient brillamment illuminées ;
et même on pourrait presque comparer
cette île à un immense vaisseau magni-
fiquement décoré sur lequel un joyeux
équipage s’abandonne aux plaisirs de la
table. Mais entrez dans les guinguettes,
dans les restaurants qui bordent les quais;
là vous trouverez une foule bruyante,
commodément attablée dans les jardins
adjacents, sousiles treilles touffues qui
étendent leurs pampres verds comme un
pavillon au-dessus des buveurs. Dans les
jours de fête les plus solennels, vous ne
verrez jamais les aubergistes, les garçons.
etc., aussi affairés que dans celte nuit,
chère à tous les viveurs vénitiens.
Les familles, les corporations entières
accourent à la Giudecca avec empres-
sement; chacun s’assied au premier en-
€
ai
0
NE
ca. E quando le pallide ombre discen-
dono dai monti, e che }a natura s’ ad-
dorme, regnando'il silenzio delle cose
qui si comincia la festa, e più più che
la notte si fa molta, i cittadini s’ affolla-
no, ed il ponte dà passaggio ad incredi-
bil numero di gente. La gioventù prine
cipalmente, la quale non trova di che
spendere le ore notturne che col bagor-
do e col chiasso; la gioventù nella folta
tenebria dell aere notturno circola ,
brulica, indietreggia, ferve, e sembra la
sua letizia ispirata dall’astro del giorno,
E daddovero li nostri Viniziani non fu-
rono pigri ad evocare dai costumi natu-
rali un’ altra maniera di costumi artifi-
ziali. Alla notte sostituirono il giorno.
al riposo delle membra. il sollazzo. Mil-
le sono le svariate scene che in questa
sera ti presenta la Giudecca. Star dalle
Zattere osservando l’isola in festa, pare
ella un accampamento militare dove un
immensità di fuochi. trapelino dalle
tende. Anzi potrebbesi paragonare la
Giudecca stessa ad un grande naviglio
apparato solennemente in cui le vittrici
genti facciano banchetto. Se non che è
da mettersi nei giardini ed orti ove, i
loro pergolati, di uva rosseggianti carichi
e di foglie foltissimi, valgono a’concor-
renti come di tenda per non essere ba-
guati dalla rugiada del cielo. Non altri-
menti che tu fossi all’ oste in giorno di
festa solenne, ti trovi allora negli orti
della Giudecca. E° paiono radotti di ve-
ra gioia e tripudio.
Le famiglie intiere quivi si arrecane,
seggono sovra lignee panche e sopra
l’erba, e spolpano polli rosolati, e asciu-
— 239 —
droit venu, sur un banc, sur le gazon,
sur la terre nue; les flacons, les plats,
se vident avec une égale rapidité, et la
joie Ja plus franche règne seule sur ces
joyeuses réunions d’individus. Au reste,
ces lieux publics sonten pareille circon-
stance le rendez-vous du beau monde
comme des classes ordinaires. Les gens
même le plus entichés de bon ton font'ex.
ception aux règles habituelles de leur con-
duite; les dames elles-mêmes cèdent de
bopne-grâce à l’entrainement général, et
lears gracieux sourires viennent embellir
le tableau, et charmer ceux qui en sont
l'objet, ou du moins les témoins. En un
mot, cette nuit-la on dirait que tous les
citoyens de Venise ne forment qu’une
seule famille, où la joie, l’amabilité, la
concorde règnent paisiblement. Mais ce
n'est point seulement dans les tavernes,
dans les auberges que l'on se livre gat-
ment aux délices de la bonne-chère ; des
barques étégamment décorées, pourvues
de tables, et de tous les accessoires né-
cessaires, promènent sur la lagune une
foule d’amateurs de semblables plaisirs,
de curieux, etc. La saison et l’heure
contribuent admirablement à augmenter
Vattrait de ces plaisirs; les gondoles, les
bateaux de toute espece sillonnant le ca-
nal, chargés de musiciens, éclairés par des
torches, des transparents, et répandant
à la fois autour d’eux des flots d’harmo-
nie et de lumiere, offrent un spectacle
véritablement enchanteur, et tout-à-fait
parüculier à Venise, Cette nuit, en un
mot, est réellement féerique; variété d’
aspects, nombre infini de barques, musi-
que harmonieuse, allégresse expansive,
affluence de curieux, mélange de chants,
de cris, de murmures lointains, tout se
réunit pour faire de la sagra du Bédem-
pteur et de File dela Giudecca lespectacle
le plus bisarre, Jeplus frappant et le plus
animé qu’il soit possible d'imaginer.
gano fiaschi, e menano giocondissima
festa. In mezzo a questi orti poi non si
desiderano uomini di tutte le condi-
zioni e di tutte le professioni. Nobili si
mischiano e partecipano dell’ allegrez-
za popolare. Che se tu miri al contegno
de’ nobili in questa sera, e’ti pare che
si dispoglino di quel tuono di gran»
dezza e ‘di fasto per cui si fanno quasi:
inaccessibili alle classi inferiori, e le da-
me medesime non si ristanno dall’ ab-
bassar la matronale importanza e dal far
lieta la gente di cortesi e piacevoli sor-
risi. Qui insomma tutti li cittadini fan-
no una famiglia la più amica, la più dol-
ce e più gioconda. Ne solo si mangia
pegli orti; barchette bellamente illumi-
nate ed ornate contengono crocchi di
gente e tavole su cui s’imbandiscono le.
cene. L’età, il tempo e la stagione ser-
vono, mirabilmente a rinfiammare le fan
tasie, e sulle acque della cilestra laguna
la pronta voga de’ marinai, le armonio-
se note, che in questi navigli vaganti ine.
nalzano gli istrumenti, ti danno un qua-.
dro originale e tutto.viniziano. È bel.
lissima quella notte; è una specie d’in-,
canto quel moto differente delle genti,
quell’ andar multiforme delle gondole,
quella multiplicita di aspetti, quel vario
suono di voci; infine tutto quanto pres
senta la sagra del Redentore in quell’ i-
sola, che pare ondeggiante sopra il pia».
no delle acque, vale immagini classiche
e solenni.
2
—_—— e © «Siae
/
— PAU ee
Limitation de la nature a toujours été
une des études les plus chères aux peu-
ples anciens. Nous n’avons certes pas be-
soin d’entrer dans delongsraisonnements
pour prouver cette vérité, puisqu'il sufs
fit de jeter un coup-d’oeil sur la Gran-
de-Grèce, sur les monuments de Rome
antique, pour y découvrir une infinité de
chefs. d’oeuvre qu’éleverent les Italo-
Grecs et les Romains , et qui frappent
encore aujourd'hui les regards stupéfaits
de leurs descendants. Et s’il fut un tem-
ps où des peuples étrangers opprimérent
la malbeureuse Italie, et où les sciences,
les beaux-arts, la littérature y furent
mis en oubli, nous avons su enfin secou-
er le joug de fer qui paralysait, anéan-
tissait notre inspiration, notre génie, et,
rafraichissant nos vieux souvenirs de
gloire, nons avons commencé à marcher
sur les traces illustres de nos ancêtres.
L'Italie vit son front brillant une secon-
de fois de l’auréole des arts et des scien»
ces, l'Italie fut encore le modéle et l’ad-
miration des peuples régénérés, La reli-
gion catholique, source des affections les
plus pures et des inspirations les plus
sublimes, étendit son influence civilisa-
trice sur les esprits, et cette influence
porta des fruits si beureux que les gloi-
res de la Grece et de l’antique Italie
semblerent renaître plus resplendissan-
tes que jamais ; un astre nouveau parut
éclairer univers, et une époque mémo-
rable surgit avec un éclat imprévu des
ruines de la barbarie et du temps.
De toutes les populations de l'Ttalie,
celle qui devait sans contredit sentir plus
vivement l’effet de cette régénération,
c'était la nation vénitienne. Plus éloignés
de Pempire des dominateurs de Rome,
de la corruption de cette capitale abà-
tardie du monde, à peine entendirent-ils
les premiers accents des prédications
évangéliques, qu'ils en reçurent les le-
cons avec avidité, et leur conversion fut
aussi persévérante que spontanée. Ruf-
Lo vritrarre dalla natura e stato uno
de’ più cari studii delle antiche nazioni.
Nè ci è mestieri porre in campo argo-
menti per ciò provare, conciossiache ba-
sta andar per la Magna Grecia, spaziare
per le vie del Quirinale e del Tarpeo,
poggiare l’Esquilio per rinvenire le ope-
re belle ed immense che gli Italo-greci
ed i Romani sfoggiarono per fare isba-
lordite le generazioni universe. E se vi
fa un tempo in che stranieri popoli op-
pressarono le italiche fortune, e le arti
e le scienze in Italia si obbliarono, noi
abbiam saputo usare delle nostre forze
per trarsi dal collo il ferreo giogo che
_ nientiva gli ingegni nostri, e revocan-
dole antiche leggi di gloria, ci dammo ad
imitare gli esempli de’ maggiori. Italia
ritornò anche una volta bella di scien-
ze ed arti, e anche una volta venne ris->
guardata la più famosa terra del mondo
rigenerato, La religione cattolica, che è la
religione degli affetti più alti e più no-
bili, spiegò allora Pimperio della sua fi-
losofia sulle menti de’ nostri, e tanto po
tè che le scene della Grecia e dell’ an-
tica ltalia rinovellaronsi, un nuoro sole
comparve ad illuminare la terra, una
famosa epoca emerse.
Fra tutti li popoli italiani i quali più
dovevano sentire la forza della religione
erano que’ che abitavano le Venezie.
Più lontani a’ tempi degli imperadori
romani, dalla corruzione della capitale
dell’ imperio del mondo, quando udiro-
no la verità del Vangelo, la ricevettero
pronti, e la loro credenza fu ferma, per»
severante. Ruffino di Concordia, città fio-
rentissima delle Venezie, partecipava a
sit Rd ==
fino de Concordia, ville florissante des
pays vénétiens, communiquait à Saint-
Jérôme, au VI° siècle, que les Vénétiens
il entendait parler des Concordiens, co-
lonie romaine , avaient professé avec
ardeur la foi chrétienne, et souffraient
avec une résignation admirable les per-
sécutions de ses cnnemis. Qu'on juge,
d’après ce seul trait, de Ja vivacité des
sentiments religieux qui durent pénétrer
le coeur de nos ancêtres lorsque, forcés
par les invasions des hordes barbares à
se réfugier dans les lagunes , il virent
contre toute attente fleurir rapidement
leur colonie naissante, et ne farent bien-
tôt plus soumis qu’à leurs propres lois.
Les victoires qu’ils remportérent sur les
ennemis produisirent pour eux lesmêmes
effets que pour les Grecs et les Romains,
et, reconnaissants des bienfaits qu’ils ava-
îent reçus du ciel, ils en consacrérent la
mémoire par des institutionsadmirables,
des chefs-d’oeuvre de génie et de toute-
puissance qui prouvent éloquemment
leur piété et la vivacité de leur gratitu-
de. Nous voulons dire par=là qu’ils surent
allier les inspirations de la religion avec
celles du patriotisme; les Vénitiens en
effet furent toujours aussi bons citoyens
que catholiques zélés.
Un monument des progrès et du per-
fectionnement des beaux-arts à Venise,
c’est l’Académie des Beaux-Arts; colle-
ction superbe réunie dans les salles d’un
édifice élevé près de la Charité, et qui
mérite bien cenom. Précisément à l’épo-
que de l’année où est maintenant arrivé
le cours de nos Scènes, cet édifice est
ouvert au public; chacun alors peut li-
brement aller y admirer les chefs-d’oeu.
vre de l’ancienne école vénitienne, et
les productions récentes que l’on y ex-
pose chaque aunée. Ce sont, comme on
le congoit sans peine, ces derniers objets
qui excitent particuliérement la curiosité
et fournit matière aux conversations des
visiteurs qui aecourent alors en foule.
san Girolamo nel IV secolo che Vinizia-
ni, intendeva li Concordiensi, romana
colonia, si erano dati fortemente alla
professione delle massime del cristiane-
simo, e che sofferivano con mirabile co-
stanza le pene loro inflitte da’ suoi ne-
mici. Argomentasi quindi quale immen-
so affetto la religione del Figliuolo del-
uomo non doveva mettere nel petto
de’ nostri quando, riparatisi nell’ estua-
rio per la sorvenuta delle barbariche
geldre, che il vicin continente ed Italia
universa desertarono, coll’ andare di po-
chi anni si videro liberi e retti a leggi
proprie. Le vittorie sopra i loro nimici
fecero sur essi lo stesso effetto che ‘su’
Greci e Komani le loro, e grati pe’ be-
nidalcielo ricevati lasciarono, per ope-
re di cristiana pietà e di patria caritade,
monumenti superbi che eloquentemen-
te dimostrano la loro riconoscenza e
virtù. Questo si ‘che vuolsi dire, ch’ei
composero assieme le ispirazioni sacre
con le civili, perche conobbero parimen-
ti santi i religiosi ed i patrii affetti.
Un monumento, una storia dell’ ori-
gine, del progresso e del perfeziona-
mento delle belle arti appo nostri lo
abbiamo nella ricchissima raccolta esi-
stente nel fabbricato che alla Carità si
estolle , e che ben a ragione appellasi
1’ Accademia delle Belle Arti. Questa, al
tempo in cui siam giunti con le nostre
narrazioni, apresi al libero ingresso di
quantunque ami vedere quanto di più
celebre possa contare la nostra scuola
viniziana, e quello che annualmente si
operò di ‘novello pei concorsi esposto.
Grandissima è la moltitudine che.si ar-
reca a questa parte cupida di notare le
produzioni esposte @..di mettere fuori
alia sua volta quèlla sentenza ehe.le pa-
dI
Le paysage; l’architecture, la peinture,la
sculpture, en un mot, tout ce qui est du
ressort des beaux-arts, y étalent leurs pro-
ductions. Tous les spectatears intelligents
ou nob; initiés ou, profanes, passent gra-
vemeat en revue les objets exposés, don-
pantleur avis sur chacun d'eux à tort et à
travers, et débitent d’un ton tranchant
des opinions qui sont aussi loin de la
vérité que du plus vuigaire sens com-
mun , et qui jurent étrangement avec.
les sujets auxquels elles sont appliquées.
Néanmoins, à tout prendre, il y a en-
core moins de mal à dire tont net les
sottes pensées qui vous passent par la
tête, qu’à feindre unenthousiasme qu’on
ne: comprend mème pas, et surtout à
mentir à sa conscience en cachant ou
déguisant ses opinions véritables. Nous
disons ceci à propos de certains indivi-
dus qui, prévenus en faveur de tel où
tel autre artiste par l'amitié, par la con-
formité des principes, ou Dieu sait mé;
me par quel autre motif, s’extasient, de
propos; délibéré sur un ouvrage médio-
diocre ou décidément mauvais avec au-
tant d’ardeur qu’ils en meitent un instant
après à critiquer, à dénigrer un autreou-
vrage, uniquement parce qu'il n’est pas
du méme auteur. Telle est bien souvent
l’origine de ces rivalités haineuses qui
font autre part le désespoir des artistés
consciencieux; hénreusement à Venise
les chosessont rarement poussées jasqu’à
ces termes extrêmes, et, entre jeunes éle-
ves et arlistes de l’Académie, joyeux
compagnons s’il én fut jamais, toute di-
scussion, toute haine s'oublie. gaiment
dans le premier cabaret où ils se rencon-
trent; et là critiques et criliqués noient
débonnairement leur resseniiment au
fond des verres. Ces jeunes-gens au reste
composent à Venise une classe trop sin-
gulière, trop excentrique, pour quenous
n’entrions point sur leur compte dans de
plus longs détails.”
Pour la plupart dés parents de nos
2Y
PES
9]
f dal
acre
re di poter far manifesta. In generale, È
più ragguardevoli cittadini vi si portano;
e vedi padri e madri che vanno loro fi-
glinoli adducendo. al tempio della bel-
lezza, quasi gli vogliano di dolci. ed a-
morose ispirazioni allettare. Ivi sono tut-
te le opere di disegno, di architettura,
di pittura, di scultura, infine lavori di
ogni maniera, di oggetti alle arti belle
appartenenti. Mille occhi intelligenti, e
non intelligenti vanno mareggiando per
quelle sale, ed ora riposano su questa,
ed or sù quell’ opéra, e se ne sente un
diluvio di.sentenze, che frequentemente
sono così vicine ‘al vero, e fra loro coe-
renti come è il fuoco con l’acqua. Ma
dite quello che si sente non è peccato,
fingere di sentire in un modo e propria-
mente sentire in un altio, quello è che
grandemente colpevole dee risguardarsi.
E siffaltamente ci spieghiamo, concios-
siachè non vi maneano (certamente di
quelli che vinti da qualche artista o di
questiamici fervidissimisanno dipingere
le sue opere con tocchi i più lusinghie<
ri benché sieno di poco merito, e le al-
trui sul medesimo soggetto fatte e di lodi
degne diffamare: Di qua vengono fuori
fra li giovani, quelle gare, quelle, dissi-
denze che poi si risolvonoall’oste, perché
putti delle Belle Arti sono gente di buon
tempo, gioconde; e che non sanno cons
servare lor rugine per artistiche. quia
stioni:
E perocché questi giovani formano
provinces, qui ont un fils, il suffit que
le jeune-hotume soit emporté et indisci-
pliable pour qu’il leur paraisse réunir
‘toutes les conditions nécessaires pour de-
venir un peintre fameux. Alors, le pére
imbécile de ce Zeuxis en herbe, s'em-
presse de lui faire fréquenter l'École des
Beaux-Arts de Venise, dont il ne man-
que pas de croire que ce fils chéri sera
dans peu de plus bel ornement. Du jour
où le jeune-homme a mis le pied à PA-
cadémie, il regarde comme un élément
indispensable de succés, d’adopter le
costume et les facons étranges de ses ca-
marades. Or,.comme il n’est certes rien
de plus bisarre que les moeurs de ces
derniers, les nouveaux venus ne sont
guére embarrassés à saisir les traits ca-
ractérisques de ce type. À peine quel-
ques mois se sont écoulés depuis leur en-
trée à l’Académie, que déjà leur épaisse
chevelure tombe jusque sur leurs épau-
les; ou bien, passant d’un extréme à
l’autre, ils rasent leurs cheveux sur le
grane jusqu'à la racine; dans le pre-
nier cas, ils sont coiffés, disent-ils, à la
Raphaël, dans le second à l’Abélard;
ainsi donc le plus célébre des peintres
modernes et l’amant infortuné d’Héloise
sont également en faveur auprès de ces
jeunes écervelés. Ils se rendent à l’étude
(ils appellent ainsi la salle de l’Académie
où chaque classe d'élèves a son quartier
particulier), revetus d’un costume bisar-
re qui rappelle l’ancien costume italien.
Une toque en velours noir telle que la
portait, dit-on, Raphaël lui-même, re-
couvre leur tête; une espèce de tunique
également de velours, et de la même
«couleur que la toque,leur descend à peine
jusqu’au genou. Cette tunique est ou-
verte sur la poitrine, serrée à la taille par
une ceinture, et pourvue de larges man-
ches pendantes. Mais lorsqu'ils quittent
l'étude pour:se rendre aux promenades
publiques , ils prennent des vêtements
plus conformes à l’usage commun. Dans
una classe singolare qui nella nostra ca-
pitale, troviamo buono dire qualche cosa
più a di lungo su loro. D’ ordinario in-
sofferenti al freno de’ maestri delle loro
città o terre che sieno, questi giovanetti
si traducono nella capitale viniziana dai
loro genitori, il più de quali pensano che
nella vivacità e nella immaginazione si
abbia tutto per riuscire, buon pittore.
Vengono dessi alle scuole, e veggendo li
veterani che li preccdettero come si con-
ducono, pare loro che stranierebbono
dalla classe stessa se non s° informassero
a’ modi che i primi tengono. E siccome
le vesti, andare, il dire, tutto risente ne-
gli scolari dell’Accademia di originalità,
così i sopravvenuti vogliono essere di
botto a’ primi pari in costume; ed eccoti
dopo pochi mesi che sono in Venezia
lasciarsi andare lunghissimi i capelli per
Je spalle, oppure sulla sommità della te-
sta raderseli. Quello dicono costume alla
Rafaellesca, questo all’Abelardo, perché
affettano di somigliare al grande de’ pit-
tori e talfiata al famoso amante del chio-
stro. Allo studio, come domandasi per li
medesimi la stanza dell’Accademia nella
quale è la scuola propria per taluna par-
te di essi, si arrecano con un vestire di
costume che tiene tutto dell’ antica ita-
liana. Un berretto di velluto nero fatto
alla moresca, berretto che si portava e-
ziandio da Rafaello, cuopre loro la testa;
indossano una guarnaccia parimenti di
velluto e dello stesso colore che quello
del berretto. Cotal guarnaccia è al col-
lo senza piega di nessuna guisa, ha lar-
ghe maniche, è aperta al petto, e si rac-
coglie per cintola a’fianchi. Le più vol-
te lascianla ondeggiar libera. Partendo
dallo studio, e recandosi al passeggio, in-
dossano poi gli abiti di lusso foggiati al=
la maniera comune. E’andando amano
mostrarsi disinvolti, e se fra loro c’è
qualcuno che faccia lo caricato, è su-
bito ritratto in caricatura su pe muri
dell’ Accademia o pe’quelli dell’oste ove
leurs mouvements, dans leur allure, ils
affectent toujours un air leste dégagé;
si quelqu'un d’entr’eux se fait remar-
quer au contraire par des façons appré-
tées, ses compagnons ne manquent pas
une occasion de le tourner en ridicule,
et de tracer son portrait en charge, vé-
ritable caricature, sur les murs de l’étu-
de, des auberges où ils vont prendre leurs
repas, et jusque sur les tables des estami-
nets. Rarement ils portent leurs chapeau
posé droit sur la tête; ils le penchent
toujours sur l'oreille, croyant se donner
par-là plus de grâce. Leur allure est vrai-
ment particulière ; lorsqu'ils ont leur
canne à la main, (et quand ne l’ont-il
pas ?) ils deviennent souvent redouta-
bles pour les passants, attendu le mou-
vement rotatoire qu’ilsimpriment à leurs
cannes avec une habileté et une vi-
gueur tout-a-fait formidables. Pour leur
négligé d'étude, le gilet n’est presque
jamais regardé comme partie indispen-
sable du vêtement; les pantalons ne sont
retenus que par une ceinture de cuir ,
fermée avec une boucle de métal. Telest
la peinture exacte du costume des jeu-
nes peintres de l’Académie. Aw premier
coup-d’ceil, un Vénitien reconnait aussi
sûrement un élève de l’Académie des
Beaux-Arts qu’un Padouan reconnait un
étudiant de l’Université établie dans cette
ville.
Nous terminerons ici cette description
bisarre, afin de retourner à l’époque où
s'ouvrent les concours pour la distribu-
tion des prix. Les élèves travaillent alors
trois mois assidument; mais la plupart
rendant justice au talent supérieur de
quelques-uns d’entr’eux, travaillent plu-
tôt afin de se perfectionner toujours da-
vantage dans leur art, que pour obtenir
un prix qu’ils n’osent espérer, Cette mo-
destie est louable, mais aussi elle est bien
souvent fatale aux nobles entreprises,
C’est l’opinion générale que l’imagina-
tion est la condition essentielle de suc-
vanno a pranzare; ed hanno un gusto
particolare nel dar lezioni di questa ma-
niera. Di rado portano in capo ritto
il cappello: e’credono che a sghembo
dia loro più vezzo ed originalità. Han-
no un camminare lor proprio, agitano
le braccia che paiono in ispirazione poe-
tica ; e se hanno il bastoncello, tel fanno
ruzzolare, e sì che lo stridio ti manda
un gelo per le vene. Rado portano gilet,
e si sostengono li calzoni a’fianchi per
una cintola di cuoio che affibbiano. Ecco
il vestire delli giovani dell’ Accademia
e nella scuola e al di fuori. Chi gli vede,
sa subito che quelli sono allievi delle
Belle Arti, come veggendo studenti di
Padova, si riconoseono presto per figli
dell’ Università.
Detto ciò per episodio, ora torniamo
all'Accademia, mettendogli in lavoro a’
tempi de’ concorsi. Hanno essi tre mesi
di opera assidua, ma se lavorono, non
sempre però aspirano all’ onore delle
medaglie, e pochi di loro son quelli i
quali veracemente si dispongono a con-
correre sperando la preferenza di merito
arlistico. I più operano meglio per per-
fezionarsi , 0 meglio dire per avanzare
nell’arte, che per mettersi in competen-
za di premio. Giova questa modestia di
sentire, ma è di grande pernicie per le
grandi intraprese. L'idea d’insufficie nza
=" +
cès, quicontribue à rendre ces jeunesar-
tistes timides et réservés. Pour affranchir
de semblables entraves ceux qui hési-
tent ainsi à entrer courageusement dans
Ja lice, avec cette confiance en soi-même
qui est déjà un élément de succès, il se-
rait peut-être utile que les éièves de
l’Académie indistinctement s’appliquas«
sent de préférence à l’étude de l’histoire
et de la poésie classique. L'histoire est
l’école la plus profitable pour un peia-
tre; elle forme le jugement et règle Pi-
magination. L'histoire est la dernière
expression des vertus et des faiblesses
humaines. Les faits publics et éclatants,
aussi bien que les accidents particuliers
de la vie intime des hommes qui ne sont
plus, parlent éloquemment à l'esprit hu-
main, et l’ou peut dire que toutes les i-
dées qui peuplent aujourd’hui les pau-
vres cerveaux humains ne sont que l’hé-
ritage des siècles passés.
La nature a toujours agi dans les mêmes
vues et avec les mêmes forces; nous ne
pouvons trouver que dansles ouvrages qui
signalent les actions de nos ancétres, un
secours utile pour diriger nos facaltés
vers les fins que la nature, sage et prévo-
yanle, nous indique elle-mème. S’il est
vrai que l’homme fat toujours l’exemple
le plus profitable pour l’homme, et que
c’est là le véritable chemin de la vertu
et de la perfectibilité, insensé celui qui
néglige un semblable moyen.
> De tout ce que nousavons dit jusqu’à
présent , vous inférerez sans peine de
quelle importance est la eonnaissance
de l'histoire pour tous les hommes , et
pour un peintre surtout, puisque ce der-
è più terribile del nulla per un giovane
che sente fortemente l’ouore; ed il cre-
dere da taluni che per divenire buono ar-
tista basti l'immaginazione, è la princi-
pal causa che fa alcuna parte dei gio-
vani nostri schivi e timorosi. Per trarsi
quindi da questi timori che ad alcuno
- impediscono di mettersi nel prodromo
de’ valorosi sarebbe mestieri che tutti
indistintamente gli alunni dell’Accade-
mia nostra si dessero alacremente allo
studio della storia e della poesia classica.
La storia per un pittore giova essenzial-
mente: essa fa l’anima assennata, il cuor
retto, La storia è il testamento delle vir-
tà e delle debolezze umane. Le debo-
lezze altrui, considerate nelle loro cause
e nei loro effetti, avvisano chiunque, ami
di schivarne le conseguenze, di quello che
abbia a fare per reggersi alle leggi del
giusto e dell’ onesto segnate dalla storia
nelle azioni preciare. I fatti solenni e
pubblici e le azioni particolari degli uo-
mini che andarono parlano imperiosa-
mente sugli animi umani, e può dirsi
che le idee delle quali è popolato il pen-
siero non sieno che la eredità dei secoli.
Specialmente dalla parte del sentire
nulla s' innova: la matura ha sempre
agito nelle medesime direzioni e con le
medesime forze, e noi non abbiamo al-
tro che dalle idee svolte in quelle opere
che storiarono le azioni degli avi un a-
tuto proffittevole per dirizzare le nostre
facoltà a que’ fini che la natura ci ha
segnato, discreta moderatrice di tutto.Se
l’uomo su |’ esempio altrui può miglio-
rare e battere gagliardo le vie della per-
fettibilità, è stolto se non lo fa. Egli se
ben vorrà la storia ponderare, s’accorge-
rà che la virtù ebbe sempre ammirato-
ri, il vizio giammai.
Dal fin qui detto facilmente conosce»
rassi quanto” importar deve conoscere
la storia, e più che ad altri ad un pittoe-
re, giacché questi è quasi diremmo l’il-
lustratore della storia, il suo rappresen?
= 206 =
hier en est pour ainsi dire l’iZlustrateur.
Malbeur à luisi, d’aprés la manière dont
il traite ses sujets, on pouvait conclure à
l'absence d’études historiques chez Pau-
teur! Dans l'histoire, il embrasse Pen-
semble immense que présentent l’univers
entier et la succession des ages; c’est
encore à l’histoire qu’il doit la connais-
sance des costumes, des usages; des chan-
gements survenus dans larchitecture ,
dans les moeurs, dans Paspect extérieur
des objets, ete. L'artiste, dépourvu de ces
notions précieuses, ne parviendra jamais
à la perfection dans son art, et par con-
séquent , à une honorable célébrité;
ses productions manqueront toujours de
cette vérité d'expression, de ces traits
caractéristiques qui distinguent les épo-
ques, les nations et les moeurs.
Les élèves de l’Académie devraient
non-seulement s’adouner aux études hi-
sioriques, mais aussi à celle de la poésie.
L'histoire des premiers âges du monde
n'est-elle pas d’ailleurs elle-même toute
poésie? La poésie étant la véritable hi-
stoh'e primitive, elle devait être féconde
en peintures et en images; l'ignorance
de la vérité suggérait des fictions quis’en
rapprochaient plus ou moins, et le style
figuré, pleiu d'images, s’y introduisit na-
turellement. Tout fut agrandi, transfor-
mé par l’imagination des peuples primi.
tifs, qui exprimérent chaque chose, cha-
que fait, dans des termes figurés et par
des allégories bisarres. Ges descriptions,
ces récits, que l’on trouve chez les poe-
tes, ne sont autre chose que l’histoire vi-
vement tracée des premiers âges, histoire
qui enrichit d'un foule innombrable de
sujets le champ déjà si vaste des beaux-
arts. Si nous passons en revue les ou-
vrages d’art des anciens, nous ne pour-
rons que nous coufirmer toujours davan-
tage dans cette opinion. L’histoire poé-
tique, chez eux, c’est la mythologie, qui
fournit si ample matière aux chants des
poètes payens, et aux compositions ad-
tatore. Güai a lui se ne’tocchi che met-
te sopra le tavole o sopra le tele si desse
a conoscere diserto di storiche cognizio=
ni! Nella storia l’ artista rinviene tratti
sublimi per illustrare col suo pennello;
per essa egli ha la scena dell’universo
avanti lo sguardo; egli apprende il costu-
me delle vesti, il modo delle abitazioni,
la natura de’ terreni in cui gli uomini
crebbero, e gli avvenimenti sortirono.
L’ artista mancante di storiche cognizio=
ni non arriverà mai alla celebrità, e di
leggieri le sue opere mancheranno di
quelle espressioni di carattere da cui le
une dalle altre cose si distinguono per
rapporto di soggetto, di tempo e di modo,
Dicemmo che non solamente della sto»
ria dovrieno gli studenti di belle arti sas
perne, sì anco di poesia. Forse la storia,
antica o la prima storia del mondo non
fa ella poesia ? Se la poesia adunque fu
la prima storia per ragione di tempo, do-
veva essere fecondissima di pitture le
più brillanti. La ignoranza delle cose
suggeriva finzioni per descriverle : il
linguaggio figurato fu messo in uso, tutto
venne aggrandito dalle fervide fantasie
di que’ primi uomini, tutto si volle si,
gnificare con strani e prodigiosi modi.
In conseguenza quelle immense narra-
zioni che si leggono nei poeti non sono
altramenti che la vera storia della pri-
ma barbarie, ed è una storia che di sog-
getti innumerevoli arricchisce il campo
delle belle arti. E se noi andiamo alle
opere artistiche degli antichi non avre»
mo che a riconfermarci in questa sen-
tenza. Quella sloria poetica è la mito-
logia che prestò soggetto di canzoni a’
poeti del gentilesimo e soggetti innume--
revoli eziandio a’ primi artisti. Fidia fece
il Giove Olimpico sulla omerica descri-
zione, ed il Portico di Atene e una co-
pia dell’Iliade intiera. Tutte le altre ov
MI
inivables des plus grands artistes. Les
productions de Phidias, de Praxitéle, de
Zeuxis, de Timantbe, de Parrhasius. de
Polygnote, d’Apelles, et de mille autres
moins fameux.ne sont-elles pas la repré
sentation, ou la personnification plus on
moins frappante des peintures, des per-
sonnages, des scènes mythologiques? Mais
l’abondance des sujets n’est point le senl
avantage que la poésie et l’histoire offrent
aux peintres ; elles contribuent aussi à
former leur goût, à aider leur imagina-
gination, enfin à les conduire vers la vé-
rité et par conséquent la perfection. dans
leurs ouvrages. Le fameux allemand Les-
sing dans un ouvrage célébre ‘Laocoon),
a prouvé que les beaux-arts s’aident l’un
l’autre, mais que tous les autres sont re-
devables à la poésie de leurs plus subli-
mes inspirations,
Ce n’est point certes la prétention ri:
dicule de donner gravement des lecons
aux artistes qui nous a poussés à écrire
les observations qui précèdent ; c’esttont
simplement le désir de démontrer mo-
destement à certains élèves de l’Acadé-
cadémie des Beaux-Arts combien est ims
portant pour eux l’étude des belles-let-
tres, et combien ils se trompent, lorsqn”
ils imaginent et affirment hardiment que
de semblables études ne sont point indi-
spensables pour nn peintre, et qu’on peut
fort bien lesnégliger complétement, pui-
sque bien des peintres sont devenus
grands et célèbres qaoiqü’ils sussent à
peine lire. Mais, nous le répétons, ils
se trompent grossièrement là-dessus; car
on peut avancer au contraire qu’aucuh
peintre fameux n’a jamais été anssi igno-
rant qu'ils le prétendent. Raphaël d’Ut-
bin, Raphaél Mengs, Michel-Ange, Paril
Cagliari, Titien, et une foule d’antres
peintres illustres, ne sauraient sûrement
être taxés d’une ignorance telle, et ceux
d’entr’eux qui furent obligés par leur
humble fortune à renoncer à d’utilesétu-
des dans les premiers temps de leur: vie,
—-
pere tratte da Prassitele, da Zeusi, da Ti-
manto, da Parrasio, da Pollignoto, da
Apelle e così ayanti, cosa erano elleno
se non tanti ritratti della storia poetico-
mitologica della prima barbarie ? Che
se la storia e la poesia giovano agli ar-
tisti per copia di soggetti, servono loro
eziandio per rinfaocarsi le fantasie , e
per rendere a quello che conducono i
caratteri propri. Il famoso alemanno
Lessing nella celebre sua opera Lao-
coonte provo che le arti belle le une
con le altre si aiutano, ma che tutte ri-
eevono le meglio ispirazioni dalla poesia.
Noi ci abbiam permesso queste ossér-
tazioni non già col tueno di sedere a
seranna, ma tratti dal desiderio di pro-
vare ad alcuni allievi dell’Accademia no-
stra quanto importi loro lo studio delle
lettere, e che aleunïdi essi vanno di gran
lunga. errati nel credere ed affermare
che per questa sorta di studii non den-
no gli scolari tormentarsi l’animo, avve-
gnadio molti de’famosi artisti pocé oltre
all’abbicci ne sapessero. Ma lo ripetia-
mo, e’sono a partito ingannati, chè per
quanto si sa i più celebri ne sapevano
oltre, e Rafaello Mengs nonera di quelli,
né Rafaello d’? Urbino, né Michelarigelo
Buonarotti, nè Porta, né Paolo Cagliari,
nè Tiziano e via: tutti ne sapevano, e
quelli di essi che per colpa di condizio-
ne economica ristrettà non puotero dap-
principio istituirsi in scientifiche e let-
terarie discipline, si diedero poi da quel-
la parte di uomini fortemente studiati
delle medesime che li avessero potuto
istituirli nelle cose alle arti indispensa-
bilmente pertinenti. Tiziano a mo? di
esempio qui in Vinegia era sempre con
gente dotta, ed in casa di Aldo Manuzie
réparérent cette faute involontaire des
qu'ils le purent, fréquentant des hommes
capables de les familiariser avec le savoir
et les belles-lettres, Titien, pour n’en ci-
ter particulièrement qu’un seul, Titien,
bien connu certes à Venise, fréquentait
assidàment des personnes instruites et
même savantes; ilse rendait bien souvent
chez Alde Minuce, chez Pantano, chez
Bembo, dont la conversation l’intéres-
sait particulierement. Mais il est bien à
regretter que ce génie admirable ne se
soit pas adonré aux sujets mythologiques
où il aurait pu peut-être prendre un es-
sor encore plus sublime que dans les su-
jets sacrés qu’il a traités de préférence.
Mais les institutions de la république
vénitienne, et l’esprit de sonsiècle exclu-
sivement religieux, influerent nécessaire-
ment, non-seulement sur les productions
de Titien, mais aussi sur celles de la plu-
part des artistes du seizième siecle; les
chefs-d’oeuvre de ces; temps nous en of-
frent encore d’incontestables preuves.
di Pantano e di Bembo frequentemente
conveniva. Il male si fu che non avesse
applicato l’animo a que’ studii che sug-
geriscono idee gentilesche, dove quel-
l'immenso genio con più ala che non
ispaziò nelle sagre avrebbe potuto vola-
re. Ma le istituzioni della venetica re»
pubblica, mia lo spirito del suo secolo,
che versava fervidamente in religiose
materie, non solo di lui ma di pressoché
tutti gli artisti del cinquecento indonos-
si, e le produzioni sublimi di quello in-
tieramente risentirono.
Des les premiers siéclesde la république,
lorsque nos ancêtres firent des îles Ré-
altines la capitale de leur gouvernement,
l’approvisionnement régulier d’eaux pota-
bles fut l’objet constant de la sollicitude
du sénat. Dans les premiers temps, il pa-
raît qu’on l’apportait de terre-ferme au
moyen de bateaux; inais les nobles, dé-
sirant donner à Venise des eaux fraiches
et pures, au lieu d’eaux viciées plus ou
moins par un pareil transport, résolurent
d'essayer si, en creusant des puits à Ve-
nise, ainsi qu’on l’avait déjà tenté avec
succès dans bien d’autres villes, on ne
parviendrait pas à s’affranchir de cet in-
convénient. On fit alors une foule d’es-
sais, et enfin, au moyen d’une couche
d’argille assez épaisse avec une espèce
Fin dai primissimi tempi della repub-
blica; quando i nostri avi stabilirono le
isole realtine per capitale del loro go-
verno, quella dell’acqua fa cosa degna
delle cure del Senato. In sul principio
sembra si trasportasse per barche, ma
li nobili a’ quali la freschezza e la pu-
rezza dell acqua stessa arrideva me-
glio che quella accesa o quasi tiepida che
a Vinegia si traslatava, pensarono di far
prova se qui costruendo pozzi, de’ quali gl
esempli ne avevano da altre citadi, sarie-
no a buon effetto riusciti. Fecerne di
molte prove, e finalmente un fondo di
creta assai compatta, avente come un
bucco nel mezzo che empissi di sabbia,
a cui l’acqua si sovrappose, loro valse
un’ acqua dolcissima, c perfetta. Allora
<T
de trou au milieu rempli de sable, sar
lequel l’eau s’établissait, on obtint une
eau très-douce. Un si heureux succés a-
nima tellement tous les citoyens à pour-
suivre et à étendre les travaux que Ve-
nise compta bientôt dans son enceinte
une infinité de puits, comparables sous
tous les rapports à ce que les villes le
plus avancées dans ce genre de con-
structions peuvent offrir. Entr’autres,
ceux qu’on remarque dans la tour du
Palais Ducal méritent d'attirer l’atten-
tion des voyageurs. Bâtis au quinzième
siècle, ils étaient bien dignes d’obtenir
une place au milieu des chefs-d’oeuvre
réunis dans cette enceinte admirable.
Par la suite, l’eau devint à Venise un
objet de commerce, ou du moins une
branche d’industrie, et en conséquence
les puits devinrent en même temps une
véritable source de profit aussi bien que
d’eau claire pour une classe d'individus
connus sous le nom de brgolanti, natifs
pour la plupart du Frioul; hommes et
femmes, ils exercent la métier de por-
teurs d’eau, et se reconnaissent à leur
costume national qu’ils ne quittent ja-
mais. Ce costume consiste pour les fem-
mes en une espèce de jacquette sans
manches qui ne croise pas assez exacte-
ment sur la poitrine pour empécher d’a-
percevoir la chemise. Le reste de l’ha-
billement est d’une coupe tout-à-fait sin-
gulière ; plissé tout autour de la taille,
et assez court, il vient se rattacher à la
jacquetie, non au-dessus des hanches,
comme on pourrait le croire, mais tout
juste au-dessous des aisselles. Elles vont
d'ordinaire pieds-nus, et leurs cotillons
ne couvrent la jambe que jusqu’à la
cheville. Les hommes portent une espè-
ce de veste, un bonnet, garni à so» ex-
trémité d’un gland noir grossier qui leur
retombe sur l'oreille, et de même que
les femmes, ils ont l’usage d’aller nu-
jambes. Vous rencontrez toujours ces
gens-là sur les places publiques, dans les
— 249 —
che si ebbe certezza de’pozzi, ne andò
tanto avanti il disiderio di farne, che di
breve Vinegia ne contò moltissimi, e belli
tanto da poter stare a paraggio di quan-
tunque opera classica in oggetto di arte.
Quelli specialmente che sono nella cor-
te del palazzo: ducale meritarono sem-
pre l’ammirazione del forestiero : ivi l’ o-
pera del genio è profusa, ivi è ricchezza
incalcolabile. Fatti porre nel XV secolo,
erano degni di starein quel Palladio della
venetica sapienza, in quel recinto solen-
ne per l’artista, in quel paradiso di pos-
sanza e bellezza.
Coll’ andare del tempo anche l’acqua
a Vinegia divenne oggetto di commercio,
od almeno d’ industria, e per conseguen-
za li pozzi furono i magazzini di mer-
canzia di certa gente che qui diconsi
bigolanti. Sono cotestoro per lo più na-
tivi del Friuli, e tanto uomini che fem-
mine vestono il costume del loro paese.
Gli abiti di queste consistono in un far-
setto senza maniche, che al petto non si
chiude rigorosamente, ma lascia vedere
lo sparato della camiscia ornato di merlet-
ti; la gonnella è fatta di un taglio singola-
re. Tutta accrespata e corta, se la legano
al farsetto, e non già a’fianchi, sì a metà
della vita. Scalzi per lo più hanno li
piedi, e solo tengon coperta la gamba
fino alla caviglia. Portano gli uomini un
giuberello spigliato, che finisce al di sopra
del cinto, e certa berretta color giallo che
nella cima ha appeso un nero fiocco,
che loro cade giù per l’ orecchio ; stret-
te al fianco e brevi fin sotto al ginocchio
hanno le brache, ed al paro delle femmi-
ne loro, tengon coperta fino alla caviglia
la gamba. Di questi terrazzani se ne.veg-
gono sempre per le piazze, e pe’ campi
della città, giacche hanno essi accesso
per le case tulte, pe’caffe, per ogni luo-
go infine dove hassi bisogno della lor
merce. re estate poi oltre questi bi-
922
— 250 —
rues, dans les maisons, dans les cafés,
les hôtels, puisque leur métier les y ap-
pelle naturellement. Dans l’été, outre
ces vendeurs ou porteurs d’eau à domi-
cile, vous rencontrerez souvent dans les
rues des vendeurs d’eau ambulants qui la
dispensent aux ouvriers, aux gens da
peuple, aromatisée avec quelques gout-
tes d’anisette. Ils parcourent la ville dés
l’aube, étourdissant les passants de leur
cri monotone, et entourés d’une nuée
d’enfants et d'acheteurs.
Le costume des laitières se rapproche
beaucoup de celui des digolanti dont
nous venons de parler. Habituées à vi-
vre de peu, ces pauvres femmes lorsqu’
elles possèdent deux vaches, sont tou-
jours assez riches pour pourvoir aux be-
soins de leur famille. Chaque jour, elles
partent de la campagne, et arrivent de
bonne-heure dans la capitale, où elies
vendent leur lait à un prix très-modi-
que, parcourant les rues et frappant à
chaque porte,
Dès l’époque la plus reculée, nous a-
vous toujours eu l’usage à Venise de
recourir aux habitants de la terre-ferme
non-seulement lorsqu'il s’agit de pour-
voir la capitale des objets de premiere
nécessité, tels que les comestibles et
autres, mais aussi dans tous les métiers,
pour tous les offices vulgaires qui peu-
vent offrir de l’occupation et du profit
à leur activité. à leur industrie. Nous
n’examinerons point maintenant si les
classes inférieures des citoyens avaient
autrefois ou non d’autres sources de
gain; nous nous arréterons aux temps
gelanti vi sono altri acquaiuoli che
vendono in bicchieri l acqua rallegrata
con certo liquore che appo noi appellasi
mistrà, e la vendono per le vie, ed han-
no sempre attorno moltissimi eoncor-
renti.
Il costume delle venditrici di latte nel
vestire assomiglia di molto a quello dei
bigolanti. Figliuole della parcità, a loro
bastano due armente per mantener la
famigliuola, e quotidianamente parton-
si dalla campagna, ed arrivano di buon
mattino nella capitale, illoro latte quin-
ci e quindi per poca valuta offerendo.
Qui a Venezia si ebbe in costume fi-
no da tempi remotissimi di far venire
da terraferma gente che recasse in copia
quanto di bisognevole tornava alla ca-
pitale, e non solo gente che vi recasse
cose mangereccie, ma anco quella che
certe arti di prima necessità professan-
do qui portavansi ad utilizzare con la
loro industria. Se la bassa classe cittadi-
na un tempo aveva altre fonti di guada-
gno, passiamlo sotto silenzio, e solo guar-
diamo al presente che ci porge la plebe
viniziana starsene infingarda ed oziosa,
piuttostochè fare quanto fornisce per
A
actuels qui nous offrent le peuple vé-
nitien, si paresseux, si fainéant qu’il
aime mieux tendre la main que de
gagner honnètement et péniblement sa
vie, comme le font les gens de terre-
ferme. Aussi à Venise, tous les mé-
tiers humble et pénibles, comme celui
des charbonniers (qui sont bien à Ve-
nise les hommes les plus sales que Pon
puisse voir), des ramoneurs (qui ne leur
cedent guère sur ce point), des maçons,
etc., sont exercés presqu’exclusivement
par des individus natifs de terre-ferme.
Ceci est assurément une tache pour la
gloire de Venise; mais qui ast-il de par»
fait ici-bas?
La manière la plus avantageuse de dé-
peindre les moeurs d’une nation, et d’en
faire découvrir jusqu'aux nuances les
plus délicates, e’est de ne pas se borner
à reproduire les traits sensibles qui les
caractérisent, mais d'examiner et d’es-
quisser aussi les parties morales, expres-
sion non-moins vraie des institutions
d’un gouvernement.
Dans le choix des moeurs qui ont un
rapport immédiat avec la philosophie
morale et qui dérivent des institutions
du gouvernement, nous avons pensé que
la vie de conversazioni (sociétés) devait
occuper une des places les plus impor-
tantes dans l’exposition des Scènes de
Venise et de ses moeurs municipales. Le
penchant des hommes pour la conversa-
tion, les réunions entr’eux, est, comme
on peut bien le croire, aussi ancien que
l’ordre social lui-même. Des les âges les
plus reculés, les hommes recherchèrent
avidement la société les uns des autres,
désireux de converser ensemble sur les
actions de leurs contemporains, sur les
ouvrages qu’ils avaient exécutés, on bien
campare la vita qui da noi la industrio-
sa gente di terraferma. Umilia forse più
l’ uomo il darsi a’mezzi di sussistenza,
siano pure ignobili ed oscuri, ovvero lo
starsene scioperati, attendendo di venir
satollo dalla pietà? Pure la è così, ed i car»
bonai, che sono i più sudicii uomini a
vedersi, non hanno a schifo di caricarsi
per quella del pane delle lor corbe di
carbone, e di portarle in giro per la cit-
tà, e gli spazzacamini non sentono il peso
del loro lordume, nè i muratori quello
del loro pericoloso mestiere, e così avan-
ti. Ma quale città in sulla terra ha tutto
di perfetto ?
Il modo profittevole pel quale il co-
stume delle nazioni si colorisce delle
tinte a lui proprie non è quello sola-
mente di tracciare le linee sensibili che
lo compongono, si bene le morali, impe-
rocche da questo si rileva il vero effetto
delle istituzioni de’ governi.
Nella scelta di que’ costumi che han-
no immediata pertinenza colla filosofia
morale che dalle istituzioni de’ governi
provengono, noi crediamo che la vita
della conversazione sia quella che meglio
abbia diritto di far parte della sposizio-
ne che noi facciamo delle Scene di Vene-
zia ede’suoi costumi municipali, La con-
versazione od il trattar conversevole è
antico quanto esserlo puote la società ci-
vile. Fin dalle più remote etadi gli uomi-
ni sì tennero assieme di quelle cose ragio-
nando le quali o furono da’lor maggiori
operate o che da’contemporanei loro si e=
spedivano o ch? e’ veduto avevano cogli
occhi propri. Se non che, dal generale
delle cose al particolare restringendoci,
sur ce qu’ils avaient fait eux-mêmes, ou
va de leurs propres yeux. Mais de ces
matières générales passant bientôt à des
sujets particuliers , non-seulement les
hommes s’entretinrent ensemble de l’hi-
stoire des temps passés mais parla suite ils
s’occupèrent aussi des objets et des ma-
tières qui pouvaient contribuer à amé-
liorer l’existence et les moeurs. En ef-
fet, aux récits des événements et aux
traditions des âges précédents qui occu-
paient d’abord les réunions des hommes,
succédérent enfin, lorsque la civilisation
commeuca à étendre son empire, les re-
cherches et les rapports profitables,
mieux faits pour parvenir à former les
moeurs et à embellir l’existence des peu
ples primitifs. Alors les sages s’ entre
ünrent dans leurs graves assemblées
des destins des monarchies confiées à
leur prudence ; les Brahmanes, les Am-
phyctions, les Ephores, les Druides,
célebres et influents à diverses époques
en différentes contrées , s’ occupèrent
dans leurs réunions et dans leurs pays
respectifs des intéréts les plus chers
et les plus importants des peuples qui
leur avaient confié les soins du gouverne-
ment. L’histoire nous a transmis que
l’influence des rapports sociaux, des ré-
unions entre particuliers, fut aussi puis
sante que profitable au temps de Péri-
clès, qui fréquentait si assidàment la
modeste maison de Socrate. Là se ren-
contraient les hommes les plus illustres
d'Athènes ; Périclés, ainsi que nous ve-
nons de le dire, maître supréme alors
de la république, Alcibiade, qui devait
plus tard avoir aussi tant d’influence sur
_son gouvernement et ses destins, Platon
fondateur de l’école de l’Académie, Xé-
nophon, Aristippe, et bien d’autres
moins connus. Les Romains eux aussi,
lorsque, par le commerce et les lecons
des Giecs, ils se familiarisèrent avec l'i-
.dée. du beau en tous genres, les Romains
rechercherent les doux plaisirs de la
dobbiam pur confessare che col volgere
de’ secoli non solo gli uomini assieme
s’ intrattennero per ricordare la storia
del passato, ma per abbracciare quelle
discipline che alla miglior vita conferi»
scono. Infatti se dapprincipio le memo-
rie de’ secoli formavano, il soggette di
queste unioni, dappresso, quando la ci-
viltà s’accrebbe, fu soggetto di civili ri-
cerche e di contemplazioni profondissi-
me sopra quelle cose che dovevano far-
si a migliorare, ed a correggere la civi-
le esistenza. Fu quindi che le conversa»
zioni de’ sapienti o de’ magi aveano lo
scopo di. occuparsi del destino della
monarchia alla lero prudenza aflidata,
e che i Bracmani, i Druidi, gli Efori
e gli Anfizioni nell’India, nella Scizia
e nella Grecia si raccolsero amichevol»
mente conversando delle cose che alla
gloria, all’onore ed alla proprietà de’ ri»
spettivi governi risguardavano. Sappia=
mo che nel secolo di Pericle fu utilissi-
ma la conversazione che in casa di So-
crate si teneva. Qui raccoglievasi il fior
de’cittadini Ateniesi, e Pericle, signore
poi della repubblica, ed Alcibiade, che con
nondifferente autorità ebbela timoneggia-
ta, e Platone, fondatore della scuola ac-
‘cademica, e Xenofonte, ed Aristippo; e
molti altri famosi quivi portavansi. Ned i
Romani quando si ebbero co? Greci per
apprendere da costoro lascienza delle co-
se più belle ed ottime intermessero l’ uso
del conversare, ed é antichissima ramme-
morazione di Marco Tulio Cicerone nella
sua opera de Repubblica, che Scipione
1’ affricano, avutosi in parlari con Masi-
nissa, di molti oggetti alla repubblica
pertinenti favellasse. Macrobio stesso,
.che ne sapeva assai avanti de’ costumi
romani, e Tacito ancora ne dicono che
presso i Quiriti il trattar converseyole
usitatissimo era.
253
eo “Re fa ms
conversation. Cicéron, dans son fameux
ouvrage De Republicà, fait mention des
conférences de Scipion l’Africain avec
Massinissa, conférences dans lesquelles
ils s’occupérent longuement des intérêts
de la République. Macrobe lui-même, si
profond dans la connaissance de tout ce
qui concerne les moeurs romaines, Ta-
cite, et une foule d’autres, nous prou-
vent évidemment par plusieurs passages
de leurs écrits que les rapports entre
particuliers étaient à Rome aussi fré-
quents qu’agréables et instructifs.
Le mème usage se conserva dans les
moeurs jusqu’à la translation du siège de
l'empire de Rome à Bysance, opéré par
Constantin, qui comme chacun sait,
donna alors son nom à la nouvelle ca-
pitale. Mais à dater de cette époque, les
irruptions des barbares qui désolèrent
successivement la malheureuse Italie jus-
qu'aux temps d’Alboin, roi des Lom-
bards, et de Charlemagne, anéantirent
en Italie les derniers restes de la civili-
sation romaine, et presque jusqu’à leur
souvenir; alors disparurent les profita-
bles coutumes en faveur chez les Grecs
et les Romains dont nous avons parlé
tout-à-l’heure, et avec elles une des der-
nières planches de salut pour notre mal-
heureuse patrie. Le goût des relations
amicales, des rapprochements d’indivi-
dus, de familles, sembla plus tard se ra-
nimer par degrés; mais quelle différen-
ce entre celles dont nous venons de parler
et les réunions que commencèrent alors
à former dans les villes, Sièges de leur
pouvoir, dans leurs châteaux, dans leurs
forteresses féodales, d’abord les vicaires
«des empereurs, et successivement les
comtes, les grands feudataires, elc. Là
on ne parlait que de trahisons, de sur-
prises, de guerre, de violences coupa-
bles exercées contre d’infortunées vi-
ctimes de leur toute-puissance et de
leurs vices, au mépris des lois les plus sa-
crées et les plus inviolables, Mais enfin
Questo costume di conversare si man-
tenne interrottamente fino alla divisione
dello imperio da Roma a Bisanzio per Co-
stantino effettuata; il quale poi alla città
di Bisanzio dava il nome di Costantino-
poli dal suo derivandolo. Di fermo, dopo
questa divisione, la sorvegnenza de’ bar-
bari, incominciando da Radagasio, Toti-
la,Genserico, Teodorico, e terminando fin
ad Alboino re de’ Longobardi, e prose-
guita da Carlo Magno re de’ Francesi, di-
sertò dall’ Italia ogni fiore di urbanità,
e per conseguenza gli scopi che aveva-
no quelle sociali adunanze ricordate fin
qui appo Greci e Romani, scopi santis-
simi per la patria, mancarono. Ne con-
versazioni simili alle prime potevano
dirsi quelle che tenevano ne’ loro castel-
li, o messi entro la città, o posti sui
comignoli de’ monti, o nelle valli a
queste circostanti, i vicari de’cesari ale-
manni od i loro conti o feudatari i impe-
rochè quivi non si conveniva che per
istudiare il modo di tradirsi reciproca-
mente, di guerriarsi in modo cruento, di
violarsi con vece assidua le donne, le
spose, le vergini, insomma i diritti più
sacri ed inviolabili. Ma venne il tempo
in cui le scienze e le arti si allargarono,
e nel quale gli Italiani dieronsi a riedi-
ficare il tempio della coltura; e ciò ac-
cade specialmente nel secolo XV e
dopo la famosa pace di Costanza. Li si-
gnoretti italiani che dopo questa pace
le temps vint où les sciences et les arts
commencérent à refleurir ; les Italiens
les premiers travaillèrent avec ardeur à
relever l’édifice admirable de la civilisa-
tion, renversé par les barbares, et le
quinzième siècle vint enfin éclairer l’I-
talie d’une lumiére nouvelle. Les sei-
gneurs féodaux, les châtelains obscurs
qui, après la paix de Constance, étaient
devenus presque tous de vèritables prin-
ces, virent bien que désormais le pou-
voir pour se soutenir chez les Italiens,
avaient besoin de l’appui des lettres et
des arts ; alors ils protégèrent le génie
et l’encouragèrent dans tous les genres,
parce qu’ils reconnurent combien c’é-
tait là un puissant moyen de s’affection-
ner les peuples et de les habituer au
joug. La cour de chacun de ces petits
princes devint donc une espèce d’acadé-
mie, de lycée, où les savants, les philo-
sophes, les poétes, les artistes, en un
mot les hommes les plus illustres dans
îous les genres, se partageaient les fa-
veurs et la société du maitre. Les prin-
ces d’Est entr’autres, attirérent et fi-
xerent long-temps dans leurs cours les
deux plus grands poëtes d'Italie, aprés
le Dante: le Tasse et l’Arioste. La céle-
bre maison des Médicis, devenue mai-
tresse souveraine de Florence, accorda
également une faveur marquée aux hom-
mes les plus distingués par leur génie
et leur savoir; Laurentle Magnifique, lié
d’amitié avec les gens de lettres et les
poétesles plus célébres, cultivait lui-mé-
mela littérature avec succès et leur com-
muniquail ses productions avec empres-
sement: nous avons encore de ce prince
éclairé des ouvrages d'une remarquable
élévation. de pensées et d’une rare élé-
gance de style. Et ce que nous avons dit
nommement de Florence et de Ferrare,
on pourrait le dire de la plupart des
villes principales d’Italie vers le même
temps; et à plus juste titre encore, de
Rome, sous le pontificat de Léon X,
aggrandirono fino al principato, s’ayvisa-
rono che pegli Italiani la coltura non
poteva disgiungersi dalla potenza civile
ed economica, e per tenerli quieti e
devoti pensarono, ed in ciò intieramen-
te concordarono; che gli ingegni perigri«
ni dovessero con somma cura essere
animati ed esaltati. Ogni corte quindi
divenne un’ accademia od un liceo, e
li dotti, eruditi, filosofi, poeti, artisti di
ogni maniera formarono la conversazio-
ne de’ principi stessi, Gli estensi nel ses
colo che teste abbiamo accennato, ebbe»
ro appo loro que? due immensi principi
dell’italiana epopea dopo il Dante, Tas-
so ed l’ Ariosto; la casa de Medici, che
imperava a Fiorenza; diede ricetto ad
uomini li più famosi della repubblica
fiorentina, ed il magnifico Lorenzo ei
medesimo aveva confidente amicizia tale
co” letterati e co’ poeti, che leggeva loro
di sue composizioni, molte delle quali
spiravano grazia, venustà entro ad utilis-
simi concetti. Questa maniera di conver-
sazioni era frequente in tutte le altre
città italiane. É chi non sa della squisita
gente che Leone X, il quale in questo tor-
no di tempo sedeva a Roma, intorno a se
ragunava? Chi non sa di Napoli quan-
do Alfonso V diedesi a farsi sul model-
lo di Ottaviano e del figliuol di Pipino?
Egli studiò in Tito Livio, e dicono gli
storici che essendo ammalato . coll’ udir
leggersi soltanto la vita del figlio di Fi-
lippo re di Macedonia perfettamente
risanasse. Certo sotto gli Arragonesi le
lettere, le scienze e le arti si spinsero
avanti; e Giovanni Boccaccio toscano,
quello scrittore che noi ora abbiamo co-
me il padre de’ prosatori vulgari, Boc-
caccio conversava nella corte arragonese
di Napoli, ed acquistava quella reputa-
zione che ben giustamente se gli compe-
teva.
a
protecteur si ardent des lettres et des
sciences, et de Naples, lorsqu’Alphon-
se V, marchant sur les traces d’Octave
et de Charlemagne, rassembla à sa cour
les gens de lettres de son temps. Tite-
Live était son auteur favori, et ses hi-
stcriens racontent qn’étant malade un
jour, il guérit en entendant lire l’hi.
stoire d'Alexandre, tel était son amour
pour ce livre! Assurément les arts, les
sciences et les lettres firent de nota-
ble progrès sous la domination des prin-
ces arragonais ; Jean Boccace, toscan,
que nous regardons aujurd’hui comme
le père des prosateurs italiens, Boccace
lui-même brilla à la cour de Naples, et
y jouit d’une estime et de distinctions
étaient bien dûes à son mérite.
Mais, au milieu du mouvement intel-
lectuel qui se fit sentir alors dans les
principales villes d’Italie, Venise ne
pouvait certes rester stationnaire et in-
différente. Nous n’exposerons point ici
longuement les motifs particuliers qu’
ont les gouvernements républicains, plus
que les autres encore, d’encourager le
goût des réunions, de rapports fréquents
entre particuliers, car un sujet si im-
portant nous entraînerait trop loin de
notre but principal. Bornons-nous à dé-
montrer que, par l'effet des institutions
primitives du gouvernement vénitien
que nous avons déjà exposées dans la
première partie de cet ouvrage, les as-
semblées, les sociétés particulières, les
cercles, etc., devaient avoir à Venise
une physionomie particulière. Toujours
fidèles à nos promesses d’être aussi brefs
que possible, nous ne dirons rien dece
que nous offrent sur ce point les temps
antérieurs au XV siècle, et nous bornant
à consacrer ici quelques lignes aux réu-
nions qui avaient lieu habituellement
chez Alde Minuce le Vieux et quelques
autres, nous passerons aussitòt à ce qui
distingue aujourd’hui Veniseen ce genre.
Alde Minuce, dont les éditions, pu-
(SA:
Ma d’infrale città capitali de’ regni
illustri che qui abbiamo ricordato, Vine-
gia eziandio a questo riguardo si distinse.
Non vorrem qui discorrere per le minu-
zie tutte quelle ragioni che hanno li
governi repubblicani di dare particolari
e frequenti aggregazioni domestiche, per-
chè moltissime essendo, il subbietto ci
trarrebbe troppo per le lunghezze. Me-
glio è attestiamo che per le istituzio-
ni del governo venetico, già da noi di-
svolte nella prima parte di quest’ ope-
ra, le conversazioni o li convegni,
che poi si dissero ancora crocchi, spes-
sì assai e singolari dovevano venire.
Per il nostro proposto poi di brevità in»
tralascieremo non solo di parlare de’ pri-
vati convegni dei secoli che furono avan-
ti del cinquecento, ma limiteremci a
ricordare quello -che si teneva in casa di
Aldo Manuzio il vecchio, e toccheremo
di volo sugli altri, venendo poi a quelli
di oggidi,
Siccome Aldo Manuzio era il primo
— 256 —
bliées il y a déjà environ trois siècles et
demi, sont si estimées et si recherchées
de nos jours, Alde Minuce était non-seu-
Jement le premier des typographes, mais
un érudit estimé de tous les savants ses
contemporains. Connu dans l'Europe en-
tière par ses admirables travaux et par
les correspondances nombreuses qu’il
entretenait avec les écrivains de tous les
pays, il était l’objet de l’empressement
des étrangers qui arrivaient h Venise.
Le fameux Erasme de Rotterdam vint le
trouver en personne, afin de faire im-
primer ses Adages dans son établisse-
ment, et se lia par suite avec lui de l’a-
mitié la plus étroite. Le cardinal Lean-
dri, Maffeo Leoni, André d’Asola, le
cardinal Bembo, Priuli, évèque de Tor-
cello, et autres, qui jouissent d’une ré-
putation si honorable parmi les gens de
lettres, fréquentaient tous la maison
d’ Alde Minuce.
A cette époque , il n’y avait pas
une famille patricienne qui n’ouvrit son
palais à une société choisie et nom-
breuse , dont les entretiens roulaient
d’ordinaire, suivant l’exemple des Grecs
et des Romains, sur des matiéres d’un
intérêt général et spécialement sur cel-
les qui avaient un rapport direct avec le
bien public, la gloire de la république,
etc.; et à mesure que la civilisation se
développait sur de plus larges bases,
Vesprit de sociabilité augmentait dans
les mêmes proportions. Mais vers les
derniers temps de la république, le ger-
me de la dissolution commençant à atta-
quer les vieilles institutions et les vieux
usages, les nobles ne pensèrent qu’aux
plaisirs, et l’on vit même les palais des
sénateurs transformés en véritables mai-
sons de jeu, où se consomma bien sou-
vent la ruine des famillesles plus riches.
En vain le sénat s’efforca de mettre un fre-
in par de sévéres décrets à ce goùt perni-
cieux. Ainsi, au lieu des vues louables qui
avaient engagé nos aieux à encourager le»
de’ tipografi, e tutte le cose da lui stame
pate, or vanno li tre secoli e mezzo,
hannosi di un merito peregrino, non era
il secondo fra i letterati, ed i dotti del
mondo incivilito d’allora lo aveano caris-
simo. Per le immense sue corrisponden-
ze, e per Ja celebrità del nome e delle
opere, non era forestiere che e Vinegia
arrecandosi, di Aldo prestamente non
chiedesse. Egli ci è noto che il famoso
Erasmo di Roterdam olandese si portò
direttamente da lui per far istampare
li suoi Adagi, e che con esso strinse vera
amicizia. Il cardinale Leandri, Maffec
Lioni, Andrea da Asola, il cardinal Bem-
bo, il Priuli vescovo di Torcello e via
erano tutta gente che frequentava appo
il Manuzio, gente che nella repubblica’
delle lettere in fama di egregi ed eccel-
lenti montarono.
À quel tempo non v'era casa pa-
trizia che non tenésse conversazioni,
nelle quali i parlari che si facevano
puossi dire a buon dritto avessero lo
medesimo scopo di quelle antiche ap-
po Greci e ‘Romani, cioè si volgesse-
ro sempre sulla patria, ed aumentassero
in ragione della civiltà, giacchè come più
la vita civile si approssima alla genti:
lezza ed alla mollizie quello che forma
il più gradito sollievo dell’alta societa»
de null’altro è certamente dalle conver-
sazioni in fuori. Negli ultimi tempi però
svoltosi in ‘esse lo spirito di. dissoluzione
degli ordini antichi, li nobili non attese-
ro che a’mezzi di piacere : quindi nelle
case degli aristocrati gli intrattenimenti
che si davano erane specialmente li giuo-
chi d’ azzardo, i quali bene spesso cagio-
navano la rovina di molte famiglie, e
che invano il governo antico davasi con
proibizioni a frenarli. Che se lo scope
delle adunanze venetiche negli estremi
della repubblica non era più quello del-
le antiche, quando la democrazia venne
SU
sprit de sociabilité à Venise, lorsque le
régime démocratique fut substitué à l’a-
ristocratique , la. société des derniers
temps de la république ne s’occupa plus
que d’objets frivoles où même condam-
nables et d’un dangereux exemple. La
licence succéda aux moeurs honnetes,
les chimères philosophiques aux graves
méditations des hommes d'Etat, l’amour
dela nouveauté à celui de la patrie et des
institutions anciennes; en un mot, la
légereté, la présomption, la frivolité, à
l'ordre, à la sagesse, à la gravité et à la
modération. Mais apres ces temps dé-
plorables, et sous l'influence d’un gou-
vernement tranquille, le genre des socié-
tés commenca de nouveau à s’améliorer;
cependant on n’y cherche guère plus
aujourd'hui qu’un moyen d'échapper à
l’ennui. Les cafés ont été, et sont tou-
jours d’ailleurs à Venise, nn centre de
réunion. Lorsque vous prêtez l’orcille
en pareils lieux à la conversation ha-
bituelle, ce n’est point certes Punifor-
mité des sujets que vous avez à redou-
ter, puisque l’on traite, ou pour mieux
dire, l’on effleure dans ces conversations
tous les sujets imaginables; la chroni-
que scandaleuse du jour, la politique, la
littérature, etc., ete., exercent tour-à-
tour la volubilité des interlocuteurs. Le
mouvement, la variété qui y régnent,
expression animée des physionomies,
l’élégance des vêtements , la grâce des
maniéres, sont impossibles à décrire. Les
plus fréquentés des cafés de Venise sont
presque tous sur la place Saint-Marc;
là, sans compter le fameux café Florian,
vous trouvez celui des Tures, des Grecs,
des négociants, des militaires, et ainsi
de suite. On peut dire que la place
Saint-Marc est le rendez-vous de toutes
les classes de citoyens, et des étrangers
de toutes les nations.
2
51 —
sostituita al governo de’ nobili non eb-
bero esse altro scopo da quello in fuori
dello stravizzo e del disordinamento. La
licenza ebbe il luogo del rispetto, delle
gentili dimostrazioni; la sfaccendata filo-
sofia surrogossi alle mature riflessioni de-
gli uomini di stato; 1’ amore delle novità
a quello della patria; la petulanza in una
parola; la caparbietà,la frascheria tennero
il seggio della moderazione, della saggezza
e gravità. Ma passati que’tempi, e datoci
di vivere solto un reggime tranquillo, ri-
tornarono le adunanze sociali a prendere
miglior aspetto;e furon tali da potersi ap-
pelare convegni aventî lo scopo di scae-
ciare la noia dell’ozio, la maggior parte
dei quali si tennero e si tengono nei
caffè. Se tu fossi da presso a qualcuno
di que’ crocchi che si formano in queste
parti, ben avresti di che occuparti, impe-
rocchè non vi è soggetto urbano, politi-
co, economico che non vi si tratti. Tatto
è movimento, tutto è brio; e si vorrebbe
assai pena perdipingere i vari aspetti del-
le fisonomie, la sontuosità delle vesti, la
leggiadria de’ modi, le ricercate maniere
delle espressioni. Tutti questi caffè }con
differente nome s’intitolano. A cagion
d’ esempio, fra i molti che si trovano
nella gran piazza, il principale, e pro-
prio della gente di. alta sfera, si è quel-
lo di Florian; vengono poi quelli dei
Turchi, dei Greci, quello de’ Militari, dei
Commercianti e via, ove questa mante»
ra di gente si mostran e quivi conver»
san. Può dirsi che la piazza San Mar-
co sia il luogo in cui tutti gli ordini e
molte delle nazioni si uniscono,
— 258 —
La plus fréquentée et la plus belle
des rues de Venise, c’est sans contredit
celle dite de la Mercerie, qui a pris son
nom de fa multitude et de la variété des
marchandises (merci) qu’on vend dans
les boutiques qui la bordent. Ces bouti.
ques sont si élégantes, si bien ornées, et
les objets exposés en vente sont dispo-
sés avec tant de goût, avec une entente
si parfaite de l’étalage, que, depuis l’hor-
loge de Saint-Marc jusqu'a la place
Saint-Barthélemi, le promeneur croit as
vancer au milieu d’une galerie. Sous
bien des rapports, on peut considérer la
Mercerie comme le lieu le plus propre à
attirer la foule des citoyens et des étran-
gers à chaque heure du jour. Sous la ré-
publique, la Mercerie était une exposi-
lion continue, si je puis me servir de
cette expression, des richesses de nos
ancêtres. Chaque boutique renfermait
des trésors, et bien que leur extérieur
fût peu élégant, leur disposition négli-
gée, leurs ornements communs, même au
temps de la république, la Mercerie é-
tait un sujet d’admiration pour quicon-
que la voyait, et une preuve éclatante
de la richesse des Vénitiens. Toutefois
nous n’entendons point dire par-là que
Venise ait perdu aujourd’hui toutes ses
ressources ; nous croyons fermement au
contraire que cette ville est bien loin
de mériter lPépithète de misérable que
certaines gens voudraient lui donner
maintenant. Ces gens-là, n’approfondis-
sant point la matière, mais s’arrétant à
la superficie, à l’apparence des choses,
accusent les Vénitiens de ne plus rien
produire, de ne plus rien avoir de splen-
dide, de magnifique, et se déchatnent
violemment contre quiconque s’efforce
de leur prouver le contraire par de bon-
nes raisons. Mais ils se trompent gros-
sièrement sur ce point, car Pon peut
avancer hardiment que les marchands de
Venise et les joailliers surtout sont au
moins comparables aux commerçants
s
i
i
Noi qui a Venezia fra le principali e
più belle strade contiamo la Merceria,
che prende questa nomenclatura appunto
dalla quantità ed assortimento di merci
che quivi si vendono. Quelle tante botte-
ghe che diffilato s'incontrano su questa
seno addobbate con tale un lusso, e le
merci sonvi sì leggiadramente disposte,
che dalla torre dell’ orologio fino al cam-
po di san Bortolomeo puossi dire il pas«
seggiero trapassi una galleria. La Mar-
ceria, sommariamente considerata, può
per mille rapporli aversi come il luogo
di maggior affluenza de’ cittadini e dei
forestieri, nelle ore specialmente del di.
A’ tempi repubblicani, la Merceria era
la mostra, direm così, delle ricchezze dei
nostri: ogni bottega presentava un teso»
ro, e sebbene lo esterno di queste fosse
rozzo, e non si pensasse nemanco di ri-
durle tutte ad una medesima forma, e
pingerle tutte di uno stesso colore, e
dare a tutte una vernice eguale, tuttavia
anco a’ di della repubblica le merce-
rie erano lo stupore di chi per esse pas-
sava, ed argomento di quanto valevano
in dovizie li Viniziani. Noi non vogliamo
perd dire, in siffatta guisa esprimendoci,
che di presente in Venezia non vi siano
più ricchezze ; no, anzi per lo contrario
vogliam dimostrare che la capitale dei
Veueti sia ben lontana dal meritare l’e-
piteta di misera, come taluni vorrebbo-
no appiccarglielo. Certa gente che non
consideranola sostanza ma meglio l’appa-
renza delle cose, accusano li Viniziani per-
chè non hanno più opere di ricchezza,
vanno con petulanza astiando contro tuta
ti coloro che doperando della ragione
e de’ calcoli riprovano la loro senten-
za. Ma sono ingannati d’ assai, imperoc-
ché fra li venditori di gemme ed altre
mercatanzie nelle altre capitali pochi
son quelli che abbiano depasiti così pie-
ni, e rilevanti crediti di molta impor-
tanza, ed un giro come lo hanno questi
nostri Viniziani. E chi non sa che la vi
È €
ivi
ts plus riches des autres capitales, soit
sous le rapport de l’importance des dè-
pôts, soit sous celui des opérations com-
merciales, etc. Qui ignore que la nation
vénitienne est redevable à son esprit de
commerce du haut degré de puissance
et de prospérité qu’elle avait atteint ?
La fortune des Etats est soumise aux
mêmes vicissitudes que celle des particu-
liers; le temps étant arrivé où les Vénitiens
avaient besoin de recourir à toute leur
prudence pour ne point exposer leurs
propres intèréts, ils n’oublierent aucune
précaution; distinguant telle branche
de commerce de telle ou telle autre,
retirant leurs fonds des banques publi-
ques, et se bornant au genre de com-
merce qu'ils croyaient le plus avanta-
geux pour obtenir le but qu’ils se pro-
posent, c’est-à-dire un gain modéré, ils
abandonnent les opérations fastueuses
aux négociants téméraires et amis de
l’éclat, mais trop sujets aussi à de scan-
daleuses faillites qui, et nous pourrions
le prouver par plus d’an exemple, coû<
tent de pénibles sacrifices aux gens qui,
éblouis par de superbes dehors, leur
ont imprudemment confié leurs : ca:
pitaux. Ce n’est point aux négociants
vénitiens que l’on peut faire un tel re«
proche. Ennemis du faste, ils savent
aujourd’hui borner leurs désirs et leurs
dépenses. Mais la renommée colportant
cette nouvelle de ville en ville et exagé-
rant à l’ordivaire les choses, le bruit
court dans toutes les places de commer-
ce que les Vénitiens ont perdu presque
toute leur puissance et leur richesse. En
est-il réellement ainsi? — Nous pouvons
assurer précisément le contraire. Le vé-
ritable négociant, à notre avis, c’est
celui qui aime mieux garder en caisse la
meilleure partie de ses fonds, plutôt que
de les aventurer imprudemment, ét se
borne aux spéculations commerciales
qui lai offrent le plus de chances favo-
tables. La-dessus, les sots commencent à
à
19
3
9 sé
O
niziana nazione allo spirito commerciale
deve l’apice di forza, di potenza e di
ricchezza a cui era giunta ? Le con-
dizioni de’stati sono soggette alle vicende
medesime dell’uomo individuale; succes-
si quindi i tempi ne’ quali il viniziano
doveva usare di tutta la prudenza, per.
non esporsi negli interessi economici, andò
egli cautissimo, decimò or questo or
quell’ altro negozio, ritirò da? pubblici
banchi il proprio capitale, e si ristrinse
a quella vena commerciale che gli ri-
spose meglio al fine che si propose, cioè
guadagno moderato, lasciando fare’ il
più a quelli che amano di essere repu-
tati negozianti di principalissimo grido,
a cui, e lo possiam provare, per altro so-
ho facili i fallimenti con sacrifizio di que’
che abbagliati dalla cotestoro doviziosa
apparenza pagarono il fio della loro cre-
dulità. Di questa specie pochi sono li
Viniziani. Sprezzatori del fasto, e’ si li-
mitano a quanto ponno fare, e nulla
più. La fama porta questa novità per
tutti i luoghi di commercio, esagera la
situazione del prudente, e si dice per
tutte bocche che il viniziano non è più
l’uomo di forza. E mò vero? Il contra-
rio anzi. Egli, a creder nostro, è il vero
negoziante, che si contenta di tenere in
serbo la maggior parte de’ suoi averi,
piuttosto che avventurarli tutti, e solo
sì limita a quelle speculazioni com-
merciali che più gli dan speranza di
guadagno. Il mondo de’sciocchi parla, ses
gue a non volerlo stimare potente, ed ei
ridendosi di loro, segue il suo commer-
cio avveduto, e sapendosi al coperto dei
sinistri avvenimenti, mena vita tranquilla.
Dopo ciò, non si creda non vi sia a Vea
nezia commercio: quivi egli è ed abba-
stanza fiorente, ma avveduto, cauto: il
vero commercio. Balbi già ne’ suoi rap-
porti commerciali inseriti nella grand’ o-
pera che diede, la sua Geografia, fa ben
conoscere, senza che noi vogliamo qui
ricopiare le sue sentenze, quale sia lo
+
gloser sur son compte à qui mieux mieux;
mais l'habile commerçant se moque
d'eux à son tour et fidèle à un système
si sage, il coule paisiblement ses jours
dans une honnête aisance, à l'abri de
tout revers imprévu. Qu’on ne s’imagi-
ne donc point que le commerce est nul
à Venise; il y est: au contraire assez
florissant, mais modéré, prudent, tel en
un mot que le véritable commerce doit
l’étre. Balbi, dans son célébre ouvrage
de géographie, a rendu pleine justice
aux Vénitiens sur ce point, mais nous
nous contentons d’en faire mention, ne
voulant point reproduire ici les détails
dans lesquels il entre sur la situation
commerciale de Venise aujourd’hui,
comparée avec celle de beaucoup d’au-
tres villes.
En tous temps, les Etais dans lesquels,
comme chacun sait, l’argent ne circule
point également dans toutes les classes
de la société, les Etats, dis-je, ont senti
le besoin de fournir un aliment à l’espé-
rance des malheureux et des indigents,
les leurrant de la chance de changer
subitement de fortune, gagnant beau-
coup en risquant peu. Entre tous les
moyens de ce genre que le peuple ai-
me de préférence, nons distinguerons la
Tombola que l’on tire chaque année à
Venise, et dont nous ne saurivns nous
dispenser de parler.
La tombola compte le même nombre
de numéros que la loterie, c’est-à-dire
quatre-vingt-dix ; le joueur gagnant est
celui dont le carton,que l’on acquiert pour
un prix modéré, est le premier rempli
par les numéros sortis. La tombola (loto,
loterie) est un jeu trés répandu parmi les
particuliers, mais nous ne prétendons cer-
tes parler ici que d’une tombola publique
établie dans la monarchie autrichienne,
TPE
stato commerciale della presente Vine-
gia in comparazione di quello di molte
altre capitali marittime!
Fu sempre bisogno de’governi ne’ qua-
li il danaro non circola ugualmente per
tutte le classi sociali di aprire una via
di speranza a’ pitocchi ed a’tapini, e
metterli in fede di permutare la propria
condizione arrisicando poco per avere
molto. Tra que’ mezzi che la plebe re-
puta più secondi ‘alle sue circostanze,
nessuno va avanti a quello della Tom-
bola; giuoco che dassi ogni anno in que-
sta capitale, e su cui per mille rapporti
è mestieri il dire alcun che.
La tombola non ha nè più nè meno
numeri di quelli che ne ha il lotto: no-
vanta come questo ne conta anch” essa ;
e n’ è proclamato e conosciuto vincitore
colui la cartella del quale, che si ac-
quista mercedio un prezzo appiccatole,
ha i primi quindici numeri dalla tom-
bola sortiti. La tombola viene giuocata
nelle famiglie, e pubblicamente ancora.
Della pubblica volendo dire, è da sapere
soli 0) nu
protégée par des ordonnances impéria-
les, et dont le but est certes des plus
louables: elle a toujours lieu au profit
des hospices, des maisons d’asile, ou de
tout autre pieuse institution,
À Venise, on tire la Tombola sur la
place Saint-Marc, et le coup d’oeil en
est réellement curieux en pareil cas. En
face de la basilique de Saint-Marc, on
élève ce jour-là, près du palaisroyal, une
espéce de loge, d’estrade, d’une forme
quadrangulaire et assez bien entendue ;
on y monte par un perron qui conduit à
une plate-forme surlaquelle les gagnants
se rendent pour faire vérifier les numé-
ros, et où a eu lieu leur tirage, à la vue
de tout le monde et d’après l’ordre don-
né par des magistrats qui y assistent,
chargés de maintenir le bon ordre et de
veiller à la régularité des opérations. On
annonce à son de trompe chaque numé-
ro, extrait de l’urne par un jeune en-
fant-trouvé ; et peu aprés le même nu-
méro est exposé aux yeux de tous dans
une niche placée au-dessus de la loge,
Dans un autre loge également de for-
me quadrangulaire, garnie tout autour
de quatre-vingl-dix compartiments, et
placée juste au milieu de la place, une
main invisible pour le public, montre
‘de nouveau les numéros à mesure qu’on
les tire, pour la plus grande commodité
des assistants.
Rarement l'opération s'achève sans
qu'il y ait un peu de désordre et de tu-
multe, causé par la précipitation de
quelques-uns des intéressés qui, abusés
par la soif du gain, croyant avoir réuni
les numéros nécessaires, crient : Tombo-
Ja! et courent à la loge pour les faire vé-
rifier. Jugez de leur désappointement lor-
sque leur erreur se découvre alors, et
des huées, du vacarme de la populace
qui les voit redescendrede l’estrade aussi
tristes et aussi honteux qu’ils y étaient
montés joyeux ct confiants,
che nella nostra monarchia viene tute-
lata dalle sovrane disposizioni, e giuo=
cata per fine sempre nobilissimo. Que-
sto è o per benefizio delle case di rico-
vero o per altra ragione che tende sem-
pre a giovare all’ umanità sofferente.
A Vinegia fassi la tombola in piazza
di San Marco; ed è daddovero bellis-
simo il suo apparato. Stabilito il di del
giuoco, di fronte alla Basilica, presso il
palazzo reale, viene innalzato una sj ecie
di ligneo palco, di forma quadrangi lare
e di buonissimo gusto architettonico.
Ha una gradinata per la quale li vinci-
tori salgono ad un piano coperto, iu cui
si estraggono li numeri da un’ urna alla
veduta del pubblico e ad un cenno dei
presidenti, che quivi seggono per atten-
dere al buon ordine e per riscontrare la
regolarità delle cartelle vincitrici. Il suo-
no delle trombe annuzia l estrazione
fatta del numero da un fanciullo a cui
la malasorte non concesse la conoscenza
de’ genitori, e che è addetto all’ ospizio
de’trovatelli; ed indi a poco il numero
stesso comparisce da una nicchia, alla
parte superiore del palco locata. In uno
altro palco poi, di forma parimenti qua-
drangolare, avente da tutti suoi lati no-
vanta compartimenti, e che s’ innalza pro-
prio in mezzo alla gran piazza, mano
nascosta fa uscire i numeri di volta in
volta che vengono estratti, a maggiore
intelligenza de’ concorrenti.
Poche volte addiviene ch'e’ non vi
abbia confusione, e qualche piccolo dis-
ordine non nasca, imperocchè l’ avidità
del guadagno fa per taluni travedere li
numeri, e gridano tombola, e vanno al
palco per raffrontar la cartella, co’ nume-
ri usciti, e scopertosi il loro errore, fra
schiamazzi e risa di que’ che non sanno
compatire altrui, fra le dimostrazioni di
giubilo di chi ancora spera vincere, con-
viene loro che scendano brulli e spen-
nacchiali.
mn PED am
L'afluence est extrême en pareil jour
sur la place Saint-Marc; soit désir du
gain, soit curiosité , étrangers et Véni-
tiens accourent à l’envi et bien petit est
le nombre de ceux qui n’achètent pas au
moins un billet. Les cafés, les Procu-
raties, les croisées des maisons, jusqu'aux
balustrades et plate-formes de la basilique
de Saint-Marc, tout regorge de specta-
teurs qui, presque tous, leur billet à la
main, suivent attentivement lecours du
tirage des numéros.
Ed
Quivi il concorso é grande, ché il cit:
{adino ed il forestiero, allettati dalla
speranza di un guadagno e dall’ idea di
cogliere. svagamento, in un di aiutare
chi ha bisogno di suffragio, di buona vo-
glia pone mano al borsiglio, ed acquista
la sua cartella. La piazza San Marco
in quel di è mai sempre ripiena di gen-
te; zeppii caffè, le procuratie, le finestre,
le ringhiere della basilica; e tutti hanno
fra mani la loro cartella, e tutti sono
nell’aspettativa di segnare su quella i
numeri che li portino alla vincita.
A Venise Fexercice de l’aviron n'est
point particulier aux bateliers qui en
font leur gagne pain, mais commun à
bien d’autres classes ; il est pour les
uns un métier et pour les autres un
passe-temps, Aux temps de la républis
que surtout, c'était presqu’une honte
pour un jeune homme que de ne passe dis
stinguer dans cet exercice, Les jeunes
patriciens se réunissaient plusieurs en-
semble, payaient un batelier de profess
sion pour avoir soin du canot où de la
gondole, et se plaisaient à faire souvent
des excursions dans les îles voisines et
sur le littoral adjacent, à Mestre, à Ma-
rano, à Fusina, etc. Nous lisons dans
les vieilles chroniques que les patriciens,
remarquant les nombreux avantages qui
résultaient de ces exercices, aviserent
au moyen de l’encourager, surtout dans
les classes ordinaires, et pour ce, dans
un décret émané à l’occasion des fêtes
célébrées en réjouissance du recouvre:
ment des jeunes fiancées enlevées à. O-:
livolo, ils ordonnèrentque chaque année,
à l’époque des jeux Mariani, aarait lieu
une Regata ou course de bateaux. Voilà
précisément le sujet dont nous allons
nous occuper maintenant.
_ Les regatte, divertissement essentiel-
Îl remarea Venezia non é già solo pros
prio del barcaiuolo, che lo fa mezzo d’
industria, ma generale, conciossiachè chi
lo considerava mezzo a campare la vita;
chi mezzo di svagamento. Specialmente
a’ tempi repubblicani, un giovanotto era
considerato dappoco se non si fosse mo-
strato valente rematore. I figli di nobil
famiglia si univano in ciurme, stipendia«<
vano un barcaiuolo di mestiere, perchè
tenesse in acconcio il battellino o la gone
dola con cui intraprendevano i loro viag-
getti ora a Mestre, ora a Fusina, alcuna
fiata nell’isole che spesseggiano nell’ e-
stuario, € più lungi ancora. Ritroviamo,
nelle antiche cronache che i veneti
padri, riflettendo alPutilità somma che
ridondava da questo esercizio; pensarono
al modo d’ incoraggiarlo, in ispecieltà
nell’ordine plebeo; e nel decreto ema-
nato all’occasione delle gran feste per
la ricupera delle spose rapite in Olivolo,
ordinarono che ogni anno, al tempo dei
ludi Mariani, si facesse una regata, o cor-
+ sa di barche. Egli è su questa corsa ap-
punto che ora prenderemo a parlare.
%
La regata; spettacolo tutto viniziano;
lement vénitien, n’offraient point d’a-
bord le coup-d’oeil magnifique qu’el-
les présentérent ensuite lorsque la ré-
publique elle-même eut atteint un haut
degré de splendeur. Ce n’était avant
cette époque glorieuse qu’une simple
joûte dans laquelle le déploiement de la
force et de l’adresse était le seul but
auquel on visait. Mais avec le temps
les regatte devinrent la fête la plus bril-
lante, et la plus chere à la nation.
Impossible à décrire l’ardenr, les tran-
sports de joie que l’annonce d’ une 7'e-
gata excitait parmi les Vénitiens, et les
efforts, les sacrifices que chacun fesait
pour contribuer de son mieux à la ren-
dre pompeuse et animée. Le gouverne-
ment lui-même et les plus vieux séna-
teurs présidaient à la direction de la
fete. Après la chûte de la république, il
y avait !. "g-temps que cette solennité
n’avait plus lieu qu’à de rares inter-
valles, lorsque dernièrement, de nouvel-
les et sages dispositions en ont fixé cha-
que année le retour invariablement.
Un coup de canon tiré par un biti-
ment de 1 Etat ancré dans le canal
Saint-Georges, est le signal du départ
des bateaux-joûteurs, rangés en ligne en
face des Jardins publics ; l’espace qu’ils
doivent parcourir est de quatre milles,
depuis le point de départ jusqu’au lieu
où se distribuent les prix, passant le
long da quai des Esclavons, du Mole,
entrant dans le Grand-Canal vis-à-vis la
Douane et le parcourant jusqu’à un
point déterminé où s’élève un pieu,
proprement dit par les Vénitiens pa-
letto. Arrivés là, les joûteurs tournent le
pieu, et retournant en arriere par la m8-
me route qu’ils viennent de parcourir,
ne s’arrétent que vis-à-vis la loge ou
pavillon des prix, élevé sur des barques,
avec des arcades, des festons et des or
nements d’assez bon goût. Les prix con-
sistent en quatre banderoles de soie, de
différentes couleurs, au bâton de cha.
non avea a principio quell’ aspetto ma:
gnifico che prese di poi coll’ ingrandirsi
della repubblica. Non era allora se non
se una modestissima gara, nella quale al
solo scopo miravasi di far dimostra la
perizia e la forza, Col volgere pui degli
anni diveniva una festa abbagliante, uni.
ca, la principale della nazione.
È indescrittibile quanto ardore, quauta
letizia ispirasse in tutte classi la nuova di
una regata, e come ciascuno si adope-
rasse per renderla pomposa e piacevole.
Veniva essa ordinata dal governo e die
retta dai più vecchi gentiluomini della
città, Ceduta peròla repubblica, assai di
rado essa facevasi; lorchè giustamente in
questi ultimi tempi ordinavasi, ad inco-
raggiamento dei viniziani rematori, che
annualmente dessa si fornisse.
Ad un colpo di cannone, che scaricasi
da un regio naviglio ancorato in canal di
San Giorgio, e che espandesi rimbom:ban-
tee cupo per le lagune, ha cominciamen-
to la gara. Il punto da cui le barchette
rivali slanciansi nell’arringo è dirimpet-
to ai pubblici giardini, e di quattro mi-
glia circa è lo spazio che denno percor-
re ; cioè varcano le acque della riva de-
gli Schiavoni, quelle del Molo, entrano
nel gran canale per là ove sorge la Do-
gana e poco discosto la chiesa della Sa-
lute, trascorrono tutto il suddetto canale
fin dove piantasi certo stipite, vinizia-
namente appellato palletto. I giostranti,
come arrivano a quel punto, vi girano
intorno; e ritornano per la via già per-
corsa finchè giungono dove si distribui-
scono i premii, che stanno collocati in
una specie di largo bacino innalzato
rimpetto al palagio ove. havvi til mu-
nicipio. Questo bacino è formato sur
+
— 264 — ;
cune des quelles est suspendue une bour-
se contenant une certaine somme d’ar-
gent. Celui des joùteurs qui a été assez
heureux et assez habile pour surpasser
en vitesse tous ses concurrents, obtient
la banderole rouge, celui qui le suit
immédiatement la banderole verte, le
troisième a la bleue, et la banderole jau-
ne, c’est-à-dire le dernier prix, échoit
enfin au quatrième. Cette derniére bande-
role est en outre distinguée par un pelit
pourceau qu’on y voit peint, et que le ga-
gnant n’obtient pas seulement en peintu-
re, mais aussi en chair et en os. Mais
n’allez point croire que le vainqueur du
pourceau soit moins fier et moins sati-
sfait deson triomphe, à cause de l’emblé-
me peu majestueux qui l'accompagne ;
bien loin delà. Parce que cette récompen-
se offre un côté tant soit peu défavorable,
elle n’en est pas moins une récompense,
et une preuve de la victoire honorable
qu’il a remportée sur tous les autres con-
currents qui n’ont obtenu aucune ban-
nière et aucun prix. Aussi c° est a-
vec un véritable orgusil que les amis
et les partisans du quatrième gondolier
vainqueur proménent sur le .grand ca-
val, dans un bateau, le pauvre petit pour-
ceau qui, grognant et se démenant en-
tre leurs mains, paraît fort insensible à
cet honneur.
Les sons de la musique militaire con-
tribuent à animer la scène. L’orchestre
placé dans la loge dont nous avons parlé
tout-à-l’heure et où l’on distribue les
prix, excitent l’ardeur, lémulation des
concurrents tout Je temps de la lutte,
et lorsque les vainqueurs , hors d’ha-
leine et converts de sueur, viennent re-
cevoir les prix qu'ils ont si bien méri-
tés, les musiciens celebrent leur triom-
phe par de joyeuses fanfares.
La prédilection des Vénitiens pour
les regatte ‘est si grande et par consé-
quent l’empressement aussi avec lequel
ils courent à ce spectacle, que les fenè-
barche, ed è mai sempre di buon gu-
sto architettonico. Li premii consistono
in banderuole di vari colori, all’ asta
delle quali stanno appesi dei borsel-
lini con entrovi una determinata som-
ma di denaro. A colui che ha la sorte di
vincere in velocità tutti i concorren-
ti alla gara è concessa la banderuola
rossa, a quello che conduce dietro il
primo la sna barchetta dassi la verde,
la cilestra è propria del terzo, e la gial-
la del poveretto che dai tre primi re-
matori è avanzato. Quest’ ultima, oltre
che diversificare dalle altre per colore,
è mai sempre distinta da un piccolo maiale
disegnatovi sopra. Ma il quarto de’pre-
miati menerebbe lagni se non gli si des-
se, oltre che dipinto, vivo l’animale: hallo
eziandio in carne ed ossa, ed a tutto cie-
lo grugneate. Il vincitore del porchetto,
per lo avuto testimonio di sua lentezza
non sente né affanno né doglia. Se quel
dono, se quell’aggiunta ha per l’una parte
certo che d’inglorioso, riesce per l’altra
prova di preminenza su quelli che resta-
no privi di qualsivoglia bandiera. Lo im-
perche i nostri gondolieri, finita la lotta,
girano boriosi pel loro porco il gran ca-
nale, mentre per entro la barchetta la ta-
pina bestia, non contenta del fato suo ,
manda alle stelle i suoi lamenti.
Lo spettacolo di una viniziana rega»
ta è tutte volte reso via più animato da
suoni e da vivaci pezzi di musica. Sopra
il bacino dispensatore li premii sta per-
tanto disposta grande orchestra , entro
la quale istrumenti di ogni guisa inco-
raggiono con loro note i combattenti,
e celebrano i vincitori come tutti aneli
e grondanti di sudore si portano a co-
gliere il loro ben meritato guiderdone.
Tanta è la curiosità che mette nei Vi-
nizianiuna regata, e tante per conseguen
za ne è il concorso, che poche sonole fine-
stre dei palazzi e delle case, poche le rive
— 26
tres'des nombreux palais, les quais qui
bordent le canal, etc., ne peuvent suf-
fire à la foule des curieux. Aussi beau-
coup d’entr’eux prennent le parti d’as-
sister à la joûte dans des bateaux; ils
sont d’ailleurs ainsi plus à même d’ob-
server de près les joûteurs, de les. sui-
vre autant que possible dans leur course,
d'examiner enfin plus commodément les
moyens, les finesses de l’art qu’ils met-
lent en usage pour se surpasser l’un
l'autre. La quantité de ces bateaux et
gondoles est même si grande que, pour
empècher qu’il n’en résulte des in-
convenients et de l’embarras pour les
bateaux - joùteurs, quelques autres beau-
coup plus grands et nommés bissone (*)
sont chargés de les protéger, de les cou-
vrir sur les deux ailes et de veiller à
ce que l’espace nécessaire à leur passa-
ge reste toujours libre. Ces bissone sont
de longues barques ainsi appelées à cau-
se de Vagilité, je dirais presque de la
souplesse avec laquelle elles glissent'sur
les eaux et serpentent à travers tous les
obstacles. Au reste tous ces bateaux in-
différemment sont ornés, décorés avec
plus ou moins derichesse et de bon goût,
et souvent même ils représentent des
scènes historiques, mythologiques, cte.,
et'alors on voit prodiguées pour leur
décoration les étoffes les plus riches,
la soie, le satin, le velours, les fran-
ges d’or ou d’argent, les glands, les
tapis, les ornements précieux, en un
mot tout ce que le luxe et l’art peu-
vent offrir de plus agréable et de plus
magnifique. Enfin, dans les jours de
solennitè extraordinaire, outre les his-
sone dont nous venons de parler, on:
voit d* utres barques encore plus grandes
et majcstueuses , mais toujours ornées
de la même manière et que l’on appel-
le à Venise peote.
Aux temps de la république , non-
(*) En italien biscione, gros serpent.
) ——
1e fondamenta, conciossiache molti si ap-
pigliano al partito di osservare la festa in
una barca, dalla quale seguir possono i
lottatori, giudicare più da vicino sui lo-
ro artifizi, sulla loro perizia, sulla lor for-
za e destrezza; anzi sono in tanto nume-
ro i curiosi sulle acque, che per togliere
non abbia la pressa delle loro barchette ad
imbarazzare l’agone, ufficio è di alcune al-
tre, chiamate bissone, di far ala alle gio»
stranti. Sono le bissone certi lunghi bat-
telli, appellati in simil guisa a cagione del-
la loro agilità nel serpeggiare da tutte
parti sulle ‘acque. Cosiffatti navigi sono
bellamente apparati, ed alcuna volta
rappresentano storici o mitologici avve.
nimenti, o le costumanze di alcune na-
zioni, o alludono a qualche arte; ed a tal
fine gl’inventori mettono in opera insie-
memente alla scultura ogni maniera di
drappi di seta, di velluto, sopra cui risal-
tano frangie, frastagli, spechi, pelli,
piume, e tutto ciò ad un detto che .na-
tura ed arte offrir ponno a formare con
magnificenza questi emblemi. All’ occa-
sione poi di grande solennità, a queste
bissone si aggiungono altra specie di
barche abbigliate alla guisa delle prime,
ma di forma più grande e maestose, le
quali vinizianamente chiamansi peote.
Ne’tempi repubblicani a cotali regate
erano ammesse, anco le donne di Pelle-
strina, non che gli uomini loro; al pre-
34
Ao?
seulement les hommes, mais les femmes
aussi de Pelestrina étaient admisaux re-
gatte. Aujourd’hui le droit d’y concourir
est exclusivementréservé aux Vénitiens,
et les Palestrinais se contentent de ra-
mer dans leurs pesantes barques qui des-
servent la ligne des trajets de Venise
à leur fle, voyage auquel ils invitent,
criant à pleine tête, tous les passants
qu’ ils apercoivent.
sente però il concorso alle regate è pro-
prio dei Viniziani, e que’di Pellestrina
si limitano a remare nelle loro ‘pesanti
barche, servienti al tragitto dalla capita-
le alla lor isola, tragitto a cui essi invi-
tano a larga gola tuttogiorno il passeg-
giero.
n ne Wil G nudi
La ville de Venise est divisée en se-
xtiers, chacun desquels se distingue par
une nuance de moeurs si tranchée
que vous dislinguez aisément l’un de
l’autre à ce seul indice. Le sextier de
Saint-Marc est plus élégant, celui de
Castello se ressent au contraire des
moeurs grossiéres de ceux qui l’habitent,
pour la plupart gens de mer et ouvriers
calfats; celui de Cannareggio, habité pre-
squ’exclusivement par les bouchers, offre
untCaractére encore plussaillant,et c’est là
qu’on trouveune classe d'individus bien
connus à Venise parleur audace et leurs
aventureuses entreprises. On pourrait
en dire autant des autres quartiers qui
ont chacun leur type particulier. Mais
l’endroit de Venise qui présente sans
contredit les moeurs et les costumes les
plus tranchés, c'est la partie de cette ville
appelée sextier de Dorsoduro. Là, et au
quartier de S.te Marthe surtout, les habi-
tants s’adonnent de préférence à la pêche,
qui fournit seule à leur subsistance. L’ob-
servateur qui pénètre dans ce quartier
se trouve transporté dans un monde
nouveau. Là, vous voyez les garçons se
baigner tout nus; ici l’on danse joyeu-
sement aux sons des castagnettes ou des
tambours de basque, ou bien encore des
airs populaires que les femmes chantent
en choeur. Plus loin vous rencontrez
des gens qui mangent tout en chemin
faisant des coquillages dont ils extraient
La città di Venezia e divisa in sestie-
ri, ed in ogni sestiere tu noti una can-
gianza di costumi sensibilissima. Il se-
stier di San Marco ti dà gente anco nel
popolo più incivilita ; negli abitanti di
quello di Castello noti la rozza schietezza
del marinaro ; in Canal regio scorgi i veri
bravacci del paese, giacche d’ infra loro
il numero maggiore sono beccai, ma-
cellatori; e codesta dissimiglianza tu la
vedi negli altri sestieri ancora. La varie-
tà però che più vivamente tocca il nazio-
nale ed il forestiere in fatto di costuma-
re,e di vestito, viene presentato. dalla
parte di Venezia riconosciuta sotto l’ ap-
pellativo di Dorsoduro. Gli abitanti di
Santa Marta, parrocchia adetta al sestie-
re stesso, sono dati alla pesca e vivono col
ricavato di questa. Quando ti trovi in
quelle contrade ti sembra scorgervi l'età
dell’oro: qui senza mutande nuota il put-
to, la si balla al suono di un cembalo
incartato e co’sonagli od a quello di certa
musica vocale che per lo più esce dalla
gola delle femmine. Di quat’incontri con
chi mangia cocomeri e cammina; di là
scorgi chi con unaspilla cava fuori d’una
nicchia la sostanza di certe chiocciolette
marine, e saporitamente se le manduca;
e questa funzione tu la vedi a fare dalle
ragazze che vivendo come suol dirsi alla
carlona hanno certe pianelle che loro
battono nelle calcagna, vestono certe
gonnelle, certi abitocci ricordevoli il co-
le contenu fort adroitement au moyen
d’une épingle. Là bas vous apercevez des
_jeunes-filles qui, vivant sans gène au grand
air, comme on le dit familièrement, cou-
rent les rues en mauvais patins et se cou-
vrent. de certains vêtements, de certains
cotillons si courts et si négligemment aju-
stés qu’ils montrent beaucoup plus qu’ils
ne. cachent. Adressez-leur la. parole ; si
elles veulent bien vous répondrent, elles
le feront avec une grossière, une bru-
sque franchise qui ne laissera pas de
vous plaire, sinon, elles vous tourne-
ront le dos, Les femmes mariées vaquent
de leur côté
s’oceupent à
aux soins du ménage, et
enfiler des perles, à filer
ou à coudre, surtout lorsque leurs ma-
ris s’éloignent pour aller pêcher dans
les lagunes et restent long-temps sans
retourner au logis. Mais lorsqu'ils sont
enfin revenus, il s’agit alors de bien au-
tres travaux; leurs femmes doivent rac-
commoder leurs filets et leurs vêtements,
préparer leurs repas, en un mot obéir à
toutes leurs volontés. L’hiver, elles s'oc-
cupent de ces soins renfermées dans
leurs chétives demeures; mais dés que
la belle saison commence à renaître,
elles sortent de leurs trous en même
temps que les lézards, et, assises an
seuil de leurs portes, elles transfor-
ment en un vaste parloir les rues des
quartiers qu’ elles habitent,. jasant en-
tr’elles et travaillant ainsi en plein air
depuis que le soleil se lève jusqu’à ce
qu'il se couche. Chacun se fera sans
peine une idée du bourdonnement, du
bavardage continuel qui règne dans cette
assemblée de commères.
Le quartier de Sainte-Marthe est situé
à une des extrêmités de la ville, ainsi
rarement y apercoit-on d’autres visa»
ges que ceux de ses habitants. Toute-
fois il est une époque de l’année où
Sainte-Marthe devient le rendez-vous
général de quiconque aime à s’amuser.
Vers la fin de juillet, pen de jours a-
stume antico, e cosìffatte vestimenta le
succingono ad una foggia che le lor car-
ni son più nude che coperte. Se loro
parli, ti mettono gli occhi in viso, e se
inclinano a risponderti, lo fanno con una
semplice e schieta rustichezza che ti
compiace; se no, ti volgono le spalle e
ti lascian li baloccone. Le maritate poi
attendono a suoi fatti caserecci, s’indu-
striano o ad infilar certe perluccie; o a
dipanare od a cucire e via, e si danno al-
l’ industria quando i lor mariti: son lun-
gi dalle lor case, e girovaghi per la la-
guna traenti a tutte braccia la rete; con-
ciossiachè. cotestoro appena lasciano il
mestiere e si danno alla quiete casalinga
e’ vogliono l’opera delle mogli tutta per
essi. Vi son le reti a rattoppare, i ve-
stili laceri e bucherati a racconciare ; in-
fine il bel sesso di Santa Marta dee fornire
tutto quanto vengon loro nella fantasia dî
volere. Altempo dello verno tutto ciò fan-
no intanate nelle loro casupole, ma quan-
do i mesi divengono migliori, e l’aria co»
mincia ad intiepidire, escono tutte alla
guisa di lucertole, e portano fuori le loro
seggiole, impagliate, mettonle agli usci, e
fatta sala della via dansi con alacrità alla
fatica: fanno il loro mestiere parti-
colare, e parlano in comune dallo spun-
tare al tramontare del sole. S’ imma-
gini quale deve essere il cicaleccio, il
buccinar, anzi lo strepitar femminile che
in quelle contrade s’ incontra.
Santa Marta è sita in un estremo pun-
to della città, e raro è che vi si vegga
altri volti di quelli infuori de’suoi abitan-
ti. Ma v'è un epoca però dell’anno in
che anco Santa Marta diviene il ridotto
degli sfaccendati e di coloro che voglionsi
dare buon tempo.Alla fine di luglio, pochi
giorni dopo della festa del Redentore, che
— 268 —
pres la fète du Rédempteur qui com-
mence à mettre tout le monde en train,
on célebre celle de Sainte-Marthe qui
n’attire pas moins la foule. Nous n’en
donnerons point ici une plus longue de-
scription, attendu que cette fête est à
peu près en tout semblable à celle du
Rédempteur que nous avons suflisam-
ment particularisée ci-dessus ; vous y re-
trouvez la même affluence de curieux,
la même gaîté franche et bruyante, la
même avidité de plaisir, d’amusement,
de bonne-chère. La seule différence no-
table, c’est que le Rédempteur n’a qu’
un jour de réjouissance, tandis qu’à Sain-
te Marthe, chaque lundi du mois d’aoùt
ramène les mêmes plaisirs et la même
foule. La lagune et les canaux voisins
sont alors sillonnés de nouveau per d’a-
giles et nombreuses gondoles ; chacun
wient respirer à Sainte-Marthe la frat-
cheur (fresco) du soir, d’où cette pro-
menade sur eau a pris justement le nom
de fresco.
riduce tutta la gente di buon umore al-
l’ isola della Giudecca, cadde l’altra di
Santa Marta, che invita quivili nostri Vi-
niziani a mangiare il pesce di mare.
Vedresti in essa ripetuto il quadro che
ti fu descritto poche pagine innanzi, in-
contreresti la medesima gaiezza, lo stesso
generale progetto di darsi al piacere
ed allo svagamento. Pel corso poi di tut-
ta estate, dopo il fine di luglio, in ogni
lunedì si ripete a questa parte il con-
corso di gente, e sulle acque che scorrono
lunghesso le rive di questa contrada a
centinaja, vengono le barchette a pren-
der il fresco serotino da cuì tale corsa
prende appunto Pappellativo di fresco.
ecc I) ELET
Lorsque la chaleur insupportable des
longues journées d’été cède la place
aux fraîches brises d’automne, les Vé-
nitiens abandonnent Sainte-Marthe pour
l’île du Lido ; le jour fixé de préféren-
ce pour ces joyeuses parties de plaisir
est toujours le lundi de chaque semai-
ne de la saison. Ceux qui ne peuvent
ou ne veulent pas goûter en terre-fer-
me les délices de la campagne, se dé-
dommagent de la privation volontai-
re ou forcée d’une jolie villa, par les
visites fréquentes ct allègres qu? ils
font au Lido, véritable demi-villeggia-
ture. Les tables improvisées sur her-
be, lesbroches qui tournent en plein air
à lombre des arbrisseaux qui embellis-
sent le Lido, les flacons de vin qui circu-
lent de maiv en main sous la feuillée, les
allées et venues empressées des spectate-
Quando il calore dei giorni di estate
dan Juogoal tiepido autunnale, i Viniziani
lasciano glisvagamenti di Santa Marta e
passano a quelli che offre loro l’isola del Li-
do; edil giorno stabilito a quest ‘altra git-
terella di piacere è pure il lunedì di o-
gni settimana. Coloro che non sanno nè
ponno per altra guisa procurarsi le cam-
pestri dilettanze compensano la privazio-
ne del casino e dell’orto della villa col
piacere che procacciansi colà quasi villeg-
giando. Qua uno infilza polli, augelli nello
schidone, un altro li rosola, quale fa pa-
sticci, chi rimescola e frigge, altro imban=
disce le mense; quinci vedi asciugare un
fiasco, là spillare il bottoncino quindi
vorar le appreste imbandigioni. Vedi
un levare, un prestare di tavole subito e
meraviglioso, un battersi di pulcinelli di
quegli attori senza anima che abbiam
A6) ona
urs, ete., forment un ensemble assez pit=
toresque. Ajoutez comme dernier coup
de pinceau le théâtre ambulant des Ma-
rionnettes dont nous vous avons parlé
autrefois et que vous retrouvez là avec
ses comédiens de bois inamovibles, ex.
cepté lorsqu’ils se cassent, plus chers à
la populace que les acteurs en chairet
en os, Mais j'oubliais de vous parler
des choeurs de jeunes-filles qui chan-
tent gaîment des chansons populaires ,
ou bien dansent au son des orgues
de Barbarie, des flûtes, etc.; hommes,
femmes, enfants prennent bientôt part
à leurs joyeux ébats, on rit, on chante,
on danse, on s’amuse le plus bruyam-
ment possible , et chacun retourne au
logis enchanté de la fête.
Nous voici enfin revenus nous aussi
au point de départ de nos Scènes Vé-
nitiennes, après avoir embrassé l’année
entière daus leur cours, et l’avoir rem-
pli du mieux qu'il nous a été possible
par l’exposition de moeurs que nous a-
vions promise; nous avons enfin ren»
fermé dans la période d’un an la de-
scription des usages civils et religieux
de Venise. Si nos efforts n’ont point
été couronnés du succès, ce nous sera
pourtant toujours une bien douce con-
solation que le souvenir des motifs qui
nous ont animés : l’amour sacré de la
patrie, des rivages, du sol natal qu'ont
habité, embelli nos ancètres, sentiment
profond et honorable qui, après avoir
été l’origine de cet ouvrage, en fut con-
stamment le mobile, le soutien, et. en
sera enfin, nous osons l’espérer, la sau-
ve-garde.
veduto nelle pagine addietro esser più
cari degli animati al popolo viniziano;
da una parte scorgi lieti cori di giova»
nette unirsi e cantare armonie popo-
lari; da un’ altra al suono degli organi
e de’ clarinetti intrecciar balli uomini,
donne, fanciulli, vecchie: per tutto si
manduca, per tutto si beve, per tutto si
alza grida di gioia chiare, confuse, di-
scordanti.
Ed eccoci giunti al tempo in cui con
le nostre scritte abbiam dato comincia-
mento alle viniziane scene; ecco compiu-
to nel modo che per noi si potè lo mag-
giore quell’ esposizione di fatti eronolo-
gicamente succedentisi; ecco fornito il
proposto nostro di far note nel periodo
di un anno le costumanze civili e reli»
giose che occorrono in Venezia, Che se
i nostri sforzi per benriuscirvi tornarono
vanni, noi avremo almeno la compia-
‘ cenza di aver dimostrato che l’ amore
alla patria, sponda l’amore al natio aere
che furespirato dagli avi può assai in noi,
e che questo amore nelle nostre scritte
ci fu di guida, di sprone e di mille soa-
vità confortatore.
FINE DELLE SCENE.
i pin me | | soma |
i. ; | HE font out bio |) cori. enbdiraen diri te sb isti» uns
D Le anbe oasi anpaniali) note cite,
| ambo corsie usb siradeglii ob
4 | ani Iter rasannng eue sprint
SE | Te da refonte ah tandis pei Sao. È e e DUT UE mato
TER 12 Mesibo, salgo Fondi: ‘de nin 44 een. F attira stai diner ok no gene fo
ET NT patrie pratalra. al Te adi, Fo Volet: itiogifio a dRiuéeq dritte
ne. ef lee. ras “di vige PART SE at ‘sb: Atsiedonto sio.
Tini à DU vien as Foto mi | *
GY andin son dle ego sb snif: Pa
D detto; ove 2919 pre i
i TE (Le > Anso oral 19° Ano esi adi daino -
5 fus de Lat, Silio da dé LS d'u dp soie, oué Hg: |
| È, o ral bise rc sp siti s0p mopr sali RUN CE de: >
D 45e pr pr # bios etdqéig | (i es: sinovid soli :deidron ento
ca, # Mio Ananas, 07 vos ds a -sboirs, 4 avr Suit:
Le ha 4 pat "pan sai mots i jrs ds wii epgoas sù ig]
i E
wie. a de © da Ep puoi HMANETR Ne
AH ie dita os Saisie santo» Es sudo: atta ittrianio sar Aprite dies
| sut es rod oies not. aébrant | istinto nocetioniantiotp: athée
AE. MERE CR COTES Aie fiale. il ‘maligne ciali ato
n o. bi doni lr péage de eni Hi Vagdrfa tip eypiasiotiva;ioto, emessi >
duet 4 PLU gene Festa bi at Seng Dal PEUT sos sab ‘oprisiveibg «ent >
RA we orchi; La sed trés tire td
È: she, eu. ‘que. Ta Regine? d'a qe
ti; n UNE %
À ano saline db een dd |
Ligoesani siniet dur siudinon ito |
Bo. dou eb diasvirod sf Sip iädelon . |
AR Poire china LOUE À
dt : tan" fé of ann te a. sé |
LES SE msn sr vu nt ASK |
O: ‘ne “E Te usa Letta, | cie ndisesrestiats | {
cb pe Vent pas eo è én. triés | Dre |
ne des défjens- de Da enmpagat a ds E. Asian Ale ati SE rit
imagine dela privatioh réa ras |
ui ML di dtd 4 on tin) ble Di dl
Lot pie to Pom ;
| o giada: TASTI rs dla pat ira Bi
our pan aa queta à Na 4
nr ie EAU. |
qua: Pi. nbatragito «ti
feat x) i “ep Tara 4 Lista ‘eur, ©
rai gl à ‘afpiine. puotainibiptie; : Vidi
nf por wa prasdaite dl hate: sufi e 3
e. i a Md tel
e ami Rent Leo hai avi
TABLE INDICE
des umafreves coutemies daws ce olo delle uvabervo conbeuule iw questo sso UE,
LS) TT o
Î reface de l'Auteur. !, + Pag à È refazione dell’ Autore. . Pag. x
Un mot de Préface du Traducteur » 11 Un cenno proemiale del traduttore > 44
I. Parrie. Origine des moeurs Parre I. Delle fon de’ Vini-
venitiennes, et Caractère parti- ziani costumi, e Come per esse
culier qui les distingue... . . >» 17 abbiano un caratere loro par-
ticolareg®"c Ait NET RERORSA E Ne e) PERTE
II. Partie. Scènes de Venise ou Parte II. Scene di Venezia ovvero |
ses moeurs civiles <.<. . +3 113 municipali suoi costumi... » 113
1% Le L
FR
mn i
to
ne
x
ee Ie RETENU,
Ca a Da
‘4 da sh, Lx Po 2 À
assis À set af somme
ba el sig so ECS
pera si nima si
BRA n La: NT
PRET SRE
FRE (Rara 4 SR OA SU
LAS MERS salina |
Ra ii a Pre
ice
je TREO
oe
HIHI
iù
4
si
ot
=
\
LOIRET
ENS
==:
STE
SR
S
do
reason =S
CDI
ITUT
sq
®
e
tto
=
ne
I PAESE PARTE I
Coup-d’oeil sur les beaux- Due parole sulle arti Ve-
arts à l'enise. | neziane.
IMITA
HET
h
SN EU Rte MEN ope : È: ! 4 in d AT Dan
trio alle levo ECT tagnad ent n 160 Vaio) +.
i Vba
aient 0 set
k ie
L'art, qui partout y régne, en
nul lieu ne se montre.
Le Tasse.
Puisque notre dessein, durant tout
le cours de cet ouvrage, a été et sera
toujours de faire ressortir l’excellence
des institutions civiles, politiques et
religieuses du gouvernement vénilien,
par l'examen attentif des ouvrages ad-
mirables qu’il créa, nous ne saurions
passer sous silence tout ce qui a un rap-
port direct avec les Beaux-Arts, expres-
sion toujours plus ou moins éloquen-
ie, ainsi que nous l’avons déjà dit, des
moeurs d’une nation, Plus les arts ob-
tinrent de splendeur, de protection et
d'estime chez elle, plus le jugement qu’
on veut en porter devient favorable à
la nation. L’ amour des arts et la vé-
nération pour les génies illustres qui en
furent la gloire, ont été, en tous temps
et chez tous les peuples, la preuve la
plus incontestable d’un haut degré de
civilisation et de prospérité publique.
N'oublions pas surtout que le génie bien-
faisant des arts, de la même main dont
il élève des chefs-d’oeuvre immortels,
essuie les pleurs des malheureux, ajoute
au bien-étre des heureux du monde, et
sert ainsi tout à la fois nos plaisirs, nos
douleurs , et nos inspirations les plus
nobles. Applaudissons donc aux géné-
L’ arte che tutto fa nulla st
vede.
Tasso.
Quando si voglia dimostrare il gover-
no venetico aver dato la più gran prova
della eccellenza della sua istituzione ci-
vile, politica e religiosa in ogni maniera
di esercizio, per cui emerge la sublimità
di un costume tutto proprio di esso; non
si può trasandare quella parte che ha
rispetto alle arti belle ; imperocchè noi
siam d’avviso essere queste la espres-
sione migliore e più perfetta del costu-
me medesimo. Quanto più la bellezza ri-
splende, ianto più l’armonia si conosce,
e conosciuta l'armonia, sì discerne la uni-
iade, o l’amore, Questo è il legame de-
gli esseri, è l’ incentivo alle magnanime
azioni, è la guida a tutto ciò che rende
più amena e dilettevole la esistenza. Non
s’ingannarono perciò i Greci ed i Ro-
mani, e perciò stesso li venetici repub-
blicani, i quali considerarono che da nul-
l’altra cosa il costume buono e gentile
derivasse, da quella in fuori di esprimere
la potenza di una nazione, di ricordare
le gesta illustri degli avi e il vigore dei
loro genii, con le opere della bellezza.
LAS; HE
reux efforts des Grecs, des Romains, et
plus tard, des Vénitiens nos ancêtres
qui, en protégeant les arts, voulurent
consacrer par leurs productions et leurs
monuments admirables les plus glorieux
souvenirs de leurs aïeux.
Mais heureux ces temps où la sages-
se et le bonheur des peuples floris-
saient à l’ombre de la liberté, seule mai
tresse toute - puissante et révérée! —
Le XV. siècle, et même je XIH., peu-
vent étre regardés comme ceux où les
arts brillèrent d’un éclat admirable; et
reculant plus loin encore, nous les vo-
yons fleurir méme aux IX. et VIII. siècle,
mais ces derniers temps nous semblent
appartenir aux Grecs bien plutôt qu’à
nos ancêtres.
Le XV. siècle dont nous venons de
parler, est sans contredit l’époque où
les arts régnèrent chez nous avec le plus
de gloire et de toute-puissance. L’Ita-
lie, déjà si fière des souvenirs les plus
glorieux, obtint de nouveaux titres à 1°
admiration de l’univers, et lui montra
noblement le chemin de presque tous
les arts et toutes les sciences: bien que
morcelé e, mutilée, après la paix de Con-
stance, elle se maintint toujours illustre.
L’accroissement des biens et de l’indu-
strie nationale avait favorisé l’élan du
génie, le beau en tous genres trouva
des admirateurs dignes de le sentir et
de le reproduire, et les plus grands ar-
tistes le fixèrent alors dans leurs ou-
vrages immortels, sur le bois, sur la toi-
le, sur le marbre, dans presque chaque
ville, chaque bourg de l’heureuse Italie.
Venise, non moins qu’aucune autre
cité italienne , partagea l’enthousiasme
général et les gloires artisliques de cet-
te époque ; et même, libre ou du moins
indépendante dès long-temps, elle cul-
liva glorieusement les arts bien avant
le XV. siècle. Venise, stable dans sa
Non furono mai tanto frequenti queste
opere e così belle, che. alloraquando la
libertà dell’azione si accompagnava alla
saviezza ed alla potenza. Questo fu il
secolo XV. Nondimeno anco il secolo XIII
può aversi come uno de’ più splendidi
in fatto delle arti belle, e salendo più alto
noi le troviamo fiorire anco nell’ VIII e
nel IX; ma desse in queste ultime epo-
che voglionsi appellarle meglio de’ Greci
+
che de’ nostri repubblicani:
Il secolo XV surriferito puossi dire
l'epoca più famosa delle nobili ed alte
produzioni dello ingegno; anzi del ge-
nio. L’Italia per un antico vanto dî fama.
peregrina,l’Italia dessa sola potè, senz’al:
tro, reclamare allora giustamente un diritto
sopra il mondoincivilito di vetusta e mo-
derna ammaestratrice delle genèrazioni
in ogni eccellenza di disciplina. Forma-
tasi più agli antichi modi, dopo la pa-
ce di Costanza, si governò, benchè
disgiunta, con proprie leggi; lo spirito
degli studii fiammeggiò nell’ accresci-
mento de’ beni dalla nazionale industria
prodotti; gli occhi della mente aprironsi,
e colpiti dalle forme di ogni bellezza,
fu che questa meravigliosamente nelle
tavole, nelle tele, ne’ metalli, nei marmi
si perpetuasse nel paese dove il sì) suona.
Venezia, non men che gli altri paesi
d’Italia, sentiva tutta la forza del sangue
italiano; anzi libera, od almeno sempre
indipendente, dessa anche prima'del se-
colo XV potè meglio essere tratta alla
grandezza degli imprendimenti. Certa e
ferma nel suo potere, vide Vinegia al-
puissance et dans sa prospérité, vit lan-
guir, se succéder et disparaître les gé-
nérations du continentitalien, accablées,
tantôt sous un barbare conquérant, tan-
tôt sous un autre. Et bien qu? alors elle
n’eût pas encore étendu de beaucoup
ses domaines, toutefois elle pouvait déjà
imposer aux peuples étrangers, les me-
nacer quelquefois, et se faire toujours
respecter. D’ une situation politique si
favorable, devaient nécessairement ré-
sulter les plus grands avantages pour
le développement des entreprises uti-
les ‘ou glorieuses, et des plus vastes des-
seins.
Lorsque l’empire d'Occident succom-
ba, les Vénitiens sentirent que l’inté-
rêt même de l'Etat les engageait à fa-
voriser l’action des nobles sentiments
et l'accroissement des ouvrages profita-
bles dont nous parlions tout à l’heure.
Fidèles aux Jecons et aux illustres e-
xemples de l'Italie ancienne, ils voulu-
rent fixer dans leurs îles les gloires, les
trésors de l’art, et n’épargnèrent rien
pour y parvenir. Mais ce fut au XV. siè-
cle surtout que, prodiguant ses faveurs
et ses trésors aux artistes cèlèbres, la
république de Venise n’oublia rien de
tout ce qui pouvait contribuer à enri-
chir sa capitale des monuments les plus
glorieux de l'art.
L'architecture, cet art admirable, qui
transforme les matériaux les plus ab-
ruptes et les plus énormes en palais su-
perbes, en temples majestueux, en cou-
poles aériennes, l’architecture, dis-je, fut
toujours en grand honneur chez nos
ancêtres, même aux époques les plus
reculées, tandis que les nations du re-
ste de l’Italie entière s’entre-déchiraient
et se détruisaient misérablement 1’ une
l’autre. Accordé une fois que le reste
de 1° Italie entière était tombé dans le
plus déplorable état de misère, d’ op-
ternarsi e sparire le generazioni sul con-
tinente italiano, or gemenli sotto questo
ora sotto quel barbaro reggitore; e seb-
bene a quel tempo non estendesse ella
di molto i suoi dominii, pure al paro
de’ tempi del suo aggrandimento e della
sua maggiore potenza seppe imporre,
quando atterrire, ora minacciare, talfiata
soccorrere, altre volte se stessa solo cu=
rare. Da queste sue condizioni dovevano
nascere pensierii più generosi, i più am-
pli e più alti.
Quando cessò lo imperio di Occiden-
te, li Viniziani si sentirono per princi-
pio di politica a quelle fazioni chiamati
che favoriscono alla volontà universale.
Impertanto, non obliterando gli esempi
dei grandi Italiani, eglino nei secoli di
mezzo portarono i tesori delle arti della
Grecia e d’Italia in queste isole, e le
disposero come le bisogne lo permette-
vano. E fu ciò meglio per essi fornito
nel XV secolo, quando vollero raccoglie-
re nella lor capitale i monumenti più il.
lustri delle arti, ponendo le Joro dovizie
a disposizione, direm così, degli artisti,
che essi invitavano ed incoraggiavano.
L'architettura, arte somma, la quale
alle capanne sostituisce i palagi, agli umili
delubri le più superbe basiliche, agli spia-
nati le piazze belle di edifici e di pas:
seggi, l architeltura, diciamo, fu sempre
avuta in pregio da’ nostri; e fu per essi
anco ne? vetusti tempi adoperata, quando
gli altri popoli si recavano a gara con
stolta ferocia di disertarla dal suolo ita-
liano. Ammesso una volta che il rima-
nente d° Italia era nella massima depres-
sione e pauperie, e che soli li Viniziani
attendevano a sè, che trafficavano, che si
pa
pression, danarchie, tandis que les Véni-
tiens seuls voyaient prospérer leur ré-
publique naissante à l’abri des lois, de
la paix, à la faveur du commerce, de
l’industrie, des richesses toujours crois-
santes de l'Etat et des particuliers, qu?
y a-t-il de surprenant que nos aïeux se
soient rendus illustres de bonne-heure
par les fastes de leur architecture ?
Nous avons déjà parlé ailleurs de 1°
influence que le contact des peuples bar-
bares dut nécessairement exercer sur
nos premiers aicux. Les Goths et les
autres barbares dans l’empire d°’ Occi-
dent, les Arabes dans celui d'Orient a-
vaient introduit le goùt de leur archi-
tecture dans celle des peuples étrangers.
Le style gothique s’impatronisa brusque-
ment en Italie et s’y maintint pendant
plus de six à sept siècles. Les Vénitiens
mêmes, communiquant chaque jour a-
vec les Italiens, que dis-je ? italiens eux-
mêmes, dürent nécessairement partager
les mêmes goûts. En outre ceux-ci, ayant
des rapports fréquents avec Byzance et
tout l'Orient, soit adulation envers les
empereurs grecs, soit penchant naturel,
adoptèrent en partie leur genre d’ar-
chitecture. Ainsi, jusqu’au XIII. et mé-
me jusqu’au XIV. siècle, le style archi-
tectonique des Vénitiens offrit un mé-
lange de grec, de romain, de gothique,
de byzantin vraiment singulier. Après
ces quelques mots sur architecture à
Venise avant le XV. siècle, passons aux
âges suivants.
La prospérité publique et privée d’un
Etat est presque toujours la mesure des
progrès artistiques chez lui, nous par-
lons ici des arts nommément parce que
les sciences ne suivent point les mé-
mes lois, et que plus d’un exemple nous
prouve évidemment que leur prospéri-
té ou leur décadence ne dépend point
erano di buon’ora alla forma migliore di
governo retti, che di dì in dì crescevano
di popolazione, e per conseguente au-
mentarono li bisogni delle abitazioni e dei
templi, che sapevano di arti come quelli
che dal continente seco le avevano nelle
isole portate, qual ragione può essere che
non si dica aver eglino solamente in tulti
li secoli data mano alle architettoniche
glorie ?
Egli è provato che la influenza dei
costumi de’ barbari dovette modificare
le idee de’ nostri. I Goti e gli altri bar-
bari nell’impero d’Occidente, e gli Ara-
bi in quello d’Oriente avevano in ar-
chitettura portati i loro stili. Il go-
tico agiva sulle menti italiane coll’ im-
perio della forza, e l’Italia fu gota per
fatto di quest’ arte più che sette secoli.
Li Viniziani stessi quindi, praticando con
Italiani, ed essendo anch'essi figli d’Ita-
lia, dovettero lo stile gotico professare. Di
più, avendo eglino rapporti cogli impe-
ratori bizantini, e passando per tutto l’O-
riente, presero eziandio il gusto archi-
tettonico che qui vi era; e fosse per a-
dulazione o per inclinazione che si ha
alle cose nuove, approfittarono degli
esempli. Quindi lo stile architettonico
in Vinegia sino al XIII ed anche XIV
secolo presenta un misto di greco e di
romano. Dicasi ciò sull’ arte architetto-
nica viniziana fino al XV secolo. Ora par-
liamo del suo avanzamento dopo que-
st’epoca.
Quando una nazione si trova nel mas-
simo fiore della fortuna, tutte le opere
della mente e della mano fanno un pas-
so di avanzamento proporzionale ; e ciò
specialmente si osserva rispetto alle ar-
ti belle, perchè le scienze speculative
sono proprie di ogni condizione di sta-
to, sia repubblicano 0 monarchico, sia
LV a
irrévocablement de celle de la nation.
Qu'on s’imagine done si, lorsque le
XV. siècle vint réunir au plus haut de-
gré pour Venise toutes les conditions
favorables que nous venons de signaler,
qu’ on s’imagine si les Vénitiens, appe-
lés instinctivement aux plus nobles en-
ireprises, négligèrent d'élever des ou-
vrages, des monuments glorieux, dignes
d’attester leurs triomphes, leur splen-
deur, leur génie, et d’en éterniser la
mémoire ! Est-il besoin de citer ici le
Palais-Ducal , les Procuraties, le clo-
cher, la basilique de s. Marc, et cette
infinité de palais magnifiques, d’églises,
de monuments admirables qui embellis-
sent Venise, et arrèlent à chaque pas
les regards du voyageur surpris? Oui
le XV. siècle fut certes l'epoque la plus
glorieuse pour la république de Veni-
se, et pour le génie de ses habitants,
sous le rapport de l’art comme à bien
d’autres titres. Mais ce qu’il ya de plus ad-
mirable dans cette multitude d’édifices su-
perbes et ce que nous ne saurions négli-
ger de faire remarquer ici, bien que nul
ne l’ ignore, c’est que ces masses gi-
gantesques, si élonnantes en tous pays,
- le sont doublement à Venise où elles
s'élèvent, non sur le sein solide de la
terre et des rochers, mais sur des ma-
rais fangeux, sur des emplaceinents ar-
tificiels arrachés à force d’art et de tra-
vaux aux flots orageux de l’Adriatique.
Contemplez l’immense palais ducal en-
tièrement bäti sur pilotis, et puis re-
fusez votre admiration aux Véniliens an-
tiques. Ent
in grandezza od in decadimento. Se
dunque nel secolo XV: tulle queste con-
dizioni si avverarono ne’ Viniziani ri-
spetto al fiorire, s’immagini se in que-
sto secolo da essi, per istinto chiamati
alle grandi intraprese, non furono con-
dotte opere solenni, monumenti eloquen-
tissimi dell’ amor patrio, dell’ ingegno,
della grandezza, della possanza, del gu-
sto e della loro sapienza. Chi è tanto
ignaro nelle storie di questa reina dei
mari, il quale non sappia delle nuove pro-
curatie, della superba torre che si e-
stolle orgogliosa in mezzo la gran piaz-
za, del ponte di rialto, di una infinità di
palagi che sopra il grande canale torreg-
giano, e per entro la città di tante moli
di squisitissimo lavoro, di una solidez-
Za quasi diremmo eterna, di un gusto
di stile incomparabile, di un comodo che
mai maggiore, di una grandiosità ro-
mana? Non sono elleno queste le ope-
re del secolo XV, di quel secolo di ge-
nii di veementi desiderii, della possan-
za e gloria cstrema di Vinegia ? E dad-
dovero chi potrebbe dire che le fabbri-
che viniziane non sieno grandiose, non
sieno loculentissima pruova dello inge-
gno e ricchezza de’ nostri. Basterebbe,
quand’altro non fosse, considerare co-
me tulle queste moli superbe torreg-
giano su palli confitti in un incerto limo
da sbarre connessi e stretti, e che dove
le ‘altre città hanno per fondarsi il suo-
lo dalla natura apparecchiato in luoghi
opportuni e felici, qui al contrario fu
giuoco forza che l’industria e le braccia
degli uomini uno ne apparecchiassero
in elemento distruggitore e alla stabili-
tà de’ monumenti più forte nemico; sic-
chè a fondar questa patria tanto ardi-
mento di cuore e di mente; tanta. copia
di tesori fu duopo, che meditando qua-
l’era e qual'è, umana mente a fatica il
potrebbe concepire.
nn fre,
Calendario, Muitre Bon, Sansovi-
no, Léopardi, Scamozzi, Da Ponte,
Pallade et une foule d’autres dont nous
aurons plus tard l’occasion de parler,
sont les plus illustres parmi les archi-
tectes qui contribuèrent à l’embellisse-
ment de Venise.
Mais à dater de la fin du XV. sièele,
les choses commencaient déjà à chan-
ger. La gloire et le génie étaient sati-
sfaits, le caprice et l’ambition mal-en-
tendue ne l’étaient pas encore. Le lu-
xe qui se glissa dans les moeurs, cor-
rompit aussi la simplicité du goût. et
lon tomba alors dans l'affectation, dans
l’exagération. Les églises et les palais,
ouvrages de ces derniérs temps, ne sont
pas comparables à ceux des âges pré-
cédents. Le goût maniéré , boursouflé,
commença dès-lors à établir solidement
son empire.
La sculpture partagea les destins de
architecture, et, par une raison que
l’on concevra sans peine, brilla de tout
son éclat en même temps qu’elle, au
XV. siècle. Du faite des palais jusqu’à
leurs fondements si fragiles et si du-
rables, au dehors comme au dedans, sur
les façades des églises de même que
jusque dans leurs recoins les plus ob-
scurs; la sculpture étendit sa main de
fée, et transforma en chefs-d’oeuvre in-
estimables les plus viles matières, em-
bellissant les ouvrages les plus parfaits
de 1° architecture sa soeur , déguisant
avec bonheur sous son prestige caressant
les détails les moins agréables, prodi-
guant partout les statues, les bas-re-
liefs et les prodiges les plus étonnants.
Jacopo Sansovino, Vittoria, Léopardi,
De Conti, Marco Vecellio, ete.; fu-
rent à Venise lhonneur de cet art.
Mais la sculpture qui avait contribué
si noblement à la gloire de l’architectu-
re au XV. siècle et qui en avait re-
I Calendari,1 Buoni,i Sansovini, i Leo-
pardi, gli Scamozzi, i Soli, i Daponte,
i Palladi, i Selva, i Mazzari, i San Mi:
cheli, i Temanza, e cento altri che in
seguito avrem destro di nominare, sono
nomi illustri a cui dobbiamo le prin»
cipali nostre fabbriche.
Ma passato il secolo XV, le menti
non furon più quelle. I bisogni del ge-
nio erano soddisfatti; rimanevano quelli
del capriccio e dell’ambizione. Il lusso
trabocchevole corruppe la semplicità : e
però si cadde nell’esagerato, Le chiese ed
i palazzi, e molte facciate che a quel-
le ed a questi furono poste, non sono
più da paragonarsi con quelle del detto
secolo. Nel gusto loro architettonico si
legge il turgido del secolo XVI, l’am-
manierato, il profuso.
La scultura seguì 1 andamento del-
Parchitettura: pur essa vide la sua mag-
gior gloria nel XV secolo, siccome quel-
lo nel quale venne essa. assolutamente
necessaria. Non si può volger l'occhio
da” piedi de’ palagi alle guglie, da un an-
golo all’altro, come pure a’ templi den-
tro e fuori, che non si veggano sculte .
opere eccellentissime rappresentanti im-
magini di vergini, di santi, di mar-
tiri ; gesta d’ uomini preclari, mauso-
lei; rimanga questo infine, di figure sim-
boleggianti tutte le virtù. Saggi sempre
i nostri, amarono che gli scalpelli si
facessero sur opere di questo gene
re. Jacopo Sansovino, il Campagna,
Alessandro Vittoria, Marco Vecellio,
maestro Bartolommeo, Marco De Conti,
Alessandro Leopardi, Giovanni Bondi-
ni, Antonio Rizzo e via, furon tutta gente
che diede opera nelle sculture vinizia-
ne. Anco sulla scultura li secoli XVI
e XVII influirono. Divenne essa ne? fre-
gi, ne’ bassi rilievi esagerata; ma nei
1 —
cueilli une si large part, ne partagea que
trop aussi sa décadence et sa honte dans
les deux siècles suivants ; la sculpture
des XVI et XVII siècles se ressent en
effet notablement de la corruption du
goût à cette époque. Mais plus heu-
reuse que sa soeur, elle est enfin sor-
tie glorieusement de cet état d’abaisse-
ment, et le XVIII siècle, enfantant un
génie extraordinaire, l'honneur éternel .
de la sculpture italienne, est venu enfin
lui rendre son éclat et ses trophées.
Antoine Canova, rival fortuné des Phi-
dias et des Scopas, fit disparaitre le mau-
vais goût moderne, et surpassa l’anti-
quité tout en suivant ses traces. Versé
dans la peinture et dans l'architecture,
il enrichit son art de ses connaissances
dans ces deux arts différents. a puis-
sant génie, qui se révéla dès kon en-
fance d’une manière si brillante, trou-
va un digne protecteur dans un patri-
cien de Venise, et plus tard , lorsque
Canova visita Rome, et parcourut
l Italie entière, il se convainquit tou-
jours davantage que l’étude intelligen-
te des anciens pouvait seule euseigner
à les égaler et peut-être même à les
surpasser. Il n’entre pas dans notre plan
de parler ici des chefs-d’oeuvre immor-
iels qu’il créa; l’Europe entière reten-
tit du bruit de leur renommée, et pour
les louer dignement, il suffirait de les
nommer ; en un mot, dans Antonio Ca-
nova, les anciens ont eu enfin un vain-
queur; nos descendants trouveront en
lui un modèle inimitable.
Nous allons maintenant nous occuper
de la peinture , le premier des beaux-
arts, qui brilla à Venise d’un éclat 1x-
comparable.
La peinture de l’école vénitienne se
distingue par un caractère particulier :
la magnificence et l’uniformité. Visi-
iez Je palais ducal, la basilique de
secoli XVII e XIX ci si para davanti
in fatto di quest'arte un’altra epoca glo-
riosa alla patria nostra. La corruzione
de’ primi due secoli menzionati si toglie,
ed un genio italiano impone alle gene-
razioni di abbandonar finalmente Vam-
manierato , il capriccio , la goffaggine ,
e di volger la testa a Roma e ad Atene.
Antonio Canova egli fu questi che, sciol-
gendosi dalla catena che vincolava le
menti, corse alle opere dell’antichità ,
ed animò i marmi con lo spirito di Fi-
dia. Canova per avventura fu più gran-
de di ogni antico scultore, perchè non
conlentandosi essere eccellente nella
scultura, volle aver. contezza e fav
prova di architettura e di pittura, e si
fornì quindi di tutte quelle cognizioni
che a sì grand’uopo sirichiedevano. Pos-
sente di genio, animato nelle sue dispo-
sizioni all’arte da un veneto patrizio, fin
da’ primi saggi che diede col suo scal-
pello si dichiarò per quello che riuscire
doveva, e che riuscì difatti. Portatosi a
Roma, e discorsa tutta Italia, là fu ove
egli si persuase che non si poteva altri-
menti riuseire valente e glorioso, che a-
gli antichi modelli ritornando. Non è da
noi venir qui dicendo delle opere che
egli condusse, e ci limiteremo asserire che
egli in fatto dell’esprimere passioni, van-
taggiò tutti gli antichi e si fece maestro
de’ posteri.
Detto dellarchitettura e scultura vi-
niziana, ora ci manca a parlare della pit-
tura, la magica fra le arti belle, che qui
a Venezia si appara con solennitade.
La pittura viniziana ha un carattere
suo particolare. Dessa è magnifica ed
uniforme. Se noi ci porteremo nel pa-
lazzo ducale, nella basilica, per tutte in-
— 10 —
saint - Maru, les églises de Venise,
étc., partout, dans les tableaux ad-
mirables des grands maîtres de notre
école que vous y trouverez, vous re-
marquerez les deux traits distinctifs que
nous venons de vous signaler. Dans leur
aspect grandiose brille Ja magnificence
vénitienne, dans leur symétrie l’esprit
d’ordre et les principes judicieux qui
présidarent à toutes les actions de nos
vieux républicains. Lorsque le Titien
et Paul Véronèse, lorsque Giorgione
animeront les toiles sous leurs pinceaux
créateurs, vous les verrez tous repro-
duire dans leurs compositions impo-
santes et majestueuses le caractère de
grandeur qui distingue les beaux jours
de la république.
On fait remonter à Venise les débuts
de la peinture à l’an 1070 ou environ,
lorsque le doge Selvo chargea des mo-
saistes grecs de décorer la superbe ba-
silique de Saint-Marc. Quoiqu?il en soit,
la peinture ne commenca véritablement
à fleurir à Venise qu’au commencement
du XII siècle. En effet, nous pour-
rions prouver au besoin par des mo-
numents historiques que l’on vit quel-
ques essais de peinture à Venise l’an
1204 , dans lequel nos aïeux s’empa-
rèrent de Constantinople. Malheureu-
sement ces peintures n’existent plus, et
c’est à peine si les noms de leurs au-
teurs ont échappé au naufrage du temps.
Jean de Venise et Martinello de Bas-
sano, à qui l’on peut ajouter Etisnne
de saint Agnès, Alberegno et Esegrenic
sont les seuls dont les noms soient par-
venus jusqu” à nous.
Mais à dater du XIV siècle, la pein-
ture enrichit Venise de monuments plus
durables et les ouvrages aussi bien que
les noms de plus d’un de nos peintres
anciens sont parvenus jusqu'aux temps
présents. Juste Padovan, et Guariento é-
fine le venete chiese, osserveremo quei
divini tocchi di maestri pennelli che
quinci e quindi ci favellano alla fan-
tasia, producendoci il diletto, il piacere
e la gioia. Nell’ amplitudine Joro scor-
geremo la magnificenza delle cose ve-
netiche; nella loro simmetria quella ag-
giustatezza di raziocinii e di principii
pei quali veniano marcate 1° anime det
repubblicani. Quando Tiziano dipignerà,
quando dipignerà Paolo Veronese, quan-
do vedremo i tocchi del Pordenone,
quando quelli del Giorgione, quelli del
Cima di Conegliano, noi concluderemo
sempre, che i pittori venetici, dipingen-
do, dipinsero magnifici soggetti, e che
questi armonizzavano colla grandezza
della repubblica.
È volgar opinione alla pittura venela
non potersi porre più alti principii, che
nel millesettanta circa, quando il doge
Selvo chiamò greci mosaicisti ad adorna-
re dijloro opere la magnifica basilica di
san Marco. Che che siasi però di ciò che
si dice, pitture a Vinegia non v’ebbero
se non nel principio del terzodecimo
secolo. Infatti potrebbesi con storici
monumenti provare che nel milledue-
centoquattro, in cui i nostri ebbero pre-
sa Costantinopoli, in Vinegia di alcune
pitture fornite venissero. Se non che è
grave sciagura che queste non esistano
più, e che appena il solo nome de? lo-
ro autori ne rimanga. Giovanni di Ve-
nezia e certo Martinello da Bassano sono
gli unici che di quell’età antica e fosca
per la pittura tramandati ci furono, ai
quali si aggiunga uno Stefano di sant’A-
gnese, un Alberegno ed un Esegrenio.
Dopo il secolo terzodecimo migliorò
la pittura veneta, e i nomi e le opere
de‘mostri pittori furono tramandati bel-
li di gloria alla posterità. Giotto fece
sorprendere pe’ suoi affreschi e per la
ingenuità che spiravano le sue figure; a
A $,
— 141 —
galement de Padoue, marchèrent sur les
traces du fameux Giotto, et exécutèrent
une foule d’ouvrages commandés par le
sénat ; sans parler d’Alticherio de Ze-
vio, de Jacopo de Vérone et de Jean
Minetto de Padoue. Tous ces artistes
imitèrent la manière de Giotto; aussi
la grâce etla simplicité sont-ils le cara-
ctère distinctif de leur style. On pour-
‘rait fort bien attribuer l’origine de ces
deux qualités particulières du style giot-
tesque à la quantité d’enlumineurs qu’
il y eut toujours en Italie et surtout aux
siècles XIII et XIV, lorsque leur art é-
tait si indispensable pour l’embellisse-
ment des manuscrits. Venise aussi comp-
ta plus d’un artiste distingué dans ce
genre, dont les ouvrages subsistent en-
core; on peut les admirer non-seule-
ment dans les musées publics, mais
aussi dans les collections formées à Ve-
nise par les soins et aux frais de plus
d’un particulier, protecteur éclairé des
arts. Nous crdyons devoir à ce propos
une mention spéciale à la mémoire du
comte Correr qui enrichit souvent de
ses dons les collections publiques de
la ville, et leur céda entr’autres choses
divers manuscrits précieux , ornés de
superbes enluminures.
Parmi les peintres vraiment vénitiens
qui suivirent l’école de Giotto , nous
citerons messer Paolo et un certain Lo-
venzo, dont on ignore les noms de fa-
mille, et Nicolas Semitecolo.
cle avant d’avoir cité également Angè-
le Gaddi, Antoine Vénitien, Siméon de
Cussighe, et Nicolas Friulan. Voilà tout
ce qu’on peut dire en général des pein-
tres de ces temps. Mais à dater de la
fin du XIV siècle, nous devons établir
quelque distinction entre les styles, at-
tendu que l’école de Giotto commenca
à
cui succedevano (Giusto Padovano e
Guariento pure di Padova, a cui il se-.
nato venetico di/molte commissioni da-
va. Oltre a questi vi furono a quel tor-
no di tempo un Alticherio da Zevio,
certo Jacopo Veronese ed un Giovan-
ni Minetto di Padova. Vedesi adunque
fin qui Ja scuola di Giotto aver fioriti
uomini, i quali pingendo, manifesta-
rono grazia e semplicezza di. stile; lo
imperchè questo stile giottesco si ap-
pella. Pare che la semplicità e grazia
di cotal maniera derivi da’ miniatori che
in etade veruna in Italia mancarono ed
in ispezieltà nel secolo terzodecimo e
decimoquarto, quando ne’ manoscrit-
ti facevano di certe loro operuccie mi-
niate. Noi-Viniziani in questa parte del-
la miniatura abbiamo a lodarci d’ assai
per i lavori de’ nostri che ancora ri-
mangonci a merito di alcuni concitta-
dini che decorarono le opere dell’anti-
chità. È qui da porre memoria 0.
norata al defunto conte Correr, il quale,
fra gli altri preziosi doni, volle molte
opere manoscritte al comune nostro lar-
gire, nelle quali si osservano varii di
. questi lavori in miniatura e bellissimi.
Fra i pittori veramente viniziani che
in parte seguirono Ja scuola del Giot-
io si contano un messer Paolo ed un Lo-
renzo, dei quali però s’ignorano i co-
gnomi, non che un Niccolò Semite-
colo. ;
Da questo secolo quartodecimo non
si può partire senza ricordare ün An-
giol Gaddi, un Antonio Viniziano, un
Simeone da Cusighe ed un Niccolò
Friulano. Ciò è quanto si può dire in
generale de’pittori del trecento e quat-
trocento. Senonchè passato il trecento,
dobbiamo in qualche maniera dividere
gli stili, conciossiadio il giottesco per-
— 1
alors à perdre beaucoup de son influen-
ce. Les figures des peintres d’un style
divers du giotlesque, sont plus sveltes,
plus animées, c’est-à-dire, plus pro-
ches de la nature et de la perfection,
Le XV siècle vit éclore à Murano
un nouveau genre de peinture qui se
perfectionna merveilleusement avec le
temps. Un certain Quiricio est le plus
ancien des peintres de Murano. L’épo-
que à laquelle vécut Bernardino, éga-
Tement de Murano, n’est pas bien clai-
rement fixée. Environ vers l’an 14oo,
vivait aussi un peintre nommé Andrea.
Jean et Antoine Vivarini de Murano,
en 1440, succédèrent à un certain Louis
qui s'était rendu très fameux dans la
peinture.
Vers le commencement du même siè-
cle florissaient Gentile de Fabriano,
Jacopo Bellini, père et maître de Gentile
et de Jean, et un autre Jacques dit Jaco-
bello de la Fleur. Plusieurs disciples de
ces peintres jouissaient à la même époque
d’une grande réputation. Mais le plus
grand de tous les peintres que nous a-
vons cilés jusqu’à présent, c’est sans
contredit Squarcione de Padoue, qui,
voulant apprendre son art à fond, pas-
sa en Grèce après avoir parcourut l
Italie entière. Squarcione est le premier
fondateur de l école lombarde, mais il
a certes des titres non-moins grands à
la reconnaissance de l’école vénitien-
ne, puisqu'il fut le maitre de Jacopo
Bellini.
Grâce à ces hommes illustres, la pein-
ture fit de rapides progrès à Venise,
et durant le siècle dont nous parlons ,
‘on abandonna celle en détrempe pour
la peinture à 1° huile, qu’ Antonel-
lo de Messine avait importée à Venise.
On suit que cet Antonello était aux
gages de la république, et que les cou-
leurs devinrent enfin à celte même
dette assai d’influenza. Le figure degli
altri pittori non giotteschi furono più
svelte ed animate, cioè ritrassero più
al vivo gli uomini e le cose.
Il secolo quintodecimo vide ‘in Mu-
rano a principiare un nuovo stile, che
appresso si perfezionò a Venezia. Il
più antico dei muranesi pittori vuolsi
fosse un Quiricio. D? incerta epoca è
Bernardino pur da Murano. Intorno poi
al millequattrocento vi fioriva eziandio
altro pittore, ricordato sotto il nome di
Andrea. Giovanni ed Antonio Vivarini
da Murano crescevano nel millequattro-
centoquaranta, succedendo ad un Luigi,
che nel dipingere fama ebbe grandis-
sima.
Al principiare del secolo medesimo
erano illustri Gentile da Fabriano,
Jacopo Bellini, padre e maestro di
Gentile e di Giovanni, e un al-
tro Jacopo detto Jacobello del Fiore.
Varii furono i discepoli di questi uo-
mini ch’'ebbero a quel tempo bella
fama nel dipingere. Migliore di tut-
ti li veneli pittori che fin qui abbiam
nominato si fu il padovano Squarcione,
il quale volendo allargar le cognizio-
ni nell’ arte, tragittò in Grecia dopo
avere tutta Italia discorsa. Egli è il
primo fondatore della scuola di Lom-
bardia, ma ha diritto alla gloria vini-
ziana, avendo ammaestrato Jacopo Bel-
lini.
Le scuole dello stato venetico acqui-
stavano con questi uomini sempre più
nella pittura, e nel secolo di cui par-
liamo si passò dal comporre i colori per
tempera a colorire ad olio; .e dicesi
che un Antonello di Messina portasse
questa nuova maniera in Vinegia. Ci è
fatto noto che questo Antonello veniva
dalla repubblica salariato, e che fu al-
— 135 —
Époque naturelles et simples, mais non
pas toujours fondues et harmoniées con-
venablement entr’elles, et moins enco-
core avec le champ ou fond du tableau.
On ne doit pas non plus négliger d’
observer que, vers la fin du XIV siè-
cle, les peintres donnèrent à leurs fi-
gures des attitudes différentes, variant
l'expression et la gradation des nuan-
ces, des regards, des draperies, etc. Ce
fut la véritablement l’aurore du grand
jour pour la peinture vénitienne; et a-
lors la simplicité unie à la grandeur, la
vivacité des couleurs à une gradation
bien entendue, le naturel des poses, la
symétrie des figures, etc., commencèrent
à distinguer les productions de l’école
vénitienne. À la même époque où An-
tonello fut appelé à Venise pour y hà-
ter les perfectionnements de la peintu-
re, vivait Jean Van-Eych, que Vasari
nomme Roger de Bruges.
Au nombre des écoliers d’ Antonello
de Messine, on compte Jean Bellini, non-
moins recommandable par la pureté de
ses moeurs que par le talent dont il
fit preuve dans ses ouvrages, empreints
d’une indicible expression de naïveté.
Quelques auteurs nous ont transmis
le moyen singulier dont il se servit pour
dérober à son maitre le secret de la
peiniure à l'huile. Voici comme ils nous
racontent la chose. Antonello, très-jaloux
de la possession exclusive de son pro-
cédé, n’avait jamais voulu le commu-
niquer à personne. Jean Bellini, dont
Vimaginative était féconde en expé-
dients , et extrémement désireux de s?
emparer du secret, s’avisa de se dégui-
ser en sénateur et d'aller trouver An-
ionello sous ce travestissement pour lui
faire faire son portrait. Antonello, trom-
pé par ce déguisement, se mit à l’ou-
vrage sans défiance, et ce fut ainsi,
lora che i colori incominciarono ad es-
re semplici e veri, benchè non sempre
accordati. È mirabile in questi ultimi
tempi del quintodecimo secolo che i pit-
tori pingessero in modo che le perso-
ne non avessero a trovarsi in un’eguale
‘postura, ma che lo sguardo, le pieghe e
le tinte avessero differenti espressioni,
modificazioni e gradazioni. Ed a buon
dritto: furono essi giudicati l’aurora del
di più luminoso della venetica pittu-
ra, chè la semplicità unita al grandio-
so, la vivacità dei colori con una ra-
gionevole gradazione, la simmetria del-
le parti, delle persone, la naturalezza
delle movenze e la regolarità, sono pre-
gi distinti che li viniziani pennelli an.
davano acquistando. Si ritiene che con-
temporaneamente a quell’Antonello, che
fu chiamato a Venezia ad introdurre il
miglioramento della pittura, vi fosse un
Giovanni Van-Eych, che il Vasari ap-
pella Ruggeri da Bruggia.
D’ infra gli altri scolari di Antonello
da Messina fu Gian Bellini, nome cer-
tamente onorato , e per dilicatezza dei
costumi e per quella certa ingenuità di
espressione che nelle grandi sue opere
sfoggiò. 3
Alcuni scrittori narrano il modo curio-
so con che egli cavava il segreto del di-
pingere ad oglio al suo maestro. Il caso
vuole essere così raccontato. Siccome
l’ Antonello gelosissimo era che altri
quello non discovrisse, così accadde
nol dicesse a chi che fosse. Gian Bel-
lini, uomo che aveva del nuovo, trovò
che per sapere della nuova scuola fos-
se da vestirsi a modi patrizio veneto,
e di portarsi a lui per farsi ritrarre. Il
maestro, che come era ben facile, non
avria potuto revocare a dubbio Gian
Bellini non fosse quello per il quale an-
nunziavasi, si aperse, e Gian Bellini ne
approfittò. |
Me
dit-on, que Bellini parvint à lui arra-
cher le secret de son procédé.
Nous avons dit plus haut que 1’ éco-
le vénitienne avait fait de grands pro-
grès ‘vers ces derniers temps. Voyons
maintenant quels furent les perfection-
nements ultérieurs que le génie et l’é-
: tude apportèrent à cet art si nohle; Les
maitres du XVI siècle débarrassèrent
la peinture de cet air pesant, de ce man-
que de. vie qui avait nui jusqu'alors à
l’expression des figures. Ils représentè-
rent l’homme et chaque partie de la
nature entière sous leur aspect vérita-
ble, donnant à chaque objet une nuan-
ce, une expression convenable, et por-
tèrent l’art à un haut degré de per-
fection par l’étude et l’examen attentif
de la nature. es peintres vénitiens
s’appliquèrént aussi à rendre leurs
figures exemptes de raideur, à faire
tomber avec grâce leurs draperies, etc.
C’est surtout an fameux Jean Bellini
dont nous venons de parler que l’art
est redevable de ces perfectionnements
importants.
Parmi les principaux écoliers de Bel-
lini, nous citerons, sans compier ceux
dont nous nous réservons de parler ci-
après plus longuement: Bellin Bellini,
Vincent Catena, Martin d’Udine, que la
plupart des historiens de la peinture
appellent Pellegrino di san-Daniele, et
regardent comme le maitre du Porde-
none; Mantagna, les Bonconsigli, Andrea
Previtali, ete. Gian Bellini eut pour
rival Victor Carpaccio.
Le Conegliano, autrement dit Jean-
Baptiste Cima , est aussi disciple du
grand Bellini, et il s’était si bien ap-
proprié le genre de son maitre qu’on
attribue à celui-ci plusieurs productions
de son écolier. Conegliano fut imité à
son tour par son fils Carlo.
C’est ainsi que cette série.de noms,
Abbiam detto più sopra che la scuo-
la viniziana in questi ultimi tempi fe-
ce grandi progressi. Ora però è da
esporre quali ulteriori vantaggi il ge-
nio e l’ arte assieme abbiano porto a
questo studio nobilissimo. Tolsero i
cinquecentisti all’ arte del dipingere
quella certa pigredine e quel muto ap-
pariscente che avevano le opere an-
tiche. Mostrarono essi l’uomo e tutte le
parti che la natura compongono come
sono, vale a dire diedero a ciascun og-
getto della natura quelle tinte, quelle
pieghe e quelle espressioni, che da es-
sa maestra ebbero appreso. Oltre que-
sto cercarono li Viniziani di correggersi
il difetto della stentatezza; e le pie-
ghevolezze esteriori , il brio , 1’ impo-
nente mostrarono allora a meraviglia.
Cotanto avanzamento di stile pittore
sco deessi in tulto al famoso Gian
Bellini. |
Fra i principali scolari del Bellini si
contano, tacendo su quelli che ricorde-
remo in seguito, Bellin Bellini, Vincenzo
Catena, un Martino da Udine, che dagli
storici di pittura si chiama Pellegrino
di san Daniello, e che dai più si stima
qual maestro del Pordenone, i Monta-
tagna, i Bonconsigli, Andrea Previtali
ec. Vittore Carpaccio poi fu suo com-
petitore.
Il Conegliano, che altrimenti è detto
Giambattista Cima, è pure discepolo di
Gian Bellini; e talmente imitò il mae-
stro, che molte pitture di lui a questo
si attribuiscono. Le opere del Cone-
gliano furono poi imitate da suo figliuo-
lo Carlo.
Così per varie vicende di nomi e di
SN
d'ouvrages et d’époques nous a conduits
enfin au siècle le plus glorieux pour la
peinture vénitienne. Après les troubles
politiques qui agitèrent si long-temps
la malheureuse Italie, vinrent enfin des
temps plus fortunés qui permirent au
génie de s’élancer librement sur le che-
min des arts qu’il parcourut dès - lors
à grands pas. L’inspiration qui ne suit
que trop souvent chèz les peintres le
sort de leur propre fortune et de la
prospérité publique, se déploya puis-
samment à Pombre de la protection que
la république florissante et respectée
accordait aux arts. L’école vénitienne
produisit au XVI siècle ses maitres
les plus fameux ; ils éclipsèrent tous
ceux qui les avaient précédés, el ôtè-
rent aux peintres à venir toute espéran-
.ce de pouvoir jamais les surpasser eux-
mémes. Tout le monde, au reste, re-
connait que le coloris de l’école véni-
tienne est inimitable, et bien supérieur
à celui de toutes les autres écoles. Plu-
sieurs auteurs assignèrent chacun une
cause diverse à celle supériorilé incon-
testable; pour nous, nous croyons avec
Lanzi qu’elle dépend essentiellement du
génie particulier et de Part de ceux qui
la méritèrent, en mélangeant si mer-
veilleusement leurs couleurs. En effet
Giorgione, le Titien et Paul Véronèse
ont un genre de coloris si parfait et si
original qu’il est absolumeñt impossi-
ble de l’imiter parfaitement ; ils surent
donner au mélange de leurs couleurs une
vivacité admirable satis la moindre ap-
parence de dureté, et c’est là ce qui
constitue le caractère distinctif et inimi-
table de leurs composilions. Mais ils n°
excellevent pas seulement dans Vétade
du nu, où les élèves du Titien surpas-
serent ceux de toutes les autres éco-
les; ils réussirent également bien à
peindre les draperies, les éLoffes de tou-
cose siamo venuti al secolo più illustre
della venetica pittura. Dopo le tante
mutazioni politiche chè tennero in con-
tinua procella le provincie italiane, giun-
se un tempo nel quale il genio doveva
scorrere i sentieri più luminosi in o-
gni parte dell’invenzione, ovvero in tut-
to quello che presta allo studio 1’ uti-
lità e il diletto. Il genio della pit-
tura, che vola sempre cen quello della
fortuna, sparse sotto lx mano de’ vene-
tici pittori tutto quel brio naturale che
procede da una fortuna regolata e mo-
desta , ed insieme grande e generosa.
La nostra scuola venelica die’ in que-
sto secolo decimosesto i migliori arte-
fici suoi, i quali il grido tolsero a quei
che li precedettero e la speranza di
vantaggiarli a quei che li seguirono, Di-
cesi, ed è incontrastabile, avessero i pit-
tori viniziani più vero e vivace il co-
lorito delle pitture, e che più applau-
dito fosse d’assai di tutte le altre scuole.
La ragione della vivacità o proprietà
dei colori. fu da diversi diversamente
spiegata; ma noi stiamo col Lanzi, che
giustamente asserisce la si debba ripete-
re soltanto dallo ingegno e dall’ arte
di coloro che li compongono. E difat-
ti Giorgione, Tiziano, non che Puolo
Veronese, hanno un certo impasto di
colori che non si può in veruna maniera
perfettamente imitare, imperocchè eglino
diedero una certa macchia di colorito che
schiva la durezza e che porta distinta la
impronta dei loro pennelli. Cotal foggia
bellissima di colorire non restrinsero
solo alle carni, nelle quali i tizianeschi
specialmente vantaggiarono qualunque
altra scuola, ma la distesero altresì ai
panni, nè v’ha maniera di velluti, di
veli e di stoffe ch” eglino mirabilmen-
te non contrafficessero. Altri meriti han-
no i veneti pittoti ancora, fra cui quel-
lo del ritrarre qualsivoglia sorte di lai
vio A
te espèce, velours, soie, etc., qu'ils re-
produisirent sur la toile avec une fidé-
lité et un naturel admirable. Les pein-
tres vénitiens ne se rendirent en outre
pas moins célèbres par l’art avec lequel
ils peignaient sur toute sorte de ma-
tières, dans l’architecture, dans le pay-
sage, etc.
Nous voici enfin arrivés au siècle glo»
rieux des Giorgione et des Titien. L’a-
mitié la plus étroite régnait entre ces
deux hommes illustres ; leur habitude
de vivre ensemble, la ressemblance de
leur génie, la douceur de leurs maniè-
res, non-moins que l’analogie qu’ éta-
blissait entre leurs ouvrages le mérite
incomparable qui les distinguait tous
deux, attiraient la commune admiration
de leurs contemporains. Réellement il n°
y a pas grande différence entre les pro-
ductions de Giorgione et celles du Ti-
tien; la seule chose qui les distingue,
c'est que les tableaux du second ont,
ce nous semble, un caractère de force
supérieur à celui du premier.
Giorgio, et non pas Giorgione, était
le véritable nom de celui-ci; mais sa
taille élevée fut cause qu’on s’habitua à
lui donner le second de prélérence, Bar-
barelli était son nom de famille. Il était
encore disciple de Gian Bellini que
déjà, poussé par son rare esprit d’ob-
servation, il évitait le genre minutieux,
maniéré, et lui substituait cette touche
large, hardie, qui caractérise le génie.
Lanzi dit que personne avant lui n’a-
vait su manier le pinceau avec plus de
force, de saillie, passez-moi le terme, de
manière à produire de l'effet à une gran-
de distance. Giorgione exécuta à fres-
que la plus grande partie de ses ou-
vrages, et à Venise en particulier, où
nous admirons encore quelques débris
de ses compositions magnifiques. Mais
heureusement ses tableaux à l’huile ont
vori in oro, in argento ed in ogni ma-
niera di metallo ; dell’architettura, del
paesaggio e via discorrendo.
Siamo dopo queste premesse final-
mente arrivati al punto di porre il
nome di Giorgione e Tiziano. Di co-
storo dicesi che 1° amicizia fosse gran-
de, e che il vivere compagnevole e lie-
to , la somiglianza del genio , la giu-
slezza dei modi, l’affinità che vi ebbero
fra le produzioni di questi due valen-
ti attraessero mirabilmente lo sguardo di
tutti. E daddovero fra li dipinti del
. Giorgione e que’ del Vecellio corre
piccol divario: solo pare in questo dif-
ferenziassero, che quelli del Tiziano so-
no di un carattere più forte che non
sono quelli del Giorgione.
Giorgione mon dovria altrimenti chia-
marsi Giorgione, ma Giorgio; la di lui
statura grandissima fu causa per cui nel-
la prima guisa lo si appellasse. Il co-
gnome di lui era Barbarelli. Fin da
quando era scolare di Gian Bellini, trat-
to da uno spirito indagatore e perspi-
cace, schivò la minutezza, sostituendo
a questa quella certa industre sprezza-
tura in cui propriamente il bello deli’
arte risiede; Dice il Lanzi nessuno pri-
ma di lui conosciuto avere quel maneg-
gio del pennello così risoluto, di mac-
chia così forte, e così utto a sorpren-
dere in lontananza. Giorgione condusse
a fresco la maggior parte delle sue
opere, e singolarmente a Venezia, ove
qualche reliquia rimane visibile an-
cora del divino pennello che trassela.
Sono però assai conservale e cuslo-
DE =
pu mieux résister à l’injure du temps,
et nous en conservons soigneusement
plusieurs dans lesquels on reconnait les
merveilles de son pinceau, Nous ajou-
terons toutefois que ses tableaux sont
lrès-rares.
On prétend qu'un certain Luzzo de
Feltre, son écolier, devint aussi son
rival auprès d’une femme dont Giorgio-
ne étail éperdüment amoureux. Les uns
croient que son désespoir jaloux fut
cause de sa mort, les autres soutien-
nent au contraire qn'il mourut de la
peste que cette femme lui avait com-
muniquée.
Parmi tous ceux qui tàchèrent de s°
approprier le style de Giorgione , on
distingue un moine nommé Sébastien
del Piombo qui réussit mieux que les
autres à contrefaire la touche de ce mai-
tre. On n’ignore sans doute pas que
ce Sébastien del Piombo fut regardé à
Rome comme le premier coloriste de
son temps, et qu’il exerca son art dans
cette ville concurremment avec Raphaël
et Peruzzi. Francois Torbido, surnom-
mé le More, et Jean d’Udine, se di-
stinguèrent également parmi les disci-
ples de Giorgione, dont ils imitèrent
avec bonheur le style grandiose. On
compte aussi au nombre des élèves ou
des imitateurs de Giorgione, Lotto,
Palma, Cariani, et autres, sans parler
de Paris Bordone qui avait suivi auipa
ravant l’école du Titien.
Mais en voilà assez sur le compte
de Giorgione et de ses élèves; parlofis
maintenant du grand Titien. L’impar-
dial et ingénieux Lanzi s’exprime com-
me il suit è propos de ce peintre: « Je
» ne saurais salisfaire là-dessus le lecteur
%
Na
comme je le voudrais, parce que lors-
qu'il s’agit de parler d’un artiste si
x
D
$
éminent, tout ce que l’on peut en
dire est toujours si inférieur à son
dite quelle che all’ olio e’ fece, e si
giudicano sue senza timore di essere
colti in inganno, perciocchè il forte im-
pasto de’ colori e la pienezza del di lui
pennello manifestamente il dimostrano,
I suoi quadri però sono rari d’assai.
Vuolsi uno dei di lui scolari fosse
certo Luzzo da Feltre, che con esso ri-
valeggiava in amore per una donna da
lui amata oltre ogni credere. Taluno
pensa che per questa femmina egli mo-
risse, e tal altro che fosse ‘morto di
morbo pestilenziale che contrasse prati-
cando con essa.
Su tutti po’ quelli i quali dieronsi a
fave il proprio pennello sopra lo stile
giorgionesco fu un certo frate Sebustia-
no dal Piombo, che lasciato Gian-Bel-
lini, di Giorgione i tuoni de’colori e la
sfumatezza più che altri imitava. Si sa
che questo dal Piombo venne ammirato
a Roma come coloritore primo del tem-
po suo, e che in questa cittade pinse in
competenza del Raffaelo e del Peruzzi.
Francesco Torbido poi, che avea il so-
prannome di Moro, e Giovanni da Udi-
ne riuscirono eziandio nella scuola di
Giorgione , imperocchè l’uno e l’altro
seguirono le di lui tinte con molta
felicità. Vi sono degli altri ancora che
imitarono il Barbarelli, vogliam dire il
Lotto, il Palma, il Cariani, e via, non che
Paris Bordone, benchè prima si avesse
fatto alla scuola del Tiziano.
Ma di Giorgione e degli scolari suoi
è detto abbastanza; di presente parlia-
model Tiziano, Sopra lo ingegno pit-
torico di questo genio, l’ingenuo e for-
bitissimo Lanzi così si esprime: « Io
» non potrò appagare il lettore come
» vorrei, perchè ove il concetto di un
» artefice è grandissimo, ogni cosa che
» se ne scrivà pare che sia vinta dal
» suo merito e che in certo modo lo de-
(FL
d
te i
« mérite et à sa réputalion qu’on craint
LS
» en le louant de lui nuire bien plu-
» tòt que de le servir. Mais si dans le
+ jugement qu’on prononce des grands
» artistes, mieux vaut l'indication pré-
» cise qu’un éloge vague des qualités
» qui les distinguent , je citerai alors
» l'opinion d’un célèbre critique. Le
» Titien mieux qu'aucun autre, répé-
» tait-il souvent, a su étudier la natu-
» re et la reproduire. Et j’ajouterai
» maintenant avec un autre écrivain:
» Que Titien fut le confident le plus
» cher de la nature et le maitre par
» excellence; que dans tous les sujets
» qu’il a traités, il s’est toujours rap-
» proché de la nature autant qu’il est
» donné à l’homme de le faire. Il a-
» vait recu de la nature un esprit so-
» lide, paisible, perspicace, plus amateur
» de la vérité que de la nouveauté et
» du brillant, et c’est là l'esprit qui
» forme, ainsi que les véritables écri-
» vains, les véritables peintres. »
Titien eut pour maitres d’abord Sé-
bastien Zuccati, de la Valtellina, et en-
suite Gian Bellini. Bien jeune encore,
il.se distingua par cette manière large
et hardie que Giorgione, son condisci-
ple, avait montrée le premier. Et ceci
est si vrai que les ouvrages exécutés
par ces deux jeunes artistes à cette é-
poque, se ressemblent si fort qu'il est
malaisé de discerner ceux du Titien de
ceux du Giorgione. Mais par la suite,
le Titien se créa un nouveau style moins
chaud que celui du Giorgione, mais bien
plus suave, et capable de frapper , de
ravir d’étonnement tous les spectateurs.
On a observé que le Titien excellait à
peindre les corps de femmes et d’en-
fants, si: bien que le flamand Passeri
et le célèbre Poussin, si habiles dans
cette partie, se sont formés sur les mo-
dèles du Titien. Admirateur zélé du
e
» gradi. Ma se nè’ caralteri degli arle-
» fici più che una vaga commendazio-
» ne vale una precisa indicazione di
» ciò che li distingue fra tutti, io ad-
» durrò il giudizio di un ottimo critico
» solito dire che il Tiziano meglio che
» verun altro vide la natura e la ritras-
» se nel suo vero; e potrò aggiugnere
» con un altro, ch'egli fu tra’ pittori il
» più gran confidente della natura ed
» il maestro universale; che in quanto
».‘ha preso a trattare, siano elementi,
» sia paese, sia qualunque altro sogget-
» io, in tutto ha impresso la sua vera
» naluralezza. Avea sortito dal nascere
» uno spirito sodo, tranquillo, sagace,
» portato al vero piuttosto che al nuo-
» vo e allo specioso, che è quello spiri-
ss to che forma, siccome i veri letterati,
» così i veri pittori ».
Tiziano fu ammaestrato da Sebastia-
no Zuccati valtellino e poi da Gian Bel-
lini. Ancor giovanetto e’ si mise a quel
modo libero, e sciolto che Giorgione
suo condiscepolo, rinvenne. Ed è così
vero che le opere le quali in quel tor-
no di tempo Tiziano operò non bene
si distinguono da quelle del Barbarelli.
In seguito però formavasi il suo nuovo
stile meno sfumato, meno rinfuocato,
ma più soave, e tale da lasciare chi
alui riguarda quasi diremo affascinato
essorpreso. Fu osservato che il Tizia-
no nello dipingere corpi di donne e
di putti e°fosse più valente, e che il fiam-
mingo Passeri ed il Poussin, per que-
sta parte valentissimi, da’ di lui quadri
l’apprendessero. V’ha chi lo dice an-
cora studiosissimo della notomia e del
bello antico ricopiatore. La lucen-
tezza domina sempre nelle pitture del
Che gine
beau antique, il n’attachait pas moins
d’importance à l’étude de l’anatomie.
La lucidité domine constamment dans
ses tableaux, bien dignes de servir d’e-
xemple à tous les peintres.
Dans la peinture comme dans tous les
beaux-arts, ce qu’il y a de plus diffi-
cile et de plus admirable, c’est de sa-
voir allier les moyens les plus naturels
à l’art le plus consommé, de telle sor-
te que l’objet représenté se rapproche
tout à la fois autant que possible de la
nature réelle et du beau idéal. Le Titien
ne pouvail certes manquer de recon-
naître que la seule imitation de la na-
ture ne sanrait produire les effets subli-
mes qui naissent de cette heureuse com-
binaison, et il osa tenter ce que les Grecs
eux-mêmes, ces maitres souverains du
beav, n'avaient pas fait. Titien conser-
ve sûrement toujours dans ses ouvra-
ges son caractère sublime: il consulta
la nature avant de les créer, il se gar-
da bien de les surcharger par un trop
grand nombre de figures, et il sut grou-
per celles-ci avec un art admirable. Quant
à la perfection des portraits et l’art d’y
saisir Ja ressemblance avec une vérité
frappante, il n’eut point d’égal, et c’est
à ce talent particulier, qui lui ouvrait
toutes les Cours, qu'il dut en grande
partie sa» fortune. Vasari avoue qu’il fut
incomparable dans ce genre de peintu-
re; les personnages les plus illustres
de son siècle attachèrent un grand prix
à avoir leur portrait peint par le Ti-
tien. - On dit que ce grand peintre
avait pour méthode d’ébaucher d’a-
bord ses compositions à grands coups,
puis il les laissait de côté pendant
quelque temps, et lorsqu'il les remet-
tait sur le métier, alors seulement il
les polissait, les corrigeait et leur don-
nait la dernière main.
Vers la fin de sa vie (il mourut de
Vecellio, e sono perciò altrui d’esem-
pio.
Il più alto consiglio, e il più diffici-
le in pittura ed in iscultura, si è quel-
lo di scegliere i mezzi più naturali, e
l’arte migliore rinvenire di comporli
perchè l’oggetto, che diventa la som-
ma di varie naturali bellezze, abbia la
impronta insieme dell’ artificiale e del-
l'ideale. Tiziano se ne addiede che il
naturale isolato non può dare quell’ ef-
fetto ineffabile della triplice bellezza,
ed imprendeva ciò che gli stessi greci
maestri e fabbri del bello non aveano
raggiunto. Tiziano serbò sempre nelle
composizioni il suo carattere: consultò
la natura pria di operare, fu sobrio nel
numero delle figure, ed ebbe un’ arte
disinvolta nello aggrupparle. Dalla fe-
licità e dalla maestria di ritrarre i volti,
nella quale non fu pareggiato da alcu-
no, derivogli la fortuna sua, imperocchè
gli apriva la via a varie corti. Confes-
sa il Vasari che in questa parte di ri-
trarre egli fu eccellentissimo, e che le
persone più celebri per dignità e per
lettere de’ suoi di vennero per esso ef
figiate. Dicesi che dapprima e? libera-
mente e coraggiosamente le opere sue
sbozzasse, le riponesse poscia da ban-
da, e riprendessele dopo alcun tempo, ed
allora forse che con occhio fresco ed at-
tento d’ ogni loro menda e difetto ripur-
gassele.
Sul cadere della vita, che cessava ‘in
(Mai
la peste à 99 ans) sa vue et sa main
s’élant toutes deux affaiblies, il mettait
‘moins de fini dans ses ouvrages, à cau-
se de la difficulté qu’il éprouvait à fon-
dre les teintes, Néanmoins les connais-
seurs s’accordent : à déclarer que ses
derniers tableaux eux-mêmes sont très
dignes de servir de modèles.
Parmi les imitateurs du Titien, qui
n'eut que très peu d'élèves, nous ci-
terons d’abord son fils Horace, puis
Nicolas d’Etienne Cadorino et une fou-
le de Vecellio qu'il serait superflu d’é-
numérer ici, Jerome Dante, Lorenzino
de Venise, Natalino de Murano, Anto-
nio Schiavone ,: etc. Mais les plus
illustres de ses imitateurs furent Bo-
nifazio de Vérone, et le Tintoret,
noms fameux l’un et l’autre dans
les fastes de la peinture vénitienne.
Fréquemment, dans les: compositions
du premier, respire un, caraclère qui
lui mérite le nom de génie original et
créateur. La, légèreté , la grâce, de
grandiose, toutes les qualités qui le di-
stinguent, semblent lui ‘appartenir en
propre, quoiqu’on reconnaisse aisément
dans ses ouvrages l’imitation du style
du Titien, de la vigueur de: Barbarelli
et de la délicatesse de Palma. - Le Tin-
toret, (dont le véritable nom était Jac-
ques Robusti), ainsi surnommé parce
qu’il était fils d’un teinturier (tntore;
vénitien, bien qu’on le melte au nom-
bre des élèves du Titien, n’étudia guè-
re sous lui; son maitre, ayant reconnu
le génie extraordinaire de son écolier,
et cédant aux basses impulsions de P
envie, le chassa bientôt de son école.
Tintoretto avait conçu le vaste projet
de s'ériger en chef d’une nouvelle é-
cole, propre à perfectionner celle du
Titien, en y ajoutant tout ce qui lui
manquait encore. Bien loin de le dé-
lui di novantanove anni peri furori
della’ pestilenza, sendoglisi indeboli-
te la vista e la mano conduceva le co-
se ad una maniera meno finita, impe-
rocchè a colpi. di pennello dipingeva,
ed era affaticato nello unire le tinte.
Nondimeno i professori dell’arte inse-
gnano che anche le ultime opere sue
ammaestrano assal.
Fra gli imitatori del Tiziano, chè po-
chi scolari egli ebbe, contansi il di lui
figlio Orazio, certo. Nicolò di Stefano
Cadorine, e tutti quegli altri Vecelli che
qui fora inutile il rammentare. A. quali
aggiugni Girolamo Dante, Lorenzino da
Venezia e Natalino da Murano, Antonio
Schiavone e va innanzi, Ma fra gli imi-
tatori denno avere principal scranna il
Veronese Bonifazio ed il Tintoretto, no-
mi illustri tutti e due nei fasti della ve-
neta pittura. Frequentemente le dipin-
ture del primo tengono. un, carattere
che lo fa un genio libero e creatore.
Sveltezza, grandiosità, spirito. pajon
doti tutte sue, benchè. si ravvisi nelle
sue opere la mossa e la composizione
del Tiziano, il forte del, Barbarelli ed
il dilicato del Palma. Il Tintoretto, chè
così soprannomavasi Giacomo Robusti
perchè figlio di veneto tintore, sebbene
si.conti fra gli scolari di Vecellio eb-
be da questi brevissima islruzione; con-
ciossiachè, accortosi il maestro del ta-
lento dello scolare, tratto da invidia
dallo studio suo, il congedava. Tintoret-
to intese alla vasta idea: di farsi capo
e maestro di una scuola nuova, da qua-
le perfezionasse la tizianesca, aggiun-
gendovi ciò che mancavale. Il discac-
ciamento dallo studio del Tiziano non
lo scoraggiava nel. proposito, anzi vie-
maggiormente ‘infiammavalo . Ei nobilitò
co’ suoi primi studi una stanza disagia-
ta, cui povertà lo-astrinse ad eleggersi
in abitazione. Copiava le opere del Ti-
T
DE Ta Meine Sera? |
* DI
x Va - “
Pi à
>
"A s # ti
“+
ot Si
É a E
%
$r
à : È È
È <» ‘
n È LE =
CARL n : % à
ni n « ’
i à
; a 2 Le Ala e 4
€ r si x
à x s ; =
5 È i; Magie: i
se q = À
i S 1 È RAS
i 4 2 ra - a pas n
Ar PSA
= È TE 5 er ci à
à 7° 2 È HE È x È 5
S SS a F x i SIA ©
i ER 7 Gr ne,
> 9 5 i È ES
È ; ER cin la CIRE gp DI x
EX = i ; PRE DS EE î
H EEE $ ë Rs PSE dx ene Di
su $ ; 1 . Ta SZ % 5
di = 3 SIRIA Aa
5 È 8 vi È io Rosa (rss PEER
Se ; = i ; e x e
5 , 3 SETE és 5
> Te,
eourager, son bannissement de l’atelier
du Titien ne servit qu’à l’animer da-
vantage. Ce fut alors qu’il illustra à ja-
mais, par les travaux qu’il y exécuta,
une chétive maison que sa pauvreté le
forca à choisir pour demeure. Il copiait
‘sans relìche les oeuvres du Titien, et
jour et nuit il étudiait les plàtres des
statues de Florence qui se raltachaient
aux ouvrages de Michel-Ange. La na-
ture avait doué Tintoretto d’une âme
non-moins ferme qu’ardente et sublime;
tantôt il dessinait ses modèles à la
lumière d’une lampe, afin d’obtenir des
ombres vigoureuses, et de se former
nn clair-obscur énergique, tantôt il les
suspendait au plafond dans diverses at-
titudes, au moyen de quelques ficelles,
afin de les pouvoir dessiner sous di-
vers points de vue. Impatient de con-
naître à fond les muscles , les veines,
et toute la structure du corps humain,
il étudiait l'anatomie avec ardeur et ne
négligeait pas non plus l’étude du nu. C°
est ainsi qu'il se préparait à fonder une
école célèbre. Lanzi nous apprend que
‘Vasari donnait au génie du Tintoret 1°
épithète de terrible ; jamais imagination
en effet ne fut plus féconde que la sien-
ne. Mais, sans la diligence et l’étude,
cete qualité brillante n’aboutit pas à
grand’chose souvent; le Tintoret fut une
nouvelle preuve de cette vérité et, a-
près avoir enfanié des chefs-d’oeuvre
admirables tant qu’il cultiva par l’étu-
de patiente ses heureuse dispositions
naturelles, il produisit des tableaux très
inférieurs lorsqu'il voulut faire vite et
beaucoup. Pourtant on ne saurait lui
-refuser, même dans ses derniers ouvra-
ges, une touche digne d’un grand mai-
tre, une entente parfaite des effets de
lumière , et l’accord entr’elles des in-
venlions bizarres ; au reste, il n’avait
point d’égal dans l’art de donner de
ziano indefessamente, e studiava notte
e giorno i gessi tratti dalle statue di
Firenze che si riferivano alle opere di
Michelangelo. Sortì il Tintoretto dalla
natura un’ indole quanto sublime e fer-
vida, animosa altrettanto. Al chiarore di
una lume di lucerna ei costumava di-
segnare i modelli per trarne forti om-
bre e addestrarsi ad un chiaroscuro
fortissimo. Soleva appendere al soffitto
con fili i modelli medesimi in questa
o tale altra attitudine, ed a varii pun-
ti di veduta gli disegnava. Per conosce-
re perfettamente la ragione dei musco-
li e la struttura del corpo umano, in-
defessamente di notomia, ed in varii
scorci studiava e disegnava il nudo. Con
questa moniera ei disponevasi ad intro-
durre fra’ suoi la vera norma degli studi.
Ci dice il Lanzi che l'ingegno ch'egli
ebbe fu addimandato terribile dal Va-
sari; e diffatti la sua immaginazione di
nuove idee fu ricca sempre. Tutte però
queste doti senza diligenza a dir ve-
ro non montano assai. Il Tintoretto
la ebbe per qualche tempo compagna, ed
allora fece pitture che non hanno neo
di difetto; ma trascurò poscia questa
diligenza per la smania smodata di far
presto e molto. Tuttavia, per quanto lo
si accusi, non cessa di avere nelle ulti-
me sue cose ancora un maneggio di pen-
nello da gran maestro, e si mostra gran-
de genio ne’ scorci anche difficili, nel
giuoco della luce, nell’accordo, nelle in-
venzioni capricciose, Nell’animare poi
le figure è maestro sovrano. Seguaci di
lui furon Domenico ed una Maria suoi
figliuoli; la qual ultima veniva richiesta
da Massimiliano Augusto e dal re di Spa-
gna Filippo II. per le corti di Vienna
e di Madrid. A questi si aggiunga Ce-
sare dalle Ninfe, Melchior Colonna, Ber-
tali, Flaminio Floriano, Giovanni Ro-
thenamer di Monaco ed alcuni altri.
la vie à ses figures. Dominique et Marie
ses enfants, furent aussi ses disciples ;
l’empereur Maximilien-Auguste et le
roi d’Espagne Philippe II invitèrent tous
deux cette dernière à venir à leur cour.
César des Nymphes, Melchior Colonna,
Bertali Flaminio Floriano, Jean Rothe-
namer de Monaco, et quelques autres
furent également au nombre de ses di-
sciples.
Presqu’en même temps que le Tin-
ioret, était né Jacopo Da Ponte fils de
Francois que l’on cite parmi les quat-
trocentisti (1) distingués. Les ouvrages
qu’il exécuta d’abord dans sa patrie,
se ressentent des principes du Tiuto-
ret. Il partit de sa ville natale, Bassano,
recommandé au célèbre Boniface, pein-
tre non-moins jaloux des secrets de son
art quele Titien et le Tintoret ; Jacopo
fut donc contraint à étudier furtive-
ment la manière de colorier de son mai-
tre Boniface, le regardant peindre à son
insu au travers des fentes de la porte
de son atelier. S’étant exercé à Veni-
se quelque temps à dessiner les car-
tons du Parmigianino, et à copier les
tableaux du Titien et de Boniface, on
le considère comme un disciple du pre-
mier ; il existe en effet beaucoup de
ressemblance entre leurs genres. La
mort de son père ayant rappelé Jacopo
à Bassano, ville remarquable par la
fraicheur et la beauté des paysages qui
l'entourent , notre jeune peintre per-
fectionna, forma son style d’après l’é-
tude de la nature; la grâce, la simpli-
cité qui y respirent, rappellent heu-
reusement en Italie le gout de l’école fla-
mande. On peut avancer que, dans l’
(1) Quattrocentisti, auteurs du XV. siè-
cle en Italie.
(Note pu Trap.)
A poco intervallo dalla nascita del
Tintoretto nacque Jacopo Da Ponte, fi-
gliuolo di quel Francesco che fra buo-
ni quattrocentisti è commendato. Le sue
opere, che prima fece in patria, hanno
la impronta della educazione del Robu-
sti. Partito dalla sua patria, Bassano,
egli fu raccomandato al pittore Bonifa-
zio, maestro che dell’arte pittorica ge-
loso era tanto quanto il Tiziano ed il
Tintoretto lo erano. Jacopo non vide
quindi il proprio maestro colorire se
non guatandolo furtivamente pei tra-.
fori dell’uscio del suo studio. A Vi-
negia esercilossi poco tempo disegnan-
do le carte del Parmigianino, ed in
copiare i quadri del Tiziano e del Bo-
nifazio, del primo de’ quali si vuole an-
cora discepolo. Infatti la conformità della
maniera fa credere così. La morte del
padre costrinse Jacopo a tornare a Bas-_
sano, città amenissima per le dolci sue
acque e pe’ suoi colli. Dagli oggetti
della natura nacque lo stile di Jacopo,
iutto semplicità, tutto grazia, che mise
in Italia il gusto di una nazione stra-
niera, vogliam dire la fiamminga. Puos-
si affermare che nello dipingere due vie
egli tenesse, e che in ambedue origina-
lità mostrasse. Il bassanese Jacopo Da
Ponte ha una composizione, dice il Lan-
zi che tiene del triangolare e del cir-
colare ad un iempo. Egli ama il lume
serrato, ed è principale maestro nel-
l’armonizzare i colori; frequentemente
art de peindre, il suivit deux routes à
Ja fois, et se montra original dans tou-
tes les deux. Le bassanais Jacopo da
Ponte, dit Lanzi, a un genre de com-
position qui tient en même temps du
triangulaire et du circulaire. Il aime la
lumière renfermée, et il est passé-mai-
tre dans l’art d’harmonier les couleurs;
souvent il se plait à faire servir de champ
à une figure extérieure l'ombre del’inté-
rieure, et à donner peu de clairs aux figu-
res, mais vigoureux et fortement accusés
dans les endroits où elles font angle. Ce-
pendant on ne saurait comparer la vivaci-
té de son imagination à celle des’ maitres
illustres que nous avons déjà cités; à for-
ce de temps et d’études seulement il par-
venait à rendre ses tableaux parfaits. Ja-
copo fut fort estimé par les plus grands
peintres , et l’on peut à bon droit le
nommer le grand condisciple du Tin-
toret et l’illustre rival de Paul Véro-
nèse ; il avait instruit dans son art
quatre fils qui formèrent d’autres élè-
ves, et ainsi de suite, si bien que l’é-
cole bassanaise subsista près d’un siè-
cle, toujours en baissant, à la vérité.
De ses quatre fils, Léandro et Fran-
cois furent ceux qui se montrèrent le
plus dignes de leur père Jacopo ; les
deux autres, Jean-Baptiste et Jérôme .
étaient “plus propres à copier ses ou-
vrages qu’à en créer de leur propre
fond. Tous quatre au reste composè-
rent des oeuvres originales ; Francois
entr’autres, s’élant fixé à Venise, y
donnait des preuves de son talent
remarquable dans les peintures qu’il
exécula au palais ducal et qui repré-
sentent plusieurs faits de l’histoire vé-
nitienne. Malheureusement ce pein-
ire, né avec de si heureuses dispo-
silions, lermina ses jours de la ma-
nière la plus déplorable, à la fleur de
l’âge, $e jelant par une fenêtre dans un
sa —
cerca che l'ombra dell’interna figura
alla esteriore serva di campo, e che le
figure abbiano pochi lumi, ma fieri e
gagliardi là oye fanno angolo. Tutta-
volta convien confessare la vivacità del-
la sua immaginazione non potersi equi-
parare a quella de’ primi maestri fin qui
ricordati. Il lungo studio però ch’ei
poneva nella condotta delle sue tele ri-
duceale perfette. Fu lodato dai miglio
ri maestri dell’arte, ed a ‘buon dritto
puossi stimarlo il grande condiscepolo
del Tintoretto ed il grande competito-
re di Paolo Veronese. Formava il Da
Ponte alla pittura quattro suoi figliuoli,
da’ quali quest’ arte ad altri si propagò,
sicchè la scuola bassanese durava qual-
che secolo, sempre però decrescendo.
Leandro e Francesco erano i figli di
lui che parvero meglio disposti a seguir-
lo, ma gli altri due, Giambattista e
Girolamo, erano migliori copisti del-
le sue opere di quello fossero facili in-
ventori. Contuttociò lavorarono tutti di
invenzione; ed a Vinegia si fermava
Francesco, ove si stabiliva, e prova da-
va di sua attitudine nell’arte di cui par-
liamo, pingendo storie tratte da vene-
tici fasti nel palazzo ducale. Peccato che
anch’esso, nato veramente alla pittura, in
breve sia morto al dì, perocchè avendo
perduto la mente, in clate freschissima di
una finestra gettavasi e cedeva alla vi-
ta. Ne venne che restavano imperfette
le opere sue nel ducale palagio ed al-
trove ancora, e che Leandro suo fra-
tello vedeasi astretto di condurle a fi-
ne. Questo Leandro ebbe forte grido; e-
gli è originale specialmente ne’sembian.….
ti dei ritratti e nel maneggiare il pen-
nello. Ci è noto che il Doge Grimani
faceasi ritrarre, e che tanto contento ri-
manesse dell’opera del Da Ponte, che suo
cavaliere creavalo. E daddovero, con
sussiego imponente Leandro sosteneva
ed) gl
accès de folie. Léandre son frère dut
alors se charger de continuer les ou-
vrages qu’il laissait inachevés, soit au
palais ducal, soit ailleurs ; ce Léandre
jouit d’une grande réputation, et il est
vanté surtout pour la ressemblance de
ses portraits. Le doge Grimani, s'étant
fait peindre par Léandre, fut si charmé
de la manière dont il s’acquitta de ce
soin, qu’il le créa son chevalier. Dès ce
moment, Léandre n’oublia rien pour
soutenir l'éclat de cette dignité; sa
maison, sa table, son domestique, ses
vêtements étaient vraiment dignes d’
un grand seigneur. Il ne sortait jamais
qu’accompagné d’une foule d’élèves
qu’il entretenait près de lui à ses frais,
décoré d’une chaîne d’or ct des insi-
gnes de Saint-Marc. Nous n’entrerons
pas dans de plus longs détails sur le
luxe extravagant de ce peintre, mais ce
n’est pas cerles faute de matière: on
débite sur son compte cent anecdoles
plus bisarres les unes que les autres.
Jacopo Apollonio, fils d’une fille de
Jacopo, passe pour le meilleur élève
que les Da-Ponte aient formé. Bien
qu'il. ne connùt que les deux moins
habiles de ses oncles, il fit de rapides
progrès dans son art. Les Bassanais
accordent aussi quelqu’estime à Luc et
à Jules Martinelli, disciples de Jacopo.
Antoine Scajario, gendre et héritier de
Jean-Baptiste da Ponte, jouit aussi de
la considération des Bassanais. Jacopo
Guadagnino, né d’une fille de Francois
da Ponte, peignait bien le portrail. A-
vec ce dernier, qui mourut en 1633,
s’étegnit l’école de Jacopo de Bas-
sano.
Tandis que cette école florissait à
Bassano, il s’en était élevée à Vérone
une qui devait surpasser toules les au-
tres par sa manière de reproduire le
quella dignità. Mangiava, beveva, dor-
miva e vestiva panni signorilmente.
Usciva di casa da molti scolari, che
presso se aveva, corteggiato ed ornato di
aurea collana e delle insegne di S. Mar-
co in pubblico procedeva. Si contano
altre scherzose storielle di questo pit-
tore, che ben pare avesse un po di neb-
bia in cervello.
Vuolsi Jacopo Apollonio, da una fi-
gliuola di Jacopo nato, fosse il miglior
allievo che abbiano fatto i Da Ponte. Ei
fece assai progresso nell’arte benchè i
due zii meno celebri conoscesse. Quei
di Bassano dan qualche pregio a Giu-
lio ed a Luca Martinelli discepoli di Ja-
copo. Antonio Scajario genero ed ere-
de di Giambattista Da Ponte è pure da”
Bassanesi avuto in estimazione. Jacopo
Guadagnino figlio di una figliuola di
Francesco Da Ponte ebbe qualche me-
rito in ritrarre. Con la morte di que-
sto l’anno milleseicento e trentatre si
estinse in Bassano ogni avanzo della
maniera e della scuola di Jacopo da Bas-
sano.
Mentre fioriva la Bassanese scuola un’
altra in Verona sorgevane, la quale col-
lo ritrarre il più bello dell’arte, col far
isforzo di architettura in campi gran-
PL aa
le plus grandiose des arts, la pompe ar-
chitectonique, dans ses toiles immenses.
Ce champ non encore exploité de la
peinture offrait aux arlistes une palme
intacte et nouvelle qu'il était réservé
de cueillir à Paul Caliari. Son père,
Gabriel Caliari, sculpteur, destinait
le jeune Paul à la même profession et
voulut lui faire apprendre le dessin et 1’
art de modeler en argile. Mais Paul, em-
porté de préférence vers la peinture par
l ascendant irrésistible du génie, triom-
pha de tous les obstacles, et fit bien-
tôt changer de résolution à son père,
qui le confia alors aux soins du Ba-
dile, sous lequei le jeune Caliari fit
de rapides progrès. Mais Paul vivait à
une époque où il était malaisé à un
artiste, même habile, de se faire dis-
tinguer: jamais l’école véronaise n’a-
vait compté de plus nombreux et de
plus célèbres peintres. Georges Vasari
observe que, après la mort de Frà Gio-
condo, Vérone, adonnée exclusivement
à cet art, produisit en tous temps des
hommes illustres dans les fastes de la
peinture: éloge qu’ il n° accorde à au-
cune autre ville des Etats Vénitiens.
1° école véronaise créa dans ses com-
positions un genre de beauté svelte ,
inconnu aux arlistes vénitiens. Mais il
est vrai qu'elle est bien inférieure à
ceux-ci pour la. fraicheur. des chairs,
Fort distinguée par son esprit d’in-
vention , elle sut se servir avec bon-
heur des sujets que fournissent la my-
thologie et l’histoire pour, les compo-
sitions hisarres el gracieuses destinées
à 1 embellissement des palais et des
‘maisons de plaisance. Lanzi dit que le
climat véronais , ami de la peinture,
contribua à la conservation, et les con-
seils des hommes de gout au perfection-
nement des ouvrages qu’elle produisit
a Vérone.
dissimi, qualunque. altra passò. Cotal
parte, che da perfezionare rimaneva, do-
véa serbare una palma per Paolo Ca-
liari, nato in. Verona da un Gabriele
scultore, che , abbastanza buono al-
l’arte sua destinandolo, nel disegno
enel modellare in creta lo volle istrut-
to. Indarno però, avvegnachè Paolo mo-
strando in se il genio della pittura pre-
valere, condusse il padre ad affidarlo alle
discipline del Badile, sott’esso il quale
meravigliosi progressi faceva. Ma Paolo
s'era in un tempo incontralo che ad
essere distinto bisognava faticare d’as-
sai, sendo la scuola veronese di talenti
floridissima. Giorgio Vasari osservò che
dopo la morte di Fra Giocondo, Verona,
datasi straordinariamente al disegno, in
ogni agio di etade produsse uomini nel-
la pittura eccellenti, la qual laude a nes-
sun’ altra città del dominio viniziano
non diede. Dessa nelle figure, o a div
meglio ne’dipinti, vi pone una sua pro-
pria bellezza, piena, svelta, che non si
riscontra nelle opere venetiche; di sotto
è assai a queste pel rubicondo e pel
fresco delle carni. Ha molta felicità nel-
le invenzioni, e valendosi della mitolo-
gia e della storia, dà composizioni biz-
zarre e peregrini ornamenti di ville c
di palagi. Il Lanzi poi dice, che il cli-
ma veronese, amico al dipingere, valse
a serbare le opere che ivi fornivansi,
ed il consiglio dei saggi a perfezionarle.
4
dé Le
Passant sous silence une infinité de
peintres qui se distinguèrent à Véro-
ne avant Paul Caliari et qu’il était né-
cessaire d’égaler au moins pour plaire
aux Véronais, nous citerons seulement
Baptiste d'Angèle, surnommé Ze More,
Dominique Ricci, dit Brusasorci (Bru-
le-rats), parce qu’ il s° amusait comme
son père à brüler ces animaux, et Paul
Farinato. Ces artistes étaient en vogue
au temps des débuts du jeune Calia-
ri; on en conclura sans peine que ce
dernier ne pouvait réussir que bien dif-
ficilement à percer au milieu de cette
foule d’ artistes distingués qui obstru-
aient toutes les avenues. Le public est
toujours si lent à rendre justice au méri-
te naissant! — Bref Caliari, pressé par
le besoin, quitta Vérone pour venir se
fixer à Venise. Son talent était vaste,
élevé, grandiose; aucune autre ville ne
pouvait donc offrir à son génie plus
de chances de succès que cette capita-
Je magnifique et puissante, où Paul per-
fectionna son coloris d’ après les ou-
vrages du Titien et du Tintoret. Les
premiers ouvrages qu’il exécula à Ve-
nise , dans la sacristie de l’église de
Saint-Sébastien, ne renferment , pour
ainsi dire, que le germe de son talent; il
réussit beaucoup mieux, et fit preuve de
beaucoup plus de génie et de hardiesse
dans le style, lorsqu'il peignit quelque
temps après le plafond de la même é-
glise, représentant l’histoire d’Esther.
Ce dernier ouvrage excita l'admiralion
générale, et lui ouvrit le chemin aux
faveurs du Sénat qui lui donna plusieurs
commissions honorables. Grimani, am-
bassadeur de la vépublique à Rome
le mena avec lui dans celte capitale du
monde, où Ualiari put étudier les chefs-
d’oeuvre anciens el modernes, et se perfe-
clionner sur leur exemple; son génie se
développa alors librement et s’initia aux
Tacendo dei molti che prima di Pao-
lo fecero gustare le buone pitture in
Verona, e che per incontrare il verone-
se gusto era mestieri emulare, ricorde-
remo solo Bittista d’Angelo, sopranno-
minato il Moro, Domenico Ricci, addo-
mandato'il Brusasorci, costumando co-
me il padre a bruciar topi, e Paolo Fa-
rinato. Questi primeggiavano a’ tempi
del Caliari, ed era conseguente che
Paolo, dandosi allo pingere in epoca che
tanti genii fiorir facevano la veronese
scuola, trovasse il pubblico prevenuto
a favore degli artefici nominati, e che
in patria non fosse per molti anni con-
siderato. Il pubblico è tardo sempre»
ad applaudire ad una fama nascente !
Avvenne quindi per questo che il Ca-
Hari, incalzato dal bisogno, partisse da
Verona ed a Venezia passasse. Il ta-
lento di lui era vasto, elevato, magni-
fico; quindi nessuna città avrebbe po-
tuto fornirgli idee proporzionate al suo
genio più che la capitale, ove intese,
sulle vie tracciate da Tiziano e dal Tin-
torelto, il colorito a migliorare. Le di
lui opere prime, fatte nella sacrestia di
San Sebastiano, non danno che la sola
semente del suo stile. Poco appresso
nei soffitti della medesima chiesa, nella
quale figurò la storia di Ester, uscì più
libero e sempre più vago. Questo suo
travaglio attrasse sovra di se l’ammira-
zione, la quale gli fece scala ad avere
dal Senato orrevolissime commissioni.
Il Grimani, che era ambasciator per
Roma, lo condusse seco in questa capi-
tale del mondo, ove, vedute le opere
antiche e moderne, si sentì quasi cre-
scere la potenza creatrice , il bisogno
di formarsi sulla bellezza, e di classi-
camente esprimerla, come appresso pro-
vollo. Infatto nel nostro pubblico pa-
lazzo sfoggiò la sua immaginazione ed
il sapere in ogni tela che colori, con-
secrets du beau classique. C’est ce qu’il
prouva bientôt après en effet lorsqu’
il déploya une imagination si belle et
un goût si pur dans les tableaux qu’
il peignit pour le palais ducal ; vous
y verrez partout prodigués les ciels les
plus admirables, les édifices majestueux,
les figures les plus agréables copiées d’
après nature et embellies par Part, des
poses charmantes et combinées entr’elles
avec beaucoup d’habilelé, une entente
remarquable de la perspective qui sait
reculer les objets des derniers plans,
sans faire trop ressorlir ceux du pre-
mier, les couleurs les plus brillantes, et
en un mot une habileté à manier le pin-
ceau qui lui permet d’unir une grande
célérité à une grande perfection d’exé-
cution. Paul durant les soixante ans qu'il
vécut, exécutaune foule d'ouvrages, mais
on nesaurait lui reprocher d’enavoir trop
composé pour sa gloire. Tous ses ta-
bleaux sont dignes de lui, et tous ont
été reproduits par quelque copiste,
honneur que n’obtinrent ni Tintoret lui-
même, ni un grand nombre d? autres
peintres illustres.
L° école de Paul Cagliari, si connu
sous le surnom de Véronèse; commen-
ca par sa propre famille , c° est-à-dire
3
par Benedetto, son frère cadet , et ses
deux fils Carlo et Gabriel; nous ran-
gerons en outre au nombre des disci-
ples du Véronèse, Louis Benfatto, Ma-
thieu Verona, François Montemezzano,
I’ Aliprando , le Canneri, Baptiste Ze-
lotti, et quelques autres.
Mais nous voici enfin arrivés au
temps de la décadence de la peinture
‘A Venise, et déjà commence à s’in-
troduire un goût, favorable à la rapidité
de l’exécution, mais non certes au su-
blime de l'invention, et qui devait pro-
duire pour l’art les plus facheux effets.
Celui qui voudrait rechercher la cause
ciossiachè in quasi tutte ti è dato ve-
dere lucidissimi aerei spazii, sontuose
fabbriche, gai volti, le più volte dal na-
turale scelti e dall’arte abbelliti, gra-
ziose mosse . espressive ed assai ben
contrapposte, prospettiva che gli oggetti
allontana, senza però che avvicinati
dispaiano , vivacissimi i colori, quando
simili,.talora opposti, maneggio di pen-
nello che diligenza somma a somma ce-
lerità combina. Paolo in sessant'anni di
vita dipinse assai; ma non deesi accu-
sare di aver dipinto troppo: ogni suo
quadro è degno di lui, ognuno di essi è
stato da qualche copista replicato; ono-
re che al Tintoretto, nè ad altri insigni
pittori non fu concesso.
La scuola di Paolo Veronese comin-
cia dalla sua casa, vale a dire da Bene-
detto suo fratello minore, e da Carlo e
da Gabriele figliuoli suoi, oltre. a’ qua-
li ricorderemo eziandio, siccome segua-
ci dello stile di Paolo, Luigi Benfatto,
Maffeo Verona, Francesco Montemez-
zano, l’ Aliprando, il Canneri, Battista
Zelotti ed alcuni altri.
Ma ecco che Ja scuola viniziana va a
compiere il numero degli uomini insigni,
e incomincia ad introdurre un gusto,
che, facilitando la sveltezza del pennel-
lo, non perd la giustezza de’ concet-
ti, dovea rendere men gusiosa e men
grande |” opera pittorica. Chi voles-
se ricercare le cagioni per cui nel
de cette dé cadence du bon goût vers la fin
du XVI. cu tout au moins vers le com-
mencement du XVII siècle, n’aurait pas
de peine à la trouver dans cette loi uni-
verselle de la nature par laquelle, a-
près avoir atteint son apogée de splen-
deur, toute chose doit baisser inévila-
blement. La république vénitienue elle-
même commenca à décliner vers la
même époque, et, comme nous l'avons
déjà répété plus d’une fois, lorsque
la prospérité d’ une nation décroit , le
sort des beaux-arts, intimement lié à
celui de 1° Etat, ne tarde pas è s’en
ressentir, Ce fut alors que les artistes
vénitiens montrèrent dans leur dessin
et leur coloris un goût bien différent
de celui des grands maîtres dont nous
ayons parlé jusqu'ici; lorsqu'ils a-
vaient couvert de grandes toiles de
grandes figures plus ou moins impar-
faites, tirées, non du riche fond de la
nature, mais des ouvrages d’autrui, ou
tout au plus de leur imagination déré-
glée, ils croyaient toujours avoir assez
fait. Et il faut bien dire que l’ exem-
ple du Tintoret lui-même ne contribua
pas peu à ce déclin de Part au XVII.
siècle ; la vitesse avec laquelle il pei-
gnait, ne séduisit que trop les artistes
de cette époque qui, en le choisissant
pour modèle, prirent tous ses défauts
sans imiter une seule de ses beautés.
L’exécution rapide d’un ouvrage était
pour eux le comble de l’art, parce que
Tintoretto avait l’habitude de peindre
rapidement ; on voit bien qu’il est im-
possible de raisonner d’une manière plus
absurde.
Après les années 1630 et 1631, mar-
quées par une foule de peintres, les
débris de l’école vénilienne s’effacent
chaque jour davantage; les oeuvres qui
datent de 1650 portent presque toutes
un cachet différent de l’école ancienne.
cominciare del secolo XVII, o sul finire
del X VI, il vero gusto in quest'arte decad-
de, sel potrebbe di leggieri rinvenire
in quella legge espressa della natura,
che nulla cosa dura, e che l’ottimo vie-
ne seguito dal pessimo. La repubblica
viniziana a questo torno di tempo co-
minciò ad indebolirsi, e quando le fore
ze degli stati non sono più energiche
e indietreggiano, non è da attendersi che
le arti avvantaggino, perchè la sorte
di queste si collega con quella delle
prime. Impresero allora i veneti pen-
nelli certo modo di disegno e di colo-
rito ben dissimiglievoli dai classici che
abbiam fin qui noverato, e credevano di
aver molto fatto riempiendo grandi tele
di figure che non traevano dal vero, ma
dalle altrui stampe e pitture o dalla lo-
ro fantasia: gli esempli del Tintoretto
per avventura nel secolo XVII influi-
rono più in pregiudizio che in van-
taggio. Questo libero pennelleggiatore
trasse in inganno i men veggenti, i
quali seppero farsi scudo de’ suoi difetti,
ma non imitarne le bellezze. Il condurre
a fine prestamente un quadro era sti-
mato per loro un pregio, poichè Tin-
torelto prestamente pingeva. Il sillogis-
mo non può essere più assurdo,
Dopo il milleseicentotrenta e mille-
seicentotrentuno, anni ne’ quali di as-
sai pittori le morti si segnano , gli a-
vanzi della scuola viniziana vieppiù si
andarono perdendo. I quadri fatti do-
po il milleseicentocinquanta portano >
ANS, à ORRE
Quelques peintres étrangers vinrent s?
établir à Venise, et là, grâce aux tein-
tes obscures et huileuses qu’ils affection-
naient, ils méritèrent chez la postérité,
Je surnom de ténébreux. Ceite corru-
ption du goût fit de si rapides pro-
grès en tous lieux, qu’elle infecta bien-
tôt jusqu’à l’école illustre des Carraches
eux-mêmes. Il en résulta que, dans leurs
ouvrages, les clairs seuls ont subsisté,
tandis que les demi-teintes ont disparu.
Nous ne prétendons point dire cepen-
dant que, depuis cette époque jusqu’à
nos jours, Venise ait absolument man-
qué de grands peintres. Même au XVII.
et XVIII. siècles, et surtout dans ces
derniers temps, on compte plus d’un
artiste illustre, dont les ouvrages sont
dignes des grands maîtres anciens. Mais
ce qui mérite principalement nos élo-
ges, c’est le soin et l’art remarquable
avec lesquels on s’est efforcé depuis un
siècle et l’on s’efforce encore aujourd”
hui, de conserver les chefs-d’oeuvre an-
tiques , en les restaurant et les rafrai-
chissant. Un établissement spécialement
affecté à ces soins fut créé à s. Jean
et s. Paul en 1998 ; mais dès 1724, le sé-
nat avait décrété la fondation d’un a-
cadémie, qui ne fut ouverte qu’en 1766,
sous le nom d’ académie des Beaux-
Arts, et à l’instar des plus célèbres d’
Europe. Elle possède aujourd’hui, dans
le nouveau local de fa Charité, un va-
ste édifice où l’on voit rassemblés et
conservés avec sollicitude les chefs-d?
oeuvre anciens ; 2’ Assomption da Titien
qu’on y admire, suffirait seule ponr mé-
riter à cet établissement le nom de vé-
ritable sanctuaire des arts. -- C’est là
que vous trouvez réunis des tableaux
magnifiques, épars auparavant dans plu-
sieurs églises que les Français suppri-
mérent au temps de l’ occupation , ain-
si qu'une foule d’autres tableaux qui
se non tutti, almanco la più parte,
un carattere differente, Alcuni pittori
esteri che avevano il regno della pit-
tura nelle :-Joro mani vennero a stabi-
lirsi a Venezia, e pel malvezzo di ser-
virsi d’ imprimiture oscurissime ed o-
leose, la posterità die’ loro il titolo di
tenebrosi. Questa infezione si propagò
in più paesi, fino ad attaccare la gran-
de scuola de’ Caracci. Derivò da que-
sto che delle loro pitture sono rimasti
soltanto i lumi, e sparvero le mezze
tinte. Non vogliamo però dire che dal-
Pepoca che ora tocchiamo fino a’nostri
tempi non vi siano stati geni nella pit-
tura. La scuola viniziana conta pure nei
secoli XVII, XVIII e XIX nomi il-
lustri, e specialmente nella nostra età
pittori valenti seppero fornire dipinti
degni da stare a paraggio con quelli
de’ primi maestri. Quello poi che si
trovò a Venezia nell’ ultimo tempo as-
sai pregievole egli è l’artificio col qua-
le si opera a serbare le tele degli an-
tichi maestri , loro quadri restaurando
e rinfrescando. Questo studio fu aper-
to nel millesettecentosettantoito in un
grande salone a’Santi Giovanni e Paolo.
Ma prima, cioè nel millesettecentoventi-
quattro, era stata decretata dalla repub-
blica, e nel millesettecentosessantasei a-
perta un’ accademia di belle arti alla
maniera delle principali d’Italia e di
Europa, che poscia a’tempi nostri ven-
ne surrogata da quella sita alla Carità,
in cui i più sublimi e preziosi lavori
antichi, mercedio le cure di chi ci regge,
venner raccolti. Basterebbe 1° Assunta
del Tiziano per render grande quel
luogo e stabilirlo pel vero sacrario
del bello. Quivi furon raccolti i capo-
lavori ch’ eran sparsi per le chiese di
Venezia che vennero durante il regi-
me francese soppresse, non che quelli
i quali a certi pubblici luoghi erano
ses DAI cia
appartenaient auparavant à divers édi-
fices publics. En général , ces chefs-d’
oeuvre admirables nous prouvent par le
genre de leurs sujets les sentiments re-
ligieux qui firent toujours le fond du
caractère vénitien Les lois de la ré-
publique tendaient, mon-seulement à
conserver le sentiment pieux dans de
coeur des citoyens, mais à favoriser au-
tant que possible son ‘expression exté-
rieure et, pour ainsi dire, matérielle-
De là la magnificence extraordinaire
qu'on remarque dans nos temples, et
l’abondance des chefs-d’oeuvre de l’art
qui y prodigua ses merveilles, se rap-
prochant toujours davantage de Ja per-
fection et du sublime à mesure qu’ il
s’éloignait moins des conceptions sa-
crées et des sources véritables et céle-
stes de d'inspiration.
addetti. Queste opere sublimi ci indi-
cano quell’ ineffabile mistero della vi-
» niziana pietà che muto s’ aggirava pei
templi ad eccitare le fantasie alle più
alte contemplazioni. Le leggi viniziane
non solamente vollero che la religione
cristiano - cattolica avesse anima nello
interno de’ sudditi, ma ancora mel cul-
_to che veniale da questi prestato. Ed
ecco quella pietosa superbia de’magni-
fici templi offerirsi ammantata di una
veste che non si sa dire, e muovere
un senso di magnitudine , di sorpresa,
di esaltamento. All’ entrare in questi
templi, in queste superbe moli, in tan-
ta meraviglia d’incanti, vi scorgi ric-
chezza adoperata dalla pietà, 1° opera
celebrata dal genio, la bellezza ricopia-
ta dal cielo.
De CARI — coetenioi
II PARTIS.
Des édifices el des monu-
ments qui embellssent Ve-
nise, }
PARTE MI
Delle fabbriche e de’ mo-
numenti che abbellano la cit-
tà di Vinegia.
Ces palais somptueux, ces temples révérés
Que la richesse et L'art ont à l’envi parés,
S’élèvent dans des lieux où n’existaient na-
(guëres
Que de tristes marais et de pauvres chau-
(mieres.
JEAN DELLA Casa.
S'il est vrai que les chefs-d’oeuvre
du génie suffisent pour éterniser pur
leur témoignage immortel les souvenirs
de gloire, de puissance et de vertu pu-
blique des nations et des cités, quel
peuple peut dire, à plus juste titre que
nous, que ses ancètres ont élé illustres,
puissants, policés et vertueux ? — Ve-
nise en effet est peut-être Ja ville de
l’univers la plus riche en monuments
de tous genres. C’est à bon droit, cer-
tes, qu’on l’appelle merveilleuse, et que
la magnificence du spectacle et des fa-
stes qu’elle présente a inspiré le génie
des plus grands hommes, dont les élo-
ges et l’enthousiasme pour elle ont été
scellés par l’admiration de l’univers en-
tier. Nous avons déjà dit autre part (1),
et nous répétons ici, que l’on devrait
rendre grâce aux Barbares de la de-
struclion de l’empire romain, ne füt-ce
que pour avoir élé ainsi la cause pre-
mière de la fondation de Venise. San-
(1) Venise o4 Tableau historique de
son origine, de ses progrès et de ses u-
sases.
de
Questi palagi e queste logge or colte
D'ostri, di marmi e di figure elette
b) to]
Fur poche, nude, case insieme accolte
P 5) b) ,
Deserti lidi e sterili isolette.
Giov. DELLA CASA.
Se gli è vero chei monumenti del-
lo ingegno bastino a rendere irrefra-
gabile ed immortal testimonianza del-
la gloria, della potenza, della culta e
virtuosa natura dei popoli e delle città,
noi senza ‘tema di errare possiamo as-
serire gloriosi essere stati i padri no-
stri, essere stati potenti, culti e virtuo-
si, conciossiachè non v° ha città sulla
terra che possa superare Vinegia in fat-
to di monumenti. Ben a ragione mera-
vigliosa dai più viene dessa appellata, e
ben a ragione lo spettacolo e i fasti
di lei ispiravano in sua lode a sovrani
intelletti que’ sublimi pensieri suggella-
ti dall’ ammirazione delle genti. Noi
abbiam altre volte detto (1), e qui lo ripe-
tiamo, doversi rendere grazie a’barbari
struggitori del romano imperio, quan-
d’ altro non fosse perchè la mercè lo-
ro ΰ attonito mondo mirava emergere
sulle onde Vinegia. Egli ci è noto ‘che
il Sannazzaro in un epigramma si espri-
(1) Venezia o Quadro storico della
sua origine, de’ suot progressi e costu-
MIaiize,
E
9
nazar dit dans une de ses épigrammes
que si Rome fut le chef-d’ oeuvre de
la main des hommes, Venise fut l’ ou-
vrage des Dieux mémes. — Napoléon,
lorsqu'il vit pour la première fois la
place de Saint-Marc, se retourna vive-
ment vers ceux qui l’accompagnaient,
pour leur dire que c'était là une ma-
gnifique salle qui méritait bien d’avoir
le ciel pour voùte. Qui, sans nul dou-
te il n’est personne, doué d’un peu d’
intelligence et d’àme ‘qui, après avoir
visité les merveilles de cette ville, su-
perbe reine de l’Adriatique, ses palais,
ses églises , ses édifices admirables et
ses trésors, en un mot, tous les monu-
ments publics et privés qu’elle renfer-
me , il n’est personne, dis-je, qui ne
convienne avec moi que Venise est aus-
si magnifique que singulière. Venise,
il est vrai, est bien déchue aujourd?
hui, et l’étendard glorieux {de, Saint -
Marc ne flotte plus sur, les eaux des
mers soumises, mais consolons-nous en
pensant que les armes et les victoires
ne sont point les seuls titres de gloire
des nations; les traités ne sauraient
leur arracher le sceptre des sciences et
des arts comme celui des royaumes et
des provinces.
me, che se Roma fu fattura degli uomi-
ni, Vinegia lo fu degli dei; e che
quando Napoleone Bonaparte vide la
marciana piazza, voltosi a chi accom-
pagnavalo, la appellava magnifica sala
alla quale degna volta faceano i firma-
menti. Ed in vero di fermo crediamo,
che quantunque fornito di senno, dopo
aver messo il piè sulle soglie di que-
sta famosa ed antica regina dell’ Adria,
dopo visitati gli augusti recessi, visitati
i santuari, i fori, i palagi, tutti insom-
ma i pubblici ed i privati monumenti;
converrà con noi essere Vinegia magni-
fica e singolare. Che se Vinegia al pre-
sente più non signoreggia, e le sue
bandiere non vengono più salulate sui
mari che dominava, ci resta almeno Ja
certezza che fortunatamente le armi e
le vittorie non sono tutto al mondo, e
che l’ impero delle arti e delle scien-
ze non è lolto dai trattati, come quel-
lo delle terre e dei mari.
PREMIÈRE VISITE.
Il n'est pas nécessaire de prendre une
gondole pour cette première visite.
Saiut- Moac (call édtale de).
Parmi le nombre infini de ceux qui
consacrèrent leurs études à l'illustration
de cette basilique superbe, nous cite-
rons de préférence Jean Stringa, Jean Me-
schinello, l'abbé Jean-Antoine Moschini,
Antoine Quadri et quelques autres, aux-
quels nous aurons recours pour la descrip-
tion de cette église, exposant en peu de
mots ce qu'ils en ont dit de meilleur
dans de volumineux ouvrages.
L’an 976, une insurrection éclata
parmi les citoyens de Venise; les ré-
voltés ayant mis feu au palais ducal
qu’habitait le chef de la nation, qui se
trouvait être alors Jean Candiano IV,
exécré par le peuple, l’incendie gagna
l’ancienne église voisine et la dévora
en entier. Mais peu après ce désastre,
le pieux doge Pierre Orséolo ordonna
la construction de celle que nous ad-
mirons aujourd’hui, et les doges ses suc-
cesseurs continuérent son ouvrage. Nos
historiens s’accordent à dire que cette
église fut achevée l'an 1071, et ils ap-
puyent cette opinion sur l’autorité de
l’inscription suivante:
ANNO MILLENO TRANSACTO BISQUE TRIGENO
DESUPER UNDECIMO FUIT FACTA PRIMO.
VISITA PRIMA,
Th questa prima visita non ha mestieri
di gondola.
Oattedcale di Saw Sd,
Molti uomini dedicarono i loro stu-
dii su questa mole rispettabile, fra cui
singolarmente un Giovanni Stringa, un
Giovanni Meschinello, l'abate Giannanto-
nio Moschini, un Antonio Quadri e via,
quali appunto noi attingeremo per dare
nel modo che da noi si possa il mi-
gliore in succinto quanto essi diffusa-
mente scrissero.
Nell'anno 976 venne impugnata da
varii cittadini la spada dell’insurrezione,
ed attaccato per essi il fuoco al palaz-
zo ducale, dove abitava il capo della
nazione, il quale era a que” di il quarto
Giovanni Candiano, e contro cui feroce-
mente l'odio popolare era diretto, l’in-
cendio comunicavasi all’ antico conti-:
guo tempio, che veniva dalle fiamme
distrutto. Ben tosto però la pietà del
doge Pietro Orseolo dava principio a
quello che ora ammiriamo , ed i dogi
seguaci ne continuarono la fabbrica. I
nostri storici sono d’ avviso fosse com-
piuta questa chiesa nell’anno 1071, ed
appoggiano la loro opinione all’ iscri-
zione seguente:
ANNO MILLENO TRANSACTO BISQUE TRIGENO
-DESUPER UNDECIMO FUIT FACTA PRIMO.
Tia
>
| La façade de cette basilique présente
un ensemble admirable, bien que bi-
sarre; plusieurs styles architecioniques,
et. spécialement le grec et l arabe, s’y
confondent, et l’on y remarque deux
ordres composés chacun de cinq vou-
tes; un vestibule sépare le premier du
second. Une infinité incroyable de co-
lonnes, précieuses non seulement pour
la variéié et la qualité des marbres
qui les composent, mais aussi par
leur travail grec, décorent cette facade.
Cinq portes de bronze conduisent au
vestibule; on distingue celle à gau-
che de la grand’ porte lorsqu’on entre,
sur laquelle est gravée cette inscrip-
tion: M.CCC. Bertucius aurifex venetus
me fecit. Chaque porte est ,surmontée
par des peintures en mosaïque: la plus
grande est ornée de trois ‘archivoltes
en marbre sculptées admirablement bien;
une autre non-moins remarquable en-
toure la grand’fenétre. Une multitude
de bas-reliefs représentant des sujets
sacrés ou profanes contribuent à la
beauté de cette facade que décorent en
outre les quatre chevaux d’airain qui
ornaient jadis l’ Hippodrome de Cons-
tantinople. Chacun de ces chevaux, qui
ious ont conservé quelques traces de
dorure primitive, pèse 1950 livres véni-
tiennes. En 1205, Marino Zeno, podestat
vénilien dans celle capitale, les avaient
envoyés à Venise,elen 1797, époque de
la chùte du gouvernement vénitien, les
Français les transportèrent à Paris, où
ils restèrent jusqu’en 1815 ; année dans
laquelle Venise les recouvra. — Les
opinions sont partagées sur l’histoire
de ces chevaux. Les uns croient qu’ils
datent du temps de Néron, et qu'ils
ont élé transportés au IV. siècle dans
eat
La facciata di questo tempio presen-
ta un complesso sublime, sebbene biz-
zarro, di molti stili architettonici, fra’qua-
li il greco el’ arabo .primeggiano, ed
è distinta da due ordini di cinque vol-
ti per ciascheduno. Un corridore sepa-
ra il primo dal secondo. Copiosissime
colonne adornano questa facciata, pre-
ziose per la qualità e varietà dei mar-
mi, non che pel greco lavoro ch’esse
presentano. Cinque porte pongono in-
gresso nel vestibolo, che vengono, chiu-
se da valve di bronzo, d’infra cui quel-
la della porta a sinistra di chi entra
per la maggiore ha la seguente iscri-
zione: M.CCC. Bertucius Aurifex Ve-
news me fecit. Di sopra ogni porta vi
ha de’ mosaici, e sovraposti alla maggio-
re vedonsi tre archivolti in marmo di
scoltura pregiatissima, ed un altro non
men bello che cinge la grande finestra.
Quinci e quindi poi molti bassi rilie-
vi sacri e profani aumentano la bellez-
za di questa facciata, che più magnifica
ancora viene resa dai quattro cavalli in
bronzo, i quali un dì ornavano l’Ippo-
dromo di Costantinopoli. Ognun di que-
sti cavalli, che serbano ancora le trac-
cie dell’ antica loro doratura, ha il pe-
so di libbre grosse venete 1750. Nel
1205 furono essi inviati a Venezia da
Marino Zeno, podestà veneto in quella
capitale, e nel 1797, anno in cui Vene-
zia non ebbe più scettro, vennero dai
Francesi trasportati a Parigi, e quivi re-
starono finchè nel 1815 erano riposti
sui lor piedestalli da chi ci regge. Va-
riano le opinioni sulla fattura di que-
sti cavalli. Chi inclina a crederli la-
voro romano dei tempi di Nerone, tra-
sferiti poscia il IV secolo nella nuova
metropoli di Costantino ; chi li reputa
|
QI
=
|
la nouvelle capitale de Constantin ; les opera greca dell’ isola di Chio, e nel
autres soutiennent qu'ils furent faits V secolo per comandamento di Teodo-
dans Pile de Chios, et transférés à ‘| sio trasportati in Bisanzio.
Constantinople au V. siècle, par or- |
dre de Théodose.
La partie extérieure de la facade à Nel lato di questa facciata a sinistra
gauche du spectateur ‘offre une foule de | di chi guarda hannovi molti ‘bassi ri-
bas-reliefs de diverses époques, nations lievi di epoche, nazioni e maniere di-
“et. manières. On remarque surtout un verse. È da notarsi il gruppo rap-
groupe qui représente Cérès sur un presentante Cerere sovra un carro tirato
char tiré par des dragons, et qui sem- da draghi, che sembra di stile persiano,
ble appartenir au style persien , et ce- e gli Evangelisti, chesi attribuiscono alla
lui des quatre Evangélistes qu’on attri- scuola viniziana.
“bue à l’école vénitienne.
Du côté droit, sans parler d’une Nel lato a destra, oltre a molte scul-
infinité de sculptures, on distingue ture vedesi nell’ angolo presso la por-
particulièrement un groupe en por- ta del palazzo ducale il gruppo in por-
phyre, situé à l’angle voisin de la por- fido, sul quale gli antiquari menano opi-
te du palais ducal, et qui, selon quel- nione possa rappresentare Aristogitone
ques antiquaires, pourrait bien repré- ed Armodio, uccisori d’Ipparco tiranno
senter Aristogiton et Harmodius, qui d’ Atene. Nel secolo XII veniva quivi
tuèrent Hipparque, tyran d’Athènes, Il portato da Acri.
a été transporté d’Acre à Venise au
XIII siècle,
Peu loin de la porte de la basilique Poco distanti dalla porta della basilica,
placée de ce côté, et tout vis-à-vis d’ verso questo lato, e proprio dirimpetto
elle , s'élèvent deux pilastres couverts ad essa, innalzansi due pilastri con.carat-
de caractères cophtes et d’hiéroglyphes. teri copti.e geroglifici. Dicesi apparte-
On dit qu’ils appartenaient au temple nessero al tempio di Saba in Acri.
de Saba, à Acre.
es Libule. Des tibolo A
Lorsqu' on entre dans ce vestibule Entrando nel vestibolo di questo
ou parvis par la grand’porte, on apercoit tempio per la porta maggiore, sitosser-
d’abord une plaque de marbre rouge qui vano. nel pavimento alcune lastre di
désigne la place où le 23 juillet 1177, marmo rosso, che indicano il sito ove
grâce à l’intervention officieuse de la nel 23 luglio 1177, mercedio le cure
république vénitienne, le pape Alexan- .{ della viniziana repubblica, .s’incontra-
dre III et l’empereur Frédéric I Bar- rono papa Alessandro III e 1’ impe-
berousse, se rencontrèrent et se récon- ratore Federico I Barbarossa, e si ri
cilièrent. — Parmi les mosaïques qui conciliarono. D’infra i mosaici che ab-
embellissent ce vestibule, on distingue belliscono questo vestibolo distinguonsi
celle placée sur la porte du milieu qui sovra la porta di mezzo che dà ingres-
SAMB ee
conduit dans le temple, laquelle repré-
- sente Saint-Marc revêtu de ses habits pon-
tificaux, ouvrage, de Francois et Valère
Zuccato exécuté, d’ après les cartons
du Titien, l’an 1545; et vis-à-vis de
celle-ci , Ze crucifiement et le sépulchre de
-J. C.; ouvrage des mêmes Zuccato ,
.d’après les dessins , les uns disent du
. Pordenone , les autres de Salviati. —
«Vers le haut, à droite et à gauche de
la porte: principale dont nous venons
de parler, vous trouvez d’autres mo-
saïques représentant la Résurrection de
S. Lazare et la sépulture de la Vierge,
ouvrages: du même Zuccato ; dans les
angles latéraux d’en-bas, les quatre E-
-vangélistes, dans ceux d’en - haut, huit
«prophètes et dans les ornements, des
‘ Anges et des Docteurs.
Chapelle de. Toéno.
A droite du vestibule, on trouve la
chapelle dite de Zéno, qui possède un
autel magnifique en bronze et en mar-
“bre précieux. Les statues de bronze
qui'en occupent le milieu, représentent
la Wierge avec le Saint-Enfant, Saint
Jean-Baptiste et Saint Pierre. Au centre de
la chapelle, s’ élève le monument fu-
nèbre du cardinal Jean-Baptiste Zéno,
également en bronze. Tous ces différents
ouvrages que l’on peut regarder comme
‘autant de chefs-d’oeuvre, furent exécutés
par les sculpteurs Pierre et Antoine
Lombard, et Alexandre Léopardo , et
par les fondeurs Zuanne Alberghetti et
‘Pierre Zuanne dalle Campane, depuis
‘3505 jusqu’à 1515. Les murs et la
, coupole de cette chapelle sont enrichis
de mosaïques, d’ inscriplions ‘et de
“sculptures très remarquables.
so nel tempio, san Marco in abiti pon-
tificali, opera di Francesco e Valerio
Zuccato, sul disegno di Tiziano, anno
1545, e dirimpetto a questo la Crocifis-
sione ed il Sepolcro di G. C.; opera de-
gli stessi Zuccato, sul disegno attribui-
to da alcuni. al Pordenone, da altri al
Salviati. Nell’ alto a destra ed a sini-
stra di chi entra per la suddetta por-"
«ta maggiore altri mosaici ti porgono la
Risurrezione di Lazzaro e la Sepoltura
di M. V., dal summentovato Zuccato
travagliati. Negli angoli laterali inferio-
ri i quattro Evangelisti; ne’ superiori gli
otto Profeti, e nel fregio Angeli e Dottori.
Cap pela Dellosdcuno:
A destra di questo vestibolo havvi
“una cappella detta dello Zeno, nella
quale innalzasi un altare ricchissimo sì
pei bronzi che pei marmi che lo for-
.mano, Le statue di bronzo che vi stan-
‘no nel mezzo rappresentano la Madon-
na col Bambino, s. Gio. Batt. e s. Pie-
tro. Nel centro poi di questa cappella
trovasi il monumento del cardinale
Giov. Battista Zeno, pure di bronzo.
Questi lavori che ponnosi risguardar
tutti siccome capi ‘d’ opera in oggetto
di arti, furono eseguiti dagli scul-
tori Pietro ed Antonio Lombardo ed
Alessandro Leopardo, e dai fonditori
‘Zuanne Alberghetti e Pier Zuanne dalle
- Campane’ negli anni 1505 al 1515; le
pareti e le cupole di questa cappella
-sono adornate di mosaici, di iscrizio-
:ni e di altre sculture pregievolissime.
Sutecieno de La Voasilique.
Trois portes revêtues de métaux pré-
cieux incrustés d'argent conduisent du
vestibule à l’intérieur de l’église. Cel-
le du milieu offre linscription sui-
vante:. Leo de Molino hoc opus fieri jus-
sit. On croit qu’elles datent du XI.
siècle. Et quelques-uns prétendent mé-
me que les battants de la porte à droi-
te, ont appartenu primitivement à cel-
le de Sainte-Sophie, à Constantinople.
Si vous pénéirez dans l’église de
Saint-Marc par la porte du milieu, vos
regards tomberont d’abord sur une mo-
saïque aussi remarquable par 1° ancien-
neté que par la perfection du travail,
qui représente J. C., la Vierge et Saint-
Marc. A droite , vous apercevrez un
des ouvrages les plus exquis de l’art au
XV siècle. C’est un bénitier en porphy-
re dont la base offre un autel antique
de style grec, et au-dessus plusieurs
enfants en bas-relief.
À droite de ce bénitier, on trouve
la chapelle des Fonts Baplismaux, or-
née de,marbres, de bas-reliefs, de scul-
ptures et de mosaïques, entr’autres d’une
précieuse pour son antiquité , qui re-
présente le Baptème de J. C. L;’ autel
de cette chapelle possède la Wierge et
deux anges en marbre, et une chaire é-
galement de marbre que l’om croit a-
voir élé sculptée à Alexandrie. Au mi-
lieu de cette chapelle, on voit. une
conque de marbre, avec un couvercle en
bronze et des bas-reliefs, exécutés en
1545 par Titien Minio de Padoue et
Desiderio de Florence, disciples de San-
sovino. Le couvercle est surmonté par
la statue de Saint-Jean-Baptiste. égale-
ment en bronze , ouvrage de François
Segalla de Padoue.
En sortant de celte chapelle pour
Jutetuo della Nasi ica.
Nel vestibolo sonvi tre porte che
danno. ingresso all’ augusto tempio,
chiudentisi con valve di metalli intar-
siati d’argento. Quelle della porta di
mezzo porgono la iscrizione Zeo de
Molino hoc opus fieri jussit, Si reputa-
no esse lavoro del secolo XI. Le valve
poi della porta a destra si credono ap-
partenessero alla chiesa di s. : Sofia in
Costantinopoli.
Quando tu entri in chiesa, sulla por-
ta di mezzo ti si presenta subitamen-
te allo sguardo un mosaico ragguarde-
vole. si per antichità, si ancora per
bellezza, il quale offre Gest : Cristo, la
Vergine e s. Marco. A destra havvi una
delle più squisite opere del secolo XV,
cioè la pila di porfido per l’acqua santa,
in sulla cui base è impressa un’ara
di greco stile, e sovr’essa alcuni putti
ni in basso rilievo.
A destra di questa. pila trovasi Ja
cappella del. battisterio , adorna di
marmi., di bassi rilievi e di altre
sculture, non che di mosaici, tra’ qua-
li è osservabile per antichità quel-
lo rappresentante il Battesimo di G. C.
L’ altare di questa cappella ha la Zér-
gine e due Angeli in marmo, ed. una
cattedra pure di marmo, che credesi sia
stata in Alessandria scolpita. Nel mezzo
poi di questa cappella vi è una vasca
marmorea con coperchio. di bronzo a
basso rilievo, lavorato nel 1545 da Ti-
ziano Minio di Padova e Desiderio di
Firenze, discepoli di Sansovino. Sopra
il coperchio s’ innalza l'effigie di s.
Gio. Batt., pure di bronzo, opera for-
nita, nel 1565 dal padovano Frantesco
Segalla.
Quando tu lasci Ja suddetta (cappella
Od 2
rentrer dans l’église, vous trouvez près
d’un pilier de la nef à gauche la cha.
pelle de la croix, composée d’une petite
tribune que soutiennent six colonnes
magnifiques ; la plus voisine de la table
de l’autel, du côté de Pépitre, passe
pour la plus belle de la basilique en-
tière, et elle est regardée comme un
objet très-précieux, étant de porphyre
blanc et noir. Dans la nef à gauche du
côté de la grand’porte , on voit la cha-
pelle de la Vierge des Mdles, qui pos-
sède un autel de marbre du plus beau
travail, mais dont on ne connait ni |
auteur, ni l’époque ; quelques-uns Pat-
tribuent à l’école Pisane des XIII et
XIV siècles. On croit reconnaitre aussi
le style de Nicolas Pisano dans la sta-
tue de Notre-Dame qui s'élève au mi-
lieu: mais on donne une date postérieu-
re et plus de valeur aux sculptures de
la rampe. Les mosaiques exquises, re-
présentant Z’histoire de la Sainte Vier-
ge, sont des ouvrages estimés de Mi-
chel Giambono, qui les exécuta vers le
milieu du XV. siècle.
A l’entrée de cette chapelle, on re-
marque une porle qui conduit à celle
de Saint-Isidore, presqu’entièrement re-
vêtue de mosaïques du XIV, siècle, qui
représentent les principaux traits de la
vie du Saint, et dont l’autel est déco-
ré de nombreuses sculptures qui datent
du même siècle que les mosaïques.
Entre cette chapelle et le choeur, on
admire de superbes mosaïques qui or-
nent les parois et les voûtes de l’égli-
se, et. apparti àennentqui des auteurs,
d’un mérite et d’époques divers ; on
distingue entr’autres celle qui reproduit
l'arbre généalogique de la Vierge, achevée
Pan 1541 par Vincent Bianchini, d’a-
près ‘les dessins de Salviati, et située
sur la partie du mur précisément au-
dessus de la porte de cetle chapelle.
e ritorni in chiesa, ti si offre presso un
pilastro dalla sinistra crociera 2 edicola
della Croce, la quale viene formata da
una picciola tribuna, cui sostengono sei
ricche colonne, delle quali la più vi-
cina alla mensa dell’altare verso 1° e-
pistola ha fama della più bella fra
quante adornano questa basilica , ed è
cosa rarissima per essere porfido nero
e bianco, Nella crociera sinistra dalla
parte della porta maggiore evvi la cap-
pella della Madonna dei Mascoli, la
quale possiede un marmoreo altare. e-
gregiamente intagliato , di cui non si
conosce nè l’ epoca nè l’autore, ma
vuolsi di scuola pisana dal XIII al XIV
secolo ; siccome pure dello stile di Ni-
colò Pisano è giudicata la statua di
Nostra Signora, che in mezzo vi sorge;
. e di epoca posteriore e migliori pot le
sculture del parapetto. Pregiati lavori
di Michele Giambono, verso la metà del
XV secolo, sono: i finissimi mosaici che
raffigurano la Storia di Maria Vergine,
Appresso l’imboccatura di questa cap»
pella evvi una porta che mette a quel-
la di s. Isidoro, la quale è coperta di
mosaici del XIV secolo, che rappresen-
tano le gesta del santo, ed ha 1° al-
tare ornato di molte pitture dell’ epoca
stessa. È pregio dell’ opera osservare
fra questa cappella ed il coro gli altri
ricchissimi mosaici che adornano le pa-
reti e le volte appartenenti ad autori
diversi di epoca e di merito, e singo-
larmente 2 Albero Genealogico di Nostra
Donna, condotto 1° anno 1542 da Vin-
cenzo Bianchini co’ cartoni del Salviati,
il quale sta nella parete appunto sulla
porta di essa cappella di s. Isidoro.
LA
Mais, si vous avancez vers le choeur
en suivant la rampe de marbre qui le
sépare de l’église, vous verrez qua-
torze statues en marbre, terminées en
11394 par les frères Jacobello et Pierre
Paul dalle Massegne de Venise, élèves
de l’école Pisane, et qui représentent
la Vierge, Saint-Marc patron de la basi-
lique et de la ville, et les douze apôtres.
De chaque côté de la rampe du choeur,
s'élèvent deux chaires du marbre le
plus précieux, supportées par d’admi-
| rables colonnettes, et près de chacune
d’elles, un gracieux autel également en
marbre et sculpté avec goût Pan 1470,
par Pierre Lombard, sclon l’opinion la
plus commune.
Au-dessus des. deux architraves des
chapelles de S. Pierre et de S. Clément,
placées à droite et à gauche du choeur,
on voit dix statues, cinq pour chaque
architrave, qui semblent appartenir au
style de Nicolas Pisano et que l’on croit
dater de l’an 1397. Le choeur est en-
richi de superbes stalles, ornées d’exqui-
ses marqueteries en bois, exécutées l’an
1536; au-dessus, s'élèvent. deux galeries
avec rampe, décorées chacune de trois
bas-reliefs en bronze représentant les
Actions de Saint-Marc, ouvrages précieux
de Jacopo Sansovino, auteur également
des quatre Evangelistes en bronze que
supportent les balustrades intérieures
auprès du mailre-autel ; les statues des
quatre docteurs que lon remarque non-
loin de celles-ci, sont l'ouvrage de Jé-
rome Cagliari d’Udine, et l’on pense
généralement qu’elles ont été fondues
en 1614.
Le maitre-autel de cette basilique
mérite bien de fixer particulièrement
l’attention, puisqu'il nous offre réunis
plusieurs chefs-d’oeuvre des: arts re-
naissants, remarquables surtout pour
l'antiquité et Ja richesse de la matiè-
Innoltrando poi verso il presbiterio,
sul marmoreo parapetto che lo separa
dalla chiesa, si levano quattordici. sta-
tue di marmo, lavori compiuti l’anno
1394 dai fratelli Giacobello e Pietro
Paolo dalle Massegne di Venezia, allie-
vi della scuola di Pisa, che rappresen-
tano la Madonna, ) Evangelista protet-
tore del. duomo e della città, e i do-
dici Apostoli. A. lato dell’ imboccatura
del coro stanno due cattedre di marmo
preziosissimo, da preziosissime colonne
sostenute, e a fianco di esse due altarini
marmorei graziosissimamente intagliati,
de’ quali si dà merito a Pietro Lom-
bardo, l’anno 1470.
Sovr ambo gli architravi delle cap-
pelle di s. Pietro e s. Clemente, col-
locate a destra e sinistra del coro, son
dieci statue, cinque per cadauno, che
improntano lo stile di Nicolò Pisano, e
si fanno salire al 1397. Il coro è ricco
di sedili ornati di finissimi Javori di
legno inlarsiato, compiuti l’anno 1536,
e sovr’ essi due gallerie con parapetti,
belle ciascheduna di tre bassi rilievi in
bronzo rappresentanti le Azioni di s.
Marco, egregia fattura di Jacopo San-
sovino ; cui pure appartengono i quat-
tro Evangelisti che sorgono in bron-
zo sulle balaustrate interne a fianco
dell’ altare maggiore ; mentre di Giro-
lamo Caliari di Udine sono 1 quattro Dot-
tort che stan loro vicino, e si reputano
dell’ anno 1614.
L’ altar maggiore di questa basilica
merita particolare attenzione, siccome
quello in cui sono raccolti molti de’ più
bei capi lavori delle arti risorte, pre-
gevoli innanzi tratto per l’antichità e la
ricchezza delle materie. E primamente
6
1
re. Les quatre colonnes qui soutien-
nent la Confession sous laquelle l'autel est
placé, sont de marbre grec, et pré-
sentent sculpté s en bosse plusieurs
traits de l’histoire sainte; sculptures
que lon attribue à des Byzantins du
XI
raison deux tableaux d’autel recouverts
siècle. — On admire aussi avec
l’un par l’autre. Celui que l’on expo-
se d’ordinaire aux regards est un ou-
vrage de style grec, divisé [en quatorze
compartiments et peint à huile, en
1344, par Maitre Paul de Venise et
par ses ‘fils Jean et Luc. L'autre ta:
bleau que l’on ne découvre qu’ aux
jours de grande solennité j ou bien
lorsque des curieux demandent à le
voir, est la fameuse Pala d'or où Tcon-
Byzantne, dont le chevalier Cicogna-
détaillée
dans son grand ouvrage des monuments
ra donne une description si
vénitiens, où il parle aussi de la maniè-
re dont furentexécutés les travaux admi-
rables qui 1° embellissent. Nous dirons
en peu de mots qu'elle se compose d?
une peinture en émail appliquée sur
des plaques d’or ou d'argent enrichies
de ciselures, d’anneaux, de perles, de ca-
mées et d’autres pierres précieuses, et
représentant plusieurs traits de l'Ancien et
du Nouveau-T'estament , ainsi que de la
vie de Saint-Marc. On y voit aussi des
apôtres, des anges, des prophètes, etc;
et grand nombre d'inscriptions gre-
cques ct latines. Cet ouvrage fut exé-
ah 970°, par
ordre du doge Saint - Pierre Orseglo,
cuté à Constantinople, l
et porté au dernier degré de condite
à Venise depuis 105, jusqu’en 1345.
Derrière ce grand autel, il s’en élève
un autre, surmonté par une petite tri-
Dune que supportent quatre colonnes
d’albatre
rales, et hautes chacune de huit pieds.
Deux d’entr’elles sont si blanches et
oriental, contournées en spi-
|
di greco marmo son le quattro colon-
ne che ‘sostengono la Confessione, sotto
la quale giace 1’ altare. Sovr” esse son
sculti, in alto rilievo, parecchi fatti
della ‘storia sacra, e sono lavoro bizan-
tino del secolo XI. Belle à vedersi sono
due pale coperte luna dall’altra. Quel-
la ‘perpetuamente esposta al pubblico
sguardo è una tavola di greco stile, di-
pinta ad olio in quattordici comparti-
menti l’anno 1344 da maestro Paoio da
HenAE e da’ suoi figli Luca e Giovan-
. E l’altra non è scoperta se non nei
giorni solenni o a chi domanda veder-
la. Essa è la famosa pala d’oro, ovvero
Icon Byzantina, della quale il cavaliere
Cicognara dava un’accurata descrizione
nella grande opera delle Fabbriche di
Venezia, trattando ad un tempo della
maniera onde furono eseguili gli stu-
pendi lavori che la abbellano. Noi di-
rein brevemente esser ella. un” opera
a smalto su lamine d’oro e d* argento
con ceselli, anelli, perle, cammei e va-
rie sorte di gemme, rappresentanti ab
cuni fatti del vecchio e nuovo testamen-
to, non che della vita di san Marco. Vi
si vesgono eziandio apostoli , profeti ,
angeli ed altre figure, nonchè molte i-
scrizioni greche ‘e latine. Fu opera ese-
guita a Costantinopoli l’anno 976 per
Pietro. Or-
seolo, condotta quindi ad ultima eccel-
commissione del doge S.
lenza in Vinegia Uall’anno 1105 all’an-
no 1345.
Dietro questo maggior altare un altro
se ne innalza, sovrapposto al quale hav-
vi una piccola tribuna, che viene so-
stenuta da quattro colonne di alabastro
orientale, lavorate ‘a spira) alte ciascu-
na ‘otto piedi; due di ‘esse sono candi-
—
si diaphanes qu’un illustre lithologue n’a
pas craint, d’ avancer qu’elles sont peut-
être uniques dans leur genre; les deux
autres sont moucheiées de taches rou-
ges. Cet autel est orné en outre de
bas-reliefs en bronze et en marbre,
ouvrages de Sansovino.
Sactistie.
Sansovino est aussi l’auteur des or-
nements en marbre qui décorent la por-
te que vous apercevez à côté de cet
autel et qui conduit à la sacristie, ainsi
que des battants en bronze de celte même
porte. On prétend que cetouvrage acoûté
vingt ans de travail à Sansovino: Les
deux compartiments principaux repré-
sentent Za mort et. la (résurrection du
Nazaréen ; et dans les petits bustes en
saillie, on reconnait ?image de l'auteur;
de Titien Vecellio et de Pierre Arétin.
Nous croyons avee fondement qu'il
n’est dans pas l’univers entier une sacri-
stie préférable à celle de Saint-Marc.
Des mosaïques et des peintures en mar-
queterie sur bois, exécutées les premières
par Marc Lucien Rizzo, Pierre Alberti et
Francois Zuccato, les secondes par les
frères Antoine et Paul de Mantoue, par
frère Vincent de Vérone, par Canozzi,
Bernardin Ferrante et Sébastien Schia-
vone , sont les principaux ornements
de cette sacrislie.
Océsot de Soiut-NUavc.
Le trésor de Saint-Marc, placé dans
une chapelle fermée, vis-à-vis de celle de
la Vierge des Miles, était riche autre-
fois en or, en argent, en pierres pré-
cieuses, etc. Mais aujourd’hui les cho-
D —
de e diafane, e, a detta di un dottissi-
mo litologo, uniche forse nel genere lo-
ro ; le altre due spruzzate di macchie
rossiccie. Quesl’altare è abbellito da
bassi rilievi in marmo ed in bronzo, dal
Sansovino travagliati.
Sagres tia.
Opera pure del Sansovino sono gli
ornamenti in marmo della porta che ti
si presenta Jateralmente al detto altare,
e che ti conduce alla sagrestia; siccome
del Sansovino. è la valva in. bronzo
che la chiude, V'ha memoria che que-
sto getto finissimo coslasse venti anni
di fatica al suo operatore. Ne’due prin-
cipali comparti rappresenta la Morte e
la Risurrezione del Nazareno, e ne’ pic-
coli porgeuti in fuori si vedono le efji-
gie dell Autore, di Tiziano Vecellio e di
Pietro Aretino.
Noi crediamo a buon dritto che nes-
suna delle sagrestie addette alle cristia-
ne chiese superi in bellezza questa
marciana. Mosaici e lavori di legno in
tarsia sono i suoi principali ornamenti,
i primi eseguiti per eccellenza da Mar-
co Luciano Rizzo, Pietro Alberti e
Francesco Zuccato, i secondi forniti dai
fratelli Antonio e Paolo da Mantova,
da fra Vincenzo da Verona, da Canoz-
zi, da Bernardino Ferrante e da Seba-
stiano. Schiavone.
Vesoto di Saw Narco.
Ricchissimo una volta di oro, gem-
me, perle e preziosi lavori era il teso-
ro di san Marco; riposto in una cappella
chiusa. dirimpetto a quella della Ma-
donna de’ Mascoli. Ora non è. più
= Uh =
ses sont bien changées. Dès le temps
de l'occupation française, ce qu’il pos-
sédait de plus précieux avait disparu ;
il n'a conservé que quelques objets
vénérables pour la sainteté des reli-
ques qu’ils contiennent et curieux pour
la perfection du travail Vous pouvez
donc partager volre attention dans ce
Trésor entre deux séries bien distinctes
composées l’une de reliquaires, échan-
tillons précieux de l’orfèvrerie byzanti- _
ne, l’autre de vases, de coupes, de patères
én pierre orientale, de cristaux anciens
soit artificiels, soit naturels, tous d’un
travail'‘admirable, etc. ; celle seconde
série fut toujours séparée de la pre-
mière (1).
Dimensions:
Longueur totale de la Basilique ; y
compris le vestibule; le choeur et lé
paisseur des murailles : 95 mètres
5071000 ; largeur totalé: 51 mètres
807100; circuit: 330 mèt. 507100.
Palais des Doges.
La fondation du palais ducal se
perd dans la nuit presqu’impénétrable
dés premiers âges de la république.
D'après les recherches infatigables qu’
ont faites Jes auteurs les plus érudits,
et sans préjudice de celles qu’on pour-
rait tenter encore , ce qu’on regarde
(1) Les objets composant cette deuxiè-
me série avaient été déposés, après la
restauration, dans un local fesant parte
de È Hotel de la Monnaie; dernièrement ,
ils furent restitués aw Trésor de Saint:
Marc ; confié à la garde des RR. cha-
noines dn Chapitre métropolitain.
quello. Fin dal tempo del governo fran-
cése sparvero da esso le immense rie-
chezze, e vi rimasero pochi articoli ve-
nerabili per la santità delle reliquie, e
stimabili per la finezza della manifattu-
ra. Quindi potrebbe ìl curioso divide-
re le sue osservazioni intorno ad esso
in due parti differenti, 1’ una risguar-
dante i reliquiari, preziosi lavori della
orificeria bizantina, l’altra, che fu sem-
pre separata da questa, risguardante 1
vasi, le tazze, le patere di pietra dura
orientale, e gli antichi cristalli, sì arti-
ficiali che duri e naturali, e tutti di
manifattura rarissima (1).
Mumeusro LL.
La lunghezza di questo tempio è di
metri 75: 5oz100 compreso vestibolo,
presbiterio e la grossezza dei muri ;
la larghezza di 51: 807100 ; la circonfe-
renza, di 330 : 507100.
Gescerzione del Polaaeo Mucale.
La origine del palazzo ducale è in-
volta in una quasi indicifrabile oscurità,
e dopo le molte investigazioni che tutta-
via far si potrebbero, sembra che ciò so-
lo si possa cavar di sicuro, Sotto il doge
Agnello Partecipazio, nel secolo IX, aver
egli avuto principio, essersi quindi ri-
storato più volte dei danni sofferti nel-
(1) Gli articoli di questa seconda par-
te si conserravano dopo le vicende della re-
staurazione nella Regia Zecca, e furono
poco tempo fa restituiti al tesoro di s.
Marco ; che è ‘in guardia ai RR. Cano-
nici del Capitolo.
vp }
|
pepe pr he rep lee pl
REC
Ai
= À
comme le plus probable, c’est que sous
le doge Agnello Parlecipazio, on posa
la première pierre de ce palais, qui
fut endommagé et restauré successive-
ment sous les doges suivants, et qu’
enfin celui que nous voyons aujourd’hui
fut réédifié par le doge Marino Falie-
ro, d’après les plans de Philippe Calen-
dario, ainsi que le dit Temanza, hom-
me bien digne de foi, s’appuyant d’ail-
leurs sur de respectables aulorilés , et
entr’autres sur celle d’Egnatius.
Dans la description de cet édifice ad-
mirable dont on pourrait dire que l’ar-
chitecture est en général uu mélange
de styles où le goût arabe prédomine,
nous nous arréterons d’abord tout na-
turellement aux deux façades ‘principa-
les qui regardent 1° une la lagune, et
Pautre la Piazzetta; chefs-d’oeuvre si é-
tonnanis tous deux que l’on peut
avancer sans exagération qu’ ils sur-
prennent l’ imagination même la plus
bardie , et arrachent l’admiration des
spectateurs les moins intelligents. L’en-
semble de cet édifice merveilleux, alors
même qu’on se bornerait à vouloir
rendre 1’ impression qu’il produit de
prime-abord, est si magnifique, si au-
dacieux, si surprenant que la sensation
produite par un pareil spectacle est
au-dessus de toute expression , même
pour les plumes les plus habiles. Nous
nous contenterons donc de parler suc-
cinctement de chacune de ses parties,
envisagées séparément.
Les chapiteaux des colonnes du pre-
mier ordre abondent en feuillages, en
figures symboliques et autres ornements,
aussi admirables par 1’ invention que
par lexécution. Travaillés pour la
plupart par Calendario ou par ses di-
sciples vers le milieu du XIV. siècle,
ils sont d’autant plus remarquables qu’
‘ls servent à fixer une époque princi-
le vicende dei tempi, e ‘il palagio pre-
sente esser quello appunto che fu ri-
fabbricato sotto il doge Marin Faliero
col disegno di Filippo Calendario, per-
quanto ne crede il Temanza, uomo de-
gnissimo di tutta fede, e confortato da
buone autorità, e singolarmente da quel-
. le dell’ Egnazio.
Ora venendo a descrivere le parti di
questo stupendo edificio, la cui archi-
tettura in generale si potrebbe dire una
mescolanza di stili, in cui ] arabo si-
gnoreggia, la mente corre di subito al
corpo principale che s’affaccia alla lagu-
na e giganteggia sulla piazzetta, cui non
sarebbe esagerazione il dire prostra-
re la fantasia d’ ogni mente più ar-
dita e stancare 1 ammirazione di ogni
più intelligente persona. E difatto il
complesso di tutto questo edificio, an-
che a prima giunta guardandolo, rap-
presenta in coloro che autori ne furo-
no tanto ardire e sublimità d’ intellet-
to, e in se tanta magnificenza, che il
descriverla riuscirebbe dura impresa
ad ogni penna più esperta. Ci proye-
remo toccar brevemente delle sue parti.
Ricchissimi di fogliami, figure, simbo-
li ed altri ornamenti, mirabili d’inven-
zione e di esecuzione, sono i capitelli
delle colonne del primo ordine. Luvo-
rati i più dal Calendario o discepoli suoi
nella metà del secolo XIV, sono ragguar-
devolissimi, siccome quelli che stabilisco-
no un’ epoca principale nella storia del-
le belle arti, Gli archi del secondo or-
Sig
pale dans 1’ histoire .des arts. Les ar-
cades du second ordre,.gracieusement
unies et entrelacées les. unes aux au-
tres, forment une exquise guirlande de
trèfles à jour qui court sur toute la
facade. L” angle situé entre Je Mole et
la Piazzetta, repose tout entier sur une
seule colonne, frappant. et durable té-
moignage du degré de perfection qu’a-
vait atteint chez nous la science de la
statique dès les temps le plus reculés.
La grand’fenétre de la facade qui don-
ne sur le mole est ornée de figures et
de bas-reliefs qui:datent de. 1404, et
sont du style; de Maitre. Bartolomeo
dont nous parlerons tout-à-l’heure. Les
sculptures de l’autre: fenêtre principale
qui regarde la Piazzetta furent exécu-
tées par Tullio Lombard ou Guillau-
me, Bergamasque , depuis 1523 jusque
en 1539. Enfin, les ornements pyra-
midaux, de chacune de ces fenêtres
qui, dépassent le niveau des toits, ont
été sculptés après 1’ incendie de. 1577
par Alexandre Vittoria.
La porte principale qui conduit .au
palais ducal, a recu le surnom de del-
la (1) Carta; elle est l'ouvrage de Mai-
(1) Après avoir passé cette porte,
on entre dans un vestibule ou galerie où
l'on voit aujourd’ hui deux ou trois
bancs d'écrivains publies tout au plus, tan-
dis qu'aux temps de la république il en
existait au même endroit dix-huit, cha-
cun capable de servir à deux individus.
Ces humbles industriels s’appelaient Bal-
lottini (Bulletinistes), cogitori, où magna
carta (manseurs de papier). Les ballotti-
ni occupaient le premier rang parmi eux,
et les cogitori le second. Ceux-là étaient
chargés de transcrire les votes du Grand
Conseil et. du Senat; et de porter aux
avocats et aux plaideurs ‘la première nou-
welle de L issue des procès qui. les inté-
dine compongono con la connessione ed
intreccio loro un fregio lraforato e leg-
giadro : ond’ è tutto l’ edificio. rieinto:
L'angolo. tra il molo, e la. piazzetta
fonda sovra un’isolata colonna, mirabile,
non che inconcusso monwmento della
profonda conoscenza della statica in
quegli antichi iempi fra noi. La fine-
stra maggiore sul, molo. ha figure. e
bassi rilievi del 1404, che. manifestano:
lo stile di M. Bartolomeo, di cui parle-
remo più sotto. Di Tullio, Lombardo, 0
Guglielmo Bergamasco, son le. sculture,
dal 1523 fino 1539 fornite, che fregiano
l’altra maggior finestra risguardante la
piazzetta. Finalmente gli adornamenti
piramidali di. entrambe, che sporgono
sulla linea del tetto; erano scolpiti dopo
l'incendio del 1577 da Alessandro Vit-
ioria.
Tia porta principale che mette al du-
cale palagio viene chiamata. con 1’ ag-
giuntivo della Carta. (1) Veniva essa co-
(1) Varcata questa porta, si entra in
un androne, nel quale si trovano ancora
due o tre scannelli. A’ tempi però della re-
pubblica erano dieciotto, grandi così che
in ciascuno potevano sedere due uomini ,
di maniera che convenivano sempre colà
trentasei. Erano detti costoro Ballottini,
Cogitori o Magna carta. Il Ballottino oc-
cupava il primo posto, il Cogitore aveva
il secondo: Al primo incombeva trascri-
vere gli squitini del gran consiglio e del
senato ; recare agli avvocati e clienti,
con molto: suo emolumento, la notizia del-
la ‘decisione delle. livi. IL Cogitore era un
coadiutore del Ballottino, e per suo cen-
no scriveva, gli inviti per la ragunanza
L'A
tre Bartolomeo , dont ‘on lit le nom
gravé sur l’architrave (disons en pas-
sant à propos de cet artiste qu’il ne
faut pas le confondre, ainsi que plusi-
eurs l’ont fait, avec maitre Bartolomeo
Buono de Bergame, qui construisit les
Vieilles Procuraties); sa forme est py-
ramidale, et quelques statues, ouvrage
remarquable du même Bartolomeo , la
décorent.
L'enceinte intérieure du palais ducal
estoccupée par une cour immense, où l’on
voit deux puits (citernes) dont les margel-
les sont revêtues de bas-reliefs en bronze,
exécutés 1° un en 1556 par Nicolas de
Marc de Conti, Vénitien, l’autre en 1559
par le Ferrarais Alphonse Alberghetti.
Ou trouve aussi dans cette cour une
Horloge, ouvrage dont. la facade est or-
ressaient. Le cogitore n° était à propre-
ment parler qu'un substitut du ballottino;
il écrivait d’ après ses ordres les avis
pour les séances des Conseils, les lettres
de fuire-part pour les mariages, la nais-
sance et la mort des patriciens, les
nominations à quelque Charge ou di-
gnité, etc. Les. cogitori exerçaient aus-
si le métier d’ écrivains publics. Une
Jaible ‘image des beaux jours et du ca-
_actère de cette classe originale se retrou-
ve aujourd hui encore dans les cicerones
du palais - ducal qui cumulent en même
temps la fonction d écrivain public qu
ils exercent toujours ainsè que leurs pré-
décesseurs, sous la galerie de la porte du
palais ducal,, qui en prit son nom de
Porta della Carta (porte du papier).
Quant aux cogitori, ils dérent le sobri-
quet de mangeurs de papier à leur métier
‘età l'ignorance avec, laquelle ils P exer-
çaient, salissant, ainsi que le dirait Gozzi,
bien du, papier sans y employer un seul
grain de sel. è
struita da M. Bartolomeo, il cui nome
è scolpito nell’ architrave. Sopra que-
sto artista perd giova avvertire, giac-
chè taluno prese lo abbaglio, ch’egli
non è già quel Mastro Bartolomeo Buono
da Bergamo che le vecchie procurative
| edificava. La forma di questa porta è
piramidale, ed è ricca di buone statue,
l’anno 1429 dal Bartolomeo medesimo
operate.
Nello interno del palazzo havvi il
cortile, in cui ti si presentano due poz-
zi in bronzo di finissima esecuzione ;
l'uno compiuto l’anno 1556 da Nicolò
di Marco de’ Conti viniziano , 1° altro
nel 1559 dal ferrarese Alfonso Alber-
ghetti.
In questo cortile innalzasi puranco
un orologio la cui facciata vedesi adot-
dei consigli, le partecipazioni delle na-
cite, dei matrimonii e delle morti dei
patrizie, le elezioni alle dignità e cariche
della repubblica. Questi Cogitori faceva-
no eziandio una professione simigliante
a quella degli scrivani di Napoli, vale
a dire servivano di secretarii al popolo
poco istrutto, ‘ed’ estendevano le lettere,
le suppliche ad amanti, a ‘servitori, à
rivenduzlioli e genti siffatte. Oggidi an-
cora esisté di costoro ‘una reliquia. nei
Ciceroni del palazzo ducale, che sono nel
medesimo tempo gli scrittori del pubblico,
è quali, a somiglianza degli antichi »Co-
gitori, tengono banco sotto la porta, del pa-
lazzo ducale, donde venne ad, essa il titolo
di Porta della Carta, ed a Cogitori quello
di Magnacarta, ossia mangia carte, perchè
sendo essi il più delle volte di poco maggior
levatura che il popolo al quale servivano
d’interpreti, imbrattavano carta , direbbe
Gaspare Gozzi, senza una mica di. sale.
— 498 — î
née de, huit statues grecques , entre
deux desquelles s'élève celle de Fran-
çois Marie dalla Rovere, duc €’ Ur-
bin, général au service de la républi-
que, sculptée par le Florentin Jean
Bandini, en 1625. Cette facade fut bà-
tie depuis 1607 jusqu” à 1615; dans
cette dernière année on substitua les
nouvelles arcades du premier ordre du
côté qui finit avec cette même façade,
et du suivant, aux vieilles arcades en
ogive qui supportaient auparavant les
deux còtés en question; et l’on rem-
placa également les colonnes primiti-
ves par des piliers. Ces différents ou-
Yrages furent exécutés, sous la direction
de l'architecte Monopola, par maitre
Antoine de Pierre de Cittadella, en
1602.
Vis-à-vis du grand escalier des Gé-
ants qui mène à la partie intérieure
du palais, vos regards s’arrêtent sur
une arcade dont le style rappelle d’ u-
ne manière frappante celui de Maître
Bartolomeo. Selon une opinion assez
générale, cet architecte éleva en même
temps que la porte de la Carta cet-
te arcade, que par la suite on agrandit
et l’on embellit en 1471. Les statues
d’ Adam et d’Eve que l’on y voit, fu-
rent également sculptées vers la même
époque par Antoine Rizzo de Vérone.
On cite comme un chef-d'oeuvre d’élé-
gance la petite facade, située à gauche
de 1° escalier des Géants lorsqu” on
monte, qui donne sur la cour dite des
Sénateurs. On 1’ attribue à Guillaume
Bergamasque, et l'on croit qu’il la bà-
tit en 1520.
Vers la fin du XV. siècle et le com-
mencement du siècle postérieur, sous les
dogats de Marc et d'Antoine Barbarigo,
on construisit presqu’ en même temps
la grande facade intérieure du palais
na di otto statue greche, fra due: delle
quali, lateralmente, vi ha quella di Fran-
cesco Maria dalla Rovere, duca d’Ur-
bino, generale al servigio della repub-
blica, scolpita dal fiorentino Giovanni
Bandini di Firenze 1’ anno 1625. Que-
sta facciata veniva eretta dal 1607 al
1615, ed in ‘quest’ultimo anno alza-
vansi anche le nuove arcate del primo
ordine del lato conterminante con la
suddetta facciata, e del susseguente; e
queste in sostituzione alle vecchie, di
sesto acuto; che sostenevano dapprima
i due lati medesimi, come del pari si
sostituirono. li. pilastri alle preesistenti
colonne. Venivano dirette queste opere
dall’architetto Monopola, ed eseguite dal
capo Mastro Antonio di Pietro da Cit-
tadella nel 1602. È
Dirimpetto alla gran scala detta dei
Giganti, che conduce nello interno di
questo famoso edificio, ti si porge allo
sguardo un’ arcata, lo stile della qua-
le s’ assomiglia in tutto a quello di
M. Bartolomeo. Opinione di molti la
è quella che questo architetto contem-
poraneamente alla porta della Carta que-
sta arcata eziandio erigesse, la quale poi
veniva ampliata e resa più adorna nel
1471. Le statue di Adamo ed Eva che
vi si veggono si scolpirono eziandio
verso. quell’ epoca da Antonio Rizzo
Veronese.
Opera per eleganza stimalissima si è
la piccola facciata a sinistra di chi sale
la scala dei Giganti, vale a dire sulla
corte dei Senatori. Ella è attribuita a
‘Guglielmo Bergamasco; e vuolsi lavoro
dell’anno 1520.
Verso la fine del secolo XV e sul
cominciar del seguente, dogi Marco ed
Agostino Barbarigo, si erigevano quasi
ad un tempo la grande facciata interna
del palagio ducale in linea paralella
coni.
des
Géants , et la facade extérieure qui
donne: sur le canal dit rio (ruisseau ,
canal) du palais. Elles furent continuées
ducal parallèlement à 1° escalier
et achevées toutes deux: de l’ an 1546
à Pan 1550, sous le dogat de Francois
Donato; et la direction des architectes
et sculpteurs Antoine Bregno et Antoi-
ne Scarpagnino.
Ce même Antoine Bregno est auteur
d’un monument vraiment magnifique ,
Fescalier des Géants, qui a pris son
nom des statues colossales , représen-
tant Mars et Neptune et sculptées par
Sansovino en 1556, qui s'élèvent au
haut du perron. Les ornements déli-
cats sculptés à jour dans le marbre des
balustrades de cet escalier, sont l’ouvra-
ge de Dominique et dé Bernardin de
Mantoue.
escriptiow du Ano des
Doges.
Parmi les nombreuses inscriptions que
l’on trouve dans la galerie ( 1) à la-
(1) C’est dans cette galerie qu’'existaient
jadis les bureaux de divers magistrats
qu’ an nommait cours ou tribunaux de
justice. A. neuf heures du matin, la
clache de S. Marc sonnait la terza (la troi-
sième heure), c’est-à-dire celle qui annonçait
aux plaideurs que les tribunaux étaient
ouveris. Alors on voyait accourir dans cet-
te galerie les gens de robe, les patriciens,
les avocats, les plaideurs, les notaires, etc.
On distinguait au milieu de la foule quel-
ques mendiantes connues sous le nom de
pauvrettes du palais. Eles étaient au nom-
bre de douze, et un prividége ducal exclu-
alla scala dei giganti, e 1’ esterna che
guarda sul canale detto. Bio di palazzo.
Furono continuate e compiute ambedue
dal 1546, al 1550 , regnante Francesco
Donato, architetti e scultori Antonio
Bregno ed Antonio Scarpagnino.
Di esso Antonio Bregno è opera più
che magnifica la Scala dei Giganti così
detta dalle. due statue che le sorgono
in capo, rappresentanti — Marte e Net-
tuno — scolpite da Jacopo. Sansovino l°
anno 1556. Di Domenico e Bernardi-
no da Mantova
di ricco marmo eseguiti a strafori, ed
sono i finissimi lavori
intagliati a grottesche.
Pescrzione dell’ rutecino del Ducale
Palazzo. 4
Nella Galleria (1), a cui mette la sca-
la sopraddetta, fra le molte iscrizioni è
(1) In questa galleria a’ tempi repubbli-
cani erano le stanze dei varj Magistrati le
quali si addimandavano Corti o Tribunali
dei giudici. Suonavano alle nove del mat-
tino le campane di S. Marco la terza, os-
sia un tocco per il quale avvisavasi il pub-
blico essere aperto il foro. Da quel mao-
mento st accalcavano in questa loggia i
togati patrizj, gli avvocati, i leggisti, i
clienti, i notarj, insomma tutti coloro che
per obbligo di professione o per qualsi-
voglia loro bisogno traevano a queste au-
le di giustizia. In mezzo alla calca si di-
stinguevano alcune accattatrici le quali si
7
SC, LE
quelle conduit 1° escalier des Géants
dont nous venons de parler, on doit
remarquer spécialement celle qu’on lit
sur la paroi du mur, vis-à-vis de cet
escalier, cette inscription est un mo-
nument précieux de la magnificence et
de la cordialité avec lesquelles la répu-
blique accueillit Henri III de France.
Divers ornements architectoniques et
deux statues d’ Alexandre Vittoria la
décorent.
L’escalier d'Or fut bäti en 1538, sous
le dogat d'André Gritti, et achevé en
1577 sous celui de Sébastien Venier.
Titien Aspetti sculpta les statues d Her
cule et d’ Atlas qui le décorent. Vit-
toria exécuta les ouvrages en stuc,
Franc peignit les lambris, et Sansovi-
no présida à 1’ ensemble des travaux.
Enfin Novelli, en 1789, rafraichit quel-
ques-uns de ses ornements.
Une branche de cet escalier tourne
à gauche et conduit dans la salle des
Ecarlates, où l’on admire une cheminée
en marbre dont les bas-relicfs exquis
ont été exécutés vers l’an 1490.
Dans la salle dite de / Ecu, les cu-
rieux trouveront de grandes cartes géo-
graphiques des pays découverts ou visi-
sif leur accordait le droit de demander
laumône jusque dans le sanctuaire de la
: justice. L’affluente extrême de gens ri-
ches qui se rendaient en pareil lieu, lex-
périence consommée «des mendiantes dans
lart de tendre la main à propos (passez-moi
cette expression) et la charité naturelle des
Italiens, rendaient le privilége si lucratif
pour ces pauvrettes qu’on peut bien dire
qu’elles ne létuient gueres que de nom.
sovratutte ragguardevole una che sta
sulle parete in capo alla scala medesi-
ma, monumento della magnificenza e
dell’affetto con che la. repubblica acco-
glieva il terzo Enrico di Francia. Ella
è ricca di ornamenti ye di due statue,
pregiatissimi lavori di Alessandro Vit-
toria.
La Scala d’ Oro fu edificata 1° anno
1538 imperante Andrea. Gritti e com-
piuta il 1577, sotto il Doge Sebastia-
no Veniero. Tiziano Aspetti sculpiva —
VP Ercole e l Atlante — che ne adornano 1’
ingresso. IL Vittoria lavorava gli stucchi,
Franco dipingeva gli sfondi, e a tut-
to presiedeva il Sansovino. Finalmente
l’anno 1789 il Novelli ne rinfrescava
alcuni adornamenti.
Un ramo di questa scala girando a
sinistra mette nella Camera degli Scar-
latti. Ivi è un cammino di marmo egre-
giamente lavorato a basso rilievo verso
l’anno 1490.
Entrato nella Sala dello Scudo il viag-
giatore percorre in grandi tavole geo-
grafiche, i paesi scoperti o visitati da
appellavano le poverette di palazzo. Æra-
no dodici e tutte attempate, ed un parti-
colar privilegio ducale concedeva’ ad es-
se il diritto di stendere la mano anche in
questo augustissimo luogo, di maniera che
per la frequenza del popolo e per la co-
noscenza di antichi padroni, non che
per la scaltrezza naturale delle femmine,
aumentata în queste dalla pratica e dal
bisogno ; e singolarmente per È illimitata
carità italiana, non ritornavano mai a Cas
sa che piene di soldi, in guisa che le st
potevano appellar povere di nome, ed as-
sai agiate di futti.
SR
tés par des voyageurs vénitiens aux
beaux jours de la république. L° abbé
Grisellini, vers le milieu du XVII
siècle, substitua aux cartes primiti-
ves celles que nousvoyons aujourd’
hui.
Après avoir traversé cette salle et cel-
le dite des Philosophes, vous pénétrez
dans une troisième appelée salle des
stucs, Où vous verrez à droite en en-
trant une Vierge de Salviati, — à gau-
che une Descente de la Croix — du style
de Pordenone. On y voit en outre la
Naissance de Notre-Seigneur de l’école
du Bassano, — quatre petits tableaux de
l’école yénitienne, un portrait de Hen-
ri INT, fait par le Tintoret, — et ? Adora-
tion des Mages de Boniface.
Vers le milieu du second bras de l’esca-
lier d’Or, on voit deux statues assez bon-
nes — ? Abondance et la Charité — de
Francois Segalino de Padoue. Le plafond
du parvis carré ou pallier qui couronne
cet. escalier fut peint par Jacopo Tin-
toret; au milieu on voit la Justice qui
presente P épée et la balance au doge
Priuli. — On passe ensuite dans la salle
des quatre portes, ainsi dite à cause des
quatre portes superbes de style romain
soutenues par de gracieuses colonnes ;
ornées de marbres orientaux, qu’André
Palladio rétablissait, après 1’ incendie
de 1574, telles que nous les voyons
maintenant. La première porte possède
une statue de Jules del Moro, la se-
conde une autre de Francois Castelli
de Milli, la troisième une de Jérò-
me Campagna, et la quatrième enfin,
une d’ Alexandre Vittoria, toutes qua-
tre dignes de l’admiration des curieux.
De magnifiques peintures revétent les
murs, entr’ autres un tableau du che-
valier Contarini, placé è gauche, qui
représente le doge Marin Grimani à
genoux devant la Vierge, Saint Marc et
veneti, viaggiatori quando più la nostra
repubblica fioriva. L’ abate Grisellini
verso la metà, del secolo XVIII, perdu-
te le vecchie tavole, stendeva queste
che rimangono tuttavia.
Varcata questa sala e quella detta dei
Filosofi si entra nell’altra appellata de-
gli Stucchi, in cui — a destra di chi en:
tra è una Vergine del Salviati; — a sini
stra un Cristo disceso dalla croce dello
stile di Pordenone. Vi si ammirano in-
oltre — una Natività di Nostro Signore
dalla scuola del Bassano, — quattro pic-
coli quadri della scuola veneta — il ri
tratto di Enrico III fatto dal Tintoret-
to, — e ? Adorazione dei Magi opera del
Bonifacio. |
Alla metà del secondo ramo della
scala d' oro s’ incontrano. due buone
statue — 2 Abbondanza e la Carità — di
Francesco Segalino da Padova, Il soffitto
dell’ atrio quadrato che sta al sommo
di questa scala fu dipinto da Giacomo
Tintoretto, nel cui mezzo è — la Giusti:
zia che porge spada e bilancia al Doge
Priuli.—Si passa quindi nella Sala delle
quattro Porte, così detta per le quat-
tro ricchissime porte ‘di stile romano
cui sostengono leggiadre colonne a-
dorne di marmi orientali, e che An-
drea Palladio riduceva dopo l'incendio
nel 1594, alla condizione in che trovan-
si di presente. Sulla prima porta è una
statua di Giulio dal Moro, una sulla
seconda di Francesco Castelli da Milli,
sulla terza una di Girolamo Campagna
e finalmente sulla quarta una di Alessan-
dro Vittoria. Lavori tutti di pregio sovra -
no. Bellissime pitture adornano le pa-
reti, fra le altre — un quadro sito a sini-
stra del Cavalier Contarini che mostra
il Doge Marin Grimani in ginocchio di-
nanzi la Vergine, San Marco ed altri
Santi — un altro a destra di Tiziano Vec-
quelques autres Saints; — un autre à droi-
te de Titien Vecellio, représentant la
Foi ayant deux figures à ses côtés de
Marc Vecellio (1); — la Bataille près de
Vérone du Contariniprécilé, — vis-à-vis
de laquelle se trouvent trois autres ta-
bleaux représentant, le premier: le Doge
Cicogna qui reçoit les ambassadeurs per-
sans, ouvrage de Charlot Caliari, — le
second. ? arrivée de ‘Henri III,-Roi de
France, au Lido () de Venise, et — le troi-
sième enfin le Doge qui donne audience
à une ambassade.
Le plafond de cette salle fut tracé
par: Palladio ; les stucs qui l’ornent fu-
rent dessinés par Francois Sansovino,
exécutés par Vittoria, Bombarda et di-
vers autres moins connus. Les fresques
sont l’ouvrage du Tintoret. Au centre,
on voit — Venise entourée d’une foule de
Divinités que Jupiter guide sur les flots
de l’Adriatique.
. De cette salle on passe dans ? Anti-
Collége où l’on admire quatre tableaux
placés de chaque côté des deux por-
ies, ouvrages d° un grand mérite, que
l’on mei au nombre des meilleurs de
Jacopo. Tintoret. Ils représentent Mer-
cure et les Grâces, — les forges de Vulcain,
— Marschassé par Pallas — et Ariane cou-
ronnée par Vénus. On y voit également
deux autres tableaux, tous deux aussi
d’un grand prix; de. Ja-
copo. Da Ponte, dit, le Bassano, nous
offre Jacob de retour de la terre de Cha-
naan, — l’aulre, chef-d’oeuvre de Paul
le premier,
(1) Ces deux premiers tableaux fu-
rent envoyés à Paris en 1797 et rendus
à Venise en 1815.
(") Lido, en italien, signifie rivage;
on le dit absolument à Venise d’une ile
voisine de cette ville.
(Note pu Trap.)
cellio (1) rappresentante Za Fede, avente
ai lati due figure di Marco Vecellio — Za
battaglia presso ‘Verona del Contarini
suindicato, in faccia a cui v’hanno altri
tre quadri de” quali— il primo ti porge
il doge Cicogna che accoglie gli amba-
sciatori persiani, lavoro di Carletto Ca-
liari, — il secondo arrivo di Enrico III
Redi Francia al lido di Venezia,—=il terzo
finalmente. mostra il Doge che dà u-
dienza ad un’ambasceria. —
Il soffitto di questa sala fu comparti-
to da Palladio, e gli stucchi che lo a-
dornano furono disegnati da Francesco
Sansovino, eseguiti. dal Vittoria e dal
Bombarda, non che da altri di minor
nome. Opera | del Tintoretto sono gli
affreschi in mezzo a’ quali sta — Venezia
fra molte deità guidata, da Giove sull’
Adriatico. —
Da questa sala si entra nell’ Antico Colle-
gio in cui si ammirano quattro quadri
laterali ad ambe le porte, lavori di gran-
de merito, e fra i migliori di Jacopo Tin.
toretto; Rappresentano — Mercurio con le
grazie—la fucina di Vulcano —Marte scac-
ciato da Pallade — ed Arianna coronata
da Venere. — Vi si veggono pure altri
due quadri, ed ambedue pregiatissimi—i l
primo di Jacopo Da Ponte detto il Bas-
sano ,. raffigura Giacobbe reduce ‘dalla
terra di Cannam, -— V’altro sublime dipin-
to di Paolo Veronese, restituito da Pa-
rigi, è il Ratto d'Europa. Il magnifico
cammino di marmo carrarese è disegno
di Vincenzo Scamozzi e scoltura di
Tiziano Aspetti. Del Vittoria, del Bom-
barda, non che di altri artisti, sono
(1) Questi due primi quadri furono
trasferiti a Parigi l anno 1797, poscia
nel 1815 riprestinati da chi ci governa.
Véronèse, — l'enlèvement d’ Europe. On y
admire aussi une superbe cheminée en
marbre de Carrare, exécutée d’après les
dessins de Vincent Scamozzi, et sculptée
par Titien Aspetti, Vittoria, Bombarda
et plusieurs autres artistes peignirent
les. stucs du plafond, au milieu du-
quel Paul Véronèse représenta — ÿWe-
nise assise sur un trône, et autour qua-
ire clair-obscurs bleus rafraichis par
Sébastien Rizzi. La porte, ornée
de deux magnifiques colonnes en mar-
bre antique, est l’ ouvrage de Scamoz-
zi. Vittoria la surmonta de trois sta-
tues.
La porte dont nous venons de par-
ler mène à la salle du College où frap-
pent d’abord vos regards trois tableaux
de Jacopo Tintorét, représentant: — Je
premier le Doge André Gritti devant la
. Vierge avec l'Enfant divin dans ses bras,
— le second, les fiançailles de Sainte-Ca-
therine, — le troisième la Vierge sous un
baldaquin entourée d’ Anges et de Saints: —
Un autre tableau du mème auteur, pla-
cé au-dessus de Ja même porte, nous
montre—le Doge Louis Mocenigo adorant
le Rédempteur. Mais un tableau réelle-
ment admirable, c’ est celui de Paul
Véronèse qui revét la paroi du mur,
et où l’on voit — Ze Sauveur dans sa gloi-
re, la Foi, Venise, Sainte Justine, Sébastien
Venier vainqueur à Curzola et puis élu
doge, le provéditeur Augustin Barbarigo
tué dans une bataille, et quantité d’
autres personnages illustres, Les figu-
res latérales en clair-obscur, ainsi que
les peintures qui décorent une belle
cheminée , ornée de piliers en marbre
vert antique, sont aussi 1’ ouvrage de
Paul Véronèse. Les statues qui l’en-
richissent furent exécutées par Jérôme
Campagna. On admire également dans
cette chambre de riches tentures re-
présentant les — Entreprises de Jupiter,
gli stucchi del soffitto, in mezzo al
quale Paolo Veronese rappresentava —
Venezia sedente sul trono — e intorno—
quattro chiaro-scuri azzurri — che Seba-
stiano Rizzi rinfrescò. La ricchissima
porta è dello Scamozzi con due colon-
ne l’una di verde antico, l’altra di ci-
- pollino. Sovr? essa pose tre statue il
Vittoria.
La porta sovra indicata dà ingresso
alla Sala del Collegio nella quale a pri-
ma giunta si osservano tre quadri di
Jacopo Tintoretto-—'il primo de? quali
offre il Doge Andrea Gritti d’innanzi al
la Madonna col bambino; — il secondo Lo
sposalizio di S. Caterina — il terzo Maria
Vergine sotto un baldacchino con Angeli
e Santi, — ed un altro sulla porta stessa
del medesimo autore mostra — il Do-
ge Luigi Mocenigo che'adora il Redentore.
— Se non che magnifico lavoro egli è il
dipinto di Paolo Veronese che sorge sulla
parete deltrono,in cui splende—;/ Salva-
tore nella sua gloria, la Fede, Venezia, santa
Giustina, Sebastiano Veniero vincitore alle
Curzolari e poi Doge, il provveditore A-
sostino Barbarigo spento in battaglia ed
altri augusti personaggi.— Del medesi-
mo Paolo sono le figure laterali a chia-
ro scuro, siccome anche le pitture che
adornano il cammino ‘ricco di pilastri
di verde antico. Le statue che lo fregia-
no sono di Girolamo Campagna. Stan-
novi anche parecchi arazzi che rappre-
sentano— Le imprese di Giove,—e sono
stimatissimo:lavoro del 1540. Inoltre fra
le finestre Carletto Caliari pose un quadro
rappresentante — Venezia. — Il soffito,
inventato da Antonio da Ponte è ope-
ih ce
curieux ouvrage du milieu du, XVI
siècle. Charlot Caliari placa en ou-
ire entre les fenêtres un tableau qui
représente — Venise. Le plafond, tracé
d’après les plans. de Da-Ponte, est sur-
tout remarquable à cause des peintures
de Paul Véronèse qui l’embellissent ;
ce grand mailre représenta dans le pre-
mier compartiment :— Neptune et Mars
entourés d’ enfants aîlés, dans celui du
centre:— la Foi, dans le troisième : —We-
nise assise sur le globe de l'univers avec
la Justice et la Paix ; et dans huit au-
tres compartiments moins vastes, il pei-
gnit—Huit Vertus, et seize sujets tirés de
l’histoire antique en clair-obscur vert.
La frise qui court tout autour de la
salle, présente une foule de sujets hi-
storiques , et les deux portes sont or-
nées de colonnes en marbre, et d’ arcs
en jaspe diapré.
Dans la salle des Pregadi, en face
de la porte, Marc Vecellio représenta:—
Saint Laurent Giustiniani élu patriarche,
et Tintoret, sur le mur du trône: — le
Rédempteur mort entouré de Saints et de
deux doges agenouillés. Ce dernier pei-
gnit pareillement les deux figures la-
térales, sous lesquelles on voit deux
clair-obscurs qui nous montrent — De-
mosthènes. couronné et — Cicéron haran-
guant, peinis, en 1775, par Jean-Do-
minique Tiépolo. Sur le mur vis-à-vis
des fenêtres, on voit qualre tableaux,
trois de Jacopo Palma qui représen-
tent : — le Doge Francois Venier devant
Venise; — le Doge Pascal Cicogna à ge-
noux devant le Rédempteur, et — la ligue
de Cambrai, et le quatrième, ouvrage
de Jacopo Tintoret, qui nous montre: —
le Doge Pierre Loredan devant la Vierge.
On trouve également dans celte salle
un des meilleurs tableaux de Jacopo
Palma, celui qui représente: — les doges
Laurent et Jérôme Priuli qui ‘adorent le
ra ricchissima, e adornatissima singolar-
mente per le pitture di Paolo Verone-
se il quale nel primo comparto pose
Nettuno e Marte con puttini volanti, — in
quel di mezzo la Fede, — nel terzo Fene-
zia seduta sul Mondo con la Giustizia e
la Pace— quindi in altri otto minori com-
partimenti dipinse — otto Virtù, e' sedici
soggetti di Storia Antica a chiari-scuri
verdi. Il fregio intorno, la sala è pieno
di fatti storici, e le due porte hanno
colonne di cipollino ed archi di diaspro
fiorito.
Nella Sala dei Pregadi in. faccia. al-
la porta Marco. Vecellio rappresentava
in un bel dipinto —S. Lorenzo Giustinia-
ni eletto patriarca— e sulla parete, ov’è
il trono, Tintoretto in un’altra vaga te-
la — 22 Redentore morto, con Santi e due
Dogi genuflessi. — Di lui sono eziandio
le due tigure laterali, sotto alle quali
sonvi due chiaro-scuri che mostrano —
Demostene coronato e Marco Tullio pero-
rante — dipinti l’anno 1775 da Gian-Do-
menico Tiepolo. Nella parete poi rimpetto
alle finestre sonvi quattro quadri, i pri-
ini tre di Iacopo Palma che rappresenta-
no — il Doge Francesco Veniero dinanzi
Venezia—il Dose Pasquale Cigogna genu-
flesso d’ innanzi al Redentore — la lega
di Cambray, e l’ultimo di questi qua-
dri eseguito per Iacopo Tintoretto of-
fre — il Doge Pietro Loredano d’ innanzi
la Madonna. —Havvi pure una delle mi-
gliori opere di Iacopo Palma, vale a di-
re il quadro —. coi Dogi Lorenzo e Gi-
rolamo Priuli che adorano il Salvatore.
TARDE
LR n
Sauveur. Les deux figures latérales en
clair-obscur furent exécutées par le
même auteur, Le. plafond est l'ouvrage
de différents peintres; on remarquera
d’abord 1° ovale immense peint par
Marc Vecellio, qui reproduit une — Vue
de l'Hôtel de la Monnaie; un autre
de Jacopo Tintoret qui représente: Ve.
nise parmi des nuages; dans le dernier
enfin, c’est-à-dire dans celui du trône,
on admire—/ Adoration de PEucharistie,
ouvrage de Tommaso. Dalla Bella. On
y voit aussi deux autres ovales placés
de chaque côté de celui du milieu, dans
lun desquels André Vicenlino peignit
—les Cyclopes dans les forges avec Vénus;
dans le second, PAliense représenta:—
Le doge entouré de ses conseillers.
Li
Dans la salle voisine de la Chapelle,
on trouve une foule de peintures di-
gnes de l’attention du voyageur ; entre
autres un ouvrage admirable de Boni-
face qui représente: —e Christ chassant
les profanateurs du temple, un autre de
Sébastien Ricci, divisé en trois com-
partiments, qui nous offre — le modèle
de la mosaïque exécutée par Léopold
dal Pozzo dans larcade de la pre-
mière porte à gauche, lorsqu'on en-
tre par le grand portail de l’église de
Saint - Marc. Ces trois compartiments
représentent: — /es Magistrats qui vénè-
rent le corps du saint Fvangéliste. On
y voit enfin deux autres tableaux: de
Jacopo Tintoret, qui nous offrentl’un—
S. Ludovic, S. Grégoire et Ste Marguerite,
l'autre — $. Jerôme et S. André.
La chapelle est enrichie de fresques
de Jacopo Guarana ; et d’ornements
de Jérôme Mingozzi Colonna. Vincent
Scamozzi éleva 1° autel, orné de six
belles colonnes de marbre vert antique,
avec des piédestaux et des chapiteaux
en bronze. Jacopo Sansovino ‘placa au
milieu de cet autel une statue de mar-
Le due figure laterali a chiaro-scuro ap-
partengono al medesimo autore. Il sof-
fitto è opera di molti pittori, e innanzi
tratto vi risplendono un grande ovale di
Marco Vecellio rappresentante, — la Zec-
ca, — un altro di Jacopo Tintoretto che
offre, — Venezia fra le nubi —nell’ultimo,
cioè in quello sul trono, lavoro di Tom-
maso Dolabella, si ammira—? Adorazione
dell’ Eucaristia-—Aggiungi in ultimo due
altri ovali collocati lateralmente a quel-
lo di mezzo, in uno de’ quali Andrea
Vicentino esprimeva — 2 Ciclopi alla of-
ficina con Venere—e nelPaltro A. Alien-
se poneva — il Doge fra i consiglieri.
Nella Stanza presso la Cappella vi so-
no di molte belle pitture; a cagion di
esempio un egregio dipinto di Bonifacio
in cui si vede — Cristo scacciante î profa-
natori del tempio, — un altro di Sebastia-
no Rizzi in tre comparlimenti esegui-
to l’anno 1728, il quale costituisce il mo-
dello del mosaico compiuto da Leopol-
do dal Pozzo nell’arco della prima por-
ta a sinistra di chi entra per la mag-
giore della Chiesa di San Marco. Que-
sti tre compartimenti, rappresentano — i
Magistrati che venerano il corpo del San-
to Evangelista —Finalmente due altri qua-
dri di Jacopo Tintoretto, l’ uno coi
— Santi Lodovico, Gregorio e Margheritay
l’altro con — S. Girolamo e S. Andrea.
La cappella è ricca di affreschi di
Jacopo Guarana, e di ornamenti di
Girolamo Mingozzi Colonna. Vincen-
zo Scamozzi architettò 1° altare in cui
lussureggiano sei ricche colonne di ver-
de antico, adorne tutte di basi e capi-
telli di bronzo. In mezzo ad esso Ja-
copo Sansovino poneva una statua mar-
se DD se
bre d’un grand prix qui représente: —
la Vierge et l'Enfant Jesus.
Dans l'escalier voisin, on voit l’uni-
que fresque du grand Titien que Ve-
nise conserve aujourd’hui. Elle repré-
sente: — S. Christophe. —
La salle du Conseil des Dix étonne
par le nombre des tableaux admirables
qu’elle possède, tableaux vraiment di-
gnes des maitres illustres qui les pei-
gnirent, et des personnages célèbres
auxquels ils étaient consacrés, dignes
en un mot de nos ancêtres qui rem-
plirent l’univers de leur gloire, et dont
tous les efforts furent toujours dirigés
vers le bien public, vers la prospérité
de l’État et des particuliers.
On voit d’abord — Ze Doge Sébastien
Ziani , retournant vainqueur de VP em-
pereur. Frederic. Barberousse , rencon-
tré par de pape Alexandre III; — ce ta-
bleau admirable est l'ouvrage de Léan-
dre Bassano, qui se peignit lui-mé-
me dans, la figure qui soutient une
pape. Un ta-
bleau de Marc Vecellio représente: —
ombrelle au-dessus du
le Congrès 1enw à Bologne l’an 1529 par
le pape Clement VIII et È? empereur
Charles-Quint, et dans lequel on. assura
la paix de PTialie. — Jean-Baptiste Zé-
lotti exécuta l’ ornement qui décore
le pourtour de l’ appartement, Daniel
Barbaro , patriarche d” Aquilée peignit
le plafond , et le mème Zélolli dont
nous venons de parler, est l’auteur des
peintures existant dans les deux ova-
les près des fenétres, et qui représentent,
Pune: — Janus et Junon, l’autre : —
Venise, Mars et Neptune. — Tout auprès,
Jean-Baptiste Ponchino, dit le Bazzacco,
peignit — Neptune porté par des che-
vaux marins, Mercure et la Paix, et Paul
Véronèse, -— un vieillard assis près d’une
belle femme.—On attribue à ce même Paul
Véronèse, à Zélotti, ou au Bazzacco le
È
morea di alto merito che raffigura —
la Madonna col Fanciullo Gesù.
Nella vicina scaletta v'ha l’unico affre+
sco del gran Tiziano conservatosi a Ve-
nezia sino a’ dì nostri, rappresentante
— S. Cristoforo. — ;
La sala del Consiglio dei Dieci è tut-
ta risplendente di tele degne vera-
mente dei pittori cui appartengono,
delle geste di coloro i quali occupava-
no tanto mondo della potenza e della
gloria loro, e degne finalmente dei pa-
dri nostri, i quali non altro intende-
vano che di animare le arti, e traman-
dare ai posteri le azioni magnanime €
gloriose dai concittadini fornite.
Vi si vede — il Doge Sebastiano Ziani re-
duce dalla vittoria ottenuta sopra limpe-
ratore Federico Barbarossa riscontrato da
Papa Alessandro III, — ed è stupendo
lavoro di Leandro Bassano il quale ri-
trasse sè stesso nella figura che porta
l'ombrello dietro il Papa. Vi è di Mar-
co: Vecellio un quadro rappresentante
— il Congresso tenuto in Bologna. l’anno,
1529 da Papa Clemente VIII coll’impe-
ratore Carlo V, nel quale stabilivasi
la pace d’Italia. — Giambattista Zelotti
conduceva il fregio intorno la sula. Da-
niele Barbaro, patriarca d’ Aquileja, di-
segnava il soffitto. Il medesimo Zelotti
dipingeva due ovali verso le finestre,
rappresentanti—il primo Grano e Giuno-
ne,—l’altro Venere, Marte e Nettuno. —
Quivi appresso Giambattista Ponchino,
detto il Bazzacco, rappresentava—Mett-
no, condotto dacavalli marini, Mercurio e la
Pace — quindi ancora Paolo Veronese;po-
neva — un vecchio seduto a fianco di bella
donna—e ad esso Paolo o allo Zelatti, o
al Bazzacco si attribuisce il quadrilun-
go rappresentante — Wenezia che osten-
ta armi e catene spezzate. — I medesimi
pittori eseguirono eziandio varii com-
Mugi; Lon
carré long qui représente:—#Wenise mon-
trant des armes et des chaînes brisées.
Les mêmes peintres exécutèrent aussi
divers compartiments en clair - obscur
qui achèvent l’ornement de ce plafond
magnifique , le plus beau peut-être
que les pinceaux italiens aient jamais
décoré,
Dans Za salle de la Bussola, vis-à-vis
des fenêtres , est placé un tableau de
Marc Vecellio, neven et disciple du
grand Titien, qui représente:— le doge
. Leonard Donato prosterné devant la Sain-
te Vierge et soutenu par Saint-Marc. L’
Aliense peignit dans deux autres ta-
bleaux—la soumission de Bergame arrivée
lan 1428, el— la reddition de Bresse, l’an
1426. On croit exécuté en 1553 et du
siyle de Vittoria, la cheminée de mar-
bre. Enfin, les peintures qui décorent
le plafond sont l’ouvrage de Paul Vé-
ronèse.
Dans Za salle des chefs du conseil des
Dix, on voit une cheminée de marbre
et deux cariatides, ouvrages de Pierre
de Salo, Le plafond représente:—un An-
ge qui chasse les Fices, exécuté par Paul
Véronèse, et autour de celui-ci quatre
compartiments symboliques, quatre té-
tes et six clair-obscurs, tous peints par
des maitres célèbres.
La salle du grand Conseil est un chef-
d'oeuvre d’architecture et de magnifi-
cence, un monument admirable non-seu-
lement des fastes vénitiens, mais aussi
de la gloire de l'Italie, et nous oserons
meme dire de l’Europe entière. Elle a
| 150 pieds véniliens de longueur et 74
\ de largeur; elle n’est soutenue que par
les quatre maîtresses-murailles.
A droite, lorsqu'on y entre, on trouve
‘un immense toile de Jacopo Tintoretto
représentant : — la gloire du Paradis, —
haute de trente pieds et large de soi-
xanle-quatorze, chef-d’oeuvre qui pour-
parti a chiaro-scuro che compiono co-
desto dovizioso soffitto, per avventura
il più bello e più ricco di quanti u-
scissero da pennello italiano.
Nella sala della Bussola rimpetto al-
le finestre è un quadro di Marco Ve-
cellio nipote e discepolo del grande Ti-
ziano, nel quale si vede — 57 Doge Leo-
nardo Donato d’innanzi a Maria Vergine
assistito da S. Marco — e sulle pareti
laterali stanno — Za sommessione di Ber-
gamo seguita l’anno 1428 — e la resa di
Brescia nel x426—questi due ultimi dipin-
ti sono dell’Aliense. All’anno 1553 ed allo
stile del Vittoria si attribuisce il cam-
mino di marmo. In ultimo il soffitto è
adorno di pitture di Paolo Veronese.
Nella stanza de’ Capi de] Consiglio dei
Dieci il marmoreo cammino con due ca-
riatidi è lavoro di Pietro di Salò. Nel
soffitto si vede — un Angelo che scaccia i
Vizii — dipinto da Paolo Veronese, e in-
torno ad esso quattro comparti sim-
bolici, quattro teste e sci chiaroscuri,
opere lutte di eccellenti autori.
La sala del Maggior Consiglio è mi-
racolo di architettura e magnificenza, e
monumento della storia italiana, anzi di
Europa, non che dei veneti fasti. Es-
sa è lunga 154 piedi e larga 74, e non è
sostenuta che da quattro muri macstri.
A destra di chi entra si ammira il
gran quadro di Jacopo Tintoretto, rap-
presentanie — a gloria del Paradi-
so — alto 30 piedi, largo 74, il quale
potrebbe per avventura gareggiare col
8
n OÙ or
rait peut-être rivaliser avec le Juge-
ment dernier de Michel-Ange, sil
n° avoit succombé en. grande. partie
aux injures du temps et à la négligence
des hommes. Au-dessous de ce tableau
existent encore quelques faibles vestiges
du Paradis peint en clair-obscur vert sur
la paroi du mur par Guarienti de Pa-
doue en 1365. En fesant le tour de la
salle, on rencontre d’abord : — le pape
Alexandre III reconnu par le doge dans
le couvent de la Charité à Venise, puis
— ce même pape et le doge qui envoient
des ambassadeurs à Frédéric, —ouvrages
exécutés tous les deux par les héritiers
de Paul Véronèse; — 3. Ze pape qui
offre le cierge au doge, peint par Léan-
dre Da Ponte, dit le Bassano; — 4.
les ambassadeurs qui se présentent à V
empereür à Pavie, de Jacopo Tintoret-
to; — 5. Ze pape qui donne une épée au
doge prêt à s° embarquer, de Francois
Bassano; — 6. le doge qui part de Ve-.
nise béni par le pape, de Paul Fiamen-
go; — 7. un combat naval dans lequel
Othon fils de L empereur est fait prison:
mer par les Vénitiens, de Dominique Tin-
toretto; — 8. ce méme Oihon présen-
té au pape, d'André Michieli, dit le
Vicentins — 9. le pape qui permet à
Othon d aller retrouver son père, de
Jacopo Palma; — 10. l'empereur Fré-
déric Barberousse devant le pape Alexan-
dre III, chef-d'oeuvre que Frédéric
Zuccheri acheva en 1582, et perfection-
na encore en 1603; — 11. le pape et ?
empereur qui arrivent à Ancône avec le
doge, ouvrage de Jérôme Gamberato;
et 12. enfin, — /e pape qui offre des
présents au doge dans L'eglise de Saint-
Pierre de Rome, de Jules Dal Moro.
C’est ainsi que par ces douze tableaux,
la république consacrait pour les siè-
cles à venir la mémoire d’un des plus
notables évènements qui marquèrent le
Giudizio Universale di Michelangelo, e
che sarebbe certo un capo d’ opera se
caduto non fosse preda alle ingiurie dei
tempi e alla trascuratezza degli uomi-
ni. Sotto queste tele rimangono anco-
ra vestigi del Paradiso in chiaro-scuro,
verde, dipinto sulla muraglia da Gua-
riento Padovano Panno 1365. Facendo
il giro della sala s'incontra — primo Papa |
Alessandro III riconosciuto dal Doge nel
convento della Carità di Venezia; — se-
condo esso Papa e Doge che inviano ani-
basciatori a Federico—opere ambedue de-
gli eredi di Paolo Veronese; — terzo il
Papa che offre il cereo al Doge —
di Leandro Da Ponte, detto il Bassa-
no — quarto gli ambasciatori che si pre-.
sentano all'imperatore in Pavia—di Jacopo
Tintoretto, — quinto il Papa che porge
la spada al Doge che simbarca—di Frans
cesco: Bassano ; — sesto il Doge che pare
te da Venezia benedetto dal Papa — di
Paolo Fiammengo, — settimo combatti-
mento navale in cui Ottone figlio dell’ im-
peratore rimane preso dai Viniziani — di
Domenico Tintoretto—ottavo esso Otto-
ne presentato al Papa—di Andrea Michie-
li detto il Vicentino ; — nono il Papa
che dù licenza ad Ottone di recarsi al pa-
dre — di Jacopo Palma—decimo limpez
ratore Federico Barbarossa d’ innanzi a
Papa Alessandro III--lavoro che Fede-
rico Zuccheri compieva l’anno 1582 e
perfezionava nel 1603 — undeci mo, :/ Pa-
pa e l’imperatore che giungono in Ancona
col Doge; — tela di Girolamo Gambera=
to, — decimosecondo il Papa che porge
doni al doge nella chiesa di s. Pietro di
Roma — opera di Giulio dal Moro.
Così in questi dodici dipinti la repub=
blica tramandava agli avvenire la memo-
ria di una delle più celebri rivoluzioni
che nel medio evo si compievano, €
nella quale aveva essa. avuto. parte, la
lega lombarda,
cours du moyen - âge, et auquel elle -
même prit une part importante: la ligue
lombarde.
Entre les deux croisées, on trouve
un ouvrage admirable de Paul Véronè-
se, qui représente un des faits les plus
mémorables de l’histoire vénitienne, et
certes le plus glorieux et le plus mar-
quant après Ja ligue lombarde et celle
de Cambrai, nous voulons dire — Ze
retour du doge André Contarini après la
victoire remportée lan 1358 sur les Gc-
nois, qui, dans la guerre de Chioggia, ré-
duisirent la république véniienne à des
extrémités qu’elle n’avait jamais connues
auparavant et qu’elle ne connut jamais
depuis (').
Au-dessus des deux fenêtres dont
nous venons de parler, on admire quel-
ques figures symboliques de Marc Ve-
cellio, ettout de suite après un tableau de
l’Aliense, qui se rapporte à l’époque la
plus glorieuse de la puissance véni-
tienne, il représente — le dose Henri
Dandolo qui place sur la tête de Bau-
doin le diadême des Comnènes déchus,
au milieu de la grand’ place de -Constanti-
nople. — Vient ensuite un tableau d’
André Michieli, dit le Vicentin, qui nous
offre — le méme Baudoin élu empereur
dans l église de Sainte-Sophie; puis un
autre de Dominique Tintoretto, digne
de la renommée dé l’auteur, qui re-
présente — les Wémiuens et les Croisés
alliés qui s'emparent une seconde fois de
Constantinople lan 1204.
Au-dessus des deux fenêtres latérales
à ce tableau, on voit diverses figures
symboliques exécutées par Marc Ve-
cellio. Dans le tableau suivant, Jaco-
() Æxcepté lorsqu elle tomba. sans re-
tour,
(Note pu Tran.)
Fra le due finestre laterali si ammira
un’opera insigne di Paolo Veronese, la
quale rappresenta uno de’ più impor-
tanti fatti della storia nostra, e certo il
più glorioso e interessante dopo la sud-
descritta lega lombarda e quella di Cam-
bray, vale a dire 22 ritorno di Andrea
Contarini Doge dopo la vittoria riportata
Danno 1378 contro i Genovesi, che nella
guerra di Chioggia riducevano la repub-
blica a tali estremi, quale non fu condotta
mai nè prima nè dopo. —
Sopra le suddette finestre vi hanno
figure simboliche di Marco Vecellio s
e quindi l’ Aliense compendiava in
un gran quadro l’ epoca più gloriosa
della veneta potenza, cioè — il Doge
Enrico Dandolo che nella piazza di Co-
stantinopoli pone sul capo di Baldovino
il diadema dei detronati Comneni — e
appresso di questo Andrea Michieli det-
to il Vicentino rappresentò — Lo
stesso Baldovino eletto imperatore nella
Chiesa di s. Sofia. — Seguita Domenico
Tintoretto con un quadro degno della
sua fama, in cui mostra — î Veneti e gli
alleati crociati conquistare, l’anno 1204,
una seconda volta Bisanzio. — à
\
4
Sopra le due finestre laterali che se-
guono, altre figure simboliche poneva
Marco Vecellio. Jacopo Palma poi trat-
tava quanto Venezia offeriva a quel
tempo di più meraviglioso in coraggio
ed in valore alle pagine della storia,
nel — il Doge Enrico Dandolo il quale
in età quasi secolare e presso che cieco
dirigeva il primo assalto contro la città
dani go
po Palma consacra ses pinceaux à 1°
illustration d’un des plus beaux sou-
venirs de gloire militaire que compte
Venise; il représenta: — le doge Henri
Dandolo qui, presque centenaire et aveu-
gle, commanda le premier assaut donné
à la ville de Constantin, planta le premier
sur les remparts le drapeau de S. Marc,
et, suivi de ses braves, escalada les murs
et detruisit en 1203 l'empire des Grecs,
st souvent perfides envers les Croisés.
Viennent ensuite quelques figures al-
légoriques de l’Aliense, placées au-dessus
de la fenêtre voisine (1), après lesquelles
on trouve un tableau d'André Michieli
dit le Vicentin, qui nous montre —
Alexis fils de l'empereur grec Isaac
qui présente au doge une lettre de son
père, et implore en sa faveur la protection
de la république. Les deux tableaux
suivants, le premier de Dominique
Tintoretto, le second d’ André Michie-
li, reproduisent l’entreprise la plus
hardie que les Vénitiens aient exécu-
tée dans ces temps de si grande har-
diesse ; nous entendons parler de la
prise de Zara, méditée et accomplie
par le grand Henri Dandolo, en dépit
de l’irrésolution du peuple, du mécon-
tentement des alliés et des foudres du
(1) Nous croyons faire plaisir au lec-
teur en détournant son attention de ces
objets d’ art précieux sur un autre qui,
bien que frivole en apparence, est digne
en effet de sa curiosite. Si lon monte sur
le mur d'appui de cette fenêtre, on ver-
ra, placée à gauche, une statue de saint
Georges, que Canova exécuta lorsqu’ il
se formait à l’école de Torrett son pre-
mier maitre qui lui donnait 45 sous mon-
naie de Venise (liv. d’Autr. 1. et 29 c.)
par jour.
di Costantino, piantava primo sui balu-
ardi lo stendardo di s. Marco, e segui-
tato da’ suoi prodi scalava quelle mura,
ove si annidava la greca fede anzi infe-
deltà tanto infesta ai crociati, e ne di-
struggeva l'impero l’anno 1203. — Questo
è l’argomento del gran quadro del so-
praddetto pittore che si ammira a fianco
di quello del Tintoretto.
Dopo alcune allegorie dell’Aliense collo
cate sopra la vicina finestra (1) vedesi —
Alessio figlio dell’imperatore Isacco, che
presentando al Doge una lettera del padre,
invoca a prò di lui la protezione dei Ve-
neti, — dipinto da Andrea Michieli
detto il Vicentino. I due quadri se-
guenti, il primo di Domenico Tintoret-
to, il secondo di esso Andrea Michieli,
ricordano 1 impresa più ardita che in
que’ tempi compiessero i Viniziani, va-
le a dire l’espugnazione di Zara pen-
sata e condotta a fine dal grande
Enrico Dandolo in onta l'incertezza del
popolo, lo scontento degli alleati e. i
falmini del Pontefice, in quella stagione
possenti. Il Michieli rappresentava —4
P assalto — il Tintoretto — la resa
della Città. —
(1) Non ritornerà discaro al lettore se
noi interrompiamo la sua attenzione da que-
sti capi lavoro della pittura viniziana per
condurla invece su di un oggetto, che sebbene
frivolo in apparenza, può tuttavolta merita-
re la sua curiosità. Montando sulla loggia
di questa finestra osserverà egli collocata a
sinistra una statua di s. Giorgio. Fu dessa
lavorata dal Canova quandoera allievo nel-
lo stabilimento del suo primo muestro Tor-
retti, che gli corrispondeva la giornaliera
mercede di 45 soldi veneti, pari ad Austria-
che lire 1:29.
souverain Pontife, tout-puissants à cet-
te époque, André Michieli peignit —
l Assaut, Tintoret — la Reddition de
la ville.
Enfin, après avoir rencontré de nou-
velles figures allégoriques de l’Aliense,
placées au-dessus de la dernière fe-
nétre, on contemple la dernière partie
de ce drame solennel, à savoir: — la li-
gue du Doge et des Croisés pour l’expe-
dition en Orient, arrêtée et jurée à S.
Marc tableau peint par Jean Clerch.
Ainsi donc dans cette salle on trouve,
consacrés par vingt-un tableaux précieux,
les fastes les plus glorieux de la républi-
que, associés à deux faits importants du
moyen-âge: la ligue lombarde, et l’ardeur
pour les croisades de 1° Europe pres-
qu’entière qui, à la voix d’un moine,
s’élance vers l’Asie en eriant: « Dieu le
veut. »
L’ornement qui fait le tour de la salle,
contient les portraits des Doges peints
par Jacques Tintoret, Léandre Bassa-
no et Jacopo Palma. On sait qu’ à la
place où devrait se trouver le portrait
de Marin Faliero , on ne voit qu’
une plaque noire avec cette inscrip-
tion: Hic est locus Marini Falethri de-
capitati pro criminibus. Le reste de
ces portraits existe dans la salle du
Scrutin.
Le plafond, qui est magnifique, nous
présente trois compartiments considé-
rés comme autant de chefs-d’ oeuvre.
Le premier est un ovale dans lequel
Paul Véronèse a peint — Venise assise
sur des nuages, couronnée par la Gloire.
À côté de cet ovale, le même auteur
peignit — la prise de Scutari et celle de
Smirne. Francois Bassano a reproduit
dans les deux autres ovales — la victoire
remportee par Les Vénitiens sur le duc
de Ferrare, et les Chevaliers venitiens
qui défont l’armée de Visconti. Ensuite
Finalmente dopo nuove allegorie del-
l’Aliense collocate sopra 1’ ultima fine-
stra, tu vedi apparire l’ ultimo grande
episodio di questo dramma solenne, cioè
— la lega del Doge coi Crociati per
la spedizione in Oriente, giurata e stabili
ta in san Marco — dipinto di Giovan-
ni Clerch.
Dal fin qui detto di leggieri cono-
scerassi che in questa sala e in ventun
quadri magnifici sono ricordati i fasti.
più gloriosi della repubblica associati
ai due più importanti avvenimenti che
avvenissero nel medio evo, la lega lom-
barda, e tutta quanta Europa che alla
voce di un monaco si versa nell’ Asia
gridando « Iddio lo vuole. »
Il fregio che circonda la sala con-
tiene — ? ritratti dei Dogi — dipinti da
Jacopo Tintoretto, Leandro Bassano e
Jacopo Palma. È noto che nel luogo
ove dovrebbe essere il ritratto di Ma-
rin Faliero evvi al contrario un nero
spazio coll’ epigrafe: « Mic est locus
Marini Falethri decapitati pro crimini-
bus. » Il rimanente di questi ritratti si
trova nella sala dello Scrutinio,
Il ricchissimo soffitto rappresenta in
sulle prime tre pezzi considerati sicco-
me capi d’ opera.
Il primo è un ovale di Paolo Vero-
nese, porgente — Zenezia fra le nubi
coronata dalla gloria e in varie guise o-
norata. — A lato a questo ovale il me-
desimo Paolo poneva — la presa di
Scutari e quella di Smirne — quindi
Francesco Bassano rappresentava in al-
tri due ovali — Za vittoria de’ Vinizia-
ni sul duca di Ferrara, — ‘e i veneti
cavalieri che rompono Pl esercito de’ Vi-
ln RI
Jacopo Tintoretto peignit, dans deux
ovales également: — Victor Soranzo qui
met en deroute les Estois, et Etienne
Contarini vainqueur surle lac de Garde.
Le second des trois compartiments
précités se compose d’ un carré long,
peint par Jacopo Tintoretto, dans le-
quel nous voyons : en haut,—#enise par-
mi les Dieux, et au bas — le doge. Da
Ponte et les Sénateurs qui reçoivent les
députations des villes qui se soumet-
tent à la république. Autour de ce
carré long se trouvent quelques demi-
lunes et quelques clair-obscurs exécu-
tés par d’ habiles pinceaux.
Le troisième et dernier compartiment
est peint en entier par Jacopo Palma qui
y à représenté: Venise couronnée par la
Victoire et entouree des Vertus, et l’on
y remarque aussi quelques esclaves nus,
et tout à l’entour deux octogones dans
le premier desquels Jacques Tinto-
ret nous montreJacques Marcello qui
bat les Aragonais, dans Je second —
François Barbaro défendant Bresse. Sui-
vent deux autres dans lesquels Fran-
cois Bassano a représenté— Georges Cor-
naro vainqueur des Allemands et — Victor
Barbaro qui bat les Visconti. Enfin deux
autres de Jacopo Palma nous offrent,
lun: — Pacquisition de Padoue, l'autre
«François Bembo qui triomphe sur les ri-
ves du P6 et la prise de Crémone. —
En 1812, on transféra dans cette sal-
le la bibliothèque royale de s. Marc
qu’on avait clablie auparavant dans un
corps-de-logis des Procuraties-Neuves.
Pétrarque et le cardinal Bessarion ses
fondateurs l’enrichirent de livres que
ces deux hommes insignes firent venir
de toutes parts à force de frais et de
soins. Les curieux doivent arrêter spé-
cialement leur attention sur la lettre
par laquelle Bessurion offrait au doge
sconti. — Dopo questo Jacopo Tinto-
retto in due ovali ancora offeriva —
Vittorio Soranzo che sconfigge gli. Esten-
SÌ, — e Stefano Contarini che vince sul
lago di Garda. —
Il secondo è un quadrilungo di Ja-
copo Tintoretto, che mostra nell’alto —
Venezia fra le nubi —e abbasso — il Doge
Daponte coi Senatori accogliere le depu-
tazioni delle città offerentisi suddite alla
repubblica. — Intorno a questo . qua-
drilungo stanno alcune mezze lune €
chiaroscuri d? illustri pennelli.
Il terzo ed ultimo pezzo egli è ope-
ra di Jacopo Palma, in cui si vede -—
Venezia seduta coronata dalla Vittoria e
circondata dalle Virtù. — Stanno intorno
ad esso due ottagoni di Jacopo Tinto-
retto, il primo de’ quali esprime — Ja-
copo Marcello che batte gli Arragonesi —.
il secondo — Francesco. Barbaro che di-
fende Brescia. — Seguitano altri due di
Francesco Bassano, e mostrano — l’u-
no Giorgio Cornaro che trionfa dei Te-
deschi — l’altro Vittore Barbaro che
vince i Visconti. — Finalmente altri due
di Jacopo Palma — Puno de’quali offre
l'acquisto di Padova — altro Fran-
cesco Bembo che vince sul Pò e la presa
di Cremona.
Trasferivasi in, questa sala 1’ anno
1812 la R. Biblioteca di San Marco, la
quale occupava prima un quarto delle
Procuratie nuove, ora Palazzo Reale.
La sua fondazione rimonta ai tempi del
Petrarca e del Cardinal Bessarione, che
arricchironla di libri, che questi due in-
signi uomini avean raccolti da tutte
bande e a grandi spese. È singolar-
mente degna di memoria la lettera con
la quale il Bessarione offeriva al Do-
o
et au sénat ses manuscrits, et leur dé-
clarait dans les termes les plus flatteurs
qu'il ne saurait {rouver pour ces tré-
sors de la sagesse antique un asile plus
sûr et plus capable de servir utilement
au progrès des lettres humaines. Les
dons d’ Apostolo Zeno et du cavalier
Farsetti, dont on trouve les portraits
dans la bibliothèque même, la rendi-
rent enfin complète. Il est donc par-
faitement superflu de dire ici quelle
est l’abondance des manuscrits et des
imprimés antiques qu’elle possède, Les
manuscrits s'élèvent à 5000, et elle
renferme en tout 60,000 volumes dont
le nombre va toujours croissant, at-
tendu l’ obligation où sont tous les li-
braires, comme chacun sait, de dé-
poser quelques exemplaires de chaque
ouvrage qu’ils publient, dans les prin-
cipales bibliothèques de l'Etat (1). On y
voit aussi la célèbre mappemonde que
Frère Mauro traca l’ an 1460, ouvra-
ge admirable pour ces temps, qui nous
montre toute la partie connue du glo-
be avant les découvertes de Christophe
Colomb. Elle renferme enfin une riche
collection de médailles, de bustes, de
bas-reliefs en marbre et en bronze,
parmi lesquels on distingue : — fe Ju
piter Egiaque, — camée grec d’un
grand prix trouvé à Ephèse lan 1793
— deux têtes semi-colossales de Faunus
et de Faunette,—le groupe de Léda et de
Jupiter metamorphosé en cygne, — l’enlève-
ment de Ganymède, —deux bas-reliefs repré-
sentant des enfants, qui furent transpor-
liés de Ravenne à Venise vers la fin du
XV siècle, et que lon croit être des
fragments de quelque magnifique édi-
fice. On en conserve de semblables,
(1) Zetires sur Venise, de Tullio Dan-
dolo.
ge ed al Senato i suoi codici in cui
fra i molti altissimi sensi altesta: non a-
ver saputo pensar altro luogo dove
que’ tesori dell’ antica sapienza potes-
sero più sicuramente ed a maggior
profitto dell’ umana civiltà collocarsi.
La compiettero finalmente i libri di
Apostolo Zeno e quelli del Cavalier
Farsetti i ritratti de’ quali si ammirano
nella Biblioteca medesima. Non è quin-
di da dire quanto sia ricca di codici
e di stampe antiche e moderne. I Ma-
noscritti summano ad oltre cinque mila,
e fra tutto possiede sessanta mila volumi,
i quali vanno crescendo tutto dì per il
lodevole costume, dice Dandolo (x), in-
trodotto dal moderno incivilimento eu-
ropeo di obbligare tutti gli stampatori
a consegnare parecchi. esemplari di
qualsivoglia opera che stampano alle
principali biblioteche dello stato. Vi si
ammira eziandio il famoso Mappamondo
che fra Mauro disegnava 1’ anno 1460,
opera insigne pel suo. tempo, la quale
mostra tutta la superficie della terra
conosciuta innanzi a Colombo. Vi ha
finalmente una ricca collezione numis-
matica, di statue, di busti, di bassi. ri-
lievi, in marmo ed in bronzo, nella
quale si distinguono + zl Giove Esioco,
greco cammeo pregiatissimo trovato in
Efeso l’anno 1793 e reduce da Parigi
— due teste semicolossali di Fauno e di
Faunetta—il gruppo di Leda con Giove in
forma di Cigno — il ratto di Ganimede
— due bassi rilievi con puttini. — Que-
sti furono qui recati da Ravenna sul
finire del XV secolo, e paiono fram-
menti di qualche illustre edificio, e dei -
quali si conservano altri consimili, e
forse una volta a questi connessi in Roma
(1) Leticre su Venezia di Tullio Dan:
dolo:
= Gb =
qui furent peut-être unis autrefois avec
ces premiers, à Rome dans la ville Lu-
dovisi, à Ravennes dans l’église de s.
Vidal, à Florence dans la famille A-
lessandri, et à Paris au Louvre; tous
datent des meilleures époques de P art
en Grèce. Enfin, en 1817, Joseph Pi-
sani de Carrare sculpta et placa dans
cette bibliothèque le buste en marbre
— de l’empereur François I, —
La grande porte qui conduit à la Salle
du Scrutin, est formée par un arc éle-
vé l’an 1694 au doge et grand capi-
taine Francois Morosini, à qui la con-
quête de la Morée mérita le surnom de
Péloponésiaque qu’on lui décerna, sui-
vant en cela l’exemple des anciens.
Grégoire Lazzarini orna cet arc-de-
iriomphe de six tableaux allégoriques.
D'habiles pinceaux consacrèrent dans
celte salle le souvenir des premiers ex-
ploits des Vénitiens; deux tableaux d’
André Michieli nous montrent, le pre-
mier: — Pépin, usurpateur heureux de
la couronne des Mérovingiens, qui se di-
spose à assiéger Venise, l’autre: —
ce même Pépin vaincu sur le canal Or-
fano. Santo Péranda représenta dans
un autre tableau — le Calife d’ E-
gypte; l Aliense: +— la prise de Tyr;
Marc Vecellio: — a victoire remportée
par les Vénitiens sur Roger, roi de Sici-
le, et Jacopo Palma, enfin: — le ju-
gement dernier.
Au-dessus de ce dernier tableau,
André Michieli le Vicentin que nous
avons eu si souvent déjà 1’ occa-
sion de nommer, a peint — huit pro-
phètes. Suivent — Za conquête de Za-
ra, par Jacopo Tintoret, — 4 pri-
se de Cattaro — ei la bataille de Curzola
donnée en 1571, par André le Vicentin;
puis — la démolition de Margheritino ,
de Pierre Belloiti, et une grande toile
de Pierre Liberi représentant — la
nella bella villa Ludovisi ; in Ravenna
nella chiesa di s. Vitale; in Firenze nella
casa Alessandri; e a Parigi nel Louvre,
e tutte son opere dei migliori tempi
della Grecia. In ultimo l’anno 1817 Giu-
seppe Pisani di Carrara scolpiva e po-
neva in questa il busto in marmo del-
l’ imperatore Francesco I. —
La grande porta conducente alla Sa-
la dello Scrutinio presenta un arco trion-
fale che ergevasi 1° anno 1694 alla me-
moria del Doge Francesco Morosini, so-
prannominato il Peloponesiaco pel suo
alto merito nelle conquiste fatte in Mo-
rea. Gregorio Lazzarini ornava questo
arco di sez quadri allegoricî. Gli altri tre
lati di questa sala sono decorati dei
quadri seguenti — Pipino fortunato u-
surpatore della corona dei Merovingi che si
dispone all'assedio di Venezia ; — lo stesso
Pipino sconfitto dai Viniziani nel Canal
Orfano — Tutti e due questi quadri
furono opera di Andrea Michieli — Il
califo di Egitto messo in fuga dai Vini-
ziani — di Santo Peranda — La presa
di Tiro — dell’Aliense — la vittoria dei
Viniziani contro Ruggero Re di Sicilia
° — di Marco Vecellio, e finalmente —
Il Giudizio Universale — opera fra le
migliori di Jacopo Palma.
Sopra quest’ ultimo quadro Andrea
Michieli detto il Vicentino pingeva —
Otto Profeti — indi seguono — Za
Battaglia e conquista di Zara — diJacopo
Tintoretto — La presa di Cattaro e la
celebre battaglia navale presso le isole
Curzolari data nell’anno 1571 — di An-
drea Vicentino — poi —- Za demolizio-
ne di Margaritino — di Pietro Bellati —
e una grande tela di Pietro Liberi rap-
presentante — La vittoria ottenuta. dai
SRO
wictoire obtenue aux Dardanelles, qui
ferme la série de ces tableaux, et dans
lequel on remarque un esclave nu qui
lui a fait donner le nom d’Zsclave de
Liberi.
On trouve aussi dans cette salle la
continuation de la série des portraits
des doges dont nous avons.vu le com-
mencement dans la salle du Grand Con-
seilj beaucoup d’entr’eux sont l’ouvra-
ge de Jacopo Tintoretto (1).
Au plafond, on remarque entr’autres
cinq compartiments qui représentent
les faits suivants: — la victoire remportée
par es Venitiens sur les Pisans près de
Rhodes, ouvrage d’André le Vicen-
tin; — Za défaite des Génois près de S.
Jean d’Acre, de Francois Montemezza-
no ; — la bataille gagnée par Marc Gra-
deniso et Jacques Dandolo à Trapani en
Sicile, de Camille Ballini ; — la conqué-
te de Caffa, par Jules Dal Moro, et en-
fin — Za prise de Padoue de nuit, par
Francois Bassano.
Ces cinq. compartiments principaux
sont entourés d’une infinité d’autres
plus petits, mais bien dignes aussi d’at-
tirer l'attention.
(1) On doit observer que tous ces por.
traits des Doges de l’une et de l’autre salle
se montent à 114 ; il en manque donc cinq,
puisque l’histoire en compte 119, et même
120, selon quelques-uns qui admettent Vin-
trus Pierre Barbalemo, qu’on dit avoir été
le XXVIII. doge, régnant en 1026. Des cinq
Doges dont les portraits manquent, qua-
tre appartiennent aux premiers siècles de
la republique ; le cinquième devait être
celui du dernier doge Ludovic Manin, qui
ne obtint point, parce qu’il avait abdique,
la coutume ayant décidé qu’on ne place-
rait le portrait de chaque doge dans la
série qu’après sa mort.
Viniziani ai Dardanelli. — In questo
quadro si distingue uno schiavo ignudo,
per lo quale s’intitola Lo schiavo del Li-
beri.
Nella stessa sala si ritrova la continua-
zione dei ritratti de’ Dogi dopo quelli
che abbiam veduto nella sala del Mas-
gior Consiglio, e molti di essi furono
dipinti da Jacopo Tintoretto (1).
Nel soffitto sovra gli altri risplendo-
po cinque grandi. pezzi di pittura, i
quali rappresentano i fatti seguenti — La
vittoria dei Viniziani contro i Pisani ap-
presso Rodi, di Andrea Vicentino — la
sconfitta dei Genovesi appresso Acri, di
Francesco Montemezzano—/a vittoria ri-
portata da Marco Gradenigo e Giacomo
Dandolo in Trapani di Sicilia, di Ca-
millo Bellini — Za conquista di Caffa,
di Giulio Dal Moro, finalmente—-/a pre-
sa di Padova in tempo di notte, di Fran-
cesco Bassano,
Molti altri minori, ma però tutti
pregiabili pezzi, fanno a questi corona.
x
(1) £' da notare che tutti quest ritrat-
ti di Dogi dell’una e dell’altra sala som-
mano a 114, e quindi ne mancano cin-
que, mentre la storia ne annovera 119, e
secondo altri 120, computandovi P intru-
so Pietro Barbolano, che si vuoleil XXVIII
e aver regnato l’anno 1026. Dei cinque
mancanti, quattro appartengono ai primi
secoli della repubblica, il quinto doveva
essere quello dell’ ultimo doge Lodovico
Manin, il quale non v° ebbe luogo per a-
ver abdicato, sendochè P uso era di por-
re il ritratto a ciascun doge solamente
dopo la sua morte.
9
Près des deux salles-dont nous ves
nons de parler, on en trouve plusieurs
autres qui appartiennent à la bibliothè-
que, et qui renferment quelques peéin:
iures estimables. Au-dessus de la gril-
le de la première porte dans la salle d’en
irée, on voit = le ‘cardinal Bessärion —
peint par Cordella, au-dessus de celle
qui conduit à la grand’ porte — Frère
Paul Sarpi — peint, ainsi qu'on le pen-
se communément, par Léandre Bassano.
Le plafond de: la salle où se tient le
bibliothécaire royal est dans le goût an-
cien et d’une exécution moderne ; on
y voit au centre — l’adoration des Ma-
ges; bel ouvrage de Paul Véronèse.
Les deux premières branches'de l'e-
scalier de la bibliothèque aboutissent à
Ja galerie qui conduit à l’Escalier des
Géants. Parmi les appartements de cet-
le galerie } il y en a deux qui possè-
dént de beaux tableaux. Dans le pre-
miét , par exemple, on voit — Jésus-
Christ dans le sépulcre soutenu par les
Marie et entouré de plusieurs Saints,
beau tableau de Jean Bellini, achevé en
1472, et restauré en 1572; dans le se-
cond, on trouve — le Zion ailé peint l’an
1415 par Jacobello del Fiore. Dans cha-
cune de ces deux salles, on voit en ou-
ire différents portraits qui nous font
connailre le costume des magistrats vé-
nitiens.
Voici les dimensions de cet édifice:
Façade sur le Mole, composée de dix-
sept arcades, longue de 205 pieds vé-
nitiens el 6 pouces, c’est-à-dire de 71
mètres 507100 ; façade sur la Piazzetta,
composée de 18 arcades, longue de 215
pieds vénitiens el 7 pouces, ce qui re.
vient à 75 mètres.
66 —
Appresso le due. sale suddescritte; ale
tre pure ve ne,sono, che appartengono
alla Biblioteca, e che possedono buone
pitture. Sul rastrello della prima porta
nella sala d’ingresso vi è il Cardinale
Bessarione, ritratto dal. Cordella ; ‘sul-
la porta che mette alla. maggiore fra
Paolo Sarpi, ritratto; secondo che vuol.
si, da Leandro Bassano ; e nella stan-
za ove risiede il Regio . Bibliotecario vi
ha un ricco soffitto di antico stile e‘di
recente lavoro, in mezzo al quale è + Pa-
dorazione dei Magi + bel quadro di Pao»
lo Veronese. |
I due primi rami della scala della Bi-
blioteca scendono nella galleria che mette
a quella dei Giganti. Fra Te stanze di que-
sta galleria due posseggono molti bei qua-
dri. Per esempio, nella prima-— Cristo nel
sepolcro, sostenuto dalle Marie, con Sant
all’ intorno ,, bell’ opera di Gio. Bellino
compiuta l’anno 1472 e ristaurata 1’ an-
no 1571. Nella seconda stanza vedesi
— l’ alato Leone, dipinto l’anno 1415
da Tacobello del Fiore. In aimbedue poi
le stanze trovansi parecchi ritratti che
mostrano il costume dei veneti magi-
strati.
Le dimensioni della fabbrica del Pa-
lazzo Ducale sono le seguenti. Facciata
sul molo, composta di diciassette archi,
lunga piedi veneti numero 205 6712, ov=
vero metri numero 71 507100. Facciata
risguardante la piazzetta, composta di
18 archi, lunga piedi veneti numero 215
512, ovvero melri numero 95,
7 =
95 TIE Creer de 8. Axe.
Ce clocher est regardé comme un des
plus hauts de l'Europe. On commença
ile bâtir en 902; en 1150, on l’avait
élevé jusqu’à la cage des cloches. Vers
Pan 1198, on construisit la vieille cage,
et en 1510, Maitre Bon la réédifia telle
que nous la voyons arjourd’hui, ornéc
de marbre grec et oriental. Au pied du
clocher, se trouve la loge ou, comme on
Pappelle ‘vulgairement logette (loggiet-
ta), riche et élégant édifice entièrement
revêtu de marbres précieux, de bron-
zes et de sculptures. Sansovino coula
les quatre statues de Pallas, d’Apollon,
de Mercure et de la Paix. Titien Min-
cio et Jérôme Lombard sont, suivant
l’opinion commune, les auteurs de di-
vers ornements qui décorent cette loge.
Les trois bas-reliefs principaux de l’at-
tiqué répréseutent : — Venise sous la fi-
gure de la Justice, avec deux fleuves qui
coulent à ses pieds — Vénus symbole de l'ile
de Chypre, et Jupiter de celle de Crète.
Les deux autres qui figurent — la chä-
te dHelléet— Léandre secouru par Thé-
is, sont également d’un travail admira-
ble. Dans l’intérieur de la loge, on trou-
ve une Vierge en plâtre, ouvrage fort
estimé. de Sansovino.
Le clocher de S. Marc s'élève à la
hauteur de 98 mètres 607100 ; il est lar-
ge à la base de 12 mètres 807100 Du
haut de cette tour, on jouit d’une vue
magnifique ; les cimes lointaines des Al-
pes, les lagunes, la mer Adriatique et
Ja ville qui semble sortir comme par en-
chantement du sein des eaux, présentent
un coup- d'oeil admirable.
Cam pale di Sal INCxcco,
i)
Questo
creduto la più alta torre che surga in
campanile comunemente è
Europa. Fu esso cominciato l’anno 902
‘e verso il 1150 condotto fino alla cel-
la delle campane. Intorno_al 1198 fu
eretia eziandio la vecchia cella ,. e. nel
1510 Maestro Bnono edificava la nuova
qual è di presente, adorna di marmi
greci ed orientali. À piedi del cam-
panile è la loggia,. come volgarmen-
te si addimanda da loggetta, ricco e
vago edifizio tutto marmi finissimi, scul-
sture e bronzi. Il Sansovino gettò le
quattro statue Pallade, Apollo, Mercu-
e Gi-
rolamo Lombarde si vegliono, autori di
rio e la Pace. Tiziano Minio
parecchi ornamenti. I tre principali
bassi, rilievi nell’ attico rappresentano
Venezia in forma della Giustizia; con due,
fiumi che le scorrono a piedi. — Venere,
simbolo dell’isola di Cipro— Giove; del
regno di Candia. Di finissima esecuzio-
ne son pure gli. altri due che raffigu-
rano — là caduta di. Elle, e Teti che
soccorre Leandro. — Entro la stanza v’ha
una Madonna. in plastica, pregiato lavo»
ro del Sansovino.
Esso campanile sorge metri 98 6o7100,
ed è largo nella base 12 metri 807100, al
sommo del quale godesi la vista più me-
ravigliosa del mondo, le alpi le lagu-
ne, l’ adriatico e fa città, che sembra
emergere come per incanto dalle acque.
ini RO de
Les Leots predestaio em Bronze
des clendatcde.
Ces trois piédestaux supportent trois
bigues au haut desquelles on arborait jadis
les trois étendards des trois possessions
principales d’outre-mer de la république,
c’est-à-dire des trois royaumes de Chypre,
de Candie et de Morée. Ces piédestaux sont
l’ouvrage d'Alexandre Léopardo; ache-
vés vers l’an 1505, ils sont ornés de
bas-reliefs en bronze qui représentent
des Zritons, des Syrènes, etc.
I tre Pilo piedestalli di Vbrouze,
I ire pili. sostenevano un tempo tre
antenne, sulle quali ondeggiavano gli
stendardi della repubblica, allusivi ai
suoi tre principali dominii di oltrema-
re, vale a dire dei tre regni di Cipro;
Candia e Morea. Essi sono opera di A-
lessandro Leopardo compiuta l’anno 1505,
con isquisitissimi bassi rilievi che rap-
presentano Tritoni, Sirene e altre figu-
re, il tutto di bronzo.
——___) DE ELIA na
Eglise de S. Maso.
Il ne subsiste plus que la facade de
cette église, qui s’élève à gauche de l’ob-
servateur placé vis-à-vis de la basilique
de S. Marc. Cette façade est digne d’at-
tention en ce qu’elle fixe l’époque du
commencement de la décadence des arts
à Venise, et de l’intronisation du mau-
vais goût qui régna vers la fin du XVII
siècle et les premières années du XVIII.
On n’en connaît point l'architecte ; el-
le est d'ordre corinthien, avec un atti-
que au-dessus de la travée.
Jbouveau Palaia RENTE
Cet édifice fut élevé dernièrement aux
frais de PEtat, jaloux qu’une ville telle
que Venise, si riche en monuments de
tout genre, ne manquàt pas d’un local
convenable, spécialement affecié à la ré-
Comi
Chiesa di San Yasso.
Di questa chiesa, che s’innalza al fian-
co sinistro di chi guarda verso la Ba-
silica, più non rimane che la sola fac-
ciata, ragguardevole perciocchè . segna
1° epoca nella quale già inclinavano le
arti alla loro decadenza ed al gusto
barocco, che dominò verso la fine del
secolo XVII ed il principio del XVIII.
Non è noto l’autore al quale appartie-
ne, ed è di ordine corintio , con atti
co sopra la trabeazione.
Vouovo Palozzò Palciwécals.
Questo palazzo fu eretto appositamen-
te dall’ I. R. Governo acciocchè una cite
tà di tanti illustri monumenti fornita
non mancasse di un luogo conveniente
ad alloggiare onorevolmente la supre-
sidence de son archevêqne, Il s'élève à
Lions, et c'est sans nul doute le digne
pendant des bâtiments qui l’environ-
ment. Parmi les différents devis qu'a
présentés l'architecte Sébastien Santi,
on a choisi celui qui réunissait la sim-
plicité à l’élégance. Il est d’un bon sty-
le moderne , et l’architecte a su mel-
tre à profit jusqu’à l’exiguité de l'em-
placement et jusqu’aux vieilles masures
qui l’occupaient primitivement.
côté de la cathédrale, sur la place des .
— 69 —
ma dignità ecclesiastica di questa capi-
tale. Sorge a fianco della Basilica nello
spazio così detto dei Zeoni, là dove fa
decente accompagnamento alle fabbriche
che adornano ‘ quella situazione. Fra i
molti disegni offerti dall’ architetto Se-
bastiano Santi fu scelto quello che riu-
niva alla semplicità. 1’ eleganza. Egli è
di buon stile moderno , e 1’ architetto
seppe ridurre a proprio profitto anche
la strettezza del luogo e le antiche fab-
briche sulle quali veniva eretto il pa-
lagio medesimo.
tie
: out de l'Horloge.
Cette tour fut bâtie en 1496 par Pier-
re Lombard; quatre ans après, des ar-
chictectes de l’école de ce même Lom-
bard y ajoutèrent les deux ailes. C’est
un bel édifice composé de quatre ordres
corinthiens, riche en marbres grecs et
en dorures, restauré l’an 1757 par An-
dré Camerata. On voit à mi-hauteur de
celle tour un cadran magnifique, et sur
son faite, une cloche qui, frappée par
deux figures de bronze, indique l’heu-
re. Le mécanisme ingénieux de cette
horloge fut exécuté en 1499 par Jean-
Paul et Charles de Reggio. Le célèbre
Ferracina de Bassano le restaura en 1955.
Parmi les bâtiments contigus à cette
Tour, se trouvait la maison de Jacopo
Sansovino. Jacopo Tatti était son vérita-
ble nom, et il doit celui sous lequel il s’est
rendu depuis si fameux, à l’affection ex-
iraordinaire qu'il nourrissait pour son
maitre André Contucci de Monte è
Sansovino, architecte célèbre lui aus-
Si. Jacopo naquit à Florence en 1479;
Corte dell Otologio.
Fu dessa innalzata 1’ anno 1496 da
Pietro Lombardo, e quattro anni dopo,
da architetti della scuola medesima dei
Lombardi, vi si aggiunsero le due ale.
Ella è un elegante edificio in quattro
ordini corintii, ricco di greci marmi
e dorature. L’anno 1757 fu ristauralo da
Andrea Camerata. In mezzo ad esso è
un magnifico quadrante, e in cima una
campana, che percossa da due figure di
bronzo annunzia le ore. Questo meccani-
smo, costrutto l’anno 1499 da Giovan-
ni Paulo e Carlo da Reggio, nell’ an-
no 1755 ristauravasi dal celebre Ferra-
cina di Bassano. Nei fabbricati annes-
Si a questa torre dell’ orologio slava
la casa di Tucopo Sansovino. Il ve-
ro nome di questo celebre artista fu
Jacopo Tatti, e non acquistò quello
sotto il quale è volgarmente famoso che
per il grande amore onde s° era legato
al maestro suo, che fu Andrea Contucci
da Monte a Sansovino, architetto cele-
bre pur esso. Nasceva Jacopo in Firen-
Ring ra
né pour les beaux-arts, il y devint
bientôt illustre. Le doge André Grit-
ti l’appela à Venise pour lui confier le
soin de restaurer la basilique qui me-
naÇait ruine; Sansovino, donc vint à
Venise pour la première fois en 1523,
mais, n'ayant pu rien conclure pour lors
avec la république, il partit pour Ro-
me où il demeura jusqu'en 1527, épo-
que du mémorable sac de cette ville qui
le forca à retourner à Venise. Gritti
l’accueillit fort gracieusement, et lui fit
obtenir la place d’architecte des Procu-
rateurs de S. Marc, emploi auquel étaient
altachés un traitement de 80 ducats par
an, et le logement dans la maison dont
nous parlons. Sansovino la transforma
bientòt en une académie de beaux-arts
où se rassemblaient les hommes les plus
distingués de Venise, attirés par le char-
me de sa conversation à la fois éloquente,
érudite et animée. Sansovino s’affection-
na à Venise comme à une seconde pa-
trie, il s’y maria avec une jeune-fille
nommée Pauline d’un esprit remarqua-
ble, et y. passa au service de Ja répu-
blique la plus grande partie d’une lon-
gue, vie de 93 ans, consacrée presque
iout entière à l’embellissement de cette
ville. Venise lui est en effet redevable
de son plus grand lustre, j’entends par-
ler certes en fait d’édifices, ainsi que
Vicence le fut à Palladio, Rome à Mi-
chel-Ange, Florence aux Arnolfi , aux
Bruneleschi, et Gênes à Alexis Galeaz-
zo. Le dernier ouvrage de Jacopo San-
sovino, que l’onpourrait appeler le der-
nier chant du cygne, ce fut l’église de
S: Géminien aujourd’hui détruite, et où
ses cendres avaient été déposées, Elles
furent ensuite transférées dans l’église
de S. Maurice où elles demeurèrent
jusqu’à ‘ce que le R. Chanoine Moschini,
Préfet du Séminaire Patriarcal, que nous,
avons eu déjà occasion de nommer plu-
ze l’anno 1479, ed innamoratosi nelle ar-
ti,in breve facevasi in. esse valente cd
ana Andrea Gritti doge chiamavalo
a Venezia onde ristaurar la Basilica, che
minacciava rovina, € Jacopo giungeva.
la prima volta in questa città 1° anno |
1523; ; ma per allora non si fe’nulla, ont.
de il Sansovino recavasi a. Roma, e.
|
VI
1!
|
"i
quindi per il memorabile sacco dell ans
no 1527, scampato novellamente a Vel
nezia, era dal Gritti graziosamente e.
con molta allegrezza raccolto ; ed egli.
col patrocinio di lui otteneva l’ ufficio
d’architetto dei procuratori di s. Mar.
co, il quale portava seco l’annuo stipen-
dio di ottanta ducati e 1° uso della ca-
sa di che parliamo, da Jacopo trasmu-
tata in un’ accademia di belle arti, do-
ve convenivano i più belli. e più
nobili ingegni della reina dei mari
che si compiacevano della sua dolta»
eloquente. e vivace conversazione. , Il
Sansovino amò Venezia come una, se-
conda patria, menò in moglie un’onesta
fanciulla di nome Paola e di acutissi-
mo ingegno, e consumò la lunghissima
vita di anni novantatre nel servigio del
la repubblica e nell’abbellimento di que-
sta metropoli, la quale a lui va debitri-
ce del suo lustro maggiore e de’ suoi
più vaghi o magnifici monumenti, sic-
come Vicenza a Palladio, Roma a Mi-
chelangelo , Firenze agli Arnolf ed ai
Bruneleschi, Genova a Galleazzo Alessi,
Ultima sua opera, chel’architettura usur-
pando alla musica una bella metafora, in-
titolar potrebbe 1° estremo canto del
cigno, fu la distrutta chiesa di s. Ge
miniano, ove riposarono le ossa di lui,
passate quindi alla chiesa di. san Mau
rizio, finchè 1’ egregio prefetto del pai
triarcale Seminario , il canonico Mo:
schini, di cui altre volte in questo libro
abbiam fatto cenno, fra molti beneficii
ar peu a quel nobilissimo istituto, im
sieurs fois dans le cours de cet ouvra-
ge, obtint pour ce Séminaire l’honneur
de donner
ehi
un asile à ces restes illu-
stres , augmentant ainsi le nombre des
titres qu'il a à la reconnaissance de cet
Etablissement.
è
ir
ok erlles Pos cutaties.
f
-1/Ge
était la résidence des Procurateurs de
S. Marc avant la construction des Pro-
curaties-Neuves.; aujourd’hui il est ha-
bité par des particuliers. Il est formé
par trois ordres d’architecture dont le
corps de bâtiments admirable
premier est supporté par des piliers,
les deux autres par des colonnes canne-
lées et des. chapiteaux corinthiens. Les
Procuraties - Vieilles’ complent jusqu’ à
cinquante arcades ; elles sont longues
de 152. mètres et 507100, hauges de 18
mèlres et 857100, en y comprenant la
crénelure. Maître Bon les construisit
vers la fin du XV siècle.
pal
petravagli che arricchito fosse di queste
ossa famose e venerabili,
La (AS pe
COCRLE.
Procuvatie
Son desse un magnifico edificio, in
cui prima che si ergessero le Procura-
tie nuove abitavano i Procuratori di
san Marco , e in cui di presente alber-
gano privali. Lussureggiano di tre or-
dini, sorretto il primo da pilastri, gli
altri due da colonne scanalate e capi»
telli corintii, le quali formano cinquan-
ta archi, ed hanno la lunghezza di 152
metri e 507100, ‘sulla larghezza di 18
metri e 857100, compresa la merlatura.
Architettavale Maestro Buono sulla fine
del secolo XV.
—___— PE Qnm
Pro cutalies-SGeuves ?
auonid bui Palais-Royal.
Différents artistes travaillèrent en di-
vers temps à cet édifice ; les principaux
d’entr'eux sont Jacopo Sansovino et
Vincent Scamozzi dont tes plans furent
religieusement suivis. On peut le par-
lager en trois parties, à savoir : la bi-
bliothèque ancienne, les Procuraties-
Neuves proprement dites et le nouveau
palais élevé sur l’emplacement où l'on
RSA Iowooe.
OCX ad 40 di PI Reale.
À questa fabbrica lavorarono in va-
rii tempi differenti artisti, e princi -
pali fra essi furono Jacopo Sansovino €
Vincenzo Scamozzi, il cui disegno fu
costantemente seguito, Le si possono
dividere intre parti, cioè la Biblioteca
antica, le Procuralie nuove veramente
dette, e la nuova fabbrica nel luogo
ove sorgeva la bella chiesa di san Ge-
Bee po
voyait naguère la belle église de S. Gé-
minien. Nous parlerons de chacune sé-
parément.
L'ancienne Bibliothèque donne sur la
Piazzetta, et fut bâtie expressément a-
fin d’y loger les livres de Pétrarque et
du cardinal Bessarion qui y restèrent
en effet avec tous ceux qu’on y ajouta
successivement, jusqu’en 1812, époque
à laquelle ils furent transférés dans le
palais ducal, ainsi que nous l’avons déjà
dit. Elle a 21 arcades de façade, et trois
de chaque côté, dont l’un regarde le
imoôle, l’autre le clocher. Elle se divise
en deux ordres dorique et ionique;
salravée dorique est remarquable à cau-
se de ses dimensions singulières et de
sa frise à la fois élégante et majestueu-
se dans laquelle on a pratiqué avec beau-
coup d’art plusieurs fenêtres. Les élè-
ves de Sansovino, et en particulier
Thomas Lombard et Danese Cattaneo or-
nèrent la balustrade qui revêt le bord
des toits d’une infinité de statues. Cet
edifice fut commencé par Sansovino en
1536; après la mort de cet illustre ar-
chitecte, il fut achevé par Scamozzi, et
il excita en tous temps l’admiration des
connaisseurs et des maitres de l’art. Les
plus fameux écrivains en ont parlé avec
de grands éloges. Pierre l’Arétin déclare
qu’il réduit l’envie même au silence,
et Palladio, dont le jugement sans doute
est plus décisif que ceux de tous les
autres ensemble, Palladio le nomme lé-
difice le plus riche et le plus élégant
peut-être que les hommes aient jamais
élev& Deux cariatides gigantesques, ou-
vrage d’Alexandre Vittoria, soutiennent
l’arcade du milieu qui conduit à une
salle admirable que ce même Vittoria
enrichit de plusieurs stucs : Baptiste Sé-
moléo et Baptiste Dal Moro, de pein-
lures estimées.
La première salle à laquelle aboutit
miniano. Toccheremo distintamente di
ciascheduna.
L’antica Biblioteca sorgeva sulla piaze
zetta, e fu appositamente eretta per!
collocarvi i libri del Petrarca e di Bes-
sarione, i quali cogli aumenti successivi
vi rimasero, finchè 1’ anno 1812 furono
traslocati nel palazzo ducale, siccome
abbiamo detto. Ha ventun archi di
fronte, tre da ciascun lato, 1’ uno che
guarda verso il Molo, l’altro dietro
il campanile. Ella è divisa nei due or-
dini *dorico e jonico; ha quindi una
trabeazione jonica raguardevole per sin-
golare dimensione e per il fregio mae-
stoso ed elegante al un tempo , nel
quale furono aperte con molta maestria
parecchie finestre. Gli allievi del San-
sovino, e particolarmente Tommaso Lom=
bardo e Danese Cattaneo, adornavano |
la balaustrata che cinge l’orlo del tetto
di molte statue. L'edificio fu comincia-
to dal Sansovino l’ anno 1536 , morto
il quale fu compiuto dallo Scamozzi.
In tutti i tempi formò l’ ammirazione
ed ottenne le lodi degli intelligenti e
dei maestri dell’ arte, e fu da grandis-
simi scrittori altamente celebrato. Pie-
tro Aretino lo predicava superiore al-
l'invidia, e Palladio, il cui giudicio va-
le per tutti , lo diceva il più ricco ed
ornato edificio che forse sia stato eret-
to dagli antichi fino ai suoi tempi. Due
gigantesche cariatidi, Javoro di Alessan-
dro Viltoria, formano stipite all’ arco di
mezzo che dà ingresso alla magnifica
scala, da esso Vittoria arricchita di stuc-
chi e da Battista Semoleo e Battista del
Moro di pitture.
La prima sala cui mette la scala s0-
l'escalier dont nous venons de par-:
ler, est l'ouvrage de Scamozzi. Elle é-
tait destinée à
sée de statues attenant à la bibliothè-
que, et qui passa avec elle dans le pa-
servir de local au Mu-
lais ducal. Christophe et Etienne Rosa
en peignirent le plafond, au milieu du
quel Titien Vecellio placa une belle pein-
ture qui représente la Sagesse.
On entre ensuite dans la grand’salle
qui contenait jadis la bibliothèque, et
qui est remarquable par les chefs-d’oeu-
vre de peinture qu’elle renferme aujour-
d’hui encore. On distingue entr’autres
deux tableaux du Tintoret, dont l’un
nous montre — S. Marc qui sauve un
Sarrasin du naufrage, l'autre : — le corps
de ce saint Evangeliste transporté d’Ale-
æandrie ; et deux autres d'Antoine Mo-
linari dont le premier représente: —
David qui marche devant l'arche, le se-
cond: — Sail offrant un sacrifice. Lie pla-
fond passe pour un ouvrage merveilleux
dans son genre. Il est vouté, et on y
admire vingt-une peintures exécutées
par neufdes plus grands maîtres du XVI.
siècle. Jules Licinio peignit dans trois
ovales — Zes Compagnons de la Veriu,—
les Soins nécessaires pour y parvenir et—la
Gloire et la Félicité.—Joseph de la Porte
dit Salviati représenla dans trois autres
ovales:— la Vertu qui dédaigne la fortu-
ne, —l Art, Mercure et Pluton--er la Mi-
lice. Jean-Baptiste Franco peignit 1’ Agri-
culture, la Chasse et — les Fruits de la
fatigue. Bernard Strozzi, dit le prétre
Gènois, exécuta — l’image de la Sculptu-
re, Jean Da Mio :—la Religionet la Na-
devantx Jupiter ; Jean-Baptiste Ze-
lott': — ?’ Amour des sciences et le Plaisir
des arts; et Alexandre Vorotta, dit le
Radoanino: — la Géometrie el l Astrono-
mie. Paul Véronèse peignit — | Honneur
divinisé, le Géométrie, l Arithmétique et
la Musique. Enfin André Schiavone ras-
LIS
pradetta è opera dello Scamozzi ed era
destinata al museo di statue attenente
alla Biblioteca, e il quale passò con es-
sa nel ducale palagio. Il soffitto fu di-
pinto da Cristoforo e Stefano Rosa;
nel mezzo Tiziano Vecellio vi pose una
bella figura che rappresenta — la Sa-
pienza —. i
Entrasi quindi nella Sala Maggiore, in
cui si custodiva la Biblioteca, e che al
presente è ragguardevole. per magnifici
capo-lavori di pittura. Si distinguono
fra questi, due quadri del Tintoretto,
nell’un dei quali si vede — San Marco
liberare un Saraceno dal naufragio — nel-
altro — il corpo del santo Evangeli-
sta trasferito da Alessandria; — e due
di Antonio Molinari, il primo rappre-
sentante — Davidde che precede l'arca —
l’altro — Saule che celebra un sagrifi”
— Il soflitto ha
meraviglioso nel suo genere. Egli è con-
cio. fama di lavoro
cavo, € vi si ammirano ventuno pezzi
di pittura dipinti a gara da nove de’ più
illustri artisti del secolo XVI. Giulio
Ticinio vi pose in tre ovali i compagni
della Virtù — le cure per conseguirla —
la Gloria e la Felicità — Giuseppe dal-
la Porta, detto del Salviati, rappresenta-
va ne’ suoi tre ovali — /a Ziîriù che
sprezza la Fortuna — À Arte con Mercurio
e Plutone, — e la Milizia. — Seguita
Giambattista Franco, il quale raffiguro—
lAgricoliura — la Caccia — e i frutti
della Fatica — Bernardo detto il prete
Genovese vi rappresentò — 7 immagine
della Scoltura , — Giovanni Da Mio —
la Religione e la Natura produtrice d’ in>
nanzi a Giove. — Giambattista Zalotti
dipinse — Amore delle scienze e il Di-
letto delle arti -— Alessandro Vorottari
detto il Padoanino vi figurò — la Geo-
metria e l’ Astronomia — Paolo Verone-
se viaggiunse ? Onore divinizzato, la Geo-
10
mie CI du
sembla tout ce que le ciel et la terre
offrent de plus sublime dans trois o-
vales qui représentent : Za Principauté,
le Sacerdoce et la Force militaire. Tous
ces difiérens morceaux sont reliés les
uns aux autres par de charmantes dé-
coralions du Sémoléi; et plusieurs fi-
gures de philosophes, exécutées par d’
habiles artistes, sont parsemées entre
les croisées et les angles de la salle.
Les Procuraties- Neuves proprement
dites farent commencées par Jacopo
Sansovino, qui leur avait donné fort
sagement dans ses devis une hauteur
égale à celle des Procuraties-Vieilles
qui s'élèvent vis-à-vis. Il laissa en
mourant les instructions nécessaires
pour achever les travaux; mais Vin-
cent Scamozzi, appelé à lui succéder en
1584, aux deux ordres primitifs en
ajouta un troisième qui sans doute ren-
dit cet édifice plus vaste et plus com-
mode, mais qui, suivant l’opinion des
connaisseurs, en gâta la beauté archi-
tectonique. Ces trois ordres sont le do-
rique , l’ionique et le corinthien ; l’é-
difice entier, soutenu par 36 arcades,
est long de 384 pieds vénitiens. Au re-
ste, les architectes qui dirigèrent les
travaux pour son achèvement, après
Sansovino et Scamozzi, ne suivirent
pas toujours très-exactement les inten-
tions et les plans de ces deux architectes.
Le nouveau palais fut élevé en 1810
sur le terrain qu’occupait auparavant
l’église de S. Géminien, par l’archite-
te Joseph Soli de Modène, qui y con-
ploya les deux ordres dorique et io-
nien, avec un attique au-dessus de la
lravée ionique. Ses plans .trouvèrent
plus d’un critique, mais quant au
parvis et à la grand’salle, tous s'ac-
cordèrent à les trouver d’un goût ir-
réprochable. Cette partie des Procura-
ties-Neuves forme ce que lon appel-
metria ? Aritmetica e la Musica. —.
Finalmente Andrea Schiavone dipinse
quanto ha di più importante e sublime
nei tre ovali che rappresentano — il
Principato, il Sacerdozio e la forza Mili-
tare. — Tulti questi pezzi sono con-
giunti da gentili ornamenti del Semolei;
e varie figure di filosofici lavori d’ il-
lustri artisti, sono sparse fra le finestre
e gli angoli della sala.
Le veramente dette procuratie Nuove
furono incominciate da Jacopo Sanso-
vino, il quale con molto senno aveva lo
ro data 1’ altezza delle procuratie vec-
chie che sorgono di fronte. Morendo;
lasciava le occorrenti istruzioni per con-
durre a fine 1’ impresa, ma chiamato a
compierla Vincenzo Scamozzi, 1° annò
1584 egli aggiunse a’ due primi ordini
un terzo, che potè bensì accrescere il
comodo dell’edificio, ma ne guastò, secon-
do i più esperti intelligenti, 1° eleganza
del gusto. Questi tre ordini sono il Do-
rico, il Jonico ed il Corintio ; 1° intera
fabbrica eretta su 36 archi, è lunga 384
piedi veneti, Gli architetti che vi lavo-
ravano dopo lo Scamozzi ed il Sanso-
vino non furono neanche esattissimi ese-
cutori dei disegni di ambi questi maestri.
La nuova fabbrica fu eretta dov’ era
la chiesa di S. Geminiano | anno 1810
dall’ architetto Giuseppe Soli di Mode-
na, il quale vi adoperò i due ordini
Dorico e Jonico, con un Attico sopra
la trabenzione Jonica. Questo disegno
non andò esente di censura, ina inte-
rissime lodi ottennero l’ atrio e la gran-
de scala. Questa parte delle procuratie
nuove costituisce il Palazzo Reale, resi
denza deli’ Augusto Sovrano e dei Prin-
cipi del Sangue.
— 15 —
le le nouveau Palais Royal, résidence du
vice-roi et des princes du sang.
Dans le salle proche de l'escalier on
voit au plafond «— Venise sur un trône
entourée par Hercule, Cérès, et des gé-
nies, ouvrage de Paul Véronèse.
Dans la salle construite récemment, on
admire diverses fresques en clair-ob-
scur exécutées par Borsato, et au pla-
fond, une peinture de Politi qui re-
présente — Pempereur François I., en-
toure des Vertus et des Grâces..
Après cette salle, on ne doit pas né-
gliger d’examiner les tableaux suivants,
que l’on trouve d’abord en passant de
la galerie n. 12 à celle n. 11. — Adam
— de Jules dal Moro, — /a Paix cou-
ronnée par l Adriatique, du Bonifa-
ce;— Cain et Abel, de Jules dal Mo-
ro; — Sue Justine priant pour le suc-
cès des armes vénitiennes, de l'Aliense;
— la Vierge et Penfant Jésus, de Ci-
ma de Conegliano, — le Passage de la
mer Rouge, du Titien; — l’Ange qui
annonce aux bergers la naissance de J.
C., de Jacopo Bassano ; — /a descente
de J. C. aux limbes, de Giorgione;
— les Animaux qui entrent dans Par-
che, de Jacopo Bassano; — S. Jérôme
du desert, du même; — le Christ mort
entre deux Anges qui pleurent, de Pa-
ris Bordone; -— la Femme adulière de-
vant J. G., de Roch Marconi; — J. €.
portant la croix, de François Bas-
sano; — J. C. au jardin des Olives, de
Paul Véronèse; — Adam et Eve péni-
tents, du même; — la Vierge entouree
de S.te. Barbe, de quelques autres saints
et d’un pauvre, du Boniface; — S. Jean
PEvangéliste à Pathmos, du mème Bas-
sano; — Zve, de Jules Dal Moro.
Dans la chapelle, on trouve un ta-
bleau d’autel de Charlot Cagliari, re-
présentant — le Père éternel. qui tient
dans son giron le Sauveur ; suv la paroi
Nella sala presso la scala si vede nel
soffitto — Wenezia in trono circondata da
Ercole da Cerere e da Geni. — opera di
Paolo Veronese.
Nella sala costrutta in questi ultimi
tempi veggonsi varie affreschi a chiaro
scuro eseguite dal Borsato € nel soffitto
il Politi rappresentava — S. M. l’Im-
peratore Francesco I, circondato dalle
virtù e dalle grazie.
Dopo questa sala è mestieri esaminare i
quadri seguenti entrando perla porta della
Galleria n. XII a quella n. XE ove ap-
punto si trovano — Adamo — di Giu-
lio dal Moro — Za Pace coronata dal-
P Adria — del Bonifacio — Caino ed
Abele — di Giulio dal Moro — S. Giu-
stina in atto di pregare a favore delle ve-
nete armi — dell’ Aliense — Za Vergine
col fanciullo Gesù — di Cima da Cone-
gliano — IE passaggio del Mar rosso —
di Tiziano — L’ Angelo che annunzia ai
pastori la nascita del Nazareno — di Ja-
copo Bassano — La Discesa di G. C.
al limbo — del Giorgione — Gli a-
mimali che entrano nell arca — di Jaco-
po Bassano — San Girolamo nel deserto
— dello stesso — Cristo morto fra due
angeli piangenti — di Paris Bordone —
L’Adultera dinanzi a G. C. — di Roc-
co Marconi—Cristo che porta la Croce—
di Francesco Bassano — (Cristo agoniz-
zante nell’ orto — di Paolo Veronese —
Adamo ed Eva penitenti — dello stesso
— la Vergine circondata da S. Barbara,
da alcuni altri Santi e da un povero —
del Bonifacio — San Giovanni Evange-
lista a Patmos — di Francesco Bassano
— Eva — di Giulio dal Moro.
Nella cappella si pose una tavola di
altare di Carletto Caliari rappresentan-
te.— Il Padre Eterno che tiene in grem-
bo il Salvatore, = Nella parete poi —
— 76 —
du mur, un — Zcce Homo, d'Albert Du-
rer; -— la Présentation au temple, de
F. Bassano; — a Vierge avec VP Enfant
et Ste Catherine, d'André de. Berga-
me; — la Vierge, et l'Enfant Jésus qui
se joue avec un agneau, de Léonard de
Vinci.
Dans la salle n. XX VIT, on admire qua-
tre tableaux du Boniface, savoir: — le
Miracle de la multiplication des poissons,
— lu pluie de la manne et des cailles, —
S. Jerôme et S. Hubald, — S. Marc pré-
sentant un étendard à Venise.
Dans le salle n. XCVII, on voit — de
Jugement de Salomon, du Boniface, et —
linsutution du Rosaire, de Paul Véro-
nèse.
Dans le salle n. CIV, existent — Za
Vierge avec l'enfant Jésus, de Jean Bel-
lini.
Et enfin, dans la salle des Séances du
Gouvernement,—le Rédempteur assis un
livre à la main, du Boniface.
œ
XX otel de la ornate.
(Lecca).
C’est bien là un édifice admirable où
la solidité n’exclut pas l’élégance la plus
exquise. Son architecte , Jacopo San-
sovino composa sa facade, qui regarde
le mole, des trois ordres rustique, do-
rique et ionique. La Zecca fut fon-
dée dans le méme lieu qu’elle occu-
pe aujourd’hui dès l’an 938, mais lors-
que la république fut parvenue à un
haut degré de splendeur et de prospé-
rilé, elle chargea Sansovino d’en faire
un monument digne de sa nouvelle for-
tune, et ce grand architecte créa alors
celui que nous admirons à présent. La
Zecca de Venise fut de tous temps cé-
=:
A
P Ecce Homo, — di Alberto Duro — La-
Presentazione al tempio — di Francesco
Bassano — La Vergine col Gesù e S.
Caterina — di Andrea da Bergamo — .
La Vergine con Gesù che giuoca con un
agnello — di Leonardo da Vinci.
Nellalsala numero XXVII si ammi-
rano quattro tele del Bonifacio, cioè, —
Miracolo della moltiplicazione de’ pesci —-.
Pioggia della manna e delle quaglie —
S. Girolamo e S. Ubaldo — S. Marco che
porge lo stendardo a Venezia.
Nella sala numero XGVII, si trovano
— il Giudizio di Salomone — del Bo-
nifacio — e 1’ Istituzione del Rosario — .
di Paolo Veronese.
Nella stanza numero CIV, havvi —
la Vergine con Gesù -— di Giovanni Bel-
lino.
E finalmente nella sala delle sessio-
ni del Governo —— il Redentore seduto
conun libro in mano — del Bonifacio.
Reg La Ia
Gli è questo un magnifico edifizio
in cui la solidità va del pari con la
squisitezza del gusto. Lo architetto Ja-
copo Sansovino ornavalo di una fac-
ciata che guarda sul molo, distinta in
tre ordini, Rustico, Dorico e Jonico.
La Zecca fu fondata nel luogo dove
attualmente’ si trova. fin dall'anno 938,
ma quando la repubblica crebbe in po-
tenza, ricchezza e dignità, pensò col
l’opera del sopraccitato Sansovino ri-
durla ad una condizione degna di lei,
quale è quella in cui presentemente si
ammira. Dessa in ogni tempo fu cele-
bre per le monete ivi battute con finis-
D VII ACT,
AMAMI
ss
lèbre pour la perfection des médailles
et des monnaies qu’elle fabriquait, en
quelque espèce de métal que ce fut;
quelques-unes d’une exécution très-re-
marquable y ont été frappées dès le
VII. siècle.
Le parvis ou vestibule qui en for-
me l'entrée, est l’ouvrage de Vincent
Scamozzi. Jean Campagna et Titien
Aspetti l’ornèrent de deux statues colos-
sales. La citerne qui existe au milieu
, de la cour, est décorée d’un — Apollon
de Danese Cataneo, disciple du Sanso-
vino.
Dans la salle de la Pesée (Peseria), on
voit deux tableaux, l’un de Palma qui
représente—#Wlcain et ses Cyclopes ; au-
tre,—la reine Saba ‘et l Adoration des Ma
ges que l’on attribue à Boniface.
simo intaglio di ogni sorta di metallo,
fra le quali aleune coniate fin dal se-
- colo VIII.
L° atrio che vi dà ingresso è lavoro
di Vincenzo Scamozzi. Giovanni Cam-
‘pagna e Tiziano Aspetti lo adornaro-
no di due statue di giganti. Sul pozzo
del cortile si vede — un Apollo — di
Danese Cataneo, discepolo del Sansovino.
Nella camera della Peseria vi si ve-
dono due quadri, 1’ uno del Palma che
presenta — Zulcano co’ Ciclopi, — la
Regina Saba e l’ Adorazione dei Magi —
che si attribuiscono al Bonifacio.
e 1dt 3)
Colowes de la PURE
Ces deux colonnes furent apportées
à Venise en 1125, par ordre du doge
Dominique Michieli, lorsqu’il revint de
la Terre-Sainte après avoir vaincu à
Joppé, reconquis Jérusalem, Tyr, Asca-
lon, et forcé l’empereur grec à respe-
cter le pavillon vénitien. Elles furent
placées en 1180 dans Pendroit où nous
les voyons aujourd’hui par Nicolas Ba-
rattiere de Lombardie. On posa sur le
sommet de l’une la statue en marbre de
S. Théodore, et sur l'autre un lion
ailé de bronze, symbole de la républi-
que. Le lion avait été transporté à Pa-
ris ainsi que les chevaux de S. Marc;
‘il nous fut rendu avec eux. Ces deux
colonnes sont de granit oriental, l’une
rougeatre, et l’autre grise.
Solo une della Prazietta.
Queste colonne furono l’anno 1125 qui
trasferite dal doge Domenico Michieli,
mentre tornava di terra santa dopo aver
vinto ad Jaffa, riconquistate Gerusalem-
me, Tiro, Ascalona, e costretto il greco
imperatore a rispettar la veneta ban-
diera. L’anno 1180 erano innalzate nel-
l’ attual posizione da Nicolò Barattieri
di Lombardia. Si collocava sur una la
statua in marmo di San Teodoro, e sul-
l’altra un alato leone di bronzo, insegna
della repubblica, il qual ultimo coi ca-
valli fu trasportato a Parigi, e quindi
restituito dopo la pace generale. Ambo
queste colonne sono di granito orien-
tale, rossiccia luna, bigia 1° altra.
»
Re >=
RE NES —
Puis OH.
Cet édifice unit la plus grande solidité
à beaucoup d’élégance. Antonio da Ponte,
qui en fut l'architecte, le composa des
deux ordres rustique et ionien, et as-
sez Vaste pour pouvoir contenir envi-
ron 4oo individus. Quoiqu’ en aient dit
les romanciers sentimentalistes de tout
pays, c’est, affirme le célèbre Howard,
» la prison la plus saine que j’aie jamais
vue » (1).
Cavcers.
?
Questo robustissimo edificio, che alla
maggiore solidità riunisce tutta la pos-
sibile eleganza, fu architettato da Anto-
nio Da Ponte con due ordini, Rustico
e Dorico, ed è capace di circa /oo in-
dividui, e per quanto ne abbiano ro-
mantizzato i sentimentalisti di ogni pae-
se, egli è per sentenza di Howard la
carcere più salubre e più forte che
quel celebre osservatore abbia veduto
giammai (1).
rm DELE —
Ou mot suo la Place eb la Di dl
9. Mare
Si la place S. Marc, du jugement de
quelques voyageurs, m'est pas la plus
belle elle sera
toujours du moins le plus riche joyau de
de l'univers, certes
Venise etle centre vivant de cette ville;
centre où l’activité, la foule et les prin-
cipales rues viennent aboutir comme
(1) Le palais ducal communiquait di-
rectement avec les Prisons au moyen d’un
‘pont construit exprès afin que les accusés
pussent être amenés devant leurs juges sans
étre vus ; les geôliers. donnèrent à ce pas-
sage Le nom de pont des soupirs dont lé-
iymologie n’est que trop aisee à trouver.
Lorsque la république tomba, ce pont ne
comptait que deux siècles d'existence ; ain-
si, quoiqu’en disent plusieurs écrivains, on
ne saurait le considérer comme un monu-
ment historique bien important ; il nous
semble mériter lattention des historiens
moins que celle des artistes; quant à cel-
le des romanciers, il ne l’a que trop oc-
cupée, comme chacun sait.
cholcwni cenni sulla prazsa € pass etta
di O. Marco .
Se la piazza di San Marco non è se-
condo lo spirito sistematico e eolletti-
vo di qualche viaggiatore, come a dire
il centro di tutta Venezia al quale sic-
come a vena principale affluiscono tut-
te le vie e tutto il movimento di que-
sta città, ella è certo principal luogo
(1) Il palazzo ducale comunicava colle
prigioni per mezzo di un ponte apposita-
mente fabbricato perchè i rei potessero
comparire al cospetto dei giudici senza es-
sere veduti, il quale dai carcerieri venne
appellato il ponte dei sospiri, mentre ben
cagione aveano di sospirare coloro che su
vi passava. Egli non conta che soli due
secoli di esistenza innanzi la caduta della
repubblica, onde per quanto ne abbiano
scritto alcuni forestieri egli non può esse-
re considerato siccome storico monumento,
e merita piuttosto l’attenzione degli arti-
sti in onta che abbia ottenuta fin qui quella
dei romanzieri.
i a
les veinés à une grosse artère. Nous
avons déjà décrit séparément les édifi-
ces magnifiques qui la décorent ; il né
nous reste plus qu’à ajouter mainte-
nant qu’elle ne s’étendait autrefois que
jusqu’à la XVI arcade des Procura-
ties-Neuves, à compter de l'angle vis-
avis du clocher. Là coulait alors un
canal sur les bords du quel s'élevait la
primitive église de S. Géminien qui
souffrit bien des vicissitudes. Narsès la
fonda au VI. siècle; au XII. on la dé-
molit et on combla le canal afin d’a-
grandir la place. Jacopo Sansovino la
reconstruisit plus tard, mais en 1809,
on la rasa une seconde fois ainsi qu’une
chapelle adjacente dans laquelle reposait
les cendres de ce grand architecte, afin
d'élever le parvis du grand escalier du
nouveau palais-royal.
La grand’place S.t Marc est lon-
gue de 175 mètres et 707100; dans sa
plus grande largeur, elle a 82 mètres,
La branche ou prolongement qui fait
angle avec la place, s’élend jusqu'aux
bords de la lagune, ayant d’un côté le
palais des doges, de l’autre le palais-
royal; cette place est moins vaste que
celle de S. Marc (dont elle n’est au re-
ste qu’un prolongement, ainsi que nous
l’avons dit), et on la nomme pour celte
raison piazzetta (petite place); sa plus
grande longueur est de g7 mètres, sa
Jargeur de 28 et 707100.
Ces deux places forment sans nul
doute la partie la plus intéressante de
Venise, et il est peut-être unique de
voir réunis dans si peu d’espace un si
grand nombre d’édifices superbes, de
points de vue admirables, de chefs-d’oeu-
vre, etc. Les monuments publies et
particuliers, les moeurs, les costumes
les plus variés et les plus originaux,
en un mot tout ce que l’on peut trou-
di lei, quel luogo di convegno che ad
ogni citlà è necessario e comune, ed il
suo più ragguardevole ornamento, I
magnifici edifizi che l’adornano furono
già descritti da noi; noteremo al pre-
sente come ella si estendeva in antico
fino alla XVI arcata solamente delle
nuove procuralie contando dall’ ango-
lo dietro il campanile. Colà scorreva
un canale, e sulla sponda di esso era la
prima chiesa di S. Geminiano, che stra-
ne vicende sofferse. Ergevala Narsete nel
secolo VI, la si distruggeva nel XII, ed
empievasi il canale per ampliare la piaz-
za. Riedificavasi quindi con marmoreo
prospetto per opera di Jacopo Sanso-
vino, e l’anno 1809 radevasi una secon-
da volta colla adiacente cappella in cui
riposavano le ceneri del grande archi-
tetto per dar luogo all’ atrio della scala
maggiore del Reale Palazzo.
La gran piazza di S. Marco s’ allun -
ga 175 metri e 707100, si allarga al
> sommo 82. Il braccio di lei che, sten-
desi ‘al mare dalla parte in cui sorge il
palazzo ducale, chiamasi piazzetta, la
cui massima lunghezza è di 97 metri, la
massima larghezza 28 e 707100.
Egli è questo per avventura il più
bel punto di Venezia ed il più singo-
lare di qualsivoglia città; conciossiachè
in nessuna forse accade, siccome qui,
che in un sol punto sitrovino raccolti,
anzi congiunti, il centro e le circo-
stanze di una grande metropoli, i mi-
racoli dell’arte e le più sublimi pro-
spettive della natura, quanto offre di
più importante e di più ragguardevole
aa
ver de plus remarquable dans une grande
ville, s’y voient également rassemblés la
basilique de S. Marc, le palais ducal,
l'hôtel des monnaies, les Procuraties, etc.
les principaux cafés, les cabinets de le-
cture, les cercles (Ridotti), en un mot,
tous les édifices admirables que la ré-
publique semblait avoir réunis là à des -
sein, en face des flots de l’Adriatique
sur lesquels elle s’étançait jadis au plus
vaste commerce des temps anciens, à la
recherche des arts et des sciences qui
enfantèrent la civilisation européenne,
et firent des Véniliens la nation la plus
puissante de l'Italie après les. Ro-
mains (1).
(1) Entr’autres spectacles singuliers que
cette place offre aux curieux, nous ne
saurions oublier celui des pigeons innom-
brables qui s’y ébattent tout le long du
jour, et qui s’y rassemblent surtout à cer-
iaines heures fixes pour recevoir le grain
que plusieurs particuliers leur font distri-
buer régulièrement. Le nombre de ces oi-
seaux était beaucoup plus grand sous la
république quien entretenait beaucoup à ses
frais, sans compier ceux qui trouvaient
par eux-mêmes une nourriture abondante
dans les magasins des greniers publies qui
s’élevaient là où nous voyons aujourd hui
le palais-royal. On dit que, dès l’époque
la plus reculée, on avait transporté Ces
pigeons de Chypre à Venise pour l’amu-
sement des dogaresses et de leurs damoi-
selles. Ils muliplièrent prodigieusement,
ainsi que nous l'avons dit, à la faveur
des décrets du Sénat qui veillaient à leur
conservation,
ne’ suoi edifici sacri, pubblici e privati,
quanto la matura di un popolo offre di
più curioso ne’ costumi ed in tutti i
particolari della vita sociale. Qua si ra-
gunano la marciana basilica, il ducale
palagio, la zecca, le procuratie, i più
magnifici caffè, i gabinetti, i raddotti;
insomma qua sembra che tutta racco-
gliesse se stessa la repubblica a veg
gente di quel mare sul quale lanciaya-
si a remote conquiste, al più ampio
commercio che negli antichi tempi esi-
stesse, in cerca di arti e di ‘scienze
che restaurassero 1 europea civiltà, e tal
potenza fondassero qual dopo la roma-
na non possedeva Ialia giammai (1).
(1) Fra più singolari spettacoli che al
viaggiatore presenta questa piazza non è
da tacersi quello dei molti colombi che
or svoluzzano tutto giorno, e che in certe
ore singolarmente vi st raccolgono per
godersi le vettovaglie regalate loro da
parecchi particolari. Una volta però que-
sti colombi erano d’ assai maggior nu-
mero; la repubblica li manteneva oltre
quello che trovavano a beccare nei pub-
blici granai, stabiliti ove sorge di presente
l’attuale palazzo reale. Si racconta che
questi colombi fossero recati da Cipro
per trastullo delle Dogheresse e delle lor
damigelle fin da tempi antichissimi. Mol-
tiplicatisi, crebbero all ombra del veneto
governo, siccome abbiam detto, tutelati
da leggi che visgevano sulla loro con-
servazione.
DEUXIÈME VISITE.
Il n’est pas absolument nécessaire de pren-
dre gondole pour cette visite, muis on
abreserait beaucoup en le fèsant.
CAI rent
Ce palais superbe s'élève sur le ca-
nal nommé de Canonica; il est du style
des Lombards, mais quelques-uns en
attribuent la construction è Guillaume
Bergamasque. C’est un bel et vaste
édifice presqu’entièrement recouvert
de marbres grecs ou égyptiens. Il
porte l'empreinte de la renaissance,
et, comparé à la façade de S. Basso
que nous décrivions tout à Pheure,
il annonce l’aurore du bon gout,
landis que celle-ci en marque la derniè-
re lueur. Il appartient à la famille Cu-
pello, et c’est là qu'habitait, dit-on, la
célèbre Bianca dont la beauté extraor-
«linaire , le destin singulier, les a-
mours et le mariage avec Francois, fils
“et successeur du grand Cosme de Mé-
dicis, sont assez connus pour qu’il
Soit inutile d’en parler ici.
SECONDA VISITA.
Comecchè non necessaria la gondola, dessa
ritornerà opportuna per fornire questa
seconda visita.
Palazzo Orevisau.
Egli è questo un magnifico edificio
che s’innalza sul canale detto di Cano-
nica, e condolto sullo stile dei Lombar-
di. È attribuito da alcuni a Guglielmo
Bergamasco, ammirabile certo per la
disposizione e per la eccellenza dei
suoi squadratori. È tutto incrostato di
marmi singolarmente greci ed egizii.
Annunzia il risorgimento della buo-
na architettura, e confrontato alla fac-
ciata sovradescritta della chiesa di s.
Basso, indica il primo nascere del buon
gusto, siccome quella ne accenna 1° ul
tima favilla. Fu abitato dalla celebre
Bianca Cappello, alla cui famiglia appar-
teneva, e la straordinaria bellezza della
quale e la somma perizia in ogni arte
donnesca più squisita toccarono il cuo-
re di Francesco figliuolo e successore
del gran Cosimo dei Medici, primo gran
duca di Toscana.
D CD 6
Eg fise de Se map cer
Cette église est une des plus. vastes
ei des plus remarquables de Venise,
soit pour la beauté de son architectu-
re, soit pour Pabondanee des murbres
Chiesa di Saw baccacia
Questa chiesa è una fra le più am-
pie e ragguardevoli della nostra città,
sì per l'armonia delle parti, sì per la
ricchezza dei marmi preziosi, sì final-
1I
précienx, la perfection du travail, les
tableaux, etc. On commenca à la batir
en 1457, mais elle ne fut terminée
qu’en 1547, les guerres continuelles
qui Si cette période ayant inter-
rompu les travaux, attendu que les re-
ligieuses, auxquelles l’église apparte-
nait, donnèrent à la république, par
un Jouable sentiment de patriolisme,
80,000 ducats d’or qu’elles destinaient
à la construétion de Péglise. L’archi-
tecture en est d’un style singulier qui
accouple le gothique au ro: main. On ne
saurait en indiquer sùrement Pauteur.
Quelques-uns Pattribuent à Martin
Lombard, mais Temanza croit que la
facade seule est son ouvrage, opinion
que ne contribue pas peu à corroborer
Ja remarque qu’elle sent le goût de
l'école de S. Marc. Cette facade est
très élégante, ses marbres très pré-
cieux et ses sculptures fort remarqua-
bles. La statue du prophèt@entautres,
placée au-dessus de la porte, est un des
chefs-d’oeuvre d'Alexandre Vittoria; on
peut dire qu'il y réunit la perfection
minutieuse, le fini maniéré du XVII
siècle au style large et au bon goût de
celui dans el il vivait. En effet,
si d’une part on loue l'exécution pa-
tente de la barbe dont on peut di-
stinguer jusqu’au moindre poil, on ad-
mire de Pauire également dans cette
statue un air de tête inspiré et des
draperies majestueuses.
Au-dessus du bénitier à droite en
entrant, vous lrouvez la statue de — S.
Jean Baptiste donnant le baptême, —!ou-
vrage de ce même Vittoria. Le premier
autel possède un tableau peint par Ja-
copo Palma qui y représenta la—Wierge
el quelques Saints. Le second autel fut
inventé et ‘senlplé en 1590 par Ale-
xandre Vittoria, et Palma y placa un
second tableau qui nous montre le —pa-
mente per diligentissima esecuzione. Fu.
messa mano all’ erezione di lei 1° anno.
1457, e non fu ridotta a compimento
che nel 1547 per le guerre che duraro-.
no in quel periodo tempo, nel quale le
monache, cui apparteneva in quella
stagione, diedero nobilissima prova dell
l’amor Lista verso la patria, bello singolar=
mente quando congiunto a splida pit
col contribuire allo stato la importante
somma di ottantaquattromille ducati di
oro. L’ architettura del tempio è sin.
o accoppia il gusto go-
‘|
golare nello stile, o
tico al latino. L? autore non è ben no-.
to. Altri lo vogliono Martino Lombar-
do: il Temanza però crede la sola
facciata appartenere a lui, siccome quella
che sente assai della scuola di s. Marco.
Codesta facciata è elegantissima di belle
proporzion', di grande ricchezza in
marmi e in opere di scultura. Per e
sempio, la statua del Profeta, sopra la
porta è fra le più belle cose di Ales!
sandro Vittoria. Si potrebbe dire che.
ù
in essa egli ha congiunto la minuta.
perfezione delle parli, tanto esageratà.
nel secolo XVII, al buon gusto che
regnava nel suo; conciossachè, se da
barba offre ben anco la distinzione del
peli, bell a è Varia della testa, santo el
à
maestoso il panneggiamento.
14%
Sulla pila a destra di chi entra 11
la statua di — S. Giovanni Battista in
atto di battezzare — del medesimo Vit,
toria. Il primo altare mostra una pali.
in cui è dipinta da Jacopo Palma =
la Madonna con alcuni Santi. — Il se
condo altare fu V anno 1590 disegnato.
e scolpito dal Vittoria soprannomina-.
to; il Palma vi poneva un’ altra pala.
rappresentante — 2 Santo titolare. _.
cad BO
tron de l'Eglise. —La chapelle suivante
qui servait de choeur aux religieuses
renferme un tableau d’autel de Jacopo
Tintoretto qui représente —= la Naissance
de la Vierge. — Sur la paroi à droite
vous verrez un tableau de Palma l’An-
cien restauré, qui nous présente—-/Vo-
tre Dame environnée d'une foule de Saints
— et autour du tableau, quatre demi-
lines du même maître qui reprodui-
sent le — martyre de S. Proculus, — la
Descente aux limbes, — le lavement des
pieds — et le Prophète Zacharie conver-
sant avec un Ange,
Dans la chapelle intérieure, exi-
stent
ciselures en or et de précieuses pein-
Aures, exéculées en 1445 par Jean et
Antoine de Murano. La coupole qui
surmonte le plus grand est. embellie
de fresques estimables. Le grand au-
tel est de bon goût et riche en mar-
trois aulels de bois ornés de
bres précieux ; son tabernacle fort élé-
gant possède quatre petits tableaux de
| Jacopo Palma, et le Dôme est peint à
fresque par Pellegrini. Le choeur con-
tient quatre autels dont l’un est re-
inarquable pour une peinture précieuse
de Jean Bellini qui représente—la cir-
concision de Notre-Seigneur. Près de la
| sacristie s’élève le monument funèbre
d’A. Vittoria que cet artiste sculpta lui-
même, y plaçant son buste et une pier-
re noire qui porte la date de l’an 1605;
mais cet arliste célèbre n’ÿ descendit
que trois ans après, à l’âge de 83 ans.
À gauche du portail, on voit un au-
tel. surmonté d’un tableau de Joseph
- Porta, dit Salviati qui figure le—Sauveur,
S. Zacharie et quelques autres saints ;
puis un second qui possède un des
plus beaux ouvrages de Jean Bellini
représentant — la Vierge, l'Enfant Jésus
vet quatre saints. — Ce tableau fut peint
mn 1605, transporté à Paris en 1797,
Seguita poscia la cappella che serviva di
coro alle monache, ricca di una pala
di Jacopo Tintoretto, in cui si adora —
la Natività della Vergine. — Sulla de-
stra parete di chi guarda vi è un qua-
dro del vecchio Palma, che andò sog-
getto a ristauro, in cui si vede — Mostra
Signora frà moli Santi. — e intorno ad
esso quattro mezze lune del medesimo
artista, le quali rappresentano — 42
Martirio di s. Procolo — La Discesa al
Limbo — la Lavanda dei piedi — ed il
profeta Zaccaria, conversante con un an-
gelo.
Nell’ interna cappella v° hanno tre al-
tari in legno adorni d° intagli d’ oro e
di rare e preziose pitture, condotte 1°
anno 1445 da Giovanni ed Antonio
Muranesi, La cupola sovrapposta al mag-
giore è adorna di buoni affreschi. L° al-
tar maggiore è di buon gusto e ricco
di marmi; ba un elegante tabernacolo
con quattro quadretti di Jacopo Pal-
ma; € la cupola è frescata dal Pellegrini.
Il coro ha quattro aliari, un de’quali
ragguardevole per una preziosa tavo-
letta di Gian Bellini,
— la Circoncisione di Nostro Signore. —
rappresentante
Presso la sagrestia v’ha il monumen-
to di Alessandro Vittoria, ch’ egli me-
desimo scolpiva, effigiandovisi in un
busto al naturale e ponendo sul pavi-
mento una lapide nera colla data del-
Pauno 1605; ma il celebre artista non
calava in quel funebre soggiorno che tre
anni dopo nella rispettabile età di anni
oitantre, premio di una vita industre e
virtuosa. A_ sinistra della porta maggiore
evvi unaltare con una pala di Giuseppe
- Porta, detto Salviati, che presenta — il
Salvatore, s. Zaccaria ed ‘altri; Santi. —
Quindi un altro. altare con una delle
più insigni e grandi opere di Gian
- Bellini rappresentante — Za Vergine,
Gesù fanciullo e quattro Santi. —. Fu
e. RIS
et rendu à son antique place en 1815.
— Plusieurs autres artistes estimables
contribuèrent à l’embellissement de
cette église.
tt prem—————
Èg live des Grecs.
Ù
Pour passer de l’église de S.Zacha-
rie à celle-ci, il faut prendre à droite
en sortant du temple, traverser la pla-
ce prochaine de S. Provo!o, suivre les
fondamenta (quai) dell Osmarino, et
franchir deux ponts; le second vous
conduit précisément à la porte de 1°é-
glise des Grecs. Elle fut achevée en
1561, ainsi que le dit une inscription
grecque qui en contient toute l’histoi-
re, et dont pour ce motif, nous croyons
devoir rapporter ici une traduction lit-
térale qu’en a fait en italien Jean-
Antoine Moschini:
Au Christ Sauveur et au Saint Martyr
Georges, les Grecs habitant à Venise et
ceux qui s’y rendent afin de pouvoir a-
dorer Dieu selon la loi de leurs pères,
élevèrent à grands frais ce temple en
oki
Jacopo Sansovino qui en fut l’archi-
tecte, se conforma si fidèlement jusque
dans les moindres détails de la con-
struction aux usages du rite grec qu’
un voyageur ignorant pourrait fort bien
se méprendre sur la religion et la pa-
trie de cet artiste illustre, s’il en pré-
jugeait d’après cet ouvrage. De l’avis
des connaisseurs, et de Temanza lui-
toutes les créa-
tions de cet illustre architecte celle
même, c’est de
qui honore le plus son génie. Maje-
stueuse et magnifique au-delà de toute
expression, celle église réunit en ou-
tre l'élégance la plus exquise à la so-
: stosà e magnifica. Rispetto all’ eleg
> un ornatissimo castello. Il vicino ca
‘panile, a parere del Temanza, app
dipinta l’anno 1505, trasferita a Par
l’anno 1797 e restituita ‘all’ antica sua.
Chiesa der Greci
Per giungere a questa tempio dil
campo di san Zaccaria è duopo, vo
gendo a destra, percorrere il vicin
campo, di san Provolo, indi la fond
menta dell’Osmarino e ancora due poi
ti, ultimo de’quali mette, a questa chi
sa. — Ella fu compiuta I anno 15
secondo la greca iscrizione che tutta |
contiene la storia, e la quale è quindi
pregio dell’ opera il quì riferire col
taliana versione fattane ‘dall’ egreg
Gian Antonio Moschini.
A Cristo Salvatore, e al santo marti
Giorgio, i Greci abitatori, e quelli che s
conducono a Venezia per potervi venera
re Iddio secondo il patrio costume, di |
facoltà offerendo gran copia, eressero que
sto tempio l'anno 1551.
Architettavalo Jacopo Sansovino, set
vendo in tal guisa al rito greco, da inga
nare intorno la nazione dell’ autore
siudizio di chi che ‘sia. Per univer
tutti del Temanza, è l’opera che p
onori quel celeberrimo artista fra qua
te ne condusse in questa, o nella sd
ta città. Ella è sovra ogni dire ma
za, pare che non si potrebbe far
più; rispetto la solidità, la si direbl
tiene allo stile del Sansovino; eil
Ro tee
lidité la plus étonnante. Le clocher,
suivant lPopinion de Temanza, est aussi
l'ouvrage de Sansovino, qui en traca
les plans dont l’exécution fut confiée
aux frères Contini, qui occupent un
rang assez dstingué parmi les archi-
tectes. vénitiens. L’église est ornée
d’une infinité de peintures la plupart
de style grec que l’on attribue aux
artistes grecs Benoit Emporio, Philippe
Kabtza et Constantin Zane. Les plus
remarquables sont celles qui représen-
tent— Abraham el Melchisedech,—sur les
deux battants dela porte du milieu ; —
le Christ qui appelle Pierre sur les eaux,
— peinten 1809 par Spiridion Diagona,
el placé fort mal à propos sur la gran-
de mosaïque qui représente — /a wansfi-
guration de Notre-Seigneur.
quanto all'esecuzione, ad alcuno dei
fratelli Coùtini, non ultimi de’ nostri
architetti. Molte pitture adornano que-
sta chiesa, la maggior parte di greco
stile, le quali si attribuiscono a greci
artisti: Benedetto. Emporio, Filippo
Kabtzà, e. Costantino Zane. Le più rag-
guardevoli sono le due bellissime fi-
_gure di — Abramo e Melchisedecco —
nei due portelli che chiudono la porta
di mezzo — Cristo che chiama Pietro
sulle acque — dipinto l’anno 1809 da
Spiridione Diagonà, e malamente col.
locato nel gran mosaico che rappre-
senta — la Trasfigurazione di N. S.
_——T_@e-r
| Ecole des Grecs.
. Non loin de l’église s'élève une
école dont le. style. permet d’assigner
pour date à sa construction le XVIII
siècle. Dans létage inférieur, on ad-
mire un grand tableau fort estimé qui
représente. la résurrection de Notre-Sei-
gneur, ct que, d’après sa touche, on
croit pouvoir attribuer au Bonifazio.
Dans l'appartement supérieur, on voit
plusieurs tableaux de dimensions beau-
coup plus restreintes. et qui figurent
les mystères des principales fêtes; c’est
pourquoi on les expose chacun à son
tour dans l’église, à l’époque de la
solennité , religieuse à laquelle ils se
rapportent,
Scuo la del Greci.
Vicino alla chiesa s5rge questa scuo-
la, che dallo stile ‘si riconosce dover
essere stata erella nel secolo XVII.
Nella stanza inferiore vi si ammira un
gran quadro assai. bello, il quale rap-
presentata — la Risurrezione di Nostro Si-
gnore — e che dalla maniera si vuole ap-
partenere al Bonifucio. Nella stanza su-
periore vi hanno parecchi piccoli qua-
dri che godono molta stima, e ne’ quali
sono raffiguvati — 2 Misteri delle prin-
cipali solennità — onde si sogliono
quindi trasportare nella chiesa a mano
a mano che quelle ricorrono,
e I
Eglise de Saint œureut.
Cette église fut bâtie, comme Flami-
nius Corner l’infère fort sagement d’un
passage du chroniqueur Dandolo, ou par
Angèle, aieul, ou par Jean, père de
l'évêque Orso Partecipazio; et on po-
sa en même femps les fondements de
celle de S. Sévère, aujourd’hui sup-
primée. Le monastère qui formait ja-
dis une annexe ‘de Péglise, fut bati
après la mort de l’évêque Orso qui
ainsi que le dit le même Dandolo déjà
cité, voulut que l’église de S. Laurent
élevée par ses aïcux fût transformée en
un couvent que devait régir sa soeur
Romaine, placant sous son obédience
l’église de S. Sévère et les lieux cir-
convoisins. Mais en 1592, l’abbesse
Paula de Priuli fit démolir la vieille
église qui tombait en ruines, .et po-
ser la première pierre de la nouvel-
le; ce fut alors qu’on découvrit mira-
culeusement le corps de S. Candide,
comme le raconte une ancienne chro-
nique. Les abbesses suivantes n’épar-
gnèrent rien pour enrichir l’édifice de
marbres et d’objets d'art précieux. On
cite entr’autres abbesses Adrienne Con-
tarini et Barbe Magno dans le XVII
siècle. Enfin plusieurs pontifes et pré-
lats, et en particulier Honorius II, In-
nocent, Martin et Clément IV, Guil-
laume, évêque de Concordia et Jean
patriarche de Grado accordèrent à cet-
‘te église des immunités et des privilé-
ges; c'est pourquoi elle devint bientôt
célèbre.
Le grand-autel de cette église est
un ouvrage superbe de Jérôme Cam-
pagna;. il est décoré de statues, de
marbres, de bronze, et de six grandes
colonnes en marbre. On distingue
entr’autres bons tableaux un — Crucifie-
went peint — par Balthazar d’Anna.
Chiesa di S. Lorenzo.
Questa chiesa fu eretta, siccome dal-
le parole del cronicisti Dandolo saggia-
mente deduce Flaminio Corner, o dal-
l’avo che si nominò Angelo, o dal pa-
dre del Vescovo Orso Partecipazio, il
quale ebbe nome Giovanni, e che nel
medesimo tempo gittarono le fonda-
menta di S. Severo, ora soppressa. Il
Monastero, che un tempo andava unito
alla chiesa, fu eretto dopo la morte di
esso Vescovo Orso, il quale, siccome
attesta il sopraddetto Dandolo dispose
che la chiesa di S. Lorenzo, edificata
dai padri suoi, fosse ridotta a mona-
stero, cui presiedere dovesse la sorella
Romana, facendole soggetta la chiesa di
S. Severo, le terre e le acque circo-
stanti. L’anno poi 1592, 1° abbadessa
Paola de’ Priuli distrusse 1’ antica chie-
sa, già rovinosa e cadente, ed altra
nuova ergeane dalle fondamenta, nella
quale opera, dicesi, fosse miracolosamen-
te trovato il corpo di S. Candida (1). Le
seguenti abbadesse ponevano ogni cu-
ra nell’ arricchire il tempio di marmi e
lavori di arti preziosi. Citansi tra que-
ste Andrianna Contarina e Barbara
Magno nel secolo XVII. Finalmente
pontefici e prelati e singolarmente Ono-
rio IF, Innocenzio, Martino e Clemen-
te IV, Guglielmo vescovo concordiense
e Giovanni patriarca di Grado, conce-
devano alla chiesa esenzioni e privilegii,
onde in progresso di tempo diveniva
illustre e famosa.
I altar maggiore di questa chiesa è
opera magritica di Girolamo Campa-
gna, ricchissimo di marmi, bronzi e
statue, e adorno di sei grandi colonne
(1) Siccome una contemporanea crona-
Ga narra.
Lan.
La maison d'industrie pour les pau-
vres, attenante à celle église, est un
établissement fort remarquable; 1° an-
cien local pouvait contenir plus de
2000 individus, celui que l’on a élevé
récemment à la place du premier rasé
jusqu'aux fondements, est encore plus
beau et plus commode.
En repassant le pont des Grees et en
suivant la rue qui y aboutit, on arrive
bientôt au pont deS. Antonin qui vous
conduit en face de l’église du mêine nom.
im marmo portovenerese. Fra alcüni
buoni quadri spicca — la Crocifissione—
dipinto di Baldassare d’ Anna.
Congiunto a questa chiesa trovasi la°
casa d’ industria pei poveri, ragguar-
devole stabilimento, il quale già era
capace di oltre duemila persone, e che,
raso di fresco dalle fondamenta, fu ap-
positamente riedificato più bello e più
comodo.
Rifatto il ponte dei Greci dal visita-
tore e Ja calle in cui mette sino a quel-
lo di S. Antonino, si trova, varcatolo,
la
Eglise de Saiut-SRoutonit.
Elle fut construite vers la fin du XVII
siècle et n’a qu’une scule nef et quel-
ques tableaux assez estimés :—le sacri-
fice de Noë sort de l'arche — par Pierre
Vecchia qui se trouve dans la chapelle
principale; plusieurs ouvrages de Jacopo
Palma qui ornent la chapelle suivante,
et un tableau d’Antonio Zanchi qui re-
présente — S. Jean-Baptiste et S. Louis
roi de France — dans le compartiment
d'en-bas et — lévéque S. Libère — dans
celui d’en-haut, placé au-dessus du der-
nier autel. Le mur à gauche nous présen-
te le buste du procurateur Alvise Tie-
polo, ouvrage d’Alexandre Vittoria sur
lequel est gravé une inscription hono-
rable pour la mémoire de ce patricien.
Chiesa di S. butouuo.
Dessa fu eretta verso la fine del se-
colo XVII. La è ad una sola nave, e
non priva di qualche bel quadro. Per
esempio — il Sacrificio di Noè dopo
D uscita dall’ arca — di Pietro Vec-
chia, esistente nella cappella maggiore,
e molti fra quelli di Jacopo Palma che
adornano la cappella seguente cioè lt
tavola coni — Santi Giovanni Battista e
Lodovico re di Francia al piano, ed il
vescovo S. Liborio nell’ alto — opera di
Antonio Zanchi nell’ultimo altare. Nella
sinistra parete vi è il busto del — Pro-
curatore Alvise Tiepolo--lavoro di Ales-
sandro Vittoria, con onorevole iscrizione.
——— _—— t-0-C-0- tica ent
Eglise de Saiut-Gootges des E sclavons.
al 3 ig
En suivant les fondamenta qui s'e-
tendent à gauche du pont, on trouve
tout au bout celte petite église recon-
Suu Gianaio den Schianchi
Avviandosi lungo la vicina fonda-
menta, s'incontra in capo ad essa que-
sl altro tempio; riedificato col disegno
CR: om
struite d’après les plans de Sansovino
qui l’acheva en 1551, comme le prou-
ve une inscription gravée sur la paroi
extérieure. Laporte est surmontée par
un bas-relief, ouvrage d’un auteur ha-
bile, mais inconnu, dont la partie. supé-
rieure représente — Notre Dame. ayant
d'un eôte Sainte-Catherine —{à qui l’égli-
se -éluil consacrée originairment), — €£
S. Georges qui lui présente un confrère,
— et la partie inlérieure : encore S.
Georges: à cheval qui. tue le dragon.
— L'église reuterme plusieurs tableaux
du Carpaccio tant: soit peu endomuwagés
qui nous montrent — quelques traits de
la vie de Jésus-Christ, de cells de S.
Georges et de S. Jérôme, ta résurrection
de Notre-Scigneur et un portrait d’An-
toine Vassilachi, un tableau représentant
trois Saints en champ d'or et S. Georges
tuant le dragon —date, dit-on, du XVI
siècle. — L’oratoire de l’étage supé-
rieur possède quelques bons tableaux
du genre de Palma, une table. d’autel
sculptée en bois, ouvrage du XVI
siècle, et un plafond peint d’après la
maniere du Tiutoret.
En sortant de cette chapelle, suivez
la rue dite des Fur/ani, tournez à gau-
che, el puis allez tout dioit jusqu’au
pont qui conduit à l’église de S. Fran-
çois de la Vigne.
di Jacopo Sansotîno. Egli compieva
quest’ opera l’anno 1551, siccome ap-
pare da un'iscrizione che esternamente
si legge. Vedesi sopra la porta un bas-
sorilievo di buoro. mad’ignoto scal-
pello.. Nella parte ‘superiore. di esso
sla — Nostra Donna—e da un lato —
S. Caterina. — a cui prima era sacro
il tewipio, ne.l’altro, poi — 4. Gior-
gio, che le presenia un confratello. «e
Nel.a parle inferiore si vede il mede-
sino — $. Giorgio a cavallo uccidere il
dragone. — Dentro la chiesa. vi sono
alcuni quadri del Carpaccio, i quali pe-
10 softrirono qualche. danno, e vrap-
presentano — Alcuni fatti della vita di
G. C.; di S. Giorgio e di S. Girolamo —
La Risurrezione di Nostro Signore ed un
ritratto! — di Antonio “Vasilacchi. Una
tavola poi con tre Santi in campo d’oro,
rappresentante — S. Giorgio che ucci-
de il drago — sì vuoie del secolo XIV.
— L'oratorio del piano superiore con-
tiene qualche buon quadro sulla ma-
niera del Palma, una tavola d’ altare
tulta intagliata in legno del secolo XVI,
ed il solfitto, dipinto sulla maniera di
Jacopo Tintoretto.
Uscito da questo oratorio, si percor-
ra tutta la calle dei Furlani, si giri a,
sinistra, e quindi si tiri oltre sino al
ponte che mette alla chiesa di
——_ 0-0
Eglise de Saiul-Frauncois
de la Vique.
On éleva ce temple à la même place où
croissaitjadis une vigne, emplacement que
Marc, fils du doge Pierre Ziani destina
à la fondation d’un établissement pieux.
Les plans en furent tracés par Jacopo San-
sovino en 1534, etréformés par Fran-
$ SCAN debla iqua,
Ergevasi questo tempio sullo spazio
occupato da una vigna che Marco fi-
gliuolo di Pietro Ziani lasciava ap-
punto per l'erezione di un religioso sta-
bilimento. Il modello fu dato da Jaco-
po Sansovino Panno 1534 e riformato
BETA (AD
.eois Giorgi, moine de ce couvent, selon
des principes platoniques en 1535, ainsi
que nous l’apprend la date même du
plan corrigé lequel, fort heureusement,
n'eut pas d’autre honneur que celui
d’être conservé dans les archives du
monastère comme un monument d’ar-
chitecture platonique. La façade, d’or-
_dre corinthien, fut exéculée en 1561
par André Palladio, qui sut y marier la
simplicité la plus absolue à la grâce
la plus parfaite. Titien Aspetti plaça
dans les entrecolonnements deux sta
tues fort belles en bronze qui repré-
sentent - Moïse et S. Paul. - Sansovino
aussi avait tracé pour la facade de
celte église un plan qui, quoique fort
simple, lui acquit beaucoup d'honneur,
À peine entré dans l’église, vous a-
percevez au-dessus des bénitiers deux
grandes statues en bronze d’Alexan-
dre Vittoria, dont l’une représente
— S. Jean-Baptiste — et l’autre — S.
François d'Assise.
Dans la première chapelle à droi-
te en entrant, vous verrez — Saint
Jean-Baptiste, S. Jérôme et plusieurs
autres Saints — peints dans un ta-
bleau d’autel de Joseph Del Salviati ; -
le Sauveur, la Vierge et quelques Saints,
par Jacopo Palma, et - une Madelaine
aux pieds de J. C.- par André Vicentin.
Dans la seconde chapelle, on trouve
— l Annunciation de la Vierge, —
peinte par Pennacchi dans le got de
Jean Bellini. Le tableau de la troisiè-
me chapelle, ouvrage de Jacopo Palma,
réprésente — la 71 ierge dans sa gloire
et quatre saints. - Celui dela quatrième,
peint par Paul Véronèse, nous offre —
la Résurrection. — Celui de la cinquiè-
me chapelle, exécuté par Baptiste et Fran-
çois dit le Sémoléi, représente — Le
Baptème dé Jésus-Christ. — Dans la si-
XIème, on admire un ouvrase par-
da Francesco Georgi, frate di quel
monastero coi platonici principii l’an-
ni 1535, siccome appare dalla data di
quella medesima riforma, che per buo-
na ventura non ebbe altro onore che
essere conservata negli archivi del
eonvento a monumento di platonica
architettura. La facciata fu eseguita
l’anno 1562 da Andrea Palladio nell’or-
dine corintio, in cui seppe unire la
semplicità alla grazia maestosa. Tiziano
Aspetti pose fra gli intercolunnii due sta-
tue nobilissime ‘in bronzo , che rap-
preséntano—S. Paolo e Mose.—Anche il
Sansovino avea dato un disegno della
facciata di questo tempio, il quale, avve-
gnachè semplicissimo, acquistavagli pu-
re gran nome.
Entrando appena dentro la chiesa,
si veggono sulle pile dell’ acqua santa
due grandi opere in bronzo di Ales-
sandro Vittoria, luna delle quali rap-
presenta — S. Gio. Battista — e Valtra
— S. Francesco d’ Assisi.
Nella prima cappella a destra di chi
entra evvi unaltro — S. Gio. Battista
con S. Giacomo ed altri Santi — pala d’al-
tare di Giuseppe del Salviati, — il Sal-
vatore, la Vergine ed aliri Santi. — di
Jacopo Palma — e la Maddalena a pie-
di di G. C. — di Andrea Vicentino, —
Nella seconda cappella — ? Annunciazione
della Vergine — opera del Pennacchi,
sullo stile di Giovanni Bellini. Nella
terza cappella. la pala d’ altare di Ja-
copo Palma, che rappresenta — M. 7.
in gloria e quattro Santi. — Nella quar-
ta, una pala di Paolo Veronese, in
cui si vede — la Resurrezione — Nella
quinta, un’altra pala col — Battesimo di
G. C. — di Battista Franco, detto il
Semolei. Nella sesta cappella della de-
stra crociera vi è un diligentissimo la-
voro di frate Antonio da Negroponte,
minore osseryan£e, fiorito nel secolo XV,
na
pn | (I
fait d’Antoine de Négrepont, frère mi-
neur observant, qui florissait au XV
siècle; c’est une peinture qui nous
montre — a Sainte Vierge adorant
VEnfant Jésus —. Dans la chapelle prin-
cipale existent deux monuments ma-
gnifiques, et pareils l’un à l’autre, quire-
vêtent les deux parois latérales et qu’on
attribue à Vincent Scamozzi. Celui à
droite fut érigé en 1474 à Triadano Gritti,
celui à gauche au doge André Gritti,
‘neveu du précédent, qui mourut en 1533,
La chapelle Giustiniani, placée à gau-
che, est revêtue de sculptures fort e-
stimées, dont les auteurs ne nous sont
pas connus. Sur l’autel, au lieu de ta-
bleau, on voit une sculpture divisée
en plusieurs compartiments et qui nous
offre plusieurs figures, parmi lesquelles
on remarque — S.t Jérôme, St Michel
et S.t Antoine. Le parapet représente —
le Jugement universel. — Sur les parois,
vous voyez -— douze Prophètes et qua-
tre Évangélistes, — et au-dessus de
ceux-ci seize peintures qui représentent
— la vie de Nòtre-Dame; — tous ces
ouvrages datent du quinzième siècle,
Au-dessus de l’autel de la Sainte
Chapelle, on a placé une oeuvre de Jean
Bellini, datée de 1507, qui nous mon-
ire — la Vierge, le Divin Enfant et plu-
sieurs saints.
Dans la première chapelle, à gauche
du portail, on trouve un tableau d’au-
tel exécuté par Francois Zucchero en
1564, lequel représente la — Visite des
Mages —, peint à l’huile sur marbre. La:
fresque qui surmonte cet autel, représen-
tant la - Résurrection de Jésus-Christ - est
l'ouvrage de J. B. Franco. De chaque
côté est placée une statue en bronze de
Titien Aspetti. Sur la paroi à gauche de
celte même chapelle, vous voyez — La-
zare ressussité, — et sur la voùle quinze
compartiments avec diverses figures,
ch’ è una tavola la quale offre — Nostra
Donna in datto di adorare il Bambino.
Nella maggior cappella due magnifici
‘monumenti simiglianti fra loro ricuopro-
no le pareti laterali, ed ambidue si repu-
tano opere dello Scamozzi. Quello a destra
fu eretto l’anno 1494 a Triadano Gritti,
quello a sinistra al Doge Andrea Gritti,
nipote del sopraddetto, il quale mori-
va l’anno 1538.
La cappella Giustiniani nella crocie-
ra sinistra è tutta coperta di buone
sculture in marmo, i cui autori non son
noti. Sull'altare, in luogo della tavola,
havvi una scultura divisa in varit com-
parti con differenti figure, fra le quali
spiccano — S. Girolamo, S. Michele e S.
Antonio. — Il parapetto rappresenta —
il Giudizio universale. — Sulle pareti la-
terali sono — dodici Profeti e i quattro
Evangelisti — e sopra queste, sedici tavo-
le, in cui sta espressa la — vita di No-
stro Signore. — Tutte le sopraddette o-
pere appartengono al secolo XV.
Sull’altare poi della cappella che ap-
pellasi Santa, fu posta una tavola di
Giovanni Bellino, segnata 1507, in cui
si ammira— la Vergine, il Bambino ed al-
tri Sani. ,
Nella prima cappella a sinistra della
porta maggiore, Federico Zucchero, l’an-
no 1564 poneva una tavola d’altare colla
Visita dei re Magi — dipinta ad olio sul
marmo, — Sovr?esso altare — la Risurre-
zione di Cristo — ch’è un affresco di G.
Battista Franco. Ad ambo i lati sono due
stalue in bronzo di Tiziano Aspetti.
Sulla destra parete di questa cappella
evvi — Lazzaro risorto — e sulla vol-
ta quindici comparti con varie figure, tut-
ti affreschi del sopraddetto Franco. Per
la seconda cappella Alessandro Vittoria
— 9% —
tous peints à fresque par le même Fran-
co. Alexandre Vittoria énrichit la se-
conde chapelle des irois statues — de
St Antoine, de S.t Roch et de S.t Séba-
stien. La troisième possède la statue en
marbre de —- S.t Gérard Sagredi, — au-
dessus de laquelle on voit — /a Sainte
Vierge et deux Anges — sculptés par
André Cominelli. Les parois latérales
de cette chapelle nous offrent deux mo-
numents en marbre consacrés à la fa-
mille Sagredo ; à droite celui du doge
Nicolas, à gauche celui du patriarche
Alvise, achevés tous les deux en 1744.
Joseph Salviati peignit pour Ja qua-
trième chapelle un tableau d’ autel qui
représente — la Vierge, S.t Antoine et
S. Bernard. — On placa dans la cinquiè-
me une peinture fort belle de Paul Vé-
ronèse, qui nous monire — {4 Vierge
et quelques Saints. — Enfin, au-dessus de
la chaire voisine, on admire un tableau
de Jérome Sainte-Croix qui représente
— le Sauveur ei le Pere Eternel.
On voit dans la sacristie deux au-
tels, ornés l’un d'une — Wierge parmi
des Anges — peinte à 1° huile sur le
mur par Paul Véronèse. l’autre d’une
peinture en trois compartiments qui
représente — St Jérôme et lévéque St
Louis, — attribuée à Jacopo Del Fiore
par les uns, à Antoine de Negrepont
par les autres. On y voit en outre une
copie de la Cène de Paul Véronèse, dont
la république de Venise fit présent à
Louis XIV — la visite de S.te Elisabeth
et la Flagellation — de Jacopo Palma.
Après être sorti de l’église, vous
franchirez la Salizzada, et le Pont des
Ecus, pour arriver à l’autre
%
scolpiva tre statue cioè — S. Antonio,
S. Rocco e. S. Sebastiano. — Nella ter-
. Za avvi un altare colla statua in mar-
mo di — S. Gherardo Sagredo, — e
sovra essa — Maria Vergine e due An-
geli — scultura di Andrea Cominelli.
Nelle pareti laterali di questa cappella
hannovi due marmorei monumenti del-
la famiglia Sagredo; a destra quello del
Doge Niccolò, a sinistra quello del Pa-
triarca Alvise, compiuti ambidue l’an-
no 1744. Per la quarta cappella Giu-
seppe Salviati dipingeva la pala del-
l’altare con — M. 7., S. Antonio e S.
Bernardo, — e nella quinta fu. posta
una iela che mostra la — Madonna
con alcuni Santi — distinto lavoro di
Paolo Veronese. Finalmente sovra. il
vicino pulpito si ammira un quadro di
Girolamo Santa-Croce, in cui stanno
espressi — il Salvatore ed il Padre
Eterno.
Nella sagrestia vi sono due altari,
l’uno ricco di una — Madonna fra gli
Angioli — dipinti ad oglio sul muro
da Paolo Veronese; l’altro di una tavola
con tre comparti, in cui Si veggono —
S. Girolamo, S. Bernardino ed il Vescovo
S. Luigi — attribuita a Jacopo Dal
Fiore, o a frate Antonio da Negropon-
te; evvi anche una copia della — Cera
Domini — dipinia da Paolo Verouese,
perchè l’ originale fu dalla repubblica
presentato a Luigi XIV, e finalmente
— la Visita di S. Elisabetta, e la Fla-
gellazione — di Jacopo Palma.
Visitata questa chiesa può I’ os-
servatore varcarne la Salizzada, pas-
sar il Ponte degli Scudi, e quindi giun-
gerà all’ altra
pra NS Ge
= 99 =
Eglise de SE NC
Cette église, qui ne se compose que
d’une seule nef assez belle, fut achevée
en 15/0, d’après des plans que l’on
croit être de Jacopo Sansovino.
A droite en entrant, après la seconde
chapelle, vous trouvez le magnifique tom-
beau que le doge Francois Erizzo se fit
élever de son vivant en 1633. Au milieu,
on voit sa statue de grandeur naturelle
qui le représente recevant des suppli-
ques; Mathieu Cornaro fut à Ja fois l’ar-
chitecte et le sculpteur de ce monument.
Dans i
principale, on admire un tableau d’au-
celle à droite de la chapelle
tel de Jérôme de Sainte-Croix, qui re-
présente — la Résurrection de Jésus-
Christ. — Le tabernacle fort élégant
de la grande chapelle est enrichi de pein-
tures exécutées par Jacopo Palma. Dans
une niche à droite de cette même cha-
pelle, on voit un bon tableau ancien
de petite dimension qui reproduit —
l’'Annunciation. — Les fresques furent
Fabio Canal. Enfin, dans
Ja première chapelle à gauche en en-
exécülés par
irant, on voit un tableau d’autel de
Mathieu Ponzone, qui nous cffre —
de la
se trouve un Bapüistère, ouvrage
St Jean l’Evangeliste —. Près
chaire
précieux de Tullius Lombard, qui le
termina en 1484. Le parapet de Porgue
est orné d’uné peinture d’un effet admi-
rable, laquelle représente Ja — Cène de
Jésus - Christ, — et que Jérôine Säinte-
Croi
x exécuta en 1549.
Chiesa di S. OT Uattino.
Questa, chiesa, la quale: non: consta,
che di una sola nave, è bellamente di-
stribuita, e fu. compinta Panno 15 40 col
modello. che si reputa di Jacopo San-,
sovino.
A destra di chi entra, dopo la secon-
da cappella, evvi il magnifico deposito .
che il doge Francesco Erizzo ancor vivo
facevasi innalzare l’anno 1633. Nel mez-.
zo vi è la sua statua al naturale in atto di
accettare le suppliche, ed era, architetto
e scultore ad un tempo di tutto il mo-
numento Malteo Cornaro.
Nella cappella a destra della maggiore
vedesi una pala.d’altare, in cui Girolamo
Santa Croce dipingea — da Risurrezione
di Cristo — li’elegante tabernacolo poi,
della cappella maggiore è adorno di pit-
ture del Palma. In una nicchia a, destra
di questa cappella. medesima vi è un
buon quadretto antico, che offre
P Annunciazione. — Le pitture a fresco
furono eseguite da Fabio Canal. Final.
mente nella prima cappella a sinistra
di chi entra fu posta una pala di Mat.
teo Ponzone, che mostra — S. Giovar-
ni Evangelista. — Presso il pulpito vi
è il Battisterio, squisitissimo lavoro di
pei
Tullio Lombardo, dell’ anno 1484. Il,
parapetto dell’ organo è bello di un
dipinto mirabile. per effetto, in cui sì
vede la — Cena di Gesù Cristo — com
piuto 1’ anno
Croce.
1549 da Girolamo Santa.
€ Sorsenal.
Non-loin de/l’église de St Martin,
s'élève ce monument glorieux de la
puissance vénitienne. Il est bien fait
pour exciter l’intérêt de toute sor-
te de personnes, puisqu'il réunit
des chefs-d’oeuvre d’art, d’industrie,
de richesse et de toute - puissance;
cest sans contredit l'édifice le plus
grandieuse de Venise et un des plus
beaux de PEurope dans ce genre. On
commenca les travaux de construction
vers l’an 1304, à ce que l’on croits, ous
la direction de l’architecte André Pi-
sano. Différents arlistes continuèrent
l’ouvrage à diverses époques jusqu’à ces
derniers temps. Cet arsenal a plus de
deux milles de circonférence, et ren-
ferme: un grand nombre de chantiers
- disposés dans le plus bel ordre pour
la construction de navires de toute
grandeur et de toute sorte ; quatre dar-
ces fort vastes où on les met à flot, cinq
grandes fonderies de canon, quatre salles
d'armes et une de modèles, Une forte mu-
raille crénelée et, flanquée de plusieurs
tours le ceint de toutes parts. L’en-
trée en est vraiment superbe, soit pour
les monuments admirables qui la déco-
rent, soit pour l’aspect imposant qu’elle
offre par elle-même, La porte en guise
d’arc triomphal, et les statues qui l’or-
nent, ainsi que les lions, superbes dé-
bris de la plus illustre des républiques
anciennes, lesquels ne pouvaient, après
sa chüte, trouver de plus digne asile
que sur le sol de Ia plus puissante des
républiques modernes ; le piédestal en
bronze du mât d’étendard, glorieux mo-
nument du dernier des Vénitiens et du
dernier éclair de splendeur qui brilla
pour la reine de l’Adriatique, enfin la vue
pe la mer et de la ville même, qui semble
L° Arsenale. |
Questo monumento, il più solenne
della potenza viniziana, s'incontra poco
distante dalla sopraddescrilta chiesa di
S. Martino. Egli potrebbe destare la
meraviglia e l’ interesse di qualunque
genere di persone, siccome quello in
cui si raccolgono per lo appunto molti
bei capo-lavori dell’arte, e che è senza
dubbio opera stupenda dell’ industria
e della potenza di una nazione, l’unico
finalmente del quale superbisca il com-
«mercio di tutti i tempi e di tutti i
popoli. Fu egli ‘cominciato verso lan-
no 130/, per quanto si crede, dall’ ar-
chitetto Andrea Pisano. Fu poscia in
varie epoche continuato, e da differenti
arlisti sino a questi ultimi giorni. Gira
egli oltre due miglia, comprende mol-
lissimi cantieri, opportunissimamente di-
sposti per la costruzione di qualsivo-
glia genere e grandezza di navi, quat-
tro ampie darsene nelle quali galleggiano,
cinque grandi fonderie di cannoni, quat-
tro sale d’armi, e una di modelli. È chiuso
da ‘forti mura e da torri. Solenne n’è
l’ ingresso sì pei magnifici monumenti
che l’adornano, come per il grandioso
spettacolo che di se medesimo presenta
con quella sua porta ad arco trionfale,
colle statue che la decorano, con que’
leoni, splendide reliquie della più potente
repubblica antica, e cui solo degno asilo,
dopo la caduta di quella, era la più
potente delle moderne repubbliche, col
pilo di bronzo, glorioso monumento del-
l’ ultimo dei Viniziani, e dell’ ultimo
lampo di gloria che splendesse a que-
sta regina del mari, colla vista al per-
fine del mare medesimo , e della città
che surse dal suo grembo per dettar-
gli legge. Ora verremo a descrivere Je
principali parti di questo arsenale.
— 94 —
sortir du sein des flots pour leur dicter
des lois, présentent un coup-d’oeil réel-
lement majestueux. Nous allons parler
maintenant de chaque partie de cet
arsenal en particulier.
Place QL6-d-q16 de l'entrée principale.
Au milieu de cette place on voit le
piédestal ou socle en bronze érigé
par la république en 1693 en l’honneur
du doge François Morosini surnommé
le Péloponnesiaque. L'inscription qu'il
porte fait allusion à la conquête du ro-
yaume de Morée, et les bas-reliefs à la
puissance maritime de Venise.
Porte principale (du coke de tette.)
Cette porte fut construite en 1460, sous
le doge Pascal Malipiero, ainsi que l’ap-
prennent plusieurs inscriptions en ca-
raclères entrelacés, selon l’usage du
temps, gravées sur les colonnes en dif-
férents endroits. Les colonnes sont de
marbre grec, le lion de l’attique est
colossal, et l’ensemble de ce bel édi-
fice d’ordre corinthien révèle dans
celui qui en fut l'architecte une con-
riaissance profonde des constructions
romaines: ce qui nous induirait à croire
que cet architecte fut le fameux Frère
Joconde qui exercait son art à cette é-
poque à Venise. L’arcade entre les deux
colonnes est ornée de sculptures exécu-
tées par les disciples de Sansovino. et
‘achevées vers la fin du XVI siècle. On
voit au sommet la statue de — Sainte
Justine — ouvrage de Jérôme Campar
gna, destiné à consacrer la mémoire
PAZ d'iumanet all Lug esso
8
principale.
Nel mezzo di lei sorge il pilo di
bronzo che la repubblica ergeva 1° an-
no 1693 ad onore del doge Francesco
Morosini detto il Peloponnesiaco. L° i-
scrizione allude alla sua conquista del
regno di Morea; i bassi rilievi espri-
mono la potenza marittima dei Vini-
Ziani.
Porta principale e tecvestue.
Questa porta fu. eretta l’anno 1460
sotto il doge Pasquale Malipiero, se-
condo che è scritto in varii luoghi delle
colonne con caratteri intralciati giusta
lo stile di que’ tempi. Queste colonne
sono di marmo greco, colossale è il leone
che campeggia nell’ attico, ed il com-
plesso di quest’opera magnifica, di or-
dine corintio, svela in colui che ne fu
architetto la cognizione degli antichi
romani monumenti ; locchè induce opi-
nione fosse il famoso Fra Giocondo, che
a que’ dì lavorava a Venezia. L’arco
fra le colonne è adorno di sculture dei
discepoli di Sansovino, compiute verso
la fine del secolo XVI. Sulla sommità
vi è la statua di—-S. Giustina — opera
di Girolamo Campagna, destinata a con-
sacrare la memoria del trionfo alle Cur-
zolari, ottenuto l’anno 1571, il giorno
sacro alla Santa sopraddetta, siccome ac-
è
de la victoire remportée à Curzola en
1571, le jour de la fête de cette Sain-
le; ainsi que le dit une inscription.
Au-dessus de la porte intérieure, on
admire une statue de — la Vierge, —
sculptée par Sansovino.
Lo quabce Lious abbentens.
Ces quatre lions de marbre pen-
thélique furent transportés de Morée
à Venise par ordre de Morosini le Pé-
loponnésiaque en 1687, et placés à colé
de la balustrade qui ferme l’entrée de
I° arsenal. On a beaucoup écrit et as-
sez confusément à propos de ces lions;
voici en peu de mots ce quon peut
en dire de plus sûv et de plus essen-
tiel. Le premier lion, représenté appu-
yé sur ses pattes de devant, fut enle-
vé du Pirée, qui en avait tiré son nom
de Port-lion; deux
lacent comme deux serpents à son é-
inscriptions s’en-
paisse crinière. Les savants ct les phi-
lologues ont mis leur cerveau et leur
science à la torlure afin de venir à bout
de les déchiffrer. Le Suédois d’Aker-
blad et son traducteur Villoisson pré-
tendent qu’elles sont runiques; le ca-
Valier Bossi et d’Hancarville veulent à
toute force qu’elles soient pélasgiennes,
cet nient que le lion soit grec, tandis
que. Cicognara soutient au contraire
qu'il est évidemment tel. Cette der-
nière opinion fut combattue par le P.
Rink, qui crut lire d’après les vestiges
des deux inscriptions quelques mots
signifiant que ce lion était consacré à
| Athènes. Enfin, tandis que quelques-uns
pensent que la date de son exécution
est postérieure au règne des Antonins,
Duelques autres soutiennent qu’elle ne
remonte rien moins qu'à 2300 ans en
i
cenna l’ iscrizione. Sulla porta interna
dell’ atrio si ammira poi una statua di
— Maria Vergine — di Jacopo San-
sovino,
dy quattro L comi dbteuvesr.
Questi quattro leoni di marmo. pen-
telico furono que’trasferiti di Morea dal
Peloponnesiaco l’anno 1687, e posti
lateralmente alle balaustrate di questo
ingresso. Le cose scritte intorno ad essi
non hanno, come vulgarmente si dice,
nè principio nè fine, e le si possono ri-
durre ne’ termini seguenti, Il primo di,
questi leoni, che sta ritto sulle zampe din-
nanzi, fu tolto dal Pireo, il quale per ciò
chiamavasi ancora Porto-leone, ed ha
due iscrizioni condolte a guisa di serpe
intorno alla chioma. Gli
filologi fecero laghi di erudizione e
filologia per dicifrarle. Lo svedese d’A-
kerblad e il suo traduttore. Villoison
eruditi e i
le stimarono runiche. Il cavalier Bossi
e d’Hancarville le considerano pelasghe,
e non greco il leone, il quale al con-
trario è appunto repulato greco dal no-
stro Cicognara. Quest'ultima opinione fu
ribadita dalle osservazioni del P. Rink,
al quale parve leggere in quelle iscri-
zioni reliquie di vocaboli in cui si espri-
messe esser egli sacro ad Atene. Final-
mente mentre alcuno lo credette opera
posterior agli Antonini, altri gli da
vita nientemente che di duemilatrecen-
t’ anni, costituendolo monumento della
battaglia di Maratona, e del valore di
Milziade, di Aristide e di Eschilo.
cio
arrière, voulant que ce soit là un mo-
nument de la bataille de Marathon, de
la valeur. de Miltiade, d’Aristide et
d’Eschyle.
Le second lion, que le sculpteur re-
présenta étendu de tout son long, était
placé sur le chemin du Pirée à Athè-
nes. On le dit d’un bon style et d’une
date voisine de celle du premier, à
l'exception, de la tête qu’un artiste
moderne ajouta. Les autres sont moins
grands et moins estimés ; les piédestaux
de tous les quatre portent des inscri-
ptions gravées à Venise.
Les quatve salles d'atwes.
Il serait trop long de parler ici de
tous les objets qui embellissent ces qua-
tre salles, et dont les uns sont précieux
pour la matière ou le travail, les autres
pour leur antiquité on les souvenirs
qu’ils rappellent. Nous nous bornerons
donc à indiquer les principaux d’en-
tr’eux.
Vis-à-vis de l’entrée de ces salles,
on a placé le buste en bronze de l’em-
pereur François If, plus grand que
nature, ouvrage fort remarquable du
sculpteur vénitien Barthélemy Ferrari.
On voit ensuite l’armure en fer de
Charles Zeno, qui vainquit les Génois à
Chioggia; celle d’un enfant trouvée, à
.ce que l’on dit, sous le murs de Pavie
en 1527; un mortier composé de cor-
des, ceint de fer et doublé de cuir,
qui dispute da pomme... de l'antiquité è
un canon du même genre que l’on
conserve dans l’arsenal de Gènes ; es
armes de Henri IV, noble présent de
ce grand prince à la république son
amie ; que l’on conserve, accompagnées
d’une inscription, dans une niche at-
Il secondo leone, cioè quello che giace
sdraiato, era sulla via fra Atene ed il
Pireo. Ha fama di buon lavoro, e di un’età
vicina a quella del primo, tranne il capo
di poco merito che fu aggiunto da mo-
derno artista. Men ragguardevoli e di
ininor dimensione sono gli altri due ;
e tutti e quattro sui piedestalli hanno
iscrizioni incisevi a Venezia.
Le qualtco sale di am,
Troppo lungo e inopportuno sareb-
be lo enumerar qui tutti e singoli gli
oggetti che arricchiscono queste sale,
preziosi per materia, per lavoro, e per
l'età cui appartengono e per i fatti
che ricordano. Noteremo i principali.
Dirimpetto all’ingresso ergesi il busto
in bronzo di — S. M. Francesco I. —,
maggior del naturale: è getto felice del.
veneziano scultore ‘Bartolommeo Fer-
rari. Vedesi poi — ? Armatura di Carlo
Zeno vincitore a Chioggia dei Genovesi
— quella di un fanciullo, rinvenuta sotto
le mura di Pavia, per quanto si dice, lan-
no 1527 — un mortaio a bombe costrutto
di corda, cinto di ferro e foderato di
cuoio, che contrasta al cannone di egual
materia che si conserva all arsenal di
Genova il vanto dell’anuichità — le armi
di Enrico IV, famoso dono di quel prin-
cipe all amica repubblica, che con ono-
revole iscrizione si conservano în una
nicchia, giudicata opera dello Scamozzi —
un cavallo bardato, con l'armatura eque-
<
tribute à Scamozzi; — un cheval bar-
de et l’armure ‘équestre dErasme De-
i Narni, dit Gatta Melata — remarquable
pour la délicatesse de son dessein et l'ex-
_actitude de l’exécution; — un casque et
une salade — d’un travail grossier, que
la tradition prétend avoir appartenu à
Attila; — quelques casques de fer —
sans trous pour la vue et la respira-
tion, sur l’usage desquels on a long-
temps dispulé, mais que la plupart re-
gardent ‘comme des instruments de tor-
ture; —- d’autres instruments de sup-
plice — que l’on croit avoir apparte-
nu à Francois de Carrare, seigneur de
Padoue ; — un autre outil de torture
— en forme de clef, qui décochait un
dard très-subtil produisant une mort
certaine et douloureuse sans: laisser
aucune trace de blessure ; — une €-
trange machine — inventée sans doute
par le démon de la jalousie, le tout
attribué à ce même Francois de Car-
rara; — un écu et un heaume du doge
Sebastien Ziàani — également précieux
par la matière et par le travail-enfin
Pétendard conquis par les Vénitiens
sur la galère d’Ali-Pacha à la bataille
de Lépante. En outre, on ne doit pas
manquer d’examiner avec attention les
monuments que la république éleva à
Victor Pisani et à Angèle Emo dans la
meme salle, comme si elle avait voulu
rejoindre le plus beau jour de son
midi au dernier rayon de son déclin.
La plus grande partie des objets
rassemblés aujourd’hui dans ces salles
élait placée jadis dans celle du Conseil
des Dix.
fi —
stre di Erasmo Da-Narni detto Gatta
Melata, ragguardevole per grazia di di-
segno ed esattezza nell'esecuzione — elmo
e celata di rozzo lavoro, che la tradizione
vuol far credere di Attila - alcune celate
e pettorali. di grosso ferro, prive di un
varco diretto alla vista ed alla respira-
zione, intorno all’ uso delle quali si di-
sputa, ma che i più reputano un tormen-
10 --= altri tormenti che si attribuiscono
a Francesco di Carrara signore di Pa-
dova -— un altro ordigno micieliale în
forma di chiave, che scagliava un sotti-
lissimo dardo il quale portava morte. ine-
vitabile e cruciosa senza lasciar traccia
di ferita — un ostacolo suggerito dalla
strana gelosia, il tutto attribuito al Car-
rarese — uno scudo ed un elmo del Doge
Sebastiano Ziani, assai ragguardevole per
materia e lavori diligentissimi — final-
mente — il vessillo preso da Veneziani
sulla galera di Aù Bascia nella batta-
glia di Lepanto. Meritano poi di essere
attentamente considerati i monumenti
che la repubblica ergeva a Zittor Pisani
e ad Angelo Emo, che in queste sale si
irovano uniti quasi per congiungere i
più bei tempi della sua gloria colPul-
tima favilla del suo valore.
Si noti inoltre che Ja massima parte
delle cose qui dentro raccolte esisteva-
no un tempo nella sala del Consiglio
dei Dicci.
PIPA è po CO
Rotellecs (OFFICINE).
Dans les différents ateliers et usines
que l'Arsenal renferme, on fabrique
tout ce qui est nécessaire pour l’arme-
ment des vaisseaux, leur gréement, et
leurs ornements, en un mot tout ce
qui est du ressort de l’art nautique.
Vous y verrez des ateliers de peinture
et de sculpture; des ateliers pour la
coupe des voiles, pour la fabrication
des ancres; des forges, des corderies,
etc. Tous ces établissements qui mon-
tent ensemble au nombre de 23, sont
construits de manière à préserver les
ouvriers de l’intempérie des saisons,
ce qui n’est pas le moindre mérite de
cet arsenal.
dbteliecs prumcipauce (rPARTI).
On appelle ainsi certaines parties
de l’arsenal qui tirent leur nom de
quelqu’atelier spécial. On distingue
entr’autres le riparto des scies, vaste
bâtiment construit durant la première
moitié du XVII siècle par Joseph
Scalferato, architecte de 1° Arsenal; il
est long de /47 pieds et haut de 40;
c’est là que, l’on dégrosse et que l’on
scie le bois. Le riparto de la Tana est
un dépôt de réserve pour les pompes
et les machines contre l'incendie; il
était affecté autrefois à la fabrication
des càbles et des cordages. Il a gro pieds
de longueur, 70 de largeur et 32 de
hauteur.
Sono queste diversi luoghi, desti.
nati ciascuno per i differenti lavori ri-
sguardanti la costruzione di ogni ma-
niera di navi, l’armamento, 1’ adorna-
mento e tuttociò infine che all’ arte
nautica appartiene. Vi sono quindi le
officine — per la Pittura — per la Scul-
tura — la Guarnitura — la T ornitura
— le Vele e le Bandiere — le Ancore —
le Corderie — la Incatramazione —= e via
discorrendo, le quali tutte sommano a
circa ventitre, coperte ognuna in maniera
che gli operai possano lavorare difesi!
dall’ intemperie della stagione. Lo che,
è uno de’ principali pregi di questo
arsenale.
Ripeto,
Sotto il nome di riparti s’intendono
alcuni luoghi dell’arsenale i quali pren-
dono nome da qualche singolar offici-
na. Fra questi i più ragguardevoli so-
no il riparto Seghe, grandioso e co-
lossale edifizio eretto nella prima metà
del secolo XVIII con architettura di
Giuseppe Scalferato architteto dell’ ar-
senale. È lungo 447 piedi, ed alto ho ;
su desso si squadrano e segano le-
gnami. Il riparto la Tana è un depo-
sito di riserva per pompe ed attrezzi
in caso d’ incendio. Una volta era de-
stinata alla fabbricazione delle gomene
e cordaggi. È lungo piedi g1o, largo
70 e allo 12.
"ous
Aoutces endroits cematg uables ;
Les dépôts, les fonderies et les
chantiers sont également dignes d’at-
tirer les regards du curieux, ainsi que
les galeries des bois, le parc des bou-
lets, les magasins maritimes le parc
d'artillerie et celui des ancres. Mais
comme toutes ces différentes parties
ne sauraient intéresser particulière-
ment que les amateurs de science nau-
tique, etc., nous nous bornons à cette
simple mention, de crainte d’ennuyer la
plupart de nos lecteurs par une descri-
plion détaillée.
Eglise de Saiut-F cauncois de Paule.
Cette petite église, qui appartenait
aux Pères de l’ordre des Minimes, fut
- bâtie vers la fin du XVIe siècle. Jean
Contarini en peignit le plafond dans
‘les dernières années de sa vie; dans
le compartiment du milieu, il repré-
senta — la Resurrection de Notre-Sei-
gneur — et à l’entour — les évangé-
listes, les docteurs et quelques exploits
de la famille Caraffa, aux frais de la-
quelle il exécutait cet ouvrage. Il pei-
gnit en outre — ?Annonciation de la
_ Vierge et lAdoration des bergers —, et
vers les. angles de l’église — quatre
traits de la vie du Saint — qui en est la
patron, exécutés en clair-obscur ; enfin
— quatre blasons vw armoiries — de
la famille Caraffa dans le même genre
de peinture. Ce plafond passe pour
un des plus beaux de Venise.
x
+
* oNofter Muoghi caqquardesoli..
I depositi, le fonderie ed i cantieri
sono tutti luoghi degni di singolar at-
tenzione ; così pure le gallerie di le-
gnami, il giardino delle palle, 1 magaz-
zini marittimi e generali, il parco di
artiglierie e delle ancore. Ma tutti que-
sti luoghi siccome non possono attirar
singolarmente 1° attenzione che degli
amatori di cosiffatti differenti rami della
nautica scienza, perciò basterà quivi ac-
cennarli, onde schivare la noia di una
circonstanziata descrizione.
\
di Fhatcéses dl Pasta.
Questa piccola chiesa, che appartene=
va ai Padri dell’ordine dei Minimi, edi-
ficavasi alla fine del secolo XVI. Il sof-
fitto fu dipinto da Giovanni Gontarini
negli ultimi anni di sua vita, il quale
nel comparto di mezzo poneva — la
Risurrezione di N. S. — e intorno —
gli Evangelisi e i Dottori, non che im-
prese guerresche della famiglia Caraffa.
— Vi END
stra Donna Annunziata —, l Adorazione
rappresentava ancora
de? Pastori — e verso gli angoli della
Chiesa a chiaro scuro. — quattro fatti
della vita del Santo titolare — final-
mente — Quattro stemmi dei Caraffa -—
sul medesimo genere di pittura. Questo
soffitto ha fama dei principali di Ve-
nezia, per il vago colorito, e per le
distinte e ben messe figure, e fu opera
condotta a spese della suddetta famiglia
Caraffa.
CS
—,400 —
On y voit aussi plusieurs tableaux
eslimés, entr’autres le troisième
autel à droite celui — de S. Jean PE-
vangéliste et de Notre-Dame, — peint
sur
par Jacopo Palma; au-dessus du qua-
trième, une bonne copie — de l’image
de S. Francois de Paule, — par Alvise
Dal Friso, dont on admire l’original
dans PEglise de S. Trovaso dont nous
parlerons plus tard; quaire tableaux
de Marc Zanchi et un de Dominique
Tiepolo, exécuté en 1748, qui repré-
du
patron de leglise —.Dansla petite cha-
sentent — cinq divers miracles
pelle, à côté de la principale, on ad-
mire une — Annonciation — de Jacopo
Palma. Près du maître-autel, on aper-
coit deux statues en marbre qui repré-
sentent l’une — S. Marc — par Gré-
goire Morlaiter, l’autre — S. Barthé-
lemy — par Alvise Catajapiera. Enfin
Jacopo Marieschi peignit le tableau
d’autel représentant — le martyre de
S. Barthelemy —, er Michel Schiavone
sur la vote de l’église — S. François
rencontrant dans le ciel S. Michel — et
deux figures qui représentent — la 71.
eille et Ja Nouvelle Loi.—. Le dernier au-
tel nous offre un autre tableau de Ja-
copo Palma qui reproduit — S.te Claire
d'Assise, S.te Catherine de Sienne — et
denx autres saintes, lune en habit de re-
ligicuse, et l'autre ayant un lion à ses
pieds. — Non loin de celte église, vous
irouvez i
In questa chiesa sonvi di buone figure;
per esempio nel terzo altare a diritta —
un S. Giovanni Evangelista e Nostra
Signora — di Jacopo Palma; nel quar-
to — l’immagine di S. Francesco di Paola
— buona copia di Alvise Dal Friso, il
cui originale ammirasi nella chiesa di
San Trovaso, della quale sarà detto
in seguito, e quattro quadri di Marco
Zanchi, non che uno di Domenico Tie-
polo, notato l’anno 1748, che rappre-
sentano — Miracoli del Santo —. Nella
piccola cappella a fianco la maggiore
evvi — ur Annunciazione — di Jacopo
Palma. Nellaltar maggiore sono osser-
vabili due statue in marmo, l’una rap-
presentante — S. Marco — di Grego-
rio Morlaiter, Valtra che raffigura —
S. Bartolomeo — di Alvise Catajapiera.
Finalmente Jacopo Marieschi dipinse la
tavola — colla scorticazione di esso S.
Bartolomeo — e Michele Schiavone
fece nel volto — S. Francesco in gloria
incontrato da S. Michele, e due figure
che rappresentano la legge vecchia e la
nuova —. Nell’ ultimo altare havvi una
altra tela di Jacopo Palma — cor S.
Chiara d’ Assisi e S. Caterina da Sicna
ed altre Sunte —. Poco discosti si tro-
vano 1
—__——___c€<«n Trs
Les a atdins Publics,
Ces jardins furent créés (créés est
bien le mot) en 1807, par ordre de
Loira 1 À SPA
Napoléon; ils devinrent bientôt un des
lieux Jes plus agréables de Venise, et
Pubblici Giacdiui.
Furono essi eseguiti l’anno 1807 per
decreto di Napoleone imperatore, onde
accrescevasi a questa città un veramente
anmirabile ornamento, e nel suo gene-
a
-_ 6 ER
personne ne regrettera surement la
perte des édifices qu’il fallut abattre
pour les planter, lorsqu'il se proménera
sous les frais ombrages de ces arbres
à-peu-près uniques à Venise. Nous
. consacrerons toutefois les lignes sui-
Vantes à la mémoire des édifices qui
out disparu pour leur faire place. —
Là où s’élève aujourd’hui la belle grille
des Jardins, on voyait jadis un cou-
vent de frères dominicains, où repo-
saient les cendres de la célèbre Cassan-
dre Fedele, puis un autre de Capuci-
nes établi par Francois Vendramin dans
. un palais magnifique qui lui apparte-
nait, (et où Iogezient auparavant les
plus illustres étrangers qui se rendaient
à Venise); et destiné à l’éducation et à°
l'entretien des jeunes-filles patriciennes
peu favorisées par la fortune; puis le
séminaire des clercs qui devaient des-
servir la basilique de S. Marc, et en-
fin un monastère de Chanoines régu-
hers fondé en 1334 par Marco Catapan
et par Christophe Istrego sur l’empla-
cement desséché d’un vaste marais que
la république leur avait cédé.
‘Le plan de ces jardins fut tracé par
Antoine Selva, et le soin d’en faire exé-
,cuter toute la partie qui concerne la plan-
lation, dévolu à Pierre Antoine Zorzi,
auquel l’auteur de ce livre est attaché
par les liens de la plus tendre et de la
plus respectueuse amitié. Ces deux hom.
mes distingués achevèrent ainsi un mo-
nument qui ne contribue pas moins à l
embellissement de Venise, qu’aux plai-
sirs de ses citoyens et des étrangers. Des
allées d’acacias et d’autres arbres a-
… gréables à l’oeil et offrant de délicieux
. ombrages, des ronds-points, des quin-
_ conces, des collines artificielles, embel-
lissent ces jardins qui présentent d’ail-
leurs des points de vue admirables ; les
îles qui les entourent, le bassin du port
re olii quantunque importas-
se la distruzione di non pochi nobilis-
simi ed antichissimi edificii. Concios-
siachè dove sorgono i cancelli era un
cenobio di frati Domenicani, in cui ri-
posavano le ceneri della celebre Cas-
sandra Fedele, poi un convento di Cap-
puccine, in cui si educavano nella pietà
e nei costumi le fanciulle patrizie. ve-
nete in basso stato cadute, instiluito da
Francesco Vendramino in un suo ma-
gnifico palagio, ove prima alloggiavano
i più illustri personaggi che giunge-
vano a Venezia; quindi il seminario dei
Cherici destinati al servigio della Du-
cale Basilica. Finalmente un monastero
di Canonici regolari erelto nel 1334 da
Marco Catapan e da Cristoforo Istrego
sovra un vasto padule donato loro dalla
repubblica.
Il disegno di questi giardini è di
Antonio Selva, e la cura dell’esecuzio-
ne per ciò che riguarda le piantagioni,
deesi al nobil Pietro. Antonio Zorzi, a
cui ci lega la riverenza più tenera.
Essi compiettero un’ opera che forma
non meno il diletto che 1’ ammirazione
dei cittadini e dei forestieri, perchè
con viali di acacie e di ali alberi
non meno belli alla vista che pregievoli
per ombre salutifere, con piazze, con
ponti ed artificiali colline abbellirono
un luogo che la vista dei colli cuganei,
delle circostanti isolette, della vicina
città, e della sottoposta e tremolante
laguna popolata di barche e di navi
. rendono più magnifico. Aggiungi sulla
sopraddetta collina artificiale un caffè, _
luo E O
et la ville voisine, la lagune sillonnée
par de nombreux bateaux et couverte
de navires à l’ancre, enchantent les re-
gards des promeneurs. Un café s’élève
aujourd’hui au haut de la plus grande
des collines artificielles et on y jouit
dun coup-d’oeil charmant, commodé-
ment assis dans le pavillon qui com-
pose ce calé, ou à l’ombre des arbres
qui l’entourent. — Tout près des jar-
dins publics, vous trouverez
L'Eg lise de Santo osepb.
Cette église qui appartenait jadis à des
religieuses, Auguslines, est aujourd’hui la
propriété des Soeurs Sulisiennes (du Sa-
cré-Coeur) qui méritent si bien de la vil-
le où les a introduites le gouvernement
autrichien par l'excellente éducation
qu’elles donnent aux jeunes-filles admises
dans leur pensionnat. — On commenca
à batir l’église de S. Joseph dans les
premières années du XVI siècle ; elle
est d’une grandeur médiocre, mais elle
abonde en monuments d'art précieux.
Près du premier autel à droite en
entrant, on voit un tableau d’autel de
Jacopo Tintoret qui représente —
PArchange S. Michel et le portrait en pied
du sénateur Michel Buono —. Au-dessus
de Pautel, derrière le choeur, existe
un tableau de Paul Véronèse qui re-
présente — /a Naissance de Notre-Sei-
gneur Jésus-Christ — très-estimable pour
la grâce de la composition, la supério-
rité de l'exécution, mais peut-être d’une
îeinte un peu trop sombre. Sur la pa-
roi à gauche du spectateur, on a placé
le mausolée du sénateur Jerôme Gri.
dal quale si gode tutta questa prospet-
tiva e che serve al riposo od al dilet=
to, Vicinamente a questi giardini tro-
vasi la
Chiesa di S. Giuseppe.
Apparteneva essa un tempo alle mo-
nache Agostiniane, dalle quali passò alle
religiose Salisiane benemerite della più
culta educazione, e nella città nostra
dull’austriaco Governo introdotte. Que-
sta chiesa fu incominciata ad erigersi
in sui primordi del secolo XVI; ella
è di mediocre grandezza, ma ricca di
molti monumenti dell’ arte,
Nel primo altare a destra di chi en-
ira Jacopo Tintoretto poneva una pala
rappresentante — 2 Arcangelo S. Mia
chele col Senatore Michiel Buono ritratto
in tutta persona —. Nell’ altare che sta
dietro il coro vi è un’altra pala di
Paolo Veronese che mostra — la Nati-
vità di Nostro Signor Gesù Cristo —-,
ragguardevole per graziosa composi-
zione, per maestà congiunta a leggiadria,
ma forse troppo annerita. Nella parete
poi a sinistra di chi guarda vi è il
mausoleo del Senatore Girolamo Gri-
mani, che Alessandro Vittoria scolpiva
mani, sculpté par Alexandre Vittoria
en 1570, et sur celle à droite, le mau-
solée plus superbe encore du doge Ma-
rino Grimani et de la dogaresse Marine
sa femme. Vincenzo Scamozzi en fut
l'architecte, et Jérôme Campagna cou-
la en bronze les statues et les orne-
ments qui le décorent, parmi lesquels
on distingue Ze couronnement et la pré-
sentation de la rose donnée par le sou-
verain pontife, el les statues des qua-
tre vertus cardinales.
Près du second autel à gauche en
entrant, on admire un bas-relief pré-
cieux qui sert de tableau d’autel, scul-
pté par Dominique de Salo en 1571
et qui représente — des anges, la Vier-
ge avec le divin Enfant, S. Joseph et S.
Jean-Baptiste, et un berger.
Retournez dans la rue Eugénienne,
suivez les fondamenta qui mènent à la
ci-devant église de S.te Anne, prenez
à gauche par la dernière ruelle que
vous rencontrerez, et vous arriverez
aussilot à
L'Eglise de S. Pierre de Castello.
Un petit chateau (castello), bâti aux
premiers temps de la république dans
l’endroit où s’élève aujourd’hui cette
église, pour la défense des iles voisi-
nes, fit donner le nom de castello à
ce quartier, et le peuple, défigurant le
nom grec de pagos-oligos qu'il portait
trefois, lui donna aussi celui de Ok-
volo. On construisit d’abord en ce lieu
une église dédiée à S. Sergius et à S.
Bacco qui fit bientôt place à une au-
— 103 —
l’anno 1570, e nell’opposta un altro
grandioso mausoleo in cui riposano le
ceneri del Doge Marino Grimani, e
della Dogaressa Marina sua moglie.
Vincenzo Scamozzi architettavalo, Gi-
rolamo Campagna eseguiva i getti in
bronzo, le statue e gli intagli. Fra
questi si vede / Incoronazione e la
Presentazione della Rosa, dono del Pon-
tefice, non che le Quattro Virtù Cardinali.
Nel secondo altare a sinistra di chi en-
tra si ammira un bel basso rilievo che
serve di pala, scolpito da Domenico da
Salò l’anno 1571, in cui si vede —
una gloria di Angeli, la Vergine col
bambino, e i santi Giuseppe e Giam-
Battista con un pastore.
Ritornando sulla via Eugenia e por-
tandosi sulla fondamenta conducente
alla soppressa chiesa di Sant'Anna, tu
volgi per l’estremo viottolo che in-
contri a manca e vieni condotto alla
Chiesa dl Ò. Pietco dl Castello.
Il nome di Castello fu. posto a que-
sto luogo da un piccolo Castello quivi
eretto nelle prime origini di Venezia a
difesa delle isole sue; e il popolo cor-
rompendo il nome di pagos-oligos, on-
d’era grecamente appellato, imponeva a
questa parte della città l’altro nome di
Olivolo. Ergevasi quivi primamente una
chiesa intitolata a'Santi Sergio e Bacco,
dipoi sullo spazio da essa occupato,
un’ altra’ chiesa ad onore di S. Pietro
— 104 —
LS
tre sous l’invocation de l’Apòtre S.
Pierre, laquelle devint la cathédrale de
Venise primitive; son métropolitain se
fesait nommer olivolense. Ce temple fut
achevé par l’évêque Orso Partecipa-
zio, sous le dogat de Vidal Michieli ;
brülé plus tard et réédifié, et enfin
parachevé tel que nous le voyons au-
jourd’hui. En 1447, le pape Nicolas V
avait réuni dans la personne de Laurent
Giustiniani, évêque de Venise et mis de-
puis au nombre des saints, la dignité
de patriarche de Grado et celle d’évé-
que olivolense. Et l’église de S. Pierre
demeura la cathédrale de Venise ju-
squ’en 1807, époque à laquelle on tran-
sféra le siége patriarcal dans la basili-
que de S. Marc.
L’étendue de ce temple et du pres-
bytère qui l’accompagne, les monu-
ments des patriarches qu’il renferme,
annoncent de prime-abord sa gloire
passée. La façade en marbre d’Istrie,
dessinée par Francois Smeraldi, dit
Fraca, fut élevée en 1596 aux frais du
Cardinal-patriarche Laurent Priuli. Le
patriarche Jean Tiepolo , non-moins
généreux, restaura en 1621 cette église
remarquable, d’après les plans de Jean
Grapiglia qui, aussi bien que Sme-
raldi, imita le style de Palladio autant
que le permettait la corruption du goût
à celte époque. :
Après le second autel à droite en
entrant, on voit une chaire en marbre
très ancienne qui a fourni ample ma-
tière aux dissertations des savants. Les
uns soutiennent qui c’est là le trône
de quelque prince africain, la plupart
que c’est véritablement la chaire où
préchait S. Pierre à Antioche. On y
lit une inscription en caractères orien-
laux que les savants assurent être deux
versets du Koran en caractères arabo-
cufiques.
Apostolo innalzavasi, la quale. venia
stabilita a cattedrale, ed il cui metro-
politano s’intitolava olivolense. La chiesa
fu compiuta dal Vescovo Orso Parte-
cipazio, regnante Vitale Michiele, arse
e fu riedificata con grosse mura alla
greca; quindi venne ridotta alla con-
dizione in che vedesi di presente. L’an-
no 1447 poi Papa Nicolò V congiun-
geva nella persona di Lorenzo Giusti-
niani, annoveralo fra i Santi, ambe le
dignità del Patriarca di Grado e di
Vescovo Olivolense. In questa guisa
rimase sempre la cattedrale di Venezia
fino all’ anno 1807 nel quale la Sede
patriarcale trasferivasi nella real basilica
di, San Marco.
La mole del tempio, l' ampiezza del
presbiterio, e i monumenti dei patriar-
chi che lo illustrano, annunziano a pri-
ma giunta la, sua perduta dignità. Il
frontispizio è tutto di marmo d’Istria,
modellato da Francesco Smeraldi detto
Fracà, ed eretto l’anno 1596 a spe-
se del Patriarca e Cardinale Lorenzo
Priuli. Il Patriarca Giovanni Tiepolo
non meno magnifico e generoso, rin-
novava l’anno 1621 la chiesa a crociera
con tribuna nel mezzo per opera di
Giovanni Grapig'in, che insieme allo
Smeraldi seguitava lo stile Palladiano per
‘ quanto comportava l’ età deleriorante.
Dopo il secondo altare a destra di
chi entra si vede un’antichissima cat-
tedra in marmo, intorno alla quale di-
spulano i dotti. Alcuni la credono un,
seggio di qualche principe affricano, e
il volgo è persuaso essere la cattedra
sulla quale sedeva S. Pietro in An_
tiochia. Vi è scolpita un’ iscrizione
in caralleri che i linguisti definirono
arabo-cufici, e dicono essere due versetti
dell’ Alcorano.
— 10
* On doit remarquer aussi un tableau
d’autel représentant — S. Pierre et
quelques Saints —, peint par Pierre Ba-
‘saiti et placé sur le troisième autel à
‘droite en entrant, ainsi qu’un autre de
‘Pierre Liberi, existant dans une des
chapelles latérales, qui nous montre —
les Hébreux châties par les serpents dans
de désert — ; Vautel de cette chapelle
fut dessiné par Longhena et sculpté
par Clément Moli en 1649. Antoine
Bellucci y plaça un de ses tableaux qui
représente — S. Laurent Giustiniani dé-
livrant Venise de la peste — ;
voit aussi un de Grégoire Lazzarini
on y en
qui nous montre — /e même Saint di-
stribuant des aumònee — ; il passe pour
un des meilleurs ouvrages de ce pein-
tre. Jérome Pellegrini peignit à fre-
sque la coupole. Derrière l’autel, on
trouve un buste antique de marbre qui
nous offre une image fidèle du saint
patriarche Laurent Giustiniani.
Le martyre de S. Jean lEvangéliste,
— peint par le Padoanino et retouché
par Michel Schiavone, décore le second
autel à gauche en entrant. Une mpsai-
que fort estimée dont Jacopo Tinto-
ret traca le dessin et qu’Arminio Zuc-
cato exécuta en 1570 orne l’autel de
la chapelle fermée dite de tous les
Saints, où l’on voit aussi deux table-
aux, l’un de Paul Véronèse, représen-
fant — S. Pierre et S. Paul —, l’autre
de Basaïti qui nous montre — S. Geor-
ges —, daté de 1520; tous les deux
ont grand. besoin d’être restaurés. La
chapelle Vendramin, exécutée d’après
les dessins de Longhena, est entiére-
ment revêlue de marbre, et de belles
sculptures de Michel Ongaro. On voit
au-dessus de l’autel un des meilleurs
tableaux de Luc Giordano, qui repré-
sente — la Vierge et les dmes du Pur-
gatotre.
(9)
mes
Degna di osservazione è la pala con
— S. Pietro ed alcuni Santi — dipinta
da Pietro Basaiti, la quale si ammira
nel.terzo altare a destra di chi entra.
Così pure il quadro di Pietro Liberi,
in cui è espresso — il Gastigo dei ser-
penti — in una delle cappelle laterali
alla maggiore. In quest’ultima poi è de-
gno di lode l’altare disegnato dal Lon-
ghena e scolpito da Clemente Moli l’an-
no 1649. Antonio Bellucci vi poneva
un quadro, in cui si vede un — S.
Lorenzo Giustiniani liberar Venezia dalla
Peste — ed un altro di Gregorio Laz-
zarini, in cui si mostra — 7 medesimo
Santo distribuir elemosine —. Egli ha
fama delle migliori opere di questo ar-
tista. La cupola fu dipinta a fresco di
Girolamo Pellegrini. Dietro. Paltare st
trova un anlico busto in marmo, in cui
è ritratto al naturale — / santo pa-
triarca Lorenzo Giustiniani.
Un dipinto del Padovanino, ritoccato
da Michele Schiavone, rappresentante —
il Martirio di S. Giovanni Battista —
conservasi nel secondo altare a sinistra,
di chi entra. Uno stimatissimo mosaico,
disegnato da Jacopo Tintoretto, ed ese-
guito da Arminio Zuccato l’anno 1570,
forma la tavola all’altare della cappella
chiusa, detta di suit 1 Santi. lu essa
trovansi ancora due quadri, 1’ uno di
Paolo Veronese — coi Santi Pietro e Pao-
lo — l’altro del Basaiti — con S.
Giorgio — dalato del 1520, ma che am-
bidue han duopo di ristauro. La cap-
pella Vendramin, disegnata dal Lon-
ghena, è tutta marmi con belle sculture
di Michele Ongaro. Sullaltare si vede
una delle migliori opere di Luca Gior-
dano, che è la pala con — la Madonna
e le Anime del Purgatorio.
— 106 —
Le clocher, ouvrage vraiment admi-
rable, fut élevé en 1474 L'ancien pa-
las des patriarches, qui existe tout au-
près, commencée au XIIL siècle, et
qui a éprouvé par la suite des temps
plus d’uné vicissitude, appartient au-
jourd’hui au Corps militaire de la Ma-
rine (1). — Reprenant la rue Eugé-
nienne, et passant le pont de la Vene-
ta-Marina, on arrive à
; L'Eglise de Saint-Volaise.
L'architecture de cette église se res-
sent du style de la décadence; rouver-
te au culte divin au mois d’octobre
1818, elle mérite l'attention du voya-
geur, parce qu'elle renferme le monu-
ment funèbre d’Angèle Emo le grand
amiral, dernière gloire de la républi-
que. Ce ‘tombeau existait auparavant
dans Péglise des pères Servites, aujour-
dhui démolie, d’où il passa dans celle
dé Sa Martin et'enfin dans celle dont
nous parlons maintenant. Elle eut pour
architecte Jean Ferrari Torretti, véni-
tien connu par divers ouvrages esti-
ME mais plus encore pour avoir
été le maitre de Canova. La ressem-
blance parfaite du portrait d’Emo,
naturel et Paisance du style, ela
tion intelligente et consciencieuse font
(1) Aux premiers temps de la répu-
blique, on tenait un grand marché cha-
que samedi sur la place située vis-à-vis
dé cette église. Les tribuns et les premiers
doges s’engageaient sous peine d’excom-
inunication à lexempter de tous droits,
maïs. par la suite on-finit par ne plus y
tolérer que la vente des draps d’or, ainsi
qu'à la foire wès-ancienne de Parte.
IF campanile è un’opera magnifica,
eretta I anno 1474, ed il vicin Palaze
zo, antico soggiorno dei patriarchi, in-
cominciato nel secolo XIII, sofferse in
progresso di tempo molte alterazioni,
ed al presente appartiene al :corpo mi-
litare della Marina (1). — Rinellendo-
si sulla via Eugenia, e passando il
ponte della Veneta Marina, s’incontra la
Ohiesa dt S. Viaggio.
Il disegno di questa chiesa risente
dello. stile della decadenza. Essa fu ria-
-perta al divin culto nell’ottobre del 1818;
e merita di essere visitata dal viaggia»
tore. per cagione del monumento di.
Angelo Emo, di quel grande ammira
glio col quale la veneta virtù parve spi-
rasse l’ultimo fiato. Questo monumento
stava prima nella demolita. chiesa. dei
Padri Serviti,
di S. Martino, ed in ultimo venne a
passò poscia à quella
decorare questo: tempio. Fu lavorato
da Giovanni Ferrari Torretti, veneto di
patria, illustre per opere, ma singolar-
mente più illustre per il grande suo
discepolo Canova. Questo lavoro poi, è
pregiatissimo per la perfetta rassomi-
glianza della fisonomia, per ispontaneità
e naturalezza di disegno, per. felice . e
(1) Mei primi tempi di Venezia tene-
vasi sulla piazza, di questa chiesa; ogni
sabbato, un. grande mercato; in cui ‘tutti
gli isolani concorrevano. E tribuni e Li
primi dogi si obbligavano sotto pena di
scomunica serbarlo. libero di ogni. balzel-
lo; ma poi non vi fu, tollerata che; la
vendita dei panni d’ oro, come nell anti
chissima fiera di Pavia.
ca resto WE
nz RTE
sl. rent
i
ere
pa
HAL ER TS
fu)
— A07 —
du monument d’Emo une des oeuvres
les plus distinguées de Torretti. Cet
artiste y grava son nom; une. inscri-
ption nous apprend que ce tombeau
fut érigé à la mémoire du restaurateur
de la marine vénitienne par ses ne-
veux Labia et Zenobio. L'église de S.
Blaise est celle de la Marine Militaire.
En marchant le long du quai des
Esclavons, on rencontre une caser-
ne (1); prenez la rue que longe un
des flancs de cet édifice, et vous dé-
.boucherez sur la
Place de Saint eau eu Voragora.
Selon quelques savants, le nom don-
né à la place et à l’église tire son é-
tymologie de celui d’une province ainsi
appelée d’où l’on transporta les reli-
ques de S. Jean l’Aumònier; ou, selon
(1) Cette caserne est un vieux palais
qui appartenait autrefois à la famille
patricienne Molin; on l’appelait le palais
des deux tours, et c’est celti que la ré-
publique avait destiné au logement de
Pétrarque qui vint à Venise en 1353 en
qualité d’ambassadeur des Visconti, sei-
gneurs de Milan. L’illustre poète en fait
mention dans une lettre adressée à son
ami Pierre de Bologne. du XY siècle,
Helene Celsi ayant acquis ce palais, or-
donna par son testament qu’une moitié
servirait d'asile à de pieuses et pauvres
femmes, et l’autre aux nombreuses pè-
lerines qui passaient alors par Venise,
allant visiter les lieux saints d’ Italie
et de Palestine, Enfin Beatrix Veniero,
Polixène Premalin, Ursule Osnago et
Marie de Canale, dont la première avait
diligente esecuzione. L’ artista vi pose
il suo nome; ed un’ altra iscrizione
narra come il monumento era innalzato
al ristauratore della tattica navale ed
all’ uomo dalla patria di sommi onori
fregiato dai nipoti Labia e Zenobio.
Questa chiesa è parrocchia della marit-
tima milizia.
+ Dirigendosi lunghesso la riva degli
Schiavoni, ed arrivando al fabbricato ad
uso di Caserma militare (1), entra là
via che sta accosta di questo, e verrai
condotto al campo di
Dì Giovani Lu Veragora.
Questo nome venne al campo ed alla
chiesa, secondo gli eruditi, o ‘da una
provincia così chiamata, donde fu qui
trasferito il corpo di S. Giovanni Ele-
mosinario, o dal vocabolo Bragolare
(1) Quesia caserma fu D antico palaz-
zo appartenente ai patrizii Molin e detto
delle due torri, che la repubblica desti-
nava ad alloggiare il celebre Petrarca,
venuto l anno 1353 ambasciatore de’ Vi-
sconti Signori di Milano. Il &rande pocia
ne fa menzione in una lettera all amico
suo Pietro Bolognese. Nel secolo XF.
Elena Celsi, avendo acquistato questo pa-
lagio, lasciò per testamento, che la metà
destinata fosse all albergo di povere e
pie donne, l'altra a ricetto delle molte
pellegrine che a que’ dì giungevano a Ve-
nezia per visitare i santuari d'Italia e
di Palestina. Quindi Beatrice Veniero,
Poliscena Premolin, Orsola Osnago, €
Maria da Canale, orbaie la prima: di tti
1 parenti, la seconda del marito dai
Turchi, eressero nel palagio un monistero
sa INT EG) CRA
d’autres, des mots dragolare ou bragole
qui, dans le vieux dialecte vénitien
signifient, dit-on, le premier pécher et
Enfin
quelques uns veulent que cette déno-
le second place du marché —.
mination bisarre vienne du. nom de
Brago Ipeto, architecte de 1° église.
Quoiqu'il en soit, cet édifice sacré
existe encore aujourd’hui et a élé re-
stauré deux fois, la première en 1475;
et la seconde en 1728. :
Cette église se compose de trois
nefs, riches en ouvrages des princi-
paux peintres de l’école vénitienne et
et surtout de Cima de Conegliano. A
droite en en'rant, vous trouverez de
prime-abord dans une niche fort ornée
et toute dorée un tableau représentant
— Ste Véronique —, du style de Pal-
ma, et au-dessus l’image — du Sau-
veur —, de l’école du Titien. Baptiste
Vivarini peignit pour cette église les
trois figures en champ d’or — de la
Vierge, de S. André et de S. Jean Ba-
ptiste —, et Carpaccio exécuta, dit-on,
trois autres figures qui représentent —
S. André, S. Jérôme et S. Martin; —
toutes les six existent dans la premiè-
re chapelle à droite. De chaque côté
de la porte de la sacristie, on admire
un tableau de Léonard Corona qui nous
montre, l’un — Ze Christ couronné dé-
pines, l’autre sa flagellation —. Les deux
piliers qui séparent la grand’chapelle
des deux latérales nous présentent deux
tubleaus c'est-à-dire: — Constantin et
Ilélène qui soutiennent la Croix — de
perdu tous ses proches et da seconde son
mari tué par les Turcs, fondèrent dans
ce palais un monastère de religieuses nom-
mées du Sepulcre, à cause d’un tombeau
de marbre, fait à l’image du Saini-Se-
pulcre de Jerusalem qui occupait presqu’-
en entier l’église du couvent.
>»
o dall'altro Bragole, i quali nell’antico
veneto dialetto si vuole significassero,
il primo pescare, il secondo piazza di.
mercato, © finalmente perchè. autor;
della chiesa fu Brago JIpato, il qual
nome s’interpreta Giovanni. La chiesa
fu rinnovata due volte, la prima nel
1475, l’ultima nel 1728.
Ella è divisa in tre navi, è ricca di
molte e belle “opere de principali di-
pintori della veneta scuola, singolar-
mente del Cima di Conegliano. E su-
bitamente a destra di chi ‘entra trovasi i
in ornatissima nicchia messa ad oro un
quadretto — con Santa Veronica —
della maniera del Palma, e sovr’esso un
rifratto del — Salvatore — della scuola
del Tiziano. Di Battista Vivarini han-
novi tre figure in campo d’oro — {a
Madonna, $. Andrea, S. Gio. Battista —
e del Garpaccio si vogliono tre altre
figure, che sono — S. Andrea, S. Giro-
lamo, S. Martino — tutte e sei nella
prima cappella a destra. Si ammirano
eziandio due quadri di Leonardo Co-
rona, laterali alla porta della sagrestia,
che rappresentano l’uno — Cristo'flagel-
lato —- l’altro — Cristo coronato di spine
-—. Nei due pilastri che separano la cap-
pella maggiore dalle due laterali sonvi
altri due quadri, del Cima — Costan-
tino ed Elena che sostengono la Croce —
e del Vivarini — la Risurrezione —
colla dala dell anno 1498. Sull’ altar
intitolato di Suore dette del Sepolcro per
aver posto nella chiesa un sepolcro di mar-
mo fatto a similitudine di quello di Ge-
rusalemme, che stranamente ingombrava la
chiesa tutia.
| — 109 —
Cima, et — la Resurrection — de Vivari-
ni, datée de l’an 1498. Sur le grand
autel est placé - le Baptême de J. C. -
magnifique tableau de Cima que, ainsi
que cela m’arrive que trop souvent, on
a gaté en voulant le restaurer. On peut
en dire autant d’un ouvrage de Paris
Bordone, qui se trouve après le pre-
mier autel à gauche, et qui représente
— la Cène. — Enfin Jacopo Palma
exécuta les deux tableaux placés, l’un
après le deuxième autel, qui représen-
te: — INotre-Seigneur lavant les pieds
aux apôtres, — l’aulre après le troi-
sième, qui nous montre — Jésus-Christ
amené devant Pilate Reprenez le
quui de Esclavons, et la première église
que vous apercevrez sera celle de
Saute-JUatie de la Pie.
L’hôpital et l’église de Sainte-Marie
de la Pitié doivent leur origine à Frè-
re Pierre d’Assise, Franciscain, qui, ar-
rivé à Venise en 1340 afin d’y rem-
plir son ministère de prédication, et
touché de pitié à la vue du grand
nombre. de nouveaux-nés que l’on
exposait barbarement dans les rues,
chercha à apporter quelque remède à
un si grand mal. Il allait quêtant dans
Venise pour l'entretien de ces pauvres
petits innocents, en criant: pitié pour
eux ! de là, et de l’exiguité de sa taille,
«lui vint le nom de Frère Pierusso
(Pierrot) de la Pitié. L’établissement
qu’il fonda ayant été séparé dès l’ori-
gine en deux congrégalions, l’une
pour les mâles, l’autre pour les temel-
maggiore .v” è — il Battesimo di G. C.
— bellissimo lavoro del Cima, che
menzre si volea ristaurare, come. sov-
vente accade, peggiorò. E malamente fu
pur ristaurata un’altra tela di Paride
Bordone, posta dopo il primo altare. a
sinistra, che rappresenta — {a Cena di
Nostro Signore —. Di Jacopo Palma
finalmente sono le due tele, cioè dopo
il primo altare, quella. che mostra —
Nostro Signore lavare î piedi agli Ap-
postoli — dopo il secondo altare, l’altra
che mostra — Cristo condotto a Piluto
—, Ripigliando la riva degli Schiavoni,
la prima chiesa che incontri è quella di
Santa Maria della Dites
L'ospedale e la chiesa di S. M. della
Pietà riconoscono la origine loro da
fra Pietro d’Assisi, francescano, il quale,
venuto l’anno 1340 a Venezia per i-
spargervi il seme della divina parola,
commosso al gran numero di bambini
che barbaramente venivano esposti per
le vie, li raccolse, ed elemosinava per
essi in persona, gridando ad alta voce
pietà; onde per questo, e per essere pic-
colissimo della persona, fu chiamato fra
Pieruzzo della Pietà. Egli ci è noto es-
sere stato questo ospizio fin dal prin-
cipio diviso in due congregazioni, l’una
per i maschi, l’altra per le femmine,
ma che essendo nate dissensioni fra
esse, l’anno 1353 il Maggior Consiglio
decretaya fossero le donne prescelte
quo
les, -et des’ dissensions s'étant élevées
éntr'elles, en 1353 le Grand Conseil
décida que les femmes, plus propres à
Ti premiére éducation des enfants des
deux sexes, auraient la direction de
Vétablissement; que la prieure de Phos-
pice serait élue par la congrégation des
femmes, et confirmée par le Doge, è
qui la pieuse fondation fut recommandée
in juspatronato. Quelque vastes et sage-
inent disposées que fussent les divet-
ses parties de ce local, le nombre tou-
jours croissant des nourrissons rendit’
nécessaire son agrandissement dans
les premières années du XVIII. siècle;
on crut devoir en même temps restau-
rer l’église en entier, de manière à en
faire un édifice digne de la ville à la-
‘quelle il appartenait. Le Doge Pierre
Grimani posa avec heaucoup de so-
lennité la première pierre de da-nou-
velle église, placée sous l’invocation
de — la Visitation de la B. V. Marie.
Mais la mémoire du bienfaisant 7us-
patronato que les doges avaient accordé
à ce pieux établissement n’élait pas
le seul motif qui lui attiràt leur pro-
iection spéciale; les papes ayant con-
cédé de précieuses indulgences à ceux
qui visiteraient cet hospice le diman-
che des Rameaux, et y déposeraient
quelque aumône, le doge et le Sénat
nie manquaient pas de s’y rendre cha-
que année à pareil jour.
- L'église de la Pitié, d’une forme
ovale et remarquable par l'élégance et
lharmonie des détails de sa constru-
ction, honore à juste titre la mérhoire
de son architecte Georges Massari. On
y admire d’abord un tableau d’autel de
Frantois Cappella qui représente —
Notre-Dame placée sur un piédestal éle-
dé, au-dessous duquel on voi le B. Pierre
Acotanto, Ste Thérèse, S. Domenique et
So Vincent —. Dominique Maggiotto
alla direzione del ‘pio luogo, siccome
le più capaci all’ ufficio di ricevere ed
allevare i fanciulli d’ ambo i sessi; è
che la priora dell’ospedale fosse bensì
eletta dalla congregazione delle donne,
ma dovesse essere confermata dal doge,
al quale ed a’ suoi successori fu rac-.
comandalo il pio luogo in juspatro-
nato. Quantunque poi molti fossero €
ben disposti gli edifizii dell’ ospizio,
con tuito ciò, per il numero crescente
di fanciulli fu giudicato nei principii
del secolo XVIII necessario l’ampliarlo,
e ridurre eziandio la troppo angusta
chiesa a più comoda struttura, e pit
conveniente al decoro della città. Poneva
la prima pietra di questa nuova chiesa
solennemente il doge Pietro Grimani,
sotto il titolo della Visitazione della B.
V. Maria. Nè solo per perpetua ricor-
danza. del benefico juspatronato che do-
veano conservare di questo pio luogo
i dogi di Venezia, ma per acquistar le
antiche indulgenze concesse da’ romani
Pontefici a chi nella domenica delle
Palme visitasse l'ospedale e lo soccor-
resse di elemosine, in quel giorno il
principe viniziano e il senato vi si
portavano, € compievano così ogni anno i
quel religioso e sacro dovere.
Questa chiesa, di forma ovale, è rag-
guardevole per eleganza ed armonia, cd
è sufficientissimo monumento di per-
petua fama al suo architteto Giorgio
Massari. Francesco Cappella rappresen-
tava nel primo altare — Mostra Donna.
— sur un alto piedestallo e sotto —
il beato Pietro Acotanto; e i Santi Dome-
nico, Vincenzo e Teresa — in una ta vola
meritevolissima di tutta stima. Domeni-
co Maggioto, nel secondo altare, dipinse
sd — Mi —
peignil pour l'autel suivant — S. Spi-
ridion qui tire de Peau du feu qu'il tient
dans sa main —. Au dessus du maitre-
autel, on voit — Za Visitation —, tableau
commencé par J. B. Piazzetta et, la
| mort l’ayant interrompu. dans son tra-
vail, achevé par son disciple Joseph
Angeli. Jean Baptiste Tiepolo peignit
la voûte du choeur qui représente —
le Triomphe de la Foi, et David deman-
dant grâce à l'ange du Seigneur —. C'est
le même artiste qui a exécuté les pein-
tures en clair-obscur qui embellissent
le plafond de cette église, et qui re-
présentent — Za gloire céleste et diffé-
rents emblémes —, ouvrage dans lequel
il a vraiment fait preuve de génie. Lies
deux anges en marbre placés un de
chaque côté du tabernacle furent exé-
culés par Jean Marie Morlaiter; la
statue de S. Marc. qu’on voit dans une
niche à droite est l’ouvrage d’Antoine
Gai, l’autre de S.t Pierre, fut exécutée
par Jean Marchiori. Joseph Angeli pei-
gnit pour l’autel qui se trouve à côté
de celm du choeur, — S. Pierre Or-
scolo qui reçoit l’habit religieux des
mains de S. Romuald —. Enfin, le der-
nier autel possède ua tableau d’Antoine
Marinetti, surnommé le Chiozzoto qui
représente — Ze Crucifiement et S. Lau-
rent Giustiniani, S. Francois. de Paule
et $. Antoine de Padoue,
Sous la république, la Pitié était un
des principaux conservatoires de mu-
sique à Venise; elle n’offre plus au-
jourd’hui que l’ombre de ce qu’elle a
été (*). Dans ce conservatoire, comme
dans celui des Incurables et des Men-
diants, on ne chantait que des motets
(*) Relisez les lignes que J. J. Rous-
seau leur a consacrees dans ses immontelles
Confessions,
{Note du Trad.)
\
una tavola con — S. Spiridione, il qua
le fa uscire l'acqua da una fiamma
La tela dell’altat
maggiore, che rappresenta — Ja Visita
che tiene in mano —.
zione della B. Vergine — fu rappresenta
ta da G. Battista, Piazzetta, e lui morto,
compiuta. dal suo discepolo Giuseppe
Angeli. Il suffitto di quest’ altare, fu
dipinto da G. Battista Tiepolo, il quale
vi pose — à Trionfo della Fede —, ed
a chiaro scuro — Davidde che doman-
da pietà alle. minaccie dell Angelo —.
Del medesimo artista son le pitture,
egualmente a chiaro-scuro, onde è ricco
il grande soffitto della chiesa, rappre-
sentanti — la Gloria celeste. con varii
simboli — opera vaghisima e di gran
genio. — £ due angeli -- in marmo a
fianco del tabernacolo appartengono a
Gian Maria Morlaiter; e la statua — di
S. Marco — nel nicchio a destra di chi
guarda, è dovuta ad Antonio Gai; lal-
ira statua — di S. Pietro — a Giovan-
ni Marchiori. Il sopraddetto Giuseppe
Angeli pose nellaltare a lato del mag-
giore — S. Pietro Orseolo che dalle ma-
ni di S. Romualdo riceve Vlabito di mo-
naco —. Finalmente nell’ ultimo altare
Antonio Mavineiti, soprannominato il
Chiozzoto, pose in una tavola — il Cro-
cifisso ed i Santi Lorenzo Giustiniani,
Francesco di Paola e Antonio di. Pa-
dova.
A’ tempi della repubblica la Pietà
era uno dei principali conservatorii
x
di musica, ma al presente è ridotto _a
fatica debolissima immagine di quello
che un tempo fu. In questo, come ne-
gli altri conservatorii degli Incurabili e
de’ Mendicanti non si cantavano. che
drammi ed inni sacri, € proprio sol-
tanto di questi conservatorii si era il
cantare codesti generi di composizioni,
il Consiglio der Dicci, gli Inquisitori
di Stato ed il Magistrato degli Esceus
et des hÿmnes sacrés; c’était la l’attribut
particulier et exclusif de ces Conser-
vatoires. Le Conseil des Dix, les In-
quisiteurs d’Etat, et les Magistrats char-
gés de veiller à l’exécution des arrêts ©
contre les blasphémateurs, avisaient di-
ligemment à ce que les compositions
pieuses des Conservatoires ne fussent
point chantée dans les théâtres ; le
gouvernement vénitien, fidèle à ses
principes, voulait que le- religion fut
inviolable et respectée. Toute tran-
sgression aux ordres de ces magistrats
était sévèrement chatiée. — L’hospi-
ce de la Pitié eut pour mailres de
chapelle les plus distingués, entr’au-
tres le Pallarolo, le Rossi, le Galuppi,
Anfossi, Porpora, Spada, Baucher, Ber-
tonio, et en dernier lieu, Bonaventure
Furlanetto dont les compositions, re-
gardées comme des chefs-d’oeuvre, fu-
rent demandées par l’empereur Léopold,
pour la chapelle de sa cour, et en 1791,
par la France.
Ayant pour plan de parler de tous
les monuments qui rappellent des sou-
venirs nationaux intéressants, nous di-
sons ici quelques mots de la maison
d'Alexandre Vittoria, artiste célèbre
que nous avons eu occasion de nom-
mer. plus d’une fois dans le cours de
nos visites. En sortant de l’église de
la Pitié par la porte qui se trouve à
gauche, et suivant la rue sur laquelle
donne cette même porte, vous trouverez
au bout Ja maison que nous venons
de nommer, et où le dieu des beaux-
arts a fait place à celui des ivrognes. En
effet là où les jeunes-gens vénitiens
s’exercaient jadis dans l’art des manier
le ciscau et le compas sous l’illustre
architecte et sculpteur Alexandre Vit-
toria, Jà où les-artisies les plus distin-
gués, les patriciens, les étrangers cé-
Ièbres accouraient aulrefois pour ren-
Ù
— 112 —
tori contro le Bestemmie invigilavano
con tutta solerzia affinchè non si rap-
presentassero nei teatri codesli dram-
mi ed inni sacri, mentre la repubbli-
ca, sempre coerente a’ suoi principii,
volea la religione fosse rispettata, nè
alla sua maestà fosse recato detrimento
veruno. Qualunque trasgressione agli
ordini di questi magistrati veniva ter-
ribilmente punita, e un decreto segnato
da essi era con solenne rispetto ubbi-
dito. Ebbe questo ospitale i più illu-
stri maestri di cappella, fra’ quali il
Pallarolo, il Rossi, il Galuppi, l’Anfossi,
il Porpora, Spada, Baucher, Bertonio, e
da ultimo Buonaventura Furlanetto, ì
cui musicali componimenti richiesti fu-
rono, siccome capo-lavori, e dall’impe-
ralore Leopoldo per il servigio dell’ I.
R. cappella di corte, ‘e l’anno 1791
dalla Francia. ?
Entrando nel nostro disegno il toc-
car dei monumenti che ricordano le
memorie patrie più care, faremo ‘qui
un cenno della fabbrica in cui abitava
Alessandro Vittoria, quell’artista al qua-
le deve tanto Venezia della sua magni-
ficenza ed eleganza. Il viaggiatore, u-
scendo dalla chiesa per la porta che
incontrasi a manca, € avviandosi per
la calle su cui mette la porta stessa,
troverà in fondo di essa questa casa, 0
per meglio una reminiscenza di lei,
conciossiachè la dea protettrice delle arti
lasciò il luogo all’ ebro festante nume
del vino. Difatto dove una volta il
valente artista istruiva allo scalpello
ed alla squadra la gioventù, dove ac-
coglieva 1 più eccellenti maestri nelle
arti del disegno, e gli ammiratori della
sua eccellenza, ricchi e potenti patrizi
a dotte conversazioni accorrono al pre-
dre visite au grand artiste el en admi-
rer les ouvrages, affluent aujourd’hui
les troupes joyeuses des buveurs; les
bouteilles, les tonneaux et les verres
ont remplacé les compas, les ciseaux
et les modèles. Et ce n’est point là la
‘ seule allération que cette maison ait
subie, soit au-dedans, soit au-dehors,
si bien que c’est à peine si l’on re-
connait maintenant le jardin délicieux,
contigu à cette maison, ouvrage chéri
de Vittoria; il offre encore aujourd’hui
des fleurs et une agréable verdure, et
surtout quelques lauriers qui datent du
temps du grand arliste, et qui, verdo-
yant monument laissé par les âges à
sa mémoire, recoirent la visite de tous
les voyageurs amis des arts et des doux
souvenirs.
— 115 —
sente le sollazzevoli brigate dei beoni,
ed in luogo de’ busti di modelli e di
disegni si veggono schierate intorno, le
botti, le bottiglie e le guastade. Questa
casa sofferse benanco molte alterazioni
entro e fuori, onde omai si riconosce po-
co più del giardinetto contiguo alla casa,
deliziosa cura del Vittoria, il quale era
ricco di fiori e di erbe peregrine, ol-
tre alcuni allori che risalgono al tempo
dell’artista, e i quali, tuttavia rigoglio-
si, come sacro monumento visitati sono
dai curiosi.
D: 9 pis ; pf
Tnt Fa Nan NI)
| ; RETE. ARI molle. » PREME,
| eo lu +
% Ra vec 5
patti rog Vu
caler Da
di of cir Mob dog
ui sion nier Gr es du Wes pic
LES fl 4 évitent
i rar À re aitié guest: droit
res: un
Ge ur Nbc uti his Vhinguss,
tp age
trext LP, Mao Ji Re nali le toire,
i) Reg. Yospers; Ki dr bath, Per
ist Malt ei ie site Han, Henrkraugt aies
Mébéily | th, des (arr ru
GER er Hart ne " ‘he Pia - ad Rive te iu
n diano Te Rift. Vanipersgr À bop,
pata e de du coni el
Nr né {apice
Haut HONTE “plein ie pier: gle agata
‘és Anbuostaii «pai Vappeltuai da he
> Veglia CUS AIS inibertsi tito) OT TE LED
“4 pasti sat pales | ete LUE Le “mafia
paint Vita, DAS sapri
ME ae et MINT
“i NI È hag”
fi MESSI dues aa dine Tin "ogg de
VI) «dg DENTIER aa dur: At Vaglio de.
Nu: UE Bu. | ta ETA pi o Abi, è
pile dI Eno + vip rat AUTOS
si Rue Nr quit tive "po le) ‘ps limi dere,
CI MII Pin? ipo bons SONT
EU Nam vez le Wire “ah CPAS
| ts à EPL n atta du LD TUE td
pit "ae ‘e Junkers ep: BLUNT
fa Mens pala HER l'ure de Mrs
pas sona ALES
tot ooiaod erdlca sex
Ve. cr eee ne
etultbta, MT ER, Léon LE
teu. } er
ris
ni sil inloq "a. nd
die noise x8tios ou
Een LA: mb
Lea A A Pio.
À aid #gii7u0 aliozian frate
ESTE OT ER sito. ti ani | }
Afdsdiga ETS 35 po
ti | cab dust ip avvisi 2suplonp 40
amine dep, AE Lie bug sb DIC d
a im Caut trie LUS
9h
cAMP rile h. tie. ET cis éagt vi
Î ritore Fatto 10 ft: il ROLLE set
ago ab olizie. si, day1l0991‘ ion or
i Ma apporta ibi cio +, 6 tan
1 ré (A
| aludio AE Cagitoa
Ta
il LA LE CR È xi 44
‘+ elite
das far ET Le i
f PORTE SETT ue CIE ili
Va nl COLE PE CES ME | RUE,
; MON fe. gpnitò VE fara
: 40 o si Hu PL Prata ci n
1 ù 4 2: =
seta eu Vitinia) edi Ade
r .
Ph UT kira US:
vu big. ui ir ti dif sabre
mani ALERT L 4 L
7 più i bic dal pe di porta al
(Ugo 4) ira * a LC avion a À
ba vale sa curi aie. du. petla nt
È \riwéra” UE fatuo, di 0634 eni >
per puella * rd, rossana di “bj
porn Magdi la! des pee ilrire Pasi
Ausili il fée alfibro estate sputi
to tes | Und. Miidunon alive - tuti. Vai ti
IRTISTICA Rata, Merola üy Fi see
vd. sl sé de. gi at ani gdo, et
potete realite è Suc
pi. ctf ati s “se
à sia je quiete Avira
n spet]
LI
TROISIÈME VISITE.
.… iwest pas nécessaire de prendre une
gondole pour cette visite.
; Eglise de SIAE DIOR Soa iI
, «Millin, dans leDictionnaire des beaux-
arts, et les Encyclopédistes à l’article
Architecture, ont avancé d’après Sansovi-
no que, celte église a été bâtie au XIV
siècle sur des plans de Paul Barbetta
qui avait choisi pour modèle la nef du
milieu de da basilique de S. Marc. Il
n’en est pas moins vrai qu'elle fut par
la suite considérablement restaurée ; si
bien que cette église, telle que nous.
la voyons aujourd’hui, appartient évi-
demment à l’école de Sansovino. Il est
même constant que, renversée l’an 1639
par. un tremblement de :terre, elle. fut
reconstruite définitivement. aux frais de
Turino. Tonono, fils de Bartolomeo ;
une inscription, placée dans: l’église
par le curé Pierre Bernardi, atteste sa
reconnaissance pour un tel acte de gé-
nérosilé.
Le premier autel à droite en.entrant
possède un tableau de Jacques Palma,
lequel représente: — la Wierge des
sept douleurs —; le second est orné
d’un ouvrage de Barthélemy Vivarini,
qui porte la date de l’an 1409 et re-
présente: — a Wierge, S. Joachim;
Sainte-Anne et quelques autres personna-
ges — Parmi les belles peintures que
renferme .cette église, on remarque: =
LE
VISITA TERZA.
Sarà indifférente in questa visita luso
della gondola.
SJ. Formosa,
Scrissero il Millin nel Dizionario
delle Belle Arti, e gli Enciclopedisti
nell’ articolo. dell’ Architettura; seguia
tando il Sansovino, essere stata, questa
chiesa eretta nel secolo decimoquarto
secondo l’antico modello di Paolo Bar-
betta, al quale serviva di norma il cor-
po di mezzo della basilica di S. Marco,
Egli è vero però che in progresso di
tempo veniva largamente restaurata, di
maniera che la si vede al presente con-
dotta secondo le forme sansovinesche;
anzi è certo che rovinata Panno. 1689
da un tremuoto, fu ‘ridotta nella forma
in che si ammira tuttavia dalla magni-
ficenza di Turino Tonono, figlio .di
Bartolomeo, al quale la gratitudine del
parroco Pietro ‘Bernardi, poneva, l’an-
no 1690, un’ iscrizione che. ricordasse
quest’ atto generoso,
Nel primo altare a destra di chi en-
tra fa posta una pala di Jacopo Palma,
che rappresenta — la Vergine Addolo-
rata —; nel secondo una tavola di
Bartolameo Vivarini, data l’anno 1407,
in cui .si veggono — la Madonna; San
Gioachino , Sant Anna' ed altre figu-.
re —. Fra gli altri bei dipinti ond’è
ricca la chiesa, si annovera — una Ce-:
na — ili Leandro Bassanog e di rime
— 116 —
la Cène — de Léandre Bassano; un
tableau qui passe pour le chef-d’oeuvre
de Palma l'Ancien, et qui nous offre
six compartiments dont celui du mi-
lieu représente — Sainte-Anne —; et
une composition de Balthasar D'Anna
qui nous offre — le Pape confirmant
l'institution pour la délivrance des escla-
ves.
A gauche de la grand’chapelle, on
en trouve une érigée aux frais de la
famille Grimani, dont la voùte est or-
née de mosaïques exséculées d’après
les cartons de Jacques Palma.
Cette église a deux façades; la plus
grande, qui s’élève vis-à-vis d’un pont,
fut construite au XVI siècle par un
architecte inconnu. Au-dessus du por-
tail, on voit la statue du célèbre gé-
néral Vincent Cappello, exécutée par
Pierre de Salo. L'autre facade, bâtie en
1604, est décorée des bustes de 3
membres de la méme famille Cappello.
Polato MTalipiero. i
Sur la place où s’élève cette église,
on distingue entr’autres palais celui
des Malipiero, construit par l’archite-
cte Santo Lombard; sa façade, recou-
verte de marbres précieux, est aussi
élégante que riche. — Au pied du pont
situé à l’angle de ce palais, commence
la rue Ruga Juffa dans laquelle on voit
à gauche
Le Palais G ciuaut.
‘* Cet édifice fut probablement bati
aù XVI siècle, lés uns disent par Jean
Grimani, patriarche d’Aquilée, les au-
tres par Michel Sammicheli. La fa-
cade de l'entrée principale est divisée
petto ad essa il capo d’ opera del vec-
chio Palma, che è una tavola in sei.
comparti, con — $S. Barbara — nel
mezzo ; non che un quadro di Baldas-
sare D'Anna, in cui è espresso — zl
Papa che conferma l'istituto di libera-
zione degli schiavi.
La cappella a sinistra della maggiore
fu eretta a spese della famiglia Grima-
ni, e la volta, adorna di mosaici ese-
guiti con cartoni di Jacopo Palma.
Questa chiesa ha due facciate, la mi-
gliore delle quali si reputa quella che
guarda il ponte, e fu eretta nel seco-
lo XVI da ignoto autore. Sulla porta
sorge la statua di Vincenzo Cappello
celebre generale, sculta da Pietro da Sa-
lò. L’altra facciata fu eretta l’anno 1604
ed è adorna di tre busti della mede-
sima famiglia Cappello,
CAIO Malipiero.
Sulla piazza in cui sorge questa chie-
sa fra 1 principali palazzi deesi notare
quello dei Malipiero opera dell’archi-
tetto Santo Lombardo, e per la elegante
sua facciata e pei fini marmi di cui ella
è incrostata. Passato il ponte presso
l’angolo di questo palazzo si entra nella
calle Ruga Juffa alla sinistra della qua-
le si vede il
Palazzo Grimani.
Questo palazzo si vuole opera del
secolo XVI e il merito dell’ averlo ar-
chittetato se Jo ‘contendono Giovanni
Patriarca d’Aquileja, e Michele Sammi-
cheli. Il prospetto dell’ ingresso prin-
*
| Me |
en deux ordres corinthien et rustique.
La porte est fort enjolivée ; deux té-
tes romaines sont placées de chaque
côté. Une riche collection de statues
| antiques, d'armes, de bas-reliefs, ete., est
disposée tout autour d’une cour ma-
gnifique. À gauche en entrant, on trou-
ve — une statue colossale de Marc À-
grippa —, ravie au vestibule du Pan-
théon de Rome. Dans un étage supé-
rieur, on voit une galerie précieuse
de médailles, de peintures, d'inscriptions,
de vases antiques, etc. Le palais possé-
de une élégante chapelle riche en mar-
bres estimés, et dont l’autel est orné
d’— un Christ couronné d’épines =; 1a-
bleau remarquable de Palma l’Ancien;
en face de la fenêtre, sont placées —
— deux têtes du Rédempteurs et de la
Vierge —, peintes par Salviati. — On
y admire aussi deux salles ornées de
1539,
par Jean d’Udine; sans compter les
— stucs et de peintures — en
tableaux nombreux et estimés qui dé-
corent les aulres appartements de ce
palais.
cipale è distinto in due ordini rustico
l’uno, l’altro corintio. La porta è orna-
tissima e vi sono collocate d’ ambo i
lati due antiche teste romane. Magnifico
n’è il cortile, e intorno ad esso vi è
disposta una ricca collezione di antiche
statue di tempietti di urne di bassi ri-
lievi d’ iscrizioni, e altre siffalte opere
greche e romane. A. sinistra di chi
entra ammirasi la statua colossale di
Marco Agrippa, celebre ed insigne la-
voro ' tolto dal vestibolo del Panteon
di Roma. Il piano superiore offre una
preziosissima galleria di antiche sculiu-
re, iscrizioni, bronzi, medaglie, vasi e pit-
ture di celebri autori. L'oratorio è ele-
gante, ricco di finissimi marmi, e sul-
l’altare vi è Ja tavola — con Cristo co-
ronato di spine —, egregio lavoro del
vecchio Palma. In faccia alla finestra
stanno due teste dipinte dal Salviati che
rappresentano — il Redentore, e la Ver
gine —. Vi si ammirano eziandio due
camere lavorate a stucchi e pitture da
Giovanni da Udine 1° anno 1539. Molti
quadri poi di celebri autori adornano le
varie stanze di questo palazzo.
Place de Sainte-VTarine.
Retournant sur la place de Sainte-
Marie-Formose, on parvient, après
Pavoir traversée en droite ligne, à une
rue qui tire son nom Borgo loco, de
la locution vénitienne: tegnir uno a
loco e foco, c’est-à-dire entretenir quel-
qu’un, lui donner lieu et feu; Borgo
loco, était en effet occupée autrefois par
un grand nombre d’auberges. Lorsqu’
on l’a franchie, on arrive à la place de
Campo di S. Marina.
Retrocedendo al campo di S. Maria
Formosa, e attraversatolo direttamente
sì giunge in certa via conosciuta sotto
I° appellativo di Borgo loco così detta
dalla frase del veneto dialetto, tegnir
uno a loco e foco, che gli italiani di:
rebbero aver uno a provvigione, cioè
tenerlo a proprie spese ec., mentre in
aveanvi
Quindi si giunge al
questa contrada | anticamente
molti alberghi.
— 118-—
S.te Marine, ainsi appeleé du nom de
d'église dont elle w’offre aujourd’hui
pas même les débris: église précieuse
cependant pour tont bon Vénitien, dans
laquelle furent ensevelis des doges Mi-
chel Steno e Nicolas Marcello, célèbres
pour leurs exploits et pour les circon-
stances où ils régnèrent, et Taddeo Della
Volpe d’Imola, illustre général: de la
république. vénitienne. Sur l’emplace-
ment où existait jadis cette église s’é-
lèvent maintenant quelques maisons ob-
scures: mais Ja fête de Ja Vicrge, pa-
trone de l’ancienne paroisse, est enco-
re aujourd’hni célébrée religieusement
par les habitants de ce quartier de
Venise,
Egli » de Ste Nazi des IUitaches.
Après avoir dépassé le pont qui s’é-
lève à droite de la place de S.te Ma-
rine, tournez à gauche, et entrez dans
la rue dite des Miracles qui vous mène-
ra tout de suite à l’église du même
nom, bâtie en 1481 d’après les plans
de Pierre Lombard, et dont aux XVI
et XVII siècles, plusieurs auteurs é-
crivirent l’histoire. Quelques-uns pen-
sent que Lombard, ne. fit que copier
les .dessins., d’un archilecte inconnu,
em y ajoutant .ceux;de ila chapelle prin-
cipale. Quoisqu’il en soit, ,cet édifice
porte, l'empreinte du style grec.,.et pour-
rait bien étre l’expression.du goût pour.
la isaine. architecture ; qui «commençait
alors à enailre. Entièrement .revêlue
soit au-dedans , soit .au-dehors,, de
marbres, précieux (par le travail non,
campo di :Santà !Mirina, Dalle distrutte
fondamenta «della. chiesa. donde ha no:
me questo. campo;.sorge tuttavia Ja me-
monia: delle più: gloriose ‘gesta de’nostri
padri; Scendevano dà dentro agli eterni
riposi .i Dogi Michele Steno, e Nicolò
Marcello illustri per mabili imprese, e
per: le (circostanze dei tempi sin che
regnarono; non che Taddeo Della Volpe
da Imola’ rinomato condottiere : della
repubblica. Ove era da chiesa furono
erette private ‘abitazioni, ma i ciltadini
di quel:luogo fedeli quasi diremmo alle
sopraddette patrie reminiscenze ondé
era quella chiesa inonumento, festeggia-
no con solenni luminarie il giorno sa»
cro alla Vergine titolare.
ARA, OS
A destra del campo di S. Marina
w ha un ponte, che è d’uopo passare
per poscia volgere a sinistra, ed entra-
ve nella .calle chiamata dei Miracoli per-
ciò che ti conduce alla chiesa di que-
sto nome. Ella fu eretta 1’ anno 1481
col disegno di Pietro Lombardo, ed
ebbe nei. secoli XVI e XVII storici che
narrarono diffusamente la origine sua.
Alcuni però. credono il Lombardo non
aver. fatto se non eseguire il modello
di altro.autore;ignoto, aggiungendovi di
proprio: la «cappella maggiore. Comun-
que sia «questo. tempio ha una compo-
sizione isul gusto greco, ed anzi lo si
potrebbe appellare uno sfogo dell ar-
chittelura :la quale a quei.di cominciava
avveramente risorgere: Egli.è ricchissi=
mo, e tullo vestito di. marmi entro e
— 149 —
moins que par la matière, dont où ne
sattrait trop regretter la détérioration
causée par l'humidité et Pair salim, cette
belle église offre une façade ornée de
deux ordres de pilastres, le premier
corinthien, le second ionien, au-dessus
desquels s'élève -un majestueux fron:
ton en demi-cercle. Les piliers de la
porté, laquelle est fort remarquable,
sont enjolivés de gracieux arabesques;
sur le portail est placé une + statue
de la Vierge en marbre —, ouvrage
d’un certain Pirgotele dont la ville nue
tale n’est pas bien connue, mais qui
était certainement italien et grand ar-
liste. Ea vote de cette église revélue
de peintures exécutées par le fameux
Pierre Murie Penaechi, est digne de
ce peintre; la perfection du coloris
aussi bien que celle du dessin, est
telle que le temps a épargné cet ou-
vrage, divisé en 50 compartiments ;
chacun desquels représente une demi-
figure d’un personnage du nouveau ou
de l’ancien testament.
‘Au-dessus des deux autels lateratx
aux marches qui conduisent à la grand’
chapelle, se trouvent deux belles sta-
tues de Jérôme Campagna, représen-
tant > Sie Claire et S François —.
La grand’chapelle est surtout digne
d’atterition; on y monte par seize gra-
dins, ce qui lui préta beaucoup de
majesté, tout en permettant à Parchi-
tecte de pratiquer judicieusement au.
dessous deux sacrislies que l’exiguité
de Pemplacement ne lui permettait pas
de placer autre part. La balustrade,
ornée de quatre demi-figures qui nous
offrent: — L’Annonciation, S François
d'Assise et Ste Claire — les- piliers,
couverts de bas-reliefs et d’arabesques
délicats —, la coupole, nous présentant
— les quatre Evangélistes —, l'autel —
les deux statuettes de S. Antoine Abbé et
|
fuori con somma finitezza, e diligenza
lavorati, ed è. grandemente da deplora-
re che il salso e l’umido abbiano reca-
to.grans danno alla di lui venustà. La
facciata si adorna di due ordini. di pi-
lastri, il primo, corintio l’altro jonico
che sorreggono un ricco sopraornato
sul quale ergesi maestoso ed. elegan-
tissimo frontone di mezzo. cerchio, Ma-
gnifica, è la porla, graziosi rabeschi ne
abbellano i pilastri, e siede. sovr’ essa
una mezza Stalua — di Nostra Donna
— in marmo scolpita da certo Pirgo-
tele dellà cui. patria disputano alcuni
ma che in vero era italiano e valente ar-
tetice, Il soffitto della. chiesa è opera
di Pier Maria Penacchi, ed è lavoro
ben meritevole della fama che gode,
perchè l’artista seppe trovare belle for-
me, e usar di colore vago e saporito
onde conseguì che il tempo medesimo
rispettasse il suo dipinto, il quale è
diviso in cinquanta comparti ciascuno
con una mezza figura di un Santo, 0
del vecchio, o del nuovo testamento.
, Sovra li due altari laterali alla gra-
dinata che mettè alla cappella maggiore
sono due bellissime statue di Girolamo
Campagna le quali rappresentano S$.
Chiara e S. Francesco
lissimi lavori, La cappella maggiore
ambidue bel-
medesima, è monumento. di altissimo
' ° . »
pregio, Ascendesi ad essa per sedici gra-
dini, donde ne procede molta maestà, gio-
vando nel medesimo tempo al comodo
delle Sagrestie che 1’ autor giudizioso
collocava al di sotto, per acquistar ogni
avvantaggio sulla ristrettezza del sito.
Le balaustrate con quattro mezze. fi-
gure esprimenti / Annunziata, S. France-
sco d'Assisi, e S. Chiara; i pilastri fre-
giati con minuli lavori di basso rilie-
vo e rabeschi; i quattro. Evangelisti nei
pennacchi della cupola, le due statuette
di S. Pietro e S. Antonio Abate, final-
de S. Pierre —, enfin — les deux an-
ges —, coulés en bronze par Barthé-
lemy Rubellino l’an 1606, sont autant
de monuments précieux. On ne saurait
oublier non-plus les vitraux de la croi-
sée supérieure qui représentent — &
Sauveur —, ni ceux qui nous offrent
— Notre-Dame entre deux Anges —.
Le dernier autel possède un beau ta-
bleau de Jean Baptiste Pittoni, qui re-
présente — S. Pierre d’ Alcantara, S.
Jerôme et quelques autres Saints.
Après avoir visité cette église, le
curieux doit repasser par la rue des
Miracles, franchir le pont des Herbes,
le pont Rouge, el, tournant à gauche,
il arrive sur la place de S. Jean et S.
Paul.
Eglise des $$. Jean eb Pau,
On ne saurait bien sûrement indiquer
l’auteur de ce temple magnifique; mais
ce qui ne souffre point de discussion,
c'est que la construction de cette égli-
se, commencée en 1246, n’était pas en-
core achevée en 1390. Son architecture
appartient au style improprement: ap-
pelé tudesque et ressemble à celle de
la plupart des anciennes églises des
frères Dominicains, ordre religieux par-
mi lequel il ne faut pas oublier que se
trouvèrent plusieurs architectes distin-
gués ; ce qui fait penser à beaucoup
qu’un dominicain fut l’auteur de celte
église, tandisque d’autres penchent à
croire qu’elle fut l’ouvrage d’un con-
temporain et d’un disciple de Nicolas
Pisano. i
mente i due . Angiolini bellissimi getti
di Bartolomeo Rubellino milanese, che
portano la data dell’ anno 3606, son
tutti nobilissimi lavori di ottimo dise-
gno, e buon gusto. Nè indegna di os-
servazione è la finestra nell’alto, ove è
dipinto sul vetro — il Salvatore —,
nè l’altra circolare ove è similmente
dipinta — Nostra Donna fra due An-
gioli —. Nell’ ultimo altare v° ha una
bell’ opera di Giambattista Pittoni che
è una tavola — con S. Pietro d’ Alcanta-
ra, S. Girolamo, ed altri Santi.
Dopo questa chiesa il viaggiatore
può retrocedere per la calle dei Mira-
coli passar il Ponte dell’Erbe e Ponte
Rosso donde girando a sinistra scen-
derà in campo de’ SS. Giovanni €
Paolo.
Chiesa di SS. Giovani e Paolo.
Chi fosse 1° autore di questo magni-
fico tempio donde s’ intitola il campo,
non è ben noto, ma sappiamo che
fu incominciato ad erigersi l’anno 1246,
e non ancora compiuto del 1390. L’ar-
chitettura è tedesca e di quella maniera
onde sono costrulte le antiche chiese
dei frati di S. Domenico, per la qual
circostanza, e perchè in quella religio.
ne furono molti celebri architetti se ne
stima autore da molti un di que?’ frati
medesimi, intantochè altri inclinano a
qualche, contemporaneo, o seguace di
Nicolò Pisano.
|
fi
TENTE TT
77
PP)
VAE:
Li
El K
SZ
DLL Ar rer
TE ST SIA È
OSIO VATI
PEZZA
2715
LES
Sh
= LA
A
== EE
ME CrSelr one
LAO GA
CASE CP CT
Arre
SN 9
NN
NIN
ehi
ALT
a
CE Vpn Le
Poe
74 LCA
C4
EF
222
Le
Te eye
CAIZAA
DE,
LA
di LEURS
Nu
Ce temple a 290 pieds véni-
tiens de longueur, et 125 de largeur à
Vembranchement de la croix dont il a
la forme; il est haut de 108 pieds.
On Je consacra l’an 1436. L'auteur
de son portail n’est pas mieux connu
que celui de l’église elle-même; ce
superbe ouvrage, surmonté d’une ogive
charmante, et orné de sculptures exqui-
ses, est soutenu par six colonnes d’un
très beau marbre. On pourrait donner
à cette église le nom de Sainte-Croix
venitienne (1). Elle renferme en effet
les restes mortels des héros les plus il-
lustres de Venise, déposés dans de
magnifiques mausolées que leur a élevès
leur patrie reconnaissante.
Dès l’abord en entrant, on aperçoit
à gauche un monument érigé au Doge
Pierre Mocenigo, mort en 1476, et exé-
cuté par Pierre Antoine et Tullius
Lombard. Vient après celui de Jérôme
Canal, ouvrage du XVI siècle, suivi
immédiatement du premier autel, qui
possède une des premières peintures
de Jean Bellini, représentant — a
Vierge, le divin Enfant et plusieurs
saints —; cette peinture a été restau-
rée dernièrement. Suivent: Ze monu-
ment de Melchior Lancia, sculpté Van
.1674 par Barthel, et celui de Marc
Antoine Bragadino qui mourut pour sa
patrie en Chypre, l’an 1571; ce monu-
ment, orné de clair-obscurs estimés de
VAlabardi et de Piazza, frère capucin,
fut élevé en 1596. Le second autel,
‘aussi riche qu’élégant, est surtout re-
marquable par une composition pré-
cieuse attribuée tour-à-tour à Victor
(1) L'église de Sainte-Croix à Floren-
ce contient les monuments elevés à la me-
moire des hommes les plus illustres de la
Toscane, on pourrait même dire pre-
sque;àde lTialie entière.
Il tempio è lungo 290 piedi veneti,
largo alla crociera 125, al centro 80, ed è
alto piedi 108. Fu consacrato l’ anno
1430. Ignoto eziandio è l’autore del-
l’ ampia porta maggiore, eseguita però
ne’ più bei giorni dell’arte , sormontata
da un arco vaghissimo tutto fregiato di
sculture, sostenuto da sei grandi colonne
di fino marmo, e di tutto tondo. Que-
sta chiesa la si potrebbe intitolare la
Santa Croce veneta (1). Diffatto quà
dentro dormono gli eterni riposi in
magnifici monumenti, innalzati loro dalla
patria gratitudine, e dalla veneta ma-
gnificenza, gli eroi più gloriosi ond’era
quest’ inclita madre feconda.
Ed ecco a destra di chi emvra farsi
subitamente d’innanzi il monumento del
Dose Pietro Mocenigo morto Panno 1476,
il quale appartiene a Pietro Antonio,
e Tullio Lombardo. Seguita quello di
Girolamo. Canal opera del secolo XVI,
E quindi appresso si mostra il primo
altare in cui ammirasi una delle prime
pitture di Gian Bellino e recentemente
ristaurata, la quale rappresenta — Za
Vergine, il Bambino, e parecchi Santi —.
Vien poi il monumento di Melchiore Lan-
cia scolpito } anno 1674 da Barthel, e
quello di Marcantonio Bragadino prodi-
go in Cipro l’anno 1571 della gran-
d’anima per la fede, e per la patria.
Fu eretto l’anno 1596, ed è adorno di
chiaro scuri reputati dell’ Alabardi,. o
del Piazza frate cappuccino. Ricco ed
elegante è il secondo ‘altare, e singo-
larmente ammirabile per un’ insigne
opera attribuita a Vittore Carpaccio od
(1) Za Santa Croce di Firenze si rac-
colgono i monumenti de’ personaggi più
illustri. di Toscana, i quali illustrarono
la patria di gesta e di dotti virtuose.
16
— 122 —
Carpaccio, à Bartolomeo et à Louis Vi-
varini: c’est un tableau d’autel divisé en
gcompartiments. Tout de suite après vient
le mausolée d’ Alois Micheli, mort en
1589. La chapelle qui renferme le troi-
sième autel, possède nombre de pein-
tures remarquables, de marbres pré-
cieux, de sculptures sur bois; on y
admire entr’autres objets d’art un ta-
bleau appartenant au premier genre du
cavalier Liberi, et représentant — /e
Christ crucifié, S.te Madeleine et S. Tho-
mas —. On trouve ensuite le mausolée
des Valier, monument superbe.et gran-
diose, bien que de mauvais goût, éle-
vé par l’architecte André Tirali, Ba-
rata, Tersia, Gropelli et Bonassa y
Sculptèrent en plein-relief %es figures
des Doges Bertuzzi et Sylvestre Valier
et de la dogaresse; femme du second.
Le quatrième autel nous montre —
un Christ flagellé —, peint par 1*Alien-
se, et — S. Hyacinthe marchant sur les
eaux —, par Léandre Bassano, qui
placa dans ce tableau son propre por-
trait sous la fisure d’un homme à che-
val; la voûte est revétue de — cinq pe-
tits compartiments — peints par Palma.
La chapelle qui renferme le cinquième
autel, construite d’après les plans de
Tirali en 1690, est vraiment magnifi-
que; ses parois sont ornées de six
bas-reliefs, éxécutés par le bolonais Jo-
seph Mazza, et représentant les princi-
paux traits de la — vie de S. Dominique — ;
dont cinq sont en bronze et deux en
bois. Le plafond fut peint par Piazzet-
ta. Le sixième antel n’offre de remar-
quable qu’une halustrade én porphyre et
une — Wierge avec l'enfant —, du style
de Célesti. Dans le bras à gauche de
la croix se trouve un beau tableau de
Barthélemy Vivarini peint en 1473 re-
présentant — Saint Augustin assis —.
Vient après le monument de Nicolas
a Bartolomeo, ed anche a Luigi Viva-
rini. Ella è ‘tina tavola in nove compar-
ti. Immediatamente poi sorge il mausoleo
di Alvise Micheli che cedeva alla vita
l’anno 1589. — La cappella del terzo al-
tare è opera magnifica, ricca di marmi,
di sculture in legno, e di pittura. Vi
si ammira la pala della prima ma-
niera del cavalier Liberi che è — Cri-
sto in ‘croce con la Maddalena, e S. To-
maso. — Sorge quindi il mausoleo Va-
lier, grande e magnifico monumento
avvegnachè di gusto. infelice. Lo ar-
chitettava Andrea Tirali, ed il Baratta:
il Tersia, il Grapelli, ed il Bonassa vi
scolpivano di tutto tondo i Dogi ‘Ber
tuzzi Silvestro Valier, e la Dogdressa
moglie del: secondo. Il quarto altare i;
offre — un Cristo flagellato — pittura
dell’Aliense je di Leandro Bassano un
— S. Giacinto che cammina sull’ acqua,
— L'artista vi poneva il proprio ri-
tratto in una figura a cavallo. Nel sof-
fitto son cinque piccoli comparti del Pal-
ma. La cappella magnifica del quinto
altare fu architettata dal Tirali l’anno
1690, e adorna nelle pareti laterali
da Giuseppe Mazza Bolognese di sei
bassi rilievi rappresentanti — Ze azioni
di S. Domenico — cinque dei quali sono
in bronzo e due in legno. Il Soffitto fu
pennelleggiato dal Piazzetta. Nel sesto
altare non si trova di ragguardevole
che il parapetto di porfido, e — la Ver-.
gine col bambino — della maniera del
Celesti. Nella destra crociera splende
un bel quadro di Bartolomeo Vivarini
dipinto 1’ anno 1473, che mostra —
S. Agostino seduto —; e quindi subito
si erge il monumento equestre di Nicolò
Orsino conte ‘di Pitigliano condottiere
della Repubblica, uno dè’più incliti ca-
pitani d’ Italia. Le sue ossa erano ca-
late quà dentro 1* anno 1509. Sotto il
monumento vedesi un quadro di Giam-
J
RES gp 31 | FRRRTE PRG HN!
ui i
POSSE "E
TI
NN on
[I TN
CV
E
+ TT
3 KE =_= =
es “Toros
PERTE RE SEE EE
MN (EE Ve AL
DES
Ca EL)
È PAN VI ci
E RT AE
rt
cd AE.
cel PRI fee VEUT MITO
\ 2 1
M vie st 2
PAL: Fi Li #
DUREE LT AR ILTI
: er. At :
su
À
SLR
D pui
MELLO
tee bte E :
A à. à À
ibi tti CHER
È | 14
È leva
=? MTONTRS
af
i +.
TA DE
Fa
Ursino, comte de Pitiliano, général de
la république et un des plus célèbres
capitaines d’Italie; ses restes mortels y
ont été déposés l’an 1509. Au-des-
sous du monument, on voit un tableau
de Jean Baptiste Dal Moro, qui repré-
sente — Saint Marc assistant à lenrôle-
ment pour la flotte de Venise. — Le
septième autel est enrichi d’un tableau
de Laurent Lotto, qui nous offre —
Saint Antonin, deux anges et divers autres
personnages ; au-dessus de la porte de
cette nef est placée la statue du géné-
ral Denis Naldo mort en 1510; cette
statue est l’ouvrage de Laurent Bregno.
La grand’ fenêtre a été exécutée par
Jérôme Mocetto au seizième siècle
d’après les dessins, à ce que l’on croit,
de Vivarini; Ses vitraux coloriés avec
beaucoup d’art, nous offrent plusieurs
belles figures. Le huitième autel possè=
de une composition admirable de Roch
Marconi, c’est-à-dire un tableau repré-
sentantle— Sauveur entouré des apôtres.
A droite de la grand’chapelle, la
première que nous rencOnirons nous
offre le mausolée d’Edouard Windsor
anglais mort en 1574; et deux tableaux
de Boniface, qui représentent: l’un, exé-
cuté en 1563 — Saint Paul, Saint Ni-
colas et un martÿr —; l’autre, — la Mag-
deleine chez le pharisien —. L’autel en
marbre de cette chapelle est un bel ou-
vrage de Vittoria, qui y sculpta les deux
Statues latérales au crycifix. Dans la se-
conde chapelle on trouve un tableau de
Bassano, qui represente; — la Vierge
et S.t Francois —; deux autres du Boni-
ce, nous offrant: le premier, — lA4r.
change Saint Michel —; le second —
Saint Jean Baptiste, et Saint Antoine —;
et un enfin de Lazzarini où est peinte
la — chûte de la manne —. Au-dessus dy
monument de cette chapelle, on admire
nn chef-d’oeuvre de Jacques Tintoret;
battista Dal Moro nél quale è espresso
— $S. Marco assistere alli maritima co-
scrizione in Venezia —. Il settimo altare
è ragguardevole per la pala di Loren-
zo Lotto in cui si veggono — S. An-
tonino, due Angeli e parecchie figure —
e sulla porta di questa crociera ergesi
la statua del condottiere Dionigi Naldo
morto l’anno 1510, e scolpita da Loren-
ro Bregno. — La grande finestra è ope-
ra di Girolamo Mocetto e si crede ese-
guita sul disegno del Vivarini nel se-
colo XVI. Ella è chiusa con vetri a
colori co’ quali sono ingegnosamente
composte alcune belle figure. - Nell’ottavo
altare ammirasi un’opera insigne di
Rocco Marconi che è la pala col +
Salvatore fra gli Apostoli,
La prima cappella a destra della mag:
giore offre il mausoleo di Odoardo 'in-
desor inglese, morto l’anno 1574, e due
quadri del Bonifacio, 1° uno dato del
1563 che rappresenta — S. Paolo; S.
Nicolò, ed un martire —; il secondo —
la Maddalena in casa det Fariseo —. Lal-
tare è bello, ed è finissimo lavoro in nero
marmo del Vittoria che vi scolpì le due
statue laterali al crocifisso. Nella seconda
cappella si aînmira un quadro del
Bassano che è — Za Vergine e S. Fran-
cesco — due altri del Bonifacio l’ uno
con — S. Michele Arcangelo —, il se-
condo rappresentante — S. Gio. Batti-
sta e S: Antonio —, ed un altro del Laz-
zarini porgente — la caduta della Manna.
Sul monumento di questa cappella am-
mirasi un capo lavoro di Jacopo Tin-
toretto che è una grande tela colla —
Vergine, alcuni Santi e Senatori —, quin:
— 1% —
j'entends paler du magnifique tableau
de cet artiste, qui représente — la
Vierge, plusieurs Saints, et quelques Sé-
nateurs —. Vient ensuite un autre ta-
bleau du Boniface, qui nous montre —
trois Saints —, L’autelappartient au style
des Lombard; Guillaume Bergamasque
y sculpta Za Magdeleine.
Dans la grand’ chapelle, sur le mur
à droite, s’élève le monument du Doge
Michel Morosini, mort en 1382; c’est
un ouvrage du quatorzième siècle, or-
né de sculptures et de mosaïques. Vient
après le riche et magnifiqué mausolée
du Doge Léonard Loredano, mort en
1519. Jérome Grapilla en fut l’archite-
cte l’an 1572, et Campagna encore
jeune sculpta la statue du prince, d’après
les dessins de Danese Cataneo, qui exé-
cuta les autres statues et les bronzes,
Sur le mur à gauche, on voit le mo-
nument du Doge Marc Corner, repré-
senté étendu dans le cercueil. Vient en-
suite le plus beau, le plus riche et le
plus élégant mausolée que Venise pos-
sède; c’est celui du Doge André Ven-
dramin, mort en 1479. Cicognara n’hé-
site par à le nommer Ze signe du plus .
haut point de perfection, où soit parvenu
le ciseau vénitien. On l’attribue à Ale-
xandre Léopardo, ou à son école. Aux
côtés de l’urne s’élevaient les statues
d'Adam et d’Eve sculptées par Tullius
Lombard; elles furent transportées par
la suite dans le palais Vendramin Ca-
lergi, et on en mit à leur place deux
autres d’un bon style, qui représentent
deux saints. Le grand autel, ouvrage ma-
gnifique, fut achevé par Mathieu Car-
mer. Le tableau représentant — ? 4s-
somption — a été peint à la détrempe
par Mathieu Ingoli.
Dans la première chapelle à gauche,
on trouve un tableau du Boniface re-
présentant =» Saint Antoine, Saint Marc,
di un altro quadro — con tre Santi — del
Bonifacio. L’ altare è della maniera
dei Lombardi, e nel mezzo vi è scol-
pita — {a Maddalena — da Guglielmo
Bergamasco.
Nella cappella maggiore sulla destra
parete sorge il monumento del Doge Mi-
chiele Morosini che, moriva Panno 1382.
È opera del secolo XIV adorna di scul-
turé e mosaici. Seguita il ricco, e ma-
gnifico mausoleo del Doge Leonardo Lo-
redano morto l’anno 1518. Architettavalo
Girolamo Grapiglia l'anno 1572, ed il
Campagna ancor giovanetto scolpiva la
statua del Principe con disegno di Da-
nese Cattaneo che lavorava le altre statue
ed i bronzi. Nella parete a sinistra sor-
ge il monumento del Doge Marco Cor-
ner colla sua figura stesa sul feretro ; e
dopo questo vi ha il più bello, il più
ricco ed elegante mausoleo che si tro-
vi in Venezia, il quale è quello del
Doge Andrea Vendramin defunto l’anno
1479. Il Cicognara definivalo siccome
» segnale del vertice cui giunse l’arte del-
lo scarpello veneziano ». Si attribuisce ad
Alessandro Leopardo od alla sua scuola;
ed ai lati dell’ urna sorgeano le statue
Adamo ed Eva scolpite da Tullio Lom-
bardo, che vennero quindi trasportate
nel palazzo Vendramin Calergi; po-
nendovi in iscambio altre due di buon
lavoro, che rappresentano due Santi.
Ivaltar maggiore è opera magnifica che
Matteo. Carmero compieva l’anno 1619,
La pala di quest’altare porge —l’Assunta
— dipinta a tempera da Matteo Ingoli,
. Passando nella prima cappella sinistra
sì trova un quadro del Bonifacio con —
S. Antonio, S. Marco ed altri Santi —;
i ===
i |
TENTE TE
LA AUT ICA NOTA
[LEMMA iI OT
ï | iu
LTT
AID
_1.] KA
i
È
és
1 EQU à
ti SI i | Un I
FE 9 TRN
dl hi ia AD |
ATONITS i
3
A TITTI -
intl Hi pt UOTE Re s Al nin L
D ZE È dh ja a TIE np SNA OSTICO jan té sì II
I Rai SSIS] Il 3
à Ai} PST
f a
Her
65 4
N:
x
Ÿ
CS
È
NS
À i È ‘
RI pì CAR ib ale v ù é
Der VA x i + Pisa ult id,
x È pe el i Pa a 4 j 1 4
, ij + 4 La Ko eat ANNE ERA pepe Tata it Loin
1 E A } | RS i ded 4 3 h
Ti ta Ds 3 à 7 fi gu * 4
x rent + o + x *
4 } . de O 4 ar 4 a al +
va M diri Bici DR À i i
‘ i FUME AI 1 di Ù
i 2 ij) » SITA MCE PES MTA r : wa
bi È | : "GRA i LE
NIE Li SLI SO Pte Dig 3 È « és
ni } A bi »
Au f L + FH 4 ACE RODIGI A TUE NS PS ML: NP
? 4 ' AU # Le + + À te) f di + 4 eta
à 4 Vac eee 1% Da rw 3 TUE DE À
f } s 5 ù “ui 4 ni 4
n FL ”
‘ pe £
4 Ho RE - mL A LITE Ÿ } a
n . È à x éd } le TR
Hp) bi é re î carati CT RENTAL
È h VA
DE L) x î j n
we dip 1 x
ME 4 ta ‘ ave II y
\ Di: è PI n "i
n > Ù Li è “
EST Du } - ?
x Ds Ft + FU à "
b * Ò
A SA ni 1" LA tI 3 Le
À hi Mu N
SE El 34 sel L'USO NI I i"
Dir GAI, put à
Ù ) i 3 ue to
f Ci he ns n Vr F
x Mr: Jan TRA cla MH US SLT VITO
i N rr CAR) 4 fe 4
7 ti y ARE PONT LOUIS LEA Tar Ù 1»
\ + Mr Ret i PI MA + P k si
t
#
p
2
dit à
di
Pa
lo
cd.
pr
+
et autres Saints —; une grande compo-
sition de Léandre Bassano, où est peint
— le déterrement d’un cadavre; un ta-
bleau de l’école du Boniface, qui nous
montre — trois saints—, L’autel est orné
d’un tableau, chef-d'oeuvre de Léandre
Bassano, qui représente la — Sainte Tri-
nité, la Vierge etquelques Saints —. Dans
la seconde chapelle se trouve le monu-
ment du général Jacques Cavalli mort
en 1384, ouvrage de Paul fils de Jaco-
bello dalle Massegne, Vénitien. Les fre-
sques du pavillon qui le décore, ont
été exécutées par Lorenzino disciple
du Titien. Cette chapelle possède en
outre un tableau du Padoanino, où l’on
voit — Saint Dominique apaisant une
tempéte —; et un autre du Boniface,
qui nous offre — trois Saints —; sur la
paroi du bras à gauche de qui en.
tre par la grand’porte , existe un ou-
vrage précieux exécuté en 1/80, par
Antoine Dentone; c’est un groupe en
marbre représentant — Victor Cappello
agenouillé devant Sainte Hélène —; et ap-
partenant jadis aux ornements du por-
tail de l’église, située dans l’ile de ce
nom. Au-dessus de la porte du bras
gauche de la croix, est placé Ze mau-
solee du Doge Venier mort en 1400; c’est
un: bel ouvrage attribué aux deux frères
dits dalle Massegne. Cette porte conduit
à la chapelle du Rosaire, qui fut enrichie
de magnifiques ornements par Alexan-
dre Vittoria après la victoire remportée
à Curzola l’an 1571. Au-dessus de la
porte par laquelle on entre dans cette
chapelle, on voit un tableau représen-
tant Za sainteSligue et où l’on remarque
les portraits fidèles du pape Pie V, de
Philippe roi d'Espagne ; et du Doge
Alois Mocenigo. Derrière eux le peintre
a placé Marc-Antoine Colonna, Jean
d’Autriche et Sébastien Venier, géné-
raux de ces princes. Ce tableau est un
una gran tela di Leandro Bassano, che
rappresenta — il disseppellimento di un
cadavere —; un quadro della scuola del
Bonifacio — con tre Santi —. L altare
è ricco di un capolavoro di Leandro
Bassano, che è una pala —- colla SS.
Trinità, la Madonna e alcuni Santi
—. Nella seconda cappella s’ incontra
il monumento del general Jacopo. Ca-
valli, morto 1’ anno 1384 e condotto
da Paolo figlio di Jacobello dalle Mas-
segne veneziano. Gli affreschi del padi-
glione che lo adornano sono di Loren-
zino discepolo del Tiziano. Questa
cappella possiede eziandio un quadro
del Padovanino, in cui si vede — S.
Domenico calmare una tempesta, — ed un
altro del Bonifacio — con tre Santi —.
Sulla parete della crociera a sinistra di chi
viene dalla porta maggiore vi è un pre-
giatissimo. lavoro di Antonio Dentone,
fornito l’anno 1480, vale a dire un
gruppo in marmo rappresentante — Wit-
tore Cappello genuflesso dinanzi a S. Ele-
na --, il quale apparteneva un tempo
agli ornamenti della porta della chiesa
nell’isola di questo nome. Sulla porta
di questa sinistra crociera sorge il mau-
soleo del Doge Antonio Veniero, morto
Panno 1400. È ricco lavoro attribuito
ai fratelli dalle Massegne. — Per questa
porta si passa nella cappella del Ro-
sario, la quale, dopo la vittoria delle
Curzolari, ottenuta l’anno 1571, venne
arricchita di magnifici ornamenti sotto la
direzione di Alessandro Vittoria. Sulla
porta per cui si entra in questa cap-
pella vi è un quadro con {a Sacra Lega,
in un si distinguono àl naturale i ri-
tratti di Papa Pio V, di Filippo re delle
Spagne e del Doge Alvise Mocenigo.
Dietro ad essi stanno i loro generali,
cioè, Mare’ Antonio Colonna, Giovanni
d’ Austria, e Sebastiano Veniero. L’opera
è fra le più insigni di Domenico Tin-
— 126 —
des meilleurs de Dominique Tintoret.
On attribue à ce même artiste, ou à
Jacques son père, un autre tableau
placé à votre droite lorsque vous en-
trez et représentant la célèbre Batail-
le de Curzola. À gauche est placé un —
Crucifiement — de Jacques Tintoret. L’
autel de forme quadrangulaire est l’ou-
vrage da Jérôme Campagna, ainsi
que deux statues — de Sainte Rose et
de Saint Thomas —, qui décorent les
deux angles postérieurs, tandis que celles
de — Sainte Justine et de Saint Do-
minique —, sculptées par Vittoria, s’élè-
vent aux deux angles antérieurs. Der-
rière l’autel se trouve un tableau de
Laurent Corona, d’après un modèle de
Vittoria, représentant — l’Annonciation
de la Vierge —. Les parois qui entourent
cet autel sont ornées de bas-reliefs en
marbre , reproduisant — a vie de
N. S. Jésus - Christ. —;
par divers artistes, tels que Bonazza,
Taglia-Pietra, Toreti, Morlaiter , et
sculptés
quelques-autres depuis l’an 1600 ju-
squ’en 1732. Au-dessus de l’autel, en
voit au plafond un bel ouvrage, exécu-
té par Jacques Palma en 1594, et re-
présentant — Notre-Dame couronnée en
Paradis —. Un ovale où l’on voit —
la Vierge distribuant des chapelets à Saint
Dominique et à Sainte Catherine —,
ouvrage de Jacques Tintoret, forme le
plus bel ornement du plafond de cette
chapelle, où l’on trouve d’ailleurs plu-
sieurs autres peintures estimées.
En retournant dans l’église ; on a-
perçoit près de la porte Ze mausolée de
la Dogaresse Agnès Venier, sculpté au
quinzième siècle; puis une statue en
bois doré de Léonard Da Prato, illustre
Général de la république. Au-dessous
sont placés deux tableaux, qui repré-
sentent: l’un, — trois Saints, = ouvrage
de Vincent Catena; l’autre — un Cru-
toretto. È ad esso Tintoretto, ovvefo à
Jacopo suo padre, è attribuito 1’ altro
quadro a destra di chi entra, che rappre-
senta la celebre Vittoria delle Curzolari.
Di Jacopo Tintoretto poi è un quadro
a sinistra il quale rappresenta la — Cro:
cifissione — LI altare di figura quadri-
forme, è opera di Girolamo Campagna
a cui appartengono pure le due statue
di S. Rosa e S. Tommaso, che si ammi-
rano ad ambo i lati posteriori, mentre
il Vittoria scolpiva le altre due di S,
Giustina e S. Domenico, che sorgono ai
lati anteriori, Dietro l’altare è una pale
dipinta da Lorenzo Corona con modello
del Vittoria, rappresentante — ? Annun-
ciazione di M. V. — e le pareti che
circondano questo altare sono adorne
di moderni bassorilievi di marmo che
esprimono — la vita di N. S.G.C.—,
scolpiti da varii artisti fra il 1600 e
1732, cioè dal Bonazza, Tagliapietra;
Toretti; Morlaiter ed altri. Nel soffit-
to sopra l’altare vedesi il bel lavoro
di J. Palma fornito l’anno 1594 che ti
porge — Nostra Donna coronata in Pa-
radiso — Un’ovale poi rappresentante
— la Vergine che distribuisce corone a
S. Domenico ed a S. Caterina —, opera di
J. Tintoretto, forma il principale orna-
mento del soffitto di questa ricca cap-
pella. Altre pregiate pitture eziandio si
veggono in essa.
Lasciata questa, e ritornando in chiesa
presso la porta ti si presenta il mau-
soleo della Dogaressa Agnese Venier che
nel.secolo XV, veniva scolpito, indi Za
statua în legno dorato di Leonardo Da
Prato illustre generale della repubblica
sotto cui veggonsi due quadri. In uno
di essi sono raffigurati — tre Santi —- ese»
guiti da Vincenzo Catena; nell’ altro —
PISTES
tig NR vii
I NININE
TPE
D TE (IS | fn LAN
i
74 4 DIA MELO PREME D | | ; DI OSS : | €
/ 4 C7 227 vd Luigi Lreessano 27 one À Aewishovesani
Pr
À
+
à
‘dk,
8
À
TR
EN 27
:
cifiement —, par Joseph Del - Sal-
viali.
En continuant à faire le tour de l’é-
glise, on rencontre un petit autel orné
d’un tableau où est peint — Jésus-
Christ soutenu par des Anges —, copie
. d’un ouvrage de Paul Véronèse, par le
Padoanino ; et sur le mur voisin —
‘un Crucifiement — par Jacques Tinto-
ret.
La porte qui mène à la sacristie, a
été exécutée d’après les dessins du Sca-
mozzi; les bustes des deux Palma et du
Titien ont été placés en 1621 au-dessus
de cette porte. En 1628 on déposa les
restes mortels de Palina-le-Jeune dans la
tombe qui s'élève devant cette même
porte.
Entré dans la sacristie, vous
trouverez, à droite, un tableau où
André Vicentino peignit en 1606 — Za
donation — que Tiepolo fit aux Domini-
cains du terrain sur lequel on batit
cet édifice. Le tableau de l’autel, qui re-
présente — plusieurs Saints =, ainsi que
celui à droite où est peinte la — Re-
surrection de Jésus-Christ —+, sont tous
deux l’ouvrage de Jacques Palma. A
gauche de ce même autel, on voit —
un Christ portant sa croix —, tableau at-
tribué à Louis Vivarini. Au-dessus de
ces compositions, Léandre Bassano pei-
gnit dans deux croissants — wr ange, et
PAnnonciation dé la Vierge —. Ce mé-
me peintre, dans un grand tableau qui
décore le mur vis--vis la porte, repré-
senta — Ze Pape Honorius III qui con-
firme l'ordre des Dominicains. — Le pla-
fond de cette sacristie est l’ouvrage de
Marc Vecellio, qui y représenta — le
Christ, la Vierge, Saint Dominique et
Saint Francois d’ Assise.
Retourné dans l’église, vous aper-
cevez d’abord à gauche le monument
un' Crocifisso — di Giuseppe del Sal-
viati.
Seguendo il giro della chiesa incon-
tri piccolo altare avente un quadro --
con Cristo sostenuto dagli Angeli — co-
pia di un altro di Paolo Veronese trat-
ta dal Padovanino; e sulla vicina parete
altro quadro con — la Crocifissione —
scelta opera di J. Tintoretto.
Ornata con disegno dello Scamozzi,
è la porta che conduce alla Sagrestia.
Il vecchio ed il giovane Palma ed il
Tiziano vi sono rappresentati nei tre
busti che nel 1621 collocavansi sopra
essa porta. Nel 1628 davasi sepoltura
al giovane Palma nella tomba che sor-
ge dinnanzi alla norta medesima.
Nella Sagrestia primeggia un quadro
eseguito nel 1606 su cui Andrea Vi-
centino pingeva la — Donazione fatta
dal Tiepolo ai Domenicani del terreno
su cui fu eretto questo edificio. La pala
dell’altare — col Crocifisso ed alcuni
Santi, e Sante — è opera di J. Palma
siccome dello stesso Palma è la —
Risurrezione di G. C. — che vedesi a
destra dell’ altare medesimo. A sinistra
poi di questo v’ha altro quadro con —
Cristo che porta la Croce — il quale si
reputa di Luigi Vivarini. Sopra questi
due ultimi quadri Leandro Bassano in
due mezze lune pingeva —- ? Angelo e
la Vergine Annunziata —, Dallo stesso
Leandro Bassano venne rappresentato
in un gran quadro che abbellisce la
parete dirimpetto alla porta. — Papa
Onorio III che conferma l'ordine dei
Domenicani —. Il soffitto di questa Sa-
grestia è opera di Marco Vecellio che
vi raffigurava — Cristo fulminante, No-
stra Donna, S. Domenico, e S. Francesca
d’Assisi —,
| Visitata che hai la sagrestia, e rien-
trato che sei in chiesa, sulla sinistra ti
— 128 —
du Doge Pascal Malipieri mort en 1461,
et au-dessous un tableau, qui repré-
sente — Ze couronnement de la Sainte
Vierge — et que l’on attribue au Carpac-
cio. Au-dessus on voit le mausolee du
sénateur Jean Baptiste Boncio mort en
1508, et sous ce monument deux niches,
qui renferment : l’une, les restes du
Doge Michel Steno; l’autre, ceux du
Jeune Alois Trevisan, mort l’an 1528,
renfermés dans une urne élégante; aux
deux côtés on voit sculptés — Saint
Thomas — par Antoine Lombard, —
et Saint Pierre Martyr, — par Paul le
‘ Milanais.
Dans la ligne supérieure se trouvent
les monuments: du général Pompée Giu-
stiniani, mort sur le champ d’honneur
en 1616, et dont la statue équestre a
été sculptée par Francois. Terilli de
Feltre; du Doge Thomas Mocenigo,
monument exécuté en 1423 par Pier-
re Nicolo de Florence, et par Jean
Martin de Fiesole; et enfin celui du
Doge Nicolas Marcello, mort en 1474;
on ignore l’auteur de ce dernier ou-
vrage dont.le style et l’exécution sont
d’ailleurs au-dessus de tout éloge. Mais
un véritable chef-d’oeuvre. du Titien,
c’est le tableau placé sur VPautel qui
vient immédiatement après les mo-
numenis précités, il représente — Ze
martyre de Saint Pierre —. Les Français
après. l’occupation. de Venise, l'avaient
transporté à Paris. On rencontre en-
suite Ze monument d’Horace Baglioni,
mort en 1617, et un tableau de Paul
Véronèse, représentant — la Naissance
de Jésus-Christ.
. «Le dernier autel, fort riche, et d’une
torme.élégante, fut exécuté en 1523, 'par
Guillaume: Bergamasque ; on y. voit au
milieu — une belle statue de Saint Jéré-
me, — et au-dessus un bas-relief repré-
sentant — Ÿ’Assomption—; Vittoria est
l’auteur de ces deux ouvrages.
incontri nel monumento delDoge Pasquale
Malipiero defunto Panno 1461; e sotto
questo un quadro con — l’Incoronaz1o-
ne della B. V. — che si stima del Car-
paccio. Nell’alto poi ti si presenta l’altro
monumento del Senatore Gio. Batt. Bon-
cio morto nel 1508; e sottoposte a que-
sto due nicchie contenenti una : depo-
sito del Doge Michele Steno, V’altra un
Urna elegante del secolo XVI. con le
ceneri del giovane Alvise Trevisan, mor-
to l’anno 1528 sopra. i cui lati veg-
gonsi — S. Tommaso e S. Pietro Marti-
re il primo scolpito da Antonio Lom-
bardo, il secondo da Paolo Milanese.
Nella linea superiore sonvi i seguenti
monumenti. Quello del generale Pompeo
Giustiniani morto sul campo l’ anno
1716, la cui statua equestre era scolpita
da Francesco Terilli da Feltre; quello
del Doge Tommaso Mocenigo che venia
eseguito nell’anno 1423 da Pietro di.
Nicolo da Firenze, e da Giovanni di
Martino da Fiesole; e finalmente quello
del Doge Nicolò Marcello che nel 1474
passava ad altra vita. Di questo ultimo
signora l’autore; è opera di alto me-
rito, di gusto ed esecuzione finitissimi.
Uno dei capo .d’ opera di Tiziano Ve-
cellio è la pala, ritornata a noi dalla
munificenza sovrana; dell’ altare, che
s'incontra dopo i sudescritti monumenti.
Ella rappresenta — S. Pietro Martire —
di cui i Francesi, durante il regime di
Napoleone, ayeano abbellita la loro Pa-
rigi. Seguono poi il monzmento equestre
di Orazio Baglione morto Pannno 1617,
ed il quadro di Paolo Veronese rappre-
sentante — la Natività del Nazzareno —.
Ricco è l’ultimo altare, e di elegante
1523
forma. Esso venia lavorato nel
da Guglielmo Bergamasco. Nel mezzo
di questo havvi la bella — Statua di S.
Girolamo — e sopra di essa — 7 Assun-
ta — in basso rilevo, sculture ambedue
da A. Vittoria,
= SAINT
FRI
O
Ca
MI —
+ Sur le mur à côté de la grand’por-
te, c’est-à-dire à gauche en entrant, on
. trouve le mausolée .du doge Jean. Mo-
cenigo, mort en 1485; Tullius Lombard
en.est l’auteur. Au dessus du même
portail, s’ élève le magnifique monu-
ment des doges Alois Mocenigo, er Jean
Bembo , exécuté d’après les dessins de
Grapiglia. Au-dessous de ce monument,
on voit une urne d’un bon style, qui
renferme les cendres de . Barthélemy
Bragadin mort en 1505.
Enfin sur la place de Saint Jean et
Saint Paul, on admire une majestueuse
statue équestre en bronze, érigée par la
république à Barthélemy Coleoni son
général, et l’un des plus grands capi-
taines de son temps. Alexandre Léopardo
la coula en bronze en 1495, d’après
un modèle du Toscan André de Ver-
‘rocchio. Le piédestal, sur lequel s’élè-
ve cette statue, orné d’exquises scul-
ptures en marbre, est d’un style fort
élégant.
Presque vis-à-vis -de ce monument,
et à droite en sortant. de l’église, on
-
jiouve
L'Bcole de Oœuut-Tace.
Cette école qui appartient à l’hopital
civil, fut élevée par Martin Lombard
assisté, à ce que l’on croit, par Frère
François Colonna, surnommé Poliphile
religieux de ce couvent en 1485. La fa-
cade composée de deux ordres corin-
thiens, est couverte d’ouvrages exquis en
marbre dont la plus grande partie furent
exécutés par Pierre Lombard. A côté de
chacune des deux portes, on trouve
‘ quatre bas-reliefs, qui présentent des
- Nella parete laterale alla porta mag-
giore; cioè a sinistra di chi entra, t!
si presenta il mausoleo del Doge Gio-
vanni Mocenigo morto l’anno 1485, bel
lavoro di Tullio Lombardo; e sopra la
suddelta porta il magnifico monumento
dei Dogi Alvise Mocenigo, e Giovanni Bem-
bo, eseguito sul disegno del Grapiglia.
Soltoposta a quest’ ultimo havvi un’
elegante urna di Bartolomeo Bragadino
di cui l’ anno 1507 .ne segnava. la
morte,
Nel campo poi de’ SS. Giovanni e
Paolo ergesi maestosa una statua eque-
stre di bronzo che la repubblica faceva
porre alla memoria di Bartolomeo Co?»
leoni da Bergamo celebre suo gene.
rale. Alessandro Leopardo nel 1495
fondevala in bronzo col modello di
Andrea da Verocchio toscano. Elegan-
tissimo, e ricco di finissimi lavori in
marmo è il piedestallo sul quale innal-
Zasi questa statua.
Dirimpelto quasi a questo monumen-
lo, e dal lato destro, di chi esce, dalla
chiesa v’ha la
Senolaioe Slot
- Questa scuola di S. Marco, che og-
gidi appartiene al civile ospitale, fu
architeltata da Martino Lombardo al
quale credesi in quest’ opera assistesse
frate Francesco Colonna, soprannomato
Polifilo, religioso di quel convento l’an-
no 1/85. La facciata è distinta in due
ordini corintii, ed è riccamente coperta
di finissimi lavori in marmo, la mag-
gior parte de’ quali è opera di Pietro
Lombardo. A lato di ambe le porte
17
SIMFZO EE
perspectives d’un effet admirable; sur
deux de ces bas-reliefs sont sculptés —
deux lions —, et sur les autres — quelques
traits de lavie de Saint Marc —; Tullius
Lombard est l’auteur de tous les quatre.
Les piédestaux, les colonnes et l’arcade
de la grand’porte sont surtout dignes
d’attention; les statues qui s'élèvent att-
dessus ont été sculptées au XIV siècle
par Maître Bartolomeo, le même qui
exécuta la porte dite della carta; les
salles intérieures ne sont pas moins ri-
ches en élégants bas-reliefs de marbre,
et leurs plafonds sont couverts de belles
sculptures en . bois. Tout proche de
cet édifice, s'élève
sono quattro bassi rilievi che offrono
prospettive di mirabile‘effetto, e in due
deî quali spiccano =. due leoni —, è
negli altri — alcune storie di S. Mar»
‘co +. Scolpivali tutti e quattro Tullio
Lombardo. 1 piedestalli , le colonne, e
l'arco della porta maggiore meritano
singolare attenzione. Le statue. che le
sorgono sopra erano scolpite nel se-
colo XIV da quel maestro Barfolomeo
che fece la porta della Carta, Così pure
di eleganti bassi rilievi in marmo ab-
bondano le sale interne i cui soffitti.
sono coperti d’intagli e di legni fi-
nissimi. Accosta di questo edificio tro-
vasi
L'IGépital des MWMlendiants,
On a affecté à cet établissement l’an-
cienne école de Saint-Mare que nous
venons de décrire, ainsi que le couvent
voisin de. Saint Jean ‘et Saint Paul.
C’est là aujourd’hui l’hôpital civil pour
les pauvres infirmes; il peut contenir
mille individus et davantage. Vincent
Scamozzi est l’architecte de cet édifice
dont on estime fort les plans, ainsi que
ceux de l’église attenante. La chapelle,
d’ordre composite, fut construite en 1673
par Joseph Sardi.
Après avoir parcouru le quai des Men-
diants, et une partie du quai Neuf, on ren-
contre une rue spacieuse où s’élève
es Ospitale dev Miendicanti.
Egli si compone della sudescritta
scuola di S. Marco, nonchè del vicino
convento dei SS. Giovanni e Paolo, e
forma il presente ospital civile pei po-
veri infermi, di oltre mille de’ quali
sarebbe capace. Vincenzo Scamozzi
architettava questo edificio, la cui pian-
ta con quella della chiesa annessa tien-
si in gran pregio, e la Chiesa mede-
sima di ordine composito fu eretta
anno 1673 da Giuseppe Sardi.
Scorsa tutta la fondamenta dei Men-
dicanti, ed anco una parte delle Fon-
damente Nuove s’ incontra una larga
calle da cui appare
L'Eglise des aies
Cette église d’une date récente est
extraordinairement riche en marbres
précieux, et en sculptures. Dominique
‘Rossi la bâtit en 1728; mais la facade
‘est l’ouvrage de Jean Baptiste Fattoret-
to: elle est d’ordre corinthien et ornée
de plusieurs statues du Torretta, du
Budo, du Bonazza, du Penso et d’au-
tres auteurs modernes. Sur le troisième
autel à droite en entrant, on voit un
tableau d' Antoine Balestra, représen-
tant — la Wierge et quelques saints —.
L’ autel du bras droit de la croix est
vraiment magnifique ; en y admire la
statue de -— saint Ignace —, sculptée
par P. Baratta. Dans la chapelle voisine
à la grande, on remarque — une ur-
ne antique — et — la statue du général
Horace Farnèse —, mort en 1666. L'au-
tel possède un tableau du Liberi où est
peint — Saint Francois Xavier préchant
—. Le grand-autel est d’une magnificence
au-delà de toute expression; exécuté d’a-
près les dessins de Joseph Porro, il
est orné de marbres précieux, et de
sculptures du Torretti, et de Fattoret-
to; le tabernacle est en lapis lazzuli.
Dans la chapelle voisine existe le mo-
nument — Du Doge Pascal Cigogna
— mort en 1555; ce monument est
l’ouvrage de Jérôme Campagna. Près
de la sacristie, on trouve un autel, qui
possède un tableau de Jacques Tinto-
‘ret. Sur le premier autel à gauche,
toujours: en entrant par la grand’por-
te, est placé — e Martyre de saint
Laurent —, superbe tableau du Titien
qui avait été transporté à Paris. Au-
dessus de la grand’porte, on voit un
magnifique monument élevé -—& Jean,
Priam, et à André da Lezze —. Le pla-
fond de l’église se partage en deux
grands compartiments, peints à la fre-
La Chiesa dei Gesuiti
È'° questo un moderno e ricchissimo
tempio di marmi finissimi incrostato, e
di molte sculture adorno, Architettayalo
l’ anno 1728 Domenico Rossi, ma la
facciata appartiene a Gio. Batt. Fat-
toretto; ella è di ordine corintio, e ab-
bellita di molte statue del Torretti,
del Budo, del Bonazza, del Penso, e
di altri moderni. Entrando in questa
chiesa nel terzo altare a dritta vedesi
una pala di Antonio Balestra con — Ma-
ria Vergine, ed alcuni Santi —. L'altare
della dritta crociera è veramente ma-
gnifico; e la statua — dî S. Ignazio —
che vi si ammira è *cultura di P. Ba-
ratta. Nella cappella presso
giore è osservabile — wn'antica urna
con la statua del generale Orazio Far-
la mag-
nese — che moriva l’anno 1666. Laltare
possiede una pala del Liberi con la —
Predicazione di S. Francesco Saverio —
L’altar maggiore della maggior cap-
pella è cosa oltre ogni credere magni-
fica. Fu disegnato da fra Giuseppe Poz-
zo, adorno di finissimi e di
sculture del Torretti e del Fattoretto.
Il tabernacolo è ricco di lapislazzuli.
marmi
Nell’altra cappella appresso la maggiore
fu posto il monumento del Doge Pa-
squale Cigogna che moriva l’anno 1555,
L’opera appartiene a Girolamo Cam-
pagna. Nella crociera verso la Sagre-
stia si ammira sull’altare una pala di
Jacopo Tintoretto. Nel primo altare a
sinistra di chi entra sempre dalla por-
ta maggiore, spicca il celebre — Mar-
urio di S. Lorenzo — tela di Tiziano
Vecellio restituita da Parigi. Sulla por-
ta maggiore vi è il grandioso monu-
mento che ergevasi a Giovanni Priamo e
Andrea da Lezze. Il soffitto della chie-
sa è diviso in due grandi comparti di:
pinti a fresco da Francesco Fontebasso
sque, pat Francois Fontebasso; le pre-
mier représente — /Apparition des
anges à Abraham —; le second — Elie
enlevé au ‘ciel.
On a placé sur la porte de la sacri-
stie une — Invention de la. croix —
peinte par Jacques Palma ; et — la cir-
concision de Jésus-Christ, — ‘tableau de
Jacques Tintoret. Le tableau d’autel,
représentant — la Sainte Vierge, l’en-
fant Jésus, et quelques. saints — a été
peint aussi par Jacques Palma. Le pla-
fond offre huit clair-obscurs, représen-
tant — les quatre évangélistes, et les quatre
docteurs:—; trois compositions de Jac-
ques Palma sont placées entre eux: on
y voit — l’ange qui porte la nourriture à
Elie, — la manne ‘au désert— et = David
fugitif: — Au-dessus de la porte du cor-
ridor voisin, à droite de la sacristie, on
voit — Za Décollation de saint Jean-Ba-
ptiste — ouvrage du même Palma, ainsi
que plusieurs aulres compositions re-
marquables, qui ornent la sacristie et
les lieux voisins.
Sortez de l’église, traversez la place,
remontez le quai de Sainte-Catherine,
et vous trouverez au. boul
L'Église de SAONE
On ne saurait contester l'antiquité
de cet édifice; et ce qui en est la preuve,
ce sont les fréquentes réparations que
son état a nécessitées dans ces derniers
temps. En.entrant dans cette église, on
trouve sur un pilier à gauche un ta-
bleau du style de Vivarini, représen-
sant — saint Augustin —. Le. premier
autel. possède un tableau où ‘sont peints
— L ange: et. Tobie:—, attribué au
uno dei quali rappresenta — ? 4p-
parizione degli Angeli ad Abramo —
l’altro — Elia rapito al cielo —.
Cole la porta della REA fu po-
sta — Invenzione della Croce -—- tela
di Jacopo Palma, quindi — la Circon-
cisione di Gesù Gristo — dipinta da
Jacopo Tintoretto. Dello stesso ezian-
dio si è la la pala dell’altare con —
Nostra Donna il Bambino ed alcuni San-
ti. — Il soffitto offre otto chiari scu-:
ri — con gli Evangelisti, e i quattro
Dottori —, e fra questi sono. collocati
tre pezzi di maggior grandezza del Palma
i-quali rappresentano —. ? Angelo che
porge .il pane ad Elia —, la Manna nel
deserto —, e Davidde RARA Sulla
porta del vicino corridore a destra del-
la sagrestia si vede di esso Palma — la
Decollazione di S. Giovanni Battista —.
Del medesimo. ci sono anche altri buoni
quadri , i' quali adornano sì la sagre-
stia che i luoghi circonvicini.
Uscito di chiesa, ed attraversato il
campo si corrano le fondamente di S.
Catterina, alla fine delle quali si trova
Vas Chi preda Ind. Cattegurc.
Ella è certamente antichissima, loc-
chè appare benanco dagli ultimi, e mol-.
ti ristauri. Entrando in chiesa trovasi
a-destra. sul pilastro un quadro della
maniera del: Vivarini con — S. Agosti-
no — La pala con:— ? Angelo e To-
bia -—-del primo altare si attribuisce a
Tiziano, od al. suo. discepolo . Santo
Zago. La cappella maggiore è tutta
ricca. di pitture di tre eccellenti ar-
— 135 —
Titien on à Santo Zago son- disciple.
La grand’ chapelle est fort riche en
peintures de trois grands maîtres de
l’école vénitienne : Jacques Tintoret,
Jacques - Palme, et Paul Véronèse; le
premier exécuta les six tableaux. qui
représentent : — Za vie de la sainte, —
patronne de l’église; le second: pei-
gnit celui où l’on voit — Za mère
de sainte Catherine disposant sa. fille
"au mariage — ; et le troisième enfin
représenta — les nôces de Sainte-Ca-
therine —. À gauche de la grande por-
ie, on remarque sur un pilier — Un
Saint Jean-Baptiste — à la manière du
Vivarini, qui fait le pendant de l’au-
tre tableau, dont nous avons déjà parlé.
Le premier autel nous offre — une image
| de la Vierge, — qui appartient à la pre-
mière manière de l’école vénitienne; le
second autel est orné d’ un tableau de
Jacques Palma, représentant — wr
miracle de Saint Antoine contre les Ava-
, res. — Après cet autel et le suivant, on
trouve trois tableaux de Jacques Palma
où sont peints — quelques traits de la
vie de Sainte-Catherine —. Les murs de
la grand’nef ont été peints en 1607
par André Micheli dit le Vicentin;
on y voit — plusieurs traits de l'histoire
sainte, et quelques sibylles —. Enfin
le même Micheli peignit sur la paroi
vis-à-vis de la grand’chapelle — le pro-
phète David et Isaie. La sacristie pos-
sède un bel ouvrage de Jean Bellini,
c’est-à-dire — la Vierge et ? enfant
Jésus.
Cette église appartient au Lycée-Ro-
yal, qui occupe le vaste local atteuant,
lequel était autrefois un couvent de
Religieux Augustins ;il possède une bon-
ne Bibliothèque, et deux Cabinets l’un
de physique, l’autre d’ histoire natu-
relle.
Avant de finir cette visite, le cu-
rieux qui désire voir la maison du Ti.
tisti della scuola veneta J. Tintoretto,
J. Palma, ed il gran Veronese. Al pri-
mo appartengono sei quadri che rap-
presentano — le gesta della Santa Tito-
lare — al secondo una tela in cui — lg
madre di S. Catterina dispone al matri-
monto la figlia —, al terzo la pala — co-
gli Sponsali di essa Santa. — A sinistra
della porta maggiore sul pilastro v’ha un
— $. Giovanni Battista — della manie-
ra del Vivarini che fa concomitanza
alPaltro quadro del pilastro sovraccen-
nato. Nel primo altare vi è — P efji-
gie di M. V. — che appartiene alla
prima maniera della veneta scuola. Nel
secondo una pala di J. Palma che mostra
-- un miracolo di S. Antonio contro gli
Avari — Dopo questo altare ed il seguen-
te ci hanno tre quadri del Palma suddetto
che descrivono — gesta della Santa —.
Nelle pareti della navata di mezzo fu-
rono dipinti 1’ anno 1607 da Andrea
Micheli detto Vicentino — alcuni fatti
della sacra storia, e parecchie sibille —.
Finalmente di questo Vicentino sono —
I profetti Davidde ed Isaia — che stanno
sulla parete rimpetto la cappella mag-
giore. La sigrestia possiede una bell’o-
pera di Gian Bellino che è — la Vergine
col bambino —.
Questa chiesa appartiene al reale Li-
ceo Convitto il quale occupa il vasto
locale ad essa congiunto, e che nei tem-
pi passati fu monastero delle Agosti-
niane. Egli è fornito di buona Biblio-
teca, e di due Gabinetti 1° uno di fisi-
ca, 1’ altro di storia naturale»
Al fine di questa visita se al. visita-
tore prendesse desio di vedere lo studio
— 134 —
tien, doit repasser par la place des
Jésuites, franchir le pont de Sainte-
Catherine, puis tourner à gauche et se
rendre dans la rue dite des Birri, et
enfin il trouvera dans un espèce de
carrefour une maison portant le numé-
ro 5526, ou plutôt une masure; ce’ est
là qu’habita ce Titien que Michel-Ange
appellait le grand confident de la na-
ture, le maitre universel, et le seul di-
gne du nom de peintre.
del Tiziano non deve che ritornare al
campo dei Gesuiti, passare il ponte che
prende l'appellativo dalla parocchia, gi-
rare indi a manca e portarsi nella con-
trada dei Birri nella quale in certo Cam-
po detto Rotto, ed al N. 5526 quasi
crollante.e diroccato presentasi uno abi-
turo che fu appunto lo studio del Ve-
cellio, di quel Vecellio che il Buonarotti
chiamava il gran confidente della natura,
il maestro universale, ed il solo degno è
del nome di pittore.
QUATRIEME VISITE,
La gondole est indispensable pour
cette visite.
Eglise de Ô. Georges Meur.
Cette église donne son nom à Pile
où ellé se trouve, siluée vis-à-vis de la
place Saint Marc et distante quelques
brasses de la Giudecca. A propos de
l’île Saint Georges nous croyons de-
Voir remarquer ici que celles qui entou-
rent Venise, ont seules obtenu grace de-
vant le tribunal sévère de l’auteur des
Martyrs et du Génie du christianisme.
En effet, M. de Chateaubriand a écrit,
après s’ être violemment déchainé con-
tre l’antique reine de l’Adriatique, que
ce qu’il y avait de vraiment singulier
à Venise, c'était la multitude des cou-
vents bâtis sur les iles voisines de Veni-
se. Ces édifices sacrés, dit-il, vus denuit
sur une mer tranquille, offrent le specta-
cle le plusattachant. — Mais aujourd’hui,
observé à ce propos M. Moschini, Ve-
nise n'aurait plus même ce mérite à
ses yeux, puisque, au temps de l’occu-
pation de Venise par les compatriotes
de M. de Chateaubriand; la plupart dé
ces couvents furent détruits. — Mais
retournons à l’église de saint Georges.
Dans un ouvrage de plus longue ha-
leine, j’ai déjà dit que c’est dans l’ile
de ce nom, qu’existait un monastère
célèbre de Bénédictins, à qui dès
l’an 982, le Doge Tribun Memmo en
fit don , ainsi que des moulins, et des
vignes voisines, Une chronique raconte
qu'il s’y trouvait aussi un petit bois
QUARTA VISITA.
In questa visita è necessaria
la Gondola.
Chiesa d S. Giorgio Maggiore,
Questa chiesa dà il nome all’ isola
nella quale si trova, e che giace in-
contro alla piazza di S. Marco, poche
battute di remo distante dalla Giudecca.
E posciaché con S. Giorgio entriamo
nel discorso delle isole che circondano
Venezia, non sarà forse fuor di propo-
sito avvertire, come elle sieno le sole
le quali abbiano potuto far trovar gra-
zia a questa patria nostra dinanzi agli
occhi del romantico autore dei Marti-
ri e del Genio del Cristianesimo. Di-
fatto il Signore di Chateaubriand la-
sciò scritto dopo le molte invettive e ca-
lunnie poco generosamente lanciate con-
tro la detronata signora dell’ Adriatico
« esservi però di singolare in Venezia
la moltitudine dei conventi sovra le iso-
le, e gli scogli alla città circostanti.
Questi religiosi monumenti, veduti di
notte sopra il mare tranquillo formare
una veduta pittorica, e commovente ».
A questo proposito soggiungeva il Mo-
schini « avremmo scapitato nell’ esti-
mazione presso di lui anche in tal ri-
guardo, giacchè sotto il governo della
sua nazione li vedemmo per la mag-
gior parte distrutti » ! — Ritornando
a San Giorgio in altrà mia maggior
opera scrissi, come in essa esisteva
il monastero celebre dei Benedettini
ai quali fino dal 982 il Doge Tribu-
no Memmo l'isola donava con le vigne,
de cyprès; ce qui l’avait fait appeller
d’abord; île des Cyprès.
La beauté de l’église de Saint-Geor-
ges est si singulière qu’on peut com-
parer cet édifice aux plus admirables de
Venise; aussi l'architecte, en fut-il le
célèbre André Palladio ; les sculptures
et les matériaux qui la composent sont
vraiment précieux. Cependant les con-
naisseurs y remarquent quelques légers
défauts, qu'ils attribuent à ce que la
construction de cette église «ne. fut
achevée qu’après la mort de Palladio.
En effet on en posa la première pier-
re en 1556, mais ce n’est qu’en 1610
qu'on mit la dernière main à cet: ou-
vrage; on doit donc accuser de ces im-
perfections Vincent Scamozzi qui, suc-
cesseur de Palladio, n’eut point assez de
modestie pour en être simplement l’exé-
cuteur testamentaire, si je puis m’expri-
mer ainsi. Ce temple a la forme d’une
croix latine; et renferme onze autels. Sa
magnifique façade construite en pierre
d’Istrie, est ornée de quatre majestueu-
ses colonnes, qui soutiennent le fron-
tispice, au-dessus duquel s’élèvent cinq
statues, sculptées par Jean Baptiste Al-
banese de Vicence, excepté celle du
milieu, qui a été exécutée par Antoi-
ne de Lorenzo, et substituée à la sta-
tue primilive qu’un ouragan avait ren-
versée et brisée. Cette façade se ter-
mine de chaque côté par les deux ailes
qui couvrent la tête des deux nefs la-
térales ; dans les’ intervalles du : milieu
‘est placée une porte élégante, et dans
les niches latérales, les statues en mar-
‘bre de Saint Georges et de Saint Etien-
ne, sculptées par Jules del Moro.
Dans les entre-colonnements, se trou-
vent deux tabernacles fort ornés, avec
les bustes des Doges TZribun: Memmo,
e molini che aveva d’intorno. Qual-
che cronaca racconta ch’ eravi pure un
picciolo boschetto di cipressi, il per-
chè in prima avea il nome d’Isola dei
Cipressi.
L’ammirabile bellezza di cui que-
sta chiesa va adorna fa che la si possa
dire..fra le prime della nostra ‘città, con-
ciossiachè l’ architettura è del celebre
Andrea Palladio, e le sculture e le pietre
che la compongono sono tutte di pre-
gio singolare. ‘Gl’ intelligenti più squi-
siti però vi notano qualche lieve di-
fetto, il quale attribuiscono alla .esecu-
zione, ‘compiuta in gran parte dopo
morto Palladio, sendochè 1° anno 1556
fu posta mano alla erezione del tempio
e compiuta solamente l’anno 1610. Di
queste alterazioni pare si.debba acca-
gionare Vincenzo Scamozzi ,. che sue-
ceduto a Palladio, non ne volle. essere
il materiale esecutore. Il \ tempio ;ha
forma di croce latina ed è circondato
da ‘undici altari. La facciata è ‘magni-
fica, tutta composta di pietra istriana,
adorna di quattro maestose colonne che
reggono il frontispizio. Su dessa si'al-
zano cinque statue scolpite. da G.. Batt.
Albanese vicentino, tranne quella di
mezzo, che è lavoro di Antonio Tersia
di Lorenzo, e surrogata ad altra caduta
per turbine e frantasi in mille pezzi.
Questa facciata è compiuta: sui: lati. da
due ali che coprono le testate. d’ ambe
le navi minori, fregiate di pilastri co-
rintii, ne’ cui vani di mezzo, si apre
decentissima porta arcuata, e nei nicchi
laterali sono le statue: in: marmo. dei
Santi — Giorgio .e Stefano — scolpite
da' Giulio del Moro. Fra gli interco-
lunnii sono due ornatissimi tabernacoli
coi busti dei dogi — Tribuno Memmo
e Sebastiano Ziani —, il primo fonda-
tore, 1° altro. benefattore. della , chiesa.
Un” epigrafe. sovra. la porta esteriore
‘Indica questa facciata essere stata eretta
et Sébastien Ziani: le premier, fondateur,
l’autre, bienfaiteur de l’église. L’épigra-
phe gravée sur la porte extérieure nous
apprend que cette façade a été érigée
‘précisément en 1610. André Palladio en
avait tracé le dessin, mais Temanza
croit que Scamozzi, comme nous l’avons
"déjà observé, y a ajouté quelque chose
du sien, et observe que les niches des
deux statues sont d’un style plus sim-
ple dans le modèle.
En entrant dans l’église par la gran-
de porte que flanquent intérieurement
deux colonnes de beau marbre grec, pla-
cées avec beaucoup d'artifice, on aper-
coit, au-dessus de la porte, le monu-
ment —- du Doge Léonard Donato, —
mort en 1612; et de chaque còté les
Statues — des quatre Evangélistes, — ou-
vrage d’Alexandre Vittoria. En tournant
à droite, on découvre un autre monu-
ment, c’est-à-dire celui — de Laurent
Venier, — général, et procurateur de
Saint-Marc, mort en 1667. Parmi les
belles peintures, qui enrichissent ce tem-
ple, on distingue — /a Naissance de
Jésus-Christ — tableau de Jacques Bas-
sano, placé sur le premier autel; le
— Martyre de quelques saints, — sur le
troisième; et — la Vierge Couronnée —
ces deux derniers tableaux appartiennent
à Jacques Tintoret. Le second autel
possède — Un Crucifix de bois, —
qu’on croit l’ouvrage de Michelozzi,
disciple de Donatello.
La grand’chapelle renferme un autel
en marbre et en bronze précieux, dessi-
né par l’Aliense, exécuté par Campa-
_gne, et orné de chaque côté — d’un
Ange —, sculpté par Boselli, et de
deux tableaux de Jacques Tintoret, pla-
cés sur la paroi à droite, qui reprèsen-
tent: l’un, — Za Cène —; l’autre — La
pluie de la Manne -—. Le choeur pos-
sède des stalles en ‘bois d’un iravail
délicat, où est retracée — l’histoire de
propriamente l’anno 1610. Anche il Te-
manza è di opinione che lo Scamozzi >
‘siccome abbiamo più sopra notato, abbia
prestata in questo lavoro una qualche
assistenza, ed osserva i nicchi delle due.
statue essere nel modello alquanto più
semplici. |
Entrando in chiesa per la porta mag-
giore, fiancheggiata internamente da due
colonne di finissimo greco marmo venato
ed adattate al sito con elegante artificio,
incontrasi sovra essa porta il monu-
mento del doge — Leonardo Donato —
defunto l’ anno 1612; e ad ambo i lati
— i quattro Evangelisti — statue in
istucco di Alessandro Vittoria. Volgen-
do a destra si vede un altro monu-
mento, che è quello del generale e pro-
curatore — Lorenzo Veniero — ces-
sato a’ vivi 1’ anno 1667. Fra le belle
pitture che arricchiscono questo tem-
pio si notano: — la Natività di 6.
C. — di Jacopo Bassano ; nel primo
altare; nel terzo, la pala col — Mar-
tirio di alcuni Santi —, nel quarto», la
pala colla — Zergine coronata —, am-
bedue di Jacopo Tintoretto. Il secondo
altare ha un — Crocifisso —, opera in
legno reputata del Michelozzi, discepolo
del Donatello.
La cappella maggiore ha |’ altare
composto di marmi e bronzi finissimi,
disegnati dall’ Aliense, ‘eseguiti dal
Campagna adorno di — Angeli latera-
li — scolpiti dal Boselli, e di due qua-
dri di Jacopo Tintoretto sulla destra
parete, l’uno de’ quali rappresenta —
la Cena di G.C. —, l’altro — Za caduta
- della manna —. Il coro è ragguarde-
vole per sedili di accuratissimo lavoro
in legno, che rappresentano — la storia
18
— 138 —
Saint-Benoit —; le fiamand Alhert de
Brule en est l’auteur.
A gauche en entrant par la grande
porte; on trouve le monument du Doge
Marc Antoine Memmo —, mort en
1615, Le premier autel possède —
Sainte-Lucie —, par Léandre Bassano;
le second — une Madonne —-, statue
médiocre de Campagna; le troisième —
un Saint-Georges —, peint par Mathieu
Ponzone; le quatrième — le Martyre de
Saint-Etienne —, et le cinquième —
da résurrection. de Jésus-Christ, — et
plusieurs portrait de Sénateurs Véni-
tiens, par Jacques T'intoret, Le quatriè-
me.autel précité est orné en outre de
deux candélabres en bronze, exécutés
en 1698; enfin au-dessus d’une porte, on,
voit le monument du procurateur, Zin-
cent Morosini, mort l’an 1588.,
Le clocher fort remarquable de cette
église a été bâti d’après les plans de
Benoit Bourati Somasque.
Le monastère est contigu à l’église;
on y admire le premier cloître, élégant
et magnifique parallélograme de style
ionique, le réfectoire et de vastes cel-
liers, ouvrage estimé de Palladio ; en-
fin le grand’escalier construit, d’après
les, plans de Longhena.
Tout près de cet édifice le gouver-
nement ilalien a fait élever le port franc,
établissement important dont Mezzani
fut l'architecte. A la même époque on
jugea opportun d’accorder l'entrée des
marchandises dans cette ‘ile, libre de
tout droit, afin de ranimer notre com-
merce: abattu.
Lorsque le curieux a visité ces diffé-
rents lieux, il lui faut remonter en gon-
dole, et faire le tour du grand Canal,
dufant, lequel nous l’accompagnerons,
lui indiquant à mesure les objets les
plus dignes de son attention.
sù
di San Benedetto —, e son opera del
Fiammingo Alberto de Brule.
A sinistra di chi entra dalla porta
maggiore, fu posto il monumento del Do-
ge Marco Antonio Memmo morto l’anno
1615. Il primo altare — una S. Lucia, —
di Leandro Bassano; il secondo, — una
Madonna — statua mediocre del Cam-
pagna; il terzo — un S. Giorgio —
pala di Matteo Ponzone; il quarto —
un martirio di S. Stefano — ed il quinto
una pala con — la Risurrezione di G. C.
— e parecchi ritratti di Senatori veneti
di J. Tintoretto, Inoltre il sopradetto .
quarto altare è adorno di due gran can-
delabri di bronzo, lavoro del 1698; poi
sovra una porta si vede il monumento
del Procuratore Vincenzo Morosini mor-
to l’anno 1588. LE
Il bel campanile di questa chiesa fu
disegnato da Benedetto Burati Somasco.
Annesso alla chiesa è il convento in
cui si ammirano ë] primo chiostro, leg=
giadro e magnifico quadrato di jonica
architettura, il refettorio, e le vaste can-
tine pregiate opere del Palladio; final-
mente la gran scala disegnata dal Lon-
ghena. |
Adjacente a questo edificio sul prin-
cipiare del secolo nostro fu eretto dal
governo italiano 7 Porto Franco, gran-
dioso stabilimento architettato dal Mez-
zani, nella quale epoca si credette op-
portuno accordare ai mercadanti di far
venire libere da ogni gabella in que-
st’isola le merci loro per ravvivare il
languente commercio. ,
Queste cose vedute è mestieri al fo-
restiere risalire la gondola e così far il
giro del Canal grande lungo il quale
verremo noi accompagnandolo, e via via
notandogli le cose di maggior conside-
razione meritevoli.
rr ONE mere
di È uen) purs re Tor À 4 li SR 3 sa : SIC æ =
| SONT À ai
— 139 —
La Do LULOME.
Le premier édifice qui se présente
à nos regards, c’est la douane de mer,
dite aussi d’entrepôt, bâtie par Joseph
Bennoni en 1682. L’emplacement de ce
bel et solide édifice d’ordre dorique a
été choisi fort heureusement par cet
architecte. «— Vis-à-vis la douane, et à
droite du Canal, s'élève le palais Giu-.
stiniani bàti au moyen-âge, et qui sert
aujourd’hui de local à l’hôtel de PEn-
rope,
Salise de Motie-(Daute de la
Sauté,
‘Cette magnifique église, ainsi que le
monastère adjacent, a été élevée par suite
d’un voeu fait par le Sénat, à l’occasion
de la peste affreuse, qui désola cette ville
en 1630. On en posa la première pier-
re accompagnée de médailles d’or et
d’argent le 21 mars 1631, après la cé-
lébration d’une messe où assistèrent le
Doge Nicolas Contarini, et le Cardinal-
Patriarche Frédéric Cornaro. Cette é-
‘glise, placée sous l’invocation de /a
Sainte Vierge à l’intercession de laquel-
le on attribua la délivrance de la ville,
prit le nom de Sainte-Marie de la Santé.
Dans les Mémoires de l’Institut na-
tional des Sciences, et des Arts (1), on
lit une dissertation de M. Raymond
sur la construction de celte église,
(1) Paris, an IX; tom. III, p. 395.
La Dogana dx Mare.
Innanzi tratto si presenta la Doga-
na da Mare detta pure da transito con-
dotta da Giuseppe Bennoni l’anno 1682.
con ordine dorico. Solido e magnifico
edifizio al bel effetto del quale l’archi-
tetto si valse molto bene del luogo in
cui. sorge. Dirimpetto alla Dogana, e
alla destra del canale levasi il palazzo
Giustiniani architettato nel medio evo
ed attualmente ridotto ad albergo ‘col
titolo dell’ Europa. |
| CB) SIM dello Salate.
Questa magnifica chiesa e monastero
fu edificata per voto dell’Fccellentissi-
mo Senato quando l’anno. 1630 la pe-
slilenza desolava questa città, e fu po-
sta la prima pietra con medaglie d’oro,
e d’argento-alli 21 di marzo 1631, do-
po celebrata la messa alla presenza del
Doge Nicolò Contarini, e Federico Cor-
naro Patriarca, e Gardinale. E ad onore
di N, D., per l’intercession della quale
si credette fermamente scampata la cit-
tà del pestifero morbo, questa chiesa
vollesi intitolata S. Maria della Salute.
Nelle Memorie dell’ istituto nazionale
di scienze, ed arti (1) si legge una dis-
sertazione del sig, Raymond sulla costru-
zione di questo tempio paragonato con
quello degli invalidi a Parigi: in essa
| (1) Parigi, anno TX. Tom. III. pag. 395.
— 4140 —
comparée à celle des Invalides à Paris;
cet écrivain y dit entre autres choses:
» J’allai à Venise en 1774, uniquement
» guidé par le désir de faire une étude
» complète des édifices qui embellissent
v
e)
cette ville. La disposition singulière et
» pittoresque de leur intérieur, et sur-
» tout la légèreté de leur construction,
» arrêtèrent mon attention. J’ai obser-
» vé une grande abondance d’objets
» utiles au progrès de l’art; je les com-
» parai entr’eux, et je réussis à con-
» naitre le prix de ces travaux dès
» long-temps oubliés par l’insouciance
» deces dernier temps ».Get écrivain fran-
cais continue ensuite à louer l’église qui
nous occupe présentement comme celle
où l'architecte a su le mieux unir la lé-
gèreté à la solidité ,'et la préfére au
dôme des Invalides de Paris dessiné par
Mansard, élevé postérieurement, c’est-
à-dire en 1676.
L'Empereur Joseph II appellait le
dôme de Milan un mont d’or tran-
sformé en marbre. On pourrait en dire
autant de l’église de Notre-Dame de
la Santé, qui, si elle n’est pas tout-à-
fait une montagne de marbre, est sans
doute un mont d’ornements riches et
magnifiques, peut-être même outrés, tels
que les aimaient le goût dominant à cet-
te époque, mauvais goût qui ne fit qu’
empirer par la suite, » Cette église, dit
» Moschini, est pleine, et à l’extérieur
» et à l’intérieur, de statues dont quel-
» ques auteurs font monter le nombre
» à 125. Leurs auteurs ne sont pas
” bien connus, et nous ne le regret-
* tons ‘guére; quant à la façade, on sait
» que Francois Carioli sculpta les deux
+ Sibylles placées ‘dans les angles au-des-
-» sus du grand portail du milieu; la
» coupole, très haute, est fort esti-
» mée. »
En entrant dans l'église, on trouve
d’abord à droite trois autels ornés de
dice l’autore » l’anno 1774 feci un viag-
» gio a Venezia non per altro che per
» istruirmi con uno studio compiuto de-
» gliedifizii che abbellano quella città.La
» singolare e pittorica disposizione del
» loro interno, e sovratutto la legge-
» rezza della costruzione fermavano i
» miei pensieri. Io osservai colà gran
» copia di oggetti utili al progresso
» dell’arte, ne feci il paragone. fra lo-
» ro, e pervenni a conoscere il pre-
» gio di codesti lavori messi da lungo
» tempo in obblio dalla trascuratezza
» dei secoli scorsi ». Seguita il dot-
to francese ad ammirare questo tempio
siecome quello in cui l’architetto sape-
va congiungere leggerezza a solidità,
e lo antepone al suddetto di Parigi
modellato da Giulio Hardovin-Mansard,
avvegnachè eretto posteriormente, vale
a dire l’anno 1676.
Giuseppe II imperatore diceva il duo-
mo di Milano essere un monte d°’ oro
mutato in marmo. Potrebbesi dire qua-
si lo stesso del tempio della Salute il
quale se non è affatto un monte di mar-
mo, egli è senza. dubbio un:monte di
ornamenti ricchi e magnifici sì ma in-
digesti, e che accennano il gusto domi-
nante del secolo il quale maggiormente
in progresso intristiva. Scrive Moschi-
ni» la chiesa è ‘piena di statue nella
» parte esteriore e nella interna, le quali
» alcun paziente scrittore dice che su-
» perano il numero di 125. Gli autori
‘» loro furono ‘assai modesti, nè ci duole
» gran fatto di non conoscerli partita-
» mente. Quanto alla facciata ci resta no-
» tizia che Francesco Carrioli scolpì le
» due Sibille negli angoli sopra il volto
» della gran porta di mezzo. L’altissima
» cupola è in molto pregio tenuta ».
Entrando. in chiesa s’ incontrano a
prima giunta tre altari a destra con tre
— UU —
n
trois bons tableaux de Luc Giordano:
-— La Présentation au temple —, l As-
somption —, et la Naissance de la Vier-
ge-—. Le grand autel est riche, mais de
mauvais goût, orné de statues et de
sculptures en marbre de Carrare, exé-
cutées par Juste de Curti. Près de
d'autel on voit un grand candélabre en
bronze, ouvrage exécuté par Alexandre
Brenciano d’après la manière de Vitto-
ria; ce candélabre, après celui d’An-
dré Riccio qu’on admire dans la grand”?
chspelle de l’église de Saint-Antoine
à Padoue, est regardé comme le plus
beau de tous ceux qui existent dans les
provinces Vénitiennes. On y voit aussi
six autres candélabres plus petits du mé-
me auteur, également en bronze. A. gau-
che de la grand’porte, le premier autel
qu’on rencontre possède un tableau re-
présentant: — 2’ Annonciation —;, attri-
bué à Liberi, qui est bien certaine-
ment l’auteur de l’autre où est peinte
— Venise devant Saint Antoine —, pla-
cé sur le second autel. Le troisième
est orné d’une peinture exécutée par
le Titien en 1541, et représentant —
la descente du Saint-Esprit —. Le pla-
fond du choeur nous offre trois ovales
de Joseph Del-Salviati où. sont peints
— Elie, la Manne et Habacuc —, et
huit plus petits du Titien, qui nous
moutrent — es ZEvangelistes , et les
docteurs de l'Eglise.
« L’autel de la sacristie possède un ta-
bleau du Padoanino représentant — No-
tre-Dame de la Santé —, et à coté de
Ja chapelle — Saint-Sébastien —, par le
Basaiti — , Saint-Marc entre quatre
«Saints —, ouvrage qui appartient à la
«première manière du Titien. En. face
des fenêtres, on voit — les Nôces de Ca-
na —, par le Tintoret, et à côté — Sail
-qui brandit sa lance contre David —,
-par le Salviati.. Au-dessus de la porte
on remarque trois autres peintures de
buone pitture di Luca Giordano che
sono — la Presentazione, l Assunzione, e
la Natività di M. V. — L’altar maggio-
re è ricco, ma di cattivo gusto, adorno
di statue e di sculture tutte in marmo
carrarese condotte da Giusto de Curti.
Vi ha inoltre un gran candelabro in
bronzo, lavoro di Alessandro Brescia-
no secondo la maniera del Vittoria; il
quale dopo il candelabro di Andrea
Riccio, nella maggior cappella della Chie-
sa del Santo in Padova, è stimato il più
bello fra quanti se ne trovano nelle ve-
nete provincie. La sacra mensa è ricca
di altri sei candelabri minori di bronzo,
e dello stesso autore puf essi. À sini-
stra della porta maggiore il primo al-
tare ha una pala —- coll’ Annunziata —
attribuita al Liberi; e del Liberi certa-
mente è — Venezia d’innanzi a S. An-
tonio — quadro che adorna il secondo
altare. Il terzo va ricco di una tela —
con la discesa dello Spirito Santo — che
Tiziano eseguiva l’anno 1541, vale a di-
re il sessantesimo quarto dell’ età sua.
Il soffitto del coro mostra tre ovali di
Giuseppe del Salviati che rappresenta-
no — Ælia, la Manna, ed Abacucco —,
e dopo questi, otto minori ovali del
Vecellio sopradetto in cui si veggono
— gli Evangelisti,.e i Dottori di Santa
Chiesa.
L'altare della Sagrestia offre una pa-
la del Padoanino rappresentante — la
Madonna della Salute; — e a lati della
cappella — S. Sebastiano — del Basaiti,
e — S. Marco fra quattro Santi — la-
voro di Tiziano, e della sua prima ma-
niera. In faccia poi alle finestre — Le
nozze di Cana — di J. Tintoretto, e a lati
di questa — Saule che vibra la lancia
contro Davidde — del Salviati. Sovra la
porta ci sono tre altri pezzi del Sal-
viati che rappresentano l’uno — {a ce-
— 142 —
ce même Salviati, qui représentent :
June — Ja Cène —, et les deux autres
— deux traits de la vie de David —.
Dans l’espace entre les fenétres, on voit
deux ouvrages du même auteur où sont
peints: — Josué et Aaron —; et deux
de Palma qui représentent — Jonas et
Samson —. Le plafond enfin est enri-
chi de trois productions sublimes du
Titien, c’est-à-dire — Za Mort d’ Abel
—, le Sacrifice d'Abraham —, et —
David vainqueur du géant.
Dans le couvent voisin est établi le
Séminaire patriarcal bâti d’après les
plans du Longhena; c’est là aussi un ma-
gnifique édifice, riche en statues exé-
cutées par Marinali, eu bonnes peintures
appartenant à différents auteurs, en in-
scriptions, en bas-reliefs, et pourvu.
d’une nombreuse bibliothèque. N’ou-
blions pas de dire qu’il renferme le
tombeau de Sansovino, orné d’un buste
de ce grand architecte exécuté par
Vitloria ; ainsi que plusieurs autres
objets précieux dont le nombre s’aug-
mente tous les jours, et dont l’Abbé
Moschini a donné une description aussi
fidèle que détaillée.
En sortant de ce Séminaire, et en
allant à l’Académie des Beaux-Arts dont
nous parlerons tout à l’heure, on ap-
perçoit sur les deux bords du grand Canal
plusieurs palais remarquables dont les
plus dignes d’attention sont: — le palais
Tini, bâti par André Trivinian; le pa-
lais Correr della Ca grande (de la grand”
maison }, riche et élégant édifice,
qui est aujourd’hui le siége de la Dé-
légation de la province, bäti par San-
sovino vers l’an 1532; sa façade est
divisé en trois ordres, dorique, ionique,
et composite; le palais Dario, appar-
tenant au style des Lombards à l’épo-
que desquels il fut d’ailleurs construit;
cet édifice est revêtu de marbre pré-
cieux et il annonce l'aurore de la re-
]
na di G. C. — e gli altri — le gesta
di Davidde. Negli spazii fra le finestre
ci hanno ancora due pezzi di esso Sal-
viati che figurano — Giosuè ed Aron-
ne —, e due del Palma in cui si veg-
gono — Giona e Sansone. — Il soffitto
finalmente contiene tre sublimi opere
del Tiziano che sono — Za morte di A-
bele — il sagrificio di Abramo — e Da-
vidde vincitor del gigante.
Nell’annesso convento trovasi il Se-
minario patriarcale instituito a prò de-
gli Ecclesiastici. Egli è architettura del
Longhena, magnifico edificio pur esso;
ricco di statue del Marinali, di buone
pitture appartenenti a varii autori, d’in-
scrizioni, bassi rilievi, monumenti, e so-
vra tulto di una copiosa biblioteca. Vi
si trovano eziandio le ceneri del San
sovino, col busto di lui scolpito dal
Vittoria, con molti altri interessanti og-
getti, il numero de’quali si aumenta
tuttodi, e la cui minuta descrizione ven-
ne esattamente pubblicata dall’ abate
Moschini.
Uscendo da questo. stabilimento e
proseguendo la via fino alla Scuola del-
la Carità della quale toccheremo più di-
stesamente, s’ incontrano ad ambe le
sponde del Canale molti bei Palazzi fra
quali maggior attenzione meritano i se.
guenti. —- Il Palazzo Zini architettato
da Andrea Trivignani; quello dei Cor-
ner della Ca grande, ricco, magnifico ed
elegante edificio, attuale residenza della
R. Delegazione della Provincia, archi-
tettato dal Sansovino verso. 1’ anno
1532, con la facciata distinta ne’tre or-
dini dorico- bugnato, jonico composito;
quello dei Dario dello stile ed epoca dei
Lombardi, vestito di fini marmi e che
accenna il vicino risorgimento dell’ ar-
chitettura, quello dei Zenier del quale fu
— 143 —
naissance de l’architecture ; le palais Ve-
nier dont une partie seule a été élevée;
celui des Cavalli, bâti au moyen-age;
‘et enfin celui des Angarani, dont le
style se rapproche de celui du palais
Dario. Puis à gauche du canal, on dé-
couvre
L'Acadénue des Die Ce
(École de la Chauté).
Le local affecté à cette Académie se
compose de l’école, du couvent, et de
l’église de Sainte-Marie de la Charité,
qui, jusqu’à ces derniers temps, avaient
été desservis par des chanoines réguliers
de Latran, qu’y avait placés le prieur
de Saint-Marc en Port de Ravenneà qui
Innocent IT accorda cette église, bâtie par
Marc Giulini vers l’onzième siècle, C’est
là que trouva un asile Alexandre VI fu-
gilif. Le monastère, bâti plus tard par
Palladio, fut la proie d’une incendie.
Cette école était la plus antique et la
plus illustre des états vénitiens, ayant
été fondée en 1262, et ayant douné des
règles à toutes les autres. Au-dessus de
la porte du Couvent on voit un bas-
relief qui représente — la Vierge, l’en-
| fant Jésus et quelques autres figures —,
ouvrage estimé qui date de 1345. La
seconde cour offre une aîle d’une con-
struction fort élégante, divisée par Pal-
ladio en trois ordres, le dorique, l’io-
nique, et le corinthien; on y trouve
joint un ancien ouvrage du même Pal-
ladio,
eretto soltanto il basamento. Quello dei
Cavalli architettura del Medio-Evo e
finalmente quello degli Angarani che
nello stile si approssima al palazzo Da-
rio sopradetto. Quindi a sinistra del
Canale ti si fa innanzi la
Scuola della Carito ovvero
Ce delle Belle ait.
La presente Accademia di Belle arti
si compone della Scuola, Convento e
Chiesa di S. Maria della Carità, che fi-
no agli ultimi tempi era ufficiata da ca-
nonici regolari lateranensi, postivi dal
priore di S. Maria in Porto di Raven-
na al quale il secondo Innocenzio con-
cedeva questa Chiesa edificata da un Giu-
lini verso l’undecimo secolo. In essa fu
ricettato il profugo Alessandro terzo,
Il monastero venne edificato dal Palladio,
ma arse l’anno 1630.La scuola siera la
più antica e la più nobile delle vene-
te, sendo stata instituita l’anno 1262, e
da essa avendo preso norma tutte le al-
tre. Sulla porta del convento v’ha un
basso rilievo messo ad oro che rappre-
senta la — Wergine il Bambino ed altre
figure — pregiato lavoro del 1345. Il
secondo cortile offre un’ala molto ele-
gante di costruzione del Palladio, dispo-
sto in tre ordini dorico, jonico e co-
rintio, e vi è annesso un antico ta-
blio, Palladiano pur quello,
— 144 —
Salle des cérémoutes publiques.
Sur le mur vis-à-vis des specta-
teurs, on voit: — l’Assomption de la
Vierge —, chef-d'oeuvre du Titien; —
Saint-Thomas qui touche le flanc du Sau-
veur ressuscité, et à côté Saint-Vincent et
Saint-Pierre martyrs —, par Léandre
Bassano; — Sainte-Christine condamnée
aux verges —, par Paul Véronèse —;
La mort d Abel —, par Jacques Tinto-
rel; — Adam et Eve mangeant le fruit
défendu —, par le même auteur; —
Saint-Jérôme , et la bienheureuse Mar-
guerite de Lyon —, par le Boniface; —
Saint-Marc Evangéliste —, par le même.
Sur Ja paroi à droite, on voit -— Saint-
Bruno et Sainte Catherine —; er Saint-
Barnabé, et Saint-Sylvestre —, ouvra-
ges tous deux aussi de Boniface; —
Saint-François recevant les Stigmates, et
au-dessous plusieurs autres Saints —, par
Francois Becarussi de Conegliano ; —
la Vocation des fils de Zébédée —, par
Marc Basaïti ; — la Présentation de Je-
sus-Christ au Temple —, par Victor
Carpaccio; — Marie entourée de Saints
et de Saintes —, par Cima de Cone-
gliano; — la Resurrection de Lazare—,
par Léandre Bassano; — Saint-Laurent
Giustiniani et quelques autres Saints —,
par Pordenone; — la Sainte-V terge sur
un trône, Saint-Job, et plusieurs Saints —,
par Jean Bellini; — Jésus-Christ qui
sort du Tombeau—, par Jacques Tin-
toret; — Ze portrait d'un Doge —, par
Jean Contarini; -— le Sauveur sur un
Trône, et quelques Saints —, par le Bo-
niface ; — l’Apétre Saint-Jacques, et
Saint-Dominique —, par le même au-
teur; -—- le Riche Epulon —, par le mé-
me auteur, — Saint-François recevant
les Stigmates —, par Palma-le-Jeune.
Sala delle pubbliche funzione,
Nella facciata di fronte si veggono
le seguenti pitture — ZL? Assunzione di
Maria Vergine in cielo — capo lavoro
di Tiziano Vecellio —. San Tommaso
che tocca il costato del Salvatore ri-
sorto con ai lati i Santi Vincenzo, €
Pietro martiri — di Leandro Bassano —
S. Giustina condannata alle verghe —
di Paolo Caliari — L’uccisione di Abele
— diJacopo Tintoretto — Adamo ed
Eva in atto di mangiare il pomo vietato |
— dello stesso autore — $S. Girolamo
e la Beata Margherita di Lione — del
Bonifacio — S. Marco Evangelista — del-
lo stesso. Nella facciata a destra — &.
Bruno, e S. Catterina — S. Barnaba, e
Silvestro — due quadri dello stesso Bo-
nifacio. — S. Francesco in atto di rice-
vere le stimmate con sotto altri Santi —
di Francesco Beccaruzzi di Conegliano
— LaVocazione dei figli di Zehedeo —
di Marco Basaiti — Za Presentazione di
Gesù al tempio — di Vittore Carpaccio.
— Maria fra Santi e Sante — del Cima
da Conegliano — La Risurrezione di Laz-
zaro — del Bassano — S. Lorenzo Giu-
stiniani con altri Santi — del Pordeno-
ne — La B. Vergine in trono, con San
Giobbe ed altri santi — di Gian Bellino
— Cristo che sorge dal sepolcro — di
Jacopo Tintoretto — Ritratto di un Doge
di Giovanni Contarini, — Il Salvatore
în trono con altri Santi - del Bonifacio —
S. Giacomo Apostolo e S. Domenico del-
lo stesso autore. — Il ricco Epulone —
dello stesso autore — S. Francesco in
atto di ricevere le stimmate — del giova-
ne Palma.
n 448 —
Sur la paroi adossée à la place, on
voit: — le Prophète Ezéchiel— clair-obseur
par Paul Véronèse; — Saint Marc pré-
servant de la mort un esclave par un mi-
racle —, ouvrage de Jacques Tintoret;
— le Prophète Isaie —, clair-obscur exé.
cuté par Paul Véronèse.
Sur la paroi à gauche, on voit: —
les Nôces de Cana —, par le Padoanino;
— le Portrait d'un Moine Dominicain
sous la figure de Saint-Thomas d’A-
quin =, demi-buste par Léandre Bassa-
no; — Ze Portrait d’un Doge —: par
le meme auteur; — Saint-François d'As-
sise et PApôtre Saint Paul — par le
Boniface ; — la femme Adultère —, par
le même auteur ; — un Portrait du Do-
ge Mocenigo —, par Jacques Tintoret;
— la Sainte Vierge et plusieurs Saints
—, par Paul Véronèse; — la Vierge,
VEnfant Jésus et trois Sénateurs, — par
Jacques Tintoret ; — le Pécheur qui
présente au Doge l anneau de Saint
Marc —, par Paris Bordone; — Jésus-
Christ chargé de sa croix, rencontre par
Sainte-Veronique —- par Charles fils de
Paul Véronèse: — ? Adoration des Ma-
ges — par le Boniface: la Cène —, par
Benoit frère de Paul Véronèse; —
| PAssomption —, par Palma l’Ancien; —
le Rédempieur, Saint Pierre, et Saint Jean
—, par Roch Marconi.
Au plafond, on voit — Ze Peuple de
Mirea qui va au-devant du Saint Evéque
Nicolas —, par Paul Véronèse ; — qua-
‘tre Prophètes — demni-figures placées
‘aux quatre angles du plafond, ouvrages
de Dominique Campagnola, disciple du
Titen.
Nella facciata a tergo del campo. —
Il Profeta Ezechiello — a chiaro *curo
di. Paolo Caliari — S. Marco che libera
dalla morte con un miracolo una schiava
— di Jacopo Tintoretto. — Il Profeta
Isaia — a chiaro scuro di Paolo Ca-
liari:
Nella facciata a sinistra — Ze nozze
di Cana — del Padovanino. — Ritratto
di un monaco Domenicano in figura di
S. Tommaso d’ Acquino + mezzo busto
di Leandro Bassano — ÆRitratto di un
doge — mezza figura dello stesso auto-
re — S. Francesco d’ Assisi e S. Paolo
Apostolo — del Bonifacio. — L° Adultera
— del suddetto autore. — Ritratto del
Doge Mocenigo — di Jacopo Tinto-
retto — La B. Vergine con altri Santi e
Sante — di Paolo Caliari. — La Ver-
gine col bambino e tre Senatori — di Ja-
copo Tintoretto. — Il pescatore che pre- #
senta al Doge l'anello. ricevuto da S.Mar-
co — di Paris Bordone — Cristo colla
croce incontrato da S. Veronica e dal-
le sue donne — di Carlo figlio di Pao-
lo Caliari — L’adorazione dei Magi —
del Bonifacio. — L’ultima cena del Sal-
vatore — di Benedetto fratello di Paolo
Caliari — L’ Assunta del vecchio Palma
— Il Redentore con S. Pietro e S. Gio.
vanni — di Rocco Marconi.
Nel soffitto. IZ popolo di Mirea che
va incontro a S. Nicolò Vescovo — di Pao-
lo Caliari — Quattro profeti — in mez-
ze figure collocate. nei qualtro angoli
del soffitio, di Domenico Campagnola di-
scepolo del Tiziano.
= 146 —
Salles des Etudes vbcadswiques.
La première de ces Salles est incru-
stée de pierres distribuées symétrique-
ment sur les parois; sa frise est or-
. née de différentes peintures du Titien
dont quatre offrent les emblémes des E-
vangélistes, sans compter quinze têtes
d'enfants et des masques de style et de ca-
ractère différents. On conserve dans cet-
te salle douze bas-reliefs en bronze du
Donatello, de Riccio, de Victor Comel-
‘lo, de Carino, et plusieurs autres d’un
bon style parmi lesquels nous citerons
nommément les quatre qui représen-
tent — histoire de l’Invention de la
Croix —; et ceux qui nous montrent
— PAssomption, les Apôtres, et le Cou-
ronnement de la Vierge —. Vis-à-vis
des fenétres, on admire un petit monu-
ment de marbre de Carrare, d’après lés
dessins du professeur Borsato, dont la
‘principale partie est un Wase de Por-
phyre, richement orné de bronze doré,
destiné par le corps académique à ren-
fermer la main droite de limmortel
Canova.
Aux angles de la salle on voit trois
_ Candélabres de bronzeyouvrages d'Ale-
xandre Léopardi, une Statue de Dane-
se Cataneo, qui représente le Sauveur
montrant son flanc blessé; enfin cette sal-
le possède plusieurs bustes en bron-
ze, placés sur quelques colonnes, et
plusieurs Statues anciennes posées sur
quatre consoles.
Dans l’autre salle spécialement réser-
vée aux éludes académiques et par con-
séquent toujours fermée au public, on
voit aux-dessus de deux portes angu-
laires, plusieurs statuettes en bronze, don
RO e SE
+
La prima di queste Sale è incrostata
di pietre dure distribuite simmetricamen
te sulle pareti, ed ha un fregio adorno
con varii pezzi di pitture del Tiziano,
quattro dei quali offrono gli emblemi
degl’evangelisti, oltre quindici. teste di
putti, e maschere di vario stile e carat
tere. [nu questa sala si conservano do-
dici bassi rilievi in bronzo del Donatello,
del Riccio, di Vittor Comelio del Ca-
rino, ed altri del buon secolo fra i quali
meritano singolar osservazione i quattro
indicanti — /a Storia dell’invenzione del.
la croce — e quelli che si riferiscono —
alla Assunta cogli Apostoli ed alla Co-
ronazione della Vergine —. Di fronte alle
finestre ammirasi un piccolo, monumen-
to di marmo carrarese che è disegno del
Professor Borsato, la principal parte
del quale è un vaso di porfido riccamen-
te ornato di bronzo messo adoro, eret-
to dal corpo accademico per custodirvi
la destra dell’immortale Canova.
Negli angoli della sala sono tre cande-
labri di bronzo opere di Alessandro Leo
pardi; ed una bellissima statua di Da-
nese Cataneo che rappresenta il Salvatore
additante la piaga del costato. Finalmen-
te questa sala è ricca di alcuni busti di
bronzo, collocati sovra alcuni rocchj di
colonne, e di siatuete di antico lavoro
poste su quattro mensole.
Nell’altra sala che singolarmente è
riserbata alle riduzioni accademiche, e
che perciò stà sempre chiusa, si veg-
gono sovra due porte angolari varie sta-
tuette di bronzo, donate dal N. U. Molin,
AR
de M. de Molin, une Medaille en marbre
portant l’effigie de Léopold Cicognara,
gravée par Louis Zandomeneghi, d'a.
près un décret du corps académique,
di Salle des peintutes œunciemnes.
Sur le mur de la porte d’entrée, on
voit : — la Sainte Vierge et quatre Saints
— par Barthélemy Vivarini; tableau d’
autel divisé en nombreux comparti-
ments;— Jésus-Christ Crucifié, la Vierge
et quelques Saints —, par Michel Mattei
de Bologne ; — Je Redempteur et plu-
sieurs Saints —, par Michel Giambono.
Sur le mur vis-à-vis des fenêtres, on
oil: — Saint Jacques -—, par Marc Ba-
saiti; divisé en vastes comparliments
— l’Annonciation —, par Laurent Ve-
Père Eternel —,
par Francois Bissolo ; — Saint Antoi-
ne —, par Marc Basaiti; — Jésus-
Christ
teur; — le Couronnement de la Vierge,
par les frères Jean et Antoine de Mu-
neziano; et — /e
mort #— par le même au-
rano; — Sainte Marie Magdelaine —,
par Barthélemy Vivarini; — Saint Au-
gustin —, par Vincent Catena; -- Saint
Jacques — par Paul del Zoppo; — Saint
Jérôme — par Vincent Catena; — Sain-
te Barbe — par Barthélemy Vivarini; —
Saint Mathieu —, par Louis Vivarini
l’Ancien; — un tableau d’autel repré-
sentant — le Couronnement de la V ierge
et l’histoire de Jésus-Christ, par Nicolas
Semitecolo; — Saint Jean Baptiste -— par
Louis Vivarini l’Ancien, Sur le mur dela
porte qui mène au vestibule, on voit:
— Saint Sebastien —, par Louis Vivarini
Je Jeune; — Saint Antoine Abbé —, par
le même anteur; — Saint Jean Baptiste
ed una medaglia di marmo coll’ effigie di
Leopoldo Cicognara scolpita da Luigi
Zandomeneghi per decreto del corpo ac-
cademico.
Sala delle antiche pibbure.
Nella facciata della porta d’ingresso
hannovi tre ancone, la prima — con la
B. Vergine, e quattro Santi — di Barto-
lomeo Vivarini, 1’ altra in numerosi
comparti — con un Cristo in Croce, la
Vergine ed alcuni Santi e Sante — di Mi-
chele Mattei di Bologna; l’ultima — col
Redentore e quattro Santi — di Michele
Giambono.
Nella facciata di frontealle finestre —
S. Giacomo — di Marco Basaiti — An-
cona in numerosi comparti — con l’An-
nunziata di Lorenzo Veneziano, e —
Eterno padre — di Francesco Bissolo
— S. Antonio — di Marco Basaiti —
Cristo morto — dello stesso autore — L’In-
coronazione della Vergine — di Giovan-
ni ed Antonio fratelli di Murano — $.
Maria Maddalena — di Bartolomeo Vi-
varini — S. Agostino — di Vincenzo
Catena — S.Jacopo — di Paolo dal Zop-
po — $. Girolamo —- di Vincenzo Ca-
tena — S. Barbara — di Bartolomeo
Vivarini, — S. Matteo — di Luigi Vi-
varini il vecchio; un’altra ancona — cor
l’ Incoronazione della Vergine e la Storia
di Gesù Cristo — di Niccolò Semitecolo
— S. Giovanni Battista — di Luigi Vi-
varini il vecchio. Nella facciata della por-
ta conducente all’atrio — S. Sebastiano
— di Luigi Vivarini il giovane — S.
Antonio Abate — dello stesso — S. Giam-
battista — dello stesso — S. Lorenzo —
dello stesso,
è
: es =
par le même, — Saint Laurent —, par
le même.
Sur le mur où sont percées les fené-
tres, on voit -- Sainte Claire —, par
Barthèlemy Vivarini; — la Sainte Vier-
ge et deux Saints — par Jacobello del
Fiore; — la Sainte Vierge sur un trône
surmonté d'un baldaquin soutenu par
des anges ayant à ses côtes les quatre
docteurs de lEglise —, par les frères
Jean de Murano.
Westibule qui couduib amo Salles
des States À
On admire dans ce vestibule: —
un buste de Vitellius; — un autre de
Poppée ; — un autre représentant le Ti.
tien —, par Rinaldo Rinaldi, membre
honoraire de l’Académie des Beaux-Arts;
une statue en membre d’Adonis —,
par le même auteur; — une autre sta-
tue représentant le même sujet —,
par Jacques de Martini membre de
l’Académie précitée ; — un buste en
marbre représentant — Venise —, par
le même auteur; — un bas-relief par
Antoine Giacareli élève de 1° Acadé-
| mie, où l’on voit — Ze Vieux Priam
demandant à Achille le corps d'Hector;
— un bas-relief par Rinaldo Rinaldi
représentant — le Jeune Astyanax ef-
frayé à la vue du cimier de son père
Hector; — un autre bas-relief par Jac-
ques de Martini où l’on voit — Oeno-
ne qui refuse de guerir les blessures de
Paris; — Ganimède —, bas-relief qui
est le modèle de celui qn’on admire à
Ja bibliothèque de Saint-Mare; — en-
fin un autre bas-relief par Jacques de
Martini, qui nous montre — Hector re-
prochant à Paris de passer oisivement
ses jours à côté de la belle Hélène.
CI
Nella facciata delle finestre. — 5.
Chiara — di Bartolomeo Vivarini — La.
B. Vergine e due santi — di Jacobello
del Fiore — La B. Vergine in trono sotto
un baldacchino, sostenuto dagli Angeli con.
a lati i quattro Dottori della Chiesa —
di Giovanni ed Antonio fratelli di Mu-
rano,
efbtzio che coud uce alle sale delle
étatue.
Si ammirano in esso un busto di Zi-
tellio — un di Poppea —, un altro rap-
presentante Tiziano di Rinaldo Rinaldi
socio onorario di questa reale Accade-
mia — una statua in marnio di Adone
dello stesso autorè —, un’altra statua
intorno al medesimo soggetto di Jacopo
de Martini, membro di questa Accade-
mia, e dello stesso un busto in marmo
che rappresenta — Venezia — un bas-
so rilievo di Antonio Giacarelli allievo
dell’ Accademia, in cui si vede il vec-
chio Priamo chiedere ad Achille‘ il
corpo di Ettore — ancora, un basso ri-
lievo di Rinaldo Rinaldi ‘col bambino
Astianate atterrito alla vista dell’elmo di
suo padre Ettore — un altro basso ri-
lievo di Jacopo de Martini nel quale
scorgesi Ænone che nega sanar le ferite
di Parride— Ganimede modello ‘di quel-
lo in marmo onde è ricca la marciana”
biblioteca. In ultimo un ‘altro basso ri-
lievo del sopradelto Jacopo de Martini
nel quale si offre — Zttore che rimpro-
vera a Paride giacersi inoperoso a fian-
co della bella greca.
— 149 —
Fiuacotbèquo Coutatuu (1):
Graud' Salle.
Sur le ur de Ja porte, on voit: — Jé-
sus-Christ dans le jardin des Olives -—
par Bassano; — la Sainte-Vierge entou-
rée de quelques pieux personnages —, par
Jacques Tintoret; — des Pasteurs —
par Bassano — Sainte Magdelaine aux
pieds du Rédempteur, -— par le même au-
teur; Za Vierge et l'enfant Jésus —, par
. Vincent Bissolo; — Penfant Jésus dans
les bras de la Vierge —, tableau dans le
style de Jean d’Udine. |
Sur le mur à gauche, on voit: —
le Rédempteur — par Roch Marconi; —
la femme de Darius —, par Alexandre
Vivatari ; — Jésus-Chirst et la veuve de
Naïm —, par Palma l'Ancien — ; Ja Va-
nite —, par Varatari, — le Christ mort
soutenu par des anges —, par Palma le
Jeune; — Orphée et Eurydice—,par le
Salviati; —Jrdith —, par Nicolas Renie-
ri; — Venus et Adonis — par le Titien;
— la Vierge et l'enfant Jésus —, par Jean
Bellini — ; Sainte. Magdeleine -—, par
Tetti; — le repas d'Emmaüs—, par Marc
Martiale; — Lucrèce —, par Léan-
dre Bassano; — la Vierge et lenfant
Jésus —, par Jean Bellini; — les ani.
maux entrant dans Arche —, par le
Bassano; — Sainte-Cecile —, par Sas-
so Ferrato — un Ecce homo —, par
Bassano; — Scène champêtre —, par
Tetti; — la Parabole du Samaritain
(1) On ne citera ici que les principaux
ouvrages.
Piuacoteca (a) Coutariwt
Sala Magg Lo te.
Nella facciata della porta — Cristo
nell'orto — di J. Bassano — la B. Ver-
gine con divoti — di J. Tintoretto —
Pastori -- di J. Bassano — la Maddalena
a’piedi del Redentore — dello:stesso auto-
re — la Vergine col putto -- di Vincenzo
Bissolo — Gesù Bambino fra le braccia
della Vergine — della maniera di Gio-
vanni da Udine.
Nella facciata a sinistra —. 17 Reden-
tore di Rocco Marconi — la moglie di
Dario — di Alessandro Varottari — Cri-
sto e la vedova di Naim — del vecchio
Palma — Za Vanità =del Varottari + Cri-
sto morto sostenuto dagli angeli — del
giovane Palma — Orfeo ‘ed Euridice —
del Salviati — Giuditta — di Niccolò
Renieri — Venere ed Adone — di Ti-
ziano il vecchio — la Vergine col putto —
di Giovan Bellini — la Maddalena del
Tetti — Zu Cena in Emaus — di Marco
Marziale — Zugrezia romana — di L.
Bassano — altra Vergine col putto —
di Giovan Bellino — l'ingresso degli a-
nimali nell’ arca — di J. Bassano —
S. Cecilia — del Sasso Ferrato — da
Vergine con S. Catterina, e S. Giovanni
di Andrea Cordegliaghi — Givocatori —
di Polidoro da Caravaggio -- Ecce Ho-
mo di J. Bassano — Soggetto cam-
pestre — del Teiti — La Parabola del
Samaritano — dello stesso autore —
(1) Non s’indicano qui che à principa-
li dipinti.
di AO Si
—par le même auteur; -— le Christ mort
soutenu par des Anges —, par Francois
Bissolo.
Sur le mur vis-à-vis, on voit —-
la Sainte-Vierge, l'enfant Jésus et quel-
ques Saints —, par Vincent Catena, —
le même sujet —, par Cima de Cone-
gliano; — une médaille avec le portrait
da donateur et cette inscription: Hier.
Contareno Eq. Vel. Aur. Largitori; —
des pasteurs avec leurs troupeaux —, par
Léandre Bassano ; — la Vierge, l'enfant
Jésus, et plusieurs Saints —, par Bocca-
cino de Crémone; — le même sujet —
par Polydore Vénitien.
Sur le mur à droite, on voit — l’en-
levement de Proserpine —, par le Padoa-
nino; — la femme Adulière—, par Roch
Marconi; — Rosamonde — par le Padoa-
nino; — l’Adoration des bergers —, par
Léandre Bassano; — une danse cham-
pétre —, attribuée à Charles Dujardin;
— Vue d'une Eglise au moment d’une
procession —, par le même auteur, —
des Joueurs d'instruments —, pu Po-
lydore de Caravage; — un grand mar-
ché champêtre —; par le célébre Callot;
— une armee prenant du repos —, ouvra-
ge attribué à Dujardin déjà cité; — un
marché champêtre —, par le même au-
teur; — la mère Juive au siège de Je-
rusalem —, par le Padoanino; — des
bergers —, par Bassano; — Halte près
d’une fontaine —, ouvrage altribué à
Dujardin.
Tout autour de cette salle sont
placés douze fauteuils antiques en ta-
pisserie avec des ornements en buis
et en ébène, ouvrage du célèbre Bru-
stolon.
Cristo morto sostenuto dagli angeli — di
Francesco Bissolo.
Nella facciata di fronte — la Fer-
gine col bambino ed altri Santi — di
Vincenzo Catena — lo stesso soggetto
— del Cima di Conegliano — una me-
daglia — col ritratto del donatore
e coll’ iscrizione — Hier. Contareno
Eq. Vel. Aur. Largitori — Pastori con
gregge — di L. Bassano — la Vergine
col putto e Santi — di Domenico Vero-
nese — lo stesso soggetto — di Polido-
ro Veneziano.
Nella facciata a destra — Il ratto di
Proserpina — del Padovanino — lAdul-
tera — di Marco Marconi — Rosmun-
da — del Padovanino — ? Adorazione dei
Pastori di L. Bassano — Danza campe-
stre — attribuita a Carlo Busardin --
Veduta di una chiesa con processione --
dello stesso autore -- Suonatori -- di
Polidoro da Caravaggio -- Grande mer-
cato campestre -- del celebre Callot --
Un esercito in riposo -- attribuito a Du-
jardin -- Marcato campestre -- dello stes-
so -- La madre Ebrea all assedio di Ge-
rusalemme -- del Padovanino -- Pastori--
di J. Bassano -- infresco ad una fon-
tana -- attribuito a Dujardin,
Intorno a questa sala sono disposte
dodici antiche sedie a bracciuoli con fo-
dere, e schienali a trapunto, ornamenti
in bosso ed in ebano, lavoro del cele-
bre Brustolon.
sich
Cabineb au bout de la Salle.
On y voit — un groupe en buis
représentant, Hercule vainqueur de lhy-
dre; au-dessus sont placés deux fleuves
qui portent deux urnes, et deux vases
du Japon avec srois esclaves d’ébène
qui soutiennent un autre vase ; — Six
| caryatides qui portent des vases du Ja-
pon avec des piédestaux d’ébène, cou-
verts d’ornements, — huit esclaves qui
supportent aussi des vases du Japon,
sur de riches piédestaux à trépied; —
un groupe en buis représentant Bac-
chus et Automne, qui soutiennent un
vase du Japon; — un groupe égale-
. ment en buis représentant Ze Printemps,
l Air, la Flore marine, lHymen, et l'Eté
-- deux groupes en buis composés de
plusieurs enfants, qui supportent des va-
ses du Japon, et sont soutenus par des
Monstres d’ébène; + deux riches piéde-
Staux arrondis d’ébène dont chacun
supporte un vase du Japon; — trois
petits groupes en bois qui représen-
tent Apollon, Vulcain, et Pan; — des sta-
tuettes d’ébène qui soutiennent un va-
se du Japon. Tous cés ouvrages ont
été exécutés par Brustolon.
Cotuidors.
*
Sur le mur vis-à-vis des fenêtres, cn
voit: — Un apothicaire — Un charla-
tan — Un maitre de danse — Un mai-
tre de musique et des joueurs —, ouvra-
ges de Longhi ; — La fuite en Egypte,
— du Tintoret.
‘Passé Ja porte, on trouve: Un ha-
meau et une querelle de villageois —,
Gabinelto ue capo della Salo. |
Si contengono in questo. Un grup-
po in bosso esprimente — Ercole vincitore
dell’ Idra e del Cerbero. Sovra di esso
stanno due fiumi che portano urne, e
due vasi del Giappone con fre schiavi
di ebano che sorreggono altro, vaso. --
Sei cariatidi che portano vasi del Giap-
pone con piedestalli di ebano coperti di
ornamenti. -- Otto schiavi che portano
pur essi vasi del Giappone sovra ricchi
piedestalli a tripode con grifi -- Gruppo
in bosso esprimenti -- Bacco e 2’ Autunno
— che sorreggono un vaso del Grappone
-- Gruppo pure in bosso rappresen-
tante -- Za Primavera, l Aria, la Flora ac-
quatica, l Imeneo e la State. -- Due gruppi
di varii puttini di bosso -- che sosten-
gono vasi del Giappone, e son portati
da mostri di. Ebano -- Due ricchi pie-
destalli relativi che li circonda di ebano,
ciascheduno dei quali poria un vaso del
Giappone -- Tre gruppetti di bosso che
raffigurano -- Apollo, Vulcano e Pane --
Statuine di ebano che porta un vaso del
Giappone. Tutte queste opere sono la-
vori del sopradetto Brustolon.
Oo vudo) 0:
Nella facciata di fronte alle finestre.
— Speziale, Ciarlatano, Sarte, Toilette,
‘Maestro di ballo, Maestro di musica e
Giuocatori, quadri tutti del Longhi; e
la Fuga in Egitto -- del Tintoretto.
Dopo la porta. — Un paese con zuffa di
contadini, ed un altro paese - di Callos -
= HD ; ‘4
par Callot ; — Le Sauveur —, par Jean
Bellini; — Une vue de mer —, par Cal-
lot; — Un paysage et danses de pay-
sans —, par le même auteur; — Un
paysage et quelques ruines antiques —,
par le même; — lÆnfant prodioue —,
par Palma-le-Jeun®; Trois allegories —,
par Jean Bellini; — Un paysage et
quelques bergers —, par Callot; — Wue
de montagnes —, par le même —, Le songe
de Joseph —, par Palma-le-Jeune; --
Un hameau situé sur une colline —, par
Callot; — Un paysage avec un moulin à
Vent, par le même; -- Un jardin --;
par le même.
Sur le mur au bout du corridor, on
voit: — Des paysannes qui filent —,
par Bassano ; -- Une Bacchanale —, par
Carpioni.
Dans les intervalles entre les fenè-
lres, on voit: Cinq statues d’ébène, sup-
portees par des piédestaux ornés de
marqueteries en buis, ouvrage de Bru-
stolon, que nous avons déjà cité plu-
sieurs fois.
Cotudor qui uièue è la Salle
des Statues
Ce corridor est couvert, en grande
partie, de dessins précieux, ouvrages ori-
ginaux du célébre architecte Queren-
ghi, et dont on doit l’acquisition à la
munificence de notre souverain. On y
voit en outre huit bustes qui nous of-
frent l’image d’autant d'artistes distin-
gués ; deux trépieds dont le musée du
Vatican, et deux vases, la villa Alba-
ni, La Muse du Capitole, bas-relief de
Jacques de Martini qui représente:
Hector à la porte Scées, et un fragment
antique où sont figurées Les Heures
dansant.
Il Salvatore di Gian Bellino -- Una veduta
sul mare, -- del sud. Callot -- Un’ al-
tra veduta con danze di contadini -- del
medesimo autore -- Paese con ruderi anti-
chi -- dello stesso -- Il figliuol prodi-
go -- del giovane Palma -- Tre alle-
gorie -- di Giambellino -- Un paese con
fiume -- del Callot -- Un altro paesag-
gio dello stesso - Un’ allegoria - di Giam-
bellino -- Un paesaggio con pastori --
del Callot -- Un paese montuoso -- dello
stesso -- Il sogno di Giuseppe -- del
giovane Palma -- Un paese in collina --
del Callot -- Un paese con molino a ven-
10 -- dello stesso -- Giardino -- dello
stesso,
Nella facciata in testa al corridoio
— Una filanda contadinesca — del Bas-
sano — Un baccanale — del Carpione.
Fra gli interstizii delle finestre sor-
gono cinque statue di ebano, su piede-
stalli adorni di molti lavori intarsiati di
bosso, opere anco queste del soprano-
minato Brustolon. .
Sorzidojo conducente alla Sala
delle Statue.
Questo corridojo per la maggior parte
è ricco di preziosi disegni originali, del
celebre architetto Querenghi, acqui-
stati dalla sovrana munificenza. Oltre a
ciò vi sono otto busti che serbano le
immagini di artisti distinti; quindi, — due
tripodi di candelabro —nel museo Vati-
cano,e— due vasi—istorata villa Albani.
La musa del Campidoglio, basso rilievo
di Jacopo de Martini che figura— Ettore
alla Porta Scea —, ed un antico frammento
che raffigura Le Ore danzanti.
«a Picmuère Salle des Statues. >
(Dans celte salle, se trouvent des co-
| pies des chefs d'oeuvre les plus fameux
| de la statuaire ; ce.ssont: — Caius
‘Marius, l’ original \ exisle au Capito-
le; — Un gladiateur combattant, à Pa-
ris; — le Torse du Belvedère, dans le
Musée du Vatican; — Idale mendiant,
en Angleterre; — Meleagre, dans le
Musée du Vatican; — Antinotis sortant
du bain, au Capitole; — Un groupe de
| dutteurs, à Florence; — La Flore Far-
nèse, à Naples; — la Flore Capitoline,
au Capitole ; — L’Hercule Farnèse, à
Naples; — Arria et Pétus, dans la vil.
la Ludovisi; — La Venus Troyenne, au
Capitole; — Rémouleur, à Florence ; —
Castor et Pollux, groupe; -- Lucius Papi-
rius etsa mère, l’oviginal existe dans la
villa Ludovisi; — Vénus Callipige, à
Naples; — Faune, surnomme le Roux,
dans le Musée du Capitole; — Niobé
Let une de ses filles, à Florence ; — Mars
assis, dans la villa Ludovisi; — Pieux
centaure, au Capitole, — . Monument
d Angèle Emo, par Canova, l'original
de ce monument existe dans la Ma-
rine I. et KR. de Venise; — Un Faune
jouant des castagnettes, è Florence; —
Sainte Bibienne, du Fiammingo, à Ro-
ane;.— Le Rédempteur —, de Michel-
Ange, dans l’église de Minerve, à Rome;
_ Sénèque le philosophe, au Capitole; —
\Bas-relief; du Sansovino, don du capi-
taine Craglietto; — Déesse Marine, V'o-
riginal existe dans Ja villa Albani; —
Cléopâtre endormie, au Musée du Vati-
eat: -— Agrippine assise, au Capitole;
— Un buste de Lucius Vérus; — Un
vieux centaure avec un Amour en croupe,
Pais Sala delle Statue.
In questa stanno modellati i più cele-
bri capo lavori dell’antica statuaria, ad
esempio -— Cajo Mario filosofo romano,
l'originale è in Cimpidoglio — Gla-
diatore combattente, l’originale è in Pa-
rigi -- Il Torso di Belvedere, nel Museo
Vaticano — Idolo mendico, in Inghilter-
ra - Meleagro, nel Museo Vaticano —
Antinoo che esce dal bagno,in Campido-
glio — Un gruppo di lottatori, l’originale
in Firenze — La Flora \Farnesiana, l’o-
viginale a Napoli — la Flora Capitolina,
loriginale in Campidoglio —Arria e Pe-
10, l'originale in villa Ludovisi — Ze-
nere Trojana, originale in Campidoglio
— L’Ercole Farnesiano, l’oviginale a Na-
poli — Arrotino, l'originale a Firenze —
Castore e Polluce, gruppo — Lucio Pa-
pirio con la madre, Voriginale a villa Lu-
dovisi — Venere Calipiga, a Napoli .—
Fauno detto il rosso, nel inuseo capito-
lino — Niobe con una figliuoletta, l’ovi-
ginale a Firenze — Marte sedente a vil-
la Ludovisi — Centauro vecchio, in Cam-
pidoglio — Monumento ad Angelo Emo,
del Canova ?° originale esistente nella
veneta I, R. Marina — Fauno che suona le
nacchere, l’originale a Firenze — S. Bi.
biena, del Fiammingo, Voriginale a Ro-
ma —-Il Redentore di Michel Angelo
l'originale nella chiesa della Minerva à
Roma — Seneca filosofo, in Campidoglio
— Basso rilievo del Sansovino dono del
capitano Craglietto — Dea Marina, V'o-
riginale a villa Albani += Cleopatra dor-
miente, nel Museo Vaticano — Agrippi-
na sedente in Campidoglio — Busto di
Lucio Vero — Centauro vecchio con uomo
a cavallo, originale a Parigi — Erma-
20
Ma BI
à Paris; — Un Hermaphrodite, à Paris;
— Un amour endormi sur une peau de
lion, dans le Musée royal de Turin: —-
Une Muse, au Capitole; — Les Trois
provinces, bas-relief antique ; — Tête de
Canova, bas-relief d’Antoine Bosa, mem-
bre de l’Académie, appartenant au mo-
nument élevé à cet illustre artiste dans
l’église des Frari. On trouve en nutre
dans cetie salle: — divers bustes exé-
cutés d'apres des originaux antiques, mo-
delés d’après les statues que nous venons
d’énumérer, les bas-reliefs d’ anciens
temples, et enfin les ouvrages des fa-
meuses portes de Saint Jean à Floren-
ce, exécutées par Laurent Ghiberti.
' Secoride Salle des Stalues:
On voit dans celie salle: — Une A-
mazone, l'original existe au Musée Clé-
‘amentin ; — Un enfant de Niobé, à Mo-
naco; — Germanicus, au Capitole ; —
Terpsichore, par Canova, — La Made-
deine, par le même; — Pris, par le
meme; — Hebe, par le même; — We-
Aus, par le mème; l'original se trouve
à Florence; — Un gladiateur mourant,
au Capitole; -— L’Apollon du Belvedere;
à Florence — Laocoon et ses deux fils,
dans le musée du Vatican ; — Un gladia-
ieur qui tombe, au Capitole :—Pugiles an-
tiques, on perdit l'original, dans le tra-
jet par mer de home à Venise; — ÿé-
nus de Médicis, original existe à Flo-
rence; — Antinoüs, au Capitole; —
Aristide, dans le Musée de Naples; —
Jeune Berger s'arrachant une épine du
| pied, au Capitole; — Bacchus, par Bra-
schi,—Torse d’ Antinots ; -- La fille ainée
de Niobe, l'original existe à Florence;
— Si fragments qui fesaient partie de
— le tre Provincie, basso rilievo anti
co — Testa del Canova, basso rilievo
Antonio Bosa, membro accademico
monumento eretto al Canova medesi
in S. M. dei Frari. Inoltre in questa
sala sono varii busti tratti dall’ antica
modellati sulle statue surriferile, su bas
si rilievi di antichi templi e finalmeni
sui getti delle famose porte di S. G
vanni di Firenze di Lorenzo Ghib
Seconda Sala delle Statue.
In questa Sala trovansi — ? Amazo
l’originale nel Museo Clementino —
figlio di Niobe, l'originale in Monaco:
Germanico, l’originale in Campidogli
La Musa Tersicore di Canova —-
Maddalena dello stesso — Paride d
stesso — 12 Pugillo Creugante dello sté
so — Ebe, dello stesso — Venere dell
stesso il cui originale è in Firenze =
Gladiatore morente, in Campidoglio è
L’Apollo, di Belvedere — Laocoon
due figli, nel Museo Vaticano — 6
diatore cadente, in Campidoglio —
giletto antico, l’originsle si perdette:
mare trasportandolo da Roma —.
nere det Medici, in Firenze — An
il Bello, in Campidoglio — dristide
Museo di Napoli — Pastorello che st
va lo spino dal piede in Campidoglio
Bacco del Braschi —2 Torso di Anti
La maggior figlia di Niobe, V’origini e
Firenze — Sei pezzi che formavat
Ù
parte del frontespizio del Parteno
in facade du Parthénon; ce sont: un
| groupe des Parques; = un torse de Nepiu-
ne; — Thesée; — le fleuve Ilyssus; —
Hypérion, s’élevant du sein de la mer;
— et un groupe de Proserpine et Cé-
rès ;-- Neuf fragments de la grande frise
“pinathénaique ; — Trois métopes du
i Parthénon:; — Quatre bus-reliefs du
| temple de Tegalia qui représentent: les
Combats des Amazones ;-- Madame Letizia
Bonaparte, de Canova, l'original existe
en Angleterre;-- Polymnie, par le même,
à Vienne; — la partie inférieure du
monument élevé au duc d’ Alberg, ouvra-
ge du professeur Zandomeneghi; —
Anatomie moderne du cheval, V’original
existe dans la villa Mattei: — Buste
de Marc Auréle; — Tête antique de
cheval, loriginal existe à Florence ; —
Antinoüs, bas-relief qui se trouvait dans
la villa Albani; — Un jeune garçon
jonant avec un masque, au Capilole; —
La Pallas, de Justiniani; — L'Amour
bandant son arc, Voriginal se trouve
dans la Bibliothèque de Saint-Mare; —
Un orateur romain; — Buste de Léo-
pold. Cicognara, par Canova.
Les parois de cette salle, ainsi que
celle de la précédente, sont ornées de
bustes antiques; on voit sur 4 tables
quelques morceaux détachés quì servent
aux études des élèves, et quelques bu-
stes de Canova.
elobarde proche de la balle precilee.
On y voit les ouvrages suivants de Ca-
nova: - la Picti --, le monument élevé au
prince Frédéric d’ Orange, — celui de
Jean Falier, noble venitien, — du Com-
te de Sousa, — de Jean Volpato, — deux
Lions appartenant an monument du pape
= HR |
Atene e. sono i seguenti — il gruppa
delle Parche — il torso di Nettuno —
Teseo — il fume Ilisso — Iperione
sorgente dal mare --Il gruppo di Proser- >
pina e Cerere — nove pezzi del gran
fregio panatenaico — Tre Metope del Par-
tenone — Quattro bassi rilievi del tem-
pio di Figalia che rappresentano î com-
battimenti delle Amazzoni. — Madama
Letizia Bonaparte del Canova, l’originale
in Inghilterra — Za Musa Polinnia del-
lo stesso, l’originale a Vienna — ‘La
parte inferiore del’ monumento ‘eretto
al Duca Dalberg opera del professore
Zandomeneghi — Anatomia moderna del
Cavallo Voriginale a villa Mattei — Bu-
sto di Marco Aurelio — Un antica te-
sta di cavallo il cui originale è a Fi-
renze—Antinoo, basso rilievo che era in.
villa Albani — Un Putto che giuoca com
la maschera, in Campidoglio — La Pal-
lade, del Giustiniani — Amore che ten-
de Parco, l'originale nella Biblioteca di
S. Marco — Un oratore Romano — Bu-
sto di Leopoldo Cicognaray del Canova.
Le pareti di questa Sala come quelle
dell’antecedente si adornano di varii
antichi busti, e su quattro tavole si han-
no alcuni pezzi staccati che servono al-
lo studio degli alunni, non che alcuni
altri busti del Canova.
dobside DER la Sala suddetta.
Quivi tu vedi del Canova le opere
seguenti — La Pietà gruppo — Il mo-
numento del Principe Federico di Orange
dello stesso — di Giovanni Falier no-
bile veneto — del conte-Sousa — di Gioi
vanni Volpato— Due Teonî, appartenenti
Rezzanico, — un buste du même pape,
enfin les ornements de sept metopes,
modellées par ce grand artiste pour son
temple de Possagno, avec deux mé-
daillons qui nous offrent l'effigie de
ses deux Mécènes, Falier et Volpalo.
Ga lerta dile GES Lee.
4
Cette galerie et les salles atlenantes
rerferment quelques ouvrages des écoles
d’outre-mont, auxquels sont mêlés,
comme afin d’en faire l’objet d’une
glorieuse comparaison, ceux de notre
propre pays. Nous commencerons par
citer un nom bien doux et bien fameux,
celui de Rosalba Carriera, dont plusieurs
ouvrages sont conservés dans celle ga-
lerie ; ce sont: — le portrait d’un jeu-
ne cavalier, au pastel; — Un autre por-
traît, d’une dame, également au pastel.
Nous énumérerons ensuite; — la Vier-
ge, l'Enfant Jésus, plusieurs Anges et
plusieurs saints —, modèle d’un grand
tableau de Pompée Bation'; — Suzan-
ne tentée par les deux vieillards —, d'un
auteur inconnu; “— Une poule et ses
poutssins et quelques autres volatiles —,
de Hondekoeter; — Un coq vainqueur
de son rival, par le même; — Oiseaux
et herbages — par Daniel Conichi; --
Fleuve gelé avec beaucoup de figures, et un
paysage; — un Mariage hébreu, imita-
tion de Rembrandt; Cérémonie payenne
pour un mariage; -- Un paysage --, par
Montpré; -- Un paysage --, par Ga-
spard Daghet,; -- Un paysage d’une bel-
le. composition, par le Lorrain: — Un
berger se délassant, une ‘bouteille à la
main -—, attribué à Dietrich; -- Brveur
au cabaret --, par Van-Ostade; Un
village et Saint Jean-Baptiste: «-; par
toc ——<——————_—tttt_—t'r___1_‘ ‘*‘‘’
al monumento del Papa Rezzonico A
Busto del Papa: Rezzonico In ultime.
gli ornamenti di sette Metope modellate |
dal grande artista pel tempio di Pol
sagno, con due medaglie che impronta-.
no l'effigie de’ suoi Mecenati Falier, e,
Volpato.
Galle: i x CIAD Lau.
+ ch
Questa galleria, e le sale ad essa con
giunte, compendiano i capo lavori delle
scuole oliramontane, ai quali siccome al
glorioso paragone per loro, si frami-
mischiano quelli .della patria nostra.
Questa enumerazione incomincierà con
un nome leggiadro e famoso, quello di
Rosalba Carriera, della quale aminirasim
quivi — il ritratto di un giovane ca-.
valiere — in pastello; e del medesimo |
genere altro — ritratio di una matrona |
Seguitano quindi — la Vergine col.
putto, angeli, e santi — modello di cca
quadro di Pompeo Battoni — Susan
insidiata da due vecchi — d’ ignoto au
tore — Gallina con pulcini ed altri vo-
latili— di Hondekoeter — Gallo vinotto- |
nemico — dello stesso +
re del suo
Volatili ed erbaggi di Davide Conich —
Fiume agghiacciato con molte figure ed un.
paese con figurine -— d’ignoti autori
fiamminghi — Donna svenuta e genti.
che la soccorrono — di Gerardo Ter
burg — Matrimonio all’ Ebraica — imi-
tazione di Rembrand — Cerimonia pas
gana per un matrimonio — dello stesso
— Paese con molta arboratura — di
Giodoco Mompré — Paese — . di Gal
spare Dughet —, Paese di ricca compos i
sizione — di Angiolo del Lorenese — 4
Pastore in riposo con fiasco in mano _ L
altribuito a Dietrick — Bevitore alla ta-
verna + di Van Ostade -— Paese con.
Tempesta; - Halte avec des animaux
-- par Berghem: -- Portrait d’ Antoine
Capello --,
Marche champétre --, attribué à Jean de
Liège; — Unsacrifice à Diane--, par Pier-
re Francois Mola; -- Joueurs d’échecs --,
par le Caravage; — La Sainte Trini-
té --; par Félix Brusasorci: -- Une de-
par Jacques Robusti, --
scente de Croix --. par Barthélemy
Schedone ; -- Une téte de vieille fem-
me, qu Von eroit celle de la mère de
l’auteur, le Titien: -- La Vierge, l'En-
Jant Jésus et quelques Saints --, ouvrage
attribué à Bernardin Pintoriechio ; --
Un pay sage avec figures, --, d'un auteur
inconnu; -- Portrait d’un homme de
lettres --, par J. B. Moroni; -- Paysa-
ge et halte de soldats dans une tour --,
par Jean Wivermann; -- Portrait d'un
docteur -- par Tibère Tinelli; -- Une
tête de jeune-homme --, par Antoine
Van-Dyk;--Un paysage avec grand nom-
bre de figures et un moulin à vent --,
par Pierre Breughel; Etude sur une te-
te d'homme endormi --, par A. Van-Dyk;
Homère jouant de la lyre -- par Michel-
Ange Amerighi ; -- Une bataille -- par
un auleur inconnu; -- Fleurs, symbole
de l'instabilité de la vie humaine, -- par
Nicolas Wanderbrach . -- £oth et ses
filles --, par Luc Cranach l'Ancien; --
La Vierge et l'Enfant Jésus -- par Jean
Bellini; -- Jésus-Christ pleurant sur le
destin de Jérusalem --, par Schiavone ;
= Un crucifiement -- par Engelbrecht ;
- la Vierge et l'Enfant Jésus --, par
Jérôme Schiavone ; -- Allégorie -- de
Montemezzano; -- S.1-Jérôme priant --,
par Marc Basaïti ; -- Portrait de Jacques
Soranzo -- par le Titien ; -- Foule ras-
semblee sur la glace --, par Jean Wil-
dens ; -- Femme endormie, ayant un livre
par David Téniers
le Jeune; -- Jesus arrêté dans le Jardin
sur SES. genoux --,
des oliviers --, par un auteur inconnu ; --
— del
S. G. Battista — del Tempesta — Ri
poso con animali — di Nicolò Berghem
— Ritratto di Antonio Capello di Ja-
copo Robusti — Mercato campestre —
attribuito ad Joas de Liere — Sagrifizio
a Diana — di Pier Francesco Nola —
Giuocatori di scacchi — del Caravaggio
— La Santissima Trinità — di Felice
Brusasorei — Deposizione della Croce —
di Ravtolormeo Schedone — Testa di
una vecchia creduta la madre dell’ auto-
re — di Tiziano Vecellio — La Vergine
col putto ed altri Santi — attribuita a
Bernardino Pinturicchio — Paese cor
figure — di un ignoto oltramontano —
Ritratto di um letterato — di G. B. Mo-
roni — Paesaggio e riposo di soldati in
una torre — di Giov. Wuvermann —
Ritratto di un dottore — di Tiberio Ti-
nelli — Testa di un giovinetto — di An-
tonio Wan-Dvk, — Paese con molte fi-
gurine e molino a vento: — di Pietro
Breughel — Studio sopra una testa dor-
miente — di Antonio Wan-Dyk —- 0-
mero. citaredo — di Michel Angelo A-
merighi — Battaglia — di un ignoto
oltramontano — Fiori, simbolo della fu-
gacüà della vita umana — di Niccolò
Wanderbrach — Zot con le figlie — di
Luca Cranach — Madonna
col bambino — di Gian Bellini — Cri-
sto piangente sulla futura distruzione di
il vecchio
Gerusalemme — dello Schiavone — Za
Crocefissione — di Engelbrecht, — La
Vergine col bambino — di Girolamo
Schiavone. AZlegoria, del Montemezzano
— S. Girolamo in adorazione — di Mar-
co Borsalli -— Aitratto di Jacopo So-
ranzo — del Tiziano —- Concorso di po-
polo sopra il ghiaccio -— di Giovanni
Wildens — Donna che dorme con un li-
bro sulle ginocchia — di Davidde Teniers
il giovane — Za presa di Cristo nel-
l’ orto — di un ignoto oltramontano —
Nozze di S. Caterina, altre Sante ed il
sic BR
Les Nôces | de S.te-Catherine, une autre
Sainte et le portrait de l’auteur --, pat
Luc Van-Leyden; -- Un ange volant sur
des nuages --, par le Pordenone; -- Une
Madone +, par Guido Reni; -- la Sain-
te 4 ierge, l'Enfant Jesus ‘et plusieurs
Saints --, par Boniface Vénitien; -- Jou-
eurs et joueuses d'instruments -- par un
‘auteur inconnu;-- Animaux s'abreuvant
à une fontaine ---, par un auteur fla-
mand inconnu; -- La fuite en Egypte
par le Poussin; -- Vue de mer avec des
navires =, par Van de Veldes -- La
fuite en Egypte --, par Barocci; -- La
Ste-Vierge, l'Enfant Jésus et plusieurs
Saints --, par Jérôme Sainte-Croix: --
Un bain de Diane --, par Joseph He!
ne; -- Vue d'un pays montueux --, par
un auteur inconnu; -- Une tête d’hom-
me couverte dun bonnet --, de style fla-
mand; -- Une tête de vieux buveur --,
par Van Ostade; = La Vierge, l'Enfant
Jésus et plusieurs saints --, par Jean Bel
lini; -- Portrait d’un général --, par Mi-
chel Johnson Mirevelt; -- Fabrique, de
fantaisie --, par Marieschi; «-- Marty-
re de St-Barthélemy'; -- par l'Espagno-
let; -- Une cuisine où mangent plusietirs
personnes --, imitalion dans le goût fla-
mand, par Paul Alboni; -- Un joueur de
violon et des buveurs --, par un anteur
flamand inconnu; -- Tête de vieillard
barbu --, par Adam Elsheier; -- Un
curé de village entouré de paysans --,
par Paul Albani; -- Ætude sur la Vier-
ge du Titien --, par Jean Contarini;
- Un vase avec des fleurs, d’un autenr
inconnu; -- La Vierge, l'Enfant Jesus
et S. Jean --, par Jacques Chimenti; --
La mére des Sept douleurs --, par An-
tonello de Messine; -- Le Jugement
dernier --, attribué à Sémitécolo; --
Un philosophe méditant dans la solitu-
de --, ‘pat Pierre Longhi; -- La Pein-
ture consultant la Nature --, px Fran
ritratio dell autore + di Luca Van-Leÿ:
den — Angioletti volanti sovra nuvole —
del. Pordenone — Za Madonna — di
Guido Reni — La B. Vergine col bam-
bino ed altri Santi — di Bonifacio Ve-
niziano — Giucator e .suonatrici — di
un ignoto oltramontano + Animale ad
una fontana -— di un’ignoto fiammins
go — Il riposo in Egitto — del Pous:
sin — Zedute di mare con naviglio —
di Van de Velde — Un altro .riposovin
Egitto — del Barocci — La vergine col
puito e santi — di Girolamo Santa Cro+
ce — Bagno di Diana — di Giuseppe
Hins — Paese montuoso — di un ignotò
oltramontano — La testa di un uoma
con un beretio — di stile fiammingo:
la testa di un vecchio bevitore —di Van
Ostade -— La vergine col bambino e
santi — di Gian Bellini — Aitratto di
un generale — di Michele Jonson Mi-
revelt — Fabbricato a capriccio — del
Marieschi. — Il martirio di S. Bartolo-
meo — dello Spagnuoletto + Cucina
con persone che mangiano. — imitazione
dello stile fiammingo di Paolo Alboni —
Suonatore di violino, e bevitore — di
um ignoto fiammingo — Testa di un
vecchio barbato con berretto — di Ada:
mo Eizheimer — Parroco di vila cir-
condato da paesani — di. Paolo Albani
— Studio sopra la Vergine di Tiziano —
«li Giov. Contarini — Waso con fiori —
di sconosciuto autore — la Vergine col
bambino e S. Giovanni — di Jacopo Chi-
menti — 4’ Addolorata — di Antonello,
da Messina — Il giudizio universale —-
attribuito al Semitecolo — Filosofo 50-
litario che studia — di Pietro Longhi
— La Pittura che st consiglia-colla na-
ura — di Francesco Maggiolto == Æ-
trio di ricco edificio a capriecio — di
Giuseppe Moretti — Cristo che dorme
‘sulla ‘croce — della scuola del Padoa-
nino — Invenzione di ‘magnifico fabbre-
er"
RE Pe E
cois Maggiotto ; -- Parvis d'un superbe
édifice --, par Joseph Moretti; -- Le
‘Christ dormant sur sa croix --, dans le
I style du Padoanino; -- Plan d’un ma-
gnifique édifice --, par Pierre Gaspari;
-- Vue en perspective d’une grande cour,
d’une architecture «e fantaisie --, par
Antoine Vicentini; -- Perspective d'une
fabrique --, par Antoine Soli; -- Vue
dun bel edifice --, par François Batta-
glioli; -- Champ de bataille et prépa-
ratifs pour l'assaut d’une forteresse --,
par N. Pluvenel; -- Paysage avec l'En-
Jant prodigue qui garde des pourceaux --,
par Paul Franceschi, dit le Flamand; --
La Naissance du Sauveur --, par Ber:
mard Parentino; -- Champ de bataille
visite par un général --, par M. Pluve-
nel; -- La Tour de Babel --, par Henri
de, Blois, dit Civetta: -- Ste-Catherine --
par Thomas de Modène; -- La Ste-
Vierge lisant -- par Antonello de Messine.
Outre les tableaux que nous venons
d’énumérer, cette galerie possède: --
Quatre bustes, de marbre fin et d’un tra-
vail exquis, le premier de style greco-
romain représentant : la tête dite du ber-
ger ; à peut être est-ce le portrait d'un
jeune-homme de la famille Marcellus ;
le second, de style romain, représen-
tant; Antonin-le-Pieux ; le troisième,
ouvrage de Francois Du Quesnoy dit
le Flamand, représentant: Antinoüs sous
la figure de Bacchus; et le quatrième
enfin, ouvrage d'Alexandre Vittoria, est
le portrait de: Jérôme Contarini, géné-
al de la république. Le buste de
l’empereur Francois Ler exécuté par
leu Angèle Pizzi, décore cette galerie,
cato — «li Pietro Gaspari — Zeduta
prospettiva di gran cortile con architet-
ture a capriccio — di Antonio Vicen-
tini — Prospettiva di fabbricato archi-
tettonico — di Antonio Soli — Veduta
di un nobile edificio a capriccio — di
Francesco, Battaglioli — Campo di bat-
taglia con. disposizione per l'assalto di
una fortezza — di M. Pluvenel — Paese
col figliuol prodigo che custodisce à porci,
di Paolo Franceschi detto il Fiammin-
go — La nascita» del Salvatore. =- di
Bernardo Parentino — Campo di bat-
taglia con generale che si. porta a visi
tare il sito — di M. Pluvenel, — La
torre di Rachele —. di Enrico de Bles
detto il Civetta — S. Caterina — di
Tommaso da Modena — La Vergine che
legge — di Antonello da Messina.
Questa galleria oltre i surriferiti di-
pinti è decorata — da quattro busti —
di fino marmo e di squisito lavoro, il
primo de’ quali di stile greco romano
esprime — la testa detta del pastorello, .
o forse uno dei ritratti di un giovanetto
della famiglia Marcello —, il secondo
di. stile romano rappresenta — Anto-
nino Pio —, il terzo dello. scultore
Francesco da Quesnoy, detto il Fiam-
mingo raffigura — Antinoo sotto le sen
bianze di Bacco — e l’ultimo di Ales-
sandro Vittoria ritrae — Girolamo Con-
tarini generale della repubblica —= Havvi
finalmente il, busto — dell’imperatore
Francesco I. - scolpito dal. defunto
professore Angelo Pizzi. "1
— 160 —
Première Salle ina
On admire dans cette salle les ta-
bleaux suivants: -- L'agonie de Jésus
--, d’un flamand inconnu; --
Jésus-Christ chez Martheet Magdelaine,
par Laurent Canozio; --- la Ste-Vier
ge et quelques Saints --, par Polydore
- Vénitien; -- Le Christ disputant parmi
les docteurs --, par Jean d'Udine ; -- La
Sainte-Famille et Ste Catherine --, par
Cirro Ferri; -- La Ste-Vierge, l'Enfant
Jesus et plusteurs Saints —, par Vincent
Catena; — Le même sujet --, par Jean
Bellini; — le méme sujet —, pat An-
dré Schiavone; — L’Adoration des Rois
Mages —, par Boniface Vénitien ; —
Vèuns couronnée par les Amours —, par
Francois Montemezzano, — Ste- Ursule
auteur
et ses compagnes — par Catherine Vi
gri; -- La Sainte Vierge endormie avec
le divin enfant sur ses genoux —, par
Jean Bellini.
Secsude Salle Palfedi euae.
Dans cette salle, on trouve: — Cinq
compartiments d'un tableau d’autel re-
présentant la S.te-Vierge et quatre Saints
—. par M..J. Bovagna; — S.-Pierre et
Saint Marc —, par Laurent. Vénitien:
— Saint Georges —, par Barthélemy
Vivarini; — Saint Sébastien et quelques
autres Saints —-, par André de Murano;
.— Saint Pierre martyr —., par le même
auteur; — La Sainte Vierge assise, l'enfant
Jésus et plusieurs Saints --. par Louis
Vivavini-le-Jeune; -- La Vierge sur un
trône et deux Saints — par Benoit Mon-
tagna: — La Sainte Vierge, Jésus-Christ
et quelgues Saints --, par Floriglorio.
Paid Sala Piadina:
In questa sala si trovano i seguenti
dipinti — ‘Gesù agonizzante — di ua i
gnoto Fiammingo — Cristo in casa di
Marta e Maddalena — di Lorenzo Ca-
uozio — La Vergine con Santi — di
Pollidoro Veneziano — Cristo che di-
sputa fra dottori —- di Giovanni di U-
dine — Sacra famiglia e Santa Cate
rina — di Cirro Ferri — Vergine con
bambino e Santi — di Vincenzo Cate-
na — La Vergine col bambino e col
putto — di Giov. Bellini — Altra Ver-
gine col bambino e Santi — di Andrea
Schiavone — L'incredulità di S. Tom-
maso — di G, B. Cima da Conegliano
— Il riposo in Egitto — di Jacopo Bas-
sino — L’adorazione dei Re Magi —
di Bonifizio Veneziano —— Wenere co-
ronata dagli Amori — di Francesco
Montemezzano — S. Orsola e le Vergini
di Caterina Vizei — La Vergine che
dorme col putto sulle ginocchia — di Gio-
vanni Belliar,
Soco nda Sala Palfadi uma.
Si. ammirano in,essa le tele seguen-
ti — Cinque comparti di un’ Ancona
con — la Fergine Annunziata e quater
tro Santi — di M. Giovanni Bovogna
— S. Pietro e S. Marco — due .tavo-
lette di Lorenzo Veneziano — $.. Gior-
gio — di Bartolomeo Vivarini — San
Sebastiano e altri Santi — di Giovanni
Mansueti — S. Girolamo — di Barto-
lomeo Vivarini — S. Sebastiano -- di
Andrea da Murano -- S. Pietro Marti-
re -- dello stesso -- La B. Vergine se-
dente col bambino, ed alri Santi -- di
Luigi Vivarini il giovane -- La Zer-
gine in trono con due santi -- di Bene-
detto Montagna -- Maria Gest e altri
Santi -- del Floriglorio.
— 1601 —
Croisième salle PE une
Cette salle renferme les peintures dont
suit l’'énumération: — Un paysage —,
par Marc Rizzi: — {a Résurrection du
Nazaréen —, par Dominique Tintoret ;
— La Bataille des Corzulari —, par
Paul Véronèse; — Za Vierge et quel-
ques Saints —, ouvrage dans le style
d’André del Sarto; — Le même sujet —,
dans le style de Paris Bordone; —
Portrait du procurateur André Dandolo
—, dans le même style; — Madelaine
chez le Pharisien —, par Palma-le-Jeu-
ne; — S. François —, par M. Paolo; —
S. Jacques —, par le même ; — La Si.
bylle Erythrée —, par Nicolas Renieri.
Qualtièure salle Pda.
On voit dans cette salle: $. Luc —,
par Boniface Vénitien; — la Patience
de Job —, par Antoine Zanchi; — La
Naissance de Marie —, par Boniface Vé-
nitien; — S. Mathieu et S. Louis, roi
de France —, par le même; — S. Sé
bastien et S. Benoît —, par le même; —
S. Pierre et S. Jean Baptiste —, par le
même; — Des hommes arrachant des
pierres d'une montagne; — Allégorie —,
de Vitrulio — S. Marc et S. Jean —,
par Boniface Vénitien ; — Ste. Anne ayant
da Vierge, enfant, dans ses bras et plusieurs
Saints —, par Jacques Bassano; — Le
Christ ressuscité, apparaissant à Ste. Marie
Madeleine —, par François Rizzo: —
S. Joseph, l'Enfant Jésus et quatre Saints
—, par Jean Baptiste Tiepolo; — Moïse
devant le buisson ardent —, par Antoine
Zanchi.
Versa Sala Pollen.
Questa sala é adorna dei dipinti che
seguono -- Paesaggio -- di Marco Riz-
zi -- Risurrezione del Nazareno -- di
Domenico Tintoretto -- Za Battaglia
delle Curzolari -- di Paolo Veronese --
La Vergine e Santi -- credesi della
scuola di Andrea del Sarto — altra
Vergine e Santi -- della scuola di Pa-
ride Bordone -- Ritratto del Procuratore
Andrea Dandolo -- della scuola stessa --
La Maddalena in casa del Fariseo --
dal giovane Palma-- S. Francesco e San
Jacopo -- due separate tavolette di M.
Paolo -- La Sibilla Eritrea -- di Nicolò
Renieri.
Quarta sala Palladiama:
Si conservano in questa -- S. Luca --
di Bonifacio Veneziano -- Za Pazienza
di Giobbe -- di Antonio Zanchi -- La
Nascita di Maria -- di Bonifacio Vene-
ziano -- S. Matteo e S. Luigi Re di Fran-
cia --dello stesso-- Ss. Sebastiano e Benedet-
to --dello stesso -- S. Pietro S. Giovanni Bat-
tista e Filippo— dello stesso — Uomini che
levano sassi da un monte— Allegoria — di
Vitrulio—S. Marco e $. Giovanni — di
Bonifacio Veneziano — S. Anna con
Maria bambina in braccio, e altri Santi —
di Jacopo Bassano — Cristo risuscitato
che apparisce a M. Maddalena — di
Francesco Rizzo —- S. Giuseppe col Bam-.
bino e quattro Santi — di Giambattista
Tiepolo — Mosè dinanzi al Rovo —
di Antonio Zanchi.
Cinquième salle Palladienne:
On admire dans cetie salle plusieurs
peintures modernes, entr’autres Za mort
de Rachel, par Jean Baptiste Cignaro-
li; et les ouvrages de peinture, sculptu-
re: et dessins qui obtinrent lhonneur
d'une médaille d’or.
É PIO salle Tosucelle.
Sur le mur vis-à-vis de l’autre salle,
on voil:--Une descente de croix -- parAndré
Vicentin ; --Un portrait d’un noble vénitien,
par Dominique Tintoret; — La Vierge
couronnée dans le ciel par le Pere Eternel—,
de Paul Véronèse; — Ze Portrait d’un
prince inconnu —, par Jean Riley; —
Le couronnement d’épines —, par Do-
minique Tintoret; — Ze Portrait d’un
noble vénitien —, par Jean Contarini;
le même sujet —, par Dominique Tin-
torel; — Un ange portant quelques-uns
des instruments de la Passion —, par
Paul, fils du grand Paul Véronèse ; —
le même sujet —, par le même au-
teur; — Le portrait d’un noble veni-
tien —, par Jacques Bassano; — La
descente du Saint Esprit —, par Ale-
xandre Varatari, dit le Padoanino; —
Le portrait dun seigneur étranger —,
par Van-Dyck.
Au milieu d’une niche bâtie tout ex-
près pour cet usage, on voit un colosse
représentant: Hercule lancant Lycas dans
la mer —, modèle original de Canova.
Sur le mur vis-à-vis de Ja porte, on
ti
Quinta Sa la Pelladia wa
In questa sala si ammirano parecchie
opere moderne, fra le quali splende la
Morte di Rachele di Giambattista Ci-
gnaroli e le altre di pittura, scultura,
disegno, architettura ed incisione che
ottennero l’onore dell’ aurea medaglia.
Eu JGuo Va Sala.
- Nella facciata di fronte all’ altra sala
si vede — La Deposizione — del Vicen-
tino — Ritratto di nobile veneto — di
Domenico Tintoretto — La Vergine co-
ronata dall’ Eterno Padre nel cielo .— di
Paolo Caliari — Ritratto di un Princi-
pe ignoto — di Giovanni Riley — Za
coronazione di Spine — di Domenico Tin-
torelto — Ritratto di nobile veneto —
di Giovanni Contarini — Altro simile
— di Domenico Tintoretto — Angelo
che porta alcuni strumenti della passio-
ne — di Paolo Caliari figlio di Pao-
lo — Soggetto medesimo — e dell’ an-
tore medesimo — Ritratto di nobile veneto
— di Jacopo Bassano — La discesa dello
Spirito Santo — di Alessandro Varatari
detto il Padoanino — Zitratto di sog-
getto oltramontano — di Wan-Dick,
In mezzo ad una niéchia. apposita-
mente costrutta vedesi il colosso rap-
presentante — Ercole che scaglia Lica
in mare — modello originale di Canova.
Nella facciata di fronte alla porta d'in-
— 165 —
voit: — La Charité —, clair-obscur,
par Paul Véronèse; — Quelques traits
de la vie de Sainte Ursule —, peints,
chacun séparément, par Victor Car-
paccio; — La Foi —, clair-obscur par
Paul Véronèse ; — Confière d'une école
(espèce de confrérie particulière, à
Venise) distribuant des aumônes —, par
Benoit Diana; — La Présentation de la
Sainte Vierge au Temple —, par Titien
Vecellio; — Le Christ priant dans le
jardin de Gethmani
Saints —, par Marc Basaïti; — La Vier-
avec plusieurs
ge dans sa gloire et plusieurs Saints —,
par Boniface Vénitien; — Le Christ
présentant à Sainte Catherine la couronne
d’épines, et plusieurs Saints —, par Fran-
cois Bissolo ; — Procession sur la pla-
ce S. Marc — ouvrage remarquable qui
nous montre les coutumes de l’épo-
que (1496) et les vieux édifices qui
existaient alors sur la place S. Marc —,
par Gentil Bellini ; —- La gloire du Pa-
radis — , par Paris Bordone.
Sur le mur de la porte qui conduit à
la seconde salle, on voit: — Le Baptême
de Jésus-Christ — par Joseph Porta, dit
le. Salviati; — L'Assomption —, par
Paul Véronèse; — La Vierge sur un
trône avec le divin Enfant et plusieurs
Saints —, par Rodolphe Grillandai; —
Jesus Christ crucifié, les deux Maries
et quelques Saints —, par Donato Vé.
nitien ; — Sainte Anne, - Saint Joachim,
et quelques autres Saints —, par Victor
Carpaccio; — L’Annonciation —, par
Martin d’Udine; — Le Christ souffrant
et plusieurs Saints —, par Barthélemy
Montagna; — La Vierge, l'Enfant Jesus
et plusieurs Saints —, par le Varotta-
ri; — Le Rédempieur entouré des ap6-
tres —, par Boniface Vénitien; — La
Flagellation du Christ —, par Vincent
Catena;—Sainte Christine engagée à adorer
les Idoles —, par Paul Véronèse; —
gresso — La Carità a chiaro scuro —
di Paolo Caliari — Alcuni fatti della
vita di S. Orsola — dipinti in cinque
tele distinte da Vittore Carpaccio —
La Fede a chiaro scuro —. di Paolo
Caliari — Confratelli di una scuola che
dispensano elemosine — di Benedetto
Diana — La presentazione della Vergine
al tempio CtTu Siazian'omeVe ce limone
Cristo orante nell’ orto di Getsmani con
° tre discepoli e altri santi -— di Marco
Basaiti — La Vergine in gloria, e altri
Santi — di Bonifacio Veneziano — Cri-
sto che porge a S. Catterina la corona di
spine, con. Santi — di Francesco Bisso-
to — Processione nella piazza di S. Mar-
co — di Gentile Bellini, dipinto rag-
guardevole perchè mostra i costumi del-
l’epoca che è l’anno 1496,e gli antichi
fabbricati che allora esistevano nella
piazza — La gloria del Paradiso — di
Paris Bordone.
Nella facciata della porta conducente
nella seconda sala — 17 Battesimo di
G. C. — di Giuseppe. Porta detto Sal-
viati — L’ Assunzione di Maria în pre-
senza degli Appostoli — di Paolo Ca-
liari — la Vergine in trono, col Bambi-
no e Santi — di Ridolfo Grillandai —
Cristo. in croce, con le Marie e San-
ti, — di Donato Veneziano — Sant
Anna; S. Gioachino ed altri-—di Vitto-
re Carpaccio — (L’ Annunziata — di
Martin da Udine: — Cristo paziente, e
Santi + di Bartolomeo Montagna —
La Vergine col Figlio ed altri Santi —
del Varottari — 11 Redentore fra gli A-
postoli — di Bonifacio Veneziano —
Cristo flagellato — di Vincenzo Cate-
na — Santa Cristina eccitata all adora-
zione degli idoli — di Paolo Caliari —
Sant Eleuterio che benedice alcuni divo=
ti— di Jacopo Daponte detto il Bassano.
— 164 —
Sani Eleuihère bénissant quelques fide-
les .—, par Jacques da Ponte, dit le
Bassano.
. Au-dessus de la porte qui conduit à
la deuxième salle, on voit: — Une Mi-
nerve assise —, statue de Jacques de
Montino.
Sur le mur de la porte d’entrée, on
voit: — Sainte Ursule rencontrée hors
de Rome par le pape Sirriacue —, par
Victor Carpaccio; — Une descente de
Croix —, par Lazare Sébastiani; —
Deux traits de la vie de Sainte Ursule
— peints séparément, par Victor Car-
paccio; — Le Christ amené devant Pi-
late —, par Benoît Cagliari, frère du
fameux Cagliari; — Saint Marc et quel-
ques autres Saints —, par André Busa-
ti: — Les douze mille signes —, vision
de l’Apocalypse, par Palma-le-Jeune ; —
La Vierge dans sa gloire, Saint Damien
et Saint Côme —-, par le Tintoret; —
Un miracle de la Sainte Croix —, par
Lazare Sébastiani ; — Ze même sujet —,
par Jean Mansueti; — L’Adoration des
Mages +—, par Boniface Vénitien; —
Un miracle de la Sainte Croix —, par
Gentil Bellini; — Za Sainte Vierge
sur un trône, entourée de plusieurs Saints
—, par Benoît Diana; — Un miracle
‘de la Sainte Croix opéré par l’entremise
d’un patriarche de Grado —, par Victor
Carpaccio.
Le plafond de cette salle a été peint
avec beaucoup d’habileté par M. Tran-
quillo Orsi, et les bustes des peintres
vénitiens qui la décorent, par M. Odo-
ric Politi.
Sulla trabeazione della porta che
conduce alla seconda sala — v’ha una Mi-
nerva seduta — statua di Jacopo de
Martini.
Nella facciata della porta d’ingresso
— S. Orsola incontrata fuori di Roma
da Papa Ciriaco -— di Vittore Carpac-
cio — La Deposizione della Croce -— di
Lazzaro Sebastiani — Fatti di s. Or-
sola — due teste distinte di Vittore Car-
paccio —- Cristo condotto a Pilato — di
Benedetto Caliari fratello di Paolo —
S. Marco con altri Santi — di Andrea
Busati — I dodici mila segnati visione
dell'Apocalisse — di Palma il giovane —
La Vergine in gloria con Santi Cosma e
Damiano — di Jacopo Robusti detto il
Tintoretto — Miracolo della Santa Cro-
ce — di Lazzaro Sebastiani — Aro
miracolo della Santa Croce -— di Gio-
vanni Mansueti — ZL’ Adorazione dei Ma-
gi — di Bonifacio Veneziano — Altro
miracolo della Santa Croce — di Gen-
til Bellini — La Vergine in trono cir-
condata da Santi — di Benedetto Dia-
na — Altro miracolo della Santa Croce
operato per mezzo del Patriarca di Gra-
do — di Vittore Carpaccio.
Il soffitto di questa sala è dipinto con
molta intelligenza ed amore dal prof.
Tranquillo Orsi; ed i busti dei pittori
della veneta scuola dal prof. Odorico
Politi.
— 165 —
Deuxième SAL
Dans cette salle, la seconde par le
chiffre qu’ elle porte, mais non par le
mérite des tableaux qu’elle renferme,
on admire: — La Madelaine prosternee
aux pieds du Sauveur —, par Charles
Lebrun ; ce tableau avait été transpor-
té à Paris; — Une descente de croix —,
par Roch Marconi; — Saint François
et plusieurs autres Saints —, par Pal-
ma-le-Jeune; — L'Assomption —, par
Jacques Tintoret: — Saint Francois et
quelques autres Saints —, par Sébastien
Florigerio; — Une descente de Croix —,
par Luc Giordano, — Daniel dans la
fosse aux Lions—, par Pierre de Cor-
tone; — Festin chez Lévi —, par Paul
Véronèse ; — Le Cheval de la Mort —,
par Palma-le-Jeune; — L’Ange gardien
et quelques Saints —, par le même au-
teur; — Saint Jean-Baptiste au désert —,
par Tilien Vecellio; — Saint Diacre
priant —, par Alexandre Varottari; —
L’Annonciation de la Vierge —, par
Paul Véronèse: — La Vierge dans sa
gloire —, par Alexandre Varottari; —
La Visitation —, par Titien Vecellio;
— Les Dix mille martyrs —, par Vi-
ctor Carpaccio ; — Saint Marc et quel-
ques autres Saints apaisant une tempête
—, par Georges Barbarelli; — Saint
Marc et Saint Mathieu —, par Paul Vé-
ronèse; — Sainte Christine au lac de
Bolsena —,
Pierre dans une chaire entouré de plu-
par de même: — Saint
sieurs Saints — par Palma l’Ancien, —
La Vierge, l'Enfant Jesus et quelques
Saints —, par Sébastien Florigorio; —
La Vierge du Carmel et quelques Saints
—, pat Jean Regillo, dit le Pordeno-
Sala Seco nda.
Ultima di numero non di merito que.
sta sala si abbella dei seguenti dipin-
ti — La Maddalena a’ piedi del Salva-
tore — di Carlo. le Brun, restituita da
Parigi — La Deposizione con due Santi
— di Rocco Marconi — $. Francesco
con altri Santi — del giovane Palma —
L’ Assunta — di Jacopo Tintoretto —
S. Francesco ed altri Santi — di Seba-
stiano Florigorio — La Deposizione —
di Luca Giordano — Daniele fra Leo-
nt — di Pietro da Cortona — Convito
in casa di Levi — di Paolo Veronese —
IL Caval della morte — del giovane Pal-
ma — L'Angelo custode e alcuni santi —
dello stesso —. 12 Battista nel deserto —
dì Tiziano Vecellio — Santo Diacono
in atto di orare — di Alessandro Va-
rottari — La Vergine Annunziata — di
Paolo Caliari — La Vergine in gloria —
di Alessandro Varottari — Za Zisita-
zione di santa Maria Elisabetta — di Ti-
ziano Vecellio — 17 Martirio di dieci-
mila martiri — di Vittore Carpaccio.
— San Marco ed altri Santi che sedano
una tempesta -— di Giorgio Barbarel-
li — San Marco e San Matteo — di
Paolo Caliari — Santa Cristina nel la-
go di Bolsena — dello stesso — San
Pietro in cattedra con altri Santi — del
vecchio Palma — Za Vergine col Bam-
bino ed altri Santi — di Sebastiano Flo-
rigorio — La Vergine del Carmello ed
altri Santi — di Giovanni Regillo, det-
to il Pordenone — Za Vergine Annun-
ziata — di Francesco Vecellio — La
istituzion del soccorso — di Carlo Ca-
liari — S. Cristina cibata dagli Angeli
nella prigione .— di Paolo Caliari —
| Mort
ne; — L’Annonciation de la Vierge —, | S. Lucae S. Giovanni — dello stesso —
par Francois Vecellio; — L'institution
du Secours — par Charles Cagliari; —
Sainte Christine nourrie par des anges
dans sa prison —, par Paul Véronèse ; —
Saint Luc et Saint Jean —, par le mé-
me; — Une descente de croix —, par
Titien ‘Vecellio.
Au-dessus de la porte, on voit: —
La Peinture vénitienne —, statue de M.
de Martini. Le plafond a été peint
par M. Orsi et les bustes de quelques
peintres vénitiens par M. Darif.
Una Deposizione — di Tiziano Vecellio.
Sulla trabeazione della porta vede-
si — la Pittura Veneziana — statua del
professor De Martini. Il soffitto fu di-
pinto dal professor Orsi, ed i busti di
-alcuni veneti pittori dal professor Darif,
TO RARI
CSS RAS
nn)
pue
Das
NE
"peste
Ars
TR DE
SE HER
ee one
CL Re et
CINQUIÈME VISITE.
La gondole est absolument nécessaire
pour cette visite.
. L’amateur de nos: monuments d’art
qui nous a accompagné, durant notre
quatrième visite, dans les salles de
l’Académie des Beaux-Arts, ne sera sans
doute pas fàché de commencer celle-
ci par la partie du Ganal que nous
avons déjà décrite, afin de poursuivre
la revue des édifices remarquables qui
en décorent les deux bords et que nous
indiquerons ci-dessous.
- Après Za Charité, vient Ze palais Ju-
stiniani Lolin, bâti sur la rive droite
par Balthazar Longhena; puis, sur la
rive: gauche, le palais Contarini degli
sScrigni. Get élégant édifice, dont on
attribue la construction au Scamozzi,
présente une facude composée des trois
ordres rustique, ionique et corinthien,
Sur la meme rive, s’élève immédiate-
ment après celui-ci. le palais Rezzoni-
co, riche et vaste édifice bati d’après
les plans. de Balthazar Longhena, et
divisé en trois. ordres, le dorique, l’io-
nique et le corinihien: ce, dernier, a
été ajouté aux deux autres par Geor-
ges Massari. Sur la rive gauche, on
trouve ensuite le palais Grassi et le
palais Moro-Lin: le premier, qui eut
pour: architecte Georges Massari, est
divisé en trois ordres, le rustique, l’io-
mien et le corinthien; le second, an-
cienne résidence. des aïeux de l’auteur,
a été, construit d’après les plans du
Florentin Sébastien Mazzoni, qui le
QUINTA VISITA:
Per questa visita è mestieri della gondola.
All’amatore dei nostri monumenti ,che
nella quarta. visita abbiamo accompa-
gnato per le sale della veneta accade-
mia, non sarà discaro |’ incominciare la
presente visita ripetendo il tratto del
canale già descritto; per proseguire la
rivista dei magnifici edificii che ne a-
dornano ambe le sponde e che andre-
mo in appresso indicando
Dopo la Carità seguita il Palazzo Giu-
stiniani Lolin, sulla sponda destra, ar-
chitettato da Baldassare Longhena quin-
di sulla sponda sinistra il palazzo Con-
tarini dagli Scrigni, elegante edificio re-
putato dello Scamozzi, colla facciala nel
tre ordini rustico, ionio, corintio. Sul-
la sponda medesima seguita il ricco e
grandioso palazzo Rezzonico, eretto col
disegno di Baldassare Longhena, e di-
stinto nei tre ordini dorico, ionio, co-
rintio, 1? ultimo dei quali fu aggiunto
da Giorgio Massari. Sulla sponda de-
stra vengono quindi i Palazzi Grassi e
Morolin, il primo de’ quali architettava
Giorgio Massari nei tre ordini rustico,
ionio e corintio, ed il secondo, antica
sede della mia famiglia veniva eret-
to dal fiorentino Sebastian Maz zoni, che
lo divideva in quattro ordini, rustico
dorico, ionico; e corintio. Ollre a ciò
egli è nello, interno. adorno, di molte
buone pitture, a fresco di varii autori
e particolarmente del Lazzarini. Tra
— 168 —
partagea en quatre ordres, le rustique,
le dorique, l’ionique et le corinthien;
il est en outre orné au-dedans de plu-
sieurs peintures estimables, et de fres-
ques, exécutées par divers artistes, et
surtout par Lazzarini. Entre ces deux
palais se trouve le local du nouvel éta-
blissement de bains de M. De Antoni,
dont l'entrée par terre se trouve dans
le quartier de S. Samuel. !
Les bains sont un établissement di-
gne de la reconnaissance de ceux qui,
loin de gloser sur toute chose, aiment
à en apprécier la valeur réelle, alors
même que, marqué du cachet de la mo-
de futile, un objet semble moins digne
de leur attention. Les bains sont sans
contredit une des institutions les plus
anciennes et les plus remarquables de
nos aïeux , d’après les sentences des-
quels il est bon de nous régler quelque-
fois, si nous ne voulons pas le faire
toujours en répétant le vieux adage:
magister dixit. Les bains ne sont-ils pas
un des éléments le plus indispensa-
bles de la salubrité publique en Orient
( pays peu divers de nos régions méri-
dionales), si bien que de savants écri-
vains affirmèrent que ces contrées
étaient redevables à un tel usage de
l’exemption d’une infinité de maladies?
L'usage des bains n’était pas moins cher
autrefois aux habitants des rudes cli-
mats du nord; la Germanie, les Gau-
les, la Bretagne, faconnées à la! civilisa-
tion romaine, l’ adoptèrent et le con-
servent encore aujourd’hui. En un mot,
par tout pays les bains furent considé-
rés comme un auxiliaire puissant de
l’hygiène. Pourquoi donc se trouve-
t-il des gens qui se déchainent con-
ir’eux? pourquoi les Vénitiens ne se
réjouiraient-ils pas bien plutôt de pos-
séder eux aussi enfin plusieurs établis-
sements de ce genre, commodes et élé-
questi due palazzi trovansi i nuovi ba- |
gni del sig. De Antonit, che per terra
rispondono a S. Samuele.
Questi bagni sono uno stabilimento
meritevole della riconoscenza di colo-
ro, i quali, anzi che scherzare sulle co-
se, amano ponderarne l’intrinseco va-
lore anche allora che per essere fog-
giate dalla volubile moda si paiono forse
meritevoli di scherno. Molti declamano
contro i bagni, ed i bagni sono delle
più antiche e senza dubbio delle più
autorevoli istituzioni dei padri nostri,
sulle cui parole, se non vuolsi giurar.
sempre, sarebbe ciò non pertanto pre-
gie dell’opera il giurar qualche volta.
I bagni conservano la salute in Orien-
te, paese tanto omogeneo a’ nostri me-
ridionali, di maniera che dolttissimi e
pratici scrittori opinarono dovere 1’0-
riente a? suoi bagni la sottrazione di
molti morbi. 1 bagni erano un tempo
prediletta istituzione ed esercizio del
rigido Settentrione, e le Germanie, le
Gallie e la Brittania rinnovellatesi alla
romana civiltà ne conservavano e tut-
tavia ne conservano l’uso. Insomma per
l’universo mondo, in ogni età, ne’ cli-
mi caldi, freddi, temperati, e dovunque
si trovava opportuno il beneficio del
bagno. Perchè dunque declamare con-
tro i bagni e l’uso loro ? Perchè non
rallegrarci piuttosto noi Viniziani che
molti comodi ed eleganti ne possedia-
mo; a” quali tutti oggimai stanno in ci-
ma i nuovi che il sig. De Antonii eri-
geva in S. Samuele? E chi entra in essi
a prima giunta si accorge dello spirito
#
gants, parmi lesquels on peut citer au
premier rang celui que M. De Antoni
_wient. de faire élever à Saint Samuel;
il.suffit .d’y entrer pour reconnaitre au
premier abord le, bon esprit qui pré-
«Sida, à sa construction en choisissant
“un emplacement qui en permit l’accès
également par terre et par eau. L’a-
zaeublement en est d’une simplicité é-
Jégante ; et son architecture, non moins
commode qu’agréable, a rendu :possi-
ble d’y réunir salles de conversation,
restaurants, café, cabinet de lecture,
coup-d’eil charmant, en un mot tout ce
qu’il faut pour en faire un établisse-
ment admirable dans son genre. Ajou-
‘tons que son architecture rappelle fort
“celle des maisons de Pompeï, et
surtout de celle d’Arius Diomède qui
lui servit particukèrement de modèle,
de manière qu’on pourrait presqu’ap-
peler cet édifice un échantillon tout-à-
la-fois de la civilisation des temps pas-
‘sés et de celle d’aujourd’hui.
Ces bains se composent de vingt'ca-
binets distribués autour d’une cour
‘ornée de colonnes et de sculptures; les
baignoires sont en marbre; chaque ca-
binet est pourvu d’un lit et de tous les
ohjets: de toilette désirables, sans par-
lér de la rare régularité da service.
Des vases de fleurs y embaument Pair;
laisance , l'élégance, tout le confort
«de notre siècle y respire. Enfin, pour
‘achever: de fermer la bouche à tous
des critiques, et rassurer les plus timo-
rés et les plus difficiles, nous. ajoute-
xons que l’eau dont on y fait ‘usage
est la plus pure du Grand-Canal, qu’el-
le est chauffée à la vapeur, et que des
«machines, mes par celte même vapeur,
la conduisent jusque dans les baignoires.
trAprès:les bains de M. De Antoni,
nous ine saurions ‘sans |injuslice man-
quer de citer parmi les plus remarqua-
— 60
tutto cittadinesco onde furono dalle fon-
damenta edificati in luogo sì opportuno
che approdar vi si può per terra, e per
mare e da questa parte per il gran ca-
nale. Semplicità e leggiadria ‘regnano
negli arredi; l'eleganza nell’ architetta-
ra; ogni comodità si aggiunge all’ edi-
ficio in guisa che vi ha Sala di crocchio,
Caffè, Ristoratore , Gabinetto di lettu-
ra, belle vedute, in una parola tutto ciò
che si richiede per comporre nel suo
genere il. più vago edificio del paese.
Il modello fu desunto dalle case di
Pompei singolarmente da quello di A-
rio Diomede, onde questi bagni potreb-
bero considerarsi come Vanello che riu-
nisce la squisitezza dell’antica, e della
moderna civiltà.
Si compongono essi di venti stanze
distribuite intorno ad un cortile adorno
di fregi, e di colonne ; le vasche sono
di marmo; contigua ad ogni stanza vj
ba una cameretta con letto, e avente
ogni cosa opportuna, alla cura, della
persona; per ogni dove veggonsi vasi,
di fiori che imbalsamano l’aria; dovunque
spira l’agiatezza, la novità, la eleganza.
E. perchè i medici non gridino, e gli
scrupolosi non si. spaventino, l’acqua è
allinta dalle più vive correnti del gran
canale, riscaldata a vapore, e condotta
nei bagni con, macchine mosse dal yva-
pore medesimo.
Nè questi solamenie sono, come fu
delto, i soli bagni della nostra viltà;
vi hanno anche quelli dei principali al-
na
és
bi
— 170 —
bles de Venise ceux des principaux
hôtels, ceux du Docteur. Tumiani et les
bains flottants. Ges derniers, quijne sont
ouverts qu’en été, ancrés : presque
toujours dans le canal de Saint Geor-
ges, se composent d’un grand carré
de baraques de bois, au centre desquel-
les se trouve un espace de mer assez
grand pour permettre l’exercice sì utile
de la natation. Il y a des cabinets sé-
parés pour les dames et pour quicon-
‘que les préfère; fort souvent, aux heu-
res de bain général, on y jouit, pour
surcroit d’agrément, des sons de la
musique militaire.
Tous ces établissements de bains doi-
vent être chers à nos jolies femmes et
à nos jeunes gens. Par eux Venise
prendra chaque jour davantage une phy-
sionomie orientale,
En continuant à parcourir le Grand-
Canal, les trois premiers palais que l’on
rencontre sur la rive gauche, élevés au
moyÿen-âge, appartiennent à la famille
Justiniani; vient ensuite le magnifique
palais Foscari, fort prisé par Sansovino
et où logeaient d’ordinaire, au temps
de la république, les Souverains qui
visitaient sa capitale. L'architecture. de
ce palais est dans le style du moyen-
âge, et on l’attribue à ce même Maître
Bartolommeo, auteur de la Porte della
Carta. Sur la rive droite, s'élève le
palais Contarini, dont le style archite-
ctonique se rapproche de celui des Lom-
bards; c’est un édifice élégant, partagé
en trois ordres corinthiens, orné d’ex-
quises sculptures, et qui porte le ca-
chet de la renaissance de l’architecture;
on assigne pour date à sa construction
Pan 1504. Les palais suivants sont: ce-
lui des Grimani, à Saint Thomas, d’or-
dre rustique, et quatre de la famille
Mocenigo sur la rive droite. Sur le bord
opposé, on trouve: le palais Pisani, à
| 2 oO cor»
berghi, e del Dottor Fumiani; siccome .
degni di osservazione sono quelli gal
leggianti che si mostrano soltanto nella\
stagione di estate, e che per lo più so-
no ancorati nel canal di S. Giorgio. So-
no essi un quadro edificio di legno che
circonda uno spazio di mare sufficiente
per goder anche’ l’esercizio del nuoto,
Per entro sonvi camere per chi desi-
dera la solitudine, e perle donne; e
nelle ‘cre del bagno il più delle volte
si. fanno sentire i suoni lieti ‘delle no-
stre bande militari.
Tutti. questi bagni sono benemeriti
delle rosate guancie, e delle vigorose
membra delle nostre cittadine, e de’no-
stri cittadini.
Proseguendo. la gita lungo. il. canale
seguita la vista dei magnifici palazzig
e prima, sulla sponda sinistra, tre della
famiglia Giustiniani, architettura del me:
dio evo, a’ quali tien dietro il magni-
fico. Palazzo Foscari molto stimato €
lodato dal Sansovino, ove solevanò al»
loggiare i sovrani che al tempo: della
repubblica visitavano questa capitale.
L’architettura è del medio evo e si at-
tribuisce a quel M. Bartolomeo che fes
ce la porta della Carta. Seguita sulla
destra sponda il palazzo Contarini il cui
stile architettonico si av vicina alla manie-
ra dei Lombardi. Certo egli è un edificio
elegante e distinto in tre ordini corintii,
adorno di gentilissime sculture, e che
mostra il risorgimento della buona ars
chitettura: si fa risalire all’anno 1504,
Degni di osservazione sono i seguenti.
palazzi, cioè uno dei Grimani a S. To.
mà e quattro della famiglia Mocenigo, i
quali ultimi si trovano sulla sponda
destra. Sulla sponda sinistra poi s’in*
contrano quello dei Pisani a S. Polo,
— AT —
Saint Paul, construit au commencement
du XV siècle et qui annonce le retour
du bon goût; celui des Barbarigo, dont
la façade regarde le canal de Saint Paul,
tandis qu’une aile seule donne sur le
Grand-Canal, Vis-à-vis de ce dernier
| palais, s'élève celui des Corner Spinel-
di, dans le style des Lombards, et bâti
au XV siècle. L’élégance et le bon goût
le distinguent, et nous recommandons
surtout à l'attention de nos lecteurs
quelques parties intérieures, et une pla-
te-forme, ouvrage de Michel Sammichie-
li. Le palais Grimani déjà cité est d’un
style moderne; après celui-ci et du mé-
me côté, vient le palais Tiepolo, d’une
architecture élégante et moderne, et
dont la facade se compose des trois or-
dres ionique, dorique et composite. En
face de ce dernier, on trouve un pa-
lais magnifique des Grimani dits de Saint
Luc, siége aujourd’hui de la Direction
des Postes, qu l’on regarde comme un
‘chef-d’ocuvre d'élégance et de riches-
se; on a relevé quelques légers dé-
fauts dans le troisième ordre, mais on
ne saurait en conscience les reprocher
à l’architectes il était mort avant de
voir son ouvrage achevé. Au reste, cet
architecte n’était rien moins que le fa-
meux Sammichieli. La facade de ce
palais se compose de trois ordres co-
rinthiens. Sur la même rive, on voit
le palais Farsetti, siège aujourd’hui du
corps municipal. de Venise; le palais
Loredano, le palais Bembo, construit
au moyen-âge ; le palais des Manin (fa-
mille dont ‘un membre fut le dernier
doge de Venise), élevé par Sansovino
et divisé en trois ordres, le corinthien,
le dorique et l’ionique; ila été derniè-
rement restauré par l’architecte Selva,
qui arrangea aussi la distribution inté-
rieure,
Entre ces deux derniers palais, qui
eretto verso il principio del secolo XV
e che accenna vicina l’epoca del buon
gusto; e quello dei Barbarigo la cui fac-
ciata è nel vicino rivo di S. Polo men-
tre sul gran canale non ‘guardano che
un ala e una loggia —. A fronte di questo
ultimo è il palazzo Corner Spinelli, dello
stile dei Lombardi, eretto nel secolo XV,
Vi.regnano la leggiadria e un gusto fi
nissimo, e particolar osservazione meri-
tano alcuni quarti interni, e il terrazi_
no pure interno, lavoro di Michele Sam,
michieli. — Il Palazzo Grimani a San
Polo, che sorge sulla parte sinistra, è di
uno stile che molto si avvicina al mo-
derno; dopo di questo puossi vedere quel.
lo dei Tiepolo la cui moderna ed elegante
architettura offre una facciata distinta nei
tre ordini ionico, dorico e composito. —
Dirimpetto a quest’ultimo sorge: il ma-
gnifico dei Grimani a S. Luca, ove al
presente trovasi la Direzione delle Imp.
Regie Poste, e che stimasi un capo la-
voro di ricchezza o di eleganza, e se nel
terzo ordine fu notato qualche difetto
ciò venneanche attribuito all’essere l’ar-
chitetto morto innanzi al compimento
dell’edificio. Era desso Michele Sammi-
chieli che ne distingueva la facciata in
tre ordini corintii. Sulla medesima
sponda trionfa quindi il palazzo Far-
setti ora residenza della Municipalità, non
che il palazzo Loredan, quello dei Bem-
bo architettato nel medio evo, ed il pa-
lazzo Manin, soggiorno alla famiglia del-
l’ultimo Doge della repubblica, eretto da
Jacopo $Sansovino con tre ordini dori-
co, jonio, corintio, recentemente ristau-
rato dall’architetto Selva, col disegno
del quale fu anche condotta la parte
interna.
Tra questi due ultimi palazzi i quali
s'élèvent, ainsi que les premiers, sur
de quai, dit du | Charbon., est. située
une maison, portant le numéro 3752,
que, l’on prétend avoir été. habitée
autrefois par Henri. Dandolo. Une in-
scriplion placée” sur la facade. de cette
maison, .et rappelant le nom de Dan-
dolo et son séjour dans ses murs; don-
nerait du poids à l'opinion commune, si
l'aspect même de celte maison dont l’ar-
chitecture est tout-à-fait diverse de.cel-
le des temps où vivait Henri Dando-
lo, ne suffisait point pour.la démentir
gomplètement. Mais. cependant comme
l'on sait bien, d’un côté que les vicis-
situdes des choses et des temps peuvent
avoir altéré et mème détruit les traces
d’antiquité de cette maison, et de l’au-
tre que la plupart des, traditions po-
pulaires, sans excepter celles qui ont
prises les plus profondes racines, rési-
stent rarement à l’épreuve de la saine
critique, nous nous abstiendrons d’affir-
imer:ou de nier ici que dans celte mai-
son demeura le fameux Henri Dandolo,
4x. doge de Venise, conquérant de Con-
stantiriople, fondateur de: l’éphémère
empire latin d’Orient, à la. splendeur
duquel ce héros préféra noblement le
pouvoir ducal,non-moinshonorablequoi-
que: plus modeste: cette action est un
des plus beaux titres. de, Dandolo. à
Padmiration de la postérité.
Sur le même quai, logeait, sans con-
iredit à cette fois, Pierre l’Arétin, mais
quant à: la maison qu’il habitait, nous
nous: trouvons de. nouveau : dans l’im-
possibilité de le dire à nos lecteurs,
cette question, souvent débattue ‘en-
ire, nos archéologues les plus infatiga»
bles, étant restée indécise. Pierre l’A-
rétin est trop fameux par ses ouvrages
et par ses actions, presqu’ aussi sales
ds unes que les autres, pour qu’ il
soit. besoin: d’en ‘parler ici plus lon-
— 172 —
co’ primi. sorgono: sulla: fondamenta ape.
pellata del Carbon, è opinione’ sorgesse |
la casa di Enrico Dandolo, la quale, av=
visano alcuni, fosse quella segnata del
civico num, 3752. Una lapide posta nella
facciata che-ricorda il nome, ed attesta
l'antico soggiorno fra quelle mura di
quell’ eroe; mostra ‘essere questa la
più volgare opinione. Ella è però smen-
tita dall’ aspetto della’casa medesima che
nulla offre dello stile architettonico del
XI. ‘secolo. in cui viveva Ærrico Dan
dolo. Siccome però sappiamo da un lato
che le vicende delle cose e dei tempi.
possono avere alterate anzi distrutte in
essa le. traccie dell’antica sua vetustà, è
dall’ altro che la maggior parte delle po-
polari opinioni, anche le più radicate;
troppo di rado reggono al confronto
della critica, ci guardaremo dal negare.
ed affermare espressamente questa es:
sere stata la casa di Enrico Dandolo
quarantesimo primo Doge di Venezia,
conquistatore di Costantinopoli, fonda:
tore del breve impero latino d’Oriente,
allo splendore del quale anteponeva, con,
patrio zelo, il più modesto, ma non men
glorioso scettro ducale. Fw questa la glo-
ria più bella di Enrico Dandolo.
Sulla fondamenta medesima : abitava!
non ha dubbio Pietro Aretino, ma qual
veramente fosse la casa di lui è arduà
questione, che i più pazienti munici-
pali. antiquari. lasciano. ancora indecisa:
Questo Pietro Aretino fu sciagurata-
mente, famoso e per le opere, e per le
azioni sue, sozze, e scellerate del pari:
A darne in breve compiuta notizia non
possiamo far meglio che riferire i versi
dettati da non si sa chi per la morte
sua.
— 175 —
guement ; d’ailleurs Pépitaphe suivante
qu’un inconnu composa pour PArétin
suffirait au besoin. pour donner ‘une
idée juste de son caractère:
‘
Ici gît l'Aréuin, poéte redouté,
Qui sur le sol toscana reçu la lumière;
Il médit d’unchacun, Jésus-Christ excepté,
Disant, pour s’excuser: Je ne le connais guè-
(re.
Après avoir. dépassé la halle. aux
poissons, et près du pont: de Rialto,
du côté, gauche du Grand-Canal,. on
.rencontre les bâtiments proprement dits
vieux (fabbriche vecchie) construits en
1520 par Antoine Scarpagnino.. Ils s’é-
tendent: en divers ; sens sur une lon-
gueur de 30 pieds, et aux temps de la
république, ils étaient affectés à l’usa-
ge des magistrals vénitiens et du com-
merce; aujourd’hui les bureaux de la
Magistrature de la Chambre y sont éta-
blis.
. Non loin de là s'élève le célèbre
pont de Rialto, ouvrage de l'architecte
Antoine Da Ponte achevé en 1591. Nous
espérons que nos lecteurs ne nous
sauront pas mauvais gré, si nous ré-
pétons ici ce que nous avons déjà dit
à propos de ce monument admirable
dans un autre ouvrage sur Venise:
» Notre ville ayant toujours été scin-
» dée en deux par le grand-canal qui
> la traverse, et le pont de Rialto n°e-
» xistant point autrefois, il fallait, lor-
+ squ’ on voulait aller d’un bord à
» l’autre, passer l’eau dans de petites
barques appelées, sceole. On. payait
» pour ce petit trajet un quart de de-
».mier, c’est-à-dire deux centimes en-
»_viron de la monnaie présente ; si bien
» que, lorsqu’en . 1180 on s’avisa de
» jeter un pont sur ce canal, on don-
» na à celle construction le nom..de
Qui giace l’ Aretin poeta tosco
Che parlò mal di ognun fuor che di Dio
Scusandosi col dir — non lo conosco
Passata la pescheria e. vicino al Ponte
di Rivoalto, dalla parte sinistra del gran
canale, sorgono, le così dette, fabbriche
vecchie che nel 1520 veniano architetta-
te da Antonio Scarpagnino. Girano esse
in varie linee per la lunghezza di circa
trenta piedi, ed ai tempi repubblicani
serviano agli. usi de’ veneti Magistrati e
del commercio, Di presente in esse son-
vi, gli, Ufficii del. Magistrato Camerale.
Poco. dalla. lunge sorge il superbo;
ponte. di, Rivoalto, opera pregiatissima
dell’ architteto Antonio Da Ponte, da
cul. nel 1591 venia fornita. Non credia-
mo far.cosa‘discara al lettore nel ripetere
qui, ciò che di questo ponte ‘abbiamo
scritto in un’altra nostra ‘opera che! sul-
l’antica Venezia si aggira. - Essendo stata
» sempre mat la nostra città disgiunta e
» divisa dal canale che vi corre fra mez-
» zo, e non vi essendo. negli antichi
» tempi il ponte di Rialto che le due
» isole congiungesse, chi voglioso era di
» passare all’ altra parte veniva tra-
» ghettato in certe barchette le quali
». si appellavano sceole. Per questo tra-
» gitto pagavasi la quarta. parte di un
» danaro, cioè all’incirca due centesimi
» odierni, da che nel 1180, come venne
» preso di gittare in quel sito un ponte;
» diessi ad esso il nome della moneta.
— 174 —
» cette pelite monnaie. Il paraît qu’à
» celte époque, on l’éleva sur des espè-
» ces de barques, ainsi que le dit une
» ancienne chronique attribuée à Tie-
» polo, dans laquelle on dit expres-
» sément; qu’en 1258 Le pont fut re-
» construit et élevé sur des pieux, tandis
» qu'auparavant il ne l'était que sur des
» bateaux Si vous êtes curieux d’avoir
» une idée exacte de la vue qu’il pré-
» sentait alors, vous n’avez qu’à visi-
5 ter le tableau précieux de Jean Bel-
» ilini, possédé par 1 Académie des
# beaux-arts, où l’ancien pont est repré-
» senté avec une fidélite que, d’après les
5 notions transmises par de vieux écri-
% vains sur ce pont, nous pouvons dire
»'admirable: Détruit plusieurs fois par
# le temps ou par de funestes accidents,
+ ilfutreconstruit autant de fois presqu”
» aussitôt, mais toujoursen bois, jusqu’à
» ce que, l’an 1588, il le fut en pier-
+ re, par l’ordre du sénat, tel que nous
» le voyons aujourd’hui. » La solidité
est le principal mérite de ce pont sur-
tout aux yeux de quiconque : considère
le nombre des boutiques qui le surchar-
gent, la grandeur de ses dimensions et
la hardisse de l’exécution. Ce- pont est
formé d’une seule arche dont on éva-
Jue l’ouverture à 83 pieds, la longueur
sur le dos à G6, et. la hauteur, prise
vers son milieu au-dessus de la ligne
L'eau, à 18 p. et 5 centimètres, l’épais-
seur à 4. Sa surface est divisée en cinq
sompartiments, formés par deux files
shacune de’12 boutiques et par 3 rues
parallèles à ces deux files.
Au-dlelt du pont de Rialto et à gau-
che du canal dont nous nous occupons
maintenant, se trouve l’ancien palais des
Camerlingues, devenu aujourd’hui le
siége du Tribunal d'appel. Guillaume
Bergamasque le batit en 1525; et l’ar-
chitecture de ce palais, bien qu'irré-
» 0 del quartarolo, e sembra che a.
» quell’epoca lo si facesse sopra una
» specie di barche, dappcichè in una
» cronaca attribuita al Tiepolo si legge
» che nel 1255 fu rifatto e costrutto so-
» pra pali mentre în prima era ‘sopra
» burchielle. Che se ti movesse desio
» di vederlo anche di presente gitta lo
» sguardo sovra la tela immortale di
» Giovanni Bellini appo la nostra Ac-
» cademia di belle arti, e dalla tua
» memoria non fia giammai ch’ésso si
» cancelli. Più fiate poi, rovinato o dal
» tempo o da sciagurate avventure, lo
» si riattava e ricostruivalo per anco,
» fino a tanto che nel 1588 decretavasi
» in Pregadi di farlo di pietra, quale
» lo veggiamo a’ dì nostri. » La soli-
dità' costituisce il principal pregio di
questo ponte, singolarmente avuto ri-
spetto ‘alle fabbriche che stannovi sopra;
alle giganti sue dimenzioni e all’ardi-
merito dell’esecuzione. Egli è di un sol
arco la cui luce si computa essere ot-
tantatre piedi, la lunghezza sul dorso
sessantasei, l’altezza sul pelo dell’ac-
qua presa per via media diciotto piedi
e cinque centimetri, la grossezza quat-
tro. La superficie è divisa in cinque
spazj formati da due ordini ‘di botte-
ghe; dodici perlato, e da tre strade ad
esse parallele. i
Passato il ponte di Rialto, ed a sini-
stra del canale di cui si tiene discorso,
érgesi 1 antico palazzo dei Camerlen-
ghi odierna sede del Tribunale d’Ap-
pello. Guglielmo Bergamasco erane Par-
chitetto Vanno 1525, e la sua figura
avvegnacchè ‘irregolare è tenuta però
— 173 —
gulière, est fort estimée, en considé-
ration des. difficultés : d? emplacement
| que cet artiste dut surmonter. Un seul
de:ses côtés. regarde le Grand-Canal,
et. pour. bien. examiner les autres, il
faut mettre pied à terre auprès du bout
septentrional du pont.
A droite, on aperçoit l’ancien /on-
daco (marché, comptoir) des Allemands,
où sont présentement installés les bu-
reaux de l’administration des Finances,
de la Douane, et de quelques autres trop
peu importants pour mériter une men-
tion particulière, Cet édifice fut bâti Pan
1506, d’après les. plans de Frère Jo-
conde de Vérone. Il renferme deux
cents chambres, et ses deux. façades
principales furent peintes à fresque par
le Titien et parle Giorgione, mais à peine
Si aujourd’hui il reste quelques traces
de ces peiniures précieuses. Jadis, il
servait de logement aux négociants al-
lemands ; ce qui lui fit donner le nom
que nous avons indiqué plus haut. On
fait remonter sa fondation au XIII siè-
cle; mais ce ne fut:que dans le XVI,
comme nous l’avons dit toui-à-l’heure,
qu'il fut rebàti tel qu’on le voit au-
jourd’hui, après avoir été détruit par
un incendie. Il a 512 pieds de circon-
férence, et la porte du côté de la terre
est d’une architecture majestueuse.
Vient ensuite le palais Civran, puis
à gauche une face des fabbriche vecchie
dont nous avons parlé plus haut, et les
bâtiments nouveaux, élevés pour la
commodité du commerce, lan 1555, par
Sansovino, et dont la facade est divi-
sée en trois ordres, le rustique, le do-
rique et l’ionique.
Si vous tournez vos regards vers la
droite du Canal, vous apercevrez alors
le palais Mangili, maintenant V’almarana,
édifice d’une date récente dont la fa-
in grandissimo pregio per essersi l’ar-
tista saputo, adattare ai difetti dello
spazio sul quale fonda. Un lato ‘solo di
essi guarda sul gran canale; e per ben
considerare gli altri fa duopo mettersi
a terra presso la testa, settentrionale del
Ponte.
A destra poi ti si! presenta l’antico
Fondaco dei tedeschi, in cui di presen-
te è stabilita la R. Dogana e la resi
denza dei R. Ufficii di Finanza, non
che di altri che inutile sarebbe qui ri-
ferire. Ergeasi questo edificio 1’ anno
mille cinquecento sei col disegno del-
l’ architetto frate Giocondo da Verona:
— Racchiude desso duecento camere,
e le sue due facciate principali erano
dipinte a fresco da Tiziano e da Gior-
gione. Di presente però appena si con-
servan le traccie. Nei tempi antichi; é
precisamente all’ epoca in cui venne edi-
ficato serviva di abitazione ai negozianti
tedeschi, per cui prendeva appunto l’ap-
pellativo di fontico dei tedeschi. La sua
crezione si fa risalire al secolo XII;
ma nel XVI veniva riedificato a cagion
di un incendio. Maestosa è la porta di
questo edificio dalla parte di terra, €
la sua circonferenza è di piedi 512, —
Segue poscia il palazzo Civran, indi
dal lato sinistro un lato delle fabbriche
vecchie, di cui più sopra abbiamo par-
lato, e le nuove fabbriche erette ad uso
della mercatura. Architetto di quest’ ul-
time fu il Sansovino che nel 1555 : ne
dirigeva co’ proprii disegni il lavoro;
nella cui facciata si scorgono i tre or-
dini rustico, dorico, e ionico,
Volgendo l’occhio a destra del gran
canale ti:si porge il palazzo Mangili
ora Valmarana, edificio mouerno che mo-
stra nella facciata i due ordini rustico
= 06 =
cade se compose des deux ordres rusti-
que et corinthien ; le portail appartient
au style dorique. Antoine Visentini en
fut l’architecte. Vous rencontrez en-
suite le palais Mi cheli des Colonnes, au-
jourd’hui Martinengo, où l’on voit trois
salles ornées de précieuses tapisseries,
exécutées d’après des cartons de Raphaë!;
une. quatrième, i reufermant les. orne-
ments, sacrés et la bibliothèque du car:
dinal Barbarigo; et une cinquième enfin,
où l’on conserve l’armure du Doge
Dominique Micheli, qui prit part à la
conquéte de la Terre-Sainte et s’illustra
au siége de Tyr. C’est précisément ce
même doge qui fit transporter. à Venise
les deux colonnes de la Piazzetta. —
Du même côté du grand: canal s'élève
le palais Sagredo, bâti au moyen-age et
où l’on admire un.escaher,: chef-d’oeu-
vre, d’Andre Tirali . En 1734, Pierre
Longhi y peignit La Chüte de Géants.
Le palais de la Cà. d'oro, dont, l'archi:
lecture gréco-arabe remonte. au XIV
siècle, est également orné de peintures
du même.auteur, mais il'n’est pas ache-
vé. On a cru long-temps que son nom
venait des ornements dorés de sa façade
et. on l’écrivait alors Ca d’oro (mai
son d’or); mais une découverte faite
iout récemment nous a prouvé que ce
nom lui était venu de celui d’une fa-
mille patricienne appelée Doro qui pos-
séda jadis ce palais. On sait que Henri
Doro, qui vécut vers 1183, fut .un des
compilateurs du livre Zractus, qui con-
tenait plusieurs lois : et: règlements de
la république vénitienue, et qu’un au-
ire Doro trempa dans la conjuration de
Baïamonte Tiepolo.
De l’autre côté du grand canal, c’est-
à-dire: à gauche, on rencontre le palais
Corner. de la Reine, où l’on à établi
dernièrement. le: Mont-de-Piélé et: la
Caisse: d’épargnes ; il se compose des
con porla dorica, e corintio. Veniva at
chitettato da Antonio Visentini. Poscia
vedi quello Micheli delle Colonne ora
Martinengo. Tu questo palazzo sonvi tre’
stanze tappezzate di ‘preziosi arazzi tes!
suti con disegni di Raffaello, ed una
quarta coi sacri arredi; e ‘libri del Car:
dinale Beato Barbarigo: Infine una sala
con aënesi militari usativin guerra dal
Doge Domenico Micheli; che ‘fu’ alla
conquista di Terra Santa e che nella pres
sa di T'irogloriosamente' segnalavasi. ‘È
questi appunto che tradaceva ‘al Vened
zia le due colonne che si innalzano nel=
la piazzetta. Dallo stesso lato del gran
canale ergesi il palazzo Sagredo archia
tettura del medio evo, .nel quale notisi
una scala opera pregiata di Andrea ‘Tit
rali. Nel 1734 Pietro Longhi vi: dipin-
geva la caduta de’Giganti, Segue poi il
palazzo detto. della Cà d’oro architet:
tura greco araba del secolo XIV. Que-
sl’ultimo-edificio, che non è compiuto,
credevasi che: traesse la denominazione
da alcuni esterni ornamenti ‘dorati, se
non che la scoperta fatta in vquesto: ul:
timo tempo fece conoscere che avendo
appartenuto anticamenté a certa fami.
glia patrizia che Doro addomandavasi
prendeva» da essa 1’ appellativo da cui
anco di presente lil palazzo è distinto!
Si sa che un Enrico Doro nel :118,3/fu
uno dei compilatori del libro Fractus
che conteneva molte leggi, ve. regola=
menti , della Veneta. repubblica, ve. che
un altro; Doro fu involto nella congiura :
di Baiamonte! Tiepolo. ?
1
Dall’altra parte del gran canale cioè a
mano manca v’hanno il Palazzo Corner del-
la Regina nel quale in questi ultimi tempi
furono stabiliti 1} Monte de’Pegni ce Ja
Cassa di Risparmio. In questo fabbricato
= nre
ordres rustique, ionique et corinthien,
et fut bâti en 1924 par Dominique Ros-
si. Vient ensuite le palais Pesaro, con-
struit par Balthasar Longhena, édifice
magnifique, également admirable par sa
grandeur, sa solidité et sa richesse,
où est établi aujourd'hui le Collége des
Arméniens. Non loin de ce palais s’é-
lève celui des Grimani, ouvrage de Sam-
michieli. Enfin, on aperçoit, toujours
sut la rive gauche du grand-canal
noli gli ordini rustico jonico, e corinlio,
Il suo archiletto fu Domenico Rossi che
nel 1724 edificavalo. Dalla stessa parte
poi, sul disegno di Baldassare Longhe-
na e da lui diretto, ergevasi il Palaz-
zo Pesaro, edificio magnifico per la sua
vastità solidezza e ricchezza, ove di
presente trovasi il Collegio Armeno. A
poca distanza e dall’opposta parte l’ar-
chitetto Sammichieli poneva l’opera sua
nel palazzo Grimani. A questo punto
e sulle sponde dello stesso gran canale
li si porge
____ 000 rt
© Eg frs e de Sa tul-Lrustache.
La façade imposante de cette, église
fut élevée, grâce à un legs du doge
Mocenigo, d’après les plans de Domi-
nique Rossi; les statues qui la déco-
rent sont l’ouvrage de divers sculpteurs.
Le doge Mocenigo précité, mort en 1709,
fut enSeveli dans cette église; sur sa
tombe, on lit l'inscription suivante:
Nomen et cineres una cum. vanitate se-
pulti. L’architecte Jean Grassi dirigea
la construction de l’intérieur de cette
église en 1678. On y remarque: Sur
le premier autel, un tableau de Nicolas
Bambini, représentant — la Vierge et
quelques Saints —, et sur le second, un
autre où est peint:-— Saint Osvald —, ou-
vrage-de Balestra. La grand’chapelle est
décorée de plusieurs peintures d’artistes
modernes; on remarque entr’autres —
le Martyre de Saini-Barthélemy —, par B.
Tiepolo dit le Z'iepoletto; — Saint-Paul
ravi ‘au ciel —, par Grégoire Lazzari-
ni. À gauche, en entrant, on trouve:
— un Crucifix en marbre —, sculpté
par Toretti, i
Lx Ebiesa di Si Eustachio.
Nel viniziano dialetto dassi a questo
tempio 1’ appellativo anco di S, Stae.
Per legato del Doge Mocenigo venne
eretto il grandioso di lei frontespizio
con il modello di Domenico Rossi, e
da molti scultori furono travagliate le
statue che l’abbelliscono. Questo Doge
Mocenigo moriva l’anno 1709 a cui
davasi nella medesima chiesa sepoltura
distinta solamente da questa epigrafe.
Nomen et cineres una cum vanitate se-
pulti. L° architettura dell’ interno del
tempio è di Giovanni Grassi che vi
travagliava nel 1678. Ciò che si nota
di particolare è a destra di chi entra.
— Una Madonna con alcuni Santi —
pala di Nicolò Bambini nel primo alta-
re; e nel secondo un’altra pala in cui
si rappresenta. — Santo Osvaldo .—, la-
voro del Balestra. La maggior Cappella
è adorna di molte pitture di autori
moderni, fra quali splendono — è
martirio di San Bartolomeo — tela di
Gio. Battista Fiepolo detto il Tiepoletto
— San Paolo portato in cielo — di Gre-
23
— 178 —
Dans la sacristie on voit au-dessus
de Pautel principal: — Jésus-Christ cru-
cifie et les saintes femmes —, tableau
de Maffei de Vérone.
En continuant le tour du grand ca-
nal, à peine sorti de l’église de Saint-
Eustache, nous: trouvons: à gauche, le
palais Contarini, d'ordre dorique; le
palais Tron, divisé en deux ordres, le
corinthien et l’ionique; à droite, le pa-
lais Vendrumin Calerei, chef-d’oeuvre
de symétrie, d'élégance et de magnifi-
cence, dont on attribue la construction
à Pierre Lombard, construction à la-
quelle on assigne pour date l’an 1481.
Trois ordres corinthiens composent la
facade, qu’enrichissent des colonnes de
marbre grec, de porphyre, de serpen-
tin, et d'autres marbres précieux. On
conserve dans ce palais deux statues
de marbre, sculptées par Tullius Lom-
bard, qui représentent — Adam et Eve
+; celles appartenaient jadis au mauso-
lée Vendramin, placé dans Péglise des
SS. Jean et Paul; en outre, deux co-
lonnes fort eslimées par les’ connais-
seurs.
Après avoir vu ce palais, il serait
bon'avant que de poursuivre le tour du
grand-cañal, de s’en écarter pour vi-
siter
gorio Lazzarini. che sta vicino al so-
vradescritto. A sinistra di chi entra tro
vasi il — Crocefisso in marmo — dal
Toretti scolpito. i
Nella Sagrestia. ammirasi, sull’ altar
principale.— n Cristo in cr oce le
Marie — pala di Maffeo da Verona.
Visitata questa Chiesa e ripigliando il
giro del Gran Canale, si trovano a si-
nistra i Palazzi, Contarini di ordine
dorico, bene distinto nei due ordini je-
nico e corintio; il Battaggia ora Pa-
ron architettato da Baldassare Longhena
con-due ordini dorico, e corintio. A
destra poi sorge il palazzo Vendramin
Calergi capo d’opera di simmetria, ele-
ganza e magnificenza, la cui architet-
tura si attribuisce a Pietro Lombardo
verso .1’ anno 1/81. Tre ordini co-
rintii compongono la facciata arricchita
da colonne di marmo greco. veneto, da
porfido, da serpentini, e da altri finissi-
mi marmi che l’incrostano. Si conser-
vano in questo palazzo due: statue di
marmo scolpite da Tullio Lombardo le
quali rappresentano — Adamo ed Eva
— ed esse appartenevano al mausoleo
Vendramin posto nella chiesa de’Santi
Giovanni e Paolo. Inoltre due leggia-
dre colonne assai pregiate dagli intel-
ligenti.
Visitato questo palazzo sarebbe pre-
gio dell’opera, innanzi di proseguire il
giro del gran canale, deviar fino alla
vicina
D () DSC 2 Denmass——
L'Eglise de Sainte-VMNadeleine.
Le célèbre Thomas Temanza balit
au XVIII. siècle celte - église sur un
Chiesa della Maddalena.
Ergeva questa chiesa il famoso Tom-
maso Temanza con singolarissimo ed
— 179 —
plan aussi bisarre qu'élégant, et d’ordre
ionique, qui lui attira l’admiration gé-
nérale.
Retournés au grand-canal, nous trou-
vons à gauche le fondaco (comptoir,
bazar) des Turcs, considéré comme un
des édifices les plus anciens de Veni-
se. Il appartint jadis au duc de Fer-
rare; en 1621 il fut assigné pour
logement aux négociants Turcs, par
ordre du Sénat. Aujourd’hui, ce bâti-
ment tombe en ruines, et ne conserve
de son ancienne splendeur que son ar-
chitecture arabe, qui rappelle les beaux
temps où Venise était l’entrepôt de
l'Orient.
Sur le même bord, on trouve
Le NCusce Cover.
Théodore Correr) par un dernier
acte de sa volonté, ordonna la fonda-
tion de cet établissement de beaux-arts,
dont il institua Venise l’héritiére , lui
assignant une dotation pour son entre-
tien, par une autre clause de son testa-
ment. Ce musée est ouvert au : public
tous les mercredis et samedis de cha-
que semaine. On y conserve une ad-
mirable collection de camées, de gra-
vures, de médailles, de peintures, d’é-
maux, d’ivoires et d’autres curiosités
semblables.
Parmi les médailles, on en remarque
une fort grande, portant l'effigie de
Bernard Soranzo, frappée par André
Spinelli, en 1540; et parmi les gravu-.
res, un plan de Venise d’une très-
Il
à
‘elegantissimo disegno di ordine jonico
per lo quale saliva in gran fama que-
sto sacro monumento, Ciò fu nel se-
colo XVIII.
Ritornando al Canal Grande trovasi
a sinistra il fondaco dei Turchi il quale
si annovera fra le più antiche fabbri-
che di Venezia. Un tempo apparteneva
al Duca di Ferrara, ma l’anno 1621 la
repubblica lo assegnava ad alloggia-
mento ed uffizio dei maviganti turchi
che frequentavano questo porto. Di pre-
sente 1’ edificio va deperendo, e più
non conserva dello antico splendore se
non l araba architettura che ricorda il
tempo nel quale Venezia era l’emporio
dell’ Oriente.
Seguita sulla medesima sponda
IL Museo Cote.
Questo artistico stabilimento veniva
istituito per testamentaria disposizione
dal veneto patrizio Teodoro. Correr il
quale ne lasciava erede la città di Ve-
nezia con una dotazione pel suo man-
tenimento. Egli e aperto liberamente il
mercoledì ed ‘il: sabbato di ogni setti-
mana a quanti amano visitarlo, e vi si
custodisce una ‘ricchissima collezione
di Gammei, d’Intagli, di Medaglie, di Pit-
ture, di Manoscritti, di patrie memorie,
di-Smalti, d’Avorii, e di altri curiosi ed
importanti oggetti. i
«Tra le medaglie distinguesi una molto-
grande con l’effigie di Bernardo Soran-
zo battuta da. Andrea Spinelli 1’ anno
1540; e- fra le incisioni la-pianta di
\ Venezia in grande scala : disegnata da
— 180 —
grande échelle, dessinée par Albert Du-
rer, et dont on conserve aussi la ma-
4rice dans ce musée.
Canab voyal, vulyaiveuveut dit Ca-
uategio (Caual regio).
Le palais Labia ouvre la série des
édifices qui bordeant ce canal , lequel
peut bien s’appeler l’entrée la plus ma-
gnifique de Venise. Ce palais fut bâti
par André Cominelli; il est composé des
trois ordres dorique, ionique et corin-
thien; on y admire une salle peinte
à fresque par J. B. Tiepolo, et trois
plafonds, par J. B. Cignaroli. A gauche,
s'élève le palais Manfrin que l’on peut
nommer justement
Galezio Ja fici [LA
a
Cette galerie renferme une collection
nombreuse et choisie de tableaux étran-
gers et italiens, et surtout de l’école
vénitienne. Le catalogue de ces tableaux
se trouvant dans chaque salle, nous
croyons superflu de le reproduire ici’,
et nous nous bornerons à citer les plus
remmarquables d’entr’eux; ce sont :
Dans la salle A: — Une Vierge et
l'enfant Jésus —, de Jean' Bellini; —
Une femme, jouant de la guitarre —,
‘par le Giorgione; — Wenise triom-
phante — par Pompée Battoni.
Dans la salle B: — Un portrait de
LArioste —, par le Titien; — Trois
portraits célèbres —, par le Giorgione ;
Alberto Duro, e della quale conservasi
ben anco nel Museo la matrice.
Canale Regio.
(Col acmente chiamato Canareqio.
Il palazzo Labia dà ingresso a que-
sto canale il quale è certamente il
più bello e magnifico ingresso che s’ab-
bia la nostra città. In questo palazzo
architettato da Andrea Cominelli il qua-
le ergevane la facciata co’ tre ordini
dorico, jonico e corintio, vi si ammira
una sala dipinta a fresco da Giambatti-
sta Tiepolo, e tre soffitti dipinti da
Giambatista Cignaroli. A sinistra sorge
il palazzo Manfrin che puossi a buon
dritto chiamare
Galleria Tau ‘eva,
Questa contiene una copiosa, e scel-
ta collezione di quadri stranieri, ed
italiani singolarmente della veneta scuola,
in ogni sala della quale trovandosi il
catalogo dei quadri che vi si.contengo=
no stimiamo inutile il ripeterlo, e'ci li-
miteremo a riferire in generale i più
importanti,, quali sono:
Nella camera À — Una Vergine col bam-
bino — di Giovanni Bellini — Una don-
na con chitarra — di Giorgione — Ze:
nezia trionfante — di Pompeo Battoni.
Nella camera Be+ Z/ ritratto dell Ario-
sto = di Tiziano Vecellio — Tre ma-
ravigliosi ritratti — del Giorgione —
| — 181 —
— celui de la reine Cornaro vêtue à VO-
rientale —, par le Titien ; — Moise fe-
sant jaillir une source du rocher —, par
le Bassano; — Cerès et Bacchus —, par
Rubens. |
Dans la salle C:— Une Sibylle —, par
‘ Benoît Gennari.
Dans la salle D: — Une descente de
Croix, — chef d’oeuvre, du Titien — le
Sacrifice d’Iphigenie —, par le Padoa-
«nino; — Un Æcce Homo —, de Car-
tache; — un portrait —, par Rem-
brandt; — wn autre beau portrait —,
par Paul Véronèse.
Dans Ja salle E: — Un berger —,
par Barthélemy Murillo, célèbre pein-
tre espagnol dont les ouvrages sont fort
rares en Italie; — la Présentation de
J. C. au Temple —, par Jean d’Udine.
Dans la salle F: Le portrait d’ Antoine
Licinio, dit le Pordenone, entouré par
cinq de ses disciples —, chef-d’oeuvre
du Pordenone lui-même.
Dans la salle G: — J, C.à Emmaüs
—, par Jean Bellini.
Dans la salle H, on admire plasieurs
ouvrages de peintres anciens, qui vé-
curent vers le temps de la Renaissan-
au Cimabüe, à Giotto, à Mantegna, et
les plus remarquables sont: — es por-
traits de Pétrarque et de Laure —, par
Jacques Bellini, père de Jean; et —
le Christ attaché à la Colonne —, par
Antonello de Messine.
Dans la salle I: — ? Adoration des
Mages —, par Jérôme Sainte-Croix.
Dans la salle K: — Zucréce —, par
Guido Reni; — /a Présentation de Jé-
sus-Christ au Temple —, par Frère Sé-
bastien Dal Piombo; — Les animaux
prêts à entrer dans l'arche —,, par Benoît
Castiglione ; — Za Fuite en Egypte —,
par Augustin Carrache,
On ne saurait non plus trop admirer
ce. Beaucoup d’entr’eux appartiennent,
Il ritratto della Regina Cornaro in co
stume orientale — di Tiziano Vecellio
— Mosè che fa scaturir l’acqua dalla
rupe — del Bassano — Cerere e Bacco
— di Rubens.
Nella camera C — Una Sibilla — «li
Benedetto Gennari.
Nella camera D — Cristo deposto dalla
croce — capo ilavoro del Tiziano — IL
sagrificio di Ifigenia — del Padovanino
— Un ecce Homo — del Carracci —
Un ritratto — beli? opera di Rembrandt
— Un altro bel ritratto — di Paolo Ve-
ronese.
Nella camera E — Un pastorello —
di Bartolomeo Meriglio pittore spa-
gnuolo i cui lavori sono rarissimi in
Italia — La presentazione del bambino —
di Giovanni da Udine. .
Nella camera F. — £itratto di Anto-
nio Licinio detto il Pordenone infra cin-
que suoi discepoli — capo lavoro dello
stesso Pordenone.
Nella camera G. — Cristo in Emaus —
di Giovanni Bellino,
Nella camera H. Veggonsi opere di
pittori antichi che travagliarono all’ e-
poca del rinascimento dell” arte. Molte
di queste sono del Cimabue, del Giot-
to, del Mantegna, e quelle che si di-
slinguono fra le altre sono — à Aztrat-
ti del Petrarca, e di Laura — di Jacopo
Bellino padre di Giovanni e — Cristo
alla colonna — di Antonello di Messina.
Nella camera IT. — Z’adorazione di
Magi — di Girolamo Santa Croce.
Nella Camera K. — Lugrezia — di
Guido Reni — La presentazione di Ge-
sù Cristo -= di fra Sebastiano dal Piom+
bo — Gli animali presso l'arca — di
Benedetto Castiglione — Za Fuga in
Egitto — di Agostino Carracci.
Sono pure da osservarsi altri pezz
2
— 182 —
plusieurs autres objets d’arts, d’un gen-
re divers et d’un grand mérite, c’est-
à-dire des nielles, des émaux, etc.
Cette galerie n’est ouverte aux cu-
rieux que les lundi et jeudi de chaque
semaine.
Sorti du palais Manfrin, on trou-
ve à gauche le palais Galvagna, bâti
par J. Sardi. Ce vaste édifice fut der-
nièrement reslauré et embelli par son
propriétaire; on y trouve jointe une
collection de tableaux de Fécole véni-
tienne, parmi lesquels on distingue
surtout plusieurs ouvrages d’ André
Schiavoni, nom cher aux beaux-arts, et
dont les productions sont nombreuses
à Venise,
Après avoir visilé ce palais, si vous
continuez à parcourir le Canal royal,
en vous dirigeant vers son extrémité,
vous rencontrerez
L'Eglise de Saurt-d ob.
Cette vaste et remarquable église fut
bâtie vers le milieu du XV siècle. Le
doge Christophe Moro, illustre aïeul de
la famille de l’auteur, agrandit le mo-
nastère -voisin, et embellit l’église ellé-
même, en y ajoutant une chapelle con-
sacrée .à Saint Bernardin de Sienne,
pour lequel il avait une dévolion sin-
gulière. Enfin au XVI siècle, cette égli-
se éprouva des changements si consi-
dérables qu’on jugea nécessaire de la
consacrer de nouveau, en 1597.
Les objets les plus dignes d’atten-
di arte di molto pregio, e di vario ge:
nere vogliam dire Mielli, Smalti, Age-
mune, T'arzie e così via.
Nei- soli giorni di lunedì, e giovedì
di ogni settimana è permesso al curio-
so l’ingresso a questa galleria. |
Uscendo dal palazzo. Manfrin si tro-
va alla sinistra il palazzo Galvagna, che
venia architettato da Gio. Sardi. Que-
sto vasto edificio fu di recente ristau-
rato ed abbellito dal suo proprietario,
ed in esso vi si trova una collezione
di quadri di alcuni celebri artisti della
scuola viniziana, fra. cui in ispezieltà è
da notarsi venti delle migliori opere di
Andrea Schiavone nome caro all’arte, e
di cui molte sono le tele che Venezia
abbelliscono.
Visitato questo palazzo si continui
il corso del canal regio ‘e dirigendosi
verso la sua estremità incontrerasst
La Chiesa d à. Giobbe,
Fabbricavasi questo ampio, e prege-
vole tempio intorno al compiersi della
prima metà del secolo XV. Il doge Cri-
stoforo Moro, rispettabile antenato di
mia famiglia, ne ampliava poscia il vi-
cino monastero; e ne rendeva più ador-
na la chiesa specialmente con una cap-
pella di S. Bernardino da Siena pel
quale sentia il degno uomo devozione
grandissima. Nel secolo poi XVI que-
sta chiesa sofferiva non leggiero can-
giamento per cui nel 1597, le si dava
una seconda consacrazione.
Gli oggetti che di presente vi si rin-
— 185 —
lion que cet édifice pieux renferme au-
jourd’ hui peuvent étre énumérés com-
me il suil:
Sur l’autel à droite en entrant, un
tableau qui représente : — L’apôtre Saint
Pierre, Saint Nicolas et Saint André —;
par Paris Bordone.
Sur le second autel à gauche:—Saint
Diego adorant la Sainte Vierge, le Sau -
eur mort et quelques autres personnages,
ouvrage de Charlot Cagliari.
Dans le corridor, proche de Ja sacri-
slie: — La Naissance de. N. S..J. C. par
Jerome Savoldo.
Dans la sacristie, un petit tableau re-
présentant: — Za Sainte Vierge, Sainte
Catherine et Saint Jean-Bapuste. —, par
Jean Bellino.
Le portail, le choeur et les deux cha-
pelles à gauche en entrant, sont ornées
de sculptures en marbre qui rappellent
les beaux jours du seizième siècle.
Dans le cloître attenant à l’église,
se trouve
Le Jardin des lenbest
H existe dans ce jardin plus de 8000
plantes indigènes ou exoliques, : et le
zèle avec lequel les gardiens de cet
élablissement veillent à son ‘entretien
mérile bien qu’on leur accorde ici une
mention honorable,
En continuant à parcourir le grand
Canal, on rencontre à droite, le palais
Flangin dont la facade se compose des
| trois ordres ruslique, ionique el corin-
thien; puis, toujours du même côté:
os
vengono più degni di. allenzione sono
ì seguenti.
Nel primo altare a destra di chi en-
tra la tavola rappresentante — S. Pie-
tro Apostolo, San Nicolò e S. Andrea
— di Paris Bordone.
. Nell’ altare secondo a sinistra di chi
entra — San Diego che adora la Ver-
, gine, col Salvatore morto ed altre figure
— di Carletto Caliari.
: Nel corridoio presso la Sagrestia —
La Natività di Gesù Cristo —- di Giro-
lamo Savoldo.
- Nella sagrestia un piccolo quadro por-
gente — La Vergine, Santa Catterina e.
S. Gio. Battista — di Giovanni Bellino.
La porta maggiore, il coro, :e le due
cappelle a sinistra. di chi entra, sono
abbellite di sculture in marmo che ri-
cordano il buon:stile del secolo XVI.
Nel chiostro: adiacente alla chiesa tro-
vasi
. a Giardino Uotawice.
Ritrovansi in questo giardino più di
otto mila piante nostrali ed esotiche,
ed è da farsi menzione onorevole dei
custodi di questo giardino per Je dili-
genti cure che si danno per la di esso
coltivazione,
* Ripreso il corso del gran canale si
irova a destra il palazzo Flangini nella
cui facciata si nolano i tre ordini ru-
slico, ionio e corinlio, poscia dalla stes-
sa parte
——___mmi.i. Er
L'Eglise des Scalzi (unotmes de-
chaussés.)
L’ église connue sous ce nom;
est placée sous l’invocation de Sainte-
Marie de Nazareth. Elle est entière-
ment bâtie en marbre fin de Carrare,
et regorge tellement de statues, de scul-
ptures, et d’ornements de toute espèce,
qu’on peut la mettre hardiment au nom-
bre des plus remarquables de Venise. Sa
batisse fut entreprise en 1680 par Bal:
thäzar Longhena ; sa facade composée
des deux ordres corinthien et compo-
site, est Pouvrage de Joseph Sardi,
L’intérieur de cette église offre une
foule d’objets remarquables, entr’autres :
A droite en entrant, une chapelle ren-
fermant un autel magnifique, dont le
dessin fut tracé par Frère Joseph Poz-
z0; il est orné d’une statue de Sainte
Thérèse, ouvrage de Balbi; ces deux
tableaux, placés sur les murs latéraux,
rapresentent: — Les miracles de la pa-
tronne de cette église —, par Bambini; le
plafond fut peint par le Tiepoletto.
La grand’chapelle. fut bâtie d’après
les plans de Viviani et de Frère Poz-
zo on remarque, derrière le maitre-
autel: — La Sainte Vierge et l'Enfant
Jésus —, par Jean Bellini.
La chapelle à gauche en entrant fut
également bâtie par Frère Pozzo ; les
sculptures qui la décorent, appartien-
nent à Joseph Torretti.
Le plafond de cette église représen-
le: la Translation de laj Sainte Maison
de Lorette —, ouvrage de Tiepoletto,
accompagné d’ornements exécutés par
Jéròome Mingozzi Colonna.
Sur le même bord du Grand-Canal,
non-loin de celle des Scalzi, s'élève
La Chiesa degli Soa
Questo tempio, riconosciuto sotto un |
tal titolo, è sacro a S. Maria in Naza |
ret. Desso, quantunque di doppio or-
dine, è tutto di fino marmo di Carrara,
ed è sì pieno di ornamenti, di statue
e di sculture, che senza tema di errare
lo si può annoverare fra i più ricchi
della capitale. Baldassare Longhena nel
1680 architettavalo, e Giuseppe Sardi
conduceva la sua facciata in due ordini
corintio e composito.
Nello interno vi ha di rimarchevole,
A destra di chi entra una cappella il
cui altare. magnifico disegnato da fra
Giuseppe Pozzo è abbellito dalla statua
di —S. Zeresa—lavoro del Balbi. I due
quadri sulle pareti laterali rappresen»
tano — i Prodigi della Santa — del Bam-
bini. Il cielo è dipinto dal Tiepoletto,
La Cappella maggiore venne eseguita
con disegno del Viviani e di Fra Poz-
zo, e dietro l’altare è da notarsi — Za
Vergine col Bambino — di Gio. Bellino.
La cappella a sinistra di chi en-
tra è pure disegno di Fra Pozzo e le
sculture di Giuseppe Torretti.
Il soffitto della Chiesa rappresenta la
— Traslazione della Santa Casa di’ Lo-
reto. — opera del Tiepoletto con or-
namenti di Girolamo Mingozzi Colon-
na.
Sulla medesima: destra sponda del
Gran Canale a poca distanza della Chie-
sa degli Scalzi sorge
___———“900G—
SR HO O
i L'Eglise de Saiute-(0 nose
Temanza nous apprend que celle é-
glise fut à Venise le dernier ouvrage
d’André Palladio. Et Sansovino remar-
que qu’un cavalier de la famille Mo-
cenigo inaugura ce bel édifice par la
consécration de la grand’chapelle. L°é-
poque de sa fondation remonte à l’an
1609, c’est-à-dire à un temps posté-
rieur à la mort de son architecte.
L'intérieur de cette église offre entre
autres choses à notre admiration: Ja
première chapelle, renfermant trois ta-
bleaux qui représentent: — Sainte Lu-
cie montant au ciel, et deux traits de la
vie de cette Sainte —, tous trois ouvra-
ges de J. Palma; dans la grand’cha-
pelle, un sautel et un élégant taberna-
cle, et le buste de Bernard Mocenigo,
sculpté par Viltoria ; dans la troisième
chapelle, un tableau-d’autel qui nous
offre: — Saint Joachim, Sainte Anne et
d’autres Saints —, par le même Palma, au-
quel appartiennent également les pein-
iures des volets de l’orgue et une autre
tableau qui représente: — a Sainte Vierge
dans l’étable —, placé sur le premier des
‘deux autels appuyés au mur vis-à-vis
de la grand’chapelle ; sur le second, on
voit: —- un Saint Augustin —, peint
par Léandre Bassano. Plusieurs autres
tableaux exsitant dans cette église sont
également l'ouvrage de J. Palma.
. Sur l’autre bord du Grand-Canal,
s'élève P
La SUO di 3. Lucio,
Ci istruisce il Temanza che questa
chiesa fu l’ultima opera disegnata in
Venezia da Andrea Palladio. Dal San-
sovino poi abbiamo che un cavaliere
di casa Mocenigo, consacrandone la cap-
pella maggiore, diede principio a così
bello ed onorato edificio. L'epoca del-
la sua erezione risale al 1609 quindi
dopo la morte del suo architetto.
Nello interno del tempio merila al-
tenzione, à destra la prima cappella con
una pala rappresentante — S. Lucia
che sale al cielo — e sulle pareti late-
rali veggonsi— Varie azioni di detta Santa
— Tutti e tre questi quadri sono di
À. Palma; nella cappella maggiore l’al-
lare con elegante tabernacolo, ed il bu-
sto di Bernardo Mocenigo scolpito da
Alessandro Vittoria ; nella terza cappella
la pala di altare che porge — San Gioa-
chino, S. Anna, ed altri santi — del
suddetto Palma, del quale pure sono le
porticelle dell’organo e l’altra pala ove
si vede — M. W. nel Presepio — che
irovasi nel primo dei due altari ap-
poggiati al muro, dirimpetto la cappella
maggiore, nel secondo dei quali v' ha
— un S. Agostino — dipinto da Lean-
dro Bassano. Di Jacopo Palma eziandio
sono altre tele che in questa chiesa ri-
trovansi.
Dall’ altra sponda del gran canale sor-
ge la
0-60 2
Èg lise de Sarnt-Siuéow el Saint ude.
Cette église s'appelle vulgairement
église de Saint Simon le Petit, Jean
Scalfarotto la bälit en 1918. C’est un
Chiesa der SS Simone (2 Giuda.
Volgarmente è appiccato a questa
chiesa il titolo di S. Simon Piccolo.
Giovanni Scalfarotto nel 1718 architet-
n
dini
— 186 —
édifice fort élégant ; sa coupole est ma-
gnifique et hardie ; sa facade nous pré-
sente un vestibule d’ordre corinthien,
dont le frontispice offre un bas-relief de
Francois Penso dit Cabianca, représen-
tant: — Ze martyre des. deux Saints, pa-
trons de l’église.
En. entrant, on, aperçoit le maitre-
autel, orné d’un beau tabernacle; dans
un cabinet adjacent à la sacristie, on
trouve un lavabo de marbre, exécuté
d’après les dessins de Thomas Teman-
‘a, accompagné d’un bas-relief sculpté
par Jean Marchiori qui s’y représenta
lui-même dans un buste.
_. Toujours sur la rive gauche du Grand-
Canal, on trouve
——(
L'Eglise de Jesus.
C'est là un édifice moderne, et d’un
fort bon goût, bâti par A. Selva, et
remarquable par l’harmonie et la sem-
plicité architectonique, qui le caracté-
risent. |
Non-loin. de là s nto
© E glise de Jaiut-budLe.
Cette église se compose d’une seule
nef; elle fut achevée au XVII. siècle.
On y remarque. A droite on entrant,
et sur l’autel latéral du choeur : + Saint
Jérôme au désert —, qui offre les plus
beaux nus de Paul Véronèse, et sur
l’autel à gauche: — Saint Augustin et
deux Anges +, de Paris Bordone.
Ici finit le grand-canal, et à son ex-
irémité à droite, commence
tavala. Egli è un edificio molto elegan-
te; e magnifica ed ardita è la sua cap-
pella. La sua facciata mostra un vestibolo
di ordine corintio , nel cui frontespi-
zio havvi un basso rilievo di Francesco
Penso, detto Cabianca, rappresentante +
il martirio dei due santi titolari.
Entrando in chiesa scorgi il maggioré
altare adorno di un bel tabernacolo, ed
in un gabinetto adjacente alla Sagrestia;
unpurificatojo marmoreo pei Sacerdoti,
disegnato da Tommaso Temanza, ac-
compagnato da un basso rilievo scolpi-
ta da Giovanni Marchiori che in un bu
sto vi lasciava il proprio ritratto. |
Dalla stessa ‘sponda sinistra del gran
canale incontrasi
i)
ù
La Chiesa del MOLLE di Gesù. }
È questa opera moderna e di oltima
gusto. Architettavala A. Selva che me-
ritò gli encomii degli intelligenti, per
l’armonia,, e per la semplicità architet+
tonica che mostra questo edificio,
Poco dalla lunge
La Chiesa di S. Andrea.
Ella è formata di una sola nave, €
fu ridotta allo stato in che presente
mente si vede, nel corso dell’andato se-
colo XVII,
Ritrovasi di rimarchevole. A destra
di chi'entra, e nell’ altare laterale al
coro — S. Girolamo nel Deserto — il
più: bel nudo di Paolo Veronese; e nell
l’altare a sinistra — $S. Agostino e tre
Angeli — di Paris Bordone.
Quivi termina il gran canale alla cui
destra estremità comincia À
“AI
Dea 222. Aa 5 va 5
2 È fo D PIC) GUBUAICIT
ETA 2497700077 200 pur (209979, TA | sE 5 AU; -- = + i Le nn SA rh
de IRA ea CSI A fe
LP 2IPSLIT ET
ue 1, NS i
nr È MCR i
; da: AT
D ARE dg
A
— 187 —
Le Pont du chemiw de fee.
Gràce è ce chemin, une communica-
tion rapide doit s’établir entre Venise
et Milan ; elle a été appelée Ferdinan-
dine du nom de l’empereur sous le rè-
gne du quel elle a été entreprise. Un
pont immense joindra bientôt Venise à
la terre-ferme; on en jeta la première
pierre le 25 avril 1841; il commence
au bout du canal de Sainte Lucie, pré-
cisément là où le grand-canal se jette
dans la lagune, passe au sud de l’ile de
Saint Seconil, et aboutit en ligne droite
au continent près de Malgherra, s’éten-
dant sur 122 arches, interrompues à in-
tervalles par 5 grandes plates-formes et
par 34 moins considérables; sa lon-
gueur totale sera de 3596 mètres 18
centimètres au-dessus de la ligne d’eau.
Dans l’histoire entière, on ne sau-
rait trouver rien de comparable à cet
ouvrage gigantesque, si ce n’est la voie
construite par les Romains pour unir
l’ancienne Aquilée à l’ile de Grado; cette
voie traversait quatre milles de mer,
c’est-à-dire un mille de moins que le
nouveau pont: ouvrage vraiment admi-
rable et digne des Romains. Loup, duc
du Frioul, se servit en 663 des moyens
de passage que présentaient encore les
ruines de celte voie romaine, pour sur-
prendre et saccager Grado.
SI Grau Poute pet la uuoyæ
strada ferrata.
Questa strada ferrata deve con rapi-
da comunicazione congiungere Venezia
a Milano, e fu onorata del titolo di Fer-
dinandea perchè impresa sotto gli au-
spicii di Ferdinando imperatore di pre-
sente regnante. Un gran ponte unirà la
metropoli veneta alla terraferma, del qua-
le fu gettata la prima pietra il 25 A-
prile 1841; esso ponte incomincia dal-
la così detta Sacca di S. Lucia, appun-
to colà dove il Canal grande mette in
laguna, passa al sud dell’isola di San
Secondo, ed in linea ‘retta afferra il
continente vicino a Malghera, scorren-
do sopra cento ventidue arcate, inter-
polate da cinque grandi piazzette e da
trentaquattro minori, per la lunghezza
di tremila cinquecento novantasei me-
tri, e diciotto centimetri sulle acque.
Questo ponte non trova esempio in
tutta quanta la storia, che nellà via co-
strutta da’ Romani per congiungere l’an-
tica Aquileja all’isola di Grado, la qua,
le attraversava quattro miglia di ‘mare
un miglio circa di manco che l’odierna
impresa, unica veramente perciò, stu-
penda e più che romana. Lupo duca del
Friuli l’anno 663 giovavasi delle mace-
rie di quella strada romana, per sor-
prendere, e per saccheggiare co’ suoi ca-
valieri Grado. |
guet 10 svt stema banda” ‘nei
sisnoV maganigrios sd olanda nia a
20% ib olotit fel sturdto sì s comit a
en ila alto neniguai Suis sabot ||
(«ot ib suodnragani obaanibrio9? ib Hatqe:
Lénine slnog mess nt “team stila
sp Tob setrstoy:93 ils atanoy slogortom |
di ia ih Ue Li stoig soli ul alstiàg: ot sl
|
.Lébéianimont stnog vas» : 1381 sliiq
us int 2 ib mondi #19 1200 al
cab sere shostg iene) li ‘avob. Afos dI
qa ib siloei sb - Le ta nazgif net -
Dai CIE PS cesta damit ni, be Sbaopsé É
À asmoue stati », ogiaiv sinoninos
-iatnt. soul sobitgsy ojnso #1992 ot
‘abs osSgatnig ibasitg superio sb atelog
“ ntendignal si 19q..itonim.ortleupalosi
Li istalriaron odssnsfipnio. Nha ib
pos: PTT litaaritano odicivil 5 int
‘nf orjmbes pron. fia sHioq ciano.
le 09 sir éllon add: «sitota, al ctouaguip. “ft
i | «bp. al obas
00194 inerol “ab aitu te
ibéloai Us «ship anis
RUN ait attinyp svéasivedie al
| sonsibo't oo CTI db prio oilgiar no
«Sior9g | blaster sie vesquoi
E° agul.. sacs sd dig :9 dhésq
* asso, fenvanois Edd. opa its
iti orogadi
23408 29g pasirzot sbrsta cllaup ib am
DI
; “min 9 ré 10q » 8 bnait
a, Gus) ixgilav
È
i
ae api MOTOS Sn À sûre] i
- scinsV suna nitelatà'a sioké abiggà. 1
gi ira sdlagge 15 è otto tà
ia ch a 6e rosisquet af de
U sligniia» 313». sile lar à
i Iris V Jalusid nbaioi Secret
MS iopig sf at ve din ; 8 ndo À
opmsmmnoo Te :rfBr lies. de ala
“hr. TA | gihisa sb Innes 66 ni
stisf aa fenso.broer al dà A asa
OÙ SE sb bre 06 ozzsg paga 4
stionb segil mo giluode 19 irosoB 4
OI e ere orata gli 2319 itdnidatà
“Rif au qmerrln, bd ser ds in
în adito asta éohnerg è 119 20
«trol ng issldnsbiizgo; anto Peg
81 ps. à 0QCE 06 ‘ere lato) :
tino*b' “Snai PET riseaoli» “un vid
«lia dt Mò “sa ovini
ton # E stiro sh die rodi
oo. nl tea o ie upestangis
tt og soinnoli. di 14 : sofia
Sitod 26h) 8f ati. i adtarpi pre Si;
«tata dl 25 nes, Hinoroyatà g
‘ate brio sb sie an svib-s.ti
ciba lanta poivre : 10 Tr
on quel amiamo 20h sosib Je a |
enotoni 29h COD us fivise 02 Asola i
ent STO0AY Indistisezdig Sup dès
-10€ te «stiamo dic sÎf9n obra
bed, 42461988 : 10 Cl
SIXIEME VISITE.
Une gondole est absolument nécessaire
pour cette visite.
Les curieux peuvent commencer cette
visite par une excursion à l’île de la
Giudecca , remarquable par plusieurs
églises et autres édifices. Nous repro-
duirons ici quelques notions sur celte
île, puisées dans le savant ouvrage où
le célèbre Flaminius Correr parle des
églises vénitiennes.
L’ile de la Giudecca, appelée ainsi
aujourd’hui à cause du séjour, assez
court au reste, qui firent jadis les Juifs
(Giudei), se nommait autrefois Longue
épine, nom qui lui venait de sa forme
extrémement. allongée, alors plus en-
core qu'aujourd'hui. En effet, ce n°est
qu'au XIV siècle que cette île gagna du
terrein dans le sens de la longueur, atten-
du la cession que le gouvernement fit
à ses propriétaires des marais voisins;
de sorte que ces derniers purent alors
agrandir l'ile et l’orner de jardins, de
divers édifices et surtout de monastè-
res, selon l’usage pieux de ce temps. On
dit que, sous le dogat de Orso Parteci-
pazio, le séjour de cette ile fut accordé
par grâce aux Barbolani, aux Iscoli et
aux. Selvi, (illustres familles long-temps
bannies de Venise leur patrie), qui y
élevèrent un grand nombre de chapel-
les. Vers les derniers temps de la ré-
ublique, la Giudecca servait aux Véni-
üens de lieu de‘plaisancéet de promenade
VISITA SESTA:
Per fornir questa visita è necessaria la
gondola.
Il forestiere può dar principio a que-
sta visita recandosi nell’ isola della Giu-
decca, e ricercando le chiese e i monu-
menti che l’adornano. Rispetto ad essa
riferiremo alcune notizie, desunte dal-
l’ eruditissima opera intorno alle venete
chiese del celebre Flaminio Corner.
L'isola della Giudecca oggi così detta,
dalla non lunga dimora che anticamente
fecero in essa i Giudei, chiamavasi Spi-
nalunga, per la sua: estenzione in lun-
ghezza, alla quale per niente corrispon-
deva la larghezza, che d’ assai in quei
tempi era minore di quello che sia di
presente. Imperocchè verso i principii
del. secolo: XIV. ella fu di molto dila-
tala, per le concessioni fatte a’ privati
delle annesse paludi, essendosene que-
sti giovati pér aumentarla di edificii, di
corti, e di monasteri singolarmente, se-
condo l’usanza del tempo. Narrasi che
regnante Orso Partecipazio fosse que-
sl’ isola conceduta per grazia a tre no-
bilissime famiglie dei Barbolani, Iscoli,
e Selvi, richiamati dall’esilio, che lun-
gamente li avea tenuti lontani dalla pa-
tria, e che cotestoro edificassero in es-
sa molti oratorii. A’ tempi ultimi della
repubblica era la Giudecca ai Viniziani
luogo di quotidiano passeggio e solaz-
zo, qual sono al presente i pubblici
= 400
tel que le sont aujourd’hui les Jar-
dins publics qui n’existaient pas
alors. C’élait là que se donnaient ces
joyeux repas, que se passaient ces fran-
ches parties de plaisir que Gozzi et
Goldoni ont si bien décrits, l’un dans
ses spirituels ouvrages, l’autre dans ses
immortelles comédies. Maintenant cette
île ne présente plus le même tableau,
si vivant, si agréable, qu’une seule fois
dans l’année; le jour, ou pour mieux
dire la nuit de la fête du Rédempteur.
La première église que l’on trouve
à l’est de cette île c’est
giardini, che non fiorivano allora. Colà
si vedevano i desinari, le cene festevoli
e sociali, e tutte quante le allegrezze e
giocondità,che quel divino ingegno di
Gaspare Gozzi descrive ne” suoi scritti,.
e nelle sue commedie Goldoni. Al dì
d’oggì questo spettacolo non si pre-
senta al forestiere, se non la notte del-
la sagra del Redentore, spettacolo di una
sol volta, ma invidiabile a chi lo vide.
La prima chiesa che s'incontra dal
levante di quest’ isola è
D On
L'Eglise dite des Jeuutes - filles.
André Palladio bâtit cette église vers
Pan 1586; la facade de cet édifice se
compose de deux ordres corinthiens ;
sa forme est octogone et fort élégante;
plusieurs tableaux l’enrichissent, entre
autres: — Jésus-Christ dans le Jardin
des Olives —, ouvrage de J. Palma, pla-
cé sur le premier autel à droite en
entrant; sur celui à gauche: — La
Vierge, Saint François et le Procurateur
de Saint Marc Frédéric Contarini —,
tableau de l’Aliense ; et sur le maitre-
autel : — Za Présentation de la Sainte
Vierge —, par François Bassano.
On trouve adjacente à cette église
une maison d’asile (orphanotrophe) de-
stinée aux jeunes orphelines de famille
noble ou bourgeoise.
Non-loin de cette même église s’élè-
ve une maison, dont une des murailles
‘porte une inscription qui nous apprend
que c’est là l’ancien siége de la fameu-
se Académie Barbaro, et en même temps
l'ancienne habitation de l’historien Nani.
La Chiesa delle telle.
Ergeva Andrea Palladio questa chie:
sa verso l'anno 1586, colla facciata di
due ordini corintii. L'edificio è di fis,
gura ottagona e sommamente elegante 5
è anche ricco di alcuni bei quadri e si
notano fra essi i seguenti, Una pala di
J. Palma rappresentante — Cristo nel-
Porto — nell’ altare a destra di chi en-
tra; ed in quello a sinistra un’altra pa-
la dell’Aliense, in cui si ammira -- Za
Vergine, S.T'ommaso e il Procurator Fede-
rico Contarini. Nell’ altar maggiore poi
Francesco Bassano dipingeva la -— Pre:
sentazione di nostra Donna. —
A questa chiesa è annesso 1’ orfano-
trofio femminile, quivi istituito a suffra-
gio delle povere fanciulle di nobile @
civile condizione. i
Poco distante dal tempio suddetto
Sorge una casa, sopra ‘una cui muraglia
vedesi innestata ùn’iscrizione, dalla qua-
le si conosce essere ivi stata 1’ antica
sede della celebre Accademia Barbaro,
non che l’ abitazione del ‘rinomato sto?
rico Nani. °
— 191 —
x
En ‘continuant à parcourir le quai
vers l’ouest, on rencontre
Proseguendo la fondamenta verso po-
nente incontrasi
i ——mDCODCICqocre
4 L'Eglise du A édeurpteur.
- En 1575, la ville de Venise ayant été
désolée par une peste horrible, le Sé-
nat fit voeu d’élever un temple au Ré-
dempteur des hommes dès que ce fléau
cesserait ; et en effet, la peste ayant di-
sparu en 1598, on jeta aussitôt, le 3
mai de cette même année, les fonde.
ments de l’église dont nous nous occu-
pons présentement ; après une proces-
sion solennelle et une messe célébrée
dans l’église de Sainte-Croix, le doge
Louis Mocenigo et le patriarche Jean
Trévisan posèrent la première pierre de
ce magnifique édifice, accompagnée de
médailles sur les quelles étaient gravés
ces mots:— ex pio solemnique voto Rei:
publicae.
Le fameux André Palladio fut chargé
de tracer le plan de cette église, et il
s’acquitta si heureusement de cette tà-
che que l'édifice qu’il créa peut vrai-
ment passer pour un chef-d'oeuvre de
simplicité et de magnificencè; on ne
saurait trop admirer non-plus l em-
preinte réellement religieuse que l’ar-
chitecte sut donner à toute cette égli-
se; dès le premier abord, on sent qu’elle
respire la majesté divine. Aussi la consi-
dère-t-on comme le chef-d'oeuvre de Pal-
ladio. Elle a la forme d’une croix latine;
sa. facade, d’ordre composite, et accom.
pagnée de deux ailes de style corin>
thien, nous montre dans ses entre-co-
lonnements: — Saint Marc et Saint
François —, sculptés en marbre par Je-
rôme Campagna.
. À peine entré dans l’église, vous
La Chiesa del Pedeutore.
Nel 1575 essendo stata la città di Ve-
nezia afflitta da pestilenzial morbo che
inesorabile a migliaja vittime mieteva,
il Senato faceva voto d’innalzare un
tempio in onore del Nazareno, quando
il male fosse cessato, e per lo fatto nel
1578, appena ebbe cesso il contagio, si
volle venire al compimento di quel voto;
onde nel luogo ove sorge questo tem-
pio; il giorno terzo di Maggio dell’an-
no sopraddetto, dopo solennissima pro-
cessione, e celebrata la messa nella chie-
sa di S. Croce, il Doge Luigi Mocenigo
ed il Patriarca Giovanni Trevisani po-
sero la prima pietra con monete, sulle
quali scolpito era il motto. £x pio so-
lemnique voto Reipublicae.
La commissione di erigere questo tem-
pio fu. data al Palladio, il quale eresse
un monumento che è ad un tempo mi-
racolo di semplicità e di magnificenza,
e massimamente ragguardevole per quel-
l’intimo senso di devozione, che ispira
nel visitatore non, piuttosto egli abbia
messo il piede per entro. le sacre so:
glie. È egli riputato il capo lavoro del-
l’ insigne architetto. Forma una croce
latina, e la facciata si leva sull’ordine
composito, accompagnata da due ali co.
rintie, mostrando fra gli intercolunni
— S Marco; e S. Francesco — scolpiti
in marmo da Girolamo Campagna.
Entrando in chiesa, soprale due pile
ed
— 192 —
trouverez au-dessus des deux bénitiers
deux figures de bronze, représentant :
— Saint Jean-Baptiste et le Rédempteur,
coulées l’an 1610 par F. Terilli de
Feltre,
Sur le premier autel à droite en en-
trant, on trouve un tableau de Fran-
cois Bassano, représentant: — La Naus-
sance de Jésus-Christ. — Sur le se-
cond, on admire: —— Le Baptême de J.
C. —, ‘ouvrage’ des conlinuateurs de
Paul Véronèse» Sur:le troisième: —
La Flagellation —, par J. Tintoret.
Sur: le maitre-aulel, on : voit — un
Crucifix et les deux statues de Saint Marc
et de Saint François qui l’adorent —,
magnifiques ouvrages en bronze de. Jé-
rôme Campagna. L'autel même est une
belle ‘création de Massa, exécutée en
1679; ce monument appartient cepen-
dant à l’époque de la décadence da
bon goût.
Sur. le premier autel, à gauche, est
placé un tableau de Palma, représen-
tant: — Une Descente de croix. — Sur
le second: — La Résurrection —, par
F. Bassano. Sur le troisième ; — 2° 4-
scension —, par J. Tintoret.
Dans la sacrislie, on admire trois ta-
bleaux placés au-dessus des deux por-
tes en face de celle par où l’on entre.
S’ils appartiennent tous les trois à Jean
Bellini, ce qui est douteux, surtout
pour le troisième, ils sont remarquables
dans l’histoire de l’art par les d'fféren-
tes manières de l’auteur: Celui à droi-
te, qui représente: — La Vierge, l'En-
fant Jésus et deux Sainis —, est le plus
animé et son style est fort large; ce-
Jui du milieu, qui nous offre: — La
Vierge, Jesus et deux anges —-, est un
chet-d’oeuvre de diligence ; le troisiè-
; , à
per l’acqua santa, si ammirano due fi-
gure di bronzo che sono — S. Giovan
ni Battista ed il Redentore — fuse l’an-
no 1610 da Francesco Terilli da Feltre.
Sul primo altare, a destra di chi en-
tra, splende Francesco Bassano in una
pala che rappresenta — la Natività di
Gesù Cristo. — Nel secondo altare am-
mirasi — il Battesimo di INostro Signore
— pala dipinta dagli eredi di Paolo Ve-
ronese. — Nel secondo altare — la Fla-
gellazione — di Jacopo Tintoretto.
Nell’ altare maggiore poi si veggono
— un Crocefisso e le due statue di San
Francesco e di S. Marco che lo adorano
- bei getti in bronzo di. Girolamo
Campagna. Quest? allare è ricco lavoro
del Massa, scolpito l’anno 1679, monu-
mento però del decadente buon gusto.
Nel primo altare a sinistra della chie-
sa si conserva una pula di Jacopo Pal-
ma che rappresenta. — Cristo deposto
dalla Croce. — Nel secondo altare hav-
vene un’altra di F. Bassano in cui ve-
desi. — La Risurrezione. — Finalmen-
te nel terzo altare trovasi — 2° Ascensione
di Nostro Signore — pala di Jacopo
Tintoretto.
Nella Sacrestia splendono tre quadri,
posti. sovra le due porte, in faccia a
quella per la quale si entra, Se veramente
appartengono a Gian Bellino tutte e tre,
perchè del terzo si dubita, sono rag«
guardevoli nella storia dell’ arte, giacchè
mostranole differenti maniere dell’autore.
Quello a destra che rappresenta —. Za
Vergine col bambino e due santi — è:il
più animato. e di uno stile assai largo.
Quello:nel mezzo che mostri — La Wer-
gine con Gesù e due Angeli — è opera
insigne per accuratezza. Il terzo offre
— La Vèrgine col bambino e due Santi.
— 195 —
me nous montre: — La Vierge, l’'En-
fani Jésus et deux Saintes.
Mais avant de quitter cette ile, nous
ne saurions oublir de mentionner le
séjour qu'y fit
P
Ce Michel, Ange véritable.
Mais laissons parler le célèbre Varchi,
historien contemporain : « Michel-Ange
» Buonarotti, dit-il, quitta Florence en
» 1529 lorsqu'il pressentit que la puis-
» sance des Médicis allait s’appesantir
» sur cette ville, et se rendit à Veni-
» se. Là afin d'échapper aux visites et
» aux compliments dont il fut toujours
» l’ennemi juré, et de pouvoir vivre
» à sa guise, il se retira sans bruit
» dans l’île de la Giudecca, mais l’ar-
» rivée d’un si grand homme ne pou-
» vant demeurer inconnue, la seigneu-
» rie de Venise lui envoya deux de ses
» premiers gentilhommes pour le com-
» plimenter en son nom, et lui offrir
» tout ce qui pourrait être agréable à
» lui ou à ceux qui l’accompagnaient ;
» acte qui prouve tout-à-la-fois la gran-
» deur de Michel-Ange et celle de l’e-
» stime que ces hauts seigneurs avaient
» pour le génie. »
Vis-à-vis de l’ile de la Giudecca s’é-
iend le qua! des Zattere, qui fait par-
lie de la ville, et où l’on rencontre les
ES
édifices suivants.
Non è da lasciare quest’isola, innanzi
di aver fatto cenno del breve soggior-
no onde la illustrava
Michel più che immortal Angel divino.
Riferiremo le parole del Varchi sto-
rico contemporaneo. « Michel Angelo
» Buonarrotti , così dice, abbandonava
» nel 1529 Firenze, presentendo che sa-
» rebbe stata in breve sotto la podestà
» dei Medici, e si veniva a Venezia, ove
» per fuggire le visite e le cerimonie
» delle quali egli era nimicissimo, per
» vivere solitario secondo l’usanza sua
» e rimoto delle conversazioni, si ritirò
» piamente alla Giudeca dove la Si-
» gnoria, non si potendo celare la ve-
» nuta di un tal uomo in tanta città,
» mandò due dei primi gentiluomini
» suoi a visitarlo in nome di lei ad of-
» ferirgli amorevolmente tutte quelle
» cose le quali o a lui proprio, o ad
» alcuno di sua compagnia bisognasse-
» ro; alto che dimostra la grandezza
» così della virtù di Michel Angelo
» come dell’ amor di quei magnificii e
» e chiarissimi signori alla virtù.
Rimpetto all’isola della Giudeca sten-
desi la fondamenta chiamata delle Zat-
tere che è parte della città e sulla quale
a prima giunta s'incontrano 1 seguen-
ti edifrcii.
art cs
Caserne dite des Iucuvables.
Cet édifice servait autrefois de local
à un hospice des Incurables, auquel
était joint un orphanotrophe (maison
d’asile ) pour les personnes du sexe.
La Caserma della degli Jucutabilr.
Era questo in antico un’ ospedale che
appunto chiamavasi degli Incurabili ed
era desso destinato a que’tempi ad orfa-
notrofio femminile. Le fanciulle ivi rac-
25
ne JO
Les jeunes-filles qu’on y recevait, ap-
prenaient la musique ; si bien que pour
rendre plus harmonieuse l’église placée
au centre de cet édifice, on lui avait
donné une forme ovale. Les plans de
ces divers bâtiments furent tracés par
Antoine Da-Ponte. |
En continuant à parcourir le quai
des Zattere, après avoir passé le pont
de la Calcina, on trouve près de la mai-
son portant le numéro 997, celle qui,
d’après une inscription gravée sur le
mur, appartint au célèbre Apostolo Ze-
no, poète, critique, philologue, etc., qui
a vraiment bien mérité des lettres et
de sa patrie.
colte si istruivano nella musica onde!
la chiesa che sorgeva nel centro di que-
sto edificio era stata appositamente e-
retta in forma ovale lo che molto con-
tribuiva alla di lei armonia. Di ciò tutto’
ebbe la direzione 1’ architetto Antonio
Daponte che ne disegnò la porta prin-
cipale.
Continuando il cammino per le Zat-
tere incontrasi il ponte detto della Cal-
cina varcato il quale dopo alcuni passi
e vicino alla casa segnata del numero’
997 incontrasi quella che secondo un
iscrizione incassata nel muro*apparten-
ne al celebre Apostolo Zeno; poeta an-
tico filologo numismatico ec. Uomo egli
fa benemerito alle lettere, alla patria, ed
alle più care, ed utili virtù pubbliche,
e private.
Plus loin encore, on rencontre Proseguendo ancora innanzi giungesi
alla
L'Eglise de S.te Maio du Mosaice.
Cette église s’appelle communément
des Gesuati; elle eut pour architecte Geor-
ges Massari ; sa facade est d’ordre com-
posite; son intérieur orné d’une infi-
nité de statues et de bas-reliefs scul-
piés par Marie Morlaiter, d’un tableau
de Jacques Tintoret représentant: —
Jésus-Christ crucifié et les deux Maries
—, placé sur le premier autel à l’issue
du choeur, et enfin d’un précieux ta-
bernacle, appartenant au maitre-autel,
soutenu par des colonnes de lapislaz-
zuli d’une grandeur remarquable.
Près de celte église s’élève un or-
phanotrophe qui fut jadis l’ancienne égli-
se des Gesuati, et où l’on voit une por-
ie fort élégante, enrichie de plusieurs
ornements dans le style des Lombards.
Ohiesa db S. OTO. del Mosazio.
Volgarmente appellasi questo tempia
dei Gesuati; architettavalo Giorgio Mas-
sari ornandolo di una facciata di ordine
composito. Dentro è ricco di molte sta-
tue bassi rilievi e sculture di Gian Ma-
ria Morlaiter; di una pala di Jacopo
Tintoretto rappresentante — il Croce-
fisso e le Marie — posta nel primo al-
‘tare all’uscir del coro; e finalmente di
un hello e prezioso tabernacolo che è
nell’ altar maggiore sostenuto da colon-
ne di lapislazzuli di considerabile di-
mensione.
Vicino a questa chiesa vi ha un’ or-
fanotrofio che fu l'antica chiesa dei Ge-
suati in cui si nota un elegantissima
porta con molti ornamenti dello stile dei
Lombardi,
— 195 —
‘En continuant à longer le quai des
Zattere, on trouve le canal de San
Trovaso qui tire son nom de l’église
qui s'élève sur ses bords et qui s’ap-
pelle proprement
Eglise de S. Getoais et de S. Probass.
Cette église fut bâtie au XVI. siècle
par un architecte inconnu, que lon
croit cependant avoir appartenu à l’é-
cole de Palladio. La facade se compose
de deux ordres corinthiens. Entré dans
l’église, on trouve sur le second autel
à droite un tableau ancien dans le sty-
le du XIV siècle, ‘d’un auteur incon-
nu, qui représente: — Saint Chryso-
logue à cheval —, sur un champ d’or.
Sur le quatrième autel est placé un
tableau de J. Palma qui représente: —
L’Annonciation —; le devant de cet
autel est orné de bas-reliefs en mar-
bre avec des figures qui se détachent
du fond, et qui représentent: — Des
Enfants et la Croix —; ils sont l’ou-
vrage d’un artiste inconnu du XV,
siècle.
Vis-à-vis de cet autel, on en voit un
‘ autre fort élégant, orné d’un tableau
.de J. Tintoret, représentant: — Jé-
sus-Christ crucifié et les deux Marie.
La grand’chapelle possède deux ta-
bleaux , dans la composition desquels
Sébastien Massoni fut aidé par le
Bambini; ils nous offrent, le pre-
mier: — Le Massacre des Innocents; —
le second: — le Del uge universel. — Le
riche et majestueux autel de cette cha-
pelle est orné d’un tableau de Georges
Lazzarini, qui représente; — Les Saints,
patrons de l'église.
Tirando innanzi per le Zattere en.
trasi nel rivo detto di S. Trovaso dalla
chiesa che sulle sue sponde ritrovasi la
quale anpellasi italianamente.
Obiesa del SS. Gervaso e Protasio.
Ergevala nel secolo XVI. un’ignoto
architetto che stimasi però appartenente
alla scuola Palladiana. La facciata è in
due ‘ordini corintii. Entrando in chiesa
nel secondo altare a destra vedesi un’ an-
tica tavola della maniera del secolo XIV.
ma d’ ignoto autore che rappresenta —
S. Grisogono a cavallo — in campo do-
rato.
Nel quarto altare è una pala di Jacopo
Palma colla — Vergine Annunziata. — Il *
parapetto di questo altare è coperto di
finissimi bassi rilievi in marmo con fi-
gure rilevate dal fondo ad angoli rien-
tranti a squadra che ti offre. — Puttini
e la Croce. — lavoro di sconosciuto .au-
tore del secolo XV.
Rimpetto al suddetto altare v’ha un’al-
tro altare. elegante la cui pala di Do-
menico Tintoretto rappresenta — 17 Cro-
cefisso e le Marie. —
La maggior cappella ha due quadri
di Sebastiano Massoni che fu assistito dal
Bambini cioè — la strage degl Inno,
centi, e il Diluvio universale. — Il ric-
co e maestoso altare ha una pala di
Gregorio Lazzarini che ti offre — i Sari:
ti titolari in gloria,
= 1406 Leu
© Dans la chapelle à gauche de la prin-
cipale, on admire un bon tableau de J.
Tintoret qui représente: = Saint Antoi-
ne Abbé.
Dans la chapelle à gauche de la pré-
cédente, existe un viche et élégant au-
tel, orné de sculptures dans le style
des Lombards, et d’un tableau attribué
à Jean Bellini, qui représente: — La
Sainte Vierge et l'Enfant Jésus — ; sur
les murs de cette même chapelle, on
voits — Le lavement des pieds — et
la Cène — ; le second de ces tableaux
est incontestablement l’ouvrage de J.
Tintoret, mais le premier ne saurait lui
être attribué avec la même certitude.
Après avoir dépassé la chaire, qui
est en marbre et fort ornée, on trouve
une chapelle qui possède: — Za nais-
sance de la Sainte Vierge —, tableau
de Palma ; le tableau de la chapelle
suivante, qui représente: — La Vier-
ge, Saint Jean-Baptiste, Saint Marc et
plusieurs autres Saints =, est égale-
ment l’ouvrage de Palma.
En reprenant, après avoir visité cel-
te église, le canal de la Giudecca, on
rencontre sur le quai des Zattere le pa-
lais Justiniani, fameux par une galerie
de tableaux qui possède entr’autres —
Le Ganimède — du Padoanino, par une
collection de sculptures et de médail-
les grecques, et par une bibliothèque
nombreuse de manuscrits nationaux.
Ensuite on peut visHer
Nella Cappella, presso la maggiore a
sinistra di chi guarda, oltre un’altare
di buon gusto, vedesi una pregiata ope-
ra di J. Tintoretto che è una pala in
cui si raffigura. — S. Antonio Abate.—
Nella Cappella del Sagramento ci ha
un ricco ed elegante altare bello di
sculture dello stile dei lombardi. Sovr’es-
so — la Vergine e il fanciullo Gesù. —
quadro attribuito a Giovanni Bellini.
Nelle pareti poi dell’altare medesimo
— la lavanda ai piedi, e la cena di
Gesù Cristo — quadri di J. Tintoretto
quantunque corra dubbio sul primo.
Dopo il pulpito ricco di marmi e di
fregi incontrasi una cappella in cui ve-
desi — la Natività di Maria — di J.
Palma, al quale appartiene eziandio la
pala della seguente che mostra — la
Madonna S. Giovanni Battista, S. Mar-
co, ed altri Santi, -—
Rimettendosi dopo aver visitato que-
sta chiesa nel canal della Giudeca in-
contrasi sulle Zattere il palazzo Giu-
stiniani famoso per una gallerìa di qua-
dri, fra quali splende il Ganimede del
Padoanino, per una collezione di gre-
che sculture e medaglie, e per una bi-
blioteca abbondante di ‘codici patrii.
Quindi sì può visitare.
in ”
D L'Eglise de Saint-Sébastien.
Cette église, qui fut aussi un mo-
nastère jadis, dut son origine au B.
La chiesa di $. Sebastiano.
Questa chiesa che un tempo fu an:
che Monastero ebbe origine nel 1405
Pierre Gambacurta de Pise, fondateur | per opera del B. Pietro Gambacurta di
— 197 —
de la Congrégation des solitaires de
Saint- Jérôme, et à Frère Ange Da
Corsia du troisième ordre de S. Fran-
cois, lan 1405. Les disciples du B.
Pierre obtinrent des Chanoines de la
basilique de Saint Latran à Rome la
permission de bâtir une chapelle qu'ils
dédièrent à Sainte Marie pleine de grâ-
ces. Long-temps après, des contesta-
tions s'étant élevées entr’eux et la pa-
roisse, le pape Calixte III, par un bref
du 28 août 1455, leur accorda pleine per-
mission d'élever une église’ consacrée
à Saint Sébastien. Cet édifice fut re-
stauré en 1506 par Sébastien Serlio.
On croit que sa façade fut construite
en 1548 par Sansovino; elle se compo-
se de deux ordres corinthiens.
Cette église renferme de précieux
tableaux, et — Saint Ni-
colas —, par le Titien, tableau placé
sur l’autel du parvis, à droite en en-
ntr’autres:
trant.
Dans la première chapelle, on trou-
ve: — La Sainte Vierge et l'Enfant Jé-
sus —, petit tableau. du Véronèse.
Dans la seconde: — Une statue de
la Sainte Vierge avec l’enfant Jésus et S:
Jean-Baptiste —; ouvrage achevé de
Thomas Lombard, disciple de Sanso-
vino.
Dans la troisième: — Jésus crucifié
et les Marie —, tableau peint par Paul
Véronèse en 1565. i
Vient ensuite le mausolée de Livius
Podacatoro, archevêque de Chypre,
mort en 1555; c’est l’ouvrage de San-
sovino.
Dans la chapelle à droite de la prin-
cipale, on admire: — La Sainte Vier-
ge, Saint Jérôme et Saint Charles —, ta-
bleau de Jacques Palma. On voit sur
les murs latéraux: — Quelques traits’
de la vie de Saint Charles Borromée —
Pisa fondatore della. congregazione dei
romiti di San Girolamo, e di Frate
Angelo Da Corsia del terzo ordine di
San Francesco. I seguaci del B. Pie-
tro ottenero dai Canonici della Basilica
Laterana di Roma licenza di fabbricare
un oralorio che intitolarono a S. Ma-
ria piena di Grazie, e di Misericordia.
Molti anni appresso finalmente, insorte
liti con Ja Parrocchia; Papa Calisto III,
con breve dato il di 28 agosto dell’ an:
no 1455 concedeva ampia licenza che
fosse fabbricata una pubblica chiesa in
onore di S. Sebastiano della quale fu
l’anno 1506 concessa la ristaurazione
a Sebastiano Serlio. La facciata poi cre-
desi eretta del 1548, seconda che si vede
1e due ordini corintii, per opera del
Sansovino.
D’assai belli ed illustri quadri si tro-
vano in questa chiesa, e innanzi trat-
to — Un S. Nicolò — del Tiziano che
è nell’altar del vestibolo a destra di
chi entra.
Quindi nella prima cappella. — Una
Vergine col bambino — quadretto del
Veronese. E
Nella seconda cappella poi ci ha una
statua — di Maria Vergine col Bambi-
no ed il Battista — lavoro finissimo di
Tommaso Lombardo discepolo del San-
sovino.
Nella terza cappella vedesi. — Un
Cristo in croce colle Marie — pala di
Paolo Veronese del 1565.
Seguita il mausoleo di Livio Poda-
cataro, arcivescovo di Cipro morto l’an-
no 1555, lavoro del Sansovino.
Nella cappella a destra della maggio-
re ammirasi — la Madonna S. Girola-
mo € S. Carlo — pala diJ. Palma. — e
nelle pareti si veggono — Ze azioni di
S, Carlo Borromeo, e di San Girolamo
— dipinto da Andrea Vicentino.
2. HO sa
et de— celle de Saint-Jérôme —, peints ,
par André Vicentin.
Dans la grand’chapelle, on trouve les
tableaux suivants de Paul Véronèse: —
Le martyre de Saint Sebastien —, placé
sur Je maître - autel ; — Ze même su-
jet —, et Saint Sébastien exhoriant au
martyre Marc et Marcellin.
Dans la chapelle à gauche de celle-
ci, on trouve: — Six traits de la vie
de la Sainte Vierge —, peints par In-
goli, et — Ye buste du grand Véronèse
—, sculpté par Camille Bozzetti. On y
voit aussi la tombe de ce grand peintre
avec une inscription qui indique la da-
te de sa mort ( 19 mai 1588).
L’orgue fut exécuté d’après les des-
sins du même Véronèse (qui en pei-
guit également la partie anlérieure et
les portes) et sculpté par Vittoria.
en 1560,
La porte, placée au-dessous de l’or-
gue, conduit à la sacristie, dont le pla-
fond fat peint par Paul Véronèse, d’a-
près sa première manière, Van 1555;
quant aux enfants que l’on voit dans
les quatre ovales, on les attribue à
quelqu'un de ses disciples. On admire
sur les murs: — La naissance de Jésus-
Christ —, par Baptiste de Vérone ; —
Echelle de Jacob —, par Boniface; —
Jonas sortant du ventre de la baleine —
et — la Résurrection —, ouvrages du
même auteur, énfin — Le châtiment
des serpents —; que l’on attribue à Jac-
ques Tintoret. Dans l’intervalle entre
les deux fenètres, on voit: — Jesus
Christ crucifié er deux Saints à côte de
lui —, tableau que l’on croit être l’ou-
vrage de Raphaël de Vérone. Sur le
mur en face de ces deux fenêtres, sont
placés: — Le Baptême de J. C. — le
Sacrifice d'Abraham —- et — J. C. dans
de Jardin des Olives =; tableaux attri-
bués à Boniface.
Nella cappella maggiore hannovi di
P. Veronese la pala dell’altare col —
martirio di S. Sebastiano — un secondo
martirio de llo stesso Santo, — e final-
mente — 1} Santo medesimo che confor-
ta al martirio Marco e Marcellino.
Nella cappella a sinistra della mag-
giore sonvi — Sei storie di Maria —
dipinte dall’ Ingoli — ed il busto del
gran
Bozzetti. Vi si vede anche la tomba di
Veronese — sculto da Camillo
lui con l'iscrizione che ne indica la
morte accaduta il 19 di maggio dell’an-
no 1588.
L'organo è disegno di P. Veronese
il quale dipinse ben anco il parapetto
e le porticelle, e fu sculto dal Vittoria
con la data dell’anno 1560.
Per la porta sottoposta all’ organo si
passa nella Sagrestia il cui soffitto mo-
stra la prima maniera di P. Veronese
che tutto lo dipinse l’anno 1555 tran-
ne i putti che si veggono nei quattro
ovali, e che si attribuiscono ad un qual-
che suo discepolo. Nelle pareti si am-
mirano — la Natività di G. C. — di
Battista da Verona — la scala di Gia-
cobbe — ‘del Bonifacio. — Jonas che
esce dalla balena, e la Risurrezione —
ambedue dello stesso; finalmente — 22
castigo dei serpentt — creduto di Jaco,
po Tintoretto. Tra le finestre — 2
Crocefisso, e due Santi laterali — cre-
duti di Raffaello da Verona. Nella pa-
rete poi in faccia alle‘ due finestre me-
desime si trovano — i/ Battesimo. di
G. C., il Sagrifizio di Abramo; e Cristo
nell'orto + attribuiti tutti al Bonifacio,
"1 sii
De la sacrislie, on peut monter dans
les galeries du choeur dont les murs
sont couverts de fresques d’après la pre-
mière manière du Véronèse. On voit à
ses angles quatre statues en stuc de Jé-
rome Campagna, portant la date de 1582.
Retourné dans l’église, et tournant
à droite de l’orgue, on rencontre d’a-
‘bord un autel orné de marbres précieux
et d’un tableau représentant — Ze Christ
portant sa croix —, un peu endomma-
gé, mais d’un fort bon style. De cha-
que côté, on voit: — Saint Marc —,
Saint | Antoine —, et — un buste de
Marc Antoine Grimani —; ces statues
ainsi que leur niche sont l’ouvrage de
Vittoria, et leur date remonte à l’an 1564.
La chapelle suivante possède: — Ze
Baptéme de J. C. —, tableau peint par
Paul Véronèse en 1565. Le vestibule
offre ‘une petite chapelle et une belle
mosaique, ouvrage d’Arminius Zuccato
Conversion de Saint
en 1588.
Le plafond de l’église est partagé
en trois compartiments, peints par Paul
représentant — /a
Paul —, et achevé
Véronèse et restaurés récemment, qui
représentent: — L'histoire d'Esther.
De cette église, le chemin est court
jusqu’à la suivante
Eqlue de l'ebuge Raphael.
Cette église ne fut d’abord qu’un o-
Yaloire appartenant aux religieuses de
Saint Zacharie et que leur avait légué
une certaine Adrienne qui l'avait fait
élever, à l’époque où les îles de Veni-
se commencèrent à se peupler, afin
d'accomplir un voeu qu’elle avait fait à
Dalla Sagrestia si sale al coro, ed alle
sue gallerie le cui muraglie sono co-
perte di affreschi della prima maniera
del Veronese. Agli angoli di esso stan-
no quattro stalue di stucco di Girolamo
Campagna con la data del 1582.
Ritornando in chiesa, e girando a de-
stra dell’ organo il primo altare si chetro-
va è adorno di marmi preziosi. Su que-
sto v'ha — un Cristo che porta la croce —
tavola di buona mano della scuola ve-.
neta quantunque alquanto guasta. Ai la-
ti dell’altare si veggono — un $S. Mar-
co e un S. Antonio — non che un busto
di. Marcantonio Grimani, le quali scul-
ture tutte con la nicchia che sta loro di-
rimpetto appartengono al Vittoria, ed
hanno la data dell’anno 1564.
La cappella seguente mostra. — #2
Battesimo di G. C. — pregiata tavola
dipinta da Paolo Veronese l’anno 1565.
Il vestibolo poi ha una cappellina con un
bel mosaico opera di Arminio Zuccato
che raffigura — Za conversione di S. Pao-
lo — compiuto l’anno 1588.
Il soffitto della chiesa è distinto in
tre comparti, preziosi lavori .di Paolo
Veronese testè ristaurati nci quali espo-
se — la Sioria di Ester.
Da questa chiesa è vicino il tragitto
alla
Chiesa dell! Sougelo Raffaele
Questa chiesa fu sulle prime un ora-
torio che appartenne alle monache di S.
Zaccaria Jasciato loro per testamento da
certa Adriana che fatto l’avea fabbrica-
re per compiere un voto all’ Angelo
Raffaele nel tempo che incominciavano a
fiorire le isole di Venezia. Arso qualche
— 200 —
l’ange Raphaël. Dét ruité peu de temps
après par un incendie, celte chapelle
fut rebâtie l’an 809 par les Candian, et
enfin en 1688, l’architecte Francois Con-
tini lagrandit et l’embellit de facon à
en faire la belle église que nous admi-
rons aujourd’hui. On y remarque en-
ir'autres objets d’art précieux: sur le
premier autel à droite en entrant —
la Vierge et quelques Saints —, par A.
Vicentino ; dans la chapelle à droite de
la principale — La Cene —, tableau du
Boniface; dans fa grand’chapelle — Le
chätiment des serpents —, par l’Aliense
et — le Centurion devant J. C. —, par
Alois Dal Friso; enfin, dans la chapelle
à gauche de la principale — Suint Fran-
çois —, par J. Palma. |
Non-loin de cette église, on trouve
celle de Saint Nicolas.
tempo dopo fu rifabbricato l’anno 809
dai Candiani; e finalmente l’anno 1688
coll’opera dell’architetto Francesco Con-
tini fu ridotta allo stato presente di bella
e nobile chiesa, nella quale son degni
di nota, una pala con — la Vergine in
gloria, e alcuni santi — di Andrea Vi-
centino e che è nel primo altare a destra
di chi entra; — Za cena di G. C. —
quadro del Bonifacio nella cappella a de-
stra della maggiore — il castigo dei
serpenti -— quadro dell’Aliense ed il —:
Centurione d’innanzi a Cristo — di Alvise :
Dal Friso, ambidue nella cappella mag-
giore. Per ultimo poi nella cappella sini-
stra alla suddetta maggiore — S. Fran-
cesco — pala di Jacopo Palma.
Visitato questo tempio si passi alla
non molto lungi
Eglise de Saut Ji coas.
On dit que cette église a été con-
struite par Zancaruoli, passé de la Grè-
ce en Italie, et, ce qui est plus incon-
testable, qu’elle est d’une antiquité fort
reculée, ayant été bâtie tout de suite
après Saint Jacques de Rialto.
Dans la nef du milieu, on admire six
colonnes d’un marbre précieux et d’un
travail exquis qui, disposées d’une fa-
con fort singulière, séparent le choeur
du reste de l’église. Le plafond de ce:
choeur, peint par Charlot Cagliari, re-
présente: — Saint Nicolas transporié au
ciel par des anges. Le même peintre
et J. Palma peignirent — divers traits
de la vie de ce Saint --.en deux tableaux
placés à gauche de la corniche qui fait
ta-
le tour du choeur. Deux autres
Cchiesx di S. Vicolo.
E° fama fosse edificato questo tempio
dai Zancaruoli venuti dalla Grecia ed è
certo antichissima siccome quella che fu
edificata seconda dopo il S. Jacopo di
Rialto,
Nella navata di mezzo alla chiesa sono
sei colonne di marmo prezioso e di fi-
nissimo lavoro, le quali poste in guisa
singolare dividono la chiesa dal presbi-
terio. Il soffitto di esso presbiterio è
dipinto da Carletto Caliari il quale vi
rappresentava. — S. /Vicolò sollevato al
cielo dagli Angeli. — Dello stesso arti-
sta non che del Palma sono — diversi
fatti del Santo medesimo, — espressi in
due quadri posti alla sinistra della cor- 1
nice che ricinge esso presbiterio, Altri
—.201 —
bleaux; appartenant à l’école de Paul
Véronèse, placés à droite, représentent
— le même sujet. —
Dans la troisième chapelle à droite en
entrant, on remarque un élégant autel,
orné de quatre colonnes d’un marbre-
stalactite appelé goutte de Corfou, et fort
estimé. |
Dans la chapelle à droite du grand
autel, on trouve deux tableaux de Pier-
re Malombra, représentant: l’un — La
naissance de Saint Nicolas —; l’autre —
un de ses miracles —; et deux autres
tableaux d'André Vicentin, représen-
tant: — d’autres miracles du même Saint.
Dans la chapelle à gauche du grand
autel, existe un autel de marbre pré-
cieux et une plaque également en mar-
bre sculpté, tous deux ouvrages esti-
més, et du style des Lombard. Alois
Dal Friso peignit. sur la voûte: — Le
Père Eternel, quelques Anges et les qua-
tre Evangélistes. — Et au plafond, au-
dessus de la porte latérale, on voit quel-
ques ovales de petite dimension, peints
par André Schiavone.
La partie antérieure de l’orgue est
divisée en trois compartiments où Char-
lot Cagliari peignit: — quelques mi-
racles de Sainte-Marthe. —
Sur la corniche de la nef du milieu,
on aperçoit 12 tableaux, dont six à
droite, ce sont: — La Résurrection —,
de Palma; — J. C. mort —, par Alois
Dal Friso; — le Crucifiement —, la
Flagellation —, la Présentation —, et
— Sainte Veronique — par le Véronè-
se; et six à gauche, ce. sont: — Za
naissance — de J. C. —, la Visite des
Rois Mages —, La Circoncision —, le
Baptême —L’oraison dans le jardins des
olives— et — la Capture de J. C.— par
Dal Friso.
Le plafond de cette église est par-
lagé en {rois compartiments. Dans ce-
due quadri appartenenti ambidue alla :
scuola di Paolo posti alla destra rap-
presentano — e Azioni del Santo. —
Nella terza cappella a destra di chi:
entra in chiesa ammirasi un’ altare ele-
gante adorno di quattro colonne di un
marmo stalattitico chiamato goccia di
Corfù, e sommamente pregiate.
Nella cappella a destra dell’ altar mag-
giore sono due quadri di Pietro Ma-
lombra uno de’ quali rappresenta. —
La natività di San Nicolò — l° altro —
Un di lui miracolo. — Andrea Vicenti-
no poi aggiungeva due dipinti ne’ quali
si veggono — Altri miracoli del Santo.
Nella cappella a sinistra dell’ altar
maggiore vi ha un’altare di finissimo
marmo ed una tavola scolpita pure di
marmo, pregiati lavori ambedue dello
stile dei Lombardi. Nella volta Alvise dal
Friso pose — 17 Padre eterno, alcuni An-
geli e gli Evangelisti. È nel soffitto sulla
vicina porta laterale si trovano alcuni
piccoli ovali di Andrea Schiavone.
Il parapetto dell’organo è distinto in
tre comparti ne’ quali Carletto Cagliari
rappresentava — Alcuni miracoli di San-
ta Marta. —
Nella cornice della navata di mezzo
sono ordinati dodici quadri. Sei a de-
stra, che sono — la Rissurrezione —
del Palma — Cristo morto — di Alvise
Dal Friso — La Crocifissione — poi —
la Flagellazione — la Presentazione ad
Erode — e Santa Veronica — vennero
eseguiti dal Veronese. A sinistra altri sei
quadri corrispondono a questi, e sono
— La Natività — La visita dei Magi
— La Circoncisione — Il Battesimo —
L’orazione all’orto — La cattura di G.
C. — tutti di Alvise Dal Friso,
Il soffitto della chiesa è distinto in
tre comparti. In quello di mezzo splen-
26
— 202 —
lui du milieu, on voit: — Saint Nico-
las —, peint par Francois Montemez-
zano; dans les deux autres — plusieurs
traits de la vie de ce Saint —, par Léo-
nard Corona.
Cette église renferme d’ailleurs plu-
sieurs autres peintures estimables que
nous n’avons pas indiquées ici,
de. — San Niccolò in gloria — dipinto
di Francesco Montemezzano. Negli altri
due Leonardo Corona raffisurò == Pa-
recchie azioni del Santo. —
Oltre le descritte fin qui si trovano
in questa chiesa diverse altre buone
pitture. :
Eglise de Sarnte-VMarie-du-Catmel.
Cette église était placée autrefois
sous l’invocation de la Vierge de l’An-
nonciation; mais en 1325, le patricien
Jean Zancaruolo, revenant d'Orient,
conduisit à Venise quatre religieux du
Carmel, et les établit dans cette église
que l’on agrandit considérablement par
la suite, ainsi que le monastère qui y
était uni.
Sur le premier autel, à droite, en en-
trant, on trouve un tableau de J, Tin-
toret représentant: — £a Présentation
de l'Enfant Jésus au Temple —, dans
le style du Schiavone.
Sur letroisième autel du même côté
existe un bel ouvrage de Cima de Co-
negliano: — la Naissance de J. C. —
Sur le quatrième autel : — La Vier-
ge du Carmel adorée par les Anges —,
tableau peint par Pace Pace en 1692,
Le premier autel à gauche possède:
— Saint Libéral —, tableau d’André
Vicentin, et un autre célèbre de Va-
rottari, représentant: — le même Saint
demandant grâce pour un condamné à
mort. —
Sur le second auicl, toujours du mé-
t
4
Chicsa d 9. Maia del Carmine.
Anticamente questa chiesa era inti-
tolata l’Annunziata ; ma l’anno 1325 ri-
tornando dal viaggio di Oriente il pa-
trizio Giovanni Zancaruolo conducea
seco a Venezia quattro religiosi Carme-
litani e li collocava in questa chiesa la
quale venne in progresso di tempo am-
pliata dalla pubblica, € privata pietà
siccome pure ampliato il monastero che
vi era un tempo e di molto abbellito.
Nel primo altare a destra di chi en-
tra fu posto una pala di J. Tintoretto
nella quale è dipinta — la Presentazio-
ne del bambino Gesù — secondo lo stile
dello Schiavone. .
Nel terzo altare dalla parte medesima
è un bel lavoro del Gima di Coneglia-
no vale a dire — la Natività di N. S.
Gesù Cristo. —
Nel quarto altare un quadro di Pace
Pace dato del 1692 rappresentante -—
La Madonna del Carmelo venerata dagli’
Angeli. —
Il primo altare a sinistra ha una pa-
la di Andrea Vicentino con — San Li-
berale —. ed ivi presso un’opera insi-
gne del Varottari nella quale vedesi —.
il medesimo San Liberale impetrar grazia
a un,condannato a morte. —
Nel secondo altare, sempre dalla si-
| — 205 —
f
me côté, on voit: — Saint Albert don-
nant la bénédiction avec une croix —;
par Pierre Liberi.
Sur le troisième autel: — Saint ANi-
colas entouré de Sain et d’ Angests — ta-
bleau de Laurent Lotto que l’on a fort
mal restauré,
Sur le cinquième autels — La Wier-
ge dans sa gloire et quelques Saints —;
tableau de Palma.
La grand’ chapelle renferme deux ta-
bleaux de Gaspard Diziani, qui repré-
sentent: l’un, — Une Vision de l'Apo-
calypse —; l'autre, — Le Serpent au
désert —; un tableau de J. Palma, re-
présentant:— Le miracle de la Multipli.
cation des pains — ; et un quatrième
enfin, de Marc, fils d'André Vicentin,
qui reproduit: — La pluie de la manne.
On admire dans la sacrisue un ta-
bleau de J, Palma: L’Annonciation —;
une copie du — Crucifiement —, de J.
Tintoret, appartenant à l’Ecole de Saint
Roch; et une — Descente de croix —,
d’un artiste vénitien ; tous ces ouvra-
ges servent à l’ornement d’un autel.
Entre la sacristie et l’église se trou-
ve un petit autel, orné d’une — Ma-
done de la Pitié —, tableau attribué à
Corona par Boschini.
Les deux loges des orgues furent
peintes par André Schiavone et Marc
Vicentin.
Au-dessus de la grand’ porte on a-
perçoit un magnifique mausolée de mar-
bre et la statue du général Jacques Fo-
scarini, mort en 1602.
La nef du milieu s’élève sur vingt-
quatre colonnes de marbre ; au-dessus
de la frise sont placés autant de ta-
bleaux remarquables de plusieurs auteurs
différents; l'architecture de cette église
respire tout-à-fait le style du moyen-
âge; on lui assigne pour date l’an 1348,
nistra, è — Sant’ Alberto che benedice
con la Croce — di Pietro Liberi,
Nel terzo altare — S. Nicolò frà santi
ed angeli — di Lorenzo Lotto, mala-
mente ristaurato.
Nel quinto altare fù posta una pala
di J. Palma — con la Vergine in gloria
e alcuni Santi. —
La cappella maggiore possiede due
quadri di Gaspare Diziani l’ uno dei
quali è — una visione dell Apocalisse
— l’altro —- il serpente nel deserto. —
Nella stessa cappella J. Palma poneva —
Il miracolo dei pesci, e dei pani — e
Marco figlio di Andrea Vicentino rap-
presentava — La caduta della manna
Nella sagrestia ammirasi una pala di
J. Palma con — L° Annunziata — una
copia della — Crocifissione — di Jaco-
po Tintoretto già dipinta per la scuola
di S. Rocco — e un Cristo deposto dal-
la Croce — della scuola veneta. Tutti
è tre, questi quadri adornano ‘l’altare.
Tra la sagrestia e la chiesa v? ha un
piccolo altare ricco di — una Madonna
della Pictà — di buona maniera vene-
.ziana che il Boschini attribuisce al Co-
rona.
I due palchi degli organi furono di-
pinti da Andrea Schiavone, e da Marco
Vicentino.
Sulla porta maggiore vedesi magnifico
mausoleo di marmo, con la statua del ge-
nerale Jacopo Foscarini morlo l’an-
no 1602. |
La navata di mezzo di quesla chiesa
è sostenuta da ventiquattro colonne di
marmo sul fregio delle quali son posti
altrettanti buoni quadri di differenti
autori. Tufta quanta poi l’archittetura
della chiesa impronta lo stile del medio
evo e si fa risalire al 1348. La facciata
ce O iù
La facade est simple; le portail d’or-
dré ionique.
|
è semplice ed ha una bella porta Jo- ‘
nica.
__——————tmIIK'\*\--T___m__=w<.M
Eco le del Carmine.
Cette école, bel édifice bàti au XVII.
siècle, se compose de deux ordres co-
rinthiens; elle possède plusieurs ta-
bleaux estimables. J. B. Tiepolo pei-
gnit le plafond de la salle supérieure.
La Scuola del Catane.
La scuola del Carmine è un’edificio
del secolo XVII. distinto in due ordini
corintii ricco di parecchie buone pit-
ture: Il soffitto della sala superiore di
questa scuola fu dipinto da Gian Ratte
Tiepolo.
——— T_T _ 8DL-ORTRRR——__.€
Eg live de Saut-Vbarnabe.
Cet édifice, de fort vieille date,
fut bâti aux frais de la famille Adami.
Restauré et rafraîchi à plusieurs repri-
ses, il fut enfin achevé tel que nous
le voyons aujourd’hui par l'architecte
Laurent Boschetti, vers le milieu du
siècle passé. Sa façade est d’ordre com-
posile.
Sur le premier autel, à droite, en en-
trant, existe un tableau de Marc Vicen-
vin: — La Naissance de la Vierge.
Sur le second autel, un ouvrage dans
le style de Palma l'Ancien, représen-
tant: — Saint-Bernardin, Sainte-Claire
et Sainte-Marguerite.
Sur le ‘premier autel à gauche, une
— Sainte Famille —, de Paul Véronèse.
Sur le second, du même côté: —
Saint Diègue, Saint Jacques et Saint An-
toine abbé —, tableau de Palma l’An-
cien, au-dessus duquel on voit dans
un croissant: — Une Decente de Croix,
:«, du même auteur.
Chiesa di 5: Vacuabæ.
Il tempio erelto ad onore del santo
apostolo Barnaba è molto antico è fu
edificato a spese della famiglia Adami.
Venne più volte ristaurato ‘e rimoder-
nato finchè verso la metà del secolo
scorso coll’ opera dell’ architteto Loren
zo Boschetti era ridotto all’ attual con-
dizione. La facciata è di ordine com
posito.
Nel primo altare a destra di chi en-
tra è una pala di Marco Vicentino colla
— Natività di Maria. — |
Nel secondo altare la pala sullo sti-
le del vecchio Palma rappresenta —
S. Bernardino, Santa Chiara, e Santa Mar-
gherita. —
Nel primo «altare a sinistra havvi —
Una Sacra famiglia — di Paolo Veronese.
Nel secondo altare dalla sinistra ve-
desi — San Diego :San Jacopo e Sant
Antonio abate — del vecchio Palma ‘e
solto esso una mezza luna rappresen-
tante — /a Deposizion della Croce —
dell’autore medesimo, belle-opere am.
bedue,
ni
.— 205 —
Sur le troisième autel enfin : — Sainte
Catherine et quelques Saints —, de Marc
Vicentin.
Le maitre-autel possède trois ta-
bleaux: l’un, de Darius Varottari, père
de Padoanino, représentant: — Saint Bar-
nabé revêtu de ses habits pontificaux et
quelques autres Saints; les deux autres, —
de J. Palma, nous offrent: — J. C.
portant sa croix — et — la Cene. —
Finalmente nel terzo altare — S. Ca-
terina con altri Santi — di Marco Vi-
centini.
L’altare maggiore ha un — S. Bar-
naba in abiti vescovili con altri Santi —
di Domenico Varottoari padre del Pa-
doanino — Un Cristo che porta la Croce
-- e — Una Cena — sono quadri di Ja-
copo Palma. |
da "Son fi og ifivogae satin (A ni
44 Tab via
UA soginomott ib
| go ai pie sa Seo a si n yo
tenti folle
fi liodb.3 Satin
LAURE (ali mt
siae; se cutgpage de “densi dires 40 -
}
\ Molhrenes «Ha Polti” plusegis 4h ;
Rica panta. DI "De repioto ‘gii.
ni ‘I pani 4 del porch Mipériente:
+ at |
le (AE a de. But Vos ME
sd ue “ei gui #, t'as Tori Mise he |
| ua POSA aux Gea à fatalità ire:
KeAurt sf i ti hei plinti re |
A des. na (74 anin acheté, LPO "
wi vo fena, avpossial but, por - d'architeohà i.
; Lausa dios bichi, vers Je milieu Ja.
site e dò: da Spe. gs pi ces |
| si Re Da milano à FRENA ts da de
Xeubr, diras DION pa Goti
La Ha:
pe de, Patesi. ovaie | MAPS
Bio “Brie: tot Ps
È ira
La ut de à doi vid.
na Fund Vegan
| Mo Mel bd, 6 care NÉ!
OUT
n up i) i "à,
"hrs
ul di sara ce UE |
“tl siii “a di into
NERE f
Mg: ni SE FA
pur ne En sb gii sk
“ria ut LAPS Kobe Lan: be d'a
1% ; prie ado SE gg AO SA
—i bs x199b asl; cato as si Di
RAT AT
da. io ‘989 AE fiv a nt
vor babi ind parecchig bauvik
ture a? soifiin della stenti
L |
La dilata
Tigpofo, |
Cia EN ‘8 à
Cont Fa
RL ei
# reni fotto ‘bande chili
Pia Bart à À ‘inoltra anti ci dui
Ai adi
| effet x TIENE: Celio lip i sa
Vsbntrute te ie ea
Nage fichi verga. da mb Val sente
scdrisa: soli ’apera nel atntttato’ Tati i
50 Dogpliniti, eau ridated at? ale sas
Viniane, Li laselità à ili spin dot.
féistte. | ire A Tir
Wa): prio Altar» 5 ento die ben
{ré È ma pan a LT biro. VI sesitigo 4000]
- Muni tx ik Arai » ue Ris
"tte senornbi ‘alture la Qu alé, a
fe del Acoibià, Pula déppr crentate
& Birmardine, dora es og
"gite Len vent (adi
Med pres etai a dire bili
dar Bière familiers do Pato str.
Nel sota Mara dits UNIT
dei Sons me Sangro #4? dl
‘toa AIDA deli vegitio? Dm è
‘te LOTS tile me 4 a lof N
ATEN
ì
n
SEPTIEME VISITE:
Une gondole west pas absolument né-
cessaire pour cette visite, mais elle
fera épargner beaucoup de temps.
On commencera celte visite par
L'Eg Use de Saint-Chomes 3
Cette église fut bâtie, selon nos chro-
‘niqueurs, en 917, par la famille Miani,
d’où est sorti Saint Jérôme. Francois
Alborelli, qui la restaura il y a déjà
long-temps, respecta en partie son ar-
chitecture primitive. Mais le besoin de
la réparer se fesant sentir de nouveau
vers le milieu du siècle passé, l’archi-
tecte Francois Bognolo la rebàtit de
fond en comble, dans le style alors en
vogue, et, lui donna une façade d’ordre
corinthien.
Ce que cette église renferme de plus
remarquable, c’est: — Deux statues de
Saint-Pierre et de Saint-Thomas —
2
sculptées par Jérôme Campagna, et un
tableau d’André Vicentin, portant la
date de 1602, et représentant: — Le
Pere Eternel, la Vierge et plusieurs Saints
—, placé dans la chapelle à droite de
la grand’chapelle.
Près de cette église, existe
(©
VISITA SETTIMA,
In questa visita la gondola non è ne-
cessaria ciò non pertanto sarà bene
il giovarsene.
Le
Si può dar principio a questa visita
col recarsi alla
Chiesa di à. Commeaso.
Volgarmente appellasi questo tempio
S. Tomà, e fu edificato, a quanto nar-
rano le cronache, l’anno 917 dalla fa-
miglia Miani famosa per il San Girola-
mo nato da lei. Rimodernavasi poi per
opera di Francesco Alborelli in guisa
che rimaneva ancora una parte dell’ an-
tica archittetura ; ma verso la metà del
secolo scorso irovandosi questa chiesa
nuovamente in rovina fu rifabbricata sul
gusto di que’tempi, col disegno dell’ar-
chitetto Francesco Bognolo che nella
facciata si valse dell’ ordine corintio.
Cid che maggiormente si ammira in
questa chiesa sono le statue — ds. Pie-
iroe di S. Tommaso — scolpite da Gi-
rolamo Campagna che adornano l’al-
tar maggiore, ed una pala di Marco Vi-
centino segnata dell’anno 1602 rappre-
sentante — 2 Padre eterno, la Vergine
e alcuni Santi — che vedesi nella cap-
pella posta alla dritta della maggiore.
Appresso questa chiesa havvi
ppi
À Bospice des Pio N meurs
Couveutuels 7
Cet hospice possède de précieuses re-
liques enchàssées en or, en argent et en
cristal de roche, et des ouvrages fort
importants pour l’histoire du dessin et
de l’orfèvrerie, ainsi qu’une collection
rare de lettres autographes de beaucoup
de personnages fameux dans l’histoire
ecclésiastique.
Trois hommes célèbres habitèrent
cette paroisse. Le premier, Charles Gol-
doni, logea dans une maison, n. 2369;
rue Centiani. Né à Venise l’an 1707,
il passa des premières années de sa vie
dans une villa de la Marche Trévisa-
ne, où son aïeul, homme ami des plai-
sirs, fesait jouer des comédies par les
acteurs les plus renommés de son temps.
L'amour des plaisirs et du théâtre sem-
blait héréditaire dans cette maison; le
père de Goldoni, qui ne le cédait en
rien sur ce point à son aïeul, avait in-
stallé chez lui un théâtre de marion-
nettes qu'il fesait jouer lui-même au
grand contentement du jeune Char-
les. Mais l’aïeul étant mort, la famille
Goldoni se trouva fort mal aisée, et
son chef, confiant Charles aux soins de
sa mère, dut partir pour Rome où il
fut prendre ses degrés en médecine et
l’exerca ensuite à Pérouse. Alors il ap-
pela son fils près de lui, et recommen-
ca de plus belle le cours de ses passe-
temps scéniques; le jeune Goldoni, doué
d’un physique agréable, jouait des rôles
de femme dans les pièces que son père
fesait représenter. Il fréquenta en mè-
me temps les écoles des Jésuites de
Pérouse, et plus tard, celles des Domi-
niquains à Rimini; mais Charles qui ne
se souciait guère de philosophie et d’hu-
manités, n’éludiait véritablement que
L'sspisio del PP. ALe
Co uveutuafs.
Quest’ospizio è ricco di reliquie in-
cassate in oro, in argenlo, ed in cri-
stallo di roccia, con lavori preziosissi-
mi per la storia delle arti del disegno
e della orificeria, non che di una colle-
zione rarissima di Jettere autografe di
molti personaggi celebri nella storia ec-
clesiastica.
In questa parrocchia abitavano tre
uomini celebri, e prima in calle Cen-
tani al N. 2369 Carlo Goldoni. Egli
nacque a Venezia l’anno 1707 e passò
gli anni della sua fanciullezza in una
villa della marca Trivigiana dove l’avo
di lui il quale si era uomo solazzevole
facea rappresentare drammi e comme-
die da più rinnomati musici ed attori
de’ suoi tempi. L'amore dei divertimen-
ti e del teatro pareva naturale in quel-
la famiglia ; nè il padre di Carlo si era
uomo di manco buon’ umore che l’ avo
chè anco esso avea costrutto in casa un
teatro di burrattini i quali facea muo-
vere egli medesimo con diletto gran-
dissimo di Carlo. Morì l’avo e la fa-
miglia si trovò assai disagiata per la
qual cosa il padre lasciato Garlo alla di
rezione della madre andò a Roma a lau-
rearsi in medicina e quindi ad eserci-
tarla in Perugia; colà chiamò il figliuolo
ed incominciò a nuovamente divertirlo
con rappresentazioni teatrali nelle quali
perchè il ragazzo era di av venente pre-
senza, rappresentava le parti di donna,
Nel medesimo tempo fu mandato allo
studio dei Gesuiti di Perugia, poscia a
Rimini a quello dei Domenicani; ma egli
non ne volea sapere nè di filosofia, nè
di scolastica, e davasi solo a leggere Te-
renzio, Plauto, Moliere. Di ott’anni avea
abbozzata una commedia, e di sedici pens
4
; — 209 —
Terence, Plaute et Molière. A huit ans,
il avait tracé l’ébauche d’une comédie;
à seize, il songeait à réformer le théa-
tre italien. Des comédiens qui passaient
par Rimini embauchèrent le jeune Gol-
doni qui, s’échappant de Rimini, alla
avec eux à Chioggia où sa mère habi-
tait alors. Rattrapé par son père, il fut
conduit à Pavie où il consentit à pren-
dre l’habit ecclésiastique afin d’obtenir
une place gratuite dans le collége Ghi-
sleri. Excité par ses camarades, il y écrit
une satire contre un puissant person-
nage, et se voit aussilòt ignominieu-
sement chassé de ce collége; il y avait
étudié la musique, la danse, l'escrime,
tout en un mot excepté le droit civil
et canonique qu’on l'avait envoyé y ap-
prendre. Un prêtre, qui ne connaissait
apparemment que le titre de cette co-
médie, lui fit lire la Mandragore qui
enflamma vivement l’esprit de Goldoni.
Enfin son père, après l'avoir envoyé
voyager dans le Frioul et en Allema-
gue, lui fit achever ses études dans l’u-
niversité de Modène. Assailli par une
mélancolie noire, Goldoni songea un
instant à se faire capucin; il guérit de
cet accès de tristesse, d’abord à force
d’amourettes, puis en écrivant des co-
médies, enfin par le mariage: il épousa
à Gènes la fille d’un honnête notaire à
laquelle, comme il le dit lui-même, il dut
le bonheur de sa vie. Son père étant
mort, il prit ses degrés en droit, et se
mit à exercer la profession d’avocat ;
mais ce métier-là ne lui profita guère.
Il écrivit des almanachs, gagna quelque
favori
‘de la réforme du théâtre italien. Mais,
n'ayant pu réussir d’abord dans ce pro-
jet, et criblé de dettes, il s’enfuit à
Milan, où il fut fort bien accueilli par
le ministre de Venise.
argent, et retourna à son rêve
Il ne s’arrêta
pas long-temps daus cette ville ; n’ayant
sava già alla riforma del teatro italiano.
Passò da Rimini una compagnia di comici,
lo adescarono, ed egli con essi fuggissene
a Chioggia ove abitava la madre. Raggiun-
to dal padre fu condotto a Pavia si sot-
topose alla tonsura per avere un po-
sto gratuito nel collegio Ghisleri. Se-
dotto da compagni scrisse una satira con-
tro un potente personaggio per la quale
fu ignominiosamente cacciato. In quel
collegio avea apparato ballo, scherma,
musica, disegno, tutto fuorchè diritto
civile e canonico, che si era voluto far-
gli studiare. Un sacerdote il quale della
Mandragora non sapeva più in là che
il titolo gli fè Jeggere quella commedia
la quale accese veramente il genio di
Goldoni. Il padre poi gli fece viaggiare
la Germania, il Friuli e compiere gli
nell'Università di Modena. Fu
colto dalla malinconia di farsi cappuc»
studii
cino, ma guarì questa prima cogli amo-
ri e collo scrivere commedie, poi col-
lo sposarsi a Genova con la figliuola
di un onesto notajo la quale, diss’egli,
fece le delizie della sua vita. Mortogli
il padre addottoravasi in legge, ma po-
stosi ad esercitar l'avvocatura non gli
fu la fortuna propizia. Scrisse almana-
chi, guadagnò qualche moneta e allora
pensava al proprio disegno di libera
il teatro italiano da parecchie sconcez-
ze. Se non che non avendo potuto su-
bitamente riuscire ne anche in questo,
oppresso dai debiti dovette fuggirsene
a Milatio laddove fu accolto dal resi-
dente di Venezia. Quivi fu breve la sua
dimora perchè non avendo potuto otte-
nere verun impiego rilevante partì e
giunto a Verona si pose ai stipendi di
una compagnia comica € da quel mo-
mento cominciò veramente la sua car-
riera teatrale il cui maggior splendore
si fu a Venezia nella quale sostenne ad
un tempo l’ufficio, di Console per la
22
.— 210 —
pu y trouver aucun emploi, il se rendit
à Vérone où il se mit aux gages d’une
troupe de comédiens: c’est de ce mo-
ment que date véritablement sa carrière
théâtrale. Mais il ne parvint que beau-
coup plus tard au faite de la renom-
mée, et-ce fut à Venise, où il remplis-
sait en méme temps les fonctions de
consul de la république génoise, el où
il ferma la bouche à l’envie même la
plus envenimée par un tour de force
incroyable de verve et de fécondité:
nous entendons parler ici des seize
comédies, (parmi lesquelles on com-
pie quelques-unes des plus belles de
l’auteur) qu'il composa dans une seule
année. Volé par un marchand de Ra-
guse, il dut abandonner de nouveau Ve-
nise; dévalisé en route il prit sa femme
sur ses épaules, et en traversant un ruis-
seau à gué, il s’écrir: Omnia mecum porto.
Puis il visita Bologne, Rimini, Pesaro,
Florence, Sienne, dont il appella les ha-
bitants les Clussiques vivants de notre lan-
gue. Il écrivit des comédies, et il exer-
Ça partout. la profession d’avocat; en-
fin en 1761 il se rendit en France où
il fut nommé maitre de langue italien-
ne des filles du Roi, et obtint une
pension de 3600, francs, qu’il perdit à
l’époque de la-révolution. Il mourut
donc dans l’indigence le 8 Janvier 1793,
c’est-à-dire la veille même du jour où
la Convention nationale lui rendait la
jouissance de cette pension. Ayant ap-
pris sa mort, celte assemblée accorda
une rente viagère de 1200 francs à sa
veuve, et en méme temps tous les ar-
riérages de la pension. Goldoni avait
écrit en France, et dans la langue de
ce pays, une comédie fameuse: Le Bour-
ru bienfaisant, chef-d'oeuvre qui attira
à l’auteur presqu’autant de gloire sur
la scène française que sur l'italienne.
Voltaire, juge competent cerles en parei-
Repubblica di Genova, e dove confuse
i suol avversari col dare in un anno,
| sedici commedie di getto fra le quali
molte delle sue più belle. Derubato da
un mercadante raguseo dovelte nuova-
3 LI
mente abbandonar Venezia, e svaligia-
-to per la strada si mise la moglie în
ispalla, e così passava le fiumane escla-
mando — Omnia mecum porto. — Visitò
Bologna, Rimini, Pesaro, Firenze, Sie-
na i cui abitatori chiamava & testi vi-
vi della lingua; scrisse commedie ed
esercitò dovunque l'avvocatura. Final-
mente del 1761 passava in Francia
maestro di lingua italiana alle figliuole
del Re ed ebbe la pensione di 3600
franchi che perdeva per il sopraggiun-
gere della rivoluzione, donde che mo-
riva in povero stato a’ dì 8 di Gennajo
1793 e quel che è più doloroso il gior-
no dopo che la convenzion nazionale
‘stabiliva gli si dovesse rendere la pen-
sione, la quale uditane la morte con
nuova legge stabilì un vitalizio di 1200
franchi alla vedova di lui, e le fece pagare
gli arretrati. Goldoni scrisse in Fran-
cia un’altra commedia che è il Burbero,
benefico capo lavoro della lingua fran-
cese nella quale la dettò, e che meri-
tava all’ autore il titolo di riformatore,
del teatro francese come giù stato lo,
era dell'italiano, Voltaire. giudice com-
petente su questa materia lodavalo di
aver tralto )° Italia di mano agli Arlec-
chini e la Francia da’ Piagnoloni. Così
un italiano ed un veneto fa la gloria
delle due più culte odierne mazioni.
i
dii
Te matière, loue Goldoni d'avoir dé-
livré l’Italie dest arlequins, et la Fran-
ce des pleurnicheurs; c’est ainsi qu’un
italien, un vénitien, obtint des honneurs
extraordinaires chez les deux nations
les plus civilisées de nos jours.
Le second des personnages fameux
quì rendent cette paroisse digne de notre
attention, c’est Gaspard Gozzi qui lo-
geait dans la maison, n. 2444, rue Lar-
ge ( Calle larga) près du pont de la
Femme Honnéte ( Donna Onesta ).
Gaspard Gozzi fut appelé par Pierre
Giordani esprit divin, et Vincent Monti
en fit le plus bel éloge, ie comparant à
Caro, l’écrivain le plus classique de
son temps, et qui ne le cède à person-
ne en grâce eten correction, Les longs
inalheurs de sa vie ajoutent, pour ainsi
dire, au poids de ces louanges, Gozzi
naquit à Venise en 1910, d’une famille
distinguée, mais réduite à une condi-
tion fort humble par le peu d'économie
de son père. Il étudia la jurisprudence
et les mathématiques dans le collège
de Murano, dirigé alors par d’habiles
professeurs, mais les belles - lettres
Surtout excitèrent son ardeur studieu-
se. Pétrarque devint son auteur favo-
ti, et ses progrès dans la carrière des
lettres furent vraiment extraordinaires.
Malheureusement les progrès de la pas-
sion qu’il conçut à peu près à cette
époque pour Louise Bergali, ne furent
pas moins rapides. S’étant jeté à corps
perdu dans des entreprises de théâtre,
il y dévora bientôt les débris de sa
fortune, déjà notablement entamée pat
son père. Alors il dut écrire pour des:
libraires, pour des comédiens, en un
mot pour quiconque avait recours à sa
plume, sans pouvoir parvenir toutefois
à rétablir un peu ses fiñances: Cepen-
dant, dans tous ses ouvrages, excepté
quelques traductions, on admire un
MN) DO UN |
Il secondo degli illustri personaggi
il quale rende memorabile questa Par-
rocchia fu Gaspare Gozzi il quale abi
tava la casa segnala del N. 2444. posta
in calle longa presso il ponte di Donna
onesta.
Gozzi fu da Pietro Gior-
dani chiamato divino ingegno, e da
Gaspare
Vincenzo Monti lodato siccome — sà
mile al Caro, il più classico de’ suoi con-
temporanei e che può tener fronte a qual-
siasi più grazioso e corretto. — Le gra-
vi afflizioni della lungamente travaglia-
ta sua vita, accrescono se è lecito dirlo;
l’importanza di questo encomio. Nac-
que in Venezia l’anno 1710, di nobile
famiglia quantunque assai disestata dal
padre di lui, che pare non fosse trop-
po valente nel domestico reggimento.
Studiò giurisprudenza e matematica nel
collegio di Murano sotto illustri precetto-
ri, ma più ancora si diè alle belle lettere.
Lesse il Petrarca, e fè rapidi progressi
ad onor della patria nel buon gusto, é
per sventura sua nell’amore; perchè
invaghitosi di Luigia Bergali pastorella
arcade si diede ad imprese teatrali le
quali finirono di ridurre al verde il
suo palrimonio. Allora si pose a scrive-
re per i librai, per le comiche compa:
gnie, e per qualunqné si pensava ca-
var profitto dalla sua penna, senza che
da tanto affacchinare potesse mai cavar
di che ridurre a miglior stato la pro-
pria casa. Tuttavia nelle opere sue, da
poche :iraduzioni in fuori, splendono
iutte le doti del vastissimo ingegno,
del gusto più squisito, e della dizione
più perfetta, Mortagli la moglie da lui
— 912 —
goût exquis, un style parfait et un gé-
nie véritable. Sa femme, qu’il aimait si
tendrement, étant morte, il fut chargé
de réformer les études de Padoue. Le
doge Foscarini désira avoir le concours
de ses lumières dans la composition
de son bistoire littéraire; la célèbre
Catherine Dolfin-Tron se déclara chau-
dément sa protectrice, et le pauvre
Gozzi, grâce à ses bienfaits, put couler
le reste de ses jours, sinon dans l’ai-
sance, au moins à l’abri du besoin. Il
mourut en 1786, laissant quelque bien
à une jeune Francaise qu’il avait épou-
sée peu de temps auparavant, recon-
naissant des soins qu’elle lui avait prodi-
gués durant les dernières années de sa
vie, Le nom de Gaspard Gozzi sera
immortel comme ses ouvrages. Ses Di-
scours en vers le placent bien près
d’ Horace; l’Observateur, la Gazette, le
Monde Moral et la Défense du Dante, ont
donné en lui un Lucien à l'Italie, et
y ont fait refleurir dans le siècle passé
le bon goût lilléraire non moins que
les bonnes moeurs publiques,
Le troisième des hommes célèbres
dont nous ayons pärlé, c’est le Titien,
dont la maison se trouve rue Gallipoli,
n.-4528. Mais, ayant déjà longuement
parlé de ce grand peintre dans notre
ouvrage, nous nous dispenserons de
| relourner ici sur ce sujet.
Quittez la place de S. Thomas, en-
tréz dans le rue du Christ, puis, pre-
nant la rue à main gauche, passez le
pont de Donna Onesta (la Femme Hon-
néte), et, après avoir remonté la rue
dello: Speziale, vous déboucherez sur
une place où s’élève
teneramente amata fu eletto riformatore
dello studio di Padova. Il Doge Fo:
scarini lo volle in ajuto nella sua sto-
ria letteraria. La celebre Catterina Dol- .
fin Tron gli porse ogni sorte di pro-
tezione e favore, tal che potè egli.
condurre se non agiatamente almeno
onestamente la vita fino al 1786 nel qual
anno moriva più che settuagenario la-
sciando di che vivere ad una donzella
francese da lui poco prima sposata per
rimeritarla dell’ affettuosa assistenza che
gli aveva prestata nelle sue infermità.
Il nome di Gasparo Gozzi non può
essere scompagnato da quello delle sue
opere, I Sermoni lo pongono al fianco
di Orazio; l’Osservatore, la Gazzetta
il Mondo morale, e la difesa di Dante
fanno che Italia non invidii alla Gre-
cia il suo Luciano, e fecero rifiorire
nello scorso secolo i buoni studii; e
quello che più importa i buoni costumi,
Il terzo degli uomini celebri che abi-
tavano questa parocchia è Tiziano la.cut
‘casa è ora segnata del N. 4528 in calle
Gallipoli. Di questo valente avendo nelle
pagine innanzi discorso fia inutil cosa
il ritornar sull’ argomento.
Lasciando il campo di San Tomà, il
visitatore entri nella calle del Cristo,
poscia prendendo la via a mano manca
passi il Ponte di Donna Onesta, per-
corri la calle detta dello Speziale che
sbocca nel campo in cui sorge
A
— 215 —
L'Eglise de Saint-Pautaleon.
da
‘Cette église fut fondée, selon nos
chroniques, par les familles Signola et
Dandolo, l’an 1025. L'architecte François
Comino ‘la reconstruisit en entier, l’an
1684. Son extérieur n'offre rien de re-
marquable, mais l’intérieur en revan-
che renferme plusieurs objets dignes
d’attention.
Dans la seconde chapelle, à droite,
én entrant, existe un tableau repré-
sentant: — Saint-Pantaleon qui guérit
un enfant —; et sur les murs laté-
raux: — Ze Martyre, — à droite, et
— Un miracle du méme Saint —, è
gauche.
Dans la troisième chapelle: — Saint
Bernardin et deux Anges —, tableau
attribué par les uns à Paul Véronèse,
par les autres, à Aloïs Dal Friso, et
sur le mur à gauche: — Le même Saint
devenu Hospitalier —, ouvrage de la
vieillesse de Paul Véronèse.
Dans la grand’chapelle, on admire
sur le mur à droite: — La Piscine pro-
batique — tableau du peintre francais
Charron; et à gauche: — La Multipli-
cation des pains et des poissons —, d’An-
toine Molinari.
Le tabernacle du grand-autel, sculpté
par Joseph Sardi, est magnifique. —
L'histoire Sainte — et — le plafond
—, sont l’ouvrage de J. A. Fumiani.
La chapelle dédiée à Notre-Dame de
Lorette, est riche en tableaux, parmi
lesquels nous citerons; sur le mur à
droite et au milieu: — Le couronnement
de la Sainte-Vierge —; tableau de Vi-
si
La Chiesa di S. Pantalone.
La prima edificazione di questo tem-
pio si dee, secondo le cronache, alle fa-
miglie Signola e Dandolo che nel 1025
la mercè loro sorgeva; nel 1684 poi
venia del tutto rinnovata con architet-
tura di Francesco Comino. Niente offre
al curioso il suo esterno, ma l’interno
di lei presenta bellezze che a buon di-
ritto devono fermare l’attenzione del-
l’ intelligente.
Nella seconda cappella a destra di chi
entra havvi una pala che porge — Sar
Pantaleone che risana un fanciullo — e
nelle pareti laterali — Il martirio del
Santo titolare — a «destra, ed — an mi-
racolo del medesimo Santo — a sinistra.
Nella terza cappella trovasi un’altra
pala che alcuni reputano di Paolo Ve-
ronese, altri di Alvise dal Friso in cui
è pinto — S. Bernardino e due Angeli
— e nella parete a sinistra — lo stesso
S. Bernardino divenuto ospitaliere —— o-
pera questa che Paolo Veronese forniva
in età assai avanzata,
Nella cappella maggiore è meritevole
di venire ricordati due bei quadri che
stanno nelle laterali pareti. vogliam dire
a destra. — La Probatica Piscina — del
— La
moltiplicazione dei pesci, e dei pani —
francese Charon; ed a sinistra.
di Antonio Molinari.
Magnifico è il tabernacolo dell’altar
maggiore scolpito da Giuseppe Sardi —
La sacra storia — poi el — il Soffito
— sono opere di G. A. Fumiani,
La cappella intitolata a Nostra Donna
di Loreto è ricca di molti quadri fra
quali si distinguono ; nella parete a de-
stra, e nel mezzo — L’incoronazione di
M. V. — opera del Viviani; e sopra
a oO Rae i
viani; et au-dessus de la porte, à l’in-
térieur: — Za Femme adulière devant
J. C. —, de Marconi. L’autel en très
beau marbre est un ouvrage qui date
du XV. siècle.
Le plafond de cette église, repré-
sentant: — Divers 1raïs de la vie de
Saint-Panialéon —, a élé peint avec
beaucoup de vigueur per J. A. Fumiani.
Un pont qui donne sur la place de
Saint-Pantaléon et qui en recoit son
nom, méne à la petite place — des
Mouches (campiello delle Mosche); arri-
vé là, vous parcourrez le quai Minotto,
puis, tournant à gauche, vous trouve-
rez un autre quai, qui vous conduira à
la porta internamente — L’adultera di-
nanzi a Cristo — del Marconi. L’altare
di questa cappella è opera finissima in
marmo della metà del XV. secolog
Il soffitto di questa Chiesa è lavoro
pieno di forza eseguito da G. A. Fu-
miani, e rappresenta — le azioni del
santo titolare.
Un ponte che da. sul campo di San
Pantaleone e che dal campo stesso ri-
ceve la sua nomenclatura conduce in
campiello delle Mosche ove giunto il
visitatore percorrerà la fondamenta Mi-
notto tenendosi sulla sinistra in capo al-
la quale incontrerà altra fondamenta
che guidarallo alla
POS —
| L €g lise de Colentini.
« Au XVI. siècle, les clercs réguliers
de l’ordre fondé par Saint Gaëtan Tie-
ne, résolurent d'élever cette église;
et en effet, l’an 1591, le patriarche de
Venise Laurent Priouli en posa la pre-
mière pierre. On choisit pour architec-
te Vincent Scamozzi, qui mourut avant
d’avoir achevé cet édifice; ce qui fut
cause qu'il s’y glissa quelques défauts.
Cependant cette église n’en est pas
moins un édifice magnifique. Sa faca-
de, d’ordre corinthien, est l'ouvrage
d'André Tirali.
Dans la première chapelle, à droite
én entrant, on remarque l’autel orné
d’un tableau de Santo Peranda, repré-
sentant: — Saint André Avellin — ; sur
les murs latéraux, on voit deux tableaux
du
Pidoanino, qui reproduisent: —
(SI lesa di Coleutiuz.
Nel secolo XVI. i chierici regolari
che menavano una vita secondo le isti-
tuzioni di S. Gaetano Tiene vennero
nel risolvimento d’innalzar questa chie-
sa, e nel 1591 il Patriarca di Venezia
Lorenzo Priuli ne poneva la prima pie
tra. Il lavoro fu addossato a Vincenzo
Scamozzi che morte però colpiva pria
che il lavoro fosse compiuto, il perchè
corsero in esso alcuni errori di esecu-
zione. Ciò non tolse però che l’edificio
magnifico e bello nonriuscisse. La facciata
di lui si dee ad Andrea Tirali nella qua
le si altenne all’ ordine corintio.
Nella prima cappella a destra di chi
entra merita l’attenzione del visitatore
l’altare avente una pala’ di Santo Pe-
randa rappresentante = S: Andrea A-
vellino. — Nelle pareti poi laterali son-
vi due quadri del Padovanino porgenti
— 24
Quelques traits de la vie du même
Saint.
Dans la troisième chapelle, sur l’au-
tels — L’Adoration des Mages —, par
Santo Peranda; et sur les murs laté-
raux: — ZMerode et la danseuse —, et
— La Decollation de Saint Jean-Bapti-
ste —, par Bonifacio.
Dans la quatrième chapelle: — La
Vierge et quelques Saints —, par Jaco-
po Palma.
C’est dans la même chapelle que se
trouvent les tombes de la famille Cor-
naro, exécutées en 1720.
Dans la sacristie, sur le mur è gau-
che, on voit un tableau ‘d’un auteur
inconnu, représentant: — Une Descente
de Croix — ; et plus loin: — Sant
Marc délivrant un prisonnier —, modèle
du tableau admirable de Tintoret que l’on
conserve à l’Académie des beaux-arts.
Dans la grand’chapelle, et sur les
murs latéraux, on voit: à droite —
L’Annonciation —, de Luc Giordano ;
à gauche — le mausolée du patriarche
François Morosini, mort en 1678 — ; Ma-
thieu Bortoloni peignit à fresque la voù-
le de cette chapelle.
Zampieri et l’Algeri exécutèrent les
fresques, Jérôme Mingozzi Colonna les
ornemenis de la coupole qui s'élève au
point d’intersection des deux branches
de la croix dont l'église a la forme.
Ensuite, à droite, en venant du choeur,
on trouve un confessionnal, au-dessus
duquel est placé un tableau remar-
quable du Prêtre Génois, ( Prete Geno-
vese), représentant: — Saint Laurent
Justiniani distribuani aux pauvres les
biens de l’eglise.
Dans la première chapelle, située à
Jun des bouts de la branche transver-
sale de la croix formée par l’église, on
admire: — Saint Gaëtan entouré par les
Verius —, tableau de Santo Peranda;
9)
— Alcune azioni dello stesso S. Andrea
Avellino. —
Nella terza cappella havvi una pala
del suddetto Peranda con — ? adorazione
dei Magi — e lateralmente due opere
del Bonifacio che mostrano. — Ærode
con la danzatrice — e — la decollazione
di S. Giovanni Battista. —-
Nella quarta cappella havvi di Jacopo
Palma la pala rappresentante — La Ver-
gine in gloria ed alcuni Santi. —
In questa cappella si trovano i mau-
solei della famiglia Cornaro, lavoro del-
l’anno 1720.
Nella Sagrestia sulla parete a sini-
stra si vede un’opera d’ignoto autore
con — Cristo. deposto dalla croce —
e dopo l’angolo — S. Marco che scende
a liberare un prigioniero — modello del
quadro che si conserva nell'Accademia di
Belle acti, grande Javoro del Tintoretto.
Nella cappella maggiore, e sulle late-
rali pareti veggonsi: a destra — ZL’ An-
nunziata — di Luca Giordano; a sini-
stra il mausoleo del Patriarca France-
sco Morosini che moriva nel 1678. Il
cielo di questa cappella è dipinto a fre-
sco da Matteo Bortoloni.
Nella cupola in mezzo alla crociera
lo Zampieri, e l’Algeri eseguivano le pit-
ture a fresco che vi si veggono, e Gi-
rolamo Mingozzi Colonna gli ornamenti,
Sulla destra poi del tempio venendo
dal coro havvi un confessionario supe-
riormente al quale sta un quadro, bella
opera del Prete Genovese porgente —.
S. Lorenzo Giustiniani che distribuisce ai
poveri gli effetti preziosi della Chiesa. —
Nella prima cappella situata nella ero-
ciera Santo. Peranda eseguiva la tela
dell’ altare che mostra — S Gaetano.
circondato dalle virtù. — e Matteo Bor-
toloni vi dipingeva il cielo.
DI
— 216 —
Mathieu Bortoloni peignit la voùte de
cette chapelle.
Au-dessus de Ja chaire, existe un ta-
bleau du Prete Genovese, représentant:
— Saint-Antoine. :
Dans la seconde chapelle, on remar-
que: —. Le martyre de Sainte-Cécile —,
tableau dautel; et sur les murs laté-
raux: — Sainte-Agathe et Sainte-Cecile
— , le Martyre de Saint-Tiburce (1) et
de Saint-Valérien —, Sainte-Cécile cou-
ronnée par un ange, — et, sur la voüle—
La Vierge dans sa gloire —, ouvrages
de Jacques Palma.
Dans Ja troisième chapelie, on adm're
les compositions suivantes du mème au-
teur; sur l’autel: — Ze Rédempteur, la
Vierge et Saint-Pierre — ; sur les murs
latéraux: — Sainte-Apollonie et Sainte-
Barbe —, L’Annonciation —, La Visita-
tion —, et sur la voùle : — Diverses fi-
gures.
Vis-à-vis de cette église, ou peu s’en
faut, s’étendent des jardins magnifi-
ques appartenant à l’opulente famille
Papadopoli ; la rareté des plantes et des
arbres qu’ils renferment et le bon goût
avec lequel ils sont disposés, méritent
d’attirer notre attention.
_ Mais si vous voulez continuer notre
visite, il faut que vous suiviez le quai
à droite de l’église, puis celui dit della
Croce, et passer ensuite le sottoporti-
co (espèce d’allée couverte) dit del Ta-
gliapietra, qui mène à la place della
Lana Après avoir passé cette place et
Ja petite cour dite de Ca (maison) Canal,
vous arriverez au quai de Æio Marin,
vous passerez le pont des Garzoti, et
le quai qui se présente à gauche, vous
enlrerez dans la première rue à droite,
puis dans celle dite Calle Larga (Rue
(1) On peut voir le portrait de lau-
eur dans un coin de ce tableau.
Ì
Sopra il pulpito poi del soprauno-
mato Prete Genovese v' ha un altro qua4
dro con — $. Antonio. —
Nella seconda cappella la pala dell’al-
tare rappresenta — il Martirio di S.
Cecilia; — e sulle pareti laterali J, Pal
ma operava i seguenti dipinti — Sun.
v Agata e S. Cecilia. — Il Martirio di
S. Tiburzio (1) e di S. Valeriano — e —5$.
Cecilia coronata da un Angelo — e nella
volta — La Vergine in gloria.
Nella terza cappella. lo stesso Palma
eseguiva la pata d'altare col — Reden=
tore, la Vergine e S. Pietro. — sulle pae
reti laterali; — S. Apollonia, e S. Bar
bara — L’Annunziata. — La visita di
S. Elisabetta — e nella volta — alcune
Storie e Figure. —
Quasi rimpetto al tempio che abbia-
mo descritto sorgono i deliziosi giardi-
ni della ricca famiglia Papadopoli che
per la rarità delle piante che conten-
gono e per il gusto con che vennero
piantate meritano daddovero fermare
la curiosità del nazionale e forestiero.
Per continuare la presente visita è
d’uopo prendere la fondamenta a de?
stra della chiesa entrare in quella chia-
mala della Croce, imboccare il sotto
portico del Tagliapietra che conduce in
campo della Lana. Percorso il detto cam-
po e la seguente corte di Cà Canal si giun=
gerà alla fondamenta di Rio Marin. Si pas
si indi il ponte de Garzoti e la fondamenta
si presenta a sinistra, poscia si entri
nella prima calle che si trova a destra; |
e da questa in calle /arga appellata, si
Va
volti sulla destra e si arriverà in cam
(1) Vedesi il ritratto di questo pittore
in un lato del quadro di S. Tiburzio.
= RR
Large); tournez à droite, traversez la
place (campo) dei Tedeschi, puis la Ru-
gabella; passez le pont du même nom,
et-vous arriverez enfin à la place où
s'élève
À Eglise de Ò. Jacques dall'Ocio.
Cette église est fort ancienne, puis-
qu’elle été fondée, selon nos chroniques,
en 555. Elle fut rebatie en 1225 par
les famille Badoer et Mula. Au temps de
Sansovino enfin, elle fut restaurée à plu-
sieurs reprises.
A. droite, en entrant, on trouve un
tableau — Saint-Séba-
Saint-Roch et Saint-Laurent —,
ouvrage fort remarquable de J. Buon-
représentant:
stien,
consigli.
Près de la première porte latérale:
Un grand tableau de J. Palma repré-
sentant: — Le miracle de la multipli-
cation des pains.
On remarque entre autres zne colon-
ne ionique, — placée près de l’autel
voisin, tout entière en marbre vert an-
tique, d’une grandeur extraordinaire et
d’un très-beau travail; vis-à-vis de cet-
te colonne, mais dans une direction
oblique, se trouve: — Un Saint-Jean-
Baptiste préchant —, ouvrage de Fran-
cois Bassano.
Dans la chapelle, à droite de celle
qui renferme le maitre-autel, on voit
sur les parois latérales: à droite: — Un
Christ au sépulcre —, de J. Palma, .
et dans une demi-lune: ‘— La Flagel-
lauon du Christ, — du Titianello (1); à
(1) Tüianello était fils de Marc Ti-
tien, cousin et disciple du grand peintre
de ce nom.
po dei Tedeschi, ed in Rugabella; fatto
il ponte che prende pur esso di Auga-
bella il nome si troverà il visitatore nel
campo in cui sorgé
La Chiesa d S. Giacowo dall'Ozio.
Antichissimo è questo tempio giacchè
la prima sua costruzione risale, secondo
le cronache, all’ anno 555. Fu poi nel
1225 riedificato dalle famiglie Badoer,
e Mula indi ai tempi del Sansovino eb-
be di molti ristauri.
A destra di chi entra havvi un qua-
dro rappresentante. — S. Sebastiano, S.
Rocco, e S. Lorenzo — opera pregie-
vole assai di G. Buonconsigli.
Presso la prima porta laterale J. Pal.
ma poneva un suo gran quadro con —
la Moltiplicazione de’ Pani, e de’ Pesci,
Merita poi particolare attenzione una
— colonna jonica — collocata presso il
vicino altare, tutta di verde antico, di
straordinaria grandezza, e di finissimo
lavoro; e dirimpetto a questa colonna
ma obbliquamente, il quadro di France-
sco Bassano con — S. Gio. Battista che
predica alle turbe. —
è
Nella cappella presso la maggiore a
destra di chi guarda trovasi sulle pa-
reti laterali a destra — Cristo nel se-
polcro — di J. Palma ed in una mez-
zaluna — Cristo flagellato — del Tizia-
nello (1); a sinistra — ? Ascesa al Cal-
(1) Questo era figlio di quel Marco cu-
gino e discepolo di Tiziano.
26
PU
‘ gauche: — J. C. montant au Calvaire —,
de J. Palma, et dans une demi-lune:
—— Un Ecce Homo —, de Jules Dal
Moro. Enfin, dans les angles de la cou-
— Les
quatre Evangélistes —, peints par le Pa-
pole de cette chapelle, on voit:
doanino.
En retournant vers le portail, on
rencontre l'orgue, orné de bonnes pein-
iures dans le style d’André Schiavone.
Sur le mur voisin, à gauche en en-
trant par le portail, on remarque deux
beaux tableaux, l’un de J. Bassano: —
Saint Jean-Baptiste, Saint Augustin, et la
Sainte Vierge —, l’autre de P. Véro-
nèse: —. Saint Laurent et quelques au-
res Saints —; passé le premier autel,
on trouve: — Le repas d'Emmaiüs —,
par Palma l'Ancien.
Les murs latéraux de Ja chapelle qui
vient après les Fonts Baptismaux, sont
décorés de deux autres tableaux de +.
Palma, qui représentent: — Quelques
traits de la vie de Saint-Laurent et son
— Une
Sainte Vierge tenant l’enfant Jésus dans
ses bras et entourée de plusieurs Saints
Martyre; — l'autel possède:
—, tableau fort remarquable, exécuté
par L. Lotto en 1546.
Au-dessus de la chaire, ouvrage ad-
mirable en marbre, existe: — Une Cè-
ne —, de Titianello, près de la porte
de la sacristie: — J. C. soutenu par un
Ange —-; de Palma, et au-dessus de ce
tableau: -- Les quatre Vertus Theolo-
gales et les quatre Docteurs —, par P.
Véronèse.
Les murs et le plafond de la sacri-
slie sont couverts de peintures du mé -
me Palma.
Après avoir visité cette église, sor-
tez par Ja porte de la sacristie, passez
le pont — del Mes gio, — parcourez
vario — di J. Palma; ed in un’altra
mezza luna un — Ecce Homo — di Giu-
lio dal Moro. Negli angoli poi della cu-
pola di questa cappella il Padoanimo di-
pingeva — I quattro Evangelisti. —
Rimettendosi verso la porta maggio-
re incontrasi l’ organo adorno di buone
pitture sullo stile di Andrea Schiavone.
Sulla vicina parete a sinistra di chi
entra dalla porta maggiore, degni di os-
servazione sono i due quadri seguenti,
il primo di J. Bassano rappresentante
— Se, Giovanni Battista S. Agostino, €
MP in gloria -— il secondo di P. Ve-
ronese con — S. Lorenzo ed altri San-
ti — non che — la Cena di G. C. in
Emaus -- del vecchio Palma che tro-
vasi dopo il primo altare,
Le pareti laterali della cappella dopo
il Battisterio sono abbellite da due al-
tri dipinti di J. Paima che porgono —
Azioni, e Martirio di S. Lorenzo — e
l’altare di essa cappella ba una tavola
con — M. VW. tenente il Bambino Gesù
fra le braccia, ed alcuni Santi — finis-
simo lavoro che nel 1546 Lorenzo Lolto
forniva.
Sopra il pulpito, lavoro singolare di
fini marmi, Tizianello dipingeva. — La
Cena di G. C. —; e presso la vicina
porta della Sagrestia J. Palma figura-
va — G. C. sostenuto da un Angelo —
P. Veronese poi nello stesso sito e su-
periormente al quadro del Palma, rap-
presentava — le quattro virtù reologali,
ed i quattro dottori. — i
ed il soffit-
to sono tutte abbellite da pitture del
suddetto Palma.
Visitata questa chiesa si sorti per la
Le pareti della Sagresti;
dA,
porta della Sagrestia, si diriga il passo
verso il Ponte del Megsio, si passi que
° Christine.
— 219 —
la rue suivante, passez les ponts del sto e Ta calle su cui mette, e fatli i
Tintore et della Rioda, vous aperce- ponti del T'intore e della Rioda che si
vrez enfin à gauche | susseguono a destra si troverà la
—q«sn-00)-0-G—re19i
L'église de Sancia Maria Mater Chiesa di $. Maria Nater
OOO Dane
La famille Cappello fit construire cet: Nel 660 edificavasi questo tempio dal-
te église en 660; c’était alors un mo- la famiglia Cappello ed era a quell’ epo-
nastère de religieuses, sous le patro- ca monastero di Monache, sotto il tito-
nage de Sainte-Christine, auquel la fa- lare di S. Cristina per cui la famiglia
mille Olivieri de Pesaro fit d’abondan- Olivieri da Pesaro fu larga assai di ele-
tes aumônes. Rebâtie dans le style des mosine. In seguito intitolavasi alla Madre
Lombard, et achevée par J. Sansovino, di Dio, riedificavasi collo stile dei Lom-
elle fut placée sous Pinvocation de la bardi, e venia compiuta da Jacopo San-
Mère de Dieu. sovino. Deesi notare di rimarchevole
ciò che segue. dé
Le premier antel, à draile en en- Nel primo altare a destra di chi en-
trant, possède trois statues estimables, tra veggonsi tre buone statue, però di
ipais d’autenrs inconnus, qui représen- | sconosciuto autore, le quali rappresen-
tent: — Saint Pierre, Saint Paul, et Saint tano — S. Pietro, S. Paulo, e S. Andrea;
André. Le second autel est orné d'un
tableau de V. Catena, exécuté en 1520,
qui représente: — Le Martyre de Sainte
— e nel secondo altare una tavola di
V. Catena nel 1520 fornita con — il
Martirio di S. Cristina. —
Dans la branche transversale de Ja Nella crociera pure a destra havvi
una bell’ opera del Tintoretto che of-
fre. — L'invenzione della Croce. —
croix formée par l’église, toujours à
droite, on voit: — L’Invention de la
Croix —, par le Tintoret.
—_rrrr———— ——— eta
Dans la chapelle, à gauche de celle À sinistra Ja: cappella, laterale alla
qui renferme le maitre -autel, on re- maggiore, è bella di un’altare adorno
marque un auter orné de marbres pré-: di marmi finissimi e di due picciole sta-
cieux et de deux statuettes, représen- tue che figurano — S. Giovanni e San
tant: — Saint Jean et Saint Marc. Marco. —
Dans la partie à gauche de la bran- Nella crociera a sinistra, e sulla pa-
che transversale de la Croix, on a pla- rete vi ha un quadro che lo Zanetti re-
cé sur le mur — une Cène —, altri- puta del Vecchio Palma, ed altri attri-
buée par Zanetti à Palma l’Ancien et buiscono al Bonifacio rappresentante —
par d’autres à Bonifacio. La Cena di Gesù Cristo. —
Le dernier autel possède un tableau Nell’ultimo altare si vede una pala
de Bissolo, reproduisant: — Za Tran- pittura del Bissolo offerenti — la Tra-
sfiguration. sfigurazione di Nostro Signore. —
— 220 —
Traversez la place Sancta Maria Mater
Domini, passez le pont qui mène à la
rue de la Regina, entrez dans le ruelle
dei Morti —, et vous arriverez à
L'Eglise de Sainb-Oassiew.
Les chroniques de Venise nous ap-
prennent que cette église fut construite
aux frais des nobles familles Minotto
et Micheli; c’était autrefois un mona-
stère de religieuses , ayant Sainte-Cé-
cile pour patronne. Il faut donc né-
cessairement supposer que, réédifiée
dans des temps postérieurs, elle a été
placée alors sous l’invocation de Saint
Cassien: on ignore quel en fut l’archi-
lecle.
À droite, en entrant, on remarque:
Sur le premier autel, un tableau de
Palma l’Ancien, représentant: — Saint
Jean-Baptiste, Saint Pierre, Saint Paul,
Saint Marc et Saint Jérôme ; sur le troi-
sième :— La Visitation —, de Léan-
dre Bassano.
Dans la chapelle à droite de celle qui
renferme le maitre-autel : — La INais-
sance de la Sainte Vierge — et — Saint
Zacharie priant —, beaux tableaux de
L. Bassano.
Dans la grand’chapelle, on admire
sur l’autel: — La. Résurrection — ;
sur les murs latéraux : — Za Descente
aux limbes — et — le Crucifiement —,
ouvrages eslimables du Tintoret.
La chaire est soutenue par deux co-
lonnes de marbre vert antique; les
deux sacrislies sont également riches en
marbre précieux ; l’une d'elles possède
Dal campo di S.-M. Mater Domini si
passi il Ponte che mette in calle della
Regina, si entri indi nel viottolo appel-
lato deî Morti, che conduce alla
Chiesa hp S. Cassiano.
Dalle Cronache veniamo fatti istrutti
essere stata questa chiesa eretta dalle
patrizie famiglie Minotto: e Micheli, e
che anticamente era un chiostro di mo-
nache dedicato a S. Cecilia. Da ciò si
deve arguire essere slala dessa rifabbri-
cata, e dedicata poi al santo di cui al.
presente prende l’appellativo. È sco-
nosciulo il suo architetto.
Merita in essa di venir risguardato a
destra di chi entra.
Il primo altare con una tavola di Pal-
ma il vecchio porgente — S. Giovanni
Battista, S. Pietro, S. Paulo, S. Marco, e
S. Girolamo — e nel terzo altare — la
Visitazione — di Leandro Bassano.
Nella cappella laterale alla maggiore
situata a destra di chi guarda, sulla di
essa parete si scorgono — la Nascita
di M.V.— e — S&S. Zaccaria che innal-
zò offerte. — Belle pitture iutte e due
di Leandro. Bassano.
Nella cappella maggiore havvi la pala
dell’ altare con — a Risurrezione —
e nelle pareti — Za Discesa al limbo —
e — la Crocifissione —— opere distinte
del Tintoretto.
Il pulpito di San Gassiano è soste-
nuto da due colonne di verde antico ;
e ricche di marmi sono le Sagrestie di
questo tempio nella seconda delle quali
— 221 —
un tableau de L. Bassano, représen-
tant: — J, C. au jardin des Olives.
Pour continuer cette visite, il faudra
relourner à la place Sancta Maria Mater
Domini, entrer dans la Rue-Longue (Cal-
le Longa), passer le pont, tourner à
droite, puis à gauche et enfiler la rue
dite Rio Terrà (canal comblé). Au com-
mencement de celte rue, au n. 2013 (2311
tracé en rouge). on lira une inscription
qui indique aux passants l’ancien logis
d’Alde Minuce, célèbre imprimeur dont
nous avons déjà parlé. Après avoir par
couru cette rue, on arrivera à la pla-
ce Saint Augustin. Dans cette place, et
précisement tout proche de l’angle der-
rière l’église, on remarquera sur le pa-
vé une inscriplion qui rappelle que ce
fut là qu’habita Baiamonte Tiepolo. La
maison de ce rebelle fut rasée, par
l’ordre du Grand-Conseil, le 25 juil-
let 1310, et on éleva à sa place une
colonne sur laquelle étaient gravées
les paroles suivantes :
De Baiamonte ceci fut le terrein
et puis par son inique trahison
mis en commun et pour l’épouvante d'autrui
el pour enscigner à tous et toujours la sagesse.
(Zraduct. mot-à-mot.)
Cette colonne fut transportée, lan
1903, par A. M. Quirini, dans la villa
délicieuse que ce patricien possédait
près de Padoue. Mais là non plus ne
devait point se borner le cours des pé-
régrinations de celte colonne, qui, a-
près bien d’aulres vicissitudes, passa
dans le jardin d’un Melzi, sur les bords
du lac de Côme, où elle se trouve au-
jourd’hui encore.
Ensuite, passez le pont Dorà, la rue
dello Spezier; arrivé à la place San Suin,
tournez à gauche, passez le pont du
même nom de San Stin, le quai suivant
ct un autre pont, et vous arriverez à
'
havvi una bell’opera di Leandro Bassano
rappresentante. -— Cristo nell'orto. —
Per continuare questa visita si dovrà
ritornare sul campo di S. M. Mater
Domini, di là entrare nella Calle lun-
ga e passato il Ponte girare a destra
indi a sinistra ed entrare nella via
detta Zio Terrà. Al principio di questa
strada e propriamente sulla porta Num-
rosso 2311 havvi un'iscrizione che indica
l’antica abitazione di Aldo Manuzio ce-
lebre tipografo di cui già sulle pagine
innanzi abbiam fatto cenno. Si prose-,
gua poscia questa via e si entrerà in
campo $. Agostino, presso l’angolo die-
tro la chiesa vedesi sul pavimento
un’iscrizione che segna essere stalo
quello il sito in cui sorgeva l’abitazio-
ne di Bajamonte Tiepolo. La casa di
quest’ uomo ribelle alla patria demoli-
vasi per ordine del veneto Maggior Con-
siglio il 25 luglio 1310, ed in luogo
di essa innalzavasi una colonna su cui
stavano incise le seguenti parole:
De Bajamonte fo questo terreno
E mo per suo iniquo tradimento
Posto in comun et per altrui spavento
E per mostrar à tutti sempre seno.
Questa colonna fu poi trasportata nel-
l’anno 1783 dal patrizio Angelo Ma-
ria Quirini nella sua villa che delizio-
sissima aveva in Altichiero presso Pa-
dova. Ma ne manco quivi doveva sem-
pre restare chè dopo molte vicende po-
litiche e private cotal colonna venne
in mano di un Melzi che la pose ad
ornamento di un suo giardino in Tre-
messina sul lago di Como.
Per continuare questa visita si pas-
serà il Ponte Donà, e la calle dello
Spezier e giunti in campo dé S. Sun —
sinistra si varcherà il
Ponte pure di $. Sin il quale mette ad
girando sulla
una fondamenta conducente adaltro Por.
te che sorge proprio in faccia della
———___t1<«in ctuuurt1
Vbootre- Dame des
L'Eglise de
i Toner
Cette église fut d’abord une abbaye
de moines blancs. Sous le dogat de Henri
Dandolo, elle fut rebâtie en entier, aux
frais de beaucoup de nobles et de ci-
toyens de Venise, et entre autres d'un
Gradenigo et
établit alors les Frères Mineurs de
l’observance de Saint Francois. Le car-
dinal Ottaviano, légat du pape à Venise,
d’un Justiniani. On y
posa la première pierre des travaux de
reconstruction}, confiés à 1° architecte
Nicolas Pisano. La grand’porte de celte
église est fort ornée, et surmontée de
trois belles statues, attribuées à Nicolas
Pisano ou à ses élèves.
Dans l’intérieur de l’église, à quel-
ques pas du portail, on voit au-dessus
des bénitiers deux statues de bronze;
celle à gauche représente — Saint An-
toine — et celle à droile : — L’Innocence.
Si vous commencez le tour de l’église
par la droite en entrant, vous remarque-
rez d’abord une urne élégante renfer-
mant les cendres d’Alcis Pasqualigo
Le premier autel, magnifique et riche
en marbre précieux, fut exécuté d’après
un carton de Sardi et de Longhena; les
sculptures qui le décorent sont l’ouvra-
ge de Juste de Curt.
Le second autel est orné de sculptures
du méme auteur, et tout près, du ‘côté
Chiesa d S. Maria
Di Frasi.
Nei primi tempi era questa chiesa
una Badia di Monaci bianchi, ma al-
l’epoca in che reggeva il viniziano do-
minio Enrico Dandolo rinnovavasi que-
sto tempio, e solenne lo si rifabbricava
a’ dispendii di molti nobili, e cittadini
viniziani fra quali specialmente concor-
sero un Gradenigo, ed un Giustiniano,
ed ebbero ricetto in essoi Francescani
minori osservanti. La prima pietra di
tal rifabbricazione fu, gettata verso il
1250 da Ottaviano cardinale il quale tro-
vavasi a quell’epoca legato Pontificio a
Venezia; l’ architetto fu un Nicolò Pi-
sano. La principale porta di questo tem-
pio è ornatissima, sopra la quale si di-
stinguono tre belle statue che si re-
putano del suindicato Nicolò Pisano o
della sua scuola. $
Nello interno della chiesa a pochi pas-
si dall’ ingresso principale veggonsi so-
pra le pile per l’acqua santa due star |
tue in bronzo. Quella a sinistra rap-
presenta S. Antonio; Valtra a destra
lInnocenza.
Cominciando il. giro della chiesa a
destra di chi entra ammirasi un’urna
elegante contenente le ceneri di Alvise
Pasqualigo. ., ak,
Il primo altare, magnifico e ricco di
e dal
Longhena ed è bello di sculture ese-
marmi fu disegnato dal Sardi,
guite da Giusto de Curt.
Il secondo ‘altare è pure adorno di
sculture del medesimo artista. Presso
Œ
|
== Re
a Sr
EX nd
sus
ZI TT CT a Gi à
h
4 Lau
{accro de La
PD
ALZA Pop.
— 995 —
de l’épitre, reposent les cendres du Ti-
tien. Mort de la peste À Venise au mois
de septembre 1575, sa tombe ne fut ho-
norée pour lors d'aucun monument,
d’aucüne inscription. Nous n’ignorons
pas que, vers les derniers temps de
la république, on avait concu le projet
d'élever à cet artiste immortel un tom-
beau plus digne de lui, et une société
présidée par le cavalier Zuliani avait
même fait exécuter le modèle de ce mo-
nument; mais la république vénitienne
ayant péri, ce projet s’évanouit avec elle.
Depuis lors, les cendres du grand Titien
continuaient à giser à-peu-près complète-
ment oubliées lorsque, dans ces'derniers
temps, S. M. l’empereur Ferdinand I.
ordonna l’érection du monument de-
stiné à renfermer les restes du Titien
et dont nous avons indiqué tout-à-l’heu-
re la place.
Le troisième autel possède un tableau
de Salviati, représentant: — La Pre
sentation de la Sainte-Vierge au temple
D Tout” près, on voit le monument
d’Alméric d’Est, général de Venise,
mort en 1666.
Le quatrième autel est orné d’un
ouvrage achevé. et hardi d’Alexandre
Vittoria, reproduisant: —- Saint Jéré-
me —, et de deux statues en stuc du
même auteur. Vient ensuite l’urne fu-
néraire de Jacques Barbaro, mort en 1511.
Le troisième autel possède le beau
tableau de J. Palma — Le Martyre de
Sainte Catherine — ; viennent ensuite
les tombes de Marc Zeno, évèque de
Torcello, mort en 1641, de François
Joseph Marie Bottari, mort en 1708, et
de Benoît Brugnolo, — littérateur di-
slingué, mort en 1505,
Dans le bras gauche de la branehe
» .
quest’ ultimo altare alla parte dell’ epi-
stola riposano le ceneri di T'iziano Ve-
cellio. Morto quest’insigne e famoso ar-
tista nel settembre 1575 allora quando
Venezia era afflitta dalla peste il suo
sepolcro non venne distinto con verun
ornamento od iscrizione. Egli ci è noto
che negli ultimi tempi della repubblica
si era dato ricetto all’idea d’innalzare
un monumento a questo genio della pit-
tura, e diffatto il modello era stato falto
eseguire da una società di cui era capo
il cav. Zuliani; se non che il progetto
cadde col veneto governo, ed il pensie-
ro di tributare al maestro della viniziana
pittura sen tacque finchè S. M. 1’ Im-
peratore Ferdinando I. decretava si do-
vesse onorare con lapide la memoria del
grand’ uomo, e la mercè gli ordini so-
vrani s’ innalzò il monumento al Ve-
cellio che ofa da questo lato del tem-
pio si scorge.
Nel terzo altare ammirasi la pala del
Salviati con — Za Presentazione di M. V.
al tempio, e varii Santi. — Quivi pres-
so trovasi il monumento di Almerico
Estense generale della repubblica morto
l’anno 1666.
Nel quarto altare v’ha un lavoro fi-
nissimo ed ardito di Alessandro Vitto-
ria rappresentante S. Girolamo, e due
figure in istucco del medesimo autore,
Seguita poscia l’ urna sepolcrale di Ja-
copo Barbaro il quale cedea alla vita
nel
Nel quinto altare vi è una bell’ opera
di J. Palma cioè .— i Martirio di Sunta
Catterina; — seguono poi tre monu-
menti in marmo vogliam dire il 1.mo
di Marco Zeno Vescovo di Torcello
morto l’anno 1641; il 2.do di Francesco
Giuseppe Maria Bottari morto 1 anno
1708; il 3.20 di Benedetto Brugnolo ce-
lebre letterato morto l’anno 1505.
Nel braccio della crociera a destra vi
transversale de la croix formée par
cette église, on voit une urne élégante
dans le style des Lombard, renfermant
les cendres de Jacques Marcello, mort
en 1484; et à côlé de la porte de Ja
sacristie, à droite du spectateur, une
autre urne gothique, où reposent les
restes du B. Pacifique, issu de la fa-
mille patricienne des Bon, mort en 1437.
Au-dessous de cette urne, près du coin,
on admire un tableau de Viviani divisé
en lrois compartiments , et portant la
date de lan 1482: — Notre-Dame et
quelques Saints.
A gauche, on apercoit un autre mo-
nument, surmonté d’une statue éque-
stre de Paul Savello, prince romain,
général de la république,
Le magnifique mausolée du général
Benoît Pesaro forme l’ornement de la
porte de la sacristie; c’est un ouvrage
précieux, exécuté en 1503, et attribué
à l’école des Bregno qui florissait vers
ce temps-là. On voit au milieu la sta-
tue de ce général, sculptée par Lau-
rent Bregno, el, à ‘gauche, celle de
Mars, ouvrage de Baccio de Monte Lu-
po de Toscane. |
Dans la sacristie, vis-à-vis de la por-
te, existe un précieux reliquaire, orné
de sculptures en marbre exécutées par
F. Penso dit Cabianca. On admire
aussi deux Séraphins dorés, ouvrage
d'André Brustolon, Ensuite, à gauche
en entrant, on voit un petit tableau
dans le style du Titien, représentant:
— La Sainte Vierge, l Enfant Jésus, Sainte
Catherine et un autre personnage —.
L’autel de celte sacristie possède un
bel ouvrage de J. Bellino, c’est-à-dire
un tableau divisé en trois comparti-
ments, qui reproduit: — La Sainte Fier-
ge et quatre Saints.
Retourné dans l’église, vous remar-
querez d’abord les peintures et les
#
si vede un'urna elegante sul stile der
Lombardi colle ceneri di Jacopo Mar-
cello passato fra i più nel 1484 ; e la-
teralmente alla porta della Sacrestia a
destra di chi guarda altra urna gotica!
con gli avanzi del Beato Pacifico, pio
personaggio appartenente alle patrizia
famiglia Bon morto nel 1437. Sotto
quest’ urna presso l’ angolo ammirasi un
quadro in tre comparti di B. Vivarini
portante l’anno 1482 con — Nostra Don-
na, ed alcuni Santi. —
A sinistra di chi guarda si presenta
altro monumento con statua equestre
di Paolo Savello principe Romano ge-
nera!e della renubblica.
H Magnifico mausoleo del generale
Benedetto Pesaro forma gli ornamenti
della porta della sagrestia. Opera insi-
gne del 1503, che si attribuisce alla
scuola, dei Bregno che in quell’ epoca
fioriva. Nel mezzo vedesi la statua del
Duce scolpito da Lorenzo Bregno, ed
alla sua sinistra quella di Marte lavoro
di Baccio da Monte Lupo toscano.
Nella Sagrestia dirimpetto alla porta
havvi il Sacrario di preziose reliquie,
adorno di sculture in marmo eseguite
da Francesco Penso. detto Cabianca.
Trovansi pure in questo Sacrario due
Serafini dorati opera di Andrea Bru-
stolon. A sinistra poi di chi entra ve-
desi un, piccolo quadro alla maniera di
CASTA
S. Caterina, ed un’ altra figura — Lal-
Tiziano con il Bambino
tare di questa Sacrestia ha un’opera
distinta di Giov. Bellino, cioè una ta-
vola in tre comparti con — la B. Wer-
gine, e quattro Santi. —
\
Ritornando in chiesa meritano alten-
zione le pitture € monumenti esistenti
>> csi
PR I e
ar
Mr
so]
TON
i
CASTOR
_"oeo—_o— == = "i FES = =
Gitai ANT AT AT JON OA ER LS DL ON A CF ED C0 EN EL EX FX EEE EE EN CNT D EN ED EE EL
D D D SR SSD SA M LP È
*
MoiMiili DV Viral
DI
— 225 —
monuments que renferme la graud’cha-
pelle, savoir: sur le mur à droite: —
J. C. crucifié —, et à gauche: — Le Pa-
radis — et— Le Jugement dernier —,
tableaux du Vicentin. Quant aux mo-
numents, ils sont placés comme il suit:
à droite celui du doge François Fosca-
ri, mort en 1457, bel ouvrage d’Antoi-
ne et de Paul Bregno ; à gauche, celui
du doge Nicolas Tron, mort en 1472,
ouvrage admirable de l’école de ces mé-
mes artistes,
Le mailre autel, en marbre, et aussi
élégant que riche, fut exécuté en 1516;
le tableau qui le décore -- L'Assomption
--, est du Salviali.
Dans la cinquième Chapelle, en com-
mençant à compter depuis la sacristie,
on voit un tableau de Bernardin Lici-
nio, qui nous montre: — Za Sainte
Vierge et quelques Saints. —
Dans la sixième chapelle à droite,
existe le monument de Melchior Tré-
visan, général de Venise, mort en 1500,
ouvrage simple et d’un grand mérite
altribué à Antoine Dentone. Vis-à-vis
de ce monument, se trouve une pein-
ture d’Octave Angarani, exécutée vers
l’an 1700, et représentant: — Za Nais-
sance de J. C. — Angarani appartenait
à une famille patricienne de Venise, et
c’est là une nouvelle preuve que la no-
blesse vénitienne , ne se contentant
point d’exercer un pouvoir absolu, sa-
vait aussi s’honorer par l’amour des
arts. È
Dans la septième chapelle, on remar-
que un ouvrage commencé par Vivarini
et achevé par Marc Basaïti, c’est-à-dire:
le tableau représentant: — Le Couron-
nement de la Sainte Vierge —, placé au-
dessus de l’autel. Sur les murs de ceite
chapelle, on voit: à droite, un tableau
tepréseutant — Saint Ambroise à che-
nella cappella maggiore cioè sulla pa-
vele a destra — Cristo in croce — a si-
nistra — 11 Paradiso — ed — il Giu-
dizio finale — quadri tutti e tre del
Vicentino. I monumenti poi sono a de-
stra quello del Doge Francesco Foscari
morto nel 1457, lavoro pregiato di An-
lonio e Paolo Bregno; a sinistra l’altro
del Doge Niccolò Tron morto nel 1472.
opera insigne della scuola dei Bregno
divisa in quattro ordini sopra il basa-
mento, ed abbellita di diecinove grandi
statue.
L'altare maggiore è lavoro in marmo
ricco ed elegante fornito nel 1516; e la
pala del Salviati rappresenta — L° 4s-
sunta. —
Nella quinta cappella, contando dalla
Sagrestia, vedesi una tavola di Bernar-
dino Licinio porgente — la Madonna
con alcuni Santi. —
Nella sesta cappella a destra, havvi il
monumento. di Melchiore Trevisano ge-
nerale della repubblica eslinto nel 1500,
opera semplice e di merito sommo at-
tribuita ad Antonio Dentone. Dirimpet-
to poi a questo monumento ti si pre-
senta una pittura di Ottavio Angarani
eseguita verso il 1700 e rappresentante
— la Natività di G. C. — Questo An-
garani erà di famiglia patrizia, e puossi
quindi desumere che anco la veneta no-
biltà, ch’era allora il corpo sovrano del-
la nazione, amava di esercitarsi nel.
arti belle.
Nella settima cappella trovasi un’ o-
pera cominciata dal Vivarini e finita da
Marco Basaiti, che è la tavola che ve-
desi superiormente all’ altare rappresen-
tante — l’ Incoronazione di M.V.— La pala
poi offre — S. Ambrogio seduto fra alcuni
Santi. — Le pareli laterali di questa
cappella seno abbellite; a destra da un
29
— 226 —
val chassant les Ariens —, par Jean Con-
.tarini, au-dessus, duquel on en voit un
autre, reproduisant «— Saint Charles
Borromee distribuant des aumônes +, bel
-ouvrage de l’école vénilienne. A gau-
che, on voit deux tableaux du Titianel-
«lo, représentant: — diverses actions des
deux saints précités.
‘ Maintenant, si vous étes curieux de
‘connaître tout ce que cette église offre
d’intéressant, sortez par la porte voi-
sine et remarquez à droite l’extérieur
‘d’une autre porte Jatérale: surmontée
d’un bas-relief en marbre représentant
.— La Vierge et l'Enfant Jésus —, buvra-
ge fort remarquable d’un auteur incon-
nu, qui vivait vers le milieu du XV siè-
cle, à ce que l’on croit. A côté de cet-
‘te porte, on voit dans deux médail-
Jons l'effigie d’Urbain Balsino et de
Pierre Valérien Balsano.
Rentré dans l’église, vous remarque
rez d’abord un tableau de B. Vivariai,
divisé en trois compartiments, et re-
présentant: — Saint Marc assis au mi-
dieu de plusieurs autres Saints, et sur la
même ligne le monument d’Orsini, exé-
‘cuté par un auteur inconnu, mais fort
estimé pour la simplicité et le fini de
son travail, et qu’on fait remonter au
XV. siècle,
En continuant votre tournée à droite,
vous rencontrerez le riche monument
en marbre de Jerôme Venier, ouvrage
du XVII siècle.
Dans la chapelle dite de Saint Pierre,
éxiste un autel fort orné de statues et
de sculptures, ouvrage du XV. siècle.
Sur un des murs de cette chapelle, se
trouve une urne de marbre, renfermant
les cendres de Pierre Miani, évêque de
Vicence, mort en 1464, et au-déssous
de l’urne les Fonts Baptismaux, ornés
|
quadro con — S. Ambrogio a cavallo
che scaccia gli Ariant —: di Giovanni
Contarini sovrapposto al quale vedesi
altro quadro con — S. Carlo Borromeo
che distribuisce elemosine — bell’opera
della scuola veneziana. A sinistra am-
miransi altri due quadri del Tizianello
rappresentanti — altre azioni de’ sum-
mentovati due Santi. —
A questo punto il visitatore che de-.
siderasse tutto vedere ‘quanto vi ha di
interessante nel tempio che descrivia-
mo potrà escire per la vicina porta
ed osservare a destra l’ esterno di al-
tra porta laterale sopra cui si vede un
basso rilievo in marmo esprimente —
la Vergine col bambino — pregiato la-
voro di autor sconosciuto che sembra
appartenere alla metà circa del secolo
XV, Lateralmente poi a detta porta
sonvi due medaglie colle teste di Ur-
bano Bolzano e di Pietro Valeriano Bol-
zano,
Rientrando in chiesa sulla parete del-
la crociera vi ha una tavola di B. Viva-
rini in tre comparti porgente — San
Marco seduto nel mezzo, ed altri San-
ti — e sulla stessa linea il monumento
Orsini opera d’ ignoto autore ma tenuta
in. molto pregio per la sua semplicità,
e finitezza di lavoro — Si attribuisce.
ancor questa al secolo XV.
Seguendo il giro a destra si trova il
ricco monumento in marmo di Girola-
mo Venier lavoro del secolo XVII.
Nella cappella così detta di S. Pietro
ti si porge un altare ornatissimo di sta-
tue e sculture. È desso travaglio del
secolo XV. Sulla parete di questa cap-
pella trovasi un’ urna marmorea conte-
nente le ceneri di Pietro Miani vesco-
vo di Vicenza morto nel 1464, e sotto
l’urna il Baltisterio con statua di San
|
I
|
|
Se
PIMIMO
A)
4
i
vili C
Gift dia ns
4
LEE TURN
i
Hd
SL
7 2
[1]
\
LUTTE
IS
ETA
== ra
==
RIT
ae
AI
ei
i è
im 00h
TE Len SS nre
I XX
AM
DI
=
G
SAI
piano
rr mi==<=%
E
i
Coi RT
— Ia
d’une statue de Saint Jean-Baptiste, ou-
vrage de J. Sansovino,
En sortant de cette chapelle pour re-
tourner. dans l’église, vous rencontre-
rez à droite un monument érigé à Jac-
ques Pesaro, évêque et commandant mi-
litaire, mort en 1547; ouvrage élégant
et riche, en marbre d'Orient.
Sur l’autel suivant on admire un ta-
bleau remarquable du Titien, représen-
tant: — La Sainte Vierge, Saint Pierre
et quelques autres Saints, avec quelques
personnages de la famille Pesaro méme.
Après cet autel vient le grand mau-
solée du doge Jean Pesaro; B. Lon-
ghena en fut l’architecte et Marchio
Barthel le sculpteur. Cet ouvrage, ri-
che mais pesant et, tranchons le mot,
défectueux, fut exécuté en 1669. Près
de ce mausolée s’élève le monument
funèbre érigé à Canova en 1827, et à
lexécution duquel prirent part les ar-
tistes les plus distingués de Venise, tels
que Zandomeneghi, Ferrari, Bosa, Fa-
bris, Montini, Rinaldi et Fadiga.
L’autel en bois doré qui vient ensui-
te, est, à ce que l’on croit, l’ouvrage
d’arlistes florentins. Quant à la statue
du milieu, représentant Saint Jean-Ba-
ptiste, elle fut exécutée par Donatello.
Entre la nef où se trouve cet autel et
le portail, on voit le riche monument
en marbre érigé à Pierre Bernardo,
mort en 1668, et au-dessus du portail
mème un autre monument, élevé à la
mémoire de Jérôme Garzoni, mort en
1688.
Au milieu de l’église, on aperçoit un
choeur magnifique, garni de 150 stalles
en bois, ouvrage exquis de marquete-
rie et de ciselure, exécuté en 1468
par Jean Pierre de Vicence (que l’on
croit être Je Canozio). Ce choeur est
entouré d’une enceinte en marbre, or
née de bas-reliefs et de statues, ouvra-
Giovanni Battista scolpita da J. Sanso,
vino.
Uscendo dalla suddetta cappella, e ri-
tornando in chiesa s'incontra sulla de-
stra il monumento eretto a Jacopo Pe-
saro vescovo e comandante militare mor-
to l’anno 1547, opera elegante e forni-
ta con isfarzo di marmi orientali,
Nell’ altare che viene appresso si am-
mira una pala con — Ja Vergine San
Pietro, ed altri Santi con alcuni perso-
naggi della famiglia Pesaro — distinto
lavoro di Tiziano Vecellio.
Dopo quest’ altare sorge il gran mau-
soleo del Doge Giovanni Pesaro. Archi-
tettavalo Baldassero Longhena, e Mar-
chiò Barthel ne era lo scultore. Que-
st’ opera ricca ma pesante, e direm puré
difettosa eseguivasi nel 1669. Presso a
questo mausoleo havvi il monumento
eretto a Canova l’anno 1827 in cui po-
neva l’opera loro i celebri artisti ve-
neziani Zandomeneghi, Ferrari, Bosa,
Fabris, Martini, Rinaldi, e Fadiga.
L’altare che seguita in legno dorato
si attribuisce ad artisti fiorentini. È
opera poi del Donatello la statua di mez-
zo rappresentante S. Giovanni Battista.
Tra la navata ove ritrovasi quest’ al-
tare, e la porla maggiore vedesi il ric-
co ed eleganie monumento in marmo
eretto a Pietro Bernardo mancato a’
vivi nel 1668; e sopra la porta l’altro
monumento innalzato alla memoria di
Girolamo Garzoni morto nel 1688.
In mezzo alla chiesa trovasi il ma-
gnifico coro con 150 sedili di legno la-
voro finissimo in tarsia ed intaglio del
1468 di Marco q. Giovanni Pietro da
Vicenza ( si crede il Canozio). Que-
sto coro è chiuso da un ricinto in mar-
mo abbellito da bassi rilievi e statue ;
opere tuile del 1475. À lati esterni di
— 228 — ©
ges qui datent de 1475. Les côtés ex-
térieurs de cette enceinte sont enrichis
de peintures d’André Vicentin.
A droite de ce choeur, on trouve une
porte qui mène au cloître du couvent
voisin, affecté aujourd'hui aux bureaux
des archives publiques; ce cloître est
orné de bas-reliefs et d'inscriptions. Un
corridor, qui s’ouvre à gauche, conduit
de ce cloître à
esso sono adorni di pitture di Andrea
Vicentino.
A destra di questo coro trovasi una
porta conducenfe nel chiostro dell’ad-
jacente convento ora ad uso di Pubbli-
co archivio, chiostro adorno di bassi ri-
lievi ed iscrizioni. Da qui mediante
un corridoio che si apre sulla sinistra
sì passa alla
EE __@u::
LE bise de Saiut-R och,
Cette église fut élevée après la ces-
sation de la peste à Venise en 1490,
faveur céleste attribuée, selon la tradi-
tion, à l’intercession de Saint Roch.
Maître Buono contribua en grande par-
lie à l'érection de cet édifice. Cette
église fut ensuite rebâtie par Jean Scal-
faroto, et la façade actuelle, d'ordre co-
rinthien et composite, fut élevée par
Bernardin Maccaruzzi.
On sait que cette église fut bâtie aux
dépens d’une confrérie de S. Roch, con-
frérie qui avant la construction de cet-
ie église se rassemblait dans celle de
Saint Julien. Nous parlerons mainte-
nant de tout ce qu'il y a de remarqua-
ble dans celle église.
A droite en entrant, après le premier
autel, on admire deux tableaux du Tin-
toret, c’est-à-dire — a Piscine pro-
batique, et Saint Roch au désert. —
Dans la chapelle, à droite de la prin-
cipale, on aperçoit un tableau du Ti-
tien représentant — Jesus-Christ trainé
par un bourreau, et au-dessus on en
voit un autre, qui représente — le Père
Eternel au milieu des anges — par Au-
dré Schiavone.
Chiesa di DS Rocco.
Edificavasi questo tempio nel 1490
alloraquando Venezia rimase libera dalla
peste per intercessione, secondo la tra-
dizione di S. Rocco, e Mastro Buono vi
poneva assai nello fibbricamentodi opera
sua. Fu poscia rinnovata da Giovanni
Scalfarotto, e la facciata presente di or-
dine corintio e composito fu architettata
da Bernardino Maccaruzzi.
Egli ci è fatto noto che a dispendii
di una confraternita di devoti a San
Rocco veniva eretto questo tempio, con-
fraternita che prima dello innalzamento
della chiesa ragunavasi in quella di San
Giuliano. Noteremo ora quanto di ri-
marchevole v’ha in esso.
A destra di chi sentra dopo il primo
altare si ammirano due quadri del Tin-
toretto cioè — la Probatica Piscina —
e — S. Rocco in solitudine. —
Nella cappella laterale alla maggiore
a destra di chi guarda vedesi una tela
di Tiziano Vecellio con — Gesù Cristo
tratto da un Manigoldo — e sopra que-
sta una mezza luna con — z Padre
Eterno fragli angeli — di Andrea Schia-
vone.
— 229 —
Les murs latéraux de la grand’cha-
pelle sont ornés de quatre grands ta-
bleaux du Tintoret, reproduisant —
quelques traits de la vie de Saint-Roch —
La. peinture à fresque, qu’on admire
sur la coupole de celte chapelle, a été
‘exécutée par le Pordenone, et restau-
rée plus tard par Joseph Angeli: toute-
fois on aperçoit encore quelques en-
‘ fants, peints par Pordenone.
Le maître-autel, qui est très-riche et
très-élégant, fut construit, à ce qu’on
croit, par Maitre Buono; le devant est
incrusté de pierres précieuses et d’au-
tres ouvrages fort exquis.
Le tombeau, où git le corps de Saint
Roch, est orné de peintures qui ap-
partiennent, à ce qu’on dit, à Vivarini
ou à Schiavone. Au-dessus de ce tom-
beau on voit la statue du même Saint,
laquelle fut sculptée par Maitre Buo-
no; ct à coté de celle-ci on admire
deux autres statues de Jean Marie Mas.
sa, dont l’une représente — Saint Sé-
bastien — et l’autre reproduit : — Saint
Pantaléon.
Le corridor qui mène à la sacristie,
renferme une statue digne d’être men-
lionnée, reproduisant — Pelegrino Bo-
selli Grillo, — de Bergame, général de
la république, mort en 1517. A côté
de cette statue, sur les murs voisins,
on apercoit une peinlure à fresque du
Pordenone; représentant — Suint-Se-
bastien. Le plafond de la sacristie fut
peint par Francois Fontebasso.
Rentré dans l’église, vous apercevez
à droite du mur, qui est dans l’inter-
valle entre les deux autels, un tableau
de Jean-Antoine Fumiani, représentant
— Jésus-Christ chas santles pro fanateurs
du temple —, et au-dessus de ce tableau
‘vous en voyez un aulre, partagé en
deux compartimens, qui reproduit —
Saint Mortin à cheval, et Saint Christophe
Nella cappella maggiore le pareti la-
terali sono abbellite da quattro gran
quadri, opere distinte del Tintoretto
rappresentanti — alcune azioni di Sar
Rocco — La cupola di questa cappella
fu dipinta a fresco dal Pordenone, ma
venne rinnovata da Giuseppe Angeli;
tuttavolta scorgonsi ancora alcuni put-
tini fattura del suddetto Pordenone.
Ricchissimo, ed elegantissimo è l’altar
maggior che si reputa opera di Mastro
Buono e il di cui parapetto è intar-
siato di pietre preziose, e di finiti la-
vori.
L’avello in cui giace il corpo di
San Rocco è adorno di pitture che
si attribuiscono al Vivarini o allo Schia-
vone. La statua del Santo che vi sta so-
pra veniva scolpita. da M. Buono. La-
teralmente poi Gio. Maria Mosca scol-
piva le altre due statue di S. Sebastiano e
S. Pantalone,
Nel corridojo che conduce alla sagre-
slia merita di venir ricordata una sta-
tua di Pellegrino Boselli Grillo berga-
masco generale della repubblica che nel
15179 moriva, e lateralmente a questa
statua sulla vicina parete una piltura a
fresco del Pordenone rappresentante —
San Sebastiano —. Il soffitto della sa-
creslia è dipinto da Francesco Fonte-
basso.
Ritornando in chiesa e continuando
il giro scorgesi sulla parete a destra
fra i due altari un quadro di G. A. Fu-
miani porgente — Cristo che scaccia i
profanatori del tempio — e sovrapposto
altro quadro in due pezzi collocati con-
giuntamente con — S. Martino a ca-
vallo e S. Cristoforo col bambino — ope-
ra del Pordenone.
*
è portant l'enfant Jesus — ouvrage de Por-
denone.
Sur les murs latéraux du portail, on
admire deux ouvrages du Tintoret ;
celui qui est à droite, représente —-
l’Annonciation — ; celui qui est à gau-
che —- Saint Roch devant le Pape.
Tout près de celte église, qui renfer-
me plusieurs autres peinlures estima-
bles, s’élève
+ Md
tt
Sulle pareti poi laterali alla porta
maggiore veggonsi due opere del Tin:
toretto cioè a destra — ? Annunziata —
ed a sinistra — S. Rocco dinanzi al
Papa.
Altre buone pitture eziandio presen:
ta questo tempio vicino al quale in-
nalzasi
———__1i119@6‘68800-0-0 Gea
€ Ecole de Saimt-ARoch.
L’école de Saint-Roch fut bâtie, ainsi
que l'église, aux frais d’une société
de personnes pieuses ou confrérie,
comme on l’a dit. Cette confrérie, dé-
sirant avoir un autre édifice pour s’y
rassembler, fit venir en 1516 les artistes
les plus célèbres, et leur ordonna d’éri-
ger un bâtiment magnifique, qui réunit
dans son ensemble les modèles les plus
parfaits d'architecture, de sculpture, et
de peinture.
La confrérie de Saint Roch était, en-
tre toutes les grandes écoles (1), celle qui
pouvait se distinguer le mieux par son
opulence, puisqu'elle était composée de
marchands, qui, comme on sait, abon-
daient à Venise en richesses. Ses mem-
bres principaux, qu’on appelait la Ban-
que, étaient destinées à recevoir le prin-
ce de la république, auquel le gardien
de l’école donnait en présent un bou-
quel, tandis que le sous-gardien en pré-
sentait un autre aux ambassadeurs et
à la Seigneurie. Dans ce jour c’était le
(1) Il y avait à Venise six grandes
écoles, ainsi nommées à cause de leur im-
portance tout-à-fait particulière,
La scuola db S. Rocco.
A simiglianza della Chiesa anco la
scuola di S. Rocco veniva edificata da
un unione di gente pia, e divota del
Santo che come abbiam detto appella-
vasi confraternita. Questa desiosa di
avere un altro edificio per’ tenervi le
sue ragunanze nel 1516 chiamava gli
artefici più celebri, ed ordinava loro
d’ innalzare una fabbrica solenne in cui
fosse la unione la più perfetta ‘di ar-
chitettura, scultura e pittura.
La confraternita di S. Rocco era d’ini
fra le scuole. grandi (1) quella che me-
glio poteva distinguersi in dovizia poi
chè composta da mercadanti i quali, co-
me ognun sa, invano forniti in Venezia
di ricchezze grandissime. Le principali
cariche di lei chiamate Za Banca erano
destinate ad accogliere il principe della
repubblica il quale a mano del guardiano
grande veniva presentato di un maz-
zetto di fiori mentre il sotto guardiano
ne offeriva uno agli ambasciatori, ed
alla Signoria. In quel dì era il cappel-
(1) Sei erano le scuole grandi a Venezia,
e prendevano siffatto nome appunto perchè
più grande delle altre era la loro im-
portanza»
— 231 —
chapelain de la confrérie, qui célébrait
la messe, privilége accordé par le prince
à cette société ; car c'était le chapelain
ducal qui devait la célébrer dans tou-
tes les autres circonstances. Aussitôt la
messe achevée, plusieurs valets distri-
buaient des cierges, qu’ils portaient
dans des bassins d'argent, au doge et
à tous ceux qui avaient assisté à
cette solennité. Le corlége passait ‘en-
suite dans une des salles de l’école,
où l’on vénérait les reliques sacrées qui,
aux temps de la république, formaient
le trésor de cette société. Le doge, a-
vant son départ, ordonnait au gardien
supérieur de présenter à la confrérie
l'approbation du gouvernement, ‘et les
assurances de sa protection particuliè-
re (1).
- Peut-être nous sommes-nous trop ar-
rêlé: à ces vieux souvenirs, et il est
temps que nous revenions à notre sujet.
Nous avons dit ci-dessus que la constru-
ction de cette école fut arrêtée. en 1516.
En effet cet édifice fut commencé l’an
1517. Pierre Lombardo et Sébastien Ser-
lio ont été, à ce qu’on dit, les auteurs
du premier plan ; Marc Buono, Santo
Lombardo, Antoine Scarpagni, dit Scar-
pagnino , et Jacques Sansovino l'ont
exécuté, en y ajoulant quelque détail.
La façade, qu'on voit sur le canal, est
| attribuée à l’architecte du premier plan; |
et celle qui donne sur le campo, (place)
divisée en deux ôrdres corinthiens, ri-
che de marbres grecs et orientaux, ap-
partient au Scarpagnino. L’aile où exi-
ste la salle, appelée auberge, ainsi que
les salles inférieures, fut exécutée par
le même artiste.
Les murs de la salle au rez-de-chaus-
(1) Les doges, par le fait même de leur
élection, devenaient membres de cette so-
ciete.
lano. della confraternita che celebrava
la messa, privilegio concesso dal prin-
cipe a quella società imperciochè in
tutte le altre occasioni spettava il dirla
al cappellano ducale. Fornito. il santo
sagrificio comparivano dei servienti con
bacili d’argento carichi di cere, le quali
distribuivansi al doge ed a tutti quei
che alla funzione aveano assistito, po-
scia il corteggio passava in una sala
della scuola per venerarvi le sacre re-
liquie, tesoro a’ tempi repubblicani pre-
ziosissimo di quella società; e come il
principe viniziano stava per partire di-
rigeva la parola al guardiano superiore,
e lo commissionava di porgere alla con-
fraternita l’ approvazione del governo,
e le assicurazioni della sua speciale pre-
dilezione (1).
Ma noi per avventura ci abbiamo per-
duto un pò troppo in vecchie remini-
scenze ed è tempo che ritorniamo a
bomba. Abbia detto più sopra che nel
1516 stabilivasi l’edificamento di questa
scuola e difatto nel 1517 davasiad essa
principio. Pietro Lombardo, e Sebastia-
no Serlio si reputano autori del primo
modello, M. Buono poi, Santo Lombar-
do, Antonio Scarpagni detto Scarpa-
gnino eJ. Sansovino si occuparono della
esecuzione e di qualche aggiunta. La
facciata sul rio si attribuisce all’ archi-
tetto del primo modello, e la facciata
sul campo in due ordini corintii, ricca
di marmi greci e orientali, allo Scar-
pagnino che fu pure Parchitetto di quel-
Pala ovè collocata la sala chiamata
l'albergo, e luoghi sotto posti alla me-
desima.
Le pareti della sala terrena sono co-
(1) Z dogi al momento della loro ele-
zione divenivano membri di questa so-
cietà.
— 252 —
sée, sont tout converts de tableaux peints
par le Tintoret. Parmi ces peintures on
remarque la première et la quatrième à
gauche, dont l’une représente ; — ? An-
nonciation —, l’autre — le Massacre des
Innocens —. L’autel qu’on admire dans
Ja même salle, possède une magnifique
statue, reproduisant — Saint Roch —,
sculptée par Jérôme Campagna.
L’escalier est un ouvrage estimable du
Scarpagnino. Au milieu de cet escalier,
parmi plusieurs tableaux qu’on y admi-
re, on en voit deux, dont l’un, peint par
le Titien, représente — /’Annonciation
—, l’autre, par le Tintoret, reproduit —
la Visitation. |
A l’entrée de cet escalier, dans la sal-
le supérieure, on aperçoit les piédestaux
des colonnes, ornés de sculptures, qui
nous montrent — quelques traits de l'E-
criture Sainte — Celle salle est toute
couverle de peintures exéculées par le
Tintoret, parmi lesquelles on remarque:
sur Je mur, qui est en face de l’escalier:
— la Résurrection de Jésus-Christ (troi-
sième tableau) — a Cène (cinquième
tableau) —, et vis-à-vis de celui-ci, on
aperçoit — Za Multiplication des pains
et des poissons —. L’autel qu’on admire
dans celle salle, est un bel ouvrage de
François de Bernardino, achevé en 1588.
Sur cet autel vous voyez un tableau,
qui représente — Saint Roch dans sa
gloire et plusieurs pestiféres —. Les deux
statues latérales, dont l’une reproduit —
Saint-Jean Baptiste —, l’autre — Saint
Sebastien —,
Vi
ainsi que les deux autres,
qu’on voit sur la balustrade, ont été
sculptées par J. Campagna. Les ciselu-
res que vous apercevez à côlé de l’au-
tel, sont attribuées à Jean Marchiori,
et représentent — Za vie de Saint Roch.
Autour de li salle, on admire des co-
lonnes en marbre, ornées de sculptures
exquises, ainsi que des ciselures en bois,
perte di dipinti eseguiti tutti da J. Tin-
toretto fra cui si distinguono il primo
ed il quinto a sinistra rappresentante
— l’Annunziata — e — la Strage de-.
gli Innocenti. — L'altare nella medesi-
ma sala è bello di una statua di Sar
Rocco scultura reputata di Girolamo
Campagna.
Magnifica opera è la scala dallo Scar-
pagnino ampliata alla cui metà fra gli
altri veggonsi due quadri l’uno di Ti-
ziano Vecellio rappresentante — la Ver-
gine Annunziata — V'allro — La visita
di S. Elisabetta — di J. Tintoretto.
Allo sbocco di detta scala nella su-
perior sala veggonsi i piedestalli delle
colonne da belle sculture decorati por-
genti— alcuni fatti della sacra storia.-—
La sala poi è tutta coperta di pitture del
suddetto Tintoretto fra cui è da notare
principalmente, Sulla parete dirimpetto
alla Scala — la Risurrezione di Gesù Cri-
sto (terzo quadro) — la cena degli apo-
stoli — (quinto quadro). --- In faccia a
questa — la Moltiplicazione dei pani e
dei pesci. — L'altare che scorgesi in
questa sala è opera distinta di France-
sco di Bernardino fornita l’anno 1588.
La pala rappresenta — S. Rocco in glo-
ria ed alcuni infermi all’ inorno. — G.
Campagna scolpiva le due statue late-
rali cioè. — S£. Gio. Battista, e S. Seba-
stiano. — Del medesimo Campagna so-
no le altre duc statue che veggonsi sul-
la balaustrata; e di Giovanni Marchiori
sono gli intagli che Li si presentano la-
teralmente all’altare rappresentanti --
la vita di S. Rocco.
Dintorno alla sala girano alcune co.
lonne in marmo con fine sculture, non
che alcuni intagli in legno eseguiti da
| Lots
qui ont élé exéculées per Francois
Pianta, excepté celles qu’on voit sur la
facade vis-à-vis de l'autel, car ces gra-
vures-ci, plus estimables encore que les
premières, appartiennent à Michel-An-
ge de Florence.
Les plafonds de ces salles sont des
ouvrages hardis et magnifiques. Si vous
partez du côté de la façade qui donne
sur la rue, et allez vers l’autel, vous
voyez dans la ligne de compartiment
du milieu les tableaux suivants — Adam
et Eve — Moïse qui fait jaillir l’eau du
Rocher — Jonas sortant du ventre de la
baleine — le Châtiment des serpents —
Le sacrifice d’ Abraham — la chite de la
manne — la Pâque célébrée par les Juifs.
Dans la Chancellerie, sur le mur à
droite, on remarque un tableau repro-
duisant — Saint Roch — peint par le
Prêtre Génois, et un autre tableau, qui
nous montre — Jésus-Christ souffrant ,
exécuté d’après les cartons du Titien ;
on y aperçoit aussi une peinture, repré-
sentant — Saint Pierre.
Trois colonnes précieuses, que plu-
sieurs connaisseurs attribuent à Luma-
chella, servent d'ornement à la porte
qui mène aux Archives, où l’on ad-
mire une mosaique reproduisant -—
PAnnonciation — ouvrage de Jean No-
vello.
Dans la salle, nommée l’aubderge, on
apercoit une porte en marbre ornée de
sculptures très estimables, et hors de
celte porte — Ze portrait de Jacques
Tintoret — peint par lui-même en 1572.
Intérieurement, sur le mur qui est en
face de la même porte, se trouve un
autre ouvrage de Tintoret. Cette pein-
ture, qui est un chef-d'oeuvre d’inven-
tion et d’exécution, représente — Le
Crucifiement — Vis-à-vis de ce tableau,
c'est-à-dire sur Ja porte, on admire un
Francesco Pianta. Non tulti però sono
di quest’ ultimo artista chè quelli dispo-
sti nella facciata che sta dirimpetto al-
l’altare e più finiti dei primi sono opera
di Michelangelo da Firenze.
Lavoro di grande ardimento è forza
d’immaginazione è il soffitto di queste
sale. Cominciando dalla parte della fac-
ciata che guarda il campo, e progreden-
do verso l’altare Ja linea di compar-
timento di mezzo è composta dei se-
guenti pezzi -- Adamo ed Eva -- Mosè
che fa scaturire l’acqua -- Giona che esce
dalla balena. -- Il castigo dei serpenti. --
Il Sacrifizio di Abramo. -- La caduta del-
la Manna. -- La Pasqua celebrata dagli
Ebrei.
Nella Cancelleria noti sulla parete a
destra -- S. Rocco — dipinto dal Prete
Genovese -- Cristo paziente -- maniera
del Tiziano ; ed un arazzo che rappre”
senta -- S. Pietro. —
Due preziose colonne credute dai più
di Lumachella abbelliscono la porta che
mette all’ archivio in cui ti ferma un
mosaico rappresentante -- La Vergine
Annunziata — opera di Giov. Novello.
Nella Sala chiamata l’Albergo merita
osservazione la bella porta in marmo
avente bellissime sculture, e sopra que-
sta esternamente il -- ritratto di J. Tin-
toretto -- dipinto da lui medesimo l’an-
no 1572. Internamente poi sulla parete
in faccia a detta porta havvi altra ope-
ra del medesimo Tintoretto capo lavoro
e per invenzione, e per esecuzione por-
gente -- La Crocifissione. -- Dirimpetto
questo ultimo quadro cioè sopra la por-
la si osserva un -- Zcce Homo -- a de-
30
— 254 —
Ecce Homo — ; à droite de celui-ci,
on voit — Jésus-Christ devant Pilate —
et à gauche — Jésus-Christ sur le Cal-
vaire.
Les plafonds de ces salles sont fort
estimables. Tintoret peignit dans le com-
partiment du milieu — Saint-Roch con-
templant le Père Eternel — et dans les
autres compartiments — es six gran-
des Confréries de Venise.
Non-loin de cet édifice, se trouve le
manége dit de Saint Roch, bâtiment fort
bien approprié à sa destination; on y
trouve des chevaux très bien dressés par
le Directeur, qui offre aux habitants de
Venise comme aux étrangers la commo-
- dité de s’y exercer chaque jour moyen-
nant une rétribution modique.
Après avoir visité la grande Confré-
vie de Saint Roch, il faut retourner par
le cloître des Frari sur la place où est
l’église, passer le pont, tourner à gau-
che, passer l’autre pont, appelé de Saint
Stin, puis tourner encore à gauche, et
entrer dans la rue à droite du Magaz-
zeno. Au milieu de celte rue, on apercoit
stra -- Cristo d’ innanzi a Pilato -- ed a
sinistra. -- Cristo sul Calvario. —
Pregievole d’assai è il soffitto di que-
sta sala giacchè Tintoretto vi dipingeva
nel comparto di mezzo -- S. Rocco che |
contempla l Eterno padre -- e nei compar-
ti-- le sei grandi confraternite di Venezia.
Non lontana da questo edificio ritro-
vasi la cavallerizza, o stabilimento di
equitazione, Questo fabbricato è dispo-
sto in modo che assai felicemente si of-
fre a quest’uopo. Buoni sono i cavalli
da maneggio che vi si rinvengono e bene
ammaestrati dal Direttore il quale of-
fre agli abitanti di Venezia ed ai fore-
stieri pur’ anco agio di esercitarsi ogni
giorno verso discreto pagamento.
Visitata che si avrà l’Arciconfrater-
nita di S. Rocco si ritorni pel chiostro
dei Frari al campo dinanzi la chiesa,
si passi il ponte, si giri a sinistra, sì
passi l’altro ponte di S, Stin appellato,
poi si giri a sinistra, si entri nella cal-
le a destra del Magazzeno eda metà ri-
troverassi sulla manca
n "—"___—_____————@mb
L'Eglise de Oaiut-deaw
l'Evaug éliôte,
La noble famille Partecipazio, l’une
des plus anciennes de Venise, et appe-
lée ensuite Badoer, fit construire en
690 cette église dont le juspatronato lui
fut dès-lors dévolu. L’arc qu’on ad-
mire à l’entrée de léglise, est d’une
date plus récente que l’église même,
puisqu'il fut construit, à ce que l’on dit,
aux temps des Lombard, en 1480.
La Chiesa di $ Gio: Evangelista,
La nobil famiglia Partecipazio, una
delle più antiche patrizie famiglie di
Venezia che coll’ andare del tempo pre-
se l’altro appellativo di Badoer, fu
quella che nel Goo fondava questa
chiesa, e ne prendeva fin d? allora 37
jus patronato. L’ arco che dà ingres-
so al tempio è molto posteriore alla
fabbrica della chiesa conciossiachè re-
— 935 —
Dans l'intérieur de cette église, on
remarque les peintures suivantes:
Sur le mur, à droite de la grand’
chapelle, un tableau reproduisant — le
Crucifiement de Jésus-Christ += peint
par le Tintoret en 1626.
| Sur le maître-autel un tableau, qui
nous montre — Saint Jean écrivant
l'apocalypse — , exécuté par Pierre
Liberi.
Dans la chapelle à côté de la prin-
cipale, à droite, on remarque un autre
tableau, qui représente — le Couronne-
ment de la Vierge Marie.
Enfin dans la chapelle à droite de l’or-
gue vous apercevrez un troisième tableau,
qui vous offre — Saint Jacques — peint
par l’Aliense.
Pour continuer ‘cette visite, il faut
repasser le Pont de Saint Stin, marcher
le long du quai jusqu’au bout, tourner
à gauche, puis à droite, et entrer dans
la rue dite des Savoneri. Après que vous
aurez parcouru cette rue, à gauche, vous
verrez le Pont de Saint Paul, où vous
vous arrêterez pour regarder le Palais
Corner Mocenigo, dont la facade est di-
gne d’être observée. Cette facade, qui
est partagée en trois ordres, dorique,
ionique et corinthien, fut construite en
1548, par Sammicheli. Quand vous aurez
passé le Pont de Saint Paul, vous aper-
cevrez tout près
putasi opera dei Lombardi dell’ anno
1480.
Nello interno del tempio è mestieri
notare.
Sulla parete a destra della cappella
maggiore — la Crocifissione di Cristo
— che J. Tintoretto nel 1626 eseguiva.
Nell” altar maggiore una pala con —
S. Giovanni che scrive l'apocalisse — di
Pietro Liberi.
Nella cappella laterale alla maggiore
a destra di chi guarda altra pala rap-
presentante — a Coronazione di M. V.
— di Andrea Vicentino,
Finalmente nella cappella a destra
dell’organo una terza pala porgente —
— S. Giacomo — dell’ Aliense.
Per continuare questa visita è duopo
ripassare il Ponte di S. Sin, prosegui-
re la fondamenta fino alla sua estremità,
girarsi a sinistra indi a destra ed en-
trare nella calle detta dei Savoneri,
percorsa la quale a mano manca ti si.
presenterà il Ponte di Sar Polo sul
quale soffermandoti vedrai il Palazzo
Corner Mocenigo la cui facciata merita
l'osservazione del nazionale e del fo-
restiero, Ella è divisa in tre ordini Do-
rico Jonico Corintio, e n° era architet-
to nel 1548 M. Sammichieli. Sceso que=
sto ponte incontri poco dalla lunge
—————__ss-0-0-0- Gerace
L'Eg lise de SARI
Dandolo, notre ancien chroniqueur,
raconte qu’en 837 les doges Pierre Tra-
donico, et Jean son fils et son compa-
La Obiesa di S. Paolo volgarurente
S. Polo.
Riferisce il Dandolo, antico cronista
nostro, che nel 837 i dogi Pietro Tra-
donico e Giovanni suo figliuolo e com-
— 956 —
gnon sur le trone ducal ont.été les fon- .
dateurs de l’antique église de Saint Paul,
qui fut récemment restaurée sous la di-
rection de David Rossi.
Sur les murs latéraux de la chapelle
à côte de la principale, on admire à droi-
te quatre tableaux peints par le Salviati.
Deux de ces tableaux représentent —
le Lavement des ‘pieds — et — Jésus-
Christ au jardin des Olives —; les au-
tres deux — Jesus-Christ qui monte le
Calvaire — et — Jésus-Christ mort.
Dans la grand’chapelle, on remarque
les tableaux suivants: à droite, — la
mort de Saint Antoine Abbé — et — les
tentations du même Saint + à gauche
— Saint Pierre qui reçoit les clefs de Jésus-
Christ — et — Saint Pierre au milieu des
apôtres —. Tous ces ouvrages furent
exécutés par Jacques Palma.
Sur le maître-autel, on aperçoit un ta-
bleau reproduisant — la Conversion de
Saint Paul — peint par Palma. Les deux
statues .en bronze qu’on y admire, re-
présentant, l’une — Saint Antoine Ab-
bé —, et l’autre — Saint Paul —,ont été
sculptées par Alexandre Vittoria.
Dans la chapelle près de la principa-
le, à droite, on remarque un tableau-
d’autel, peint par Paul Véronèse, et re-
produisant — Ze mariage de Notre-Du-
me -- et sur le mur à gauche, onvoit: --
Saint-Laurent et plusieurs autres figures.
Outre les tableaux précités, il faut
aussi remarquer dans cette église une
peinture du Tintoret, placée près de
l'orgue, à gauche de l'observateur, et
représentant -- Za Cene --, et en face, un
tableau reproduisant -- le Baptéme de
Dempereur Constantin --, ouvrage de
Paul Piazza, appelé frère Cosme, Ca-
pucin. . i |
Le clocher, qui s'élève non-loin de
pagno al soglio ducale fossero i fonda-
tori dell’ antica chiesa di S. Paolo che
poi venne dello in tutto ristaurata e
riformata sotto la direzione di David
Rossi.
Sulle pareti laterali della cappella di
fianco alla maggiore a destra di chi guar-
da sonvi quattro quadri del Salviati rap-
presentanti dall’ una parte — il lavare
de’ piedi — Cristo nell’orto — e dall’altra
— Cristo che monta il Calvario e — Cristo.
morto. —
Nella Cappella maggiore meritano os-
servazione i seguenti quadri: a destra
— il transito di S. Antonio Abate —
— le tentazioni del medesimo —; a si-
nistra — S. Pietro che riceve le chiavi
del Nazareno — e — S. Pietro fra gli
Apostoli — opere tutte e quattro di J.
Palma. |
Nell’altar maggiore il suddetto Pal-
ma poneva la pala con — la Conversio-
ne di S. Paolo — e lo scultore A. Vit-
toria le due statue in bronzo porgenti
S. Antonio Abate e S. Paolo.
Nella cappella vicina alla maggiore a
sinistra di chi guarda P. Veronese di-
pingeva la pala d’ altare porgente — Lo
Sposalizio di Nostra Donna — e sulla
parete a sinistra della scuola del vec-
chio Palma. vedesi — S. Lorenzo fra
molti astanti. —
Oltre le ricordate sonvi altre pitture
eziandio in questa chiesa fra le quali
distinguonsi — Za Cena — del Tinto-
retto collocata a sinistra di chi guarda
verso l’organo; e sopra il Banco dall’op-
posta parte — ël Battesimo dell’ impe-
ratore Costantino -— di Paolo Piazza
chiamato fra Cosimo Capuccino.
Il campanile di questa chiesa che s’in-
— 937 —
tette église, est remarquable par deux
lions, qu’on voit placés sur le soubas-
sement du côté de la porte. À un de ces
lions s’enlace un serpent qui voudrait
l'étouffer ; l’autre tient entre ses griffes
une tête séparée de son buste. Selon la
tradition, ces deux sculptures font al-
lusion au général Carmagnola, dont la
fin déplorable a été, selon quelques-uns,
une tache pour le caraclère de la répu-
blique de Venise. Nous avons déjà parlé
de cet événement, et par conséquent
nous croyoent inutile de reparler d’une
chose étrangère au but présent de cet
ouvrage. Nous dirons seulement que
l’époque de cet événement remonte à
l’an 1432, et que le général Carma-
gnola fut condamné à mort par la ré-
publique, parce qu’elle savait qu’il avait
des intelligences secrètes avec le Duc
de Milan, qui était alors en guerre avec
elle. Carmagnola habitait dans un palais
proche de cet endroit et l’on prétend
que c’est pour cela qu’on y a placé ce
monument, ou pour mieux dire, ce sou-
venir.
Pour continuer cette visite, il faut
entrer dans la rue de la Madonetta, pas-
ser celle des Meloni, et parvenir sur la
place de Saint-Apollinaire. Alors, vous
verrez à gauche une rue, appelée del
Ponte storto, qui mène à l’ancien séjour
de Blanche Cappello, dont nous avons
parlé à la page 81 de cet ouvrage,
C’est de ce palais que cette femme,
célèbre dans les annales de l’Italie, s’é-
chappa en 1563 avec Pierre Bonaventuri.
Retourné sur Ja place de Saint-Apolli-
naire, vous apercevrez une église réstau-
rée depuis peu, c’est-à-dire
nalza poco dalle lunge di lei è osser-
vabile per due leoni in marmo che gli
stan collocati sopra il basamento nel
lato ove ha la porta. Uno di essi ve-
desi avviticchiato da un serpente che
mostra volerlo affogare, l’altro tiene
d’ infra le zampe una testa che sembra
essere stata recisa da un busto. Vuole
la tradizione che essi sieno allusivi al
general Carmagnola la cui lagrimosa fi-
ne voglion certuni abbia impronta una
marca di condannabile violenza sulla
repubblica veneta. Noi altrove abbiam
tocco su questo fatto e fia inutile il ri-
petere il detto essend’ esso estraneo allo
scopo di questo libro, soggiungeremo
però che fu l’anno 1432 l’epoca dello
avvenimento e che il Carmagnola fu
condannato ad esser decapitato poichè
constava a quell’ estinta potenza aver
egli avuto delle secrete intelligenze col
Duca di Milano allora in guerra con lei,
Il Carmagnola abitava un palazzo poco
lontano da quel sito e per avventura si
volle per ciò ivi porre quel monumento,
e meglio quell’ allusivo ricordo.
Per continuare questa visita è me-
stieri entrare la calle detta della Mado-
netta, passare la via dei Melloni, en-
trare il campo di S. Aponal in cui si
apre sulla sinistra una calle chiamata
del Ponte Storto la quale mette all’an-
tica abitazione di Bianca Cappello di
cui abbiamo tocco alla pagina ottantu-
no di quest'opera. Fu da qui che que-
sta famosa negli annali d’Italia fuggì
nel 1563 con Pietro Bonaventuri. Ri-
tornando al campo di S. Aponal vedesi
testè ristaurata
RIO AI) DA SE
L'Eglise de Saint-Sopollimaite.
Cette église fut érigée, selon les an-
ciens chroniqueurs, par Alexandre Scie-
volo de Ravenne, au commencement du
siècle XI. Dans ces derniers temps, à
cause des changements qui eurent lieu
dans cette ville, sous la domination fran-
caise, l’église de Saint-Apollinaire fut
affectée à des usages profanes: mais au-
jourd’hui elle a été rendue au culte sa-
cré, grâce aux offrandes généreuses et
spontanées des personnes pieuses.
On entre par une porte de marbre
magnifique, qui appartenait à l’église
supprimée de l’Ile de Sainte - Hélène.
Au-dessus de cette porte on aperçoit
un groupe, représentant — Wictor Cap-
pello agenowillé devant Sainte Hélène —,
sculpté par Antoine Dentone en 1480.
Le maître-autel, qu’on voit mainte-
nant dans celte église, est un ouvrage
précieux par les marbres, dont il est
orné. Sur cet autel, qui appartenait ja-
dis à l’église aujourd’hui supprimée de
Sainte-Justine, on admire deux statues,
dont l’une, sculptée par Antoine Lom-
bardo, reproduit — Saint Thomas —,
l’autre par Paul Milanese, nous mon-
ire — Saint Pierre martyre. Ces deux
statues se trouvaient auparavant dans
l’église de Saint-Jean-et-Saint-Paul. Le
tableau du maître-autel, peint par le
Querena, représente — Le martyre de
Saint-Apollinaire.
A droile, en entrant, vous apercevez
sur le premier autel, un tableau peint
par Bellini, qui vous offre: — L’4s-
somption de la Vierge Marie —. Sur le
second autel, ouvrage magnifique en
marbre du Sansovino, vous voyez un
chef-d’oeuvre de Jules Dal Moro re-
présentant — Lès quatre martyrs cou-
ronnés. — Sur le troisième autel on ad-
38 —
La Ohiesa di S. dbpollunase,
Sul principiare del secolo XI erige-
vasi questo tempio a cura, secondo le
antiche cronache, di un Alessandro Scie»
volo ravennate. Nei primi anni del pre-
sente secolo per le varietà , figlie del
dominio francese avvenute in questa
città, fu secolarizzata, ma a nostri giorni
mercè generose e sponlanee oblazioni di
gente pia venne riaperta al culto di-
vino.
L'ingresso è decorato di magnifica
porta di marmo che apparteneva alla sop-
pressa chiesa dell'Isola di S. Elena;
ed un gruppo porgente Zittore Cappel-
lo genuflesso dinanzi S. Elena sculpito
da Antonio Dentone nel 1480 vedesi al
di sopra di essa porta.
L'altar maggiore elegante e ricca fat-
tura di marmi che ammirasi ora in que-
sta chiesa, apparteneva un tempo alla
soppressa chiesa di S. Giustina. Desso
è decorato eziandio da due buone sta-
tue porgenti una S. Tommaso di Anto-
nio Lombardo, l’altra S. Pietro Martire
di Paolo Milanese. Esistevano desse
nella ‘chiesa dei SS. Giovanni e Paolo
in cui erano depositate. La pala di que-
sto altare rappresenta — il Martirio di S.
Apollinare opera di Lattanzio Querena,
A destra di chi entra nel primo al-
tare v’ha una pala, lavoro moderno, rap?
presentante — l’Assunta in Cielo — pit-
tore Bellini, Nel secondo altare riguarde-
vole opera in marmo del Sansovino, ve-
desi un capo lavoro di Giulio dal Moro
porgente — Z quattro coronati Martiri, —
e nel terzo altare la Contessa Spaur
poneva un suo lavoro con + S. Anna —
— 259 —
mire. un tableau, exéculé par la Con-
tesse: Spaur, reproduisant — Sainte-
Anne.
Dans la chapelle à droite du maitre-
autel, on voit: — Saint Pierre Orseolo
—, tableau de Lactance Querena.
Dans la chapelle à gauche on trouve
une peinture exécutée par Jean-Bapti-
ste Carrer, reproduisant — La Sainte
Vierge du Carmel.
Enfin sur l’autel qui vient après,
on voit un tableau de la Comtesse Thurn,
représentant — Saint Ferdinand —, et
sur l’autre autel il y a une copie qui
nous offre — Saint-Laurent entouré de
Saint Alois, de, Saint-François, et de
Saint-Jean Baptiste.
En sortant de cette église, tournez à
gauche, et prenant la rue qui est près
de la pharmacie, poursuivez. votre che-
min vers le Rialto jusqu’à la première
rue à droite; au bout de cette rue,
VOUS apercevrez
L'Eglise de Saunt-Sufoestre.
Les opinions des chroniqueurs sur
l’ancienneté de cette église,. sont fort
partagées, puisque Caroldo dit qu’el-
le fut érigée en 983, tandis que Dan-
dolo fait remonter son érection à l’an
878, s’appuyant sur le faitsuivant. Il ra-
conte que Victor II, fils du Doge Orso
Partecipazio, prétre de cette église, fut
nommé Patriarche de Grado, du vivant
de son père qui régnait justement dans
le neuvième siècle. Par les soins et
aux dépens de Ja famille Andrearda, di.
te aussi Giuli, cette église fut érigée
une première fois, et plus tard restau-
rée, ct sa forme rendue plus élégante.
Nella cap pella a destra dell’ altar mag-
giore v’haaltro quadro di Lattanzio Que-
rena che mostra — S. Pietro Orseolo. --
Nella cappella a sinistra G. B. Car-
rer pingeva — Mostra Donna del Car-
mine. —
Finalmente l’altare che segue da que-
sto lato ha un lavoro della Contessa
Thurn con — S. Ferdinando — e nel-
l’altro allare vedesi — S. Lorenzo cir-
condato da, S. Alvise, S. Francesco e San
Giovanni Battista, — copia.
Uscendo da questa chiesa si giri a
sinistra, e prendendo la vicina calle al-
l’ angolo della Farmacia si prosegua il
cammino verso Rialto fino alla prima
via che a destra incontrasi da cui
vedesi
La Chiesa di S. Silvestro.
Sull’antichità di questa chiesa varia-
no le opinioni dei cronisti giacchè il
Caroldo ne dimostra la sua erezione
essere del 983 ed il Dandolo afferma
invece ammontare essa al 878 appog-
giando la propria asserzione su di un
fatto cioè, che Vittorio II. figliuolo del
Doge Orso Partecipazio prete di questa
chiesa fu eletto Patriarca gradense vi-
vente ancora il padre che regnava ap-
punto nel secolo nono. Mercè le cure
e gli esborsi della famiglia Andrearda,
detta anco Giulii, veniva la prima volta
il tempio erelto il quale però in se-
guilo ristauravasi, e prendea novella e
— 240 —
C’est dans cette église que les Patriar-
ches de Grado eurent leur siége, ju-
squ’à ce que ce Patriarchat fut réuni
à l’évéché de Castello.
Dans ces derniers temps, cette église
fut tout-à-fait restaurée par les soins de
celui qui l’administre, etsa magnificence
intérieure est une preuve des frais con-
sidérables qu’on a dû supporter pour
la restaurer.
Dans cette église, on remarque:
A gauche, en entrant, sur le premier
autel, un tableau représentant -- Saint-
Thomas de Cantorbéry assis sur un trône
et plusieurs Saints autour de lui --, ouvra-
ge distingué de Jérôme Santa Croce ;
et sur le second autel un tableau qui
nous montre -- Saint Sylvestre qui bapti-
se Constantin -- ouvrage moderne de
Sébastien Santi.
A droite, en entrant, sur le premier
autel, une peinture du Tintoret repro-
duisant -- Saint-Jean-Baptiste qui bapti-
se Jésus-Christ; — et sur le second autel
un autre tableau peint par Jean Char-
les Loth, représentant -- La Sainte Fa-
mille --
Vis-à-vis de cette église s’élève une
maison, dont la façade conserve enco-
re quelques traces de peintures à fre-
sque. C’était le séjour du fameux pein-
tre Georges Barbarelli (Giorgione).
Pour continuer cette visite, sortez
de cette église, et reprenez Ja rue qui
mène au Rialto; dans cette rue, qui s’ap-
pelle Ruga vecchia, vous apercevrez près
d’une ancienne tour
miglior forma. Sappiamo che in essa
facean loro residenza i Patriarchi di
Grado finchè quel Patriarcato si unì al
vescovo di Castello.
In questi ultimi tempi mercedio le
cure di chi degnamente presiede a
questo tempio dello in tutto ristaura-
vasi, e la splendidezza interna fa la
storia che le spese conseguenti dal suo
riatto furon molte, e generose.
Degni di osservazione sono i seguen-
ti dipinti. — |
A sinistra di chi entra nel primo al-
tare la pala rappresentante —- S. Tom-
maso di Cantorbery seduto in trono ed al-
cuni Santi che gli fanno corona — distin-
to lavoro di Girolamo Santa Croce; e
nel secondo altare — S. Silvestro che offre
il battesimo a Costantino — opera mo-
derna di Sebastiano Santi. .
A destra di chi entra nel primo altare
la pala porgente — S. Giovanni Batti- ‘
sta che battezza il Nazareno — di J. Tin.
toretto ; e nel secondo altare l’ altra pa-
la rappresentante la — Sacra famiglia —
di Gio. Carlo Loth.
Dirimpetto a questa chiesa sorge una
casa che serba ancora sulla facciata al-
cune tracce di pitture a fresco. Era que-
sta l’abitazione del celebre pittore Gior-
gio Barbarella, volgarmente chiamato
Giorgione.
Per continuare questa visita è me-
stieri che il visitatore uscito di chiesa
ripigli la via conducente a Rialto, via
che Ruga vecchia viene appellata, ove
presso un’antica torre sorge
1
n 244 —
L'église de Sœiut-Jexu-L'/bumouez,
Cette église, qui est l'ouvrage de l’ar-
chitecte Antoine Scarpagnino, fut éri-
gée par la famille Trévisan en 1527.
Aux temps de la république, la juri-
diction de cette église était dévolue au
doge de Venise, qui en élisait les
curés. Dans celte église on remarque:
A droite, en entrant, après le pre-
mier autel, un tableau peint par Co-
rona, reproduisant -- le miracle de la
Manne —, et un autre tableau de Jac-
ques Palma, représentant — le marty-
re de Sainte-Catherine.
Dans la chapelle à côté de la grande
chapelle, on admire une peinture, exécu-
tée par le Pordenone en 1530, et re-
produisant — Saint Sébastien, Sainte-Ca-
therine, — et — Saint-Roch; et dans
la demi-lune qui est au-dessus, on voit
un tableau de Dominique Tintoret, re-
présentant -- Sainte-Catherine au milieu
des anges.
Dans la grand’chapelle, sur les murs
latéraux, vous apercevez trois tableaux,
dont l’un, à droite peint par Corona,
vous montre — le Crucifiement —, et
les deux autres à gauche, peints par
JAliense vous offrent— la Cène, — et —
le Lavement des pieds. — Dans les deux
demi-lunes qui sont au-dessus de ces
peintures, vous voyez deux» tableaux
de Corona, dont l’un reproduit — la
Résurrection — Vautre — Jésus-Christ
dans le jardin des Oliviers.
Sur le msître-autel, érigé en 1633, on
admire un tableau du Titien, représen-
tant — Ze Saint patron de l’église distri-
buant des aumônes.
‘Sur les murs, près de la chapelle qui
est à côté de la précédente, on remar-
La chiesa di DI Gio. Elemosiwatio.
A cura della famiglia Trevisan veni-
va eretto questo tempio, e Antonio Scar-
pagnino n'era l’architetto nel 1527.
A’ tempi repubblicani la giurisdizione
di lui era propria del veneto Principe
da cui si eleggeva li Pievani che la pre-
siedevano. Sono degni di osservazione
i seguenti oggetti.
A destra di chi entra dopo il primo
altare un bel quadro del Corona rap-
presentante — I miracolo della Man-
na — ed un altro di J. Palma con —=
il Martirio di S. Caterina,
Nella cappella laterale alla maggiore
il Pordenone eseguiva nel 1530 la pala
con — San Sebastiano, Santa Catterina,
e S. Rocco —, e nella sovrapposta mez-
zaluna Domenico Tintoretto pingeva —
S. Catterina fra gli Angeli. —
Nella cappella maggiore e sulle late-
rali pareti si veggono a destra — la
Crocifissione — del Corona; ed a sini-
stra — la Cena di Gesù Cristo — ed —
il Lavare de’piedi — dell’Aliense. Nelle
due mezzelune superiori a questi qua-
dri vi sono del Corona — la Risurre-
zione — e — Cristo nell Orto. —-
Nell’ altar maggiore eretto nel 1633
ammirasi la tavola di Tiziano Vecellio
porgente — il Santo Titolare che di-
stribuisce elemosine. —
Sulle pareti presso la cappella vicina
alla maggiore sonvi i seguenti quadri
On
— 249 —
que un tableau peint par Palma, re-
produisant + Constantin portant la Croix;
— les deux autres qu’on y voit, ont
été exécutés par Marc Vecellio , et
nous montrent, l’un — Saint Jean l’au-
ménier. — l’autre — le Curé Carnevali
et Saint-Marc.
Sur le dernier autel, on aperçoit une
peinture exécutée par le Boniface, ri-
produisant — la Wierse Marie au mi.
lieu des nuages, et trois Saints — ; et
sur le mur voisin on en voit une au-
tre, quisnous offre — lAdoration des
Mages — ouvrage du chevalier Ridolfi,
Après avoir visité celte église, tour-
nez à droite, marchez vers le Pont du
Rialto, et vous ftrouverez la place de
Saint-Jacques. Tout près du portique,
qui est vis-à-vis de l’église, vous re-
marquerez une petite colonne ancien-
ne, sur laquelle, aux temps de la ré-
publique, le crieur publiait les lois. On
monte sur cette colonne, par un petit
escalier, que supporte une statue scul-
piée par Pierre da Salò. Cette statue
représente — un Bossu —, qui s’ ap-
pelle vulgairement Ze Bossu du Rialto.
Dans la visite cinquième, page 175 nous
avons décrit les bàtiments qui existent
autour de cette place, où s’élève
Ot,
pe église de Saiul. Jacques.
Si nous devons en croire une chro-
nique, confirmée par la tradition, cette
église a été fondée en 421, pour l’ac-
complissement d’un voeu d'un certain
Eutinope de Candie constructeur de
vaisseaux. Le feu ayant pris à son
habitation, lui avait causé de grands
SPE D nm
NN AT TS
— Costantino che porta la croce — di J. ‘
Palma — S Giovanni Elemosinario — e
— il Parroco Carnevali e San Marco —
opere di Marco Vecellio.
Nell’ ultimo altare scorgesi un’opera
del Bonifacio con — La Vergine fra le
nubi, e tre Santi — e sulla vicina pa-
rete il cav. Ridolfi poneva — 7 4do-
razione dei Magi —
Dopo che avrassi visitata questa chie-
sa si giri a destra e dirigendosi verso
il Ponte di Rialto trovasi il campo di
S. Jacopo, presso il cui portico che sta
dirimpetto la chiesa è degna da osser-
varsi una picciola colonna antica sopra
la quale a’tempi della repubblica il ban-
ditore pubblicava le leggi. A questa co-
lonna mette una picciola scala che ve-
desi sostenuta da una statua di Pietro.
da Salò porgente un Gokbo che appel-
last per ognuno il Gobbo di Rialto ; le
fabbriche cingenti questo piazzale fu-
rono da noi descritte nella visita quinta
alla pagina 195. Sopra detto campo in+
nalzasi
)
La chiesa di 8. Jacopo.
Se dobbiamo dar retta a certa cro-
naca; che la tradizione avvalora, questa
chiesa avrebbe avuto principio nel 421,
giacchè per voto di certo Eutinopo Can-
diotto artefice di navigli innalzavasi, Un
incendio avea preso l’abitazione di que-
sto uomo, e grande rovine avea fattey “
dommages, et menacait d’en faire ‘de
plus grands encore, lorsque Eutino-
pe consterné fit voeu que, si l’in-
cendie venait à s’éteindre, il ferait
ériger une église à ses dépens. C’est
la première église qu’on ait bâtie à
Venise, et, bien que restaurée en 1194
et en 1531, elle conserve encore sa for-
me originaire.
En entrant dans cette église, vous
voyez d’abord deux tableaux, peints
par Marc Vecellio, reproduisant, l’un —
la Naissance de la Sainte Vierge, —
l’autre — Son Mariage.
Sur le premier autel on admire nn
tableau du Vecellio, représentant —
lAnnonciation — ; et vis-à-vis de cet
autel, on en voit un autre très-élégant,
embelli de marbres fort estimables, par-
mi lesquels on remarque la grande sta-
tue, reproduisant — Saint Antoine Ab-
bé —, ouvrage d’un grand mérite, exé-
cuté par Jérôme Campagna.
La grand’chapelle est ornée d’une
statue, qui nous offre -- Saint Jacques
sculptée par A. Vittoria.
En sortant de cette église on ren-
contre l'extrémité septentrionale du
Pont du Rialto, près de laquelle s’élève
le Palais des Camerlingues où réside
maintenant l’I. et BR, Tribunal d’Appel.
Il faudra en observer la facade de ce
còté ; nous avons parlé du reste dans
la visite cinquième, page 174.
ed altre ne minacciava allorquando En-
tinopo porgea patto che se il fuoco ve-
niva spento ei un tempio innalzerebbe
a tutte spese di lui. Questa fu la prima
chiesa edificata in Venezia, e nei ri-
stauri a cui soggiacque nel 1194, e 1531,
conservavasi l’ originaria sua forma.
Quando tu entri in questo tempio ti si
presentano a destra due quadri di Mar-
co Vecellio cioè — Za Natività e lo Spo-
salizio di Nostra Donita —
Nel primo altare il suddetto Vecellio
poneva una tavola con — ?’Annunzia-
ta — e dirimpetto a questo havvi altro
altare elegante, e ricco di fini marmi e
bronzi fra cui distinguesi la grande sta-
tua di S. Antonio Abate. Le sono opere
di alto merito eseguite da Girolamo
Campagna.
La cappella maggiore è abbellita da
una statua rappresentante S. Jacopo scul-
iura di A. Vittoria.
Uscendo da questa chiesa ritrovasi
la testa settentrionale del Ponte di Rial-
to, vicino al quale innalzasi il Palazzo
dei Camerlenghi ora residenza dell’I. R.
Appello. Gioverà osservarne la facciata
da questo lato, mentre il resto lo ab-
biamo descritto nella visita quinta, pa-
gina 174. »
5 rime pit
dani ig US CRE 4
Rent Lan serai GLS Fr ah de SI AE "pica PS LR Rs
sen MED AUX bip, "LIT 4 rs 5 SMS VE fins sibi
| DUR, bu ÉXTCE UNI fit, 2 |‘ Hana CECHI nia feras siii: “agi
Lair NU fan DONC PAL À Esfrk ts È { ‘sir fu Go UD Qu Faglia ref]
LR à nai a; hi sian at» - | des DUREE ETDS Ma da pri mn d
| ‘lean ce. lauto È gi du Mitica vi È i ATELIER RENE 198605 | sis RTE Je
Re DI = Ale APTE l'API TES | ct" à #
a | ñ %
1" Aid aid A) vip Î Por Loria afpo fp, Sorta (0
EIA
|
Il
:
ta L% “ALL
LA HEURE eh. LD TUE EEE “aishlane fe Lu N + fi " sois Faro sp oil D: à 4 ps,
+, enr pi rispa il surf fi dite
i i Ci Alf fc: atacselgianean | mf pa agi flo! Risi Ve de EL.
men PT N #0 sw cin
spit 4h MERE quelli beta n
quat LL LEE aftsa LA un ai
n hatte i x: sa e: dg fre, sneò
]
\
“Ellen dolo avida ig: : |
He: | Resia it short agli Ando 1 4 MOTTE alu T: vf de
ER | Sens rue dame à Ameri dii a “Sosa À à <A i
AT OU Ur 00 ETS È didrisgabzdni write du diese 118 th
: pelianauel iaia. isa mont | | see ol coniate 110 learn sh iles
cogli, CASTANI LA SRP 1 ela, plat, aiar pren. o FETE) ji
Cale, 5! Hot + Éatipoan. oliva cod! palin ib || pr spiata bed, igrriohongef s DI
MORA: "TTT PRESIEDE PR Liban andra drag rip este
Lo + earn, «hé Pie è dise Salute dai 1 degl spaten Liga a eq
stiliadde, 3,4 Le natale || cab) se act rumi rent lt
2; DE n: | atto trani pp 1 ‘om Ki
1 ci
RL x raie = Aer BOTTA a Maga i : Fabbri be 56 pio FA
Lao, peg Li go tea 484,28 | nadia ni
pia {eb pan lana; Alina nr SA
où 2! PU niforipa) sli #4 RTRT, dh
"17 ste 6” ddr) nb ‘orafi
deqga'l InondixT . is I 10e
“poten obeg- # LU LUN n9 itbud
sup gr nh “she añ608 abpd ; > BI
* CE Nap Lal prata Di: olisgqt
| n alza sd go
sE | “be state RA, onnoaeti "ot |
"gi RE ERETTE "ii % sita Lai be A vs. pop she
Li
LI
è
,
1) de Es Re de eq | Ve « Ehebs rl ; Re % wi
pnt, RE i ORGUE # ‘a È ‘ | pr
” El LUS dant EL RPG ue gita: i pe SE ue à win + set
la pregare ep fate (a DURE trediglree #4 si ipa auguri s!
+ a rs ét ire de È pipe aretblic dario Le Rip a, Ga
7 RIA, RE PARA serio po:
dite ariefloe di vavigio taiaie cante
| sno ea PE Paotelizione dope
DAI dt so ras crus kg [
à
VISITE BUFTIEME,
La gondole n’est pas nécessaire’ pour
cette visite. On commencera par vi-
siler
L'Eglise de Ss. Sean-Obrysostome.
Cette église construite au onzième
siècle, par les soins de la famille Cata-
nio, fut détruite par un incendie, et
‘ rebàtie en 1483, par l’architecte Tul-
lius Lombard. Dans cette église on re-
marque:
A droite, en entrant, sur le premier
autel un tableau, qui nous montre --
Saint Jérôme, Saint Christophe et Saint
Augustin -- peinture exéculée par Jean
Bellino en 1513; et sur le second au-
tel un autre tableau, reproduisant -- Za
mort de Saint Joseph -- par Charles
Loth.
Le tableau que vous apercevez sur le
maîfre-autel, représentant — Saint Jean
Chrysostòme et plusieurs autres Saints —,
est un ouvrage très distingué de Frère
Sébastien Dal Piombo, disciple du Gior-
gione; on remarquera aussi le devant
de cet autel; c’est une estimable scul-
pture en marbre du seizième siècle.
Dans la chapelle à côté du maître-
autel, à gauche sur les murs Jatéraux,
vous apercevez deux tableaux, qui vous
offrent — Saint Onuphre et Saint Jean-
Chrysostôme -- ouvrages attribués par
les uns aux Vivarini, par les autres à
Jean Bellini,
VISITA OTTAVA.
In questa ottava visita non v' ha mestie-
ri di gondola. Si comincierà dal por-
tarsi u vedere
no . pe ND:
La chiesa di Ss. Gioca Yusostomo,
La prima edificazione di questa chie-
sa appare del secolo decimo primo, ed
a cura della famiglia Catanio . Rimase
essa consumata da un incendio e ven- .
ne rifabbricata nel 1483 dall’ architetto
Tullio Lombardo. Essa conta
A destra di chi entra nel primo al-
tare la pala con — San Girolamo, San
Cristoforo, e S. Agostino — che Giov.
Bellino pingeva nel 1513; e nel secon-
do altare Carlo Loth porgeva — la
morte di S. Giuseppe. —
L’altar maggiore ha una pala rap-
presentante — S. Giovanni Grisostomo,
ed altri Santi e Sante — opera di mol-
to merito di Fra Sebastiano dal Piom-
bo discepolo di Giorgione. Merita osser-
vazione pur anco il parapetto di que-
st’altare scolpitoin marmo, ch’è finissimo
lavoro del secolo X.VI.
Nella cappella laterale all’ altar mag-
giore a sinistra di chi guarda sono pre-
giati i due quadri che. veggonsi sulle
pareti Jaterali offerenti — S. Onofrio —
e — S. Giov. Grisostomo — si attribui-
scono al Vivarini od a Giov. Bellini,
Dans l’autre chapelle à droite sur
Pautel on admire un bas-relief, repré-
sentant — les Apôtres dans le Cénacle —
ouvrage exquis de Tullius Lombard. Sur
les murs on voit deux tableaux qu’on
attribue aux Vivarini, dont l’un repro-
duit -- Sainte Agathe -- l'autre -- Saint
André.
On trouve en outre dans la sacristie
de cette église quattre tableaux, attri-
bués aussi à Vivarini.
En sortant de cette église, tournez
à gauche et vous verrez sur le mur une
inscription qui vous indiquera le sé-
jour du célèbre voyageur Mare Polo,
qui vécut vers l’an 1225, Marc Polo,
fils de Nicolas, naquit pendant que
son père voyageait dans des pays loin-
tains, et sa naissance causa la mort de
sa mère. Il était encore adolescent, lor-
sque son père le conduisit parmi les
Tartares, auprès desquels ils trouvè-
rent tous les deux tant de faveur qu’oc-
cupant les places les plus distinguées
du pays, ils y fixèrent leur séjour pen-
dant vingt-six ans, toujours bien vus
et gracieusement accueillis par Kublai-
khan, souverain de ces pays, où Marc
grâce à d’adroites entreprises, par mer
et par terre, acquit par la suite une
grande réputation.
Cependant, tout bien recus qu'ils é-
taient à Ja cour de Tartarie , ils sen-
tirent le besoin de revoir leur patrie,
et ils furent obligés de demander la
permission de partir à cette cour, per-
mission qu'ils obtinrent avec une gran-
de difficulté. Quand ils furent de retour
à Venise, personne ne les reconnut, car
ils avaient presqu’ entièrement oublié
le dialecte vénitien et portaient sur
leur physiowomie la trace des ‘usages
des habitants de la Tartarie. Mais aus-
sitôt qu’ils se firent reconnaître, ils
Nell’ altra cappella a destra, finissimo
è il basso rilievo che vedesi sull’altare,
porgente — gli Apostoli nel Cenacolo —
lavoro pregiatissimo di Tullio Lombar-
do. Sulle pareti vi sono — $. Agata
— e — S. Andrea — dipinti che si
attribuiscono al Vivarini:
Nella sagrestia di questa chiesa deesi
anco osservare quattro quadri di eguale
grandezza che pur essi si reputano la-
voro de’ Vivarini.
Uscendo dalla suddetta Chiesa pren-
dasi la via a mano manca ove si osser-
verà addossata al muro un’iscrizione che
accenna la casa dell’ insigne viaggiatore
Marco Polo che fa visso gloriosamente
intorno al 1225. Fu questi figlio di un
Nicolò Polo che venne alla luce men-
tre il padre viaggiava in Jontani paesi,
ed il cui nascimento cagionava la morte
della madre sua. Partiva Polo appena
fatto grandicello col padre che addus-
selo' fra Tartari, appo i quali amendu-
hi tanto favore incontrarono, che oc-
cupando posti di grande importanza; pet
ventisei anni vi fecero dimora sempre
ben veduti ed accolti da Kublai-Kan di
quei luoghi reggitore. Ivi per imprese
che in mare ed in terra Marco mae-
stramente ‘eseguiva grandissimo nome
si andò procacciando.
Avvegnachè accarezzati così, e dalla
tartara corte benissimo accetti non per
tauto î Polo sentirono il bisogno di
rivedere la patria. Laonde chiestane
permissione, dopo ùti’ amica violenza
perchè si fermassero, poterono final-
mente ‘la loro brama appagare e ripren-
der la via alla patria. Egli ci è noto che,
arrivati novellamente in Venezia nullo
concittadino ticonoscevali chè aveano
dimentico quasi affatto il viniziano dia-
letto ed acquistata tartara fisonomia: Ma-
nifestatisi, ebbero tosto l'assegno di
furent employés. Marc, ayant recu le
commandement d’une galère, dans un
voyage qu'il entreprit, devint par son
imprudence prisonnier des Génois, qui
ne le traitèrent pas comme un captif,
ni comme un vénitien quelconque, tom-
bé dans leur pouvoir. Le bruit de ses
voyages imposa silence à la haine na-
tionale, et inspira du respect à ses en-
nemis mêmes, qui l’honorèrent com-
me un grand homme.
Il écrivit à Gênes un abrégé de l’hi-
stoire de ses voyages, et en donna une
copie à Ja Cour de France. Ses aventu-
res surprirent toute l’Europe, et quoi-
qu’on eùt d’abord de la peine à les
croire, on sait qu'on reconnut aisé-
ment leur vérité, quand les Européens,
voyageant dans l’Asie, connurent mieux
l’histoire des Persans et des Tartares;
il faut convenir en effet que peu, de
voyageurs ont parcouru autant de pays
que Marc Polo. L'empereur des Tarta-
res l’avait fait voyager tout exprès
par terre, après la conquéte de la
Chine, jusqu’ au-delà de Péquateur, en
sorte qu’on peut dire hardiment qu’il
a, vu, non seulement l'Océan, mais aus-
si une grande partie des iles que les
Anglais et les Français viennent de dé-
couvrir dans les mers du Sud. L’histoi-
re nous apprend que Marc Polo arriva
jusqu’au soixante-quinzième degré vers
le Nord, dans le Kamschatka et chez les
Tongouses, et qu’il vit, vers le Sud,
outre le Japon, les iles Moluques, les
Philippines, la Nouvelle-Hollande, la
grande île de Madagascar vers l'ouest,
les deux Indes en-deca et au-delà du
Gange, l’Indostan, la Perse, et plu-
sieurs autres pays, dont l’énumération
serait trop longue. à faire. Nous nous
bornexons à dire que personne: n’a vo-
diversi uffizi ed a Marco affidavasi il co-
mando di una galera. Poco dopo iutrapre-
so un viaggio da Marco, veniva egli per
il troppo suo ardire fatto prigione dai
Genovesi; ma fu ben lungi dall’essere
trattato siccome a quel tempo pratiea-
vasi coi captivi e siccome que’di Ge.
nova usarono mai sempre con ‘un vi-
niziano quando riusciva loro di aver-
lo fra mani. La fama de’suoi viaggi
impose silenzio agli odj, e Polo ispirò
agli stessi suoi nemici rispetto. Lo ono-
rarono qual genio,
Stando a Genova dettava in succinto
la storia de’ suoi viaggi e ne dava copia
alla corte di Francia. E daddovero le
avventure di lui di sorpresa all’ univer:
sa Europa riuscirono. Che se troviamo
scritto essere desse state reputate fole,
leggiamo ancora che in processo di
tempo, allorchè gli Europei viaggian-
do per l’ Asia conobbero la storia dei
Persiani, e dei Tartari, ritrovarono ve-
ro ciò che Marco aveva detto. Per lo
fatto pochi momini corsero siccome
lui tanti paesi. Sappiamo che l’Im-
peratore dei Tartari avealo fatto viag-
giare a bella posta, dopo la conqui-
sta della China, per terra fino oltre
il circolo artico, e per mare fino di là
dell’ equatore; talchè puossi senz’ altro
inferire, aver egli veduto non solo tutto
l'Oceano Indiano ma alcune altresì delle
isole. testè scoperte nei mari australi
dagli Inglesi, e Francesi. Dicono le sto-
rie che Marco Polo fino oltre li settans
tacinque gradi verso il Nord arrivasse,
quinci sopra al Kamsciatka e Tovtkschi;
che e ‘oltre il Giappone verso il. Sud
vedesse le Molucche, le Filippine, la
Nuova Olanda, la grande isola di Ma-
dagascar, verso l’Ovest le due Indie di
qua e di là del Gange, l’Indostan; Ja
Persia, e via via che a nominare troppo
alla lunga andressimo, Ci basterà adun-
— 248 —
y agé plus loin que Marc Polo, et qu’il
a par conséquent le mérite d’avoir été
le premier qui fit connaître à l’Europe
Je Japon, la Chine, le Madagascar et
beaucoup d’autres pays de l’Asie, et de
l'Afrique.
Le mérite de cet illustre vénitien
fut reconnu par les étrangers non-moins
que par ses compatriotes. Ses voyages
en effet procurèrent de grands avanta-
ges à tout le monde et ses connaissan-
ces géographiques et maritimes sont
justement célèbres.
Reprenez la rue de l’Eglise, passez
le pont, puis tournez à gauche, par-
courez la rue, dite Cà Dolfin, jusqu’au
bout, et vous rencontrerez un pont qui
vous conduira à la place Saints-Apò-
tres, où, s’élève
Leg Lise des Salists-oAopotres à
Cette église peut être comptée par-
mi les plus anciennes églises vénitiennes.
Elle fut construite au neuvième siècle,
rebalie en 1575, et restaurée vers Ja
moitié du dix-septième siècle par Jo-
seph Pedolo. On remarquera dans cette
église :
À droite, en entrant, après le second
autel, Ja chapelle, dite Cornaro, qui
appartenait à l’ancienne église. L’ar-
chitecture de cette chapelle, qui est fort
élégante,. et riche en marbres et en
oûvrages exquis, est attribuée à Guil-
laume Bergamasco qui l’acheva en 1540.
Deux mausolées mognifiques de la fa-
que il dire nullo viaggiatore esservi sta-
to a’suoi dì che più lontano andasse di
Marco Polo e, potersi a lui concedere
il vanto di avere per il primo fatto co-
noscere all’ Europa il Giappone, la Chi-
na, ed il Madagascar, e tanti altri paesi
Asialici ed Africani.
Il merito di questo illustre viniziano
oltre di essere stato da suoi connazio-
nali comendato di molto lo fu anco da-
gli stranieri, poichè i viaggi suoi gran-
di vantaggi apportarono a tutti, e delle
sue geografiche e marinesche cognizioni
tutti ne fecero tesoro. Basta su Marco
Polo.
Ritornando sulla via della chiesa si
passi il ponte a capo di questa; si volti
indi a manca, si percorri tulte la calle
di Ca’ Dolfin e ritroverassi altro pon-
te conducente al campo di S. Apostoli
ove sorge.
La chiesa dei $$. Apostoli.
Questo tempio è fra gli antichi che
conta Venezia. La sua prima edifica-
zione fu, del nono secolo indi venne
riedificato. nel 1575, e riformato verso
la metà del secolo decimo settimo da
Giuseppe Pedolo. I seguenti sono gli
oggetti che denno fermare l’ attenzione
del visitatore.
A destra di chi entra dopo il secon-
do altare la cappella detta Cornaro che
venne conser vata dall’antica chiesa. Mol-
to elegante è l’ architettura. di lei; ed
è ricca di marmi, e lavori finissimi.
Dessa è opera attribuita a Guglielmo
Bergamasco compiuta nel 1540. Due ma-
gnifici mausolci della famiglia Cornaro
— 29 —
mille Cornaro en embellissent les murs,
le tableau-d’autel, qu’on y voit, fut
peint par le Tiepoletto, et reproduit —
Sainte-Lucie. -- Cette chapelle renfer-
mait les cendres de la reine Cornaro,
célèbre vénitienne, avant qu’on luité-
rigeàt à Saint-Sauveur le. monument
dont nous parlerons plus tard (1).
Après cette chapelle, vient un autel,
où l’on voit un tableau de Jean Con-
tarini, représentant — Za naissance de
la Vierge Marie.
Sur les murs de la grand’chapelle,
on admire, à droite, une peinture qui
nous offre -- La Cène, -- seul ouvra-
ge que l’on connaisse à Venise de Cé-
sar de Conegliano ; et à gauche une
autre peinture, reproduisant — la man-
ne au désert —, par Paul Véronèse et ses
continualeurs.
Dans la chapelle à droite de la prin-
cipale, on remarque un autel magnifi-
que en pierre de touche, qui existait
dans un couvent des Jésuites, et qui fut
placé ici dernièrement.
Dans l’autre chapelle, à gauche de
la principale, on admire un tableau-
d’aute], peint par le Prêtre Génois,
représentant — l’Ange gardien — Sur
le mur à gauche de cette chapelle, exl-
ste le monument du Comte Joseph
Mangilli, mort en 1811, sculpté par
(1) La restauration dé la précieuse
chapelle Cornaro, l'érection de l'autel en
pierre de touche et beaucoup d'autres
embellissements, qu’on a exécutés depuis
peu dans cette église, sont düs surtout aux
soins de Pillustre Abbé et Chanoine Mon-
seigneur Pianton, et des patriciens An-
toine Zen «0 Charles Micheli, qui aidè-
rent avec un zèle vraiment méritoire les
marguilliers de l'église dans cette circon-
stance.
abbelliscono le sue pareti laterali, e la
pala dell’ altare del Tiepoletto porge
una — Santa Lucia — In questa cip:
pella erano deposte le ceneri della re-
gina Cornaro prima che a questa ce-
lebre veneziana venisse ‘éretto il sud
monumento a S. Salvatore di cui par-
leremo in seguito (1).
Dopo questa cappella vedesi 1’ altare
con la pala rappresentante — Za Nau-
vità di Maria Vergine — di Giovanni
Cav. Contarini,
Sulle pareti della cappella maggiore
sonvi a destra — Za Cena di Gesù
Cristo — di Cesare da Conegliano, .0-
pera unica di questo artista conosciuta
a Venezia ; a sinistra — la Manna nel
Deserto — di Paolo Veronese e suoi
eredi.
Nella cappella laterale alla maggiore
a destra di chi guarda è osservabile
altare magnifico di pietra chiamata
del paragone, che esisteva in un chio-
stro de’ Gesuiti e che qui di recente
venne rialzato. (Vedi nota)
Nella altra cappella laterale alla mag-
giore a sinistra di chi guarda il prete
genovese poneva la pala porgente —
Angelo Custode—. Sulla parete sinistra
di questa cappella v’ha il monumento
del conte Giuseppe Mangilli morto l’an-
no 1811 il cui disegno è di Luigi Trez-
(1) Il ristauro della preziosa cappella
Cornaro, il collocamento dell’ altare di pie»
tra del paragone e molti altri recenti ab-
bellimenti di questa chiesa sono precipua-
mente dovuti alle cure dell’illustre e chia»
rissimo monsignor abate canonico Pianton,
_e de’ veneti Patrizii A. Zen e Conte Carlo
Micheli i quali sostenendo a quel tempo
con altri ragguardevoli personaggi la fab-
briceria segnalarono il pio loro zelo.
92
— 250 —
Dominique Fadiga, d’après les dessins
de Louis Trezza ; le buste fut exécuté
par Angèle Pizzi.
Après avoir examiné cette église,
entrez dans la rue. voisine, dite del-
lOca , parcourez - la tout entière, et
vous parviendrez dans une autre rue,
appelée de la Cadoro. Au bout de cette
rue vous trouverez le pont de Saint-
Félix, près duquel s’élève
za e le sculture di Domenico Fadiga.
Angelo Pizzi poi ne lavorava il busto.
Dopo l'esame di questo tempio si en-.
tri nella poco distante calle detta del-
lOca, si percorra tutta questa che di-
rettamente condurrà all’ altra via detta
della Cadoro, la quale ti metterà al
ponte di S. Felice a pie del quale sor-
ge
_—— esi),
€ eg lise de Saiut-F clic.
Cette église fut fondée au dixième
siècle , et la famille vénitienne Gallina
contribua à son érection. Plus tard elle
fut restaurée, et l’architecture qu’elle
présente est du style des Lombard.
Ses deux portes sont élégantes, et.
nous offrent des ornements estimables.
Dans l’intérieur de cette église, on
observe:
A droite, en entrant , le troisième
autel, où l’on admire un tableau du
Tintoret représentant — Saint-Démé-
trius. —"
Le maître-autel, où vous voyez un
tableau, reproduisant — le divin Sau-
veur, S.t-Félix et quelques figures, —ou-
vrage du Chevalier Passignano. Sur
les murs on aperçoit deux statues al-
légoriques , sculptées par Jules Dal
Moro.
° Sur Pautel de ‘la sacristie on admire
un bas-relie!, qui nous montre — Jesus:
Christ sortant du Sépulcre, — du style
des Lombard.
En sortant de cette. église, suivez
le quai que vous trouverez à gauche,
passez le pont qui mène à l’autre quai,
La Chiesa dl 8. Felice.
Del decimo secolo fu la prima ere-
zione di questo tempio alla quale con-
correva con suffragi la veneta famiglia
Gallina. Fu in seguito ristaurata e l’ar-
chitettura che al dì d’oggi presentaè del-
lo stile dei Lombardi. Le due porte che
vi mettono ingresso sono eleganti ed
offerenti puri ornamenti.
È mestieri osservare nello interno.
A destra di chi entra il terzo altare
con Pala porgente — S. Demetrio —
di J. Tintoretto.
L’ altar Maggiore con Pala eseguita
dal cav. Passignano sulla quale figura-
va — il Salvatore, S. Felice ed alcuni
ritratti. — e sui laterali di questo due
statue allegoriche scolpite da Giulio dal
Moro.
Sull'altare della Sagrestia vs’ ha un
bassorilievo con — Cristo che sorge dal
sepolcro — Buon lavoro sullo stile dei
Lombardi.
Uscendo da questa chiesa si passi sul-
la fondamenta che sta a parte manca ;
si monti il ponte conducente sull’altra
— 951 —
dit de San Marsiliano (Saint-Martial ),
tournez à droite, passez le pont de bois,
qui est à côté de l’Ecole, supprimée
aujourd’hui, de la Miséricorde, et vous
apercevrez
fondamenta di S. Marsiliano, si volti a
destra e passato il ponte di legno, che
a lato della soppressa scuola della Mi-
sericordia s’innalza, il visitatore scor-
gerà
— CD
L'église de l'ALbbaue.
La façade de cette église fut exécu-
. tée par l'architecte Clément Moli en
1659, mais son intérieur fut construit
à une époque moins récente c'est-à-
dire en 939. L'auteur de cet ouvrage,
ayant sur cette église, ainsi que sur
l’hospice adjacent, droit de padronage,
se permettra ici de faire connaître en peu
de mots les priviléges dont cette abbaye
jouit.
En 1369 Barthélemy Donà, prieur
de cette église - abbatiale, demanda au
pape la permission d’élire son succes-
seur, et, encore vivant, il accorda cette
place à Luc Moro, dont la famille eut
dès ce temps-là le droit d’élection. En
effet après Luc Moro, tous les prieurs
appartinrent toujours sans conteste à
cette famille, ou bien ils furent choi-
sis par elle, s’ils lui étaient étrangers.
Or, comme les priviléges dont cette é-
glise jouit dès sa fondation s’augmen-
tèrent chaque année de plus en plus,
nous dirons seulement que l’abbé qui
l’administre, a droit à la mître, à la croix
pectorale, à l'anneau, à la crosse, à Phabit
des notaires apostoliques, et qu’il a enfin
la seconde place après le Patriarche ,
dans les synodes diocésains et provin-
ciaux. — Maintenant, ce serait manquer
à notre devoir et à la gratitude que de
ne pas parler du prieur actuel, Mon-
seigneur l'Abbé, Chanoine et Docteur
%
La Chiesa dell banc,
La facciata che di presente offre
questa chiesa è dell’architetto Clemente
Moli che nel 1659 erigevala. L’inter-
no poi del tempio conta un’ epoca di
fabbricazione ben anteriore cioè dall’an-
no 939. Avendo l’autore di questo libro
il diritto di jus-patronato su questa chie-
sa ed ospizio annesso, e d” altra parte
meritando i privilegi di cui va ricca
questa Abazia essere fatti conosciuti, si
permetterà egli due parole.
Nel 1369 un Bartolomeo Donà, priore
di questa abaziale chiesa, chiedea facoltà
al pontefice di dare a sè stesso il suc-
cessore, e ancor vivente un Luca Moro
nominava nella famiglia del quale ri-
mase da allora il diritro di eleggere. E
per lo fatto dopo questo Luca, pacifi-
camente fin oggi i priori furono tutti
di questa casata e se stranieri da lei
sola prescelti. I privilegi che ‘avea fino
dai principi questo tempio si aumen-
tarono ogni anno più, fra quali ci limi-
teremo di annoverare i ‘seguenti: aver
cioè l’abate diritto alla mitra, alla petto-
ral croce, all’anello, al pastorale, all’abito
de’ notari apostolici, ed essere di lui il
secondo posto dopo il Patriarca nei si-
nodi diocesani, e provinciali, e così via.
Detto ciò crederessimo mancare di do-
vere e gratitudine se non soggiunges-
simo alcune linee dirette al presente M.r
Abate Canonico Pietro Dott. Pianion,
Protonotario Apost., Prelato Domestico
— 939 —
Pierre Pianton, Protonoltaire Apostoli= 4
que, Prélat Domestique de S. S. Gré-
goire X VI, Chapelain Conventuel, Com-
mendeur de l’ordre de Jérusalem; et
Censeur Royal, et lui rendre les louan-
ges qui lui sont bien dùes pour les
soins qu'il a prodigués au rétablis-
sement de ce pieux édifice. C’est grà-
ce à lui que le maître-autel a pris
une nouvelle forme, que la chantrerie
et l'orgue ont été érigés de nouveau,
qu’on a donné une meilleure disposi-
tion aux autels latéraux qui seront éle-
vés sous peu, et qu’on a embelli l’é-
glise même de nouveaux monumens. Il
nes’est pas borné seulement à améliorer
cette église, mais il a aussi voulu faire
des dépensés considérables pour l’érec-
tion d’une chapelle intérieure, de la
sacristie, des lieux adjacents, et pour la
. chanoinie; et il s’occupe aujourd’hui de
l'amélioration de l’hospicé, et dela disci-
pline à introduire parmi les vieilles fem-
mes qui y logent, et dont il méritera les
bénédictions, par la convenance des
changemens opérés pour le bien de ces
pauvres femmes:
Remarquons maintenant dans celte
église, les objets suivants, qui peuvent
mériter l'attention du curieux.
À droite, en entrant, on admire la
chapelle, consacrée à Sainte-Philomè-
ne. L’enirée de cette chapelle est or-
née. de cinq statues en marbre, qui re-
produisent’ — S.te Christine, S.te Dorothée,
S.t Calixte, S.t François et St Domini-
que. — Les trois premières statues,
sculptées au quatorzième siècle, sont
attribuées à: Maître Barthélemy, et les
autres sont aussi d’un auteur estima-
ble, L’autel de cette chapelle: est fort
élégant, et riche en marbres, parmi
lesquels on remarque quatre colonnes
de’ lumachélle, Le plafond fut peint par
Antoine Zanchi, et. représente — Za
di S. S. Gregorio XVI., Cappellano
Conventuale, Commend. S. M, O. Ge.
rosolimitano, ed I. R. Censore, scopo
delle quali egli è di tributare a questo
illustre quella laude ben giusta per le cure
che a tutto uomo si dà egli a beneficio di
questo pio luogo per esso solo salvo e re-
dento. Nuovoaspetto la mercè dilui acqui-
stava l’altai maggiore, la cantoria edorga-
no di nuovo veniano eretti, miglior sime-
tria davasi agli altari laterali, che quanto
prima saranno alzati e di novelli mo-
numenti il tempio si abbelliva. Nè si li-
mitava al miglioramento della sola chiesa
che ingenti spese sosteneva per la ere-
zione di un interno oratorio, della sagre-
stia, dei luoghi attigui, e della canonica:
e sta ora inteso a migliorare l’ospizio, e
adave sesto alla disciplina delle vecchia-
relle quivi allogate, dalle quali riceverà
benedizioni per l’aggiustatezza delle in-
novazioni introdotte a meglio suffragar
le poverelte.
Ora attendiamo agli oggetti esistenti
in. questo tempio che meritano l’'os-
servazione del visitatore.
A destra di chi entra la cappella de-
dicata a S. Filomena il cui ingresso è
decorato di cinque statue in marmo
raffiguranti — S. Cristina, S. Dorotea, S.
Callista, S. Francesco e S. Domenico. —
Le tre prime sono opere del XIV se-
colo , e si reputano di Mastro Bartolo-
meo; le due ultime sono pure di buon
scalpello. L’ altare di questa cappella
è molto elegante e ricco di marmi tra
cui quattro colonne di lumacbhella. A:
Zanchi. dipingevane il cielo e vi rap-
presentava — /a B. W. della Misericor-
dia — a cui l’Abazia' è intitolata.
me Le |
Sainte Pierge de la Miséricorde, — pa-
tronne de cette Abbaye.
Vis-à-vis de cette chapelle on aper-
coit, appuyée au mur, une grande scul-
plure en marbre , représentant — La
Vierge Marie qui couvre de son manteau
les dévots — ouvrage d’un grand mé-
rite, et unique dans son genre, exécuté
aussi par Maitre Barthélemy.
Le monument qu’on admire tout
près, ouvrage exquis et riche en mar-
bres, fut érigé à un des aïeux de
Vauteur, nommé Jacques Moro, célèbre
capitaine de son temps.
Le maître-autel nous offre un grand
luxe de marbres africains, parmi lesquels
on doit surtout observer ceux des stalles
qui entourent le maître-autel, qui est
fort beau, enlevé par l’abbé actuel, Mr
Pianton, à église de St-Mathieu de Mu-
rano.
La sacristie est embellie des tableaux
suivants, qui reproduisent — St. Pierre
Acotanto — par Jean Angeli, — Le
portrait du Patriarche Bragadino — par
Alexandre Longhi, — Ze portrait du
cardinal Fleury, et celui du Patriarche
Giovanelli -— par Jean Gressler.
Dans la salle intérieure, près de
la sacristie, on remarque entre autres
les tableaux, représentant — L’Ange
Raphaël et Tobie — ouvrage exquis
de Jean Baptiste Cima de Conegliano,
que M.r PAbbé Pianton, après dix ans
de débats judiciaires, rendit à cette é-
glise, qui l’avait perdu par une vente
long-temps avant qu’il eñt été élu Abbé.
— Saint Laurent Giustiniani — par
Jacques Palma — Sainte Christine cou-
ronnée, St-Pierre et S.t-Paul, — ou-
vrage admirable de Damien Massa, élè-
ve ‘du Titien, — St Mathieu et St
Jean-Baptiste — tableaux exécutés par
le Boniface, — St Martin et St Blaise
— peints par Jean-Baptiste Tiepolo —
Dirimpetto a questa cappella vedesi
appoggiata alla parete una grande scul.
tura in marmo porgente — M. 7. che
accoglie sotto il manto i devoti. — Opera
di alto merito, e classico nel suo ge-
nere, di quel M. Bartolomeo che più
sopra abbiam ricordato.
Il vicino monumento eretto al uno
de’ miei avi Jacopo Moro celebre ca-
pitano. da’suoi tempi è lavoro elegante
e di ricchi marmi.
L'altar maggiore presenta uno sfarzo
di marmi africani fra cui in ispecieltà
deensi osservare i sedili a spalliera che
conlornano quest’altare veramente ma-
gnifici, dall’ attuale M.r Abate trasferito
dalla chiesa di S. Mattia di Murano.
La sagrestia è fregiata delle seguenti
pitture — B. Pietro Acotanto — di G.
Angeli — Ritratto del Patriarca Braga-
dino — di Alessandro Longhi — simile
del Card. Fleury — di Nicolò Lefevre —
simile del Patriarca Giovanelli — di G.
Gressler.
Nella stanza interna presso la sa-
grestia si distinguono fra gli altri quadri
—l'Angelo Raffaello e Tobia — prezioso
lavoro di G. B. Cima da Conegliano,
che a mezzo di dieci anni di forense di-
micazioneritornò M.r Pianton Abate alla
Chiesa, da cui era stato per vendita tol-
to molti mesi innanzi la sua elezione
in Abate — S. Lorenzo Giustiniani di J.
Palma — S. Cristina coronata, e li SS.
Pietro e Paolo — opera classica di Damiano
Massa discepolo di Tiziano — S. Mat-
teo e S. G. Battista — entrambi del Bo-
nifacio — S. Martino e S. Biagio — di
G. B. Tiepolo. — La B. 7. Regina San-
ctorum omhium — del vecchio Maganza,
— 8, Girolamo — del Ribera o Spagno-
— 254 —
la Vierge Marie, Regina sanctorum om-
nium_— par Maganza l’ancien — St
Jérôme — par Ribera dit l’Espagnolet
— St Pierre Martyr — copie de petite
dimension du tableau du Titien, dont
nous avons parlé dans ce volume, page
128, par Antoine Varottari surnommé le.
Padovanino — Le Rédempteur au jardin
des oliviers — copie du tableau du cé-
lèbre Corrège, par B. Schidone, et —
la Présentation des Mages à l'Enfant Jé-
sus —, du Tintoret. /
Dans cette salle on admire beau-
coup d’autres tableaux, et plusieurs
sculptures de Maître Barthélemy , du
Dentone, de Vittoria, de Campagna et
d’autres fameux artistes. ;
Dans la salle contigüe il y a treize
tableaux, peints par Francois Batta-
glioli, peintre estimé du dernier siècle,
représentant quelques exploits de la
famille vénitienne Martinengo et quelques
autres tableaux.
En sortant de celte église, tournez à
droite, parcourez la rue près du canal,
passez le pont dit dei Muti (des Muets),
et vous trouverez le quai dei Mori
(des Mores), parcourez-le jusqu’au bout,
et vous verrez à droite le pont de la
Madonna dell'Orto, puis vous arriverez
à la place, où s’élève,
letto — S. Pietro Martire — copia in
piccola forma dell’ originale di Tiziano
di cui abbiam parlato alla pagina 128
di questo secondo volume, eseguita da
A. Varottari detto il Padovanino — Il
Redentore nell Orto — copia dell’ ori-
ginale del celebre Correggio tratto da
B. Schidone. —/a presentazione dei Magi
al Bambino Gesù — del Tintoretto.
Conservansi in questa stanza molte
altre pitture, e varii pezzi di scultura
di M. Bartolomeo, del Dentone, del Vit-
toria, del Campagna e di altri celebri
artisti.
Nella saletta adiacente sonvi tredici
quadri dipinti da Francesco Battaglioli
buon pittore che fiorì nel passato secolo
rappresentanti alcuni fasti principali
della nobile famiglia veneziana Marti.
nengo, ed altri dipinti. ,
Uscendo da questa chiesa si prenda
la via a mano destra lungo il vicino
canale, si prosegua la fondamenta , si
passi il ponte de’ Muti; si percorra l’altra
fondamenta de’ Mori indi girando si tro-
verà il ponte della Madonna del? Orto
dopo il quale si entrerà nel campo ove
sorge
—————DI por ———
L'église de Vootre-Dame dell'Oxto
(du jeu.)
Cette église était d’abord consacrée
Christophe Martyr, et desservie par les
Pères humiliés; mais cet ordre ayant été
supprimée par le Pape Pie V, elle fut
desservie par les Chanoines de Saint
Georges in alga qui furent eux aussi
supprimés par Clément X. C’est alors
qu’on a donné cetle église aux moines
Chiesa di Si DITO dell' Otto.
In sul principio della sua edificazione
era dedicata questa chiesa a S. Cristo-
foro Martire, e dai Padri umiliati uffi-
ziata, se non che soppressa quella re-
ligione da Papa Pio VII, ne prende-
vano. d’ uffiziatura i Canonici detti di
S. Giorgio in alga, la quale congrega-
zione dal X Clemente pure soppressa
de la Congrégalion de S.t-Bernard,
. dits Bourguignons, qui la conservèrent
jusqu’à la chûte de la république.
La facade, érigée vers l’an 1350,
est embellie de sculptures exquises,
parmi lesquelles on remarque, au-des-
sus de la porte — Saint Christophe —
et à côté les douze apôtres. Ces treize
statues sont attribués à Maitre Barthé-
lemy, dont on a parlé autrefois dans
cet ouvrage, et qui sculpta la Porte
della Carta. Sur. la fenêtre du milieu
‘on aperçoit quelques restes de peintu-
res à fresque, exéculées, à ce qu’on
dit, par le Pordenone.
Dans l’intérieur de l’église, on remar-
que dix colonnes en marbre grec vei-
né, qui soutiennent la nef du milieu.
Maintenant donnons un coup d'oeil
aux autels, et commencons par ceux
qu’on voit à droite en entrant.
Sur le premier autel vous admirez
un tableau, peint par Jean Baptiste Ci-
ma de Conegliano, reproduisant — S.t
Jean-Baptiste et plusieurs autres Saints --
et au-dessus de ce même autel vous a-
percevez un chef-d'oeuvre de J. Tins
toret, qui vous montre — Za Présen-
‘tation de la Vierge au temple. —
Après le second autel on remarque
une peinture, exécutée par Palma l’an-
cien, représentant — Saint Vincent,
Sainte Hélène, et plusieurs autres Saints.--
Enfin le quatrième autel posséde un
tableau, peint par Daniel Van-dick,
qui reproduit — Le martyre de Saint
Laurent.
L’orgue est orné de tableaux du Tin-
toret, et au-dessous on admire un petit
autel, qui renferme un tableau, repré-
sentant — La Vierge Marie et l'enfant
Jésus — ouvrage précieux de Jean Bel-
lini.
99 —
davasi la cura di questo tempio ai Mo-
naci Cistercensi della Congregazione.
di S. Bernardo detta Borgognoni, che
rimanevano quivi fino al termine della
repubblica. |
La presente facciata ergevasi verso
l’anno 1350, ed è adorna di buoue
sculture fra cui — S. Cristoforo — collo-
cato sopra la porta, e lateralmente i do-
dici apostoli. Si reputano queste tre-
dici statue di M. Bartolomeo di cui al-
tre volte facemmo cenno in questo libro,
e che è quello che scolpiva la Porta
della carta. Sulla finestra di mezzo veg-
gonsi alcuni rimasugli di pitture a fre-
sco attribuite al Pordenone.
Nello interno del tempio sono osser-
vabili dieci colonne di marmo greco ve-
nato sostenenti la navata di mezzo.
Diamo ora un'occhiata agli altari, ed
incominciamo da quelli che trovansi a
destra di chi entra.
Nel primo ammirasi una tavola di
Gio. Battista Cima da Conegliano con
— S. Giovanni Battista, ed altri santi —
e sopra l’altare J. Tintoretto poneva
un suo capo lavoro porgente — Za Pre-
sentazione al tempio di nostra Donna.—
Dopo il secondo altare merita osser-
vazione un quadro, lavoro del Palma il
vecchio, porgente — S. Vincenzo, S. E-
lena ed altri santi. —
Nel quarto altare finalmente v’ha una
pala di Daniele Wan-dick col — Marti.
rio di S. Lorenzo. —
L'organo è adorno di pitture del
Tintoretto e sotto questo vedesi un pic-
colo altare con una pala, opera veramen-
to preziosa di Gio. Bellini rappresen-
tante — la Madonna col fanciullo Ge-
SÙ, =
— 256 —
Les murs latéraux de Ja grand’cha-
pelle sont ornés, à droite, d’un ta:
bleau, qui nous montre -- Les circon-
stances qui précéderont le jugement der-
nier — à gauche, d’un autre tableau,
reproduisant, — L'adoration du Veau
d'or, et le mont Sinaï où Moïse reçoit la
loi. — Ces deux ouvrages, d’une gran-
deur extraordinaire , ont élé exécutés
par le Tintoret dans la force de son
génie. Au-dessus de cet autel on admi-
re cinq tableaux, qui reproduisent au-
tant de vertus allégoriques, et plus has
on aperçoit, à droite — Ze Martyre de
Saint Christophe, — et à gauche — Saint
Pierre regardant la Croix soutenue par
des Anges — dont les ailes sont re-
marquables par leur transparence. Ces
sept peintures aussi furent exéculées
par le Tintoret. Au milieu du pavé de
celte chapelle on voit le tombeau de
Jérôme Grimani, et la date de 1512.
Le style des sculptures est semblable
à celui des Lombard.
En retournant vers le portail, à gau-
che en entrant, vous remarquerez: la
première chapelle, architecture du style
des Lombard; la troisième chapelle,
renfermant un tableau de Dominique
Tintoret, qui vous montre — La IVais-
sance de Jésus-Christ; la quatrième cha-
pelle, où l’on voit un tableau de Jac-
ques Tintoret , reproduisant — Sainte
Agnès — ouvrage qu’il exécuta à son
retour de Paris. Dans la même cha-
pelle on admire deux riches. monu-
ments en marbre, qui couvrent ses deux
côtés, et six bustes représentant des
personnages de la famille vénitienne
Contarini; les deux du milieu, sculptés
par A. Vittoria, reproduisent , celui à
droite — Ze Procurateur Thomas Con-
tarini, — mort en 1578, et l’autre à
gauche — le Cardinal Contarini — mort
en 1542.
Le pareti laterali della Cappella mag-
giore sono abbellite a destra da un
quadro coi — Fatti che precederanno il
giudizio Universale — a sinistra da al-
tro quadro con — /° adorazione del Vi-
tello d’ oro; ed il Sinai con Mosè che
riceve la legge — queste due opere di
estraordinaria grandezza furono dipinte
da J. Tintoretto allo sviluppo del suo
fiorire. Inferiormente poi a quest’ al-
tare sonvi cinque quadri con altrettante
virtù allegoricamente rappresentate; e
solto ques — il Martirio di S. Cri-
stoforo — dalla destra parte, e — S.
Pietro che osserva la Croce sostenuta da-
gli Angeli — dalla sinistra, È osserva-
bile in quest’ ultimo quadro le ali de-
gli Angeli che pajono trasparenti. Tutti
questi sette dipinti sono del Tintoret-
to. Nel mezzo del pavimento di questa
cappella vedesi la tomba di Girolamo
Grimani colla data del 1512. Modo di
scultura simile a quello dei Lombardi.
Rimettendosi. verso la porta maggiore
a sinistra di chi entra noti — la I cap-
pella architettura dello stile dei Lom.
bardi. — La III cappella con pala di Do-
menico Tintoretto rappresentante — Za
Natività di G. C. — La IV Cappella
con pala di J, Tintoretto porgente:
— Saw” Agnese — lavoro quest’ultimo
che Jacopo forniva lorquando era re-
duce da Parigi. Nella medesima cappella
vi son due ricchi monumenti in mar-
mo che ne coprono i latij e sei busti
raffiguranti personaggi della veneta fa-
miglia Contarini, dei quali i due di mez-
zo è scultura di A. Vittoria, e sono,
quello a destra il Procuratore Z'ommaso
Contarini morto nel 1578, e i’ altro a
sinistra il Cardinale Gasparo Contarini
morto nel 1542.
— 257 —
Le temps et l’humidité ont endom-
magé le superbe plafond de cette égli-
se; et maintenant il n’y reste que des
vestiges des peintures fort estimables
dont il était orné, ouvrage des frères
Christophe et Etienne Rosa de Bresse.
Le clocher de cette église, haut de
cent-soixante-huit pieds et large de
vingt-cinq, est bâti dans le style orien-
tal, et peut être considéré comme un
joli ouvrage du quiuzième siècle.
Sur la place, vis-à-vis de cette égli-
se, on rencontre un petit édifice, ap-
pelé
Il tempo e l’umidità guastarono quasi
dello in tutto il bel soffitto di questa
chiesa. Delle pitture di cui veniva ab-
bellito, pregiatissimo lavoro dei fratelli
Cristoforo e Stefano Rosa di Brescia
non rimangono che poche vestigia.
Leggiadra opera del secolo XV, e di
stile orientale è il campanile di questo
tempio, alto piedi cento sessanta e larg
venticinque.
Sul campo d’ innanzi a questa chie-
sa trovasi un picciolo edifizio. chiama-
to
ED JT E-rea
L'école des Moarchands.
Cet édifice, érigé en 1570, est de peu
d'importance; et il n’a de remarqua-
ble qu’un bas-relief en marbre au-des-
sus de ia porte, reproduisant — Za
Vierge Marie avec l'enfant Jésus entre
deux Saints — Cette sculpture remar-
quable est d’un auteur inconnu.
Quittez la place de la Madonna del-
l'Orto, tournez à droite, parcourez tout
ce quai et vous rencontrerez la maison
de Monsieur Roncan, où le propriétaire
garde une collection de peintures de
plusieurs grands maitres de l’école vé-
nitienne, et d’autres encore, ainsi que
plusieurs chefs d’oeuvre de l’antiquité,
dont Monsieur Roncan fait commerce,
En face du même quai on aperçoit le
Palais Contarini orné d’estimables pein-
tures à fresque de Dominique Ticpolo,
de Jacques Guarana, et du Fossati. Dans
la salle on admire quatre des meil-
leurs tableaux de Luc Giordano, et entre
autres on remarque — Ænée portant
son père Anchise.
Scuolæ de Mercanti.
Di poca importanza è questo fabbri-
cato che veniva eretto nell’anno 1570, e ©
solo quello che merita venir osservato in
esso è un basso rilievo in marmo sopra la
porta rappresentante — Za Wergina col
bambino fra due Santi, — Egli è di
buona scultura ma non se ne conosce
1’ autore.
Lasciando il campo della Madonna
dell'Orto si giri a destra, e percorren-
do quella fondamenta si troverà la casa
del signor Roncan in cui il proprietario
conserva una collezione di pitture di
varii classici autori della veneziana
scuola, e di altre ancora; non che varii
capi d’arte d’ antiquaria, Desso Roncan
fa commercio di questi oggetti. Sulla
stessa fondamenta e al capo opposto di
lei ritrovasi il Palazzo Contarini ador-
no di buone pitture a fresco di Dome-
nico Tiepolo, di Jacopo Guarana, e del
Fossati. Nella sala Luca Giordano pin-
geva quattro dei migliori suoi quadri
fra cui si distingue — Znea che porta
il padre Anchise. —
99
— 958 —
Pour continuer cette visite, il faut
que le voyageur retourne vers l’église,
repasse le pont de la Madonna dell Orto,
celui dei Mori, suive le quai voisin à
gauche jusqu’au pont de Saint Martial, et
il apercevra enfin
Per la continuazione di questa visita.
è giuoco forza che il viaggiatore ritorni
verso la chiesa, ripassi il ponte della
Madonna dell Orto, quello eziandio dei
Mori, prosegui per la vicina fonda-
menta a sinistra sino al ponte di San
Marziliano , scendendo dal quale tro-
verà la
cc 00-0- enon
L'église de Sarmt-OTartial,
(cufgaicement dite Saw Marzia.)
La fondation de ce temple selon leschro-
niqueurs vénitiens, remonte à 1132, et
c’est à cette époque qu’il fut achevé,
moyennantles soins et l'argent de la famil-
le Rocchi. Au dix-septième siècle cette
église fut presque entièrement rebâtie à
cause des nombreuses réparations, dont
elle avait besoin. Dans cette église, on
remarque :
A droite en entrant sur. le premier
autel un tableau peint par Jacques Tin-
toret, reproduisant — Saint Martial et
plusieurs autres Saints.
Dans la grand’chapelle, à l’entrée ex-
térieure, deux tableaux, représentant —
PAnnonciation, — du Tintoret; et sur
les murs, à l’intérieur, à droite— la Ré-
surrection de J. C., — beau tableau de
l’Aliense, et à gauche — Le Crucifiement
— par le Chevalier Passignano.
En retournant vers le portail, vous
observerez ie premier autel à gauche,
renfermant un des plus beaux ouvra-
ges du Titien, c’est-à-dire — Tobie
guidé par un ange,
Eros di 8. Narziale.
(colgazinento Saw Mearzilan,)
La prima edificazione di questo tem-
pio, se diamo retta alle cronache venete,
risale al 1132 epoca in cui a cura e
spese della famiglia Rocchi fornivasi.
Nel secolo decimosettimo poi a cagione
dei molti ristauri di che abbisognava
veniva dello in tutto quasi modificato.
È mestieri notare in questo tempio.
A destra di chi entra nel I. altare
la pala dipinta da J. Tintoretto con —
S. Marziale ed altri Santi. —
Nella cappella maggiore due quadri
laterali all'imboccatura esterna, rappre-
sentanii — L? Annunziazione di Nostra
Donna — del suddetto Tintoretto; e
sulle pareti nello interno a destra — Za
Risurrezione di G. C. — hel lavoro del-
l’ Aliense , ed a sinistra — la Crocifis-
sione — del Cavalier Passignano.
Ritornando verso la porta maggiore
si dee osservare il I. altare a sinistra
avente una fra le insigni opere del Ti-
ziano vogliam dire — Tobia guidato
dall'Angelo. —
e — {ssa
NEUVIEME VISITE.
Pour cette visite, on peut se passer de
gondole.
Eglise de Saiut- ITCoise.
Cette église, de méme que plusieurs
autres temples vénitiens, fut édifiée deux
fois ; la première. en 796 par les soins
de la famille Scepara, qui voulut la dé-
dier à Saint Victor; la seconde par
ceux de Moïse Véniero, qui l’a consa-
crée à Saint Moïse le Prophète. Enfin
elle fut nouvellement agrandie l’an 1632.
Sa façade, exécutée en 1688 par Alexan-
dre Tremignan est un riche et grossier
ouvrage, qui atteste la décadence totale
du goût architectonique de cette époque.
Dans l’intérieur de cette église on
remarque, sur le second autel à droite
en entrant, un tableau, ouvrage de Pier-
re Liberi, représentant — LZ’ invention
de la Croix. i
Dans la chapelle à côté de la princi-
pale, on admire à gauche, et précisé-
ment sur les murs latéraux, deux pein-
tures, dont l’une reproduit — La cè-
ne, — exécutée par Jacques Palma;
l’autre — Le lavement des pieds + par
le Tintoret. i
Le parapet de l’autel de la sacristie
est un ouvrage laborieux de bronze, et
tout d’un jet qui nous montre — Le
Sépulcre de Jésus-Christ. -- Il fut exé-
cuté par Jean Chenet et par Marin
Féron d’après un modèle de Nicolas et
de Sébastien Rocca-tagliata, et l’on y lit la
date de l’an 1633.
VISITA NONA,
Sarà indifferente in questa visita l'uso
della gondola.
Chiesa di S. Mise.
À somiglianza di altre chiese vene-
ziane anco questa di S. Moisè conta
due edificazioni cioè, l’una nel. 796 a
cura della famiglia Scepara che la vo-
lea intitolata a S. Vittore, 1’ altra da
Mosè Veniero che la dedicava a San
Moisè Profeta. In seguito poi, cioè nel
1632, veniva novellamente ampliata. La
presente sua facciata, ricco e goffo la-
voro che mostra il grave decadimento
del gusto architettonico in quell’epoca,
è di Alessandro Tremignan e conta l’
epoca del 1688.
Nello interno di questa chiesa il fo-
restiero osserverà, nel II. altare a destra
di chi entra, la pala di cui esso è ab-
bellito. Egli è un lavoro di Pietro Li-
beri col quale porgeva — 7 Invenzione
della Croce. —
Nella cappella presso la maggiore, a
sinistra di chi guarda e propriamente
sulle pareti sonvi due quadri l’uno che
rappresenta — {y Cena del Nazareno —
di J. Palma, l’altro la Lavanda de’ pie-
di — di J. Tintoretto,
Il parapetto dell’ altare della Sagre-
stia è un getto di bronzo e di un la-
voro laboriosissimo rappresentante — il
Sepolcro di G. C. — Fu opera di Gio.
Chenet. e Marino Feron con modello
dei Nicolò e Sebastiano Rocca-tagliata-
Desso porta la data dell’ anno 1633.
— 2600 —
En sortant de cette église par le por-
tail, entrez dans la ruelle à gauche, dite
del campanile (du clocher), puis tour-
nez à droite, passez le pont Barozzi,
et vous vous trouverez dans la cour du
même nom, où s’élève le Palais Emo,
à présent Trévès. Ses riches proprié-
taires actuels ont rendu cet édifice char-
mant et magnifique : outre les pein-
tures de plusieurs écoles , et les rares
chefs-d’oeuvre qu’on y voit rassemblés,
on y admire deux statues colossales de
Canova, qui reproduisent — Hector et
Ajax. —
Pour ne pas s’égarer dans des rues
élroites et incommodes, vous pourrez
retourner sur la place S.t Moïse, pas-
ser le pont, qui est vis-à-vis de l’égli-
se, entrer dans la rue nommée Àue
longue de St Moïse, et la parcourir
jusqu’à ce que vous soyez arrivé à la
Cour dite Micheli, qui est à droite, et
où vous verrez une maison, IN. 2040.
Cette maison, est habitée par Monsieur
le Comte Joseph Albrizzi, qui possède,
outre la Téte d'Hélène, sculpture de Cano»
va, plusieurs lettres autographes d’hom-
mes ,savans, lettrés ou puissants du der-
nier siècle et du nôtre, qui étaient
en correspondance avec son illustre mè-
re, la comtesse Isabelle Teotocchi Al-
brizzi.
Pour continuer cette visite , retour-
nez dans la rue Longue, qui vous con-
duira au pont des Huîtres, après lequel
vous rencontrerez la place Notre-Dame-
du-Lis, où s’élève
Si esca da questa chiesa per la porta
maggiore, si entri il picciolo viottolo che
sta a sinistra detto del campaaile si volga
indi a a destra si monti il ponte Ba-
rozzi conducente nella corte di questo
nome ove sorge il Palazzo Emo ora Tre-
ves. I ricchi presenti suoi proprietarii
ridussero questa fabbrica veramente bel“
la e magnifica, e diciamo magnifica con-
ciossiachè oltre rinvenire in essa rac-
colte diverse buone pitture di varie
scuole, ed altri interessanti capi d’arte
v’ ha le due statue colossali del Canova
raffiguranti Zttore ed Ajace.
Per non inoltrarsi in straduccie consi-
gliamo il visitatore a ritornare in cam-
po S. Moisè, montare il ponte che sta
dirimpetto la chiesa entrare nella cal-
le lunga appellata eziandio di S. Moisé
e camminarla finchè giunto alla corte
Micheli, che sta a destra, arriyerà ad una
casa portante il Num. 2040 abitata dal
Nob. conte Giuseppe Albrizzi il quale.
possiede la testa dé Elena lavoro in
marmo del-Canova suddetto, ed oltre a
questa molte lettere autografe di uo-
mini insigni nelle scienze, e leitere, e
nella diplomazia del passato e del cor-
rente secolo, i quali erano in carteggio
coll’ illustre di lui madre contessa Isa-
bella Teotocchi Albrizzi.
Per proseguire questa visita si ritor-
nerà nella calle Zunga la quale tutta
percorsa ti metterà al ponte delle O-
striche, passato il quale presentarassi il
campo di S. M. del Giglio su cui sor-
ge la
co OU ee.
L'église de Pbotte-Dause du-Lis,
(culguitement dito S. SIC doobewigo)
C’est une des églises les plus an-
ciennes de Venise. A présent il ne res-
te aucune trace de sa fondation dont
‘la date n’est pas indiquée dans les chro-
niques, ni de sa reédification, qui date
de 955. Nous savons que cette église
fut rebàtie aux dépens de la famille
Giubanici, d’où elle a tiré son nom
vulgaire . Elle fut rebàtie une troi-
sieme fois telle que nous la voyons
maintenant, en 1680, d’après un plan
de l’architecte Joseph Sardi, et tout-
à-fait dans le mauvais goût de cette
époque,
Dans l’intérieur de cette église, on
remarque les objets suivants:
Sur le premier autel, à droite, en
entrant, un tableau, peint par Charles
Loth, représentant — St-Æugène sur le
point de subir le martyre.
Sur le troisième autel, une peinture
de Jacques Palma, reproduisant — La
Visite de Sainte-Elisabeth. —
Dans la sacristie, une statue qui nous
montre — Jésus-Christ ressuscité, —
ouvrage de Jules Dal Moro.
Dans le choeur, où l’on entre par la
sacristie, au-dessous de l’orgue, un ta-
bleau, exécuté par Joseph Salviati, qui
reproduit — L'Annonciation, — et à cò-
té de celui-ci deux autres tableaux du
Tintoret, représentant — Les Ævan-
gélistes. —
Sur les murs latéraux du maître-au-
tel, on admire deux monuments, qui
nous montrent les bustes de Jules et
de Justinien Contarini.
A droite, on remarque
E Biesa di Ss. AU. del Giglio.
(volqaruveute 9. AI, Lobenigo.)
Fu una delle più antiche chiese in-
nalzate a Venezia ma della prima sua
edificazione, di cui le cronache tacciono
I° anno, ne della rifabbrica che viene
segnata nel 955 non rimangono vesti-
gia aleuna. Sappiamo che la seconda sua
fabbricazione venne eseguita a spese
della famiglia Giubanici dalla quale sem-
bra abbia preso il volgare suo presente
appellativo. Questo tempio conta una
terza edificazione, ed è quella che veg-
giamo, e che nel 1680 eseguivasi con
il disegno dell’ architetto Giuseppe Sar-
di. Egli è un lavoro che attesta il cat-
tivo gusto dominante in quell'epoca.
Nello interno fermerai la tua atten-
zione ai seguenti oggetti.
Nel I, altare a destra di chi entra Carlo
Loth pingeva la pala porgente — Sar
Eugenio nell atto di subire il marti-
rio. —
Nel III. altare J, Palma poneva — Za
Visita di S. Elisabetta. —
Nella Sagrestia la statua di — Cristo
risuscitato — lavoro di Giulio dal Moro,
Nel coro a cui pone ingresso la sud-
detta Sagrestia v’ ha sotto l’organo un
quadro con — ? Annunziata — di Giu-
seppe Salviati; ed ai laterali di questo
due altri quadri di J. Tintoretto con
— gli Evangelisti. —
Nell’altar maggiore e propriamente
sulle di esso pareti veggonsi due monu-
menti che portano i busti di Giulio, €
di Giustiniano Contarini.
A destra dei notare gli oggetti se-
guenti,
— 2602 —
Sur le premier autel, une peinture
du Tintoret, qui représente — Le Sau-
veur.
Au-dessus du portail, un tableau
peint par Jules dal Moro, reprodui-
sant — Za Cène, — et à coté — qua-
tre Sibylles — du Salviati,
En sortant de l’église par une des
portes qui sont à droite, passez le pont ‘|
voisin, puis l’autre quiest vis-à-vis, et
vous arriverez à une place, où s'élève
Nel I. altare la pala — col Salvatore +
di J. Tintoretto.
Sopra la porta maggiore -— 2a Cent
di G. C. — di Giulio dal Moro ; e ai
laterali — Quattro Sibille — del Sal-
Viati.
Uscendo dal tempio per una delle
porte che stanno al suo. fianco destro
si monti il ponte che gli sta vicino,
‘poi l’altro che trovasi dirimpetto, e
fatto quest’ultimo ti troverai in altro cam-
po su cui v’ha la
L'église de S.b-Mauzice.
Il ya peu de temps qu'on a biti
cette église. Le patrice vénitien Pier-
re Zaguri en donna le premier plan
imité de celui de l’église de Saint-Gé-
minien, ouvrage du Sansovino, vanda-
lement anéanti pour embellir la place
S.t-Marc en y substituant le nouveau
Palais-Royal . Zaguri étant mort en
1806, M. Antoine de Diedo et A, Selva
qui mourut l’an 1819, mirent à exécu-
tion le plan précité, y faisant les chan-
gemens qu’ils crurent nécessaires.
La façade , exécutée par Dominique
Fadiga, est simple et élégante. Les sta-
tues et les bas-reliefs ont été sculptés
par le Professeur Zandomeneghi et par
B. Ferrari.
Dans l’intérieur de cette église, on
remarque:
Sur l’autel à côté du maître-autel, à
gauche, une image représentant — La
Vierge Marie — débris de la façade de l’é-
glise démolie. Cette image fat peinte à
resque par Horace de Castel-Franco:
Chiesa di $. Maurizio.
Recente è la edificazione di questa
chiesa. Il primo disegno di lei fu dato
dal veneto patrizio: Pietro Zaguri che
dicesi proposito suo fosse d’ imitare la
demolita; chiesa di S: Geminiano, opera
del Sansovino che si distrusse creden-
do di viemaggiormenté - abbellire la
piazza di San Marco col fabbricare in
suo luogo il Palazzo Reale. Morio il
Zaguri nel 1806 il Nob. Antonio Diedo,
ed A. Selva, che non è più, posero
in esecuzione il sudetto disegno. facen-
dovi però quelle riforme ed. aggiunte
che trovarono all’ uopo.
La facciata ne è semplice ed elegante,
e Domenico Fadiga ne fu l’esecutore;
le statue poi edi bassi rilievi sono ope-
re del Professore Zandomenighi e di B.
Ferrari.
Nello interno del tempio meritane di
essere ricordati.
Nell’ altare laterale al maggiore a si-
sinistra di chi guarda, la sua tavola che
è un'immagine della Madonna tratta. e
conservata dal demolito: prospetto del-
l’ antica chiesa. Tale effigie dipinta a
— 263 —
Au milieu de l’église, on voit le tom-
beau du susdit Pierre Zaguri.
Enfin toutes les sculptures en marbre
sont de bons ouvrages de Dominique
Fadiga précité.
Aprés avoir examiné cette église, sor-
tez par le portail, entrez dans la rue
à droite, et vous trouverez d’abord
fresco è opera di Orazio da Castel
Franco.
In mezzo alla chiesa la tomba del
sunnominato Pietro Zaguri.
Finalmente tutte le sculture in mar-
mo sono buoni lavori del ricordato Do-
menico Fadiga.
Esaminato questo tempio si sorta per
la porta maggiore si prenda la via che
gli sta a mano destra in principio della
quale trovasi la soppressa
— i
ZIA suppoumce des Aolbawais.
L’extérieur de ce petit édifice offre
des sculptures estimées du XV siècle,
qui intéressent les connaisseurs parce
qu'elles concernent l’histoire des arts.
Ces sculptures reproduisent — Le sie-
ge de Scutari en 1474, — et au-des-
sous — La Vierge Marie avec son en-
fant — et à côté — deux Saints. —
Après avoir visité cette école, passez
le pont voisin, et, arrivé sur la pla-
ce S.t Etienne, tournez à gauche et
vous verrez le Palais Morosini, à pré-
sent Gattembours. C’était le séjour du
Doge Francois Morosini le Péloponé-
siaque, dont on conserve deux bustes ,
l’un en bronze, et l’autre en marbre:
celui de bronze avoit été érigé au
temps de la république vénitienne , et
dans la salle du Conseil des Dix. On
trouve dans ce palais une collection de
tableaux qui reproduisent les nombreu-
ses batailles gagnées par le héros véni-
tien, une salle d’armes, et plusieurs dra-
peaux enlevés par lui aux Turcs.
- Presque vis-à-vis de ce palais, on en
voit un autre, qui, parmi ceux qu’on
admire sur cette place, mérite notre
attention; c’est le palais Lorédan, d’or-
Scuola degli Albanesi
L'esterno di questo picciolo edificio
presenta di buone sculture,
Sono desse del secolo XV , ed inte-
ressano gli intelligenti per la storia del-
l’arti. Rappresentano — 1 assedio di
Scutari nel 1474, — sotto questo — Ma-
ria vergine col bambino — e lateralmen-
te — due Santi.
Datta un’occhiata a questa scuola si
monti il ponte vicino ed arrivati al campo
di S. Stefano si volga a manca ove sorge
il Palazzo Morosini ora Gattembourg. Era
questa la magione del Doge Francesco
Morosini il Peloponnesiaco di cui si con-
servano due busti l’uno in bronzo l’altro
in marmo. Quello di bronzo era stato
eretto al tempo della repubblica vene-
ta, ed era stato posto nella residenza
del Consiglio di Dieci. Trovasi in que-
sto palazzo una collezione di pitture
rappresentanti le molte vittorie ripore
tate da quel eroe veneziano, ed una sala
d’armi, e d’insegne da lui tolte ai turchi.
Quasi dirimpetto v ha l'altro palaz-
zo, Loredan fra i meritevoli di menzione
che sorgono su questo campo. Egli è in
due ordini, jonico e corinlio, e serve
— 964 —
dre ionique et corinthien, résiden-
ce actuelle de l’I. et R. Commandant
de la ville et forteresse de Venise,
Non-loin de celui-ci, sur une pe-
tite place, s’ élève le palais des Pisa-
ni, dont la magnificence et l'étendue
sont une preuve de l’opulence des fa-
milles qui formaient le corps souverain
de la république vénitienne, Cet édi-
fice, qui est un vrai séjour princier,
offre un beau vestibule, des cours, de
spacieux escaliers et de grandes salles;
c’est un ouvrage du XVII siècle, d’or-
dre rustique, avec des piliers ioni-
ques.
Retourné sur la place S.t-Etienne ,
vous apercevrez
ora a residenza dell’ I. R. Comando ge-
nerale della città e fortezza di Venezia.
Poco lungi di questo sovra una piaz-
zetta sorge l’altro palazzo detto dei Pi-
sani magnifico vasto e ricco, e che at-
testa quanto erano potenti in ricchez-
za le famiglie formanti il corpo sovra-
no della veneta repubblica. Egli ha un
bell’ atrio, cortili, gradinate spaziose »
sale vastissime tutto in somma per ren-
derlo vera dimora di principi. L? ordi-
ne suo è il rustico con pilastri jonici.
Ella è opera del secolo XVII.
Ritornati nel campo di S. Stefano
sul suo finire ti si presenta la
mn QD Games
L'Eglise de Garni Vital,
Cette église, dont la facade est l’ou-
vrage de l’architecte André Tirali, fut
érigée l’an 1700, et réédifiée plus tard
de même que la plupart des églises vé-
nitiennes ; certains manuscrits nous ap-
prennent qu’en 917, les familles Miani,
Casuali ou Barbarighi contribuèrent beau-
coup à sa première édification. On lit
aussi dans quelques chroniques que le
Doge Vital Faliero a contribué égale-
ment à l’ancienne érection de cette
église,
On remarque dans cette église:
Sur le second autel, à droite, en en-
trant, un bas-relief en marbre, sculpté
par Antoine Terzia, représentant — l’An-
nonciation — et au-dessus une demi-
lune reproduisant — L’Ascension —-
nous peinte par l’Aliense.
Le même peintre a exécuté un autre
tableau en demi-lune , placé sur Pautel
Chiesa di 8. Vitale.
Nell’anno 1700 erigevasi questa chie-
sa la cui facciata è dell’ architetto An-
drea Tirali, A simiglianza di quasi tutti,
li veneziani templi anco questo di San
Vitale conta rinnovamento di edifica-
zione, giacchè troviamo da certe scritte
le famiglie Miani, Casuali o Bavbarighi
molto operassero nel 917 per il primo
suo edificamento. In alcune cronache
poi risulta che il Doge Vital Faliero
avesse parle maggiore nella vecchia pri-
ma erezione di questa chiesa.
Havvi in essa di meritevole di venir
ricorduto,
Nel II. altare a destra di chi entra
un basso rilievo in marmo di Antonio
Terzia raffigurante — l’'Annunziata — e
sovrapposta una mezza luna in cui l’A-
liense pingeva — l’Ascensione di Gesù
Cristo. —
Lo stesso Aliense eseguiva l’ altra
mezza luna sopra l’altare situato dirim-
— 265 —
qui est vis-à-vis de ce dernier, et qui
nous offre — la Résurrection.
Sur le maitre-autel on aperçoit un
grand tableau, représentant — Saint
Vital à cheval, et plusieurs autres figu-
Tes —, ouvrage distingué de Victor
Carpaccio, exécuté en 1514.
Retourné sur Ja place, on trouve à son
extrémité
petto a quest’ ultimo, rappresenta es-
so — la Risurrezione — ,
Nell’ altar maggiore vedesi la gran ta-
vola con — S. Vitale a cavallo ed altre
figure — Opera distinta di Vittore Car-
paccio dell’anno 151/.
Retrocedendo verso il campo, lo si
percorra tutto al cui termine s’innalza la
————_—;cgermr__—mmm@€
L'Eglise de Saint-Etienne.
Cette église, dont l'architecture ap-
partient au moyen age, fut bâtie Pan
1325, sur le plan d’un architecte in-
connu, et nous offre les objets suivants,
qui méritent une attention particuliè-
re.
Sur le bénitier, à droite en entrant,
vous voyez une statue de marbre, scul-
ptée par le padouan Jean Marie Mosca,
laquelle vous montre — /a Charité.
Sur le mur voisin, on admire les mo-
numents de — Zorzi — mort en 1558. —
de Marcello — mort en 1555 — de Por-
ta — mort en 1614. — et de Grazio-
st — mort en 1558.
De ce côté de l’église, on trouve la
Sacristie, sur la porte de laquelle on
apercoit deux bustes, exécutés, à ce qu’on
croit, par Pierre Lombard. L’autel,
qui est au milieu, est fort élégant , et
orné de deux statues, sculptées par le
même artiste, et représentant, l’une
— Saint-Antoine ; — l’autre — Saint-
Jean-Baptiste. —
Sur le mur à sauche, on admire un
tableau, reproduisant — Ja Sainte-Tri-
mite, St-Augusiîn, et Sainte- Claire. —
Dans cette sacristie vous trouvez plu-
sieurs autres tableaux , et entre autres
u
Chiesa di $. Stefecuo.
L’ architettura di questa chiesa è del
medio evo, ed il suo edificamento conta
l’anno 1325. Egli è un grandioso tem-
pio di cui non si conosce l’ architetto.
Devonsi aunoverare per cose merite
voli di particolare attenzione ed os-
servazione le seguenti,
Sopra la pila dell’acqua santa a de-
stra di chì entra — a Carità — sta-
tua iu marmo del padovano. Giov. Ma-
ria Mosca.
Sulla vicina parete i monumenti di
— Zorzi — morto nel 1588 — Mar-
cello morto nel 1555 — Medico Por-
ta — morto nel 1614 — Graziosi —
morto nel 1558.
Percorrendo la chiesa da questa par-
te si trova la Sagrestia sopra la porte
della quale ti si porgono due busti che
si reputano opera di Pietro Lombardo.
Elegante è 1° altare che le sta nel mez-
zo con due stalue rappresentanti — S.
Antonio, e —- S. Gio. Battista — attri-
buite anco queste al sunnominato Lom-
bardo.
Nel mezzo della parete sa sinistra
trovasi un *quadro di P. Liberi, con
— la SS. Trinità, Sant Agostino e
Santa Chiara — Altri quadri ezian-
dio sonvi in questa Sagrestia fra cui
34 '
— 266 —
<
deux} superbes copies des peintures à
fresque du Pordenone, existant dans
le cloître voisin. Ces deux copies,
dont l’une vous montre — Adam et
Eve — et l’autre — /a Madeleine —
sont suspendues au mur à droite en en-
trant.
Retourné dans l’église, on remarque :
Sur l’autel de la chapelle à côté de
la principale, trois statues de marbre,
représentant — Ze Redempteur et deux
Anges — et derrière cet autel un grou-
pe, reproduisant — Jésus-Christ sou-
tenu par un ange. — Le tabernacle est
orné de six petites statues de bronze,
et de deux candélabres de bronze doré;
celui à droite, qui est le meilleur, date
de 1577, l’autre de 1617. Tous ces ou-
vrages ont été exécutés par Jules Dal
Moro.
Les
chapelle sont embellis d’exquis ouvra-
murs latéraux de la grand’
ges en marbre, ainsi que de bas-reliefs
et de statues. Les douze Apôtres qu’on
admire sur les corniches, ont été scul-
piés par Victor Camelo ou Gamelo.
L’autel que renferme cette chapelle,
est un ouvrage magnifique, attribué à
Jérôme Campagna ; derrière cet autel se
trouve le choeur, dont les stalles sont
dans le vieux style du Canozzi.
Dans la chapelle à gauche de la prin-
cipale vous voyez sur Je mur à droite
le monument de Jean-Baptiste Feretti Vi-
centin, célèbre jurisconsulie, monument
qui fut exécuté, à ce qu’on croit, par
Michel Sammicheli. L’autel renferme un
tableau en deux compartiments: celui
d’en-haut, peint par Palma'l’Ancien re-
produit — la Vierge Marie avec l'Enfant
Jésus et plusieurs autres saints — et l’in-
férieur fut exécuté par le Triva.
En sortant de cette chapelle, on aper-
coit tout près une porte donnant sur
le Baptistère, dont l'autel renferme une
Ì
belle sono due copie tratte da origi-
nali che il Pordenone ‘eseguiva a fre-
sco nel vicino chiostro e rappresentano
luna — Adamo ed Eva, — l'altra
— la Maddalena; — desse stanno ap-
pese alla parete a destra di chi entra.
Ritornando in chiesa nell’ altare del-
la cappella presso la maggiore a destra
di chi guarda sonvi tre statue in mar-
mo cioè — #2 Redentore e due Ange-
li, — e dietro quest’ altare un gruppo
d’alto rilievo rappresentante — Cristo :
sostenuto da un Angelo, — Sei picciole
statue di bronzo adornano il taberna-
colo, opere tutte di Giulio Dal Moro
non che due Candelabri
rato. Il migliore di questi, situato a
destra, ha la data del 1577 1° altro del
1617.
di bronzo do-
Nella cappella maggiore le pareti la-
terali sono adorne di buoni lavori in
marmo con bassi-rilievi, e statue: I
dodici Apostoli sopra le cornici furono
scolpiti da Vittore: Camelo, o Gamelo.
L’ altare di questa maggior cappella è
opera magnifica, riputata di Girolamo
Campagna, e dietro a questo v° ha il
coro con sedili di antico. lavoro. sullo
stile del Canozzi.
Nella cappella presso la maggiore a
sinistra di chi guarda trovasi sulla de-
stra parete il monumento di Gio, Bat-
tista Ferretti Vicentino, celeberrimo giu-
reconsulto che credesi fattura di Mi-
chele Sammicheli ; e ! altare ha una
tavola in due pezzi divisa, il supe-
riore dei quali porge — a. Madonna
col Bambino ed alcuni santi — di J.
Palma il vecchio ; e l’inferiore è di-
pintura del Triva. i
Uscendo da questa cappella vedesi
vicinamente a lei una porta conducente
nel Battistero il cui altare ha una ta-
— 267 —
peinture de l’école vénitienne, repré-
sentant — le Baptême de Jésus-Christ --
et sur les fonts baptismaux mêmes, on
admire une statue, qui nous offre — St
Jean-Baptiste, — sculptée par Jules Dal
Moro.
Retourné dans l’église, continuez à
avancer à droite et vous apercevrez sur
la porte, qui est près de la même cha-
pelle, un monument en l’honneur d’Al-
viane, fameux général de la républi-
que vénitienne, L’histoire nous apprend
que l’Alviane se distingua beaucoup
dans la guerre soutenue par Venise
contre la ligue de Cambrai.
. Sur le troisième autel, on voit deux
statues, sculptées par Pierre Lombard,
reproduisant , l’une — Si-Jér ôme — et
l’autre — St- Paul.
Sur le pavé, vers le milieu de l’é-
glise, on voit un tombeau magnifique
renfermant les cendres de François Mo-
rosini dit le Péloponésiaque, et la date
de 1694.
La grand’porte de cette église est
surmontée par le monument de Do-
minique Contarini et d’Ange son ne-
veu. Le premier de ces deux per-
sonnages fut général et mourut en 1650,
l’autre, célèbre magistrat, mourut eu
1657. Ce monument est un ouvrage du
XVII siècle. A gauche de cette porte
on admire un autre monument, érigé
en l’honneur du fameux Jacques Suriani
de Rimini, médecin renommé de son
temps. Le mausolée qu’on y admire, de
fort bon goùt et d’un travail exquis,
fut exécuté au XVI siècle. Plus loin, on
aperçoit un bas-relief en bronze, ou-
vrage estimé d’un auteur inconnu, re-
présentant — la Vierge Marie avec l'En-
fant Jésus et plusieurs autres Saints. —
Après avoir examiné cette église,
sortez par la porte, qui est près de
celle donnant sur le Baptistère , dont
vola di scuola veneziana con — il Batte_
simo di G. C.--;e sopra la fonte batte-
simale Giulio dal Moro scolpiva la sta-
tua di — S, Gio. Battista. —
Ritornando in chiesa e continuando
il giro a destra ritrovasi sopra la porta
vicina alla suddetta cappella un monu-
mento con cui si onorava alla memoria
dell’ Alviano celebre generale della ve-
neziana repubblica. Abbiamo dalle sto-
rie che quest’Alviano molto figurasse nel-
la guerra contro la lega di Cambrai,
Nel II altare sonvi due statue por-
genti — S. Girolamo, e S. Paolo — scolpi-
te da Pietro Lombardo.
Nel pavimento verso la metà della
chiesa vedesi la magnifica tomba di
Francesco Morosini il Peloponnesiaco por-
tante l’anno 1694.
La porta maggiore di questa chiesa
mostra superiormente il monumento di
Domenico, ed Angelo Contarini zio, e
nipote, il primo generale morto nell’an-
no 1650 altro celebre magistrato mor-
to nel 1657, Quest’ opera è del se-
colo XVII. A sinistra di questa porta
poi havvi l’altro monumento eretto alla
del
riminese, medico a suoi tempi celeber-
memoria celebre Jacopo Suriani
rimo. Il mausoleo è di ottimo gusto e
di finita esecuzione ; la sua epoca è il
secolo XVI. Dopo questo scorgesi un
basso-rilievo in bronzo buon, lavoro
ma d’ignoto autore rappresentante — La
Madonna col bambino ed alcuni santi. —
| Fatti questi esami al tempio si sorti
per la porta che sta vicina a quella
conducente nel Battistero, di cui ab-
— 263 —
nous avons parlé plus haut, cet vous
parviendrez dans le cloître de St-Etien-
ne, qui mérite votre attention par son
estimable architecture. Les murs de ce
cloître, du côté de la cour, étaient au-
irefois embellis de peintures à fresque
par Jean-Antoine Pordenone, peintures
qui, étant presque entièrement détrui-
tes, n’offrent aux connaisseurs que de
précieux fragments. On y trouve une
riche urne de marbre, qui renferme le
corps du célèbre Doge André Contarini
qui montra tant de valeur à la conquête
de Chioggia, contre les Génois, en 1382.
L’ architecte de ce cloitre ful le Frère
Gabriel de Venise, qui le bätit en
1532.
Après avoir passé le pont, par lequel
on entre dans ce cloitre, et parcouru
la place St-Ange jusqu’à la pharmacie,
vous trouverez à côté de celle-ci une
rue, qui vous ménera au pont dit della
Verona, d’où vous apercevrez la place
St-Fantin, à gauche de laquelle s’élève
Ÿ dbibeuce Véuibieu , ct-depaut E cole
° de St-derome.
Aux temps de la république les con-
frères de cette Ecole accompagnaient au
supplice les condamnés à mort. Dans
cette circonstance ils. mettaient certai-
nés chapés noires, et suivaient proces-
sionnellement le condamné qu’ils enter-
raient, quand il avoit subi sa peine.
Après la chùte de la république, et la
suppression des Ecoles, on affecta cet
édifice à l’Athénée vénitien. Alexan-
biamo parlato , la quale mette al chio …
stro di S. Stefano meritevole di atten-
zione per la bella sua architettura. Le
pareti di esso respicienti il cortile era-
no decorate di pitture a fresco di G..
A. Pordenone le quali però sono in
gran parte deperite e presentano ap-
pena agli intelligenti dell’ arte qualche
interessante frammento. In ricca urna
di marmo si deposero in questo chio-
stro le ceneri del celebre Doge Andrea
Contarini” che tanto valore mostrava
nella presa di Chioggia a Genovesi nel
1382. L'architetto di questo chiostro
fu Fra Gabriele da Venezia che ne fa-
ceva eseguir la erezione nell’ anno
1532.
Si monti il ponte che dà ingresso a
questi chiostri, si passi il campo di S.
Angelo, si entri la calle che sta all’an-
golo della Farmacia, la si passi tutta, si
volti indi a destra e si passi il ponte
della Verona, dopo il quale il viottolo
che ti si presenterà condurratti al cam-
po di S. Fantino al lato sinistro del
quale sorge
«Lelbtenco Veneto ea Scuola di Si
Girolamo 4
A” tempi repubblicani i confratelli di
questa scuola accompagnavano al sup-
plizio à rei di morte, per fornire il
qual ufficio vestivano certe cappe nere
e processionalmente orando seguivano
il condannato che come avea subita sua
pena era per loro sepolto. Caduta poi
la repubblica, e soppresse le scuole, ri-
ducevasi di esso edificio il veneto Ate-
neo, Alessandro Vittoria ne fu l’ archi-
— 269 —
dre Vittoria qui en a été l’architecte, a
partagé la facade en deux ordres, l’ioni-
que et le corinthien. |
Dans la salle au-rez-de-chaussée, sur
le mur à droite en entrant, on aperçoit
le monument de Raymond Forti de Vé-
rone, et vis-à-vis de la porte trois bu-
stes, sculptés par Vittoria; celui du mi-
lieu nous offre Santario Santorio, et les
deux latéraux reproduisent — Apollonius
et Nicolas Massa —. À gauche vous vo-
yez un tableau représentant — Jésus-
Christ montré au peupl: — peint par
Balthazar d’Anna. Les autres tableaux
qu’on voit disposés sur les murs ont été
peints par le Corona, et les peintures
qu'on admire au plafond, partagé en
ireize compartimens, ont été exécu-
tées par Palma.
Dans l'étage supérieur, on remarque :
Dans la salle à droite de l'escalier .
à gauche en entrant, un monument mo-
derne, érigé au célèbre Professeur Pa-
jola, qui mourut en 1816, et exécuté
par le Zandomeneghi. Au-dessus de ce
monument on trouve un buste en bron-
ze du fameux philologue Thomas Ran-
gone de Ravenne.
Dans la salle voisine vous apercevez
sur les murs huit tableaux, reprodui-
sant — La Vie de Jésus. Christ ,.et de
la Vierge Marie; — ouvrage d’Aloïs
dal Friso. Sur le plafond on admire
une peinture d’ Antoine Zanchi, repré-
sentant — Ze Jugement dernier.
Tout près de l’Athénée, s’élève
tetto che formava la facciata in due or-
dini jonico e corintio.
Nella sala terrena sulla parete a de-
stra di chi entra trovasi il monumento
di Raimondo Forti veronese ; e dirim-
petto alla porta veggonsi tre busti cioè
in mezzo Saniorio Santorio; ai laterali
Apollonio e Nicolò Massa scolpiti dal Vit-
toria, ed a sinistra di chi guarda i sud-
detti busti un quadro — con Cristo mo-
strato al popolo. — Pittore Baldassare
d’ Anna, Gli altri quadri disposti sulle
pareti sono del Corona. Il soffitto è di-
viso in tredici comparti, che il Palma
travagliava.
Nel piano superiore meritano osser-
vazione.
La sala a destra della scala nella cui
facciata a sinistra di chi entra vedesi
un monumento moderno eretlo al ce-
lebre professore Pajola morto 1’ anno
1816. Ella è opera del Zandomeneghi.
Sopra questo monumento havvi un bu-
sto in bronzo del celebre Filologo Tom-
maso Rangone da Ravenna.
Nell’ altra. vicina sala sono disposti
sulle pareti otto quadri rappresentanti
— La Vita di G. C. e di MV. —
opere di Alvise dal Friso. Il soffitto
porge un’ opera di Antonio Zanchi con
—- il Giudizio finale. —
Vicinamenle all’ Ateneo e sullo stesso
campo sorge la
Lg lise de Si
Cette église fut érigée, à ce qu’on
croit, par les anciennes familles Ba-
rozzi, Alduini et Equilj, et restaurée
ensuite par les Pisani, ayant été pre-
sque entièrement renouvelée à l’inté-
térieur. Elle est d’un auteur inconnu,
dont le style se rapproche beaucoup au
reste de celui des Lombard. La ‘façade
est simple, mais fort élégante et régu-
lière,
Dans l’intérieur de ce temple, vous
voyez:
Dans la première chapelle à droite
en entrant, un monument érigé en l’hon-
neur du médecin Parisano Parisano (qui
mourut en 1609), et exécuté par Jules
Dal Moro.
Après la porte latérale, on admire
entre deux fenêtres un tableau, repro-
duisant — Jésus-Christ mort —, peint
par Jacques Palma.
Dans la grand’chapelle, érigée en
1564 par Jacques Sansovino, on aper-
çcoit deux jolis monumens en marbre
précieux, l’un de Bernardin Martini,
mort en 1518, l’autre de Vincingwerra
Dandolo, mort en 1517.
Au-dessus de la porie de la sacristie,
vous voyez un petit tableau, qui vous
offre -- Notre-Dame et l'Enfant Jésus --
peint par Jean Bellini.
Sur le maitre-autel on admire deux
statues de marbre, sculptures estimées
du XVI siècle, représentant, l’une —
Sainte - Marthe , — l’autre — Saint-
Fantin. —
Sur le mur à droite en venant de la
grand’chapelle, on aperçoit un tableau,
qu’on regarde comme un des meilleurs
ouvrages de Léonard Corona, et qui nous
montre — le Crucifiement —. Enfin au
Chiesa di $ 1 Giulio:
È credenza che le antiche famiglie
Barozzi, Alduini ed Equilj facessero
erigere questo tempio, e che poscia i
Pisani la ristaurassero, e pressoché del-
lo in tutto nell’esterno la rinnovassero.
Isnoto però ne è l’autore, solo alcuni
la attribuiscono fattura dei Lombardi.
La sua facciata è semplice, ma molto e-
legante e regolare.
Nello interno tu noti.
Nella I cappella a destra di chi en-
tra il monumento eretto alla memoria
del medico Parisano” Parisano morto nel
1609 scultura di Giulio dal Moro.
Dopo la porta laterale fra due fine-
stre un quadro con — Cristo morto —
di Jacopo Palma.
Nella Cappella maggiore, eretta ncl
1564, da J. Sansovino due eleganti mo-
numenti di fini marmi, l’uno di Ber-
nardino Martini morto nel 1518, l’altro
di Vincinguerra Dandolo morto nel 1517.
Sopra la porta della Sagrestia un
picciolo quadro con -- Nostra Donna
ed il Bambino — di G. Bellini.
L'altar maggiore ha due statue in
marmo, cioè Santa Marta e S. Fantino
buone sculture del secolo XVI.
Sulla parete poi situata a destra di
chi discende dalla Cappella maggiore
vedesi un quadro opera fra le migliori
di Leonardo Corona porgente la — Cro-
cifissione — ; e finalmente sopra la vi-
— 971 —
dessus de la porte latérale, on voit une
peinture, représentant — la Cène.
Vis-à-vis de cette église, s'élève la
facade du
cina porta laterale Andrea Vicentino di-
pingeva. — la Cena del Nazareno —
Dirimpetto a questa chiesa s° innalza
la facciata del
————— re
Grand Cheatre la F euvce (le Phénix),
Ce théâtre fut érigé en 1791 d’après
les dessins d° Antoine Selva. La façade
donnant sur la place St Fantin offre un
portique corinthien; et celle qui donne sur
Je canal voisin, est régulière et de bon
goût. Plusieurs sociétaires sont les pro-
e priétaires de ce théâtre, qui, par sa ri-
chesse et par sa solidité, est un des plus
beaux édifices de l'Italie. Il fut détruit
par un incendie, le 13 décembre 1836,
et reconstruit, en peu de mois, d’après
son ancien plan. Ce théâtre offre les di.
mensions suivantes (en pieds de Paris):
£ (o) er | ugwo
le Parterre . . . < 55:59... 0.0. + 58:6
le Pròscénium
ou avant-scène . . 13,3. . . . . . . 45:6
tati A Sti Magli dati: af,
AS DIRE PEAR à 158:6
la Scène . . .
l'édifice entier .
Quittez la place Saint - Fantin, en-
trez dans Ja rue à gauche, qui vous mé-
nera au Pont dit des Barcajuoli, après
lequel vous trouverez une rue, que
vous devrez parcourir jusqu’à langle
de l’auberge de la Reine d'Angleterre;
alors tournez à gauche et vous vous
trouverez dans une autre rue, au bout
de laquelle on voit le pont dit des Fu-
seri; passez-le et la rue que vous trou-
verez après, vous conduira à la place
St-Luc. Il faut y remarquer l’hast d’é-
tendard qui s’y élève sur un piédestal
de marbre. Cet étendard fut érigé en
Largeur
Gian Ceatro della gf ewice.
Nel 1791 venia questo teatro eretta
con disegno di Antonio Selva. La facciata
che dà sul campo di S. Fantino ha una
loggia corintia, e quella sopra il vicino
rivo è regolare e di buon gusto. Sociale
è la proprietà di questo teatro, ed è
un edifizio che si considera uno dei
migliori di Italia per la sua ricchezza
e solidità. Desso veniva nel 13 decem-
bre 1836 distrutto da un incendio, ma
in pochi mesi si riedificava sul modello
primitivo. Ha le seguenti dimensioni in
‘piedi parigini.
Lung bezza Lacgh (44404
Plattatasat'l:svigabi Dai! ciche 58:16
Proscenio. . . ... 103 peg see 1066
SCT AMEN MO eda
Tutto l'edificio. . 25,4 ... . . . 158: 6
Lasciando il campo di S. Fantino si
prenda la calle che gli sta a sinistra
conducente al ponte dei Barcajuoli, si
faccia il ponte, si percorra l’altra calle
su cui mette il suddetto ponte fino all’an-
golo dell’albergo della regina d'Inghilterra
e quivi giunti si entri l’altra via che si
presenta a quest’ angolo, si monti il
ponte dei Fuserz, ed entrati nel campo
di S. Luca si ponga mente allo stendardo
che quivi sorge sopra un piedestallo di
marmo. Ergevasi questo nel 1310 in me-
moria della sconfitta in quel luogo sof-
ferta da Bajamonte Tiepolo contro il
es ONE
1310, ‘en mémoire de la défaile que
trouva dans ce lieu Bajamonte Tiepolo,
contre qui fondirent, les armes à la main,
plusieurs habitants de ce quartier, ainsi
que les confrères des Ecoles de la Cha-
rité et des Peintres, qui avaient pour
patron l’Evangéliste St-Luc. Ces der-
niers, animés par l’amour de la pa-
îrie, défirent entièrement les rebelles,
Cet étendard qui est orné d’uu lion,
emblème de la république, et des ar-
moiries des deux Ecoles précitées, porte
la date de MCCCX, de même que celle
des réparations, qu'il a reçues, la se-
conde en MDCCLXXXXI, et la der-
nière en MDCCCXXX VIT.
Entré dans la Salizzada, prenez à droi-
ie ei vous arriverez à une place, où
s'élève
quale erano usciti in armi molti degli
abitanti «di quella contrada, e i confra-
telli delle scuole della Carità, e de’Pit-
tori che aveano a protettore 1° Evan-
gelista. Condotti tutti da vero amore di
patria fu per essi la vittoria, e caddero
la mercè loro i mali intenzionati. Que-
sito stendardo perciò è decorato del
leone, emblema della repubblica, e de-
gli stemmi di quelle due scuole, Esso
porta la data MCCCX non che quelle
dei ristauri a cui soggiacque cioè del
MDCCLXXXXL,e del MDCOCKXXXVIE.
Il visitatore prenda la salizzada si
volga indi dal destro lato che mette in
un piazzale ove sorge la
—P Cin.
© Eg lise de St-Quc.
tes familles Pizzamano et Dandolo
contribuèrent beaucoup à l’érection de
cette église, qui remonte à l’an 1147.
Elle subit dernièrement des réparations
importantes, aux frais de ses parois-
siens, par les soins de celui qui l’ad-
ministre. Son extérieur n’a rien de re-
marquable, et n’est qu’une preuve des
dépenses considérables qu'on a failes
aujourd’hui pour la réparer.
Dans l’intérieur de cette église, on
remarque: |
Sur le ‘maitre - autel, un tableau de
Paul Véronèse, représentant — Saint-
Luc écrivant son Evangile.
Dans le vestibule, près de la sacri-
stie, un buste érigé au peintre Jean-
Charles Loth de Bavière, qui mourut
en 1698, et dont les cendres reposent
en ce lieu.
Chiesa di S, Luca,
Le famiglie Pizzamano e Dandolo
molto si adoperarono per l'erezione di
questo tempio che risale all’anno 1147.
Ebbe però essa dei posteriori radi-
cali ristauri, e ne ebbe anco a dì nostri
i quali mercè le cure ed istigazioni di
chi la presiede stettero tutte a carico
de’ suoi parocchiani. L’ esterno di lei
nulla presenta di singolare se non che
le prove che molto si profuse di dena-
ro per renderlo migliore.
Nello interno deesi porre attenzione,
All’altare maggiore in. cui havvi la
tavola — con S, Luca che scrive il Van
gelo — di Paolo Veronese.
Al vestibolo presso Ja. Sagrestia in
cui. vedesi il ‘busto del Pittore. Gio.
Carlo Loth bavarese momo nel 1698,
le cui ceneri qui riposano.
ue a DA
%
Cest dans celte église aussi qu’on a
enterré Pierre l’Arétin dont nous avons
parlé daus la cinquième visite.
Vis-à-vis de cette église s’élève la
façade du théâtre Saint-Benoît, auquel
un pont vous conduit. 4
: Retourné sur la place, entrez dans
la rue à gauche, parcourez tout le quai,
appelé del Carbon, et après avoir passé
le pont, qui donne sur le portique dit
Manin, prenez la première rue à droite
que vous verrez, et vous voilà sur la
place, où s'élève
Pi
x
In questa chiesa ebbe eziandio se.
poltura quel Pietro Aretino .di cui par-
lammo nella visita quinta,
Dirimpetto al tempio di che teniamo
discorso sorge la facciata del teatro S,
Benedetto a cui mette un ponte.
Ritornisi nel piazzale, si entri la se-
conda calle a mano manca, si percor-
ra tutta la Riva del carbon, si monti
il ponte che pone sotto il . portico
Manin, si prenda il primo viottolo che
s'incontra a destra, il quale ti condurrà
nel campo in cui sorge
—__ cibi
i L'Eg Lise de Saiut-Sauvert.
L'église de Saint-Sauveur est une
des plus élégantes et des plus magni-
fiques qu’on admire à Venise. Elle fut
fondée, selon les chroniques, aux dé-
pens des familles Galerazzi et Caresi ,
et à sa réédification, qui eut lieu au
XVI.© siècle, prirent part les meil-
leurs artistes de ce temps-là, tels que
Georges Spavento qui en donna le pre-
mier plan, et commença la grand’cha-
pelle, plan qui fut plus tard réformé
par Tullius Lombardo, qui l’acheva en
1534. En outre Jacques Sansovino coo-
celte construction, et Vincent
N
péra à
Scamozzi exécuta les lanternes des dô-
mes en 1569. La facade de cette église
est attribuée à Longhena ou à Sardi et
on fait remonter la date de son aché-
vement à l’an 1663. Cet édifice est
d’ordre composite, mais l’attique rè-
gne dans sa travaison.
Voyons maintenant ce qu’il y a de
remarquable dans cette église.
Après le premier autel, en entrant,
La Chiesa di S. Salvatore.
Fra i templi eleganti e magnifici di
cui è bella Venezia deessi per certo an-
noverare la chiesa di S. Salvatore. La
sua prima erezione, vien detto dalle cro-
nache, si facesse a dispendii delle fa-
miglie Galerazzi, e Caresi. Il suo no-
vello rifacimento è del secolo XVI
in cui offrirono l’ opera loro i miglio-
ri artisti di quel tempo, vogliam dire
Giorgio Spavenio dava il primo model-
lo, e cominciava la cappella maggiore,
modello però che veniva riformato da
Tullio Lombardo il quale eseguiva il
restante e che compivasi l’ anno 1534.
Sappiamo di più che J. Sansovino fu
assistente alla esecuzione, e che Vin-
cenzo Scamozzi apriva le lanterne alle
cupole nell’anno 1569. La facciata si
attribuisce al Longhena od al Sardi, ed
il suo compimento si fa risalire all’ an-
no 1663, Composito è l’ordine di que-
sta fabbrica ma nella trabeazione vi si
scorge l’attico.
Passiamo ora quanto di considerabile
offre questa chiesa.
Dopo il I. altare a destra di chi entra
35 |
D OPA »
on aperçoit un monument érigé à dn
dré Dandolo, et à sa femme, sculpture
attribuée à Jules Dal Moro, et deux
bustes placés au-dessus des urnes, exé-
cutés par Jérôme Campagna. 4
Le second autel, élégant et maje-
stuéux, fut exécuté, à ce qu’on dit,
par Campagna, auteur de la statue voi-
sine, représentant — La,Vierge Marie
avec l'Enfant Jésus.
Or voit ensuite un riche ouvrage de
J. Sansovino, à savoir le monument du
Doge François Venier, qui mourut
en 1556.
Le iroisième autel aussi a été érigé
par Sansovino, et l’on y admire un ta-
bleau, reproduisant — ? Annonciation —,
peint par le Titien dans les dernières
années de sa vie.
Dans le transeps à droite, vous aper-
cevez le grand et riche mausolée de Ca-
therine Cornaro, Reine de Chypre, mor-
te à Venise l’an 1510. Les cendres de
cette reine, célèbre dans l’histoire vé-
nitienne, avaient été d’abord déposées
dans la chapelle Cornaro‘ aux Saints-
Apôtres, et plus tard transportées dans
cette église. Bernardin Contino a été
l'architecte de ce mausolée.
Dans la chapelle à côté de la prin-
cipale, vous voyez sur le mur à droite
un ouvrage du Boniface, qui vous of-
fre — le Martyre de Saint-Théodore.
Le maitre-autel, exécuté par Guil-
laume Bergamasco, est riche et élégant.
Le tableau qu’il possède, reproduisant —
la Transfiguration de Jésus-Christ — est
un ouvrage que le Titien exécuta dans sa
vieillesse. Il faut observer que ce tableau
en couvre un aulre, qui représente le
même sujet et qu'on découvre dans les
jours de fête solennelle; cet ouvrage en ar-
gent, doré en partie, avec plusieurs fi-
gures en haut-relief, est d’une date an-
cienne, puisqu’il remonte à l’an 1290.
vedesi il monumento eretto ad Andrea
Dandolo ed alla ‘moglie di Usi; scultura
che si attribuisce a Giulio Dal Moro. I
due busti sovrapposti alle urne sono di
Girolamo Campagna.
Il II. altare che si erge bello e mae-
stoso reputasi del suddetto Campagna,
siccome è sua scultura la statua di I.
F. col Bambino.
Viene appresso un ricco lavoro del
Sansovino, vogliam dire il monumento
del doge Francesco Venier morto l’an-
no 1556.
Il TIT. altare fu eretto da J, Sanso-
vino e la sua pala rappresentante —l4n-
nunziata — fu eseguita da Tiziano Ve-
cellio negli ultimi suoi anni.
Nella crociera a destra, sorge il gran-
de e ricco mausoleo di Caterina Cor:
naro Regina di Cipro morta in Vene-
zia Panno 1510. Le ceneri di questa
famigerata nella veneta istoria, erano sta-
te prima deposte nella cappella Cornaro
ai Santi Apostoli, e poscia vennero qui
trasferite. Bernardino Contino n° era
l'architetto.
Nella cappella laterale alla maggiore
a destra di chi guarda v’ ha sulla parete
destra un’ opera del Bonifacio porgen-
te — il Martirio di S. Teodoro. —
Ricco ed elegante è 1° altar maggiore
opera di Guglielmo Bergamasco. Molte
delle sue colonne sono di verde antico.
La di esso pala mostra — a 7rasfi-
gurazione di G. C. — altra opera di Ti-
ziano quando avea tocco la vecchiezza.
È da notarsi che questa pala altra ne
copre che rappresenta lo stesso sogget-
to, e che si espone alla pubblica vista
in aleuni giorni solenni. Essa è d’ar-
gento in parte dorato, con varie figure
di alto rilievo, E' un lavoro curioso che
Dans la chapelle à côté de la princi-
pale, à gauche, vous admirez sur le mur
à gauche un chef-d’oeuvre de Jean Bel-
lino, reproduisant — Jésus-Christ à Em-
maïs —, et au-dessus de celui-ei, une de-
lune, qui vous offre — la Résurrection
de Jésus-Christ —, exécutée à ce qu’on
croit par le Boniface. L’autel de cette
chapelle est un ouvrage du dix-septiè-
me siècle, et Ja mosaïque qui cst au-
dessus, reproduit — le Doge Jérôme
Priuli, et un chanoine.
De cette chapelle on descend dans le
transeps, où l’on aperçoit le monument
érigé à trois cardinaux de la famille
Corner, — Marc, François et André; —
ouvrage de Bernardin Contino.
En continuant à faire le tour de l’égli-
se, on remarque, à droite:
L’autel, qui a élé exécuté par Ale-
xandre Vittoria, de même que les deux
Statues qui l’embellissent et qui re-
présentent — Suint-Sébastien—et—Saint-
Roch —. Get autel possède un tableau,
de Jacques Palma, reproduisant — da
Vierge Marie et plusieurs Saints — ; au-
dessus, on voit une demi-lune exécutée
par A. Vicentino, reproduisant — la
Gloire des Anges.
L’orgue est vraiment magnifique, et
fut construit en 1530, d’après un mo-
dèle de J. Sansovino; ses portes ont élé
peintes ‘intérieurement et extérieure-
ment par François Vecellio, frère du
Titien.
Le second autel, au-dessus duquel
vous voyez une statue de Gruillaume Ber-
gamasco, représentant — Saint Jérôme
—, est un ouvrage de Thomas Lom-
bard.
Le monument, qui vient après cet
autel ;, fut érigé aux Doges — Zau-
mu
conta vecchia data risalendo all’anno
1290.
Nella cappella laterale alla maggiore
a sinistra di chi guarda v’ha sulla pa-
rete a sinistra un quadro, capo lavoro
di Gio. Bellino, cioè — Cristo in Emaus.
— Nella sovrapposta mezzaluna sta di-
pinta — la Risurrezione di G. C., —
che si reputa del Bonifacio. L’altare di
questa cappella è lavoro del secolo XVII,
ed il Musaico sovrapposto rappresenta
— il Doge Girolamo Priuli, éd un ca-
nonico.
Da questa cappella si scende nella
crociera ove si osserva il monumento
eretto a tre cardinali della famiglia Cot-
ner cioè — Marco — Francesco — ed —
Andrea. — Architetto Bernardino Con-
tino.
Seguendo il giro della chiesa irovasi
a destra di notevole.
Il I. altare che veniva architettato da
A. Vittoria, e vi scolpiva Je due statue
che lo adornano porgenti — S. Seba-
stiano e S. Rocco. — J. Palma ne pin-
geva la pala con — M. V. ed alcuni
Santi — La sovrapposta mezzaluna con
la -- Gloria degli Angeli — si dipin-
geva da A. Vicentino. ‘
L’ organo di una molle veramente ma-
gnifica innalzavasi co) disegno di J. San-
sovino nel 1530, e le portelle si dipin-
gevano tanto esternamente che interna-
mente da Francesco Vecellio fratello di
Tiziano. |
Il II. altare è bell? opera di Gugliel-
mo Bergamasco su cui sta una statua
rappresentante — S. Girolamo — scul-
tura di Tommaso Lombardo,
Il monumento de’ Dogi Lorenzo, e
Girolamo Priuli, che viene subito dopo
— 276 —
rent, — el — Jérôme Priuli —, et fut
exécuté, à ce qu’on croit, par César
Franco. Les statues, qu’on aperçoit dans
l’ordre supérieur, et dont Pune repro-
duit — Saint-Laurent — l'autre —
Saint-Jérôme. — ont été sculptées par
Jules dal Moro.
Le couvent contigu renferme un joli
cloître, dont l’architecture est de Jac-
ques Sansovino ; maintenant il est con-
Verti en caserne,
‘En sortant de ce temple, on voit à
gauche
questo altare, si attribuisce a Cesare
Franco. Le statue di — S. Lorenzo, e S.
Girolamo — che si mostrano nell’ordi-
ne superiore, vennero scolpite da Giulio
dal Moro.
L’ adiacente convento ha un bel chio-
stro che ordinava J. Sansovino. Que-
sto convento è ora ad uso di Caserma.
Uscendo ‘da questa chiesa vedesi sul
la sinistra
L'éco e de Saiñt-Olcodores
Aux temps de la république, c'était
une des ‘plus grandes écoles de Veni-
se. Les confrères de cette école ont ache-
té l’emplacement sur lequel elle s’élè-
ve, et l'ont fait bàtir à léurs dépens.
Nos historiens municipaux ne sont pas
d’accord sur le nom de l’architecte de
cet édifice; les uns l’atiribuent à Lon-
ghena, les autres à Sardi.
Aujourd’hui Monsieur Sanquirico a
établi dans cette école sa riche collection
de médailles, de tableaux, de gravures,
enfin de tout ce qui sert à former un
véritable cabinet d’antiquités.
Après avoir visité le musée San-
quirico, parcourez les merceries, et pas-
sez le Pont des Berretteri, non-loin
duquel vôus rencontrereZ une petite
place, où l’on voit
La Scuola di Si Geodoto.
Sotto la veneta repubblica era questa
una delle scuole grandi i cui fratelli
comperarono il fondo sul quale s’in-
nalza, ed a loro dispendj la fecero edi-
ficare. Sul suo architetto non si accor-,
dano. i nostri storici municipali, con-
ciossiachè vha chi la vuole opera del
Longhena, altri del Sardi.
Di presente il signor Sanquirico ha
collocato in questo stabilimento la sua
ricca collezione di numismatica, di pit-
tura; incisione, e di tutti insomma que-
gli articoli che formano il vero gabi-
netto d’ antiquaria. |
Visitato il museo Sanquirico si entri
le mercerie, le si percorri fino al Ponte
dei Baretteri, si monti il ponte poco
dalla lungi del quale in un piazzale
vedesi
TS
Le lise de Satutg ulien.
Le chroniqueur Dandolo nous ap-
prend que la fondation de cette église:
date de l’an 829, et est die aux soins
de Jean Marturio, sous le dogat de Jean
Partecipazio. En, 1555 elle fut réédifiée
aux frais de Thomas Rangone de Ra-
venne, philologue et physicien célèbre.
Sa façade, composée des deux ordres
dorique et ionique, a été exécutée par
les architectes Jacques Sansovino et A.
Vittoria. Sur le portail on voit une sta-
tue de bronze, représentant Rangone,
bel ouvrage du Sansovino. °
Dans cette église, on remarque à
droite : |
Le premier autel, qui possède un beau
tableau de Paul Véronèse, représen-
tant — Jésus-Christ mort, soutenu par
les Anges, et plusieurs Saints —
Au-dessus de la porte voisine, on ad-
mire un tableau, qui nous offre — Saint
Jérôme —, peint par L. Bassano.
Le second autel possède une peintu-
re, reproduisant — ?Assomption — par
le Palma. Cet autel est aussi embelli de
bonnes statues et de bas-reliefs, scul-
ptés par Alexandre Vittoria.
Le maître-autel est orné d’un tableau,
représentant — la Zierge Marie couron-
née et plusieurs Saints —. Cette peintu-
re est attribuée par quelques-uns à Jé-
rôme Santa Croce, par Boschini à Vic-
tor Belliniano.
Dans la chapelle à gauche du maître-
autel, vous apercevez sur les murs la-
téraux : à droite, un tableau reprodui-
sant — la Cène — exécuté par Paul
Véronèse et dans une demi-lune — a
chite de la manne —,par Léonard Co-
rona ; à gauche, vous voyez un autre ta-
La Chiesa di S. Grufrauo.
Sappiamo dal Cronista Dandolo che
il primo edificamento di questa chiesa
fu a cura di Giovanni Marturio nel 829
mentre occupava il seggio ducale Gio-
vanni Partecipazio. Nel 1555. poi ven-
ne rifatta mercedio le grandi somme che
vi dispese un Tommaso Rangone di Ra-
venna filologo e fisico insigne. La pre-
sente sua facciata è in due ordini do-
rico, e jonico, e gli architetti che vi
travagliarono furono i Sansovino e A.
Vittoria. Sopra la porta maggiore ve-
desi l’effigie del suddetto Rangone, sta-
tua in bronzo ed opera pregiatissima di
J. Sansovino.
Per entro in chiesa si osserverà dal
lato destro :
Il I. Altare avente una bell’ opera di
P. Veronese con — Cristo morto soste-
nuto dagli Angeli, ed alcuni Santi. —
Sopra la vicina porta laterale un qua-
dro — con S. Girolamo. — di Leandro
Bassano.
Il II. Altare con una pala rappresen-
tante — Nostra donna Assunta — di J.
Palma. Quest’ altare è adorno eziandio
di buone statue e bassi, rilievi di A-
lessandro Vittoria.
L? altar maggiore è bello di una ta-
vola che alcuni reputano di Girolamo
Santa Croce, ed il Boschini l’attribuisce
a Vittore Belliniano su cui sta dipinto
— la Vergine ed alcuni Santi. —
La cappella laterale al maggior altare
a sinistra di chi guarda mostra sulle pa-
reti laterali, a destra — Za Cena di G.
C. — di Paolo Veronese; e la mezzaluna
porge — la caduta della Manna — di
Leonardo Corona ; a sinistra — Cristo
nell’ Orto — di J. Palma. Il suo altare
— 218 —
bleau, qui reproduit — Ho Chris au
Jardin des Oliviers —- peint par le Pal-
ma. L’ autel de cette chapelle a été exe-
cuté d’après un carton du Rusconi, et
au milieu, on voit un groupe sculpté
par Jérôme Campagna, représentant —
Jésus-Christ soutenu par les Anges —. Le
plafond a été orné de stucs par Vittoria.
Quittez cette chapelle, et vous verrez
à droite deux autels; le second possè-
de un. tableau peint par Bocaccino de
Cremone, et représentant — Za Vierge
Marie et quatre Saints.
Dans cette église, on remarque aussi
le plafond, dont le. compartiment du
milieu reproduit — 7 Apothéose du Saint
patron de l’église —, et les autres re-
présentent chacun :— une vert —.
C’est un ouvrage de Jacques Palma.
è disegno del Rusconi, ed ha nel mez-
zo un gruppo di Girolamo Campagna
raffigurante — Cristo sostenuto dagli An-
geli — Il soffitto è. lavorato a stucco dal _
Vittoria.
Lasciando questa cappella ti si por-
gono a destra due altari il secondo dei
quali ha una bella pittura di Bocaccino
da Cremona con — M. V. e quattro
Santi. —
Merita pure osservazione il soffitto di
questa chiesa, il comparto di mezzo del
quale rappresenta — l Apoteosi del San-
to titolare — e gli altri esprimono al-
trettante — Virtù. — Fu desso trava-
glio di J. Palma.
VISITE DIXIEME,
Pour cette visite, la gondole est indispen-
sable, puisqu’on doit se rendre dans
les îles voisines de Venise.
ILE SAINT-MICHEL DE MURANO,
Cette île renferme le champ de re-
pos éternel des habitants de Venise. Ce
cimetière a élé mis en communication
avec celui qui existe dans l’ile voisine
dite de St-Christophe maintenant unie
à celle de S.t-Michel, et nous offre des
chapelles d’une bonne architecture, qui
servent de tombeaux à d’illustres per-
sonnages. Pour le service de l’église
êt du cimetière, il exisle une société de
Pères Réformés, établis dans le couvent
voisin de l’église de Saint Michel, qui
appartenait autrefois aux Camaldules,
ordre qui a donné beaucoup d’hommes
illustres par leur savoir et par leurs ver-
ius. Nous citerons entre autres le Frère
Mauro cosmographe, auteur du plani-
sphère qu’on voit dans la Bibliothèque
Royale de Saint-Marc. Le Cardinal Zur-
la, et S. S. le Souverain Pontife Gré-
goire XVI surtout, appartenaient aussi
à cette société, dans laquelle ils se sont
distingués par leur savoir.
. VISITA CIMA:
Per questa visita v’ha mestieri della gon-
dola giacchè con essa si fornisce il
giro delle isole adjacenti alla cità di
Venezia.
ISOLA DI S. MIGHRLE DI MURANO,
Sono in quest’ isola che giacciono
nell’ eterna quiete della morte que’ che
a Venezia alla natura cedettero. Que-
sto cimitero fu posto in comunicazio-
ne con l’altro già esistente nella vi-
cina isola di S. Cristoforo di presente
congiunta con questa di S. Michele.
Trovansi in esso ben travagliate cap=
pelle pe’ tumuli .d’ illustri personaggi.
Pel servigio della chiesa e del cimitero
è ora stabilita una società di P. P. Ri-
formati nel convento adjacente alla chie-
sa di S. Michele ch’era un tempo Ce-
nobio di monaci Camaldolesi, il quale
diede molti illustri soggetti per virtù,
e per sapere. D’ infra questi puossi an-
noverare quel Fra Mauro cosmografo
autore del Planisfero che vedesi nella
R. Biblioteca di S. Marco. Negli ultimi
tempi appartenevano. a quella società, e
vi si segnalarono pei loro studj il Car»
dinale Zurla, e più ancora S. S. il som-
mo Pontefice Gregorio XVI.
— 250 —
Eglise de Saiut-dIUichel.
Moro Lombardo, fils de Martin, fut, à
ce qu’on croif, l’architecte de cette
église, bâtie en 1466.
Sa facade, enrichie d’ornements exquis
en marbre, est très-élégante; les bas-
reliefs qu’on admire autour du por-
tai), sont attribués à Ambroise d’Urbin.
Cependant le Chevalier Cicognara les
croit, non sans fondement, l’ouvrage
des Citrini de Venise.
Dans l’église, au-dessus du portail,
vous apercevez le monument du Cardi-
nal Jean Dolfin, qui mourut en 1622.
Une partie des sculptures dont ce mo-
nument est embelli, ont. été exécutées
par le cavalier Bernini.
Le choeur, incrusté de beaux mar-
bres, sculptés avec beaucoup d’art, a
été construit non-loin de l’entrée prin-
cipale.
Après le choeur, sur Je mur à gau-
che, vous lirez l’épitaphe du moine
Eusèbe, composée par Alde Manuce, et
gravée en 1502 sur une pierre, embel-
lie de belles sculplures.
Le grand’chapelle est ornée aussi de
marbres précieux et de sculptures, et
les murs latéraux vous offrent: à droite
— le serpent élevé par Moïse —, d’An-
toine Zanchi; et à gauche, un tableau
représentant — ladoration du Veau
d'or —, de Grégoire Lazzarini,
Ce ne sont pas au reste les seuls ta-
bleaux , sculplures et inscriptions que
cette église renferme.
Du côté à gauche, en entrant par le
portail, on passe à une chapelle voisi-
ne, dite
Chiesa di S. Michele
È opinione fosse architetto di que-
sto tempio nel. 1466. Moro Lombardo
figlio di Martino. |
Elegantissima n° è la facciata, e ricca
di finissimi ornamenti in marmo, I bas-
sì rilievi d’intorno alla porta si attri-
buiscono ad Ambrogio da Urbino. Il
Cav. Cicoghara però mise fuori buone
ragioni per farli credere opere de’Gitri-
ni di Venezia.
In chiesa sopra la porta maggiore
v’ ha il monumento del Cardinale Gio-
vanni Dolfin che nel 1622. moriva. Il:
Cav. Bernini ebbe parte nelle sculture
che lo adornano.
Il coro è costurito a mezz’aria poco
lungi dall’ingresso principale, incrosta-
to di fini marmi scolpiti con eleganza,
e somma accuratezza.
Trapassato questo coro si vede sulla
parete della chiesa a mano sinistra —
È iscrizione sepolcrale — del monaco
Eusebio composta da Aldo Manuzio,
incisa in una lapide adorna di belle scul-
ture. Opera del 1502.
La cappella maggiore. é decorata e-
ziandio di scelti marmi e sculture, e le
pareti laterali mostrano a destra — #7
Serpente innalzato da Mosè — pittura di
Antonio Zanchi; ed a sinistra —; 24
dorazione del vitello d’oro — di Grego-
rio Lazzarini.
Nè sono queste le sole buone pitture,
sculture ed iscrizioni che conti il tempio,
Dall’ angolo a sinistra di chi entra
per la porta maggiore si passa nella
vicina.
— 251 —
Chapelle Duniliennes
L'architecte Guillaume Bergamasco
construisit cette chapelle en 1530.
Elle a quatre façades uniformes d'or-
dre corinthien ; et les portes, ainsi que
les niches, sont richement ornées. Cette
chapelle tire son nom d’un legs que
Marguerite Miani fit en faveur de son
érection. Sa forme hexagone, l’élégan-
ce de sa construction, de même que
l'endroit où elle s’élève. forment un
ensemble fort agréable aux yeux.
Trois autels et trois portes se sui-
vent alternativement dans ses six faca-
des’ intérieures d’ordre corinthien,
Le vestibule, qui unit cette chapelle
à l’église, est u n joli pentagone, embelli
au-dedans de cinq colonnes ioniques
en spirale.
De l’ile de Saint Michel, on passe
dans celle de Murano. i
xp pella Emi law.
Fu Gillielmp Bergamasco l’architet-
to di questa fabbrica che nel 1530 for-
niva.
Dessa ha quattro facciate uniformi
d’ordine corintio, porte e nicchie orna-
tissime. Questa cappella prende il suo ap-
pellativo dal lascito disposto da Marghe-
rita Miani per) la sua erezione. La sua
figura esagona , la leggiadria della sua
costruzione, il punto in cui sorge, tutto
ciò forma un assieme piacevolissimo
allo sguardo.
Tre altari e tre porte si. alternano
nelle sei facciate interne, tutte d’ordine
corintio,
Il vestibolo che unisce questa cap-
pella alla chiesa è un elegante Penta-
gono internamente adorno di cinque co-
lonne joniche lavorate a spira.
Dall’isola di S. Michele si va a quel-
la di Murano.
e osa
ILE DE NURANO.
Murano, autrefois dite Amuriano, était
_ une des îles principales de Venise. Elle
est étendue et coupée en deux par un
large canal, où s’élèvent et s’abaissent
rapidement les eaux des marées, qui
servaient autrefois à une grande quan-
tité de moulins. Anciennement on frap-
pait à Murano cent-et-une pièces de mon-
naie d’argent, qui portaient gravées les
armoiries des chefs du conseil de cette
ile, ainsi que les armes de ce bourg,
avec une légende. Murano a été gou-
vernée d’abord par des :tribuns; puis
par des régisseurs ducaux, et plus tard
“ISOLA DI MURANO.
Murano che anticamente chiamavasi,
Amuriano era una delle principali ve-
nete isole. Murano è estesa e divisa in
due parti da un largo canale in cui con
grande velocità salgono e scendono le
maree che in altri tempi ponevano in
movimento quantità di mulini. Parlan-
do sempre dei tempi antichi, Murano
batteva annualmente cent’ una moneta
d’ argento cogli stemmi’ de’ suoi primati
del consiglio, coll’arma della terra, e
propria leggenda. Tribuni prima, indi
gastaldi ducali, e più tardi un Podestà
ressero Murano. Fu popolata assai, ed
36
— 282 —
par un maire ou podeslat. Elle était.
fort peuplée, et une des plus grandes et
des plus charmantes îles de Venise. On
y voyait épars cà et là des myrtes, des
cyprès et des lauriers, qui offraient,
même en hiver, un spectacle ravissant,
et des habitations magnifiques, de ri-
ches palais bien conservés, des jets
d’eau, des fontaines, des orangers, des
citronniers et d’autres arbustes odorifé-
rants, qui embaumaient l’air. Parmi les
jardins de cette île on compte ceux de
Navigero et de Cornaro.
Murano renferme aujuord’hui encore
des fabriques de cristaux, de verroteries,
de glaces , de jayets, etc., objets qui
étaient autrefois d’une grande importance
pour le commerce vénitien.
Voici quelles sont les principales fa-
briques de cette île:
Peres eb Oris Eau,
La fabrique de Cessionari Marietti occu-
pe 230 personnes.
Perl sou
etles, couterres ch emawæ.
La fabrique de Pierre Bigaglia
occupe go ouvriers
Celle de Dal Mistro
Errera et Comp. » 80 »
Et celle de Coen et Comp.
” 32 ”
Glaces de WIYOLYA, uouwnmees Quai.
Cette fabrique, qui occupait autre-
fois environ 150 ouvriers, ne travaille
presque plus maintenant.
oltre essere stata come si disse una fra le
più grandi isole dell’ estuario fu ezian-
dio una delle più amene. Quà e là tu
vedevi mirti cipressi lauri che anche
nella stagione invernale ti offerivano
bellissimo uno spettacolo; vi scorgevi
magnifiche abitazioni, ricchi palagi col-
tivati, getti d’acqua, fontane; financo gli.
aranci, i cedri, ed altri arbusti e fiori
impregnavano l’aria degli odori i più
soavi. Infra i giardini si enumerarono
quelli del Navagero, e del Cornaro.
Parlando poi di Murano a’ tempi pre-
senti meritano in essa osservazione, le
fabbriche de’cristalli, vetri, specchi,
contarie, e simili articoli, sorta di ma-
nufatti che nei tempi andati ridonda-.
vano a sommo vantaggio del veneziano
commercio,
Le officine principali sono le seguenti:
Weta e Sets balli.
Cessionari ditta Marietti operano per-
Smentita ‘utt. NERO
Perle coutevie e Swalki.
Pietro Bigaglia operano persone. 90
Dal Mistro Errera e Comp. . » 80
CorntetComp et en
Lastre da specchi dencowiwalbe Quasi,
Una tal fabbrica impiegava in ad-
dietro circa 150 operai ora trovasi qua-
si inattiva.
rem 0-00
+
— 983 —
Eglise de S.t iete-et_S.t-Paul,
Les chroniqueurs ne nous apprennent
pas le nom de l’architecte de cette égli-
se, érigée en 1509.
A droite, en entrant, vous voyez:
Le premier autel, renfermant un ta-
bleau peint par Palma et représen-
tant — Saint Blaise sur un trône en-
touré de plusieurs Saints. — i
Le second autel, où-l’on admire une
peinture exécutée lan 1607 par Fran-
cois Santa Croce, et reproduisant —
La Vierge Marie, un Ange et deux
Saints.
Après le second autel, vous apercevez
un tableau peint par Jean Bellino en
1488, et qui vous offre. — La Vierge
Marie sur un trône, deux Anges, le Do-
ge Augustin Barbarigo agenouillé et d’au-
tres personnages.
Après le troisième autel vous admi-
rez un autre tableau, représentant —
Saint Jérôme au désert —, par Paul
Véronèse.
Dans la grand’chapelle, sur les murs
latéraux, on voit : à droite — Les INo-
ces de Cana — et à gauche — la
multiplication des pains et des. poissons
— ; ouvrages exécutés tous les deux
par Barthélemy Letterini, l’an 1921. Le
tableau, qu’on aperçoit derrière l’au-
tel, reproduit — Jésus-Christ déposé de
la Croix — et a été peint par Joseph
Dal Salviati.
Dans la chapelle à gauche de la prin-
cipale, on adinire sur le mur, à gauche, un
superbe tableau, peint par les Vivarini,
et représentant — Notre-Dame sur un
trône, Jésus-Christ et plusieurs Saints — .
Après ce tableau on en voit un autre,
reproduisant Sainte Agathe en prison,
visitée par Saint Pierre —, ouvrage de
Benoit Cagliari, frère de Paul Véro-
Obiesa dei SS, Pietro è Paolo.
Erigevasi questa chiesa nell’anno 1509
Le cronache però tacciono il nome del
suo architetto.
A destra di chi entra v’ha.
I. Altare con una pala di Jacopo Pal-
ma raffigurante — S. Biagio in trono, ed
alcuni Santi all’ intorno.--
II. Altare con una pala di Francesco
Santa Croce dell’anno 1607. porgen-
te — La Vergine un Angelo e due
Santi —
Dopo il IL altare v'ha un’ opera ce-
lebre di Gio. Bellino del 1488. che por-
ge — La Vergine in trono, due Angeli,
il Doge Agostino Barbarigo genuflesso, ed
altri personaggi. —
Dopo il III. altare ti si presenta al-
tro Quadro di Paolo Veronese con —
S. Girolamo nel deserto. —
La cappella maggiore offre sulle. pa-
reti laterali, a destra — le Nozze di Ca-
naam — a sinistra — Za Moltiplicazione
dei pani, e de’ pesci. — Pittore d’ambidue
Bartolomeo Letterini del 1721. Dietro
l’altare Giuseppe del Salviati dipingeva
la pala con — Cristo deposto dalla Cro-
Ce. —
Nella cappella presso la maggiore a
sinistra di chi guarda v' ha sulla sini-
stra parete un quadro bellissimo dei Vi-
varini con — Nostra Donna in trono,
Gesù ed alcuni Santi — e dopo questo
altro quadro porgente. — S. Agata in
carcere visitata da S. Pietro — di Bene-
detto Caliari fratello di Paolo Veronese.
Sull’ altare tiene luogo di pala un basso
= 284 —
nèse. L’autel offre, au lieu de peintu-
ves, un bas-relief en marbre dans le
style des Lombard, qui porte la date
de l’an 1495.
En sortant de cette chapelle, vous
irouvez à droite la porte de la sacri-
stie, au dessus de laquelle Léandre Bas-
sano «a peint un tableau , qui vous of-
fre — Le Martyre de Saint Etienne: —
Les murs de la sacristie sont tous em-
bellis de sculptures en bois, représen-
tant — La vie de Saint-Jean-Baptiste,
ainsi que plusieurs figures d’empereurs .
et de philosophes —-; ouvrages exécu-
tés par Pierre Morando en 1652. En-
fin sur le mur à droite en entrant, on
aperçoit une peinture de Pierre Ma.
lombra, qui nous montre — Le Pon-
üfe Clément VIII accordant des indul-
gences —. Cet ouvrage porte la date de
l’an 1604.
| Retournez dans l’église, et sur le mur
à droite, en sortant da la sacristie, vous
verrez un bel ouvrage du Basaiti, qui
reproduit — L’Assomption.
Le premier autel possède un tableau
qu’on attribue à Palma l’ancien, repré-
sentant — La Vierge Marie, quelques
Saints et le Sénateur Laurent Pasqualigo.
Après le second- autel, on admire un
tebleau, reproduisant — Ze Baptême
de Jésus-Christ —-, par le Tintoret.
Après avoir visité celle église, pas-
sez le pont de bois, qui est tout près,
puis tournez à gauche, et marchez le
long du quai jusqu’à ce ‘que vous ar-
riviez à
rilievo in marmo sullo stile dei Lom-
bardi portante l’anno 1495.
Uscendo da questa cappella trovasi a
destra la Porta della Sacrestia sopra la
quale Leandro Bassano poneva un suo
quadro offerente — Il martirio di San
Stefano — Nella Sacrestia poi intagli
di legno: ne adornano le pareti e por-
gono. — La Vita di S. Gio. Battista, e
varie figure d’imperadori, e di filosofi. —
Opere che Pietro Morando forniva l’an-
no 1652. Finalmente sulla parete a de-
stra di ch’ entra vedesi un dipinto: di
Pietro Malombra con — 1! Pontefice
Clemente VIII. che concede indulgenze —
Ha egli la data del 160f.
Ritornando in chiesa sulla parete a
destra di chi viene dalla Sacrestia ve.
desi una bell’opera del Basaiti rappre-
sentante — Assunta. —
Nel I. altare una pala che Si reputa
del Vecchio Palma con — la Vergine
alcuni Santi, ed il Senatore Lorenzo Pa-
squaligo. —
Dopo il II. altare un quadro di J.
Tintoretto col — Battesimo di G.C. —
Visitata questa chiesa si passi il vici,
no ponte di legno; indi girando a sini-
stra, e proseguendo lungo la. fonda-
menla sì arriva alla
L'Eglise des dbuges.
L’architecte de cette église est incon-
nu, de même que celui de l’autre que
nous venons de décrire : cependant nous
savons qu’elle fut bâtie l’an 1529.
Au-dessus de la porte, donnant dans
la cour, on remarque un bas-relief en
marbre qui reproduit — Z’Annoncia-
tion —, sculpture dans le style de Ja
première moilié du quinzième siècle.
Les autels à côté de la grand’chapel-
le possèdent deux tableaux, qu’on at-
iribue au pinceau du Salviati; l’un à
droite, vous offre — Le Sauveur appa-
raissant à la Magdeleine —, l'autre à
gauche — Une déposition de croix.
Le maitre-autel nous montre une
peinture du Pordénon reproduisant —
L’Annonciation de Notre-Dame.
Le milieu du plafond de cette église
représente — Le couronnement de la Vier-
ge Marie — ; et autour du même pla-
fond on aperçoit trente-quatre compar-
timens reproduisant chacun — da figure
d'un Ange, ou d'un apôtre, ou d’un pro-
phète, etc., — ouvrage exquis de Pier-
re Marie Pennacchi,
Les murs de cette église sont ornés
de grands tableaux peints par le Tin-
toret et représentant — Quelques traits
de la vie de Saint-Marc.
Enfin la sacristie est embellie de
tentures, exéculées d’après des cartons
appartenant à l’école vénitienne du sei-
xième siècle.
Retournez sur le quai que vous avez
parcouru auparavant, et marchez jusqu’au
pont, au bout duquel vous rencontre-
rez à gauche
Chiesa dogli Sougeli.
A simiglianza del tempio sudescritto
ignorasi d° architetto di questa chiesa
solo si ha che fa bbricata venisse, nel-
l’anno 1529.
Sopra la porta che da ingresso al cor-
tile merita osservazione. — L’ Annun-
ziata — basso rilievo sullo stile della
prima metà del XV. secolo.
Gli altari laterali alla maggiore cap-
pella son belli di due quadri che si at-
Salviati od alla di lui
scuola. Quello a diritta ti offre — i2
Salvatore che comparisce alla Maddale-
tribuiscono al
na — ; l’altro a sinistra — la Deposi-
zione dalla croce. —
L’altar maggiore mostra. — Nostra
Donna Annunziata — bella opera del
Pordenone. È
Il soffitto di questo tempio rappre-
senta nel mezzo — l’Incoronazione del-
la Vergine — e nello intorno veggonsi
trentaquattro comparti in.cui sono raffi-
gurati — Angeli Apostoli Profeti ec. —
opera che mena celebrità molta, dovuta
a Pier Maria Pennacchi.
Le pareti della chiesa muranese de-
gli Angeli sono adorne di quadri di
grande dimensione e che porgono — le
Azioni di S. Marco — pitture J. Tin-
toretto,
Infine la Sagrestia è abbellita da A-
razzi tessuti sopra cartoni della vene-
ta scuola del XVI secolo.
Si ritorni sulla via primamente per-
corsa, si prendi passo verso il ponte di
legno, e giunti a piedi di questo si prose-
gua per la fondamenta che ivi continua
in fine della quale, girando sulla sini-
stra, presentasi
— 286 —
L'Eglise de Saiut-Douat.
Dans cette église, ouvrage du dou-
ziéme siècle et d’architecture gréco-
arabe, on remarquera les objets suivants:
La nef du milieu, soutenue par (dix
superbes colonnes de marbre grec.
Le pavé, incrusté de belles mosai-
ques, exécuté en 1140.
A droite en entrant, au-dessus du
banc, on admire un tableau peint par
Marc Vecellio, reproduisant — La de-
, scente du Saint Esprit — et au-dessus
de la porte voisine, on voit un tableau
eu demi-lune, qui nous montre — Za
Vierge Marie, l'enfant Jésus et d'autres
figures —, ouvrage estimé, que Lazare
Sébastiani exécuta l’an 1484.
Dans la chapelle derrière le maitre
autel, vous voyez une ancona sculptée
et peinte sur bois, représentant —
L’Evêque Saint Donat, et à côté deux pe-
tites figures, qu’on croit représenter le po-
destat Memmo et sa femme, — bel ou-
vrage, exécuté en 1310. Au-dessus
de celte ancona vous apercevez une
plaque de marbre, où est sculptée 2 4s-
somption ; et au-dessus de celle-ci, vous
voyez une ancienne mosaïque qui of-
fre — La Sainte-Vierge —; ouvrage
contemporain de l'édification de cette
église. Sur les murs, on aperçoit quel-
ques débris d’anciennes peintures à
fresque.
Dans le transeps à droite, en descen-
dant de la grand’chapelle, on rencontre
un autel magnifique, dont Je tableau
reproduit — Saint-Laurent Giustiniani
célébrant le messe — par Barthélemy
Lettérini.
Après avoir visité cette église, re-
montez en gondole, et abordez à
La Chiesa di S. Douato.
Fu questa chiesa opera del XII se-
colo d’ architettura greco-araba. Si ri-
marcherà in essa gli oggetti seguenti.
La navata di mezzo merita di veni-
re osservata giacchè sostenuta da dieci
superbe colonne di marmo greco.
Il pavimento vedesi incrostato di buo-
ni mosaici, lavorati nel 1140.
A destra di chi entra sopra il banco
ammirasi — Za discesa dello Spirito San-
to nel Cenacolo — bell’opera del Ti-
ziano ; e sopra la vicina porta laterale
una mezza luna porgente. — M. 7. il
Bambino, ed alire figure — che valen-
temente Lazzaro Sebastiani pingeva
l’ anno 1484.
Nella cappella dietro 1’ altar maggiore
vedesi un’ Ancona intagliata e dipinta
in legno rappresentante — Il vescovo
S. Donato; ed a suoi lati due picciole fi-
gure che si crede possano rappresentare
il Podestà di Murano e la moglie di lui —
Egli è un lavoro bello nel suo genere,
eseguito nel 1310. Al di sopra di que-
sta Ancona sta riposta una tavola in
marmo su cui è scolpita 7’ Assunta, e su-
periormente a quest’ultima vedesi un
mosaico in forma di mezza luna che of-
fre -- Nostra Donna + lavoro che di-
cesi contemporaneo all’edificazione del
tempio. Sur li muri scorgesi alcuni
avanzi di pitture a fresco.
Nella crociera a destra di chi discen-
de dalla cappella maggiore s’ incontra,
un altare magnifico di cui la pala por-
ge -- S. Lorenzo Giustiniani che celebra
il divin sagrifizio -- Pittore Bartolomeu
Letterini,
Dopo aver visitata questa chiesa sì ri-
monti in gondola, e si passi alla vicina
— età eee
— 287 —
L'ILE DI TORCELLO.
Torcello aussi w’offrait pas autrefois
comme à présent le comble de la dé-
solation, de la tristesse et de la misè-
re. Dans ces premiers temps, elle pré-
sentait du mouvement, de la vie, con-
séquence d’une nombreuse population,
même temps que de la richesse, et ce
luxe qui est propre des anciens et sa-
ges vénitiens.
Les Torcellains étaient industrieux et
marins; leur commerce s’étendait ju-
squ’en Asie, en Grèce, et en Egypte,
et leurs expéditions maritimes leur at-
tiraient beaucoup de considération.
Torcello fournissait à la nation beau-
coup de soldats et de matelots, ainsi
que plusieurs galères. Jusqu'au trei-
zième siècle elle conserva la plus grande
splendeur, et compta vingt nobles fa-
milles environ.
Les Torcellains avaient coutume d’ac-
compagner le Bucentaure le jour de
l’Ascension avee une grande quantité
de barques, parées magnifiquement, et
ils étaient célèbres par leurs combats
à coups de poings. On voyait encore,
il y a peu de temps, un pont-jeté sur
un de ses canaux, sur la plate-forme
duquel on apercevait des creux dans le
marbre, là où les lutteurs placaient leurs
pieds. +
Parmi les édifices de Torcello qui
peuvent mériter notre attention, il faut
distinguer
ISOLA DI TORCELLO.
Anco Torcello nei tempi andati non
offeriva come offre di presente gli estre-
mi tutti della desolazione della mestizia
e della miseria. In quelle prische epo-
che presentava dessa il movimento e la
vita conseguenza di una numerosa po-
polazione ed insieme la ricchezza, e quel
lusso addatto agli antichi e sensati ve-
neti.
I Torcellani erano industriosi, e na-
viganti; commerciavano nell’Asia, nella
Grecia, e nell’Egitto e mercè la marit-
tima loro navigazione erano di molto
considerati.
Torcello forniva la nazione di molti
soldati e marinari, non che di alcune
galere. Fino al secolo decimo terzo essa
rimase nel pieno suo splendore. Con-
tava da circa venti nobili famiglie.
Aveasi in costume da Torcellani di
accompagnare il Bucintoro nel dì del-
l’ Ascensione con molti navigli parati
magnificamente, cd appo loro erano ce-
lebri i combattimenti de’ pugni. Ri-
maneva ancora, ne è molto, un ponte
attraversante uno de’suoi canali sul cui
pianerottolo si vedevano gli incavi in
marmo nè quali i pugillatori ponevano
il lor piede per fornir questa lotta.
Tra gli edificj che in Torcello me-
ritano esser veduti deensi contare
o_o
L'Eglise de la Gierge-WNazie
3 dite la Cathédrale.
Cette église fut érigée en 1008, par
les soins d’Orso Orseolo. Près du por-
La chiesa db S. Matrix chiamata
A uomo.
Erigevasi questa chiesa per cura di
Orso Orseolo l’anno 1008. Giusta l’an-
tail s’élève la chapelle du Baptistère,
suivant l’ancien rite.
Au-dehors, de mème qu’au-dedans,
on découvre aisément l’ancienneté de
cet édifice, qui révèle le goût archi-
tectonique de ces temps-là.
La nef du milieu est soutenue par
dix-huit colonnes magnifiques de mar-
bre grec, avec des bases et des chapi-
teaux d’un travail ancien et varié, et
le pavé est tout en mosaïque.
La façade intérieure, où est le por-
tail, est recouverte d’un grand ouvra-
‘ ge en mosaique, parlagé en plusieurs
compartimens. Cette mosaïque, exécu-
tée du douzième au quatorzième siè-
cle, reproduit — Les quatre fins de
Thomme, et beaucoup de sujets tirés de
l'Histoire Sainte.
A droite, en entrant, on admire un
_bénitier fort curieux par sa forme. Il
ressemble à un de ces autels anciens,
dont les païens se servaient.
Il faut observer aussi un parapet,
embelli de marbres fins et de sculptu-
res. Il renferme un espace réservé devant
le maître-autel, et forme un sanctuaire,
où anciennement pouvaient entrer les
prêtres seuls. Au-dessus de l'entrée de
ce sanctuaire vous apercevez un fa-
bleau d’argent doré, qui ornait autrefois
l’autel. C’est un ouvrage grec, qu’on
peut comparer pour le style à la pala
d’or qu’on admire dans l'église de
Saint-Marc (V. page 42).
Le choeur de cette église, formant
un demi-cercle, est composé de six hauts
degrés au milieu desquels s'élève une
chaire épiscopale, qui servait aux cha-
noines, selon la coutume du moyen âge.
‘ Le dessus de ces degrés est embelli
de mosaïques.
On remarquera aussi les fenêtres de
cette église; elles se ferment avec des
88 —
tico rito cristiano sorge esternamente
presso la maggior porta di lei la cap-
pella del Battisterio,
Siccome l’ esterno, l’ interno ezian-
dio mostra l’ antichità di questo edifi-
cio, che fa la storia del gusto architet-
tonico di que? prischi secoli.
Diciotto magnifiche colonne di mar-
mo greco con base e capitelli d’antico e
vario lavoro sostengono la navata di
mezzo, ed il pavimento è tutto lavora-
to a mosaico.
La facciata interna ov’è la porta
maggiore è intonacata da un grande mo-
saico in molti comparti. Rappresenta
esso. — I quattro INovissimi e ‘copiosa
varietà di soggetti della Sacra Storia —
Opere tutte fornite dal XII, al XIV,
secolo.
A destra di chi entra sta una pila
per l’acqua” santa curiosissima per la
sua forma. Sembra essa un’ Ara ‘antica
di cui facevano uso i Gentili.
Merita osservazione eziandio un pa-
rapetto di fini marmi e sculture. Esso
chiude uno spazio «d’innanzi all’altac
maggiore, e forma il Santuario acces-
sibile anticamente ai soli Sacerdoti. So-
pra l’ingresso di questo Santuario ve-
desi una — Pala d’argento dorato —
che decorava anticamente 1° altare. Egli
è un lavoro greco che puossi equiparare
alla maniera della pala doro di S. Mar-
co ( Vedi pag. 42).
Semicircolare è il coro composto di
sei alti gradini di marmo, in mezzo ai
quali sorge una Cattedra Episcopale.
Serviva agli usi canonici secondo il rito
del medio Evo. La volta sopra questi
gradini è adorna di musaici,
c . ° °
E da osservarsi eziandio le finestre
di questo tempio che si chiudono con
— 989 —
de marbre à la manière orientale, tour-
nant sur des gonds de fer.
valve di marmo a mò. orientale, le quali
girano sopra cardini di ferro,
Da questa chiesa si passi al vicino
men Ce GO cn
Eglise de S.te SATO
C’est un petit bâtiment du neuviè-
me siècle, érigé, à ce que disent les
chroniqueurs, avec les débris des édi-
fices démantelés de PAltino voisin. Sa
construction est fort élégante, et il pa-
raît que le Scarpagnino et le Sansovi-
no l’ont étudiée et imitée dans l’érec-
tion des églises de Saint - Géminiea,
qui ne subsiste plus, et de Saint-Jean
l’Aumònier. L'église S. Fosca est ornée
de colonnes, de bases et de chapiteaux,
et peut être cilée comme un ouvrage
fort estimable.
fre Saiut-budté,
Vis-à-vis du rivage, appelé Zio, on
aperçoit ce château, élevé pour la dé-
fense de la capitale ; commencé en 1545,
il fut achevé en 1571, sous le dogat
d’Aloïs Mocenigo, par Michel Sammi-
cheli. C’est un édifice élégant, magnifi-
que et solide. Il forme un pentagone,
armé de quarante embrasures pour des
canons de gros calibre qui tirent à
fleur-d’eau. Au milieu se trouve un ba-
stion, orné d’une facade avec trois arcs
doriques, dont l’un sert d’entrée prin.
cipale.
Cewpietto à S. La 04ca,
Egli è un piccolo edificio del IX se.
colo, eretto, a detta degli storici, coi fram-
menti delle distrutte fabbriche romane
della vicina Altino, La sua struttora è
molto elegante. Sembra che lo Scar-
pagnino ed il Sansovino l’ abbiano stu-
diato, ed imitato nella erezione delle
chiese di S. Geminiano che non è più
e di S. Giovanni Elemosinario. Il tem-
pio torcellano di S. Fosca è adornato
di colonne, basi, e capitelli di marmo
greco; e tutto offerente gli estremi di
buon lavoro.
Da quest’ isola rimettendosi in barca
si prenderà la via verso il porto del
Lido alla cui imboccatura si troverà.
she Castello di S. Aowdrea,
Dirimpetto al lido chiamato di Lio
irovasi questo castello eretto a difesa,
della capitale. Veniva esso cominciato
nel 1545, e compiuto nel 1571 sotto il
Doge Alvise Mocenigo, e n’ era archi-
tetto Michele Sammicheli, Egli è un
edificio magnifico elegante, e della mag-
giore solidità. Presenta cinque facce con
quaranta cannoniere ad uso di pezzi di
grosso calibro che tirano a fior d’ac-
qua. Nel suo mezzo poi porge un ba-
stione decorato di prospetlo con tre ar-
chi dorici uno de’quali serve d’ingres-
so principale.
37
— 290 —
Ce château offre un point de vue
vraiment pittoresque et varié. L’élégan-
ce de son architecture, la majesté de
la mer dont les flots se brisent à ses
pieds, la beauté des champs cultivés du
Lido voisin qui présentent la plus rian-
te verdure, tout contribue à y former
un spectacle ravissant.
Les anciens Vénitiens avaient une
affection particulière pour les rivages
qui entourent leurs lagunes, rivages fort
bien cultivés et fort peuplés. Toutes
les chroniques parlent des boeufs et des
moutons qui y paissaient, du froment,
de l’orge, des vignes, des fruits, etc.
qu'ils produisaient.
Les tièdes brises de mer et la qua-
lité du terroir y sont aujourd’hui en-
core favorables à presque toutes les es-
pèces de végétaux qui, bien que leurs
racines s’étendent parfois jusqu’au bord
méme de l’eau salée, n’en souffrent nul-
Tement et croissent au contraire vigou-
reux et féconds. Enfin les fleurs, qui
ne sont pas un des moindres ornements
de cet agréable lieu, offrent une source
de profits considérables à leurs cultiva-
teurs, qui les envoient vendre dans la
capitale.
Une preuve de la diligence avec la-
quelle on cultivait jadis ces bords, sub-
siste aujourd’hui encore dans les tu-
yaux qu’on y a déterrés dernièrement,
et qui servaient à conduire l’eau d’un
endroit à un autre, de même que dans
les vases de bois où on la conservait
le long des allées. Les chroniques ajou-
lent que les récoltes y étaient fort
abondantes: le produit des vignes sur-
tout était fort considérable, attendu la
fertilité extraordinaire de ces rivages,
et formait une branche importante de
commerce pour les anciens Vénitiens.
Questo castello per il punto in cui è
posto offre una vista veramente pitto-
resca e variata. La leggiadria del suo
gusto architettonico, la solennità del ma-
re le cui onde si frangono sulle di lui
mura, l’amenità che ti presentano 1
coltivati parevoli della più orgogliosa
verdura del vicino lido di Lio, è uno
spettacolo daddovero sorprendente.
Gli antichi veneziani avevano in mol-
to pregio i lidi onde scorgevano attor-
niate le loro lagune, siccome quelli i
quali erano coltivatissimi, ed abbonde-
volmente popolati. Le cronache tutte
parlano de’ buoi, delle pecore che vi
pascevano, del frumento, dell’orzo, del»
l’uve, delle frutta che in essi racco-
glievansi.
Il tepore dell’ aria marina, € la qua-
lità del terreno tornano anche a di no-
stri propizii pressochè a tutta sorte di
vegetabili i quali comechè alcuna fiata
colle loro radici giungano a toccare l’ac-
qua marina pur tutta volta non la te-
mono e crescono rigogliosi, e danno
abbondanti i ricolti, I fiori poi non
solamente fanno quivi di se vaghissima
mostra, ma recisi dal loro stelo recano
eziandio un guadagno ingente ai loro
coltivatori per la vendita che nella ca-
pitale ne fanno.
Dell’antica litorale coltivazione for-
mano prova i iubi disotterratisi a certi
tempi che servivano a condurre l’ acqua
da luogo a luogo; come pure ì vasi lin
gnei che la conservavano qua € là in
mezzo alle ajuole. Dalle cronache ab-
biamo che copiosissime erano le messi;
abbiamo che importantissimo era il pro-
dotto che davano le vigne, e le vendem-
mie in settembre, e che finalmente la
mercè della fertilità de’ veneti lidi gran-
de guadagno i vecchi veneziani face-
vano. I pini che felicemente vi cresco-
no e di leggieri si moltiplicano davano
— 294 —
Les pins, qui y croissent et s’y mul-
tiplient rapidement, ajoutaient une nou-
velle importance aux produits de ces
rivages, et leur bois avait formé une
des branches principales du trafic pri-
mitif de Venise. Il est peu d’arbres
qui, comme le pin, s’accommode de tous
les terreins, (résiste à toutes les tem-
pétes, et croisse heureusement dans les
climats les plus chauds, ainsi que dans
les plus froids. On le retrouve en
effet aussi vigoureux sur les sommets
glacés des Alpes que sur les côtes brù-
lantes de la mer. — Les anciens Vé-
nitiens se montraient fort sévères en-
vers quiconque les arrachait on les en-
dommageait ; des lois et des chatiments
exprès punissaient le coupable. Mainte-
nant encore les rivages et les îles de
Venise produisent ioute sorte de végé-
taux, et en telle quantité qu’on peut
avancer hardiment qu’il n’y a pas une
ville en Italie où ils se vendent à aussi
bon marché qu’à Venise.
Entre autres îles voisines du Lido,
nous citerons celles qui suivent.
ad essi un vantaggio invero d’ alta fat.
ta ; anzi il legname che da questa pian-
ta ricavavano avea costituito un ramo
del loro primo commercio. Difficile è
rinvenire un albero che come il pino
ritrovi simpatico ogni terreno, che re-
sista ad ogni procella, cresca, e vegeti
tanto al sommo caldo quanto al freddo,
il perchè tu lo vedi prosperare e sui
gelidi cigliari dell’alpi e sugli infuocati
lidi del mare. I veneziani erano seve-
rissimi con colui, fosse qualsivoglia, che
li sterpava o danneggiavali ; e v’erano
leggi e pene emanate a danno dei con-
travventori. Anco di presente eziandio i
lidi veneziani non che le isole offrono
tutta sorta di vegetabili, ed in quantità
tale che senza tema di errare puossi
asserire non v’abbia città d’Italia che a
migliore, e più discreto prezzo di Ve-
nezia li offra.
Percorrendo le Isole vicine al Lido
converrà approdare alle seguenti.
rr 0
Ile du i ne azateb,
La république vénitienne fit bâtir dans
cette ile l’an 1423, quelques édifices,
destinés à recevoir les pestiférés et qui
devinrent par la suite un lazaret pour
les marchandises provenant de pays su-
spects, ainsi que pour les individus qui
venaient de ces mêmes pays, et qui y
purgeaient leur quarantaine. Le Vieux-
Lazaret est intéressant sous beaucoup
de rapports, et surtout sous celui de
la police sanitaire qui y est exercée
avec beaucoup de vigilance et de sagesse.
Lazzaretto Picchio,
La repubblica veneta nel 1423 faceva
fabbricare su quest'isola alcuni edifi-
zii per ivi accogliere, e governare gli ap-
pestati. Divenne poscia questi il luogo
ove si espurgano le merci provenienti da
paesi sospetti, ed ove scontano lor con-
tumacia anco le persone che arrivano
da quelli. Il Lazzaretto vecchio è inte-
ressante per molti oggetti ed in ispe-
cieltà per la polizia sanitaria che vi si
trova stabilita, e diligentemente prati-
cata,
reg memes
— 292 —
Sle de Saint - Lazare,
4
A une époque fort reculée, celte île
servait de lieu de refuge aux lépreux.
Plus tard, le sénat de Venise la con-
céda à la congrégation des moines ar-
méniens de l’ordre de Saint Antoine
abbé. Méchitar ayant rendu d’impor-
tants services à ces religieux, la con-
grégation prit le nom de méchitariste.
Ces moines s’y établirent en 1717, et
depuis ils ont toujours été fort bien
vus à Venise. Leur asile fut toujours
respecté, même par tous les gouvérne-
ments divers qui succédèrent à celui
de la république.
L'église de cette ile est ornée de
peintures estimables ; dans le couvent,
on remarque entre autres choses pré-
cieuses: — Une bibliothèque nombreuse — ,
riche surtout en manuscrits orientaux,
— Une momie Esyptienne —, Un papy-
rus antique — en caracières birmans, —
un cabinet de physique et d’histoire natu-
relle, — et une imprimerie fort réputée —,
d’où sortent d’élégantes éditions en di-
verses langues, et surtout en langues
orientales.
Ile de S. a Servolo.
Au VIII siècle, celte île était habi-
iée par des moines qui furent transfé-
rés ensuite dans l’abbaye de Saint-Hi-
larion, l’an 816, abbaye fameuse dans
les histoires vénitiennes de ce temps,
et dont l’auteur de ce livre a parlé lon-
guement dans un autre ouvrage sur les
antiquités vénitiennes (r). Cette île fut
() Tableau historique de Venise.
i
Isola di S.
Nei tempi rimoti
Lazzaro.
era in quesl isola |
affetti dalla lebraj |
coll andare però del tempo il Senato
veneto la concedeva alla Congregazio-
che accoglievasi gli
ne de’ Monaci armeni dell’ ordine di San
Antonio Abate, Certo Mechitar fu be-
nemerilo assai per questi monaci, il
perchè tale Congregazione prendeva il
nome di Mechitarista. L’anno in cui
presero stanza dessi in quest’isola fu
nel 1717; e furono sempre ben veduti,
ed il loro asilo fu mai sempre rispetta-
to anche da tulli i governi alla veneta
repubblica succeduti.
La Chiesa di quest’isola, è adorna di
buone pitture, e nel convento vi si tro-
vano degni di osservazione — Una co-
piosa Biblioteca — ricca di codici orien-
tali, — Una Mummia egiziana. — Un
antico Papiro in caratteri birmani. —
Un Gabinetto di Fisica, e Storia natu-
rale. — Una Stamperia pregiatissima, e
da cui escono eleganti edizioni in varie
lingue, e particolarmente orientali. —
Isola db 5, Secvole.
Nel secolo ottavo aveano qui stanza i
Monaci che poscia furono trasportati nel-
l’Abazia di S. Ilario nel 816. Quest’ A-
bazia è famosa nelle venete storie di quei
tempi, e di cui noi parlammo lunga-
mente, e deltagliatamente in un’ altra no-
stra opera risguardante le cose antiche
veneziane (1). Fu poscia abitata da mo-
{1) Quadro storico di Venezia.
habitée ensuite par des religieuses, et
plus tard, c’est-à-dire en 1716, cédée aux
Révérends Pères Iospitaliers, vulgai-
rement dit Faites du bien, frères, (Fat-
te bene fratelli) qui l’habitent encore
présentement et y soignent 250 fous
et 100 malades,
le de Saut - Cent
Selon les chroniques, cette ile fut
créée (c’est le mot) en 1131 par un
certain Pierre Garilesso, qui y établit
un hôpital. Par la suite, elle devint la
propriété des patriarches de Grado, et
fut achetée plus tard par les chanoines
réguliers, dits alors de la Charité qui la
cédèrent, avec la permission du gou-
vernement, aux Pères hermites Camal-
dules de Rua, l’an 1644. A l’époque
où la république vénitienne tomba, tout
changea d’aspect, et l’île de Saint Clé-
ment ressentit elle aussi les conséquen-
ces de l'occupation francaise. Parlons
maintenant brièvement de tout ce que
l’église offre de remarquable.
Au-dessus de la grand’porte, on voit
le mausolée de Jérôme Gradenizo, pa-
triarche d’Aquilée.
Dans les deux bras du transeps, à
droite : — l’doration des bergers —, de
l’école de Bassano, et à gauche: — La
visite des rois mages —, ouvrage de Laz-
Zarini.
Dans la chapelle du transeps, à gau-
che, on aperçoit sur le mur à gauche
un tableau, représentant — Suint- Ro-
muald qui présente l'habit à Saint Pierre
Orséolo —, ouvrage du Padoanino, fort
endommagé par l'humidité,
ÈS
Ke]
GA
nache, e più tardi cioè, nel 1716 la si
concedeva ai PP. Ospitalieri detti vol-
garmente fate bene fratelli i quali Pabi-
tano tultavia e ricovrano 250 pazzi, €
100 infermi.
I sola dl SI Cfeueute,
Se diamo retta alle storie, quest’ iso-
la veniva eretta da certo Pietro Gari-
lesso 1’ anno 1131 che quivi poneva uno
Spedale. Coll’andare del tempo diven-
ne proprietà dei patriarchi di Grado,
indi acquistata dai canonici regolari det-
ti allora della Carità questi dietro pub-
blico beneplacito la cedevano a’ Padri
Eremiti Camaldolesi di Rua, Ciò acca-
deva nel 1644. A’tempi ne’ quali cadde
ia veneta Repubblica tutto cangiò d’ a-
spetto, e l’isola di S. Clemente sentì
anch’ essa le conseguenze della rinno-
vazione francese. Veniamo ora su quan-
to è da osservarsi nella chiesa.
Sopra la porta maggiore il mausoleo di
Girolamo Gradenigo Patriarca di Aqui-
leja.
Nelle due braccia della crociera a de
stra — L’Adorazione de’ Pastori — Scuo-
la di Bassano, ed a sinistra. — La vi-
sita dè Magi — del Lazzarini.
Nella cappella della crociera a sini-
stra vedesi sulla parete pure a sinistra
un quadro con — S. Romualdo che porge
l'abito dell'ordine a S. Pietro Orseolo. —
Opera del Padoanino, guastata però
molto dall’umidità.
— 294 —
De chaque côté de -l’arcade qui con-
duit au maitre-autel, il existe deux mo-
numents pareils, élevés l’un à Pierre,
Pautre à Georges Morosini, et gravés
par Juste de Curt. Derrière le maitre-
autel, on voit: — La Sainte Maison de
Lorette — enrichie de marbres afri-
cains et de sculptures, portant la date
de l’an 1616. Derrière, on trouve un bas-
relief en, bronze, reproduisant: — la
Naissance de J. C.—, ouvrage de Joseph
Marie Mazza de Bologne.
Nous voici enfin arrivés au terme de
notre tâche; nons avons décrit tout ce
qui nous resle de cette ville fondée, non
sur le sang et les larmes, mais par l’a-
mour et la reconnaissance envers Dieu
qui, au milieu du désastre général, a-
vait daigné protéger les habitants de
Venise (1). Nous pouvons comparer har-
diment la position des anciens vénitiens
à celle des Troyens. Un chef, fameux
entre tous par sa valeur, servait de gui-
de à des hommes résolus de verser leur
sang pour la défense de la liberté, et
le siége de sa domination était plus re-
commandable par sa simplicité que par
l’abondance des richesses et des orne-
ments. Les herbes, les fruits, les bêtes
sauvages et domestiques, fournissaient
aux besoins de sa frugale table. C’était
le secours de Dieu qui protégeait alors
Ja force, et la fraternité se reliait à l’a-
mour de la liberté. Les passe-temps les
plus doux, c’étaient l’aspect de la na-
ture, les récits des vieillards, les chan-
sons des amoureux, et les ovations de
la victoire, Ensuite, la simplicité des
premiers vénitiens se modifia, el Ja ci-
vilisalion romaine passa en eux, pour
ainsi dire, alors que, l’empire d’Occi-
dent étant tombé et les barbares déso-
lant l'Italie et tous les habitants de la
(1) Botta, Histoire d’Italie.
Ai due lati dell’arcata che mette al»
l’altar maggiore sonvi due monumenti
consimili 1’ uno di. Pietro 1’ altro di
Giorgio Morosini scolpiti da Giusto de
Curt. Dietro l’altar maggiore osserva-
si — la Santa Casa di Loreto — ricca
di marmi africani e di sculture portan-
te l’anno 1646. Nel lato posteriore del-
la medesima trovasi un basso rilievo în
bronzo porgente — la Natività del Na
zareno — Opera di Giuseppe Maria
Mazza da Bologna.
Eccoci giunti al fine della nostra in-
trapresa cioè di descrivere iutto quanto
ci resta di quella città a cui dava o-
rigine non sangue nè pianto sì |’ amore
e la gratitudine verso Dio che in mez-
zo all’ universale trambusto era stato
cortese di salute agli abitatori di lei (1).
Noi possiamo senza tema di errare pa-
ragonare la condizione degli antichi vi-
niziani a’ trojani. Un capo che meglio
si distingueva per belliche virtù era
seguito da gente volonterosa di ver-
sare in guerra il proprio sangue per
difendere la libertà. Questi aveva il seg-
gio della sua dominazione più pregiato
per la semplicità degli addobbi che per
profusione di finissimo travaglio; e di
ricchezza. Le erbe, le frutta, le bestie
selvaggie, e domestiche procacciavano
la prima mensa. Il conforto degli Dei
era allora che proteggeva la forza ; e la
fratellanza stava in relazione dell’amore
della libertà. I trastulli erano i
della natura, i racconti dei vegli, le can-
zoni degli amanti e le ovazioni delle
vittorie. Si modificò la semplicità dei
primi veneti e la romana civiltà quasi
diremmo passò in essi, chè ceduto l’im-
pero d’occidente, e desolando i barbari
popoli 1’ Italia e tutti gl’ abitatori della
Venezia terrestre, questi lasciate le pa»
risi
(1) Botta Storia d'Italia.
— 995 —
Vénétie continentale, ces derniers dû-
rent, abandonnant leur patrie, se réfu-
gier dans les marécages de l’Adriatique.
Et là, tirant parli des connaissances,
unique héritage que leur avaient laissé
leurs ancêtres, ils surent se créer des
ressources mieux faites pour leur exi-
stence. Alors la nation vénitienne se
montre à nous sous un nouveau jour ;
elle n’est plus simple et rustique com-
me autrefois, mais instruite et civilisée,
elle n’est plus impuissante et inconnue,
mais formidable et célèbre.
Les Vénitiens, qui n’entreprirent
d’autres ouvrages que ceux de l’amour,
sont passés-maîtres en fait de morale.
Réunis ensemble sur ces ilots, ils te-
naient des assemblées lorsque le besoin
l’exigeait et y proposaient les motifs
qui demandaient l’emploi des forces
communes pour obtenir le bien de tous,
sans tracas, sans querelles, sans riva-
lité, Tous étaient frères l’un de l'autre,
eb ils se parlaient en frères de l’amour
de la patrie, qui était leur unique
pensée, et l'harmonie régnait entre
eux. Ils ne se fiaient point à la fortune
prospère ; ils se défiaient en général
de quiconque n° était pas vénitien ;
ils regardaient les destins des peuples
comme semblables à ceux des indivi-
dus, et ils avaient pour maxime que de
Dieu seul vient la vérité, et non des
équivoques lumières de la terre, et que
l’amour de la religion et de la patrie
pouvait seul les élever à ce degré de
puissance, inébranlable comme un vieux
chène, qui résiste à tous les efforts des
vents. En un mot, ils vivaient heureux,
loin du tourbillon qui, se déchainant
sur l'Occident, emportait en passant
les destins et les moeurs de Rome, des-
séchait tout noble sentiment de vertu
en Italie, et mélait le sang italien avec
celui des barbares, Nation fortunée qui
trie si posero al salvo sulle maremme
dell’ Adria dove traendo essi partito
dalle idee, unico retaggio che da loro
maggiori aveano acquistato, seppero tro-
var mezzi più propri al loro vivere.
E qui ci si presenta in altro aspetto la
veneta gente; non più semplice, e ru-
slicana ma ammaestrata, ed incivilita ;
non più angusta ma ampla; non più
inosservala, ma conosciuta, e riverita.
I veneziani, che non intrapresero al-
tre opere che quelle dell’amore sono i
maestri della morale. Aggregati essi e-
rano assieme sulle isole, e ne’ primi loro
bisogni si raunavano, e proponevano
nell’ adunanza i motivi che avrebbero a
muovere le loro forze per conseguire
la comune felicità senza clamori senza
astiose contenzioni senza rivalità. Eva
ciascun fratello dell’ altro, e come fra-
tello gli parlava dell’ amor della patria
primo e supremo loro pensiero, e v’era
armonia. Eglino non si fidavano della
larga fortuna; diffidavano generalmen-
te di chi veneziano non era, risguarda-
vano gli avvenimenti dei popoli simili
a quelli della vita degli uomini, ed avea-
no che solo dagli Iddii lume si trae
del vero e non dalle ambigue cose della
terra, e che solo dall’ amore di patria
e di religione polevano aspettare di cre-
scere in quella potenza che sta ferma
come robusta pianta di quercia annosa
che non serolla mai per lo soffiare im-
petuoso de’ venti. Gente beata ella era
lontana dal turbine il quale spirando
sull’ occidente ravvolgeva seco le fortu-
ne e i costumi de’Romani e disertava
d'ogni ingenua. ed alta virtù l’Italia,
mescolando il sangue italiano col feroce
de’ barbari ; gente beata ell’ era lo ripe-
tiamo che sola pura e tulta italiana se ne
— 296 —
se conservait seule pure el vraiment
italienne, florissant sur les rivages de
Adriatique à l’ombre des vertus et de
la gloire!
La nation vénitienne, considérée dans
cet état au milieu des troubles de PE-
talie, instruite par l’exemple des vicis-
situdes de ce pays, devait, pour se pré-
server de la contagion générale, être
essentiellement circonspecte, et partant
politique dans toutes ses actions, et
elle le fut. Semblable à une étoile qui
apparait sur le firmament aux matelots
assaillis par les vents et la tempête,
Venise brilla seule aux temps du mo-
yen-âge, Venise apprit aux audacieux
Italiens, instruits par son exemple, à
porter leur renommée jusque sur un con-
linent inconnu; Venise enfin, et nous
pouvons le dire à bon droit, fut la mai-
tresse de la civilisation nouvelle.
Réellement, en lisant l'histoire, on
voit dans le Vénitien antique, en gé-
néral, l'homme prudent et expérimen-
té, qui veille à son propre intérêt sans
oublier celui de sa nation, toujours prêt
à soupconner la bonne-foi de tous les
hommes, excepté ses conciloyens; qui,
robuste et expéditif, terrasse avec cou-
rage son ennemi, chérit l’honneur na-
tional , et porte au loin ses armes,
parce qu’il veut que sa Venise s’agran-
disse et s’embellisse. A l’intérieur, il
ne désire que le bien commun, et il
évite tout débat dans lPintérét de sa
chère république; il confère avec les
princes, et les aide dans tout ce qu'ils
font pour le bien de humanité, et d’eux-
memes, et pour la gloire de leurs états;
il ne néglige donc rien afin de se ren-
dre digne de l’estime publique. Voilà
le Vénitien, tel que l’ont fait les actions
mémorables de ses aieux, consacrées dans
des temples magnifiques, ainsi que par
stava sicura nei lidi remoti dell’Adria
all’ombra della virtù e della gloria.
Considerata la nazione veneta in que-
sto stato fra mezzo alle agitazioni della
nostra Italia, edotta delle vicende di
questa terra dovea essere circospetta
per guardarsi dal comune contagio ;
quindi riuscire politica in tutte le sue
operazioni, e lo fu: Era dessa come una
stella che comparisce nell’ azzurro del
firmamento a’ marina) lorchè si trovano
fra la procella e la tempesta del mar
burrascoso, conciossiachè Venezia sola
scintillò nei secoli di mezzo, Venezia
inviò coll’ esercizio della sua professio-
ne gli ardimentosi italiani, da lei am-
maestrati, a portare la fama loro sovra
un ignoto continente, Venezia infine,
e lo possiam dire a buon dritto, fu mae-
stra del novello incivilimento politico.
E daddovero in leggendo le storie
tu vedi in generale nel Viniziano an-
tico l’uomo prudente e scaltrito nelle
cose del mondo, tendere a se senza di-
menticare i beni della nazione, sempre
pronto a sospettare dell’ onestà degli al-
tri uomini fuori della sua patria ; im-
pertanto gagliardo e spedito che abbat-
te con coraggio il nemico, che ama
l’onor nazionale, che stende il dominio
amando che Ja sua Vinegia s° accresca,
e s’abbelli. AI di dentro della sua ca-
pitale egli vuole quello che è il bene,
e schiva di altercare pegli alti destini
della repubblica; conferisce co? principi,
e gli ajuta in quello che dispongono a
benefizio dell’umanità, di loro stessi,
ed a gloria de’ stati loro, e studia quin-
di ogni guisa di cose per rendersi de-
gno della pubblica benemerenza perchè
a ciò lo hanno fatto le pietose opere
degli avi che si leggono nei templi ma-
gnifici, nelle are, nella bontà e saviezza
— 297 —
la bonté et la sagesse des grands, par
la louable conduite du clergé, par de
fréquentes solennités, l’inviolabilité des
lois, les monuments de la vertu, et une
foule d’autres choses extérieures qui,
parlant puissamment à l’imagination et
au coeur, peuvent rendre un peuple lo-
yal, vertueux et bon. Enfin, à quelques
égards que l’on considère les anciens
Vénitiens, on doit convenir qu’ils ont
été la nation civilisée la plus parfaite.
Egalement éloignés de la mollesse athé-
nienne et de la rudesse spartiate, exempts
jusqu’à un certain point du péril des
luttes entre les nobles et le peuple,
libres du joug du despotisme, et gou-
vernés par un prince, représentant de
Ja nation , les Vénitiens seuls possé-
dèrent un régime gouvernemental qui
fleurit glorieux et respecté pendant plus
de quatorze siècles. Tels étaient les ti-
tres de Venise à l’admiration ; et l’Eu-
rope, après le moyen-àge, songeant enfin
que la manie des croisades n’était pas le
plus sûr moyen d’avancer dans la voie de
la civilisation, jeta les yeux sur les Vé-
nitiens qui, rassemblant les trésors les
plus précieux dans leurs excursions
maritimes, étaient arrivés à un si haut
degré de prospérité, et jugea qu’elle
aussi parviendrait à une condition pro-
spère, si elle adoptait un gouvernement
semblable au nôtre, En effet, un grand
nombre d’Etats envoyèrent des dépu-
tés à Venise, afin d’en obtenir quelques
personnages d’une haute prudence, ca-
pables d'établir un ordre heureux dans
leurs pays, moyennant de bonnes lois,
appropriées aux besoins des diverses
nations. La république de Gênes et
plusieurs autres républiques italien-
nes retirèrent les plus beaux fruits d’un
tel système; Gênes entre autres, émule
principale de Venise, arriva même à un
dei maggiorenti nell’ equa condotta del
clero, nelle frequenti solennità religiose,
nella santità delle leggi, ne’ monumenti
della virtà e della grandezza d’ animo,
ed in tante altre cose esteriori, che pos-
sentemente parlando sull’ immaginazio-
ne, e sul cuore valgono a fare degli
uomini un popolo leale virtuoso, e
buono. Infine da ogni lato tu consideri
gli antichi veneziani devi convenire
essere stati dessi la gente civile la più
perfetta. Lontani dalle mattezze atenie-
si, dalla rusticana condotta dei Lacede-
moni, scevri a certo punto dai pericoli
di cadere per conflittare di plebe con
nobili e di questi con quella, non mar-
tellati dal despotismo, ma retti non o-
stante da un principe che rappresentava
la nazione, dessi soli presentarono una
forma di governo che durò glorioso, e
riverito per civili virtudi oltre a quat-
tordici secoli. Tutto ciò faceva rispet-
tata la repubblica; e l’Europa dopo i
tempi di mezzo pensando che le cro-
ciate non erano le buone cose per te-
nersi su quelle strade che conducono
diritto a’ vantaggi della civil convivenza,
diede degli occhj su Viniziani, che sul
mare correndo raspavano il buono ed il
meglio del mondo, e crescevano in tan-
to fiore, ed avvisò troverebbe anch’ es-
sa dolci frutta se divisasse un governo
al nostro somiglievole. Diffatti molti
stati spedirono pe’ Viniziani affinchè la
repubblica inviasse loro alcuni uomini
di specchiata prudenza ad ordinare le
civili cose col mezzo di leggi provvide
secondo la postura della propria nazio-
ne. La repubblica di Genova e le altre
italiane diedero di begli esempi d’ imi-
tazione ; anzi la figlia della nostra nau-
tica la repubblica Genovese si levò a
tanto ardire di dar di cozzo con la ma-
dre; e se la fu raumiliata non cessa
38
— 298 —
tel degré de grandeur qu’elle osa lut-
ter avec sa maîtresse ; elle succomba,
‘il est vrai, mais avec gloire, et cette
victoire coûta les plus grands efforts à
Venise.
Après le XIII siècle, ltalie put
prendre un noble et sûr essor dans le
vaste champ des arts et des sciences,
et s’y avanca si loin qu’elle dépassa
les bornes anciennes. Il n’est pas une
nation parmi les modernes qui puisse
dire: « Jai été plus loin qu’elle. » Mais,
entre les Italiens mêmes, nos concito-
yens seuls pouvaient déployer une gran-
deur de créations capable de rivaliser
avec celle des Romains et des Grecs.
La place Saint-Marc, qui n’a pas d’é-
gale au monde, si fameuse par la riches-
se de ses marbres, la symétrie de leur
ordonnance, et la magnificence de sa for-
me quadrangulaire, est un chef-d’oeuvre
d’exécution et de génie. Les palais qui
s'élèvent sur les bords du grand-canal,
le pont de Rialto, etc., etc., démon-
trent éloquemment à l'étranger que les
richesses ne furent pas la seule base du
beau à Venise, mais le génie et un esprit
entreprenant aussi. Quiconque a vu
l’Arsenal, se sera formé une idée du
goût vénitien dans les arts libéraux et
mécaniques. Les objets que l’on voit à
la porte d'entrée, symboles de la force,
du génie et de la prudence, semblent
dire aux siècles que, s'ils ont quitté le
ciel où le génie les créa, ils ont été
heureux, échappant à une nouvelle ère
de barbarie, d’être transportés au sein
de Venise, ville bien digne de les mon-
Mais
c’en est assez. La bonté des choses du-
trer à l’admiration de l'univers.
re en raison directe de leur nature;
tout ce qui est bon n’est pas éternel,
et ne se change même que trop sou-
veni en mal, à cause de la perversité
DC mp oo Po een mc
siasi mostrata gagliarda contro a’ Vini-
Ziani. :
Dopo il secolo XIII. Italia potè aver
mezzi di spaziare con voli sicuri en-
tro il santuario delle arti, e delle scien-
ze, e lo discorse tanto che passò gli
antichi termini, nè fu nazione delle mo-
derne che possa dire io volai più in
suso. Ma fra gl’Italiani stessi i nostri
poteano soli sfoggiare magnitudine di
opere da poter contrapporre a quelle de’
Quiriti, e degli Achivi. La piazza di
S. Marco, di cui pari non havvi al mon-
do, la ricchezza dei marmi, la simme-
tria delle sue parti, la magnificenza di lei
è un portento di opera, e di genio. I
palagi che posero sulle sponde del gran
canale, il ponte di Rialto e via, mostra-
no al passeggero che non fu solo la
ricchezza la base del bello venetico, ma
il genio, e l’intraprendimento. Chi avrà
veduto l’arsenale si avrà formato un'idea
del gusto veneziano per le arti belle, e
meccaniche. Quelle opere che si osser-
vano sulla porta d’ingresso, simboli
della forza, del genio, o dello accorgi-
mento, pare stieno lì contro i secoli a
dichiarare alle generazioni che se lascia-
rono il cielo ove il genio le fece, la
turpe barbarie successa le fortunate
di essere state trasportate in seno ai
repubblicani di Venezia ben degni di
mostrarle perchè il loro genio si vene=
rasse. Ma or basta. La bontà delle cose
dura in ragione diretta della loro na-
tura: tutto il buono non è eterno, desso
pur troppo per la malvagia indole de-
gli uomini nel mal si permuta. Noi sia-
mo inclinati alla novità: subito che ab-
biamo soddisfatto i nostri desiderii, in-
cominciamo a voler altre soddisfazioni
— 999 —
des hommes. Nous sommes enclins au
changement ; dès que nous avons satis-
fait un désir, nous commençons à en
former de nouveaux, qui ne servent
qu’à nous rendre semblables à tout le
reste de la nature.
Enfin, nous voici arrivés au terme
de nos Scènes de Venise ou pour mieux
dire d’un Guide nécessaire à l'Etranger
qui veut connaître les moeurs et les
monuments Véniliens.
le quali non fanno altro di noi che la
somiglianza con tutte le cose della na-
tura. i
Ed ecco finite nel miglior modo che
per noi si potè lo migliore le Scene di
Venezia, e meglio la guida necessaria al
forestiero per la conoscenza dei costu-
mi, e dci veneziani monumenti,
è PRELATI CATE
x
Ç LA DEI
ia DCR ET vert
peri, 63 he
ar pasa LE
Une
Des de pu dite dii ti terthérit font diet SU VEND >
‘ps ETTI \ win
side ET
> bise sisiihra EAST mos Mean;
nié a 171 ‘an Br re fi
gi; È 4
#
INDICE GENERALE
DEGLI OGGETTI DA VEDERSI.
Abbaye (église de 1°) .
Charité) .
DI
Albanais (Ecole supprimée i
Alde Minuce (Maison d’)
André (château de S.).
— (église de S.).
Anges (église des) à Murano .
Ange Raphaël (église de 1°).
A
Abazia (chiesa dell’) . . . . Pag.
Académie des Beaux-Arts (Ecole x la Accademia Reale di belle arti (scuo-
la della Carità ) }
Albanesi (scuola soppressa degli).
Aldo Manuzio (casa di).
Andrea (castello di S.) .
— (chiesa di S.) .
Angeli (chiesa degli) in Murano.
Angelo Raffaelo (chiesa dell’) .
Antonii (degli), établissement de bains Antonj (degli) stabilimenti de’Bagni
Antonin (église de S.)
Apôtres (église des SS.) .
Apollinaire (église de S.) .
Appel (tribunal d’) . .
Armure de Henri IV.
Arétin (maison de Pierre 1’)
Arsenal ;
Athénée Vénitien.
Baïamonte,Tiepolo . . .
Balbi (palcis)faegziona —
Barbarigo (palais) . ;
Barnabé (église de S.) , .
®
Antonino (chiesa di S.).
Apostoli idem
Apollinare idem . 2
Appello I. R. Tribunale
Armatura del Re Enrico IV.
Aretino Pietro (casa di)
Arsenale .
Ateneo Veneto
B
Bajamonte Tiepolo
<eBalbi, palazzo niet oh de «4
Barbarigo S. Polo . . . .
» + Barnaba (chiesa di S.) ,
— 902 —
Basso (église de S.) . . . . . .
Bâtimens anciens et nouveaux au
Rialto, 0 |:
Bembo (palais) .
Blaise (église de S.) .
Blanche Cappello .
Bibliothèque (l’ancienne).
Bibliothèque de S. Marc
Bossu de Rialto (le) .
Ca Doro (palais) .
Camerlenghi (v. le is d Appel)
Cassien (église de S.)
Cathédrale de Torcello .
Catherine (église de Ste). E
Chapelle des fonts-baptismaux, idem.
Clocher de l’église de Notre-Dame
dell'Orto . ACC
Clocher de S. Mare . . . .
Cavalli (palais) .
Civran, idem. RIRENLE,
Colleoni (statue équestre de) .
Colonnes de la Piazzetta À
Contarini (palais) à Notre-Dame del-
lOrto . PCR on
Contarini, idem, à S. Samuel .
Contarini, idem à Saint-Eustache
Contarini degli Scrigni, idem .
Corner de la grand maison , idem,
siége aujourd’hui de la Délégation
Royale . : +
Corner (de la Reine), delia
Corner Mocenigo, idem .
Corner Spinelli, idem
Correr (le. musée ) au 2 DAS
Coup-d’oeil sur les beaux-arts à Ve-
nise .
Des édifices et des monuments, etc.
Dario (palais) . .
Douane (la) .
Basso (chiesa di S.) . Pag.
Fabbriche vecchie e nuove a Rialto. »
Bembo (palazzo) . . . . . . »
Biagio (chiesa di S.) . . . . «
Bianca WG@pello: user E.
Biblioteca antica, JO NU. . . »
Biblioteca di S. Marco . . . . »
Gobbo di Rialto. . . , , . »
C
CA Oro DARZZO). Lu . e»
Camerlenghi — vedi Appello . »
Cassiano (chiesa di S.) . . . . »
Duomo di Torcello . . , . . »
Caterina (chiesa di S.). . . . »
Cappella del Battisterio idem, . »
Campanile della Madonna dell’orto. »
— di S. Marco a i A
Gavalli®(palazzo) sint RIRES ne aero;
Givtab Were + 0 su. Le pe RS,
Colleoni statua equestre . . . »
Colonne (le due) in Piazzetta . »
Contarini (S. M. dell’orto) (palazzo) »
— (a S. Samuele) idem . . . »
2. {S.: Stae) idem MN) CE »
— degli Scrigni idem . . . . »
Corner della Cà grande residenza
della R. Delegazione (palazzo). >
— della Regina idem . . . . »
=. Mocenigo-idem. 12 NN 10.0
— Spinelli idem 0 0 0.
Correr Museo .+ .0° .+ .+ + ,: , 05
Due parole sulle arti veneziane.»
D
Delle fabbriche e monumenti ec. >
Dario palazzo 34° a ANR RES
Dogana da Mare . . . . . . »
171
106
242
142
139
= at
— 903 —
Donat (église de S.) .
Déchaussés (église des moines)
Dandolo (maison d'Henri) .
. Emilienne (chapelle) .
Escalier des Géants .
Emo (monument d’Angèle)
Eustache (église de S.) .
Etienne, idem
— (cloitre de S.).
Fabriques de cristaux et de verre .
Fantino (église de S.)
Farsetti (palais)'
Félix (église de S.)
Fenice (le théâtre de la) . .
Flangini (palais) ;
Fondaco ou bazar des Turcs .
Fosca (église de Ste) à Torcello .
Foscari (palais) .
Frari (église de Notre- Dire de)
Galvagna (palais) .
Gatterbourg, idem. es ì
Gervais et Protais (église dt Ss).
Gesuati (église des) ou de S.te M. du
Rosaire son “SUOI
Georges des nda (église de S.)
— des Esclavons (église de S.).
Giorgione (Georges Barbarelli, maison
de) na .
Grassi (palais) . . 5 7
Grimani (idem) siége ino ci na
la Direction des Postes
= à S.te M.
— à S. Paul ! ë
Goldoni (Charles, maison 19
Gozzi (Gaspard, idem) . . . . .
ormosa Cerere
Donato (chiesa di S.) .
Scalzi (chiesa desli).® . + «uu»
Dandolo Enrico abitazione . . »
E
Emiliana (cappella) . . . . . »
Scala dei Giganti 0,00)
Emo Angelo (monumento d”) . »
Eustachio (chiesa di S.) . . . »
Stefano.(idem di S.) Ra.
= (chiostro dies). ae 5
F
Fabbriche di cristalli e vetri . »
santino; (chiesa dis.) ca
Farseiti (palazzo) ora residenza del-
IRE Mic pala e e >
Heliceg(chresigdiSo) O
Eénicentieatio ei o
Filanzinui(0alizzo) i MR eus 2085
Fondaco dei turchi . . ... »
Fosca (chiesa di S.) a Torcello . »
Foscari (palazzo) a 1: Re
Frari (chiesa dent) valuti >
G
Galvagna (palazzo) . . . . . »
Gatterbourg idem. . . »
Gervasio e Protasio (chiesa à ss) >
Gesuati (chiesa dei) o di S. M. del
Rosario . . >
Giorgio de’ Cu Cet st S). 5
Giorgio degli Schiavoni (chiesa di S.)
Giorgione o Giorgio Barbarelli (abi-
lazione, di) 0 fateli Air. a
Grassi palazzo . . n di »
Grimani idem ora R. DISSI an
letRosteni 7 + oe
— a S. M. Formosa . . , .
tas Pol. LM tt na ad
Goldoni Carlo (casa di). . . . »
Gozzi Gaspare idem sure Diet aa di
+
— 804 —
Hospice des Pères mineurs
tuels Di
Hotel de la MCR
Incurables (Caserne des)
Ile de Saint-Clément.
— de Saint-Georges Majeur
— de Saint-Lazare
de Saint-Michel
— de Murano.
de S. Servolo
— de Torcello.
nni
Î
Jacques dall Orio (église de S.) .
Jardins publics
— des plantes .
— Papadopoli . dl;
Jean l’Aumônier (église de S.)
— l'Evangéliste (église de S.).
Jeunes-filles (église des).
Jean-Chrysostôme (église de S.)
— in Bragora (église de)
— et S.-Paul (église de S.) .
Jésuites (église des) .
Joseph (église de S.). .
Jabg(ezlisetde"S)a angolo
Jésus (église du Saint-Nom de)
Julien (église de S.) .
Justiniani Lolin (palais) .
— (lestrois palais). . . .
Labia (palais) Ha
Lions (les) athéniens de Te
Lycée Royal. à
Logeau pied du clocher dé Ss; Marc
conven-
H
Ospizio di minori conventuali
Regia Zecca
Incurabili (Caserma degli) .
Isola di S. Clemente,
— di S. Giorgio Maggiore
— di S, Lazzaro
— di S. Michele
— di Murano.
— di S. Servolo
di Torcello. moe, 1 4
I
Giacomo dall’ Orio (chiesa di S.).
Giardini pubblici.
— Botanico
— di Papadopoli. 3
Giovannielemosinario (chiesa dis )
— Evyangelista (chiesa di S.).
Delle Zitelle (chiesa) al
Giovanni Grisostomo(chiesa di S.).
— in Bragora idem .
— e Paolo idem .
Gesuiti (chiesa dei) .
Giuseppe idem .
Giobbe idem
Nome di Gesù idem.
Giuliano idem mo:
Giustiniani Lolin (palazzo) .
— (palazzi tre)
L
Labia idem 12,
Leoni antichi dell’ arsenale
Hicco (R.) 5 100% :
Loggia del campanile di s. Mar co.
193
293
T0
292
279
281
292
— 505 —
Lorédan (palais), à S. Luc + , .: Loredan palazzo a S. Luca . Pag. /i71
— (palais), à S. Etienne, actuelle rési- .+—- S. Stefano ora residenza del R.
dence de l'E, et R. Commandant de Comando militare della città ce
la ville et de la forteresses } +: Ont za San: + Guiner) Hrma6é
Laurent (église de S.). .. .. wo. eu Lorenzo (chiesa di S). … ét 1686
Mc: (église des.) labapnoissuh)a#iMibita idem. . de (bac) Spies
Lucie (église dé Ste)h sos tele ssDücraledénru) lle utiosatit xl io 89
M
Madelaine (église de Site) +... : Maddalena (chiesa, di. SM) : :: # 178
Malipiero: (palaisf@s@nty) og. © 0 Malipiero palazzo®tetirine 4 lei) nr
Manfrin (galerie) =. .. . cl jh séiManfrin (galleria di}, .. oui ob 180
Méthode (palais) «Logo: gite Vil Mangili (palazzo). gl sh tre 395
Hénin idem... 50 Ri lot Minin ide. 0... sind siepi
Marc (cathédrale de S) . Ops 0) Marco. (Basilica di S.) . ge «088 139
i(l'Ecole.tde SJ. arie (scuola sal S.). LL na
Marie Formosa (église de Site). . Marix Formosa (chiesa di S}, 0» 116
#4 des Frari, idem, MO .sidoone = dei rari idem. 4, © enllistess
— du Carmel, idem |. 0). 00 + del Carmine idem. | 0015) 202!
— Mater Domini, idem. . . . . — Mater Domini idem. . . . » 219
— des Miracles, idem , . . . . dei Miracoli idem... . > 118
eli dell'OntoR idem: 4... 1.0 eg dell'Orto eden Bee i eo
— de la Pitié, idem...) 04 della Pietà idem . 0.0) 010» 109
— du Lis, idem 000) 0) 00.00 2 del Giglio idem . . . . .:09p261
— de la Santé, idem... } 0, 0) + della Salute idem {-..) 40 239
Manége: à S. Boch .[% il sist) o%Cavallerizza a. Sr, Rocco? sl 1e (abs fl
Martinengo (palais) . (©. (L #4) Martinengo, palazzo. .. (0 2h ola 176
Martin (Église dé SY, CL di 2, Cv gVarinebighiesa di Sha oa
Maurice, idem n.00. a Mao I RARE
Mendiants (hôpital des). . . . . Mendicanti (Ospitale cOn dei Ta) RO
Marchands (école des) .::,. Mercanti (scuola dei) .. {1} 257
Mocenigo (palais); L00001 Mocenigo (palazzi quattro) : 4.» 170
Moïse (église de. S.).... 3 + 0 4 1.0 Moisè (chiesa di. S.) un) Lune »l289
Morolin (palais). .. + Morolin (palazzo).
N | Aa
Nicolas (église de S.). .. {4} 4 Nicolò (chiesa di S.) aylyoedlid'{ salino
Nouveau. Palais-Royal. .. 00% 1, Nuova Fabbrica del Palazzo Reale. {+ 54
P
PAR Moy à. . . 0igihyro@ oh HPAr d’ ovot, Ga MIE sd 4a
Palais des Doges { @ ib, sg9irg) gog: Palazzo Ducale, (19 nb agilob) us 49
39
Seen
— 506 —
=*qRopali . salt ie ring, auliovodBeale; EL Ri ile
Pantaléon (église de S.) . . . . . Pantaleone (chiesa diS.) , , 4 5» 213
Raul, idenilio lab Soi cobramo Paolonidenz brano), AL! of 195 235
Patriarcal (palais). LT NrstBaätrrarcale (palazzo}h 110 il al de 15168
PeSaronniden: 2. (2 dl siga aro idem . |. MET Ar
Pétrarque (maison de) . . . . Petrarca (abitazione del} * 7 oRtfe9) on
Place et la Piazzetta S. Marc (un mot Piazza e Piazzetta di S. Marco (al-
SUR CO) TROVARE PE GT HORS. cuni cenni sulla) . . ... » 98
Pienre (eglisede'S.). (Lt. MPielro (chiesafidi Si (VU. » 108
Piédestaux en bronze (les) de la
place de S. Mare , . . 0... . Pili di bronzo in Piazza S. Marco. . 68
Pisani (palais), à Saint-Etienne, . . Pisani S. Stefano (pAtzze) + ) +00 264
Pons de Rialto... {ib pivotiar). giuimbalie di sRjaltoti role) er 173
— du chemin de fer. . 4: .:— della strada di ferro...) » 189
Portémdella Carta, > fiat au PHitaldellas Carte 0.0... ob it
Porte franc ete (5 Sii) voro Franco RIS RS a
Hisons ne... .;(-£ Bb alouse) Rrigioni, 0. i e A slots
Procuralies neuves, cavie) «asgagio 1. Procuratie duoveik siii) asc ming
— vieilles . . . ss rev gf vecchie... OR. mob cina biz
Polo {maison de Karol: «iu ol Polo Marco (casa di) 4.144) » 246
R
Rédempteur (église du). . . .. + Redentore (chiesa del,SS.) . :.,1» 191
Reliques . e = Le ea ivi) hkeliquie! Sacre (collezione) i lai donl208
Rezzonico (palais) . .. ....... Rezzonico (palazzo)... ...0..1» 167
Roch {église de Sipaoil ne.a'asaiisile Rocco (chiesa. di S.) ;ioofl (204 opîaz®
matf(ceole: delB) .. . ouioui (scuola di S.), dus) vggonita 80
S
Sapredo} (palais) va. (sh Loue): ; Sagredo palazzo 20h ) 2bnwlosb
Salle du conseil des Dix . . . . Sala del Consiglio de’ dieci a) °2m0067
— du grand Conseil... . . . — del Maggior Consiglio . , . » ivi
— des quatre porles . 4 : :. — delle quattro Porte. : 1,15 58
— de l’Anti-Collége. . . . ,. + — dell’antico Collegio. . , . » 52
x iu Gollege , 0, oh ©, Gg CEI, QONEgION" Mg ale © e IS
o eta Bussola ae e PR ME delli Bassola ‘8, ©. MT. —. ‘067
des Philosophes {.@,(f.; ia) do dei Filosofi .. . {@ 4h.) calo bi
a de: REcdaati paapleli ab tr sv dello, Scudo .. .Iyrbi.sisls À use 008
des Edeclales DE MR a degli Scarlati, , .% 2 260
DINE O LMR... a . . Serchio» agg 4 EPP
— ‘du Sénat ou Pregadi , . . . "del Senato 0 Pregadi , . . » 54
ascritte Le, eo tone ‘ris Scrutipio . + ua doble
Sauveur (église de S.) . .. 0. a. Salvatore (chiesa di S) ... |...» 273
— 307 —
Sanquirico (Cabinet d’antiquités) . Sanquirico antiquario . . . Pag. 276
Sébastien (église de S.) . . . . Sebastiano (chiesa di S) . . . » 196
Silvesive idem. Ha NT ‘Silvestro dem MO, Gi e 230
Siméon et S. Jude, idem . . . . Simeone e Giuda idem LAM TORE a 129 IRR
T
labéñte du Phénix . . 0 M Teatro la Fenite |. _ JR lo
DE SN Benoit... Le LENS Héncdetto », MR CPP
DO ON RL UE n PRET ADO, + OR CT a a
D Mahibran i i ae CU. — Malibran 1.0, Lilla I
Théodore (école de S.) . . . . . Teodoro (scuola di.S.). . . . » 276
ibresor delSaint Marc . © . » . TesorowdiS. Marco. . . 4 | » 43
Teotocchi Albrizzi (maison de) . . Teotocchi Albrizzi abitazione. . >» 260
Tiepolo (palais) . . . +. . + + Tiepolo (palazzo). . . . . . » 197
Mimen'(maisor du}, . .,: 3: , RMTiziono) abitazione ul... v'era
.— (atelier du) . . . . +. . . + — suo studio . . . . . . . » 134
Tolentini (église des) . . . . . Tolentini (chiesa dei) . . . . » 214
Thomas (église de S) . . . . . "“ommaso (chiesa di S) . . . . » 207
Tour de l’Horloge . . . . + . Torre dell’orologio . . . . . » 69
Mievesh{palais). . +. la VR + Treves (Palazzo) RE a
Trévisan, idem. . . . . + + . Trevisan idem. . . . . . . » 89
DROONNOeN .. COSE ion... Pron idea Ue o MO 178
V
Valmarana (palais) . . . . .. . Valmarana (NZ z O0) at 195
Vendramin-Galergi, idem . . . . Vendramin Calergi idem . . . » 198
Menier, dem “O. 5 44e e. Menier dem, 4 0 ANNE
Vigne (église de 8. François de la). Vigna (S. Francesco della). . , » 88
Mital (église de S) . . . . . . Ville (Chiesa dé SN SO) aa
VA
Zacharie (église de S.) . . . . . Zaccaria (chiesa di 8) . , . . « 81
Zéno, Apostolo (maison de) . . . Zeno Apostolo (abitazione di) , » 194
Péno (chapelle.de)met “ooo. Zeno (Cappella) "dee 38
ae i pb fe Lo MES ina Ì
fido) otibitesdai ig n re sait 3) asitesdde
ls CLICS OS mobi srtesfre
PES 4 Muosie = wie) DET Abu do bro |
VER st pu LOR
| ee AE
| id. ob ST
1,07 dipgali e ab
Lui: i de "aa cd SollogA «È n
da i MOT RE ler “ll eo ati
FE ; dr, à on) 0 cle | È 21 fat. Re he tes) noob
"I +, 916 QUES TS (
fc is ij41 AT
ic; pra Lasi à LR Aie | » ‘a Afeialog) wget iù
È rit où 0 se se ob einin) BART 4
a . {ubi votata di
i soli sig) initebto Pd
È di uc 20 Daliase D 00; * ED to oh sig) gamodl
(Pe ‘oigdioso ob orso Mc sii) hi
Die “(orsalss) DOVOTE bn ee ce Acilia) Evo! |
jaunes onelront > de Rien salle M savoia Pd
si dl oil... Noms (age ». a IONI se,
Re Parigi oto
x re | 3 Fo 0)
c 4 :
tiré 1. 2 pi dida Fe < Pri e: }
nt perni done a LE
1 n) La i tera di i « (eielog). sti
ie Tala ssp age
‘4 de à ni asian i % (8 of vailpay dipl
satidu) basta ong” O, A) stolaogi IOLENN
06 NE 4 4 QU )c sus ,
+4 I dr Progiili
È dt "ARE debate i
a
Pn SU
HA
di
anna Thompso
onor of my par
sr
AR